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Qui participe au concours GMM ?
 par   - 334 lectures  - 2 commentaires [30 janvier 2018 à 03:52:29]

Bonjour.

Je viens aux nouvelles car je ne vois aucune publication associée au concours Geekmemore.
J'aimerais donc savoir s'il y a des participants et, si c'est le cas et que vous avez déjà publié quelque chose, rencontrez-vous des problèmes pour que votre texte soit associé au concours ?

Je rappelle qu'un sous-forum a été ouvert pour que vous puissiez discuter et poser vos questions au sujet de ce concours.

Merci ^^

 

Concours Geekmemore
 par   - 814 lectures  - 1 commentaire [24 janvier 2018 à 22:52:03]

Fanfic FR et Geekmemore lancent un concours d'écriture.

Les histoires doivent être lisibles par tous, par conséquent seules les histoires classées G sont acceptées.

Vous avez de la chance, vous avez droit à deux thèmes ayant pour fil conducteur la Naissance de la nouvelle année. Naissance, au sens propre ou au sens figuré ?

1 - Est-ce une occasion pour des réjouissances ou son arrivée est-elle vue avec horreur ?
Que vous considériez la nouvelle année comme un être vivant, une entité ou un événement, que se passe-t-il ?

2 - Et si 2018 n'avait jamais existé ? Que nous ne passons pas en 2018, mais à une toute autre année ?

Un thème au choix.
Type d'histoires : Originales
Longueur du texte : novelette (entre 7 500 et 17 499 mots)
Date de début : 1er janvier 2018
Date limite : 31 janvier 2018 à minuit Échéance repoussée au 15 février 2018 à minuit

Un jury composé de bêta-lecteurs de FFFR et d'un responsable de Geekmemore décidera des gagnants.
Il y aura trois (3) gagnants : un (1) par thème peut-être (donc deux (2)), ainsi qu'un (1) coup de cœur en plus.

À vos plumes !

 


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 28912
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 53
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Holy days

[5345 mots]
Publié le: 2013-03-01Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Très long chapitre, prenez votre temps pour le lire ! Rassurez-vous, le prochain n'excédera pas les 3000 mots, vous pourrez vous reposer un peu :P Bref, bonne lecture !

La première partie du voyage s'effectua presque sans accroc, si ce n'est que, du fait de la petitesse du bateau, ou plutôt de la barque de Mihawk, Perona dut s'allonger près de Zoro pour finir sa nuit (ce qu'elle fit jusqu'à la mi-journée). Le bretteur ne se plaignit pas, car il avait ainsi une vue "arrangeante" sur Perona. Il en profita pour la détailler de la tête aux pieds. Bien sûr, elle avait toujours les cheveux rose, et Zoro se demanda pourquoi il avait pensé qu'elle aurait pu changer de couleur. Elle ne s'était pas maquillée, plus par manque de temps que par envie. Elle avait un épais gilet noir entrouvert, sous lequel se trouvait un tee-shirt rose. Elle portait un pantalon noir. Depuis que Zoro la connaissait, c'était bien la première fois qu'il la voyait en pantalon, et, de toute vérité, c'était la première fois depuis plusieurs années que Perona mettait un pantalon autre que celui de son pyjama.

"Je me demande ce qu'elle a pu mettre comme lingerie dessous." Songea Zoro, avant de se blâmer.

"Et je deviens un obsédé, en plus ... Non, l'autre blondinet a commencé à déteindre sur moi ! Tiens, en parlant de lui, je me demande ce qu'il fiche, il est sans doute déjà mort."

Il replongea dans ses pensées, et bientôt, il se maudit de n'avoir eu de canne à pêche sous la main quand Kuma l'avait envoyé voltiger (Mihawk n'en conservait aucune au château), car cela aurait représenté un excellent passe-temps pour contrer à l'ennui qui sévissait sur l'embarcation.

"Est-ce que je suis vraiment amoureux d'elle ?" Pensa-t-il.

Comme il avait tout son temps pour tourner et retourner la question, il s'engagea dans une longue séance de soliloque mental, tout en déshabillant Perona du regard. Il l'imaginait toujours plus dénudée, toujours plus lascive, et fut choqué de voir à quel point Sanji l'avait influencé. Toutefois, imaginer la nudité de la jeune femme le contentait grandement, et, comme un grand ours l'a dit, "il en faut peu, pour être heureux !".

