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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29178
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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De la réciprocité des sentiments

[2841 mots]
Publié le: 2013-02-19Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voici venir le cinquième chapitre de ma fiction, j'espère que vous prendre plaisir à le lire. Bonne lecture !

Quand Zoro réalisa qu'il avait appuyé ses lèvres sur celles de Perona (et qu'il le faisait toujours, d'ailleurs), il voulut se rouler au sol et se répandre en excuses. Mais, confus, il resta en position. Le goût sucré des lèvres de la jeune femme (elle venait de manger une sucrerie pour se féliciter de sa victoire sur les bandits) s'imprima comme au fer rouge dans sa mémoire. Un parfum subtil montait de la jeune femme, probablement de sa longue chevelure, et qui resta longtemps un mystère pour Zoro.

Perona fut grandement surprise que ce soit Zoro qui l'embrasse, et non l'inverse. Elle resta une ou deux secondes sans réagir, interdite. Conformément à ce qu'elle avait imaginé, le bretteur avait les lèvres rugueuses et gercées. Puis elle se mit en mouvement. Rompant - presque à regret - le contact, elle se recula de deux pas. Sa main fendit l'air et heurta la joue droite de Zoro, l'envoyant presque à terre par la force du coup.

- Arrière ! S'exclama-t-elle.

Des larmes de circonstance perlèrent aux yeux de la jeune femme, et elle s'éloigna en courant du bretteur. Celui-ci, interloqué, s'était laissé choir en position assise. À moitié béat, à moitié terrifié par ce qu'il venait de faire, il se massait bêtement la joue, où les fins doigts de Perona s'étaient imprimés avec des contours clairs, comme si celle-ci s'était badigeonné les mains d'encre rouge. L'horrible douleur qui émanait de son oeil gauche, qui avait été anesthésiée par le contact des lèvres de Perona, recommença à se faire sentir. Et, avec celle-là, la douleur bien plus cuisante d'avoir été blessé dans son amour-propre. Il ne comprenait pas le moins du monde la réaction de la jeune femme, ni ne se sentit coupable de lui avoir volé ce baiser. Il reprit ses esprits en maugréant, et se redressa. En premier lieu, il débarrassa l'endroit des bandits assommés (il les jeta devant le château et les réveilla d'un coup de pied dans les côtes), et ensuite, il courut à la salle de bains pour voir son oeil. La plaie n'était pas profonde et la cicatrice serait "fine et élégante" - selon ses propres critères, bien sûr - mais l'oeil était, à première vue, définitivement perdu. Il perçut assez vite l'inconvénient d'avoir une vue monoculaire, et, par conséquent, de ne plus voir le relief, et s'en inquiéta. Mais, dans l'immédiat, il y avait plus urgent à faire. Il devait se dépêcher d'aller s'excuser à plat ventre auprès de Perona. Il se passa de l'eau fraîche sur le visage, et grimaça quand sa blessure le picota. Il se décrassa sommairement les mains et se mit en quête de la jeune femme.

Perona s'était enfermée à triple-tour dans sa chambre, et avait coincé la porte avec une chaise. Elle était roulée en boule dans son lit, pleurant et rigolant à la fois. Une partie d'elle était en extase. Zoro l'avait embrassée. Elle ne connaissait pas les mots pour nommer ce qu'elle ressentait, mais c'était quelque chose de très fort et qui la prenait au ventre dès qu'elle y pensait. Une autre partie d'elle était en train de disparaître. À en juger par la perte de l'oeil de Zoro, celui-ci avait dû frôler la mort durant son combat. Rien que de songer qu'elle avait failli ne plus jamais le voir, elle était prise de poussées d'angoisse et de terreur. C'est à ce moment qu'on frappa violemment à sa porte. Apeurée, elle se terra dans sa boule de draps comme un lièvre au gîte, et n'en bougea plus jusqu'à ce que des bruits de pas s'éloignent. Reprenant son calme, elle entendit le bruit mat d'un corps qui s'effondre. Soudainement piquée par quelque idée noire, Perona se jeta hors de son lit, et courut à la porte. Elle dégagea la chaise d'un coup de pied, qui lui endolorit les orteils, et tourna d'une main tremblante la clef dans la serrure. Enfin, elle fit pivoter la porte, et sortit dans le couloir. Zoro gisait en travers du passage, les bras en croix, émettant un puissant ronflement comme sa poitrine montait et descendait. Toute la fatigue et le poids du combat l'avaient rattrapé, d'autant qu'il cumulait plusieurs blessures inquiétantes dont il ne s'était pas soucié, en plus de son oeil perdu.

