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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 397 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29149
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Début de soirée [let's danec2]

[2784 mots]
Publié le: 2013-03-22Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Chapitre plutôt farfelu, je vous l'accorde. Encore une fois, je vous retrouve en fin de chapitre, et bonne lecture ! Petite note, je vous confirme que le nom de Perona se prononce dans le sens occidental (prénom → nom), c'est plutôt important pour la compréhension du texte.

"J'ai rêvé de toi."

En y repensant, jamais Perona n'aurait cru qu'une simple phrase puisse avoir autant d'impact sur elle. Même un "je t'aime" que Zoro lui aurait tendrement glissé à l'oreille, entre deux caresses, ne l'aurait fait autant trembler.

Elle se trouvait dans sa chambre d'hôtel, il était dix-sept heures, et elle, Zoro et Mihawk venaient de rentrer de la piscine.

"J'ai rêvé de toi."

Une question existentielle se posait à elle par rapport à cet événement. Que faisait-elle donc, dans ce rêve ? Elle espérait ouvertement que le sujet dudit songe était une longue promenade au coucher du soleil, le long des vagues, un tendre câlin sur un banc dans un parc enneigé, ou même mieux encore : leur mariage. Tout cela la faisait rougir, et dopait son rythme cardiaque, en même temps qu'instillait dans son cœur la certitude qu'elle était amoureuse de Zoro.

Toutefois, elle le savait en elle, aucune promenade, câlin ou cérémonie de mariage n'était en cause de la réaction physiologique qu'elle avait put observer sur le bretteur, dans le sauna. Elle n'osait le penser clairement, mais elle savait que si le rêve de Zoro avait été un film, il aurait été interdit aux moins de seize ans, et cela l'emplissait de fierté, même sans y penser.

Forte de tous ces sentiments entremêlés, elle se replongea dans sa première valise, en quête d'une robe, pour procéder à la suite des opérations (terme bien pompeux ici, car elle n'avait en l'occurrence rien planifié de plus que de forcer Zoro à l'accompagner pour porter ses sacs). En démettant ses affaires, elle tomba sur son sempiternel ensemble, qu'elle n'avait d'ailleurs plus mis depuis longtemps. Elle le regarda avec nostalgie, puis un flash de lucidité l'atteignit, au milieu des nuées ardentes de sa fièvre amoureuse. Elle s'empara d'un geste vif du tee-shirt, et jeta un regard inquisiteur à l'étiquette. En-dessous des références d'usage, étaient inscrites en noir les lettres "P.S.A.N.A.III", ou les initiales de son nom entier. Elle le prononça à voix basse, transie d'un froid nouveau et mordant, et laissa tomber l'habit. Elle sentit monter une pluie de larmes, mais réussit de justesse à garder son calme et un minimum de bonne humeur. Après tout, si tout allait bien, ce soir-même, elle danserait avec Zoro.

À ce moment précis, le bretteur éternua, et le bruit de la tempête parvint à Perona à travers les murs, sans encombre. Le jeune homme triturait en tout sens un écrin indigo, et l'ouvrait de temps à autre. Dedans, il y avait un fin anneau d'argent ciselé en forme de feuilles de bouleau, sur lequel était monté une barette d'améthyste d'un violet intense, aux proportions tout à fait semblables à celle de l'ongle de l'auriculaire. Bien entendu, le bretteur ne comptait pas demander Perona en mariage (bien qu'il eût reconsidéré cette éventualité future, plus tôt dans la journée), mais il voulait à tout prix lui faire un cadeau avant la fin des vacances. Il avait acheté le bijou la veille, dans une petite joaillerie, loin de Perona (il avait insisté pour entrer seul).

Zoro se leva, tout en refermant l'écrin, qu'il posa sur sa table de nuit. Il marcha d'un pas symétrique jusqu'à l'immense fenêtre au panorama magnifique. Il contempla longuement l'horizon. Puis son propre reflet dans la vitre accrocha son regard.

"Fais pas de connerie, mon gros. T'as pas intérêt. Si tu fais du mal à Perona, je te tue."

Une fois cette auto-menace assimilée, il lui revint en tête qu'il devait se mettre en quête d'une tenue correcte. Il comptait bien honorer l'invitation de Perona à danser, ce soir. En effet, un peu plus tôt (en gravissant les marches jusqu'au cinquième étage, en fait), la jeune femme avait subitement rougi, pour quelque raison inconnue, et avait balbutié quelque chose. Reprenant son calme, elle avait réussi à articuler : "Tu voudras dan ... Danser avec moi c-ce soir ?"