Ils arrivèrent bientôt en vue de l'île par laquelle ils devaient embarquer. Mihawk tira deux capes et capuchons d'un coffre simple près de lui, et les tendit à ses deux passagers (entre temps, Perona s'était réveillée).

- Mettez-ça, il serait préférable qu'on ne vous reconnaisse pas en ville. Gardez-les jusqu'à ce que vous soyez dans votre cabine, dans le ferry.

- Notre cabine ? Nota Perona, douteuse.

- Oui, votre cabine. Vous allez en partager une. De toutes façons, vous dormez déjà dans la même pièce, alors, je ne vois pas en quoi c'est problématique, confirma Mihawk.

La jeune femme ouvrit la bouche pour protester, mais ne trouva rien à dire. Zoro, lui s'en moquait bien, du moment qu'il était assuré d'avoir la paix pour dormir.

Les deux jeunes gens enfilèrent en silence leur camouflage, et bientôt, l'embarcation pénétra dans le port de l'île.

Visiblement, Mihawk était un habitué des lieux, car nombre de vieux loups de mer, qu'ils croisaient en chemin, le saluaient de la main, comme s'il n'était qu'un simple ami, et non pas un des Sept Grands Corsaires.

Il mena Zoro et Perona jusqu'à un petit mastroquet du centre de la ville. Quelques clients de l'après-midi étaient dispersés entre les tables de bois, et un vieil homme courbé, qui malgré tout avait une épaisse tignasse noire, essuyait un verre en tremblant des mains. Il leva les yeux, et se réjouit de voir de nouveaux clients.

Ils se désaltérèrent rapidement, puis regagnèrent le quai d'où allait partir le ferry. Il y avait beaucoup de civils qui attendaient eux aussi, et Zoro et Perona durent se serrer pour rester à l'avant, et ainsi être parmi les premiers à entrer dans l'embarcation. Ainsi rapprochés, leurs épaules se touchaient.

Un moment, Zoro, distrait, sentit un doux contact contre sa main droite, et il lui fallut une dizaine de secondes pour interpréter qu'il s'agissait là de la main de Perona. Tétanisé, il resta là sans bouger. Les doigts frémirent, mais la main ne se retira pas. Apparemment, Perona ne se doutait de rien, aussi s'enhardit-il. Il réussit sans problème à glisser ses doigts entre ceux de la jeune femme. C'est alors que la foule se mit en branle comme un seul homme, et Zoro et Perona furent poussés en avant. La passerelle avait été jetée, et la masse de voyageurs s'y engouffrait.

Zoro se sentit attiré vers l'avant et le pont du navire, mais pas par le mouvement de la foule. Une douce main serrait très fort la sienne et l'entraînait en avant. Il remonta le long du bras, et découvrit Perona. Elle se retourna vers lui, et, de sous sa capuche, lui sourit, naturellement. Elle ne semblait pas avoir été choquée par le fait que Zoro lui tenait la main. En réalité, peu avant, quand elle s'était aperçue que sa main effleurait celle du bretteur, elle avait décidé de tenter sa chance et de feindre de ne rien sentir, pour le laisser approcher. Maintenant, elle le tenait dans son filet et ne comptait pas le laisser échapper.

Une fois sur le pont du navire, qui était plutôt imposant (le navire, pas le pont), quelques soldats se chargèrent de guider les voyageurs vers le guichet. L'angoisse monta pour Zoro et Perona, qui craignaient de devoir décliner leur identité au moment de prendre les billets. Ils se jetèrent un regard inquiet, et leurs doigts se serrèrent.

Alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques mètres du guichet, dans la file, un jeune mousse vint les trouver. Ils sursautèrent et furent pris de peur, croyant être démasqués. Le soldat avait à la main un papier d'aspect officiel.

- Monsieur et madame Mikio ? Demanda-t-il.

Cette fois-ci, Zoro et Perona échangèrent un regard étonné. Prenant ce silence comme une réponse affirmative, le mousse poursuivit :

- Monseigneur Dracule Mihawk m'envoie. Il a personnellement réglé les frais de votre voyage, au nom d'un grand service que vous lui avez rendu. Il a aussi veillé à ce qu'on vous attribue la meilleure chambre, et (il parut amusé) à ce qu'on vous fasse parvenir un hamac. Il vous souhaite aussi un bon voyage et un agréable séjour.

