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Qui participe au concours GMM ?
 par   - 334 lectures  - 2 commentaires [30 janvier 2018 à 03:52:29]

Bonjour.

Je viens aux nouvelles car je ne vois aucune publication associée au concours Geekmemore.
J'aimerais donc savoir s'il y a des participants et, si c'est le cas et que vous avez déjà publié quelque chose, rencontrez-vous des problèmes pour que votre texte soit associé au concours ?

Je rappelle qu'un sous-forum a été ouvert pour que vous puissiez discuter et poser vos questions au sujet de ce concours.

Merci ^^

 

Concours Geekmemore
 par   - 814 lectures  - 1 commentaire [24 janvier 2018 à 22:52:03]

Fanfic FR et Geekmemore lancent un concours d'écriture.

Les histoires doivent être lisibles par tous, par conséquent seules les histoires classées G sont acceptées.

Vous avez de la chance, vous avez droit à deux thèmes ayant pour fil conducteur la Naissance de la nouvelle année. Naissance, au sens propre ou au sens figuré ?

1 - Est-ce une occasion pour des réjouissances ou son arrivée est-elle vue avec horreur ?
Que vous considériez la nouvelle année comme un être vivant, une entité ou un événement, que se passe-t-il ?

2 - Et si 2018 n'avait jamais existé ? Que nous ne passons pas en 2018, mais à une toute autre année ?

Un thème au choix.
Type d'histoires : Originales
Longueur du texte : novelette (entre 7 500 et 17 499 mots)
Date de début : 1er janvier 2018
Date limite : 31 janvier 2018 à minuit Échéance repoussée au 15 février 2018 à minuit

Un jury composé de bêta-lecteurs de FFFR et d'un responsable de Geekmemore décidera des gagnants.
Il y aura trois (3) gagnants : un (1) par thème peut-être (donc deux (2)), ainsi qu'un (1) coup de cœur en plus.

À vos plumes !

 


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 28919
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 53
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Saké Doré [fallin to pieces]

[3504 mots]
Publié le: 2013-04-19Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Quinzième chapitre. Enfin un peu de combat. Bonne lecture !

"Je ... Je vais devoir la déshabiller moi-même ..." Songea Zoro, avec le sentiment de quelqu'un qui apprend quelque fait proprement stupéfiant.

Tout tremblant, il posa une main sur le poignet de Perona, comme pour s'assurer de son pouls. Elle frémit mais n'ouvrit pas les yeux.

"Je le fais ou je le fais pas ? Si je le fais, je vais avoir de magnifiques souvenirs, au risque de me faire latter si elle se réveille entre temps. Si je le fais pas, elle va dormir toute habillée, c'est pas très agréable. Et j'aurais raté une putain d'occasion."

Mais la question ne se posait pas à Zoro. La première option était beaucoup trop tentante pour passer à côté, et même le risque d'être pris en flagrant délit ne parvenait pas à le raisonner (même penser qu'ainsi, il se rapprochait de Sanji, ne parvint à le calmer). Une envie incontrôlable montait dans son esprit. Il mit plusieurs minutes à trouver le courage, puis, avec des gestes lents et calculés au millimètre, il dirigea ses doigts vers les boutons qui tenaient le haut de Perona, au niveau de son épaule droite. Il les défit sans trop de difficulté. Son regard inspecta le moindre millimètre carré de peau nue. Mais, après cette première réussite, il allait avoir un problème : comment lui retirer discrètement le haut, sans la réveiller ? Le plus simple aurait été de la redresser puis d'opérer, mais elle aurait sûrement été réveillée. À défaut, il se résolut à faire glisser l'habit vers le haut. Il prit entre ses doigts le bas du vêtement, en même temps que la réaction anatomique en cours dans son caleçon atteignait la phase terminale.

Zoro fit glisser doucement, tout doucement, avec la douceur et le méthodisme d'un voleur ouvrant un coffre-fort à l'oreille, le haut le long du corps de Perona. Le sang lui montait à la tête, il ne voyait plus que ce bas-ventre qui se révélait peu à peu à son regard avide. Voilà qui était l'occasion parfaite de combler toutes ses lacunes sur le physique féminin. Il avait totalement oublié le fait que Perona pût se réveiller d'une seconde à l'autre.

