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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29133
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Promesse, cerisier, alcool

[2258 mots]
Publié le: 2013-04-13Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Mille pardons pour le retard ! Vous l'avez peut-être lu sur Twitter, mais hier, j'étais malade, j'ai donc évité les écrans. Quoiqu'il en soit, voici le quatorzième chapitre ! Bonne lecture !

Zoro, ne comprenant pas pourquoi Perona avait disparu (il était sûr d'avoir retrouvé l'endroit où il l'avait quittée), se mit en tête de rentrer à l'hôtel. Mais sans une personne fiable pour le guider jusqu'à bon port, il arriverait à destination pour la soupe (avec de la chance) le lendemain vers midi. Il était bientôt quinze heures, et l'immense majorité des marchands était déjà partie, ou alors remballait.

"J'espère qu'elle m'en voudra pas trop ..."

Il repensa ensuite à Clansey. De nombreuses questions restaient en suspens à son sujet. Qu'était-ce donc que cette branche d'arbre qui produisait tant de vent ? Pourquoi ressemblait-il tant à Mihawk ?

Finalement, quand il arriva à retrouver seul l'hôtel, il était dix-neuf heures passées. Perona n'était pas dans la salle commune, mais Mihawk se trouvait accoudé au bar, en pleine discussion avec Guar. Zoro les rejoignit.

- Qu'est-ce que je te mets, gamin ? Demanda le barmen, en le voyant approcher.

- Un rhum.

- Ça roule.

Mihawk le regarda.

- Alors, ces vacances, ça se passe bien ?

- Ouais, si on veut.

- Je vois que Perona n'est pas avec toi. Comment ça se fait ?

- Tout à l'heure, je l'ai quittée des yeux une minute, et ça lui a suffit. Elle est sûrement dans sa piaule.

Zoro vida avec contentement une moitié de son verre.

- Eh bien ...

- Au fait, reprit le bretteur. En ville, cet après-midi, j'ai croisé un type, contre qui j'ai failli me friter. Il vous ressemblait drôlement. Mêmes moustaches, le regard perçant, le menton pointu, mêmes sourcils. Et il marche comme un épéiste.

Mihawk blanchit. Voilà qui n'était pas prévu. Toutefois, il garda son calme.

"Misère triple, il a vu Clansey ! Et pourtant, je lui ai bien précisé de rester hors de vue ... Il va falloir que je lui serre un peu la vis, quand je le verrai." Songea-t-il.

- C'est ... Sans doute une coïncidence. Il paraît qu'on a tous un sosie, quelque part dans le monde.

- Mouais ...

Zoro finit cul sec son rince-gosier, et se leva.

- Je vais monter voir là-haut si elle s'est pas planquée dans sa chambre.

Il se dirigea ves les escaliers, le pas ferme.

Perona avait séché ses larmes depuis longtemps, mais n'en pensait pas moins. Pour se consoler, elle repensait parfois au baiser passionné qu'elle avait échangé avec Zoro, et aussi au fait qu'il n'avait pas opposé la moindre résistance. Mais, aussitôt après, elle repensait à la manière dont il l'avait plantée en pleine rue, et cela la replongeait dans une certaine colère. Pour s'occuper, elle avait tenté de recoudre son tee-shirt, mais sans son nécessaire à couture (resté au château), ç'allait être difficile.

Perona lisait calmement, quand on vint frapper brutalement à sa porte. Indécise, elle garda le silence quelques instants (elle n'avait pas pensé une seconde que ce pût être quelqu'un d'autre que Zoro derrière la porte).

- Y'a personne, finit-elle par dire.

C'est alors que Zoro entra, sans y avoir été invité.

- Hé ! Je t'ai pas dit d'entrer ! S'exclama Perona, hors d'elle.

Et la jeune femme de se lever, et d'intercepter Zoro en trois longues foulées. Elle le saisit au col et se dressa sur la pointe des pieds, pour lui parler bien en face.

- Tire-toi ! T'es même pas foutu de tenir tes promesses ! Hurla-t-elle.

Un peu intimidé, Zoro fit un pas en arrière. Et il ne trouva rien de mieux à faire que d'entrer dans le jeu de Perona.

- Les promesses, ça n'engage que ceux qui y croient ! Et d'ailleurs, je vois même pas d'où tu me parles d'une promesse !

Révoltée, Perona haussa d'un ton.

- Hier ! Tu m'avais promis qu'on resterait tout le temps ensemble, aujourd'hui ! Résultat des courses, à peine le repas fini, tu me plantes pour aller récupérer ta bourse !

Plus elle y repensait, et plus elle trouvait que sa réaction était absurde. Mais, "quand le vin est tiré, il faut le boire".

- Quoi ? Et tu me fais chier juste pour ça ? Mais arrête d'être tendue, ma grande !

À bout de nerfs, Perona repoussa violemment Zoro hors de sa chambre, l'envoyant contre le mur du couloir.

- Ouste ! Va-t'en ! Hors de ma vue ! Tempêta-t-elle, avec de grands gestes de bras.