En l'état, le mousse semblait plus être un groom. Il les conduisit jusqu'à leur chambre, qui s'avéra être tout à fait luxueuse. Ébahie, Perona lâcha la main de Zoro, et regarda autour d'elle. Un gigantesque lit, grand pour trois personnes, occupait la majeure partie de la première pièce. Un long bureau de bois sombre, vissé au sol, était poussé contre le mur, dans l'angle de la pièce. Un grand miroir était pendu à la moitié du meuble. Une magnifique porte de bois ouvragé donnait sur une large salle de bain pavée de marbre, qui n'était pas sans rappeller celle (autrement plus imposante, certes) du château de Mihawk. Pour finir, un hublot large comme une barre de gouvernail et épais comme une porte de coffre-fort, solidement riveté d'acier, donnait sur la mer. Ils jetèrent bas leurs capuches et visitèrent en s'émerveillant un peu plus à chaque pas.

Alors que Zoro s'asseyait sur le lit avec un soupir, Perona jaillit sans raison apparente de la salle de bains (elle avait voulu se rendre au cabinet sans souffrir plus d'attente) tel un diable d'une boîte, l'air enragé, et se jeta sur Zoro. Les mains sur les hanches, bien campée sur ses jambes écartés, elle se pencha sur lui jusqu'à ce que ses longues mèches ne tombent sur le torse du bretteur.

- Monsieur et madame Mikio, hein ?

- M-mais ...

- Pas de mais ! Je suis sûre que tu es derrière tout ça !

- Pas du tout ! J'ai été aussi surpris que toi !

- J'ai quand même des doutes ...

Elle se recula.

- Bon, je vais me changer, décidément, je ne suis pas faite pour les pantalons ! S'exclama-t-elle en retournant d'où elle venait, après avoir tiré à elle une de ses valises.

"Je sens que ça va être des sacrées vacances, cette affaire-là ..." songea Zoro, resté sur le lit.

Le bateau ne quitta son mouillage qu'à seize heures. Trois frégates de la Marine et un cuirassier escortaient le ferry, car la zone était relativement dangereuse. Les deux jeunes gens restèrent cloîtrés dans leur chambre, se doutant bien qu'ils risquaient d'être démasqués s'ils se montraient à visage découvert. Zoro avait cherché longtemps son hamac, avant de se rendre à l'évidence : il n'y avait pas de hamac. Et donc, qu'il devrait dormir par terre. Ou bien, Perona accepterait-elle de lui céder une partie de son lit. Il comptait beaucoup sur cette deuxième option, et hésita longuement à en parler à la jeune femme.

Ils s'ennuyèrent mortellement tout l'après-midi, chacun restant de son côté. Ils tentèrent plusieurs fois de lancer la conversation, mais, tel un moteur enrayé, celle-ci échouait à chaque fois.

Perona occupa son temps à lire et à se plaindre du tangage, Zoro, lui, passa son temps à observer Perona du coin de l'oeil et à remercier le tangage du navire, qui faisait frémir la poitrine de la jeune femme à chaque roulis.

Vers dix neuf heures, on toqua à la porte. Zoro se leva d'un bond et alla ouvrir, inconscient des risques. Il aurait été bien arrangé si ç'avait été un contingent de soldats en armes derrière la porte. Mais, fort heureusement, ça n'était que le chariot du service d'étage, propulsé par un marmiton maladroit. Mihawk avait clairement indiqué que monsieur et madame Mikio devaient en bénéficier.

- Perona ! Appela le bretteur. C'est le room-service, et compte pas sur moi pour te choisir un repas !

L'intéressée se leva à son tour et approcha. Ils firent leur choix et, plateaux en mains, allèrent s'assoir au bureau. Par manque de place, ils se retrouvèrent côte à côte. Cela ne gêna pas le moins du monde Zoro (qui n'avait pas même remarqué cette proximité), mais Perona fut toute tremblante et nerveuse pendant tout le repas. Mais elle parvint tant bien que mal à garder contenance jusqu'à la fin.