Il venait de découvrir le nombril de la jeune femme, quand un bras puissant le saisit autour du cou. Pensant que c'était Perona, qui l'étranglait, il pensa aussitôt :

"Aucun regret !"

C'était bien la jeune femme qui l'enserrait, mais dans un but plus doux que la strangulation. Dans son sommeil, elle serra Zoro contre elle, celui-ci se laissa faire. Ne sachant absolument pas quoi faire, il se dégagea délicatement de l'étreinte et prit ses jambes à son cou. Une fois en sécurité dans sa propre chambre, il s'assit sur le lit, tout pantelant. La tête dans les mains, il s'auto-insultait de divers appellations qui auraient pu qualifier un pervers.


Le lendemain matin, ils se retrouvèrent dans la salle commune. C'était l'avant-dernière journée de voyage, et ils comptaient bien en profiter.

- Qu'est-ce que tu veux faire, aujourd'hui ? Demanda Zoro, en reposant sa tasse de thé.

- Je réfléchis ...

Le silence s'installa quelques secondes, jusqu'à ce que Zoro ne dise :

- Dis, t'as des sacrés valises sous les yeux.

En effet, Perona avait de larges cernes.

- Ah, m'en parle pas, soupira-t-elle. J'ai super mal dormi, et en plus, j'ai mal à la tête !

- Hé, fallait pas te pinter, hier soir !

- Oui, bon, ça va ... D'ailleurs, c'est toi qui a essayé de me déshabiller ?

Zoro fit de son mieux pour garder son calme. Mais l'intérieur, l'alerte rouge résonnait dans tous les couloirs de sa conscience.

"Je suis foutu !"

Tout en essayant de ne pas trembler ni de montrer sa nervosité, il bégaya :

- Heu ... En fait ... Je ... Ne va pas croire que ... Pour ainsi dire ... J'ai ... Enfin ... Que ... D'une certaine manière ... On pourrait effectivement avancer que ...

Il perdit totalement ses moyens, et s'en remit à la Providence pour s'en sortir à bon compte. Attendant la raclée, il se protégea de ses bras, et se recula dans son siège.

- Mais pourquoi tu te planques comme ça ? Dis tout de suite que je te fais peur ! S'exclama Perona, presque amusée.

En l'occurrence, la jeune femme savait parfaitement que Zoro avait tenté de la déshabiller, elle voulait juste le cuisiner à la provençale. Si elle avait eut l'intention de se venger, elle aurait transformé le bretteur en décoration murale depuis bien longtemps. Elle avait tenté, en prenant Zoro dans ses bras tout en simulant de dormir, d'engager une situation propice à toutes sortes de rapprochements.

- Je vais pas te taper, dit-elle, voyant que Zoro conservait sa posture défensive.

- Vraiment ? S'enquit celui-ci, douteux.

- Mais puisque je te le dis !

Elle se pencha par-dessus la table, et abaissa les bras du bretteur.

"Pitié, par pitié, faites qu'elle n'en reparle pas, par pitié ..."

- Bon, bref, reprit Perona. Tu comptes faire quoi de bien, pour cette dernière journée ?

- Quoi ? On repart déjà demain ?

- Oui, Mihawk nous l'avait bien dit, à l'aller.

Zoro se rendit compte qu'il avait fait à peine dix pour cent de ce qu'il voulait faire pendant cette semaine de vacances, en même temps qu'il oublia la question gênante de Perona.

- J'aurais aimé m'entraîner, parce que j'en fait qu'une journée, cette semaine, c'est pas assez. Je croyais qu'on repartait qu'après-demain. Mais si on repart demain, alors je vais en profiter.

- Et tu as l'intention de répondre à ma question ?

- Ah, désolé. Bah, je sais pas trop, en fait, je voulais te le demander, mais vu que tu réfléchis ...

- Moi ?

- Oui, toi. Je connais pas trente-six mille Perona. Donc, qu'est-ce que tu veux faire, aujourd'hui ? T'as réfléchi ?

Satisfait d'être passé du rôle de questionné à celui de questionneur, Zoro attendit calmement la réponse en terminant son thé.

- J'aimerais bien qu'on retourne à la piscine.

- Toute la journée ?