Zoro battit en retraite, apeuré. Les choses prenaient une mauvaise direction.

Mihawk, resté à l'affût au palier du cinquième étage, redescendit au pas de course les escaliers. De ce qu'il avait entendu de la dispute, ça n'avait pas l'air de marcher fort entre ses deux jeunes locataires. Or, s'il avait fait ce voyage, c'était bien pour les pousser à se rapprocher. Et s'il ne faisait rien, cela risquait fort de partir au vinaigre.

Zoro mangeait tranquillement dans la salle commune, seul (Mihawk avait disparu sitôt sa bière finie), quand Perona fit son apparition. Elle rejoignit Zoro et s'assit à sa table sans même lui adresser le moindre regard.

- Tu peux me parler, tu sais, dit le bretteur.

Perona l'ignora royalement.


Manuel révisé de bienséance et de galanterie, page cent trente-neuf, paragraphe quatre, alinéa six.

Règle d'or numéro six mille sept cent trente-quatre. Toujours s'excuser auprès d'une demoiselle.


Zoro reconsidéra le fait qu'il y allait peut-être un peu trop vite. D'après ses maigres expériences avec Nami et Robin, il avait cru comprendre que présenter des excuses était un bon moyen de remonter dans l'estime de la gent féminine.

- Ouais ... Pardonne-moi, lâcha-t-il à contrecœur.

Cette fois, il eut une réponse.

- T'es pas obligé de le dire comme si ça t'écorchait le gosier.


Manuel révisé de bienséance et de galanterie, page huit cent seize, paragraphe onze, alinéa cinq.

Information utile numéro trois cent soixante-quatre.

Les femmes sont irascibles une semaine par mois.


- Veuillez acceptez mes plus plates excuses, mademoiselle, cracha Zoro après un temps de résolution.

Perona le fixa un instant, indécise.

- Avec plus de conviction ? Demanda-t-elle, plus pour pousser le vice que pour de vraies excuses.

Exaspéré, le bretteur soupira, et tâcha de dire, le plus sincèrement possible :

- Pardon.

La jeune femme le regarda, amusée.

- Allez, on va dire que t'es excusé. Mais je te préviens, tu vas avoir intérêt à te rattraper.

- Ouais, ouais ...

Contrait et forcé, il sortit la bague de sa poche, et prit la main de Perona. Il lui glissa rapidement l'anneau au doigt, et apprécia son travail avec l'oeil critique d'un artiste qui contemple son œuvre tout juste achevées.

- C'est ... Quoi ? Demanda la jeune femme, interdite.

- Ben, une bague ...

- Merci, j'ai vu ! Je veux dire ... Pourquoi tu me l'offres ?

Elle ne parvenait plus à dissimuler son trouble.

- Parce que j'ai envie, voilà tout, déclara Zoro en croisant les bras.

Pour se donner une contenance, Perona riposta haut et fort :

- Eh bien, ne crois pas que tu vas m'acheter avec un cadeau de ce genre !

Elle termina, en chuchotant :

- Même si ça me plaît beaucoup.

Mais le bretteur entendit et s'exclama :

- J'espère bien, que ça te plaît !

Ils finirent ce repas en se regardant, attendant que l'autre n'entame la conversation.


Clansey se retourna vivement, pour vérifier un doute. On le suivait. Il se trouvait dans la grande rue d'Holiday Island, et, même avec le soir, les terrasses ne désemplissaient pas. À une vingtaine de mètres derrière lui, un homme semblait le filer. C'était de toute évidence un pirate, à en juger par son apparence. Il était de taille moyenne, et avait de courts cheveux gris. Il était habillé en noir, chemise, pantalon et chaussures.

- Arrête de me suivre, dit Clansey, quand l'écart ne fut plus que d'une dizaine de mètres.

Il n'y avait quasiment plus personnes dans la rue, sauf aux terrasses.

- Bon, on dirait que je suis démasqué, avoua le pirate. Pas grave, je m'ennuyais.

Par réflexe, l'épéiste fit un bond de côté et porta une main à sa branche. Juste à temps, car là où il se tenait debout quelques secondes plus tôt, le sol avait été comprimé vers un seul point, formant une dépression concave large d'un mètre et profonde de cinquante centimètres.

- Original, ce pouvoir, mais j'en ai déjà entendu parler. Granth Core, second de l'équipage du Saké Doré, déclara Clansey. Est-ce un Fruit du Démon ?

- Perdu. C'est tout simplement mon regard qui fait ça. Je nage aussi bien qu'une grenouille.

- Tu fais ça juste avec tes yeux ?

- Parfaitement. Tu veux que j'essaye ?

L'épéiste ne lui laissa pas le temps. Il courut sur lui, brandissant sa branche de cerisier. Un éclat vif scintilla un court instant, et Core dût esquiver de justesse un dangereux coups de taille. Clansey tenait en main un long sabre effilé, au motif régulier. La garde était en acier poli, et la poignée était tissée de soie gris perle. L'extrémité de ladite poignée, à laquelle pendait une clochette, semblait faite du même bois que la branche.