Alors qu'elle repoussait devant elle l'assiette de son dessert, satisfaite (pour célébrer l'avancée dans sa relation avec Zoro que signifiait le fait de lui avoir tenu la main, elle avait décidé de donner un coup de couteau dans le contrat de son régime en s'offrant une grosse part de tarte à la rhubarbe, son dessert préféré), plusieurs données lui vinrent en tête. Premièrement, elle allait encore une fois se montrer en pyjama devant Zoro, ce qui la gênait horriblement, même si elle parvenait à le cacher. Deuxièmement, elle n'avait vu aucune trace de hamac dans la pièce. Troisièmement, de ce fait, elle allait devoir partager son lit avec Zoro. Elle n'imaginait pas une seule seconde le laisser dormir au sol alors qu'un lit décent était disponible, et un désir inavoué brûlait dans son ventre de franchir une nouvelle étape dans cette relation qui avait déjà fait une entorse à son sacro-saint régime. Toutefois, pour se donner de la crédibilité, et aussi parce qu'une grande part de pudeur résidait toujours en elle, elle convint de quelques mesures de sécurité élémentaire.

Zoro, après avoir débarrassé son plateau, gagna la salle de bains pour se raser et se laver. Il avait contesté avec vigueur l'adage de galanterie "les dames d'abord" car il n'était pas rare que Perona s'isole une heure ou deux dans la salle de bains. Cela l'avait laissée fortement contrariée, et elle se promit de se venger.

Quand Perona sortit de la salle de bains, vers vingt-et-une heures trente (!), Zoro était assis sur le lit, en caleçon, et veillait au lustre et au tranchant de ses armes (du Wadô Ichimonji, en l'occurrence). Perona poussa un petit hurlement terrifié, car elle n'était pas du tout habituée aux hommes presque nus. L'épisode du rasage, quand elle avait surpris Zoro quasiment dénudé et lui avait causé une blessure, lui revint en tête.

- Et alors ? T'as vu un fantôme ? Lança Zoro, étonné de cette réaction.

Il ne se rendit compte qu'après coup de ce fameux jeu de mots.

- Par pitié ... Enfile au moins un tee-shirt ... Bredouilla Perona, plaquée contre la porte et rouge comme une tomate.

- Si tu veux. M'enfin, je vois pas pourquoi tu réagis comme ça, c'est pas comme si j'étais à poil !

Le bretteur se leva et se saisit du tee-shirt qu'il avait porté la journée, posé sur le dossier d'une chaise du bureau. Il l'enfila et retourna à sa tâche de lustre.

Pour Perona, cela changeait tout, car elle ne supporterait pas de dormir à côté de Zoro presque nu, son cœur lâcherait avant. La jeune femme prit place sous les couvertures, et déplora mentalement les quarante centimètres de vide qui les séparaient. Mais malgré cette distance, elle se sentait proche, trop proche. Qu'est-ce qui lui garantissait que les mains baladeuses d'un Zoro lubrique n'iraient pas se perdre sous son pyjama ? Qu'une bouche enflammée ne se collerait pas à la sienne ? Les mesures de sécurité qu'elle avait définies se remémorèrent à elle, et elle se dépêcha de les mettre en œuvre.

- Lève toi, ordonna-t-elle sèchement.

Zoro se contenta de redresser le torse, ce qui suffisait amplement. Perona se mit à genoux sur le lit, et tira le traversin, qu'elle disposa dans le sens de la longueur, entre elle et le bretteur.

- Mais pourquoi tu mets le polochon comme ça ? S'étonna-t-il.

- Pas envie que tu viennes me ... Faire des trucs louches pendant la nuit. Et puis, si tu viens à te rouler pendant que tu dormiras, je serais protégée, expliqua Perona, avec un détachement feint. Je te préviens, si tu t'approches trop près de moi, je hurle.

Ne sachant quoi dire, Zoro la fixa, le visage neutre. Il était hypnotisé par ces grands yeux noirs, qui exerçaient une fascination mystique sur lui.

- Compte pas sur moi pour "faire des trucs louches", comme tu dis, je suis pas comme Boucle d'Or, dit-il calmement, en retournant à la lecture de son livre.

Zoro avait voulu jouer la carte du nice guy, mais il ne savait pas si ça allait avoir effet ou non. En tout cas, il ne regrettait pas de l'avoir fait.

Persuadée qu'il disait ça pour la rassurer, et aussi un peu intriguée, Perona ne répondit rien, mais se sentit touchée au fond d'elle-même. Elle se saisit de son livre et le continua. À ce moment, un détail attira son attention, sur la couverture du livre de Zoro. Il lisait Brag Men, et un sous-titre indiquait le nom de l'auteur, Louis Arnote. Le cœur de Perona dérailla un court instant, et un afflux de sang lui monta à la tête, en même temps qu'un grisant sentiment de fierté, quelque peu gâté par du dégoût et de mauvais souvenirs d'enfance.