- Je sais pas trop, mais avec tout ce qu'il y a à faire, je pense qu'on en aura pour longtemps. En plus des bassins et des toboggans, il y a des jacuzzi, des hammams, des saunas ...

À cette dernière évocation, le visage de Zoro se para d'un beau rouge écarlate. Il n'avait toujours pas digéré d'avoir été surpris en pleine érection.

- Quoi, ça te pose un problème ? Demanda Perona, qui avait pris cette réaction comme une protestation, sans faire le lien entre le sauna et Zoro.

- Non non, pas du tout, je n'ai aucun problème, en ce qui me concerne.

- Parfait, alors. Il est neuf heures et demie, on part dans une heure ?

- Dans quinze minutes, je suis prêt à décoller, affirma le bretteur en se levant.

- Et moi, je me prépare en chemin ? Rétorqua Perona.

- Parce que t'as besoin d'une heure pour préparer un sac avec un maillot de bain et une serviette ?

- Euh ... Oui !

En fait, Perona comptait sur une grande partie du délai pour se préparer mentalement. Aujourd'hui, c'était, selon elle, sa dernière chance avant longtemps, et les échecs successifs qu'elle avait essuyés ne faisaient qu'augmenter sa détermination à réussir.

- Alors à dans une heure.

Zoro s'en fut, laissant Perona seule, attablée.

L'heure écoulée, ils se retrouvèrent devant le comptoir.

- Prête ?

- Prête !

Toute joyeuse, Perona frétillait et sautillait sur place. Zoro se demanda longuement ce qui causait un tel enthousiasme.


Mais, à leur dépens, cet enthousiasme ne dura pas très longtemps. À peine avaient-ils parcouru un kilomètre que le bretteur pressentit quelque chose de mauvais. Et pour cause.


Illjoe patrouillait dans les rues de l'île, suivi de Core, son second. Ils étaient à la recherche de Zoro, et le reste de l'équipage, divisé en huit binômes, faisait de même. La veille, un plan avait été établi. Le capitaine voulait profiter de la présence de Zoro pour avoir sa revanche, et aussi forcer Petit Coq et Grand Coq à se dévoiler, et donc, à compromettre leur couverture. Ainsi, si tout se passait comme prévu, la voie serait libre pour qu'Illjoe atteigne son objectif, autrement dit, récupérer Yama (que Mihawk conservait au château, souvenez-vous). Cerise sur le gâteau, il pourrait également récupérer les sabres de Zoro, et avec de la chance, celui de Clansey. Mais pour l'instant, le bretteur était l'objectif principal.

Or donc, au coin d'une rue, Illjoe et Core virent Zoro et Perona avancer rapidement, en direction du centre aquatique.

- Que de chance, lâcha Illjoe avec un sourire en coin.

- Je suppose qu'on les suit ?

- Et comment ! Si c'est pas une occasion en or, ça ! En plus, à part Petit Coq que tu as croisé hier, on n'a aucune trace d'activité suspecte. Je pense donc qu'on a le champ libre.

- Pourquoi tu les appelles tout le temps Petit Coq et Grand Coq ?

- Mais parce que c'est le nom de code ! S'exclama Illjoe, avec l'air presque outré de qui expliquerait quelque chose d'évident.

- Je ... Vois. Ça n'a pas la moindre espèce d'utilité, je suppose ?

- En effet, c'est complètement inutile. Mais j'aime bien, c'est tout. Comme toi qui dit tout le temps "je suppose". C'est inutile mais tu le fais quand même.

- Tu peux parler ! Rétorqua Core, presque offusqué.

- Quoi ?

- À chaque fin de phrase, tu dis "okay" !

- Ouais, ouais, on s'en fout. On s'écarte du sujet, là.

- Je suppose que tu as raison.

Illjoe porta une main sur le pommeau de Umi.

- Et quand on aura mis la main sur Yama, on s'occupera de Mihawk proprement, et aussi de Clansey, tant qu'à faire, murmura-t-il.

Lui et Core allongèrent la foulée, pour rattraper leur cible.


Zoro et Perona étaient en pleine discussion, à propos de l'état actuel désastreux de la Marine, quand une voix familière au bretteur les héla. Alerté, il se retourna vivement. Un éclat d'acier brilla vers lui, et seul un réflexe digne d'un ninja le sauva du sabre d'Illjoe. La foule de passants s'écarta aussitôt, presque terrifiée.