N'ayant aucun motif de refus, Zoro n'avait eut d'autre échappatoire que d'accepter. Mais il se demanda, et se demandait toujours, pour quel raison Perona avait-elle pu lui faire cette proposition. Surtout qu'en arrivant sur le palier, elle lui glissa maladroitement et tendrement, comme une femme dirait à son mari de la rejoindre dans la salle de bain, les quelques mots "on se retrouve dans ma chambre après le dîner, viens bien habillé !". C'était bien cela qui intriguait le plus Zoro, car l'île ne manquait pas d'endroit où danser. Il soupçonnait cependant qu'elle n'aie quelque dessein "d'amoureuse" pour la suite. (Il disait "amoureuse", mais rien ne lui garantissait qu'elle le fût vraiment.)


Mihawk but d'un geste sûr une grosse gorgée dans sa choppe, emplie de bière brune. Il lui fallait beaucoup d'alcool, et du fort, pour émousser ses sens et sa perception du monde. Guar, qui avait fini de servir les autres clients accoudés au bar, s'approcha de lui.

- C'est pas un Grand Corsaire sérieux et tout, comme toi, qui viendrait prendre une semaine de congés ici, surtout par les temps qui courent, dit le barman. Je suis bien curieux de savoir qu'est-ce que tu fais ici.

- Bonne question en l'occurrence, répondit calmement Mihawk. En effet, ça n'est pas pour moi que je fais ce voyage. J'ai menti à mes deux locataires, je leur ai dit que je venais ici une fois l'an, pour leur dissimuler un fait important.

Il fit une pause, et fit descendre un peu de mousse dans son gosier.

- Tes locataires ? Tu veux dirent qu'ils vivent au château, et tout ? Interrogea Guar.

Mihawk acquiesça d'un signe de tête, et reprit.

- Donc, disais-je, pour leur dissimuler un fait important. C'est pour eux, que je fais ce voyage.

- Comment ça, pour eux ? Qu'est-ce que tu à as voir dans les relations de ces deux gamins ?

- Il se trouve que Roronoa Zoro, le garçon, est mon disciple, et que la fille, Perona Salem, a été expédiée au château par Bartholomew Kuma, et qu'elle est, de fait, sous ma responsabilité ...

- Rien que ça !

- ... Et qu'ils sont amoureux l'un de l'autre. Or donc, comme je l'ai déjà dit à Zoro, "en tant que ton maître, je dois agir au mieux en ce qui te concerne."

- Alors tu fais ça par pure envie ? Toi, un pirate redouté sur toutes les mers ? J'ai du mal à le croire.

- Et c'est pourtant vrai. Tu vois, je trouve que Zoro me ressemble beaucoup, notamment sur le fait qu'il aie demandé à la personne qu'il veut tuer, autrement dit moi, de l'entraîner. Et donc, je ne tiens pas à ce qu'il fasse les mêmes erreurs que moi. C'est pourquoi j'ai organisé ce voyage, pour que mes deux jeunes locataires puissent se rapprocher et, pourquoi pas, devenir véritablement un couple d'amoureux ?

On sentait une certaine nostalgie dans les propos de Mihawk, mais Guar, qui était pourtant bien renseigné à ce sujet, garda le silence.

Quand il fut l'heure de manger, Zoro descendit d'un pas mécanique, tant il était nerveux. Mais il ne vit aucune trace de Perona, et s'en désola. En réalité, elle avait déjà dîné depuis une heure, et s'était depuis cloisonnée dans sa chambre pour se préparer.

Une fois son assiette vidée, Zoro abandonna l'idée de dessert, et remonta quatre à quatre les marches de l'escalier. Un feu nouveau coulait dans ses veines, attisé à chaque battement de coeur. D'ici quelques minutes, il allait rejoindre Perona, et il danseraient. Pour le moment, il ne savait pas d'où cette lubie était venue à la jeune femme, et c'était bien le moindre de ses soucis. Tout ce qui lui importait, c'était de la retrouver au plus vite. Il doubla la cadence, se retrouvant à bout de souffle en haut des escaliers.


Quand Perona eut fini de soigner sa mise, elle s'occupa de soigner sa chambre, traquant impitoyablement le plus infime grain de poussière, détectant dans la seconde les désordres éventuels. Puis, une fois que tout fut au mieux dans la meilleure des chambres possibles, elle s'assit sur le lit, en veillant à ne pas défaire la couette. Le rythme de son cœur égrena pour elle le décompte des secondes.

Un certain laps de temps s'écoula, trois, sept, douze, vingt, trente minutes ? Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle s'impatientait, et que le soleil se couchait. À ce moment, un bruit de pas lui parvint au travers des murs. Il progressa jusqu'à la porte et s'immobilisa, en même temps que son cœur.