Zoro, quant à lui, remercia son sévère entraînement de maîtrise de lui-même, qui lui permit de contenir les tremblements d'excitation qui le parcouraient.

Aux alentours de vingt-trois heures, ils décidèrent unilatéralement d'éteindre la lumière, fatigués qu'ils étaient. Ils se reposèrent dans leurs oreillers.

Zoro resta pensif plusieurs dizaines de minutes. Il avait du mal à assimiler ce qui était en train de se passer. Il dormait dans le même lit que Perona ! Il déplaça une main dans le but de rencontrer le flanc de la jeune femme, pour se prouver que ça n'était pas un rêve, mais il rencontra le cruel traversin séparateur, dont il avait oublié la disposition. Mais un souffle calme, provenant de l'autre côté de l'obstacle, lui parvenait. C'était Perona, et il l'aimait (ou du moins le pensait-il très fort). Il se serra au maximum contre le traversin. Il sentait le souffle de la jeune femme à côté de lui, il entendait les froissements de draps quand elle se tournait, en quête de sommeil.

Le temps passa, et Zoro fit de son mieux pour rester éveillé, jusqu'à ce qu'il soit sûr que Perona dorme profondément. Alors, il hésita longuement, et, au terme de longues tergiversations, il fit doucement glisser sa main sur le traversin. Son cœur battait la chamade. Le petit garçon qui regardait par le trou de la serrure était de retour. Après plusieurs minutes de progression en terrain ennemi, il parvint enfin à effleurer Perona. Ses doigts rencontrèrent l'épaule droite de la jeune femme. Elle frémit et grogna. Zoro retira aussitôt ses doigts, de peur d'être découvert. L'excitation fut lente à retomber, et il eut du mal à s'endormir.


Le lendemain, ce furent les rayons du soleil qui réveillèrent le "couple", Zoro le premier. Il se sentait encore très fatigué, et pour cause, car il n'avait dormi que quatre heures. Le traversin avait glissé (ou, plus exactement, avait été poussé) au pied du lit. Plus rien ne séparait les deux jeunes gens, sinon le tissu de leurs habits.

Perona montrait son dos à Zoro. Un déchaînement de boucles roses soyeuses s'étendait derrière elle, jusqu'au bretteur (qui ne se privait pas de passer ses doigts dans ces cheveux qu'il jugeait magnifiques). La jeune femme frémit, et se réveilla. Elle se retourna vers le plafond, clignant des yeux. Elle ne s'aperçut pas tout de suite que le rempart qu'elle avait mis en place avait disparu, ni que Zoro la fixait sans discontinuer, de l'amour dans les yeux. Depuis quelques heures, ce dernier ne comptait plus le nombre de fois où il avait béni Bartholomew Kuma, Capitaine Corsaire, de l'avoir expédié sur la même île que Perona. Celle-ci tourna la tête vers le bretteur, et lui sourit. Elle ne s'incommoda pas de la disparition du polochon, au contraire. Elle se redressa sur un coude, et se pencha sur Zoro. Les pulsations cardiaques du jeune homme cessèrent instantanément, et tout son être souhaitait un baiser sur la bouche.

Au final, baiser il y eu, mais pas sur la bouche. Perona lui avait fait rapidement la bise.

- Tu piques ! S'exclama-t-elle avec un mouvement de recul.

- Oh, c'est bon, maugréa Zoro.

Il se rencogna dans son oreiller, et fixa le plafond. Quelques minutes s'écoulèrent dans un silence gêné, puis Perona, ne pouvant plus attendre, prit la parole :

- Ça ... T'as pas gêné de dormir dans le même lit que moi ?

- Pas trop, nan, mentit Zoro. Le polochon m'a gêné, oui.

Le rouge monta aux joues de Perona. Une réponse idéale lui brûla les lèvres, et elle ne pût la contenir plus longtemps.

- Alors, la prochaine fois, il n'y aura pas de polochon entre nous !

Interdit, Zoro tourna lentement la tête vers elle. Une prochaine fois ? Il n'en espérait pas tant, et cette future occasion était fort bienvenue !