- Comme on se retrouve, mon vieux, dit Illjoe, avec une voix de fou furieux sadique. Désolé de t'interrompre pendant cette merveilleuse conversation que tu avais avec ta femme, mais ...

- Hey ! Minute ! S'exclama Zoro, connaissant la passivité de la jeune femme dans ce genre de situation embarrassante. Perona n'est pas ...

- On s'en fiche, de savoir qui elle est. L'important, c'est que j'ai bien envie de récupérer ce qui pendouille à ta ceinture. Et si je t'éclate maintenant, ça fera un obstacle de moins sur ma lancée.

- Je t'attends, mon gars. Perona, recule-toi.

Il sortit ses sabres.

- J'ai mal entendu ? Demanda la jeune femme.

- Recule-toi, j'ai dit ! Tonna Zoro.

- Non mais tu te crois où, espèce de sale macho, phallocrate, misogyne ?! Rétorqua-t-elle, enragée, en saisissant son interlocuteur par le col. Tu crois peut-être que je vais rester bien sagement sur le côté, à applaudir ? Je sais me battre, et si tu veux du negative hollow pour t'en assurer, tu vas en avoir !

- J'espère qu'on ne dérange pas, dit Core.

Zoro se tourna vers lui tout en essayant de se dégager de Perona, et dit, avec un sourire obligé :

- Non, pas du tout.

C'est alors qu'un souffle d'air déclencha chez lui un nouveau réflexe de ninja. Il para de justesse le coup d'estoc qu'Illjoe tenta de lui porter à la cuisse. Le pirate avait profité de la seconde d’inattention pour agir.

- Pas de ça avec moi, prévint Zoro. Perona, tu veux vraiment te battre ?

- Plutôt deux fois qu'une ! Répliqua une Perona particulièrement belliqueuse.

Alors qu'ils se préparaient à donner l'assaut conjointement, le sol s'affaissa sous leurs pieds de quelques centimètres, les déséquilibrant. Le pouvoir oculaire de Core avait frappé.

- Hé, c'est quoi ce délire ? S'exclama Zoro.

- Rien, c'est juste ce que je sais faire, expliqua le second. Ah, il y a ça, aussi.

Il fondit sur Zoro, et lui asséna dans l'estomac un violent coup qui lui coupa le souffle, visiblement à l'aide d'une arme contondante de petite taille.

- J'utilise cette matraque, aussi. Fais gaffe, je peux fendre le crâne d'un mec normal, avec ça.

- C'est bête pour toi, parce que je suis pas ce qu'on appellerait un "mec normal", répliqua Zoro.

Il voulut se venger, mais Illjoe lui barra le passage avec sa lame.

- C'est moi que tu vas combattre. Core s'occupe de ta femme. Enfin, si elle a envie de se battre. Core, tu sais, plus il évite de se battre, mieux il se porte.

- Ça me fait une belle jambe. Quoiqu'il en soit, tu vas pouvoir me rembourser en partie l’œil que tu m'as pris.

Sur ces mots, Zoro posa l'index sur sa paupière close.

- Hmm, alors j'ai laissé une marque de mon passage. Okay. Laisse-moi t'en faire une autre.

- Sûrement pas.

De leur côté, Perona et Core se fixaient, comme pour s'évaluer.

- Tu sais, si tu veux pas te battre, je comprendrais, dit le second. T'es une fille, tu dois avoir peur de te casser un ongle ...

- Plus tu parles comme ça, plus j'ai envie de te mettre une raclée.

- Franchement, essayons de garder notre calme. Je promets de ne rien faire, si tu veux pas combattre. Essayons de régler ça par le dialogue !

- Negative hollow !

L'ectoplasme, tout souriant à l'idée de déprimer une nouvelle victime, vola à toute vitesse vers Core, les bras ballants. Il se fracassa contre les habits du pirate, s'évaporant en une fumée opaque.

- Comment t'as fait pour ne pas être atteint ? Demanda Perona, interloquée.

- Tu sais, ma grande, je suis entré sur Grand Line avant même que tu sois née. La moindre des choses, quand on affronte un possesseur de pouvoirs inconnus, c'est de parer à toute éventualité en se recouvrant de fluide.