Quand elle se rendit compte qu'il dormait, Perona fut prise d'une telle colère (mêlée de soulagement) qu'elle manqua de peu de se jeter sur Zoro et de lui administrer un aller-retour bien senti. Reprenant son calme, elle entreprit de le tracter et de l'installer dans la chambre. Une fois qu'elle l'eut allongé sur son lit, elle courut dans la salle de bain, en quête de désinfectant.


Zoro se réveilla dans une douce chaleur. La première information qui lui parvint fut qu'il était en caleçon, et la deuxième, qu'il était dans un lit. Sa première pensée, quant à elle, fut : "Hmm ... Ça sent la femme ...". Son esprit s'éclaircit, et il prêta attention aux détails de la pièce. De toute évidence, il se trouvait dans sa chambre, à ceci près qu'il occupait le lit de Perona. Il n'y avait personne autour de lui. Il essaya de se lever, mais une atroce douleur, fulgurante, monta de ses côtes, qui le fit se recroqueviller comme un enfant battu. Il essaya de lever un bras, mais il ressentit une douleur semblable. Après avoir fait jouer la plupart de ses muscles, il lui apparut qu'il était courbaturé de toutes parts à un point phénoménal, et qu'il était perclu de crampes et autres raideurs. Alors, il se laissa retomber dans les oreillers moelleux, songeant que c'était là que dormait Perona, et se laissa envahir par le parfum léger de la jeune femme, qui avait imprégné le lit. Il ferma les yeux et s'abandonna à la rêverie à moitié éveillée qui précédait l'endormissement. Au bout d'un laps de temps qui lui parut une heure ou deux, il se mit à rêver d'une présence. Il se redressa en sursautant quand il se rendit compte qu'il ne rêvait pas seulement de cette présence, mais qu'il y avait réellement quelqu'un près de lui. Et il n'aurait pu espérer plus près. Perona était allongée juste à côté de lui, toute habillée et endormie sous les draps. Son visage calme et paisible émut Zoro au plus profond de lui. Il remarqua des traces rougies sous ses yeux, signe qu'elle avait pleuré il y a peu. Elle frémit, et bougea faiblement. Le bretteur s'aperçut que, depuis tout ce temps, elle avait posé une main sur sa poitrine. Épuisé mais satisfait, il préféra retourner au sommeil, ignorant même l'heure qu'il était.

Quand il se réveilla, plus tard, il n'y avait plus personne à côté de lui, mais la fragrance féminine qui montait du lit ne s'était qu'amplifiée. Et, chose qui le désola, ses souvenirs de l'expression de Perona, de sa présence près de lui, s'étaient brouillés comme une inscription à la craie sur laquelle on aurait passé un doigt. Il entendit un bruit de pas, et, sur le qui-vive, tourna la tête vers la porte. Il remarqua ainsi qu'il n'était presque plus courbaturé, et que ses blessures avaient été habilement soignées. Le battant pivota, et Mihawk entra, suivit de Perona qui portait un plateau repas. Ses joues rosirent étrangement quand son regard croisa celui de Zoro.

- Eh bien, j'ai de la visite, on dirait, constata le bretteur.

- En effet, répondit Mihawk. Tu dors sans interruption depuis hier soir, et l'heure du dîner arrive, reprit-il. Au vu des ... Récents événements, il va falloir qu'on discute un peu, disons, pour clarifier les choses. Je vais donc dîner avec toi ici.

Zoro ne protesta aucunement, mais il jeta un regard communicatif à Perona en se redressant sur ses oreillers.

- Non, elle ne peut rester avec nous pour ce soir, déclara Mihawk. Mais dès que notre entretien sera fini, vous pourrez discuter à loisir.

À regret, la jeune femme posa son chargement sur les genoux du bretteur. Elle sentit le regard de celui-ci plonger sur elle comme elle se baissait, et en se redressant, elle braqua ses grands yeux dans les siens. Puis elle s'en alla en refermant silencieusement la porte.

- Zoro, je te dois t'expliquer plusieurs choses, dit Mihawk en joignant les doigts, sans même avoir regardé le plateau de nourriture (alors que Zoro avait déjà descendu une cuisse de poulet froid et attaquait la deuxième). Premièrement, je tiens à m'excuser sincèrement pour l'oeil que tu as perdu en protégeant mon domaine. Je ne sais comment rembourser cette dette.