Honteuse d'elle-même, Perona affronta cependant le regard ahuri du bretteur. Elle comptait bien partager une nouvelle fois son lit avec Zoro, malgré ses ronflements de Diesel. Ne pouvant en supporter plus, elle prit la fuite et s'enferma dans la salle de bains. Le bretteur, décontenancé, entreprit de s'habiller.

Dans la matinée, la charrette du room-service passa en bringuebalant dans les couloirs de chambres. Il était environ dix heures.

- Perona ! Le service d'étage est passé ! Tonna le bretteur, en disposant les plateaux sur le bureau.

- Je suis dans le bain ! Répondit Perona.

Une idée sournoise vint à Zoro, et il se félicita par la suite d'y avoir pensé.

- Pas de souci, quand tu sortiras, je te dirais si ton petit-déjeuner était bon ou pas.

Perona ne s'imaginait pas vraiment survivre à une dure et longue matinée sans rien dans le ventre. Elle se jeta hors de l'eau, se sentit tout de suite plus vigoureuse, et s'empara de la serviette la plus proche.

- Hmmm, ce croissant est absolument fameux, nota Zoro.

Piquée au vif, la jeune femme abandonna sa tâche de séchage. Elle se saisit de la serviette et l'enroula solidement autour d'elle, puis s'assura trois fois que la serviette tienne et ne tombe sous aucun prétexte. Elle mit un peu d'ordre dans sa chevelure étincelante de gouttes d'eau, et se précipita hors de la pièce.

Zoro dégustait son croissant par petite bouchées (celui de Perona était intact, fumant sur le plateau) en regardant la mer, par le hublot. Un peu plus tôt, il avait juré avoir vu une embarcation de taille réduite, étrangement familière, cingler toutes voiles dehors à quelques encablures du navire. Il entendit une course de pas précipités, et un bruit de porte ouverte dans un grand mouvement. Titillé par sa curiosité, il renversa la tête par-dessus le dossier de sa chaise.

Ce fut un choc. Si l'athée qu'était Zoro avait jamais cru en une quelconque déesse de la beauté, eh bien, la voilà qui s'était matérialisée juste devant, pardon, juste derrière lui.

Voyant le regard tout à fait ébahi de Zoro planté sur elle, Perona se sentit rougir.

- Quoi ? J'ai un bouton sur le nez ? Dit-elle, pour se donner une contenance.

Le bretteur ne dit rien, subjugué qu'il était par le charme nouveau de la jeune femme.

Zoro releva la tête et se retourna. Il n'en croyait pas ses yeux. Perona était là, derrière lui, à peine sortie du bain, et enveloppée dans une épaisse serviette rouge - la sienne. Elle dégoulinait encore, et une traînée d'eau était dans son sillage. Cette tenue plutôt ajustée moulait à l'extrême les courbes volubiles de la jeune femme, et ne la dissimulait que du haut de la poitrine à la mi-cuisse. De plus, c'était bien la première fois qu'il la voyait vraiment avec les cheveux lâchés (qui dépassaient d'ailleurs la serviette). Zoro voulut trouver quelque compliment à dire, mais son esprit ne fonctionnait plus correctement, et il voulait parler au plus juste pour ne pas faire d'injustice à cet éclat céleste qui s'était égaré près de lui. Il ouvrit bêtement la bouche, mais aucun son n'en sortit. Il sentit quelque chose de chaud à son nez, et se rendit compte qu'il saignait du nez. D'une main, il bloqua cet écoulement, et de l'autre, il se saisit de sa tasse de thé, le tout, sans quitter Perona des yeux.

- Mais tu vas me lâcher ! Finit-elle par s'exclamer, énervée.

Fâchée, elle tira la chaise en la faisant bien racler, et entama son petit-déjeuner de manière brusque. Zoro, qui l'avait plutôt mal prit, lança amèrement, après une gorgée de thé :

- Excuse-moi de te trouver belle.

Les gestes nerveux de la jeune femme s'arrêtèrent un quart de seconde, et repartirent encore plus tremblants qu'avant. Elle continua stoïquement de manger, feignant d'ignorer ce que venait de dire Zoro. Mais, dans son corps, c'était la folie. Son cerveau répétait en boucle les mêmes pensées ("il me trouve belle" et "je lui plaît"), ses membres et ses extrémités tremblaient, elle était parcourue de frissons, et une chaleur grisante brûlait dans son bas-ventre. Elle porta à sa bouche la pointe du croissant, dernier vestige de ce qui était autrefois une belle pâtisserie. Aucun goût ne se répandit sur sa langue, sauf une fadeur insipide. Sa gorge se dessécha.