"Le fluide, c'est pas ce truc louche qu'Absalom utilisait ?" Songea Perona.

- Eh bien, j'espère pour toi que ton fluide, ou je ne sais quoi, tu protège des explosions ! Ecto-blast !

Le mini-fantôme, dans l'ombre du negative hollow, s'était approché à quelques centimètres des côtes de Core. Le souffle le projeta sur le côté.

- Ça fait mal ... Salope ... Tu vas voir !

- Pardon ? Tu m'as insultée, là ? C'est toi, qui va voir ! S'emporta Perona. Ecto-blast !

Ce furent quatre modèles réduits d'ectoplasmes qui volèrent vers Core. Mais celui-ci, qui fonçait ventre à terre sur Perona, les évita aisément. Il tendit sa matraque, et décocha un puissant uppercut dans le menton de Perona. Laquelle s'envola dans les airs.

- Hé hé, va falloir te lever tôt si tu crois pouvoir me toucher comme ça ! Dit-elle en lui tirant la langue.

Elle flottait et virevoltait comme un cerf-volant.

- Sorcellerie ! S'exclama Core, tout à fait surpris.

Il recula d'un pas.

- Ça, de la sorcellerie ? Non, c'est juste ce dont moi, je suis capable. Et tu vas vite comprendre pourquoi on me surnomme la Princesse Fantôme !

Core fit un formidable bond, jusqu'à hauteur de la jeune femme. Il brandit son arme.

- Et toi, tu vas comprendre pourquoi il est écrit Granth "Déchaîné" Core sur mon avis de recherche. Le coup s'abattit, et Perona le reçut en plein sternum, juste à la naissance de la poitrine. Elle s'écrasa au sol et laissa échapper un cri de douleur.

Zoro, en plein dans une passe d'armes endiablée avec Illjoe, entendit la détresse de Perona. Aussitôt, il courut à son secours, se souciant peu de ce que son adversaire pourrait faire.

- Perona ! Ça va ? Demanda-t-elle.

- Oui ... Fais plutôt attention à ce qu'ils font.

Elle se releva en se massant le dos.

- Toi, raclure, je te garantis que si tu refais ça, ça va saigner, lança Zoro à Core.

- Désolé, je n'ai pas su contrôler ma force.

Illjoe profita de cette occasion pour accomplir un étrange rituel.

- C'est bientôt fini … Murmura-t-il à son intention.

Il prit la gourde à sa ceinture, en ôta le bouchon. Puis il pencha son sabre vers le sol, et fit ruisseler du saké sur la lame. Le liquide, étrangement doré, semblait chanter au contact de l'acier.

- Il vivait sur les rives du Jourdain ...

Illjoe remit sa gourde à la ceinture.

- Jean, le baptiste !

Même les nouveaux réflexes de ninja de Zoro ne purent empêcher le métal de lui mordre le bras. Sabre sur le côté, son adversaire avait fondu sur lui, et donné un grand coup de taille. Aussitôt, une douleur sourde lui engourdi tout l'avant-bras droit. Mais il y avait pire encore. La lame d'Umi avait osé commettre l'ultime sacrilège de faire couler le sang de Perona. Le tee-shirt de la jeune femme était déchiré au niveau du ventre, au-dessus de la hanche gauche, et la plaie saignait abondamment. La jeune femme tentait tant bien que mal d'endiguer l'hémorragie. Une douleur indescriptible se lisait sur son visage.

- Zoro ... Je ... Dit-elle dans un souffle.

- Perona !

Elle s'écroula.

Totalement hagard, Zoro regarda Perona, gîr au sol. Que venait-il de se passer, pendant les quelques secondes précédentes ? Il n'en savait rien, sinon qu'Illjoe était devenu l'ennemi public numéro un, et qu'il était empli d'une rage folle à son encontre. Perona était gravement blessée. Quelque chose se produisait en Zoro. Il n'avait jamais vraiment accepté ni regardé en face ses sentiments pour la jeune femme, qui étaient clairement ceux d'un amoureux. Mais maintenant qu'elle était à l'article de la mort, il se rendait compte de tout le temps qu'il avait perdu. Si jamais Perona mourrait, il ne savait pas ce qu'il pourrait faire. Il tomba à genoux.