Zoro prit son temps pour se préparer. Il se rasa au plus près (bien qu'il y ait procédé le matin même), se brossa tellement les dents que sa brosse en rendit l'âme, et voua une attention toute particulière à son apparence (ce qui était exceptionnel). Il passa un ferme coup de brosse dans ses cheveux, qu'il trouvait d'ailleurs anormalement longs. Il était triste de dire que cela faisait trop longtemps qu'il n'avait fréquenté de salon de coiffure.

Une fois prêt, il quitta sa chambre, essayant de garder un pas leste et naturel. Il estompa les derniers plis de sa chemise, et il se retrouva devant la porte numéro cinq cent cinq avant même d'y avoir pensé. Il posa lentement sa main sur la poignée de cuivre, et soudain, une évidence le frappa, qui ne l'avait pas effleuré avant.

"J'ai comme la vague impression que ça ressemble drôlement à un rencard."

Il fit fi de toute pensée, toute sensation. Il enclencha la poignée, qui n'était pas fermée à clef, et entra.


Illjoe tendit sa coupe à saké à l'homme qui se trouvait en face de lui. C'était un vieil et implacable loup de mer, au visage quasiment recouvert, sauf le front, le tour des yeux et le bas des joues, d'un poil gris, court et épais, rude comme du chanvre à cordage.

- Es-tu sûr que Dracule Mihawk se trouve bien ici, à Holiday Island ? Redemanda une nouvelle fois le capitaine.

- Pou' sûr, répondit le marin après une gorgée suffisante pour assomer une petite nature. J'l'connais d'puis tout bézot, qu'il était, et j'suis pas 'core sénile, fiston. En plus qu'il est ben connu dans ton milieu, y'm'semb'. (Pour sûr. Je le connais depuis tout bézot, qu'il était, et je suis pas encore sénile, fiston. En plus qu'il est bien connu dans ton milieu, il me semble.)

- Okay, merci du renseignement.

Illjoe fit sauter une pièce de cent berries dans les mains du vieil homme, qui la reçut avec satisfaction.

- Au fait, ta bibine ... Commença le marin.

- Du saké. C'est du saké. Okay ? Rétorqua brusquement Illjoe, piqué.

- Ouais, ouais, ton saké ... 'L'était drôlement fameux, d'la grande qualité ! (Il était drôlement fameux, de la grande qualité !).

- C'est normal, répondit humblement Illjoe, en rattachant sa flasque à sa ceinture.

D'un long geste de bras, il récupéra la coupe à saké verte, posée sur la table, et la remit dans sa veste.

- On décolle, les gars, annonça-t-il en se levant.

Il se retourna vers le marin avec un amical geste de la main.

- Et encore merci !

- Mais de rien, garçon, moi aussi, j'étais dans la profession.

Illjoe poussa la porte du bar et s'en fut, satisfait de ses renseignements, suivi des trois hommes qu'il avait pris avec lui. Guar le regarda sortir avec contentement de son établissement, et dès qu'il eût dépassé les fenêtres, il s'empara de son escargophone et appela la chambre de Mihawk (qui s'était retiré quelques minutes à peine avant l'arrivée d'Illjoe), dans l'intention de le prévenir. Du coin de l'oeil, il regarda le marin jouer à faire sauter sa piécette.


Zoro regarda autour de lui. La chambre était totalement identique à la sienne pour l'ameublement, mais de nombreux détails, dont une délicate mais entêtante fragrance, indiquaient clairement qu'il se trouvait au beau milieu de la sphère privée d'une femme. Certes, ça n'était pas comme si c'était la première fois qu'il entrait dans la chambre de Perona, mais cette fois-ci, c'était différent. Pourquoi, il n'aurait su le dire avec précision.

Et alors qu'il tournait la tête de l'autre sens, ses yeux s'accrochèrent à la lumière invisible qui irradiait de Perona. Elle venait de se lever du lit, et marchait lentement vers lui, toute hésitante.

- Bien ... Venue ... Minauda-t-elle, au bord de l'évanouissement.

- Ouais ... Bonsoir ... Répondit vaguement Zoro, en quête de quelque endroit où se cacher, à l'abri des regards.

La tenue de Perona lui siait mieux que n'importe quelle robe luxueuse et épaisse. Elle avait remis ses couettes, ce qui contenta grandement Zoro, qui la préférait coiffée ainsi. Elle avait osé quelques touches de maquillages plus prononcées que d'ordinaire, mais gardant tout de même dans une discrète et efficace beauté, qui soulignait ses grands yeux noirs à en faire éclater le cœur du bretteur. Ses lèvres semblaient inchangées, et Zoro espérait qu'il retrouverait le goût de sucrerie, gravé dans sa mémoire.