Le petit-déjeuner s'acheva quelques minutes plus tard, dans un horrible silence.

- Je vais aux chiottes, tu permets ? Dit Zoro en se levant, sans attendre l'autorisation.

Comme il semblait en avoir pour un moment, Perona se leva et entreprit de faire revenir l'ordre dans ses pensées. Puis, elle s'habilla, ou plus exactement, se mit en quête de vêtements à mettre. Elle plongea aussitôt dans sa première valise, et en tira une longue robe noire, dont la jupe avait de nombreuses franges de tissu, ainsi que des sous-vêtements (elle hésita d'ailleurs à mettre un des ensembles de charme qu'elle possédait). Alors, à la vitesse de l'éclair, elle fit tomber sa serviette, et enfila enfila en quelques secondes ses sous-vêtements, restant toute nue à peine plus d'une seconde.

Zoro remonta avec satisfaction la braguette de son pantalon, après avoir longuement uriné. Il posa une main sur la poignée de la porte, et la poussa. Il la referma en claquant aussitôt.

- J'ai rien vu ! S'exclama-t-il, terrifié par d'éventuelles représailles.

Il avait vu Perona, de dos, en train d'agrafer son soutien-gorge, avec pour tout autre vêtement une simple culotte aux motifs floraux. Le sang n'avait fait qu'un tour dans ses veines, et il s'était aussitôt replié à l'abri de la salle de bains, le cœur près des deux cent trente pulsations-minute. Voilà donc une vision qui l'accompagnerait jusque dans le tombeau, et qui d'ailleurs se répercuta dans son caleçon. Comme Perona ne semblait pas venir le corriger, il resta terré le temps que son fidèle camarade ne retourne au repos.

- Tu peux sortir, je suis habillée, lui lança la voix d'une Perona amusée.

Elle se tenait près du hublot, les mains sur les hanches, le visage souriant.

- T'es timide, en fait, dit-elle pour asticoter Zoro.

Elle se pencha vers lui.

- Ouais, ouais, marmonna l'intéressé en détournant le regard.

Mais son regard ne put quitter l’intéressant décolleté de la jeune femme, qui s'en rendit compte, mais n'en dit rien. Pour s'échapper de cette embarrassante impasse, il contourna Perona en disant :

- Bon, je vais faire un peu de calligraphie.

- Je peux te regarder ? Je ne savais pas que tu en faisais, demanda aussitôt la jeune femme, dont la curiosité avait été piquée.

- Si tu veux, mais je te garantis que si tu émets le moindre bruit, tu auras sur le visage le plus beau tatouage qu'on aie jamais vu depuis la rédaction de Brag Men.

Perona tressauta. Encore une fois ce titre, qui faisait aussi résonner dans sa tête le nom de Louis Arnote. Décidément, Zoro semblait vouer un certain intérêt à ce récit d'aventures et à son auteur.

- D'accord, je serais calme, promit Perona.

Zoro ôta son tee-shirt blanc griffé Galley-La, et fouilla quelques minutes dans sa valise, sous le regard insistant de la jeune femme, qui détaillait allègrement chaque centimètre carré de la peau du bretteur. Elle admirait ces muscles bien proportionnés, qui roulaient clairement sous la peau légèrement mat.

Au terme de sa quête, Zoro brandit triomphalement un large et plat coffret en bambou, duquel il tira tout son équipement de calligraphie. Il s'assit en tailleur sur le sol, posa une grande feuille blanche devant lui, tira son pinceau et le trempa dans l'encrier. Il posa le plumet sur le papier, chercha son inspiration une seconde, et trouva une idée. Aussitôt, un trait se forma sous les poils du pinceau.

Ébahie, Perona regarda avec attention Zoro, bouche bée. Sa main progressait avec fluidité et grâce, ce qui était inattendu chez quelqu'un de cette carrure. Petit à petit, un caractère compliqué naissait sous les coups de pinceau.

Quand Zoro l'eut fini, quelques minutes plus tard, il contempla son travail, à moitié satisfait.

- T'en penses quoi ? Demanda-t-il à Perona.

- Tu calligraphies très bien, dit-elle.

- Je suis pas neuvième dan de calligraphie pour rien, ma grande, dit-il avec fierté. Allez, c'est pour toi.

