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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29163
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Tout ce(ux) qui monte(nt) redescend(ent)

[2569 mots]
Publié le: 2013-03-29Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Allez, en route pour le onzième !

Le matin (et non le lendemain, il s'était endormi après minuit), Zoro se réveilla avec un étrange sentiment de vide et d'ennui, sans savoir d'où ça venait. À mesure que la brume de sommeil se dissipait, les souvenirs lui revenaient.

"Putain, je suis vraiment trop con ..." Se blâma-t-il.

À bien y réfléchir, il aurait préférer accepter la proposition de Perona, quitte à y perdre du temps de sommeil pour diverses raisons. Après plusieurs minutes de réflexion sur la question existentielle"Je me lève ou je me lève pas ?", il s'extirpa de la chaleur douillette de son lit, et s'habilla. Un rapide regard à l'horloge murale lui indiqua neuf heures trente-sept.

Dans la salle commune, il retrouva Perona qui s'était assise au fond de la pièce, dans un coin du mur. Elle avait un air particulièrement maussade. Mihawk ne semblait pas se trouver dans les environs.

- Bien le bonjour, dit Zoro en tirant la chaise.

Dans la plus grande indifférence, Perona lui répondit, sans même lever les yeux :

- Mgnjour ...

Après les décevants événements de la nuit, la mastication du bout de croissant qu'elle venait d'enfourner passait avant un salut décent envers l'homme qui attisait sa curiosité.

Mais cette indifférence ne faisait qu'intriguer Zoro encore plus (et l'auteur aussi) quant au fonctionnement interne de la gent féminine, et il était fort curieux de connaître la raison de cette réaction. Toutefois, il allait avoir le temps d'y réfléchir, car il comptait bien profiter de cette journée pour entretenir sa forme, au lieu d'entretenir sa relation avec Perona.

- Tu fais quoi, aujourd'hui ? Demanda justement la jeune femme, comme si elle avait pressenti son délaissement.

- Je vais m'entraîner. Natation, course à pied, muscu'. Je vais en avoir pour la journée.

- Et tu me laisses toute seule, c'est ça ? "Vas-y, démerde-toi, moi je fais mes trucs tranquille" ?

On sentait de l'amertume dans sa voix.

- Ben ...

Zoro n'osa nier face à la justesse et à la légitimité de la réaction qu'il affrontait.

- Si tu veux venir avec moi, ça me gêne pas ... Proposa-t-il pour se rattraper.

- Crois-le ! On est en vacances, je te rappelle, je suis ici pour me détendre, pas pour me torturer avec des activités sportives !

Sur ces mots, elle se leva brusquement et quitta en coup de vent la table, laissant en plan une moitié de croissant et une tasse de café-au-lait.

"C'est bien parti, dirait-on." Songea Guar, qui, depuis le bar, avait tout observé.

En passant la porte de sa chambre, il vint à Perona une idée, qui ne lui paraissait pas si mauvaise. Elle se précipita au bureau, et prit la feuille et le stylo destinés initialement à remercier le personnel pour un séjour, et se trouva fort heureuse de voir un guide touristique complet, posé juste à côté. En se mettant au travail, elle se demanda comment il était possible qu'on puisse trouver sur l'île de vacances par excellences des gens assez fous pour suer à faire du sport.

"Le pire de tout, c'est que j'en connais un."

Zoro, quant à lui, ne se pressa pas pour finir son petit-déjeuner. Une fois venu à bout de cette épreuve, il remonta les marches jusqu'au cinquième étage au pas de charge.


Il était presque dix-neuf heures quand le bretteur rentra à l'hôtel. Il avait enchaîné les activités physiques, et ne demandait qu'à se doucher et à sauter dans son lit. Au moment de pousser la porte de la salle commune, il repensa au "je t'aime" mutuel que Perona et lui avaient échangés dans la nuit, pendant la soirée improvisée.

