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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29166
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Chant de sabres et mélodies d'acier

[3444 mots]
Publié le: 2013-02-10Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Les choses s'accélèrent dans ce chapitre, et je pense qu'après l'avoir lu, vous aurez hâte de lire le prochain ! Allez, bonne lecture !

Il s'avéra que Perona était bonne cuisinière, au plaisir de Zoro (qui se resservit deux fois). Maussade et indisposé envers la jeune femme tout à l'heure (il n'avait pas apprécié de se faire forcer à éplucher les patates), il retrouva un semblant de bonne humeur et commença à éprouver de nouveau l'envie de la regarder.

À la fin du repas, Mihawk repoussa son assiette soigneusement débarassée de toute nourriture.

- Eh bien, tu devrais cuisiner plus souvent, c'est vraiment bon, déclara-t-il.

Perona rougit mais conserva son calme.

- C'est clair, renchérit Zoro entre deux bouchées de dessert.

Le coeur de la jeune femme s'emballa. De plus en plus gênée, elle préféra se lever de table. Elle disparut dans la cuisine en emportant son assiette. Quelques minutes après, Zoro fit de même. Il trouva Perona affairée à faire la vaisselle, chose qu'elle n'avait jamais faite ici auparavant. D'ordinaire, Mihawk et Zoro se répartissaient en alternance ce genre de tâches. Il laissa là ses couverts, et s'en fut. Il se réfugia dans la bibliothèque, ayant l'intention de finir avant d'aller dormir le livre qu'il avait commencé, Des hommes et des fées.

Quand Perona eut fini sa vaisselle et celle de Zoro (elle partit avant que Mihawk ne ramène ses couverts, l'obligeant à faire sa propre vaisselle), elle s'enferma dans la salle de bain et n'en ressortit qu'une heure plus tard. Apparament, le bretteur lisait toujours dans la bibliothèque, car il n'y avait personne dans la chambre. Satisfaite, elle s'allongea sous ses couvertures, et passa en revue les évènements de la journée. Qu'est-ce qui avait pu la pousser à cuisiner pour un homme, elle qui se targuait d'être si indépendante, à fortiori pour Zoro ? Certes, elle l'avait forcé à l'aider, mais tout de même. La réponse s'imposait d'elle-même, et elle trouva le courage de se l'avouer : elle était, en ce moment même, en train de tomber amoureuse. Elle rougit, et se tourna dans ses couvertures. Son esprit perverti lui fit imaginer la présence de Zoro, contre lequel elle serait blottie.

Comme d'habitude, quand Perona quitta la chambre pour aller petit-déjeuner, Zoro était déjà dans le salon, et était absorbé par son bol de lait.

- Bonjour, minauda la jeune femme en entrant.

Mihawk ne se détourna pas de son Seamen's Daily News, mais Zoro leva les yeux. Quelque chose le traversa, et il ne pût lever les yeux de Perona. Il était totalement subjugué, bien qu'en l'état, elle n'était guère différente de l'ordinaire. Il en oublia son petit-déjeuner, qui l'avait pourtant tellement absorbé, peu avant. Il la fixa, la bouche à moitié ouverte, jusqu'à ce qu'elle ne s'asseye en face de lui. Il dût fournir un minimum d'efforts pour se recentrer sur son bol et ne pas être percé à jour, mais c'était trop tard. Toutefois, il ne parvint que de haute lutte à s'empêcher de la regarder, pendant qu'elle mangeait, d'autant qu'elle lui jetait en permanence des grappes de petits regards amusés, qui s'égaraient comme des grains de raisin sur une table.

Quand Zoro se leva pour aller porter ses couverts à la cuisine, il sentit dans son dos le regard de Perona, mais ça n'était qu'une illusion car, après son départ, elle n'avait pas quitté son bol des yeux.

Une dizaine de minutes plus tard, Mihawk se souvint de quelque chose.

- Ah, je pense enfin à vous prévenir, aujourd'hui aussi, je pars.

- Encore ! ? Tonitrua Zoro, revenu pour l'occasion.

- En effet.

Las, le bretteur retourna au soin de ses sabres, dans la chambre. Il ne comptait plus les journées qu'il avait passée sans maître pour l'entraîner.


Zoro était devant le château et croisait le fer contre un adversaire invisible quand quelque perturbation dans l'air lourd lui parvint. (Il ne le savait pas encore, mais c'étaient là les prémices de son fluide d'observation.) Comme cela ne lui inspirait rien, il se dirigea vers la côte, ou plutôt, se déplaça dans l'intention d'atteindre la côte. Et, de fait, il se trouva bientôt à errer dans les bois sombres de l'île.