Il lui tendit la feuille, qu'elle accepta avec gratitude, d'autant que c'était le kanji "amour" qui avait été tracé.


Le reste de la journée fut cependant d'un grand ennui, et ils furent bien contents quand une voix féminine résonna dans des hauts-parleurs pour annoncer que la destination était en vue.

Le bateau entra dans le port à grand renforts de coups de trompette, et gagna le mouillage qui lui était réservé. Les marins se jetèrent dans les cordages et prirent des ris dans les voiles. On jeta une solide passerelle de métal jusque sur le quai, et les premiers passages descendirent. Zoro et Perona, de nouveau encapuchonnés, étaient de ceux-là. Sitôt qu'ils furent à un furlong du navire, ils ôtèrent leur déguisement.

- Où est Mihawk ? S'étonna Perona. Déjà qu'il devait voyage sur le ferry, si en plus il n'est pas sur l'île, on est biens !

- T'inquiètes, je sais qu'il est dans le coin, il a une sacrée aura. Oublie pas que c'est un des plus grands combattants au monde, doublé du meilleur épéiste.

Ledit meilleur épéiste n'était en fait pas très loin, puisqu'il rejoignit ses locataires moins d'une minute plus tard. En réalité, l'embarcation que Zoro avait vue depuis le bateau était la sienne.

- Content de voir que vous avez réussi à traverser sans encombre, constata Mihawk. Bienvenue à Holiday Island.

Il les mena à travers toute l'île, infestée de touristes, jusqu'à un petit estaminet, qui faisait aussi hôtel, où on le connaissait assez bien pour lui serrer la main. Le barmen, qui était aussi le patron, était un homme au bout de la quarantaine, mais toujours en forme. Il rigola grassement en avisant un des Sept Grand Corsaire entrer dans son établissement, suivi d'une tête à cent vingt millions et d'une autre dont il ne connaissait plus vraiment le prix.

- Ho ho ho ! Te voilà baby-sitter, maintenant, Dracule ! S'exclama le patron en tapant l'épaule du corsaire, comme si c'était un ami d’enfance avec qui il jouait à la pétanque le dimanche.

- Non, pas vraiment. Tu les connais sans doute de nom, Rononoa Zoro et Perona S ... Perona.

À ce moment, le bretteur apprit deux choses. Premièrement, le nom de Perona se prononçait dans le sens occidental, et deuxièmement, il ne connaissait même pas le nom de famille de la femme avec laquelle il avait partagé son lit. Il se promit d'en découvrir plus sur Perona et son passé, car son ignorance à son sujet n'en était que mise en lumière.

- Quoiqu'il en soit, je vais vous montrer vos chambres, reprit le patron d'un ton bourru. J'en ai de magnifiques pour les couples, vous verrez.

Tout semblait avoir été arrangé à l'avance. Il quitta le bar et emprunta une porte au fond de la pièce, qui donnait sur un escalier en colimaçon assez étroit. Zoro et Perona se regardaient, interdits. Pour les couples ? Voilà qui était mettre la charrue avant les bœufs.

Mihawk dépassa les jeunes gens et s'approcha du patron.

- Attends, j'ai quelque chose à te dire.

Ils conversèrent de messes basses, au cours desquelles le patron se montra plusieurs fois surpris.

- C'est pour leur bien, termina le corsaire à voix haute.

Il se retourna vers ses locataires, et leur annonça, parfaitement calmement :

- J'imagine que ça va vous arranger : vous aurez chacun votre propre chambre.

Sauf que c'était tout le contraire. Perona, estomaquée, poussa un cri de surprise. Zoro, lui, n'en pensait pas moins, mais il parvenait à garder un air impassible et détaché.

- Ouais, okay, lâcha-t-il.

Les mains dans les poches, il dépassa Perona et emboîta le pas à Mihawk dans les escaliers. Il remarqua que le corsaire ne portait pas son épée. Sans doute qu'une si grande lame n'aurait pu passer dans l'étroite cage d'escalier.

Commentaire de l'auteur Long chapitre en l'occurrence, et il annonce un "arc" d'au moins trois à quatre chapitres, qui se concentrera sur les vacances de Zoro et Perona. J'ai aussi commencé à semer des indices quant aux origines de Perona, et à son passé (j'aime autant vous dire qu'après l'arc en court, il sera sûrement question dudit passé). Petite note pour la compréhension, un furlong équivaut à environ deux cent mètres. A bientôt !
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