La jeune femme se trouvait déjà dans la pièce, et était attablée, un petit verre devant elle, à priori rempli d'alcool (elle n'y toucha pas). Elle semblait déterminée à ne pas regarder l'homme assis en face d'elle, et qui lui parlait avec intérêt, imageant ses propos de gestes des mains. Un explosif sentiment de colère résonna partout dans Zoro, ainsi que le cri mental "Trahison !". L'intrus en vint toutefois à se lever, alors que le bretteur approchait d'un pas ferme, bien décidé à en savoir plus long sur la situation. Leurs regards se croisèrent en même temps qu'eux, et Zoro n'aimait pas du tout l'aura qui se dégageait de l'indésirable. Il se retourna et le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il ne quitte l'établissement (sans avoir payé, mais Guar ne sembla pas s'en soucier).

- C'était qui ? Demanda agressivement Zoro en prenant la place qui venait d'être libérée.

Il fixa Perona. Laquelle répondit :

- C'est pas ton problème. Je vois pas en quoi ça te concerne, et j'aimerais voir où il est écrit que j'ai des comptes à te rendre.

Le bretteur brûlait de lui expliquer le sentiment de trahison qui calcinait son esprit, mais ne trouva aucune manière crédible d'aborder l'aspect. Toutefois, Perona était loin d'être une fille naïve, et se doutait bien que Zoro avait été froissé. Or, elle-même avait été frustrée par le jeune homme. La fuite du bretteur face à sa proposition, qu'elle avait automatiquement assimilée à un refus pur et simple de partager encore une fois le même lit, l'avait marquée à vif.

- Me dis pas que tu serais jaloux, quand même, lança-t-elle.

Zoro la regarda avec un air assassin. Il avait une forte envie de rétorquer : "Moi, jaloux ? Elle est bien bonne !", mais encore une fois, la véracité des propos de Perona écrasait toute tentative de résistance. En effet, il crevait de jalousie. Il aurait donné cher pour partir en courant et poursuivre le parasite, afin de l'éliminer. On n'usurpait pas sa place privilégiée ainsi.

- Allez, je te taquine juste un peu, t'énerve pas, dit Perona par mesure de sécurité, pour tempérer Zoro. C'est un type qui s'est incrusté sans même demander, et qui m'a offert un verre sans non plus me demander ce que je voulais boire. Il a essayé de me draguer, mais on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre.

"D'autant qu'on ne drague pas une femme amoureuse." Pensa l'alter ego positif de Perona.

Son alter ego négatif ne trouva rien à répondre.

Ils mangèrent en face-à-face, et Zoro retrouva assez vite le sourire. En fin de repas, il parvint même à surprendre la main de Perona qui reposait sa fourchette, mais les doigts lui échappèrent encore une fois. Cependant, tout n'était pas perdu pour le bretteur, car peu après cette infructueuse tentative, Perona lui en offrit gracieusement une autre en laissant échapper la proposition suivante :

- Ça te dirait qu'on aille se promener, ce soir ?

Le rouge qui lui monta aux joues trahit son trouble, tout comme ses gestes, qui devinrent nerveux. C'était la première partie du plan qu'elle avait passé l'après-midi à élaborer.

- Ouais, pourquoi pas ?

L'indifférence apparente que témoigna Zoro face à cette avance irrita quelque peu la jeune femme, mais elle se contint en se disant que ça n'était qu'une façade.

Et elle ne se trompait pas, car au fond, le bretteur était tout aussi troublé. Qu'allait augurer cette nouvelle invitation ?

Le dîner fini, ils remontèrent dans leurs chambres, presque main dans la main. Zoro alla chercher ses sabres dans sa chambre, et prit aussi un gilet. On était peut-être en été, mais les nuits restaient fraîches. Il ressortit et se planta devant la porte de la chambre de Perona, qui s'y était isolée. En l’occurrence, la jeune femme était confrontée à un dilemme cornélien : quels sous-vêtements mettre ? Elle accordait une grande importance à ce détail, qui pourrait faire toute la différence le moment venu. Mais, face au tic-tac incessant et à l'heure tournant, elle dût précipiter son choix.