Elle portait la plus jolie robe qu'il fut donné à Zoro de voir, du moins à son sens. C'était un léger habit d'été qui se portait épaules nues, dans les tons violet clair, qui ressortait avec ses cheveux. La partie de poitrine était tissée de brillant, qui accrochait la lumière en un camaïeu de mauves aussi aimable qu'elle. La partie médiane était un tissu non identifié pour Zoro, qui lui semblait, à la vue, très doux. Et la jupe était de plusieurs épaisseur de tissu vaporeux, plus clair que l'ensemble, qui s'arrêtait juste au-dessus du genou. Au-delà, les fines jambes de Perona étaient offertes à la vue. Elle était pieds nus, et le vieux parquet poli par le temps ne l'incommodait pas plus que l'air qu'elle respirait. Zoro voulut se forcer à dire "très belle, vraiment", mais elle était si belle qu'il n'en dit rien, trop absorbé.


Perona sauta de son lit en voyant pivoter la clenche de sa porte. Elle lissa les plis de sa jupe, réajusta le haut de son habit, et essaya de dissimuler son anxiété. Elle repensa à la bouteille de saké et à la coupe dissimulée sous son lit. Le battant pivota, et Zoro entra. Une grande déception se répandit dans l'esprit de la jeune femme, mais elle n'en montra rien. Bien qu'il fut dans la "tenue correcte exigée", Zoro était très loin de l'image fringante et élégante que Perona avait finit par se forger de lui, à force de rêves tous plus rocambolesques les uns que les autres. Toutefois, il gardait un certain style. Il avait mis une chemise blanche unie à manches longues, rentrée dans un pantalon de velours noir. En les enfilant, peu avant, il avait trouvé riche l'idée de s'acheter des vêtements de soirée lors de la sortie de shopping. Il ne l'apprit que beaucoup plus tard, mais c'était de là qu'était venue (entre autres) à Perona l'idée de le faire danser.

La jeune femme lui prit maladroitement la main, elle tremblait. De plus, elle se voyait déjà tirer Zoro jsqu'à son lit, l'y pousser, s'allonger sur lui ...

- On ... On ... Fait quoi ? Finit par balbutier Zoro, qui n'en pouvait plus d'attendre que Perona prenne le contrôle des opérations.

Ils avaient plusieurs minutes à se fixer, entre la gêne et la compréhension, tantôt rougissant en se regardant, tantôt se détournant, gênés.

Cette phrase se ficha dans le coeur de Perona, et elle faillit s'emporter pour lui répondre, mais parvint à garder son calme.

- Je veux qu'on danse, toi et moi, ici, jusqu'à ce qu'on tombe de fatigue.

"Ou jusqu'à ce que je t'entraîne dans mon lit." Acheva-t-elle de penser.

Surprise par sa propre audace, elle prit la main de Zoro, et de l'autre, appuya sur le bouton du Tone Dial posé sur le bureau de sa chambre.

Commentaire de l'auteur Et voilà, encore un chapitre de terminé ! Et j'ai une bonne nouvelle pour vous : le chapitre suivant, le 10 donc, est très court (j'ai absolument tenu à décrire ce qui s'y passe à part). de fait, vendredi prochain, ça ne sera pas un, mais deux chapitres que je publierai ! Sachez aussi qu'au moment de publier ce chapitre, j'en ai 4 d'avances, tout prêts (je commence juste le chapitre 13). Bon, maintenant, on va parler de ce qui est dit dans ce chapitre. Vous l'aviez sans doute deviné : Illjoe est de retour, et ça va saigner (dans quelques chapitres) ! Ensuite, pour ce qui est des initiales louches données pour celles de Perona, eh bien, vous pourrez recouper avec ce que Mihawk dit un peu plus loin dans le chapitre. (Salem n'est que son deuxième prénom, bien sûr choisi par mes soins, j'aurais aimé pouvoir envoyer un sms à maître Oda pour en savoir plus long). Quant au passage dans lequel Mihawk révèle à Guar les raisons du voyage, je l'avais prévu depuis le début de l'arc, et je pense que les plus perspicaces d'entre vous (beaucoup de monde, sans doute) y auront pensé avant de le lire. Pour finir, fans de Calvin Harris, soyez au rendez-vous la semaine prochaine ! Encore une fois, merci d'avoir attendu et lu ce chapitre !
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