"Ne te laisse pas faire. Bats-toi. Ils sont bientôt là." Dit une voix, dans l'esprit de Zoro.

- Qui me parle ? Répondit-il, à voix haute.

- Personne, répondit Illjoe, qui attendait que son adversaire ne se remette debout.

"Je suis l'acier que tu portes. Je suis Shûsui. Je t'ai choisi comme nouveau maître, et je ne regrette pas ce choix. Alors, tu vas te lever, et venger cette femme que tu aimes. Ne me laisse pas penser que tu ne vaux rien."

Pas du tout surpris qu'un de ses sabres lui ait parlé (ce que quelqu'un de normal aurait considéré comme un cas avéré de schizophrénie), Zoro tenta de garder son calme. Mais malgré cet encouragement, il perdait peu à peu la raison. Mais d'ailleurs, qu'était-ce que la raison ? Cela se mangeait-il ?

Se prenant la tête dans les mains, il laissa échapper un long cri plaintif.

En moins d'une seconde, il s'empara de ses sabres, posés à terre, et se redressa. Il se jeta sur Illjoe. Core tenta de s'interposer. Un calibre cent huit lui déchiqueta l'épaule gauche et le haut du même bras, le faisant rouler à terre. Zoro était devenu fou.

- Hé, du calme ! S'exclama Illjoe.

Il brandit son sabre à l'horizontale, devant lui. D'après sa posture, Zoro voulait placer un Demon Slash ravageur. Mais Illjoe, qui devinait l'approche d'une technique dangereuse, ne comptait pas le laisser faire. Cependant, avant même qu'il ne pût esquisser un mouvement, l'enchaînement rageur de Zoro l'atteignit, et il eut besoin de tout son talent d'escrimeur pour y parer.

- Ah, tu veux jouer à ça ? Rétorqua Illjoe.

Il replia son sabre vers lui, préparant une botte secrète de derrière les fagots. Or donc, quelque distorsion se mit à l'oeuvre, car quand il avança d'un pas, Zoro était penché en avant, se concentrant, et l'air ondulait autour de lui comme au-dessus d'un brasier ardent.

- Oh non ... Pas encore ... Il va pas ressortir ses neuf bras ... Bégaya Illjoe, désemparé.

Mais celui-ci se reprit. Il brandit son sabre.

- Fiat lux ... (N.B. : Que la lumière soit ...)

La lame de Yama brilla faiblement.

Au même moment, Zoro se redressa. Ses trois têtes dardaient des regards terrifiants, et ses neuf sabres brillaient comme des rasoirs fraîchement lavé du sang qui aurait coulé dessus. L'aura qui se dégageait de lui, comme du démon, était particulièrement négative. Il se pencha et courut à la rencontre de son adversaire. Le choc allait être rude.

Et c'est ainsi que, deus ex machina, Mihawk apparut.

- Et lux fuit ! (N.B. : Et la lumière fut !) Clama ce dernier.

Commentaire de l'auteur Chapitre assez lourd, qui va déclencher un lot de révélations dans le chapitre prochain. Peu à dire d'ailleurs (pour une fois !), sinon que "deus ex machina" est une locution latine qui signifie littéralement "le dieu issu de la machine" (citons l'ami wiki : "Issue du latin, cette expression tient son origine du vocabulaire théâtral pour désigner la machinerie faisant entrer en scène, en le descendant des cintres, un dieu dénouant de manière impromptue une situation désespérée."). Ah, j'annonce la fin proche de l'arc des vacances, et après un petit battement pour relier les événements ("petit battement" prévu en deux voire trois chapitres), il sera bien question du passé de Perona. J'ai plus ou moins le fond, mais j'hésite encore sur la forme : je suppose que les flashback à répétition dans les mangas vous ont déjà assez saoûlés. Bref, encore une fois, merci d'avoir lu jusqu'ici, merci d'avoir patienté une semaine, et à vendredi prochain ! (je pars en vacance et je ne rentre justement que vendredi prochain, donc il se peut que je ne puisse pas publier avant samedi prochain) (et voilà, j'ai encore fait un commentaire de fin de 97846374 lignes)
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