Une fois cette première et longue étape passée, elle enfila en vitesse la robe d'été dont elle avait convenu, prit son ombrelle au cas où une improbable averse gâterait leur excursion, et sortit presque en courant. Elle adressa un petit sourire gêné à Zoro, qui ne semblait pas trop lassé. Celui-ci fit remarquer :

- Tu sors pieds nus ?

Perona baissa les yeux, intriguée. Elle avait oublié ses sandales dans sa chambre, près du lit. Morte de honte, elle retourna les chercher, et se répandit en excuses auprès de son compagnon de marche.

- On va pas en faire un foin, dit celui-ci, indulgent. Allez, on y va ?

- Oui !

Alors qu'ils descendaient les escaliers, Zoro se fit un plaisir de détailler la tenue de Perona. Elle avait une légère robe couverte d'une explosion de motifs floraux multicolores. La jupe arrivait au-dessus de ses genoux. Un détail attira l'attention de Zoro. La jeune femme avait emporté son ombrelle, qu'il n'avait pas vue depuis longtemps. Il l'oublia bien vite quand il vit les couettes qu'elle arborait.

Dehors, le temps était tout à fait dégagé, et s'il y avait des nuages quelque part, ils n'étaient pas dans cette partie du monde. De nombreux couples, pour la plupart de jeunes tourtereaux, profitaient de l'air doux du soir. La nuit tombait peu à peu. Un peu gênés de ne pas partager la condition de couple de la majorité des passants, les deux jeunes gens convinrent de se tenir la main jusqu'à avoir quitté la rue.

- On va où ? Demanda Zoro.

Perona le regarda avec de grands yeux étonnés, car elle avait aussi oublié de penser à un itinéraire. Toute accaparée par la pensée de partager encore un peu de temps rien qu'avec Zoro, elle n'y avait pas prêté attention. Toutefois, une idée de dernier recours lui parvint.

- Il paraît que le port est drôlement joli, le soir, à visiter.

Zoro se montra étonné à son tour. Tout ça lui paraissait un peu trop ressembler à une sortie en amoureux, et ça le gênait un peu, pour ne pas dire beaucoup.


- Je l'ai vu, capitaine. Il vient de sortir de l'hôtel. Mais ...

Un homme, sans doute un pirate, était debout derrière un arbuste de ville, à quelques dizaines de mètres du jeune couple, et les épiait discrètement.

- Mais quoi ? S'exclama une autre voix.

Elle montait de l'escargophone portable posé au creux de la main du pirate.

- Il est pas tout seul. On dirait qu'il est avec sa femme, ou alors sa petite amie. À moins que ...

- On s'en fout, que ce soit sa sœur, sa mère, sa tante, sa femme, sa petite amie, ça n'a pas la moindre espèce d'importance. Okay ? Suis-les sans te faire griller, et essaye de me dire par où ils vont. Et si tu vois Grand Coq ou Petit Coq, tu te replies direct au bateau. Okay ? C'est pas pour rien que je t'ai choisi pour faire ce job, je compte sur toi pour pas merder. Sinon, je te garantis que tu éplucheras des patates jusqu'à ce ta barbe soit blanche. Okay ?

- Vu, capitaine.

On coupa la communication. Le pirate rangea son appareil de communication, et reprit son observation. Le couple se tenait la main et avançait lentement vers le centre-ville. Il quitta sa cachette, et prit l'air détaché de quelque joyeux bonhomme qui vaquerait à de plaisantes affaires.


- Tu pourrais faire preuve d'un peu de bonne volonté, et être content que je propose de sortir avec moi ! S'exclama Perona, indignée.

- Hé, qu'est-ce que j'y peux si je suis crevé ? Rétorqua Zoro.

- Mais qui est-ce qui a passé sa journée à faire du sport et à se fatiguer sur des appareils de musculation ?

Ils se trouvaient sur un banc du centre-ville, tout près d'une large fontaine à l'eau cristalline (ça coule de source ! (désolé, c'était trop tentant)). Fatiguée de marcher, Perona avait sollicité de se poser un peu. Qu'à cela ne tienne, Zoro s'était assis de même, avait fermé les yeux un instant, et s'était endormi, au moment ou Perona se lançait dans un convaincant monologue argumentatif sur la beauté inconnue qu'Holiday Island pouvait receler, la nuit. Et elle n'avait pas du tout apprécié de se rendre compte, plusieurs minutes après le début de son soliloque, que son auditeur prêtait tant d'attention à ses paroles qu'il en dormait à point fermés.

- Dis-moi, qu'est-ce que ça peut te faire, que je m'entraîne ? S'enquit Zoro, toujours un peu hargneux.

- Ça me fait que tu es ici la seule personne que je connaisse, à part Mihawk, et avec laquelle j'ai envie de passer du temps ensemble. Surtout qu'on est censés êtres en vacances. Et les vacances, ça sert avant tout à se reposer.

- T'es de si bon conseil que je préférerais entendre Sanji parler de cuisine, lâcha Zoro, qui avait son compte de discussions pour la journée (venant de lui, c'était une grave insulte).

Il se leva et s'éloigna, se demanda si cette réaction n'était pas un peu trop démesurée. Enfin, après tout, Perona devenait un peu trop collante à son goût. Il n'avait rien contre le fait de rester avec elle et de profiter, mais il voyait plus important pour le moment, d'autant qu'il tenait à se conformer au conseil de Mihawk. Et autant que Perona tenait à son régime cocufié avec des bonbons, Zoro tenait à son entraînement régulier et intensif.

- Je vais me balader un peu seul, dit-il en s'éloignant.

Ce à quoi Perona répondit, d'un détaché.

- C'est ça, à dans une semaine. Avec ton fabuleux sens de l'orientation, je ne serais pas étonnée que tu finisses sur une île déserte sans t'en rendre compte. Ah, il y a des tigres dans la jungle, fais attention.

Percé par cette pique, Zoro se retourna vers Perona, avec une expression contrite. Il se rassit, et s'excusa en baissant les yeux.

- Désolé. Je me suis encore énervé.

Un lourd silence gêné s'installa entre eux. Ils décidèrent d'arrêter le massacre et de rentrer à l'hôtel. Pour une soirée qui était bien partie, la fin était décevante.

- Bon, demain, je reste avec toi toute la journée, déclara Zoro. Promis.

Ce sacrifice ne lui plaisait guère, mais si c'était le seul moyen pour avoir la paix, il en passerait par là. Et peut-être que cela pourrait initier quelque rapprochement décisif entre lui et Perona. Laquelle répondit, stupéfaite :

- T'es sérieux ?

- Ouais ...

Sur le coup, Zoro le regretta grandement.


- Allô, capitaine ?

- Ouais, ouais, me voilà. Alors, tu sais où il est ?

- Oui, il est dans le centre-ville, sur une des places près de la grande. Il vient de repartir avec sa femme. Ils doivent rentrer à l'hôtel, sûrement. Au fait, j'ai vu Petit Coq, en les suivant.

- Eh bien, voilà qui nous est du grande aide. J'étais pourtant sûr de t'avoir dit de te replier immédiatement si tu le voyais ! Je pense que je vais acheter des patates exprès pour toi.

Le visage du pirate se décomposa.

- Non, capitaine, par pitié !

Commentaire de l'auteur Voici pour ce chapitre au titre assez alambiqué, merci d'avoir lu ! Sachez aussi que l'intrus jouera un très grand rôle dans la suite des événements, et que Petit et Grand Coq aussi (vous saurez de qui il s'agit en temps voulu). Pour finir, la semaine prochaine, il y aura aussi deux chapitres. Non pas que je veuille vous gaver jusqu'à l'indigestion de phrases insensées et de formulations tordues, mais encore une fois, c'est à cause de la taille du chapitre 12. Il s'agit d'un style tout à fait original, dont l'idée m'est venue spontanément, et que j'ai également tenu à faire dans un chapitre distinct. Toutefois, attendez-vous à des petits retards pour dans deux semaines, le temps que je reprenne un peu d'avance. Encore une fois merci, et à la semaine prochaine !
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