Perona, inquiétée par la disparition de Zoro en forêt (à intervalles réguliers, elle allait à la fenêtre pour voir ce qu'il en était), se prit à avoir peur pour le bretteur. Elle entendit du bruit au bas du château.


Quand Illjoe posa le pied sur la terre de l'île, il sut qu'il était arrivé. Il se retourna vers les quatre hommes qui étaient avec lui. Il y avait son second, son navigateur et deux de ses meilleurs éléments.

- Vous allez attendre ici que le reste de l'équipage arrive avec la chaloupe, et vous irez piller tout ce que vous trouverez sur l'île. Moi, j'ai des trucs à faire. Okay ?

- Vu, capitaine, répondit le second.

Illjoe vérifia sa ceinture, à laquelle pendait un long sabre au fourreau mordoré.


Quand Zoro entendit un bruit de pas résonner autour de lui, dans la forêt, son attention augmenta et il jeta des regards insistants en tout sens, en quête de quelque espion à démasquer. Mais il n'en fut rien, car c'est lui qu'on démasqua. Alors qu'il doublait un grand sapin aux aiguilles noires, quelqu'un traversa le chemin à deux ou trois mètres devant lui, sans le remarquer. C'était un homme, assez grand, plutôt fin, le cheveu brun et court. Il avait les traits nets d'un véritable combattant, et ses habits larges et bouffants lui donnaient un drôle d'air.

En coupant un chemin dans la forêt, pour tenter de gagner le château au centre de l'île, Illjoe se rendit compte qu'il n'était pas seul. À sa gauche, il y avait un grand type aux cheveux verts, avec un visage ahuri. Ils se regardèrent quelques secondes en chiens de faïence.

- T'es qui ? Demandèrent-ils en choeur.

Zoro, déconcerté, prit l'initiative.

- Roronoa Zoro, bretteur de l'équipage du Chapeau de Paille ; mise à prix : cent vingt millions.

- Illjoe Gart, capitaine et sabreur de l'équipage du Saké Doré. On offre deux cent quatre-vingt-quatorze millions pour ma tête.

Zoro ne sourcilla pas à l'annonce du prix.

- Et qu'est-ce qu'on gros morceau comme toi vient faire sur ce bout de caillou perdu ?

- Okay, alors, c'est bien simple. Étant escrimeur toi aussi, je présume que tu connais Dracule Mihawk ?

Cette fois, le bretteur eut un faible mouvement de recul.

- Ouais, plutôt. C' ...

- Mon but est simple : le tuer, pour ensuite devenir le meilleur manieur de sabre du monde.

À ces mots, Zoro se fendit d'un large sourire sournois.

- Crois-le, mon gars, rétorqua-t-il. Parce qu'il se trouve que c'est aussi mon but, et compte pas sur moi pour me laisser me faire couper l'herbe sous le pied.

Illjoe fut sincèrement surpris.

- Eh bien, dans ce cas, je vais devoir t'éliminer en premier. Soit tu te laisse estourbir bien sagement, sans remuer, soit tu meurs dans d'atroces souffrances après que je t'aie écrasé en duel. Okay ?

Zoro pouffa de rire.

- Je suis curieux de voir ça, tiens ! Railla-t-il.

Il tira un à un ses sabres du fourreau. Illjoe ouvrit des yeux étonnés quand il vit les lames de Shûsui et de Wadô Ichimonji.

- Ça me fera trois excellents sabres à récupérer, ça, dit-il en se frottant les mains.

Comme pour le dissuader, Zoro récita l'histoire de chacun de ses sabres. Puis Illjoe tira à son tour son sabre.

- Voici le sabre Umi, forgé par le maître Ao il y a plus de cinq siècles. C'est un des douze sabres de premier rang. Peut-être as-tu entendu parler du sabre Yama ? C'est son jumeau, et réunis, ils forment la paire "Mille ans dans la Mer, Mille ans dans la Montagne". Et, avec le troisième sabre Sora, lui aussi forgé par le maître Ao, ils sont la "Force de la Trinité". En réalité, mon but est d'obtenir ces trois sabres car il est dit que, réunis, ils sont les plus puissants. Et je sais de source sûre qu'un de ces sabres est détenu ici, par Dracule Mihawk. Voilà pourquoi je veux lui passer sur le corps.

- Eh bien, mon grand, avant d'aller plus loin, il va falloir qu'on s'amuse un peu, tout les deux. Je crois me souvenir t'avoir dit que je ne comptais pas me laisser dépasser. C'est moi qui vaincrai cette homme, et personne d'autre.

Zoro courut en avant, tandis qu'Illjoe campait sur ses positions. Le bretteur engagea les festivités par un coup de taille large et ample, que son adversaire esquiva sans même se fatiguer.

Au fil que le combat s'étirait, chacun décrypta et analysa le style de combat de l'autre. Avec un seul sabre, Illjoe tenait aisément tête aux trois lames de Zoro. Sa technique était très particulière, et le bretteur était très curieux de savoir où et de qui il l'avait apprise. Quand, par exemple Illjoe se fendait pour frapper d'une estocade au ventre, c'était un coup de taille au niveau du cou que devait parer Zoro. Cette technique à la direction tout à fait changeante le perturbait, et aucun de ses trois sabres n'avaient encore mordu la peau de l'adversaire.

Zoro finit par admettre qu'il ne gagnerait pas sans se décarcasser un peu.

- J'aurais les mains liées que je te dominerais toujours aussi aisément, le railla alors Illjoe.

Le jeune home n'apprécia pas vraiment la pique. Il s'esquiva et bondit en arrière.

- Calibre soixante-douze !

La projection manqua de peu sa cible, qui d'un bond de côté avait évité.

- La vache ! Tu sors ça d'où, toi ? S'étonna Illjoe, complètement ahuri.

Bien que la projection de Zoro n'ait été qu'un échantillon gratuit de ce qu'il était capable, le capitaine n'avait jamais rien vu de tel, même après plus de huit ans de mer dont trois sur Grand Line.

- Disons que c'est mon style de combat à moi.

Dès que Zoro eut fini sa phrase, il s'exclama :

- La passe du loup !

Il se jeta sur Illjoe, pivota à trois cent soixante degrés et abattit ses sabres. La pointe de Shûsui érafla le dos du capitaine pirate, qui avait encore une fois fait preuve d'une esquive remarquable.

- Hmm, ça fait mal, ce que tu m'as mis, tu vas prendre cher, okay ? S'emporta Illjoe.

Il serra la main autour de la poignée de son sabre.

- Gott der groß ! (NB : Dieu le Grand ! NB2 : le ß se prononce comme deux s)

La lame siffla si près de la tête de Zoro que celui-ci put sentir la froideur du métal. Tout de suite après, il dût parer un coup rageur qui l'aurait amputé de la jambe droite à hauteur du genou s'il n'avait pas régi à temps.

- Eh bien, je ne m'attendais pas à faire un mort en frappant comme ça, mais je ne m'attendais pas non plus à être paré aussi efficacement. On t'a largement sous-estimé, pour ce qui est du montant de ta prime, affirma Illjoe.

- Si je me bats avec trois sabres, c'est bien parce que je peux me servir des trois en même temps, rétorqua Zoro en préparant son prochain coup.

Il se trouva que Zoro et Illjoe (du moins, dans la mesure où tous deux se retenaient) étaient de force égale, car ils combattirent plus de dix minutes sans parvenir à atteindre l'autre, sinon à le frôler. Aussi, d'un commun accord, ils décidèrent de donner toute leur force. Jamais Zoro ne passa aussi près de la mort.


Les deux combattants avaient déjà échangé trois passes d'armes, et transpiraient à grosses gouttes. Techniquement, Illjoe était largement supérieur à Zoro, et il apparaissait clairement que ce dernier, sans son fluide d'observation (bien que non encore apprivoisé), aurait depuis longtemps trépassé, et ce avant même qu'ils ne s'y mettent sérieusement. Toutefois, l'éventail de techniques et de bottes secrètes de Zoro n'avait rien à envier à celui d'Illjoe, et le dépassait même.

- Calibre cent huit ! S'exclama Zoro, en haletant.

Illjoe esquiva, mais moins aisément qu'au début, et il manqua de se faire arracher un bras au passage. Il se savait techniquement supérieur, mais la hargne et la technique poussée de son adversaire lui rendaient la tâche ardue. Et il se fatiguait vite. Trop vite, ça n'était pas normal. Toutefois, ce dernier point lui procurait quelque réconfort, car Zoro devait lui aussi souffrir de cet affaiblissement accéléré.

- L'Hirondelle aux Milles Feintes ! Cria Illjoe en courant ventre à terre sur Zoro.

Le bretteur ne dût sa survie qu'à un immense coup de chance, et encore, il y gagea un oeil. Il hurla de douleur quand l'acier lui mordit la chair au visage, griffant l'oeil jusqu'à le crever. Quand la vague d'acier tissée par les vifs coups de sabres d'Illjoe s'estompa, il eût le réflexe de jouer sa dernière carte, et sans doute la plus puissante.

- Brume argentée d'Ashura !

Illjoe recula de trois pas. Son adversaire était couvert de cicatrices, dégoulinait de sang, avait perdu un oeil, et pourtant, il avait encore de quoi surprendre un amiral. Puis, il se demanda ce qu'était ce démon à trois têtes et neuf bras.

- Kyûtoryû1 ! Garuda d'Acier !

C'était une technique du style projection, et jamais Zoro ne refit d'attaque aussi destructrice. Le tonnerre de lames qui s'abattit sur Illjoe le laissa au moins autant lacéré que le bretteur, sinon plus. Pantelants, les deux adversaires se soutirent du regard pour ne pas tomber.

- Eh bien ... Si Mihawk a ce genre de garde à sa porte, je l'ai sans doute sous-estimé, souffla Illjoe.

- Et pas qu'un peu, rétorqua Zoro.

À ces mots, Illjoe remit son sabre au fourreau.

- Je suppose que tu as envie de finir ce combat, mais pour ma part, j'ai pas envie de mourir maintenant. Toi non plus, j'en suis sûr, déclara-t-il.

À ces mots, le jeune bretteur vit subitement derrière ses yeux (enfin, derrière son oeil valide) le visage souriant de Perona, et il se sentit heureux de pouvoir la revoir.

- Dépêche-toi d'aller la rejoindre, lui ordonna Illjoe.

Zoro tressaillit. Comment avait-il lu dans ses pensées ? Toutefois, il ne s'attarda pas plus sur ce problème, et prit ses jambes à son cou. Quelque chose lui disait qu'on avait besoin de lui au château, et qu'il ne risquait rien à tourner le dos à l'ennemi. En chemin, il se préoccuppa de son oeil. Plus aucune image n'en venait, et, quand il portait une main à son oeil, il la retirait couverte de sang. Mais, pour le moment, il avait d'autres motifs d'inquiétude, et bien plus importants.

Illjoe rebroussa chemin jusqu'à la côte. Là, on lui envoya une chaloupe depuis le navire, et il remonta à bord.

- J'ai dû poser la bombe, en fin de compte, déclara-t-il avec une grande inspiration. Ils m'ent diront des nouvelles, de celle-là.

- Mais, et ... Et les autres, qui sont encore sur l'île ? S'enquit un pirate.

- Les ordres sont : revenez avant le coucher du soleil. On avait convenu de faire péter la bombe cette nuit. Okay ?

- Bien, chef ...

En effet, Illjoe avait enterré, avant le combat, un puissant explosif dans le sol de l'île. En derniers recours, au cas où il ne vaincrait pas Mihawk. Et, en l'occurrence, il en doutait. La bombe en question était artisanale mais tout de même puissante. Le boulet de canon de Baroque Works, qui avait manqué de détruire la grand-place d'Alubarna à Alabasta, était loin en-dessous en terme de puissance destructrice.


Zoro franchit en coup de vent le portail du château, et se jeta dans les marches qu'il monta quatre à quatre. Arrivé au premier étage, il était essoufflé et se reposa quelques secondes, les mains sur les genoux, avant d'entrer. Des signes de désordre le troublaient, et pas qu'un peu. Il y avait nombre de traces de boue dans les couloirs et l'escalier, jusqu'aux appartements rénovés par Mihawk. Plusieurs portes inusitées étaient défoncées. Mort d'inquiétude, il entra. Un corps gisait au sol, une mousse d'écume blanchâte aux lèvres. Son coeur se serra. Mais si c'était Perona qui était étendue, alors lui-même était un homme-poisson. C'était un pirate barbu et ventru, visiblement effrayé par quelque manifestation surnaturelle. Un autre corps, d'un homme plus jeune, gisait plus loin.

- Ah, te revoilà enfin ! S'exclama-t-on dans son dos.

Perona, simulant un air fâché (mais qui était plus proche d'éclater de rire), se tenait derrière lui, les mains sur les hanches.

- Tu ... Vas bien ? Demanda Zoro, rassuré mais toujours inquiet.

Il leva une main tremblante vers Perona, elle ne