Il regarda fixement Zoro, qui attendait d'avoir fini sa mastication pour parler.

- Entraînez-moi jusqu'à ce que les deux ans soient écoulés, ça me suffira largement.

- Eh bien, si tel est ton souhait. Deuxièmement, (le visage du corsaire s'assombrit quelque peu) sache que c'est par ma faute qu'Illjoe s'est trouvé ici. J'avais trop relâché mon attention autour de lui, et ça lui a suffit pour tenter de m'atteindre au coeur. Heureusement que j'ai un garde de premier rang.

- Mais pourquoi est-ce qu'il est venu ? Interrogea Zoro (qui, bizarrement, n'était pas surpris que Mihawk connaisse Illjoe).

- Je pense qu'il convoite un sabre que je conserve ici même, Yama. C'est un des trois ...

- Je sais, pour cette famille de lames, il me l'a expliqué.

- Tant mieux. Donc, allons droit au but. Troisièmement, je souhaiterais que tu te tiennes éloigné le plus possible de Perona.

Zoro ouvrit de grands yeux étonnés, mais Mihawk poursuivit.

- Vous êtez jeunes, et avec le même âge, de surcroît. Je ne compte pas vous interdire d'aimer, mais en tant que ton maître (Zoro s'emplit de respect et d'admiration, ne s'étant jamais vraiment considéré comme "disciple"), je dois agir au mieux en ce qui te concerne. Et, si tu veux vraiment me battre un jour, tu vas avoir besoin d'un entraînement rigoureux, et ce n'est pas en batifolant que tu y parviendras. Je ne t'interdis pas de te rapprocher de Perona, mais ne perds pas de vue l'essentiel. Voilà, j'ai fini pour ce point. Maintenant, j'aimerais que tu me racontes ton combat, je suis curieux d'entendre comment tu as fait pour en sortir vivant.

En terminant sa phrase, Mihawk se pencha sur le plateau et attrapa une ou deux rondelles de saucisson. Zoro rassembla ses souvenirs, et commença son récit.

Après qu'il eût fini de raconter son histoire, Mihawk le quitta, pour le moins pensif. Quelques minutes plus tard, Perona entra dans la pièce. Son premier regard fut pour Zoro.

- Ça v ... Commença-t-elle.

- Désolé pour ... Pour hier soir, bredouilla Zoro, en rougissant un peu.

La jeune femme, sincèrement intriguée, de répondre :

- De quoi tu parles ?

Le bretteur se sentit gêné de devoir poursuivre, mais heureusement pour lui, les souvenirs revinrent vite à Perona.

- Ah, pour le baiser ...

Elle vira au rouge vif en quelques secondes. Zoro espéra fermement qu'elle se penche sur lui pour un nouveau baiser, mais il n'en fut rien. Comme un lourd silence s'installait, le jeune homme se sentit obligé de le briser. Perona n'arrivait pas à finir sa phrase. Il chercha quelque temps un sujet, mais ne trouva rien de valable.


Un mois et demi passa. Zoro s'était vite remis. Il avait bel et bien perdu son oeil, mais il appréciait la cicatrice "fine et élégante". L'entraînement avait repris comme avant, à ceci près que Mihawk ne s'absentait plus que pour le ravitaillement (et donc, avait plus de temps à consacrer à son disciple). Et, conformément aux conseils du corsaire, Zoro et Perona étaient resté, tant bien que mal, certes, éloignés l'un de l'autre, tant et si bien qu'il ne se parlaient plus et ne se voyaient quasiment plus qu'au moment des repas. Toutefois, cela permit à l'un comme à l'autre de prendre du recul et d'appréhender leurs sentiments dans leur ensemble. L'été (du moins, aurait-on pu le dire sur une île "normale") approchait.

Un soir, au dîner, il se trouva que Mihawk avait une nouvelle pour ses locataires, qu'il jugeait particulièrement intéressante. Mais le mensonge qu'il avait bâti autour pour la rendre plus crédible ne fit que renforcer l'opinion des deux jeunes gens selon laquelle il était, au fond, un genre de clown (l'idée de Mihawk portant une paire de savates et jonglant avec des balles sur un monocycle fit éclater Zoro de rire, quand il y pensa).

- Une fois par an, environ, je me retire pendant une semaine sur une île privée, un genre de centre de vacances. Comme c'est bientôt et que je ne compte pas vous laissez seuls ici, j'ai pensé à vous faire venir.

L'air tout à fait sérieux de Mihawk, combiné à cette annonce tout à fait vraisemblable de la part d'un pirate, fit sourire les deux jeunes gens, et ils échangèrent un regard complice, le premier depuis longtemps. Zoro crut même déceler le coin d'un sourire.

- Moi, ça ne me gêne pas, du moment qu'il y a de quoi faire de la musculation, où l'on va, déclara simplement le bretteur, en croisant les bras.

Perona resta muette quelques secondes, puis donna son sentiment. Dans sa tête, c'était la fête. Elle allait passer une semaine de vacances avec Zoro, c'était tout ce qui comptait. Toute autre pensée disparut de son esprit.

Les jours suivants furent entièrement consacrés à la préparation du voyage, et furent très heureux pour Perona. À mesure que les préparatifs avançaient, elle s’apercevait que, de plus en plus, elle perdait son côté lugubre, "halloweenesque". Elle redevenait une fille "normale". D'une part, cela lui plaisait, car elle pensait ainsi augmenter son capital intérêt auprès de Zoro, mais cela l'attristait d'autre part, car, après tout ce temps, cette facette lugubre d'elle-même était devenue prépondérante. Aussi arrêta-t-elle définitivement de se déplacer en volant, non seulement car c'était lié à son ancienne personnalité, mais aussi car ne portant plus de bas de laine, ne souhaitait pas dévoiler sa lingerie.

Les quelques jours avant le départ, Zoro observa un grand changement chez Perona, qui le laissa presque pleurant. En peu de temps, elle avait quasiment gommé sa personnalité de Fantômette pour redevenir une "fille normale". Mais, ô malheur, Zoro avait une sainte horreur de la normalité (sinon, il se serait depuis longtemps teint les cheveux en noir), et c'était bien pour ça qu'il avait fini par tomber amoureux de Perona. Certes, il l'aimait pour d'autres sujets, mais ce retour à la normale amputait des deux jambes et d'un bras les sentiment de Zoro. Et un seul bras restant, ça n'était guère suffisant, même avec la tête qui était restée.

Or donc, vint le jour du départ. Mihawk les avait contraint à deux valises chacun, pas plus, le frêle esquif sur lequel ils navigueraient ne permettant pas de transporter trop de marchandise. Perona avait protesté vigoureusement contre cette mesure, mais l'autorité du corsaire l'avait emporté, et elle avait dû laisser derrière elle bon nombre de ses robes, sur lesquelles elle comptait pour éblouir Zoro. Le bretteur, quant à lui, avait réussi à ranger ses affaires dans une seule valise, quoique grosse.

Le matin du départ, avant l'aube (Perona bâillait toutes les quelques secondes), Mihawk leur expliqua sommairement ce qu'il allait être du trajet. La mise en route devait s'effectuer à six heures du matin, puis atteindre l'île habitée la plus proche où se trouverait un point du réseau de ferries de la Marine, aux alentours de treize heures. Perona quémanda de partir plus tard, pour terminer sa nuit, mais Mihawk se montra inflexible. Cependant, une incohérence parvint à Zoro, et il la releva.

- Tu as parlé de la Marine. Il se trouve que je suis recherché, et Perona aussi, donc même si tu nous prends avec toi, les forces navales vont pas rester là en nous disant "bon voyage, et au plaisir !".

- Ne t'inquiète donc pas pour ça, crois-tu que j'agis sans réfléchir ? J'ai un plan pour vous faire passer au nez et à la barbe des soldats. Donc, une fois dans le ferry, on fait le trajet sans provoquer d'escarmouche, et on devrait être arrivés d'ici demain soir, dix-huit heures. Vu ?

- Vu, répéta Zoro.

- Vu ... Bâilla Perona.


Commentaire de l'auteur Chapitre plutôt important pour ce qui va se passer ensuite ! En ce qui concerne la cicatrice à l’œil de Zoro, comme je n'avais pas souvenir qu'Oda l'ait expliqué dans le manga, je me suis dit "tiens donc, pourquoi ne pas expliquer d'où vient cette cicatrice ?". Allez, je vous préviens tout de suite, les 2-3 chapitres suivants seront dédiés aux "vacances" offertes par Mihawk, avec une légère montée en température vers la fin de cette partie du récit. A la prochaine !
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