- Que d'honneur, constata le pirate. C'est rare que tu sortes ta lame aussi vite.

- En effet, c'est rare. Mais ce qui est plus rare, c'est que des gens que je ne connaissent pas sachent ce genre de choses à mon propos.

- Il se trouve juste que Gar ... Illjoe Gart - il a horreur qu'on prononce son nom à l'envers -, mon capitaine, en sait long sur toi et ton père.

- Tu connais mon père ?

- Mais qui ne le connaît pas ? Rétorqua Core, riant presque.

Il fixa un point sous Clansey, et usa de son pouvoir oculaire.

- Ne compte pas m'avoir avec ça, prévint l'épéiste. D'ailleurs, ne compte pas non plus sur moi pour me battre ici. Si je fais de la casse, je vais me faire frotter les oreilles. Et ça serait bien, aussi, qu'on se rende pas trop compte de ma présence.

Le temps que Core cligne des yeux, Clansey avait disparu.



Zoro reposa son verre de saké devant lui, après l'avoir délesté d'un peu de volume. Déconcerté, il observait Perona lever le coude aussi bien que lui. Un seul verre l'avait imbibée suffisamment pour voir double. Elle avait voulu en commencer en deuxième, qu'elle venait de reposer sur la table, encore plein. Elle était toute rouge et semblait avoir très chaud, avachie dans le canapé de cuir marron. Elle s'éventait vaguement, en battant lentement des mains.

Les deux jeunes gens se trouvaient dans un petit bar chic du centre-ville, il était vingt-et-une heures. Zoro, qui s'était senti un courage nouveau, avait invité Perona à "boire une goutte". Guar ne servait pas d'alcool après vingt heures trentes, aussi étaient-ils sortis à la recherche d'un établissement.

Le bretteur finit son verre d'un geste, et fit de même avec celui de la jeune femme (elle ne l'aurait pas fini), puis lui dit :

- Bon, on va arrêter les frais, et retourner à l'hôtel.

- Non ... Je suis ... Parfaitement sobre ... Bégaya Perona, hagarde et la bouche pâteuse.

- C'est ça. Et moi, je sais voler.

- Montre-moi ...

- Bouge pas, je reviens.

Zoro se leva et marcha jusqu'au comptoir, le temps de régler les consommations. Puis il retourna auprès de la jeune femme, qu'il aida à se lever du confortable fauteuil. Perona fit à peines trois pas, puis chancela. D'un geste vif, le bretteur lui prit l'épaule pour la retenir. Il la soutint, et ils sortirent ainsi de l'endroit, sous la masse de regards incrédules des autres clients et du personnel.

Une fois dehors, Perona respira de grandes goulées d'air frais (bien qu'il fit la même température dehors que dedans), puis se laissa aller contre Zoro.

- Porte-moi ... Je suis trop ... Fatiguée ...

- Ouais, ouais, monte donc, marmonna l'intéressé, mécontent qu'on ne lui aie pas demandé son avis.

Il se baissa et se pencha, et tira les bras en arrière pour recevoir Perona sur son dos.

- Je suis en jupe ! S'exclama-t-elle, dans un éclair de lucidité.

- Oh merde, c'est vrai !... J'avais oublié.

Il se redressa, et se résolut à prendre la jeune femme sur ses bras, quitte à passer pour de jeunes mariés en lune de miel. Ce faisant, il ne put s'empêcher de flatter de son regard la poitrine de la jeune femme.

En arrivant en vue de l'hôtel, Zoro reposa à terre sa passagère, et passa sa tête sous son bras pour l'aider à progresser de manière rectiligne. La salle commune de l'hôtel était presque vide, ils la traversèrent en pressant le pas.

Une fois dans la chambre de la jeune femme (qu'elle déverrouilla à grand peine), le bretteur s'empressa d'allonger Perona sur le lit. Laquelle ferma les yeux et s'endormit, les joues toujours coquelicot. Zoro s'assit à côté d'elle, et la regarda quelques instants. Elle était magnifique (bien qu'éméchée). Il se complut plusieurs minutes à se repaître de cette beauté fraîche.

"Hé, attends voir une seconde, elle va pas dormir toute habillée, nan ?" Se demanda-t-il, intrigué.

Il la secoua doucement. Pas de réaction.

"Je ... Je vais devoir la déshabiller moi-même ..."

Commentaire de l'auteur Un chapitre assez important pour la suite de l'histoire, et qui met en place d'importants éléments. Je ne cautionne absolument pas le contenu, quel qu'il soit, du "Manuel révisé de bienséance et de galanterie" ! :P Sinon, pour ce qui est de l'événement final, cela m'a été inspiré par une discussion entre potes qui avait eu lieu la veille au self, et je n'ai pas pu m'empêcher de reprendre l'idée pour l'histoire. Bref, merci d'avoir toléré ce jour de retard, merci d'avoir lu jusqu'ici, et à la semaine prochaine ! (vu que c'est les vacances pour moi (zone B, héhé), j'espère ne pas avoir d'empêchement pour vendredi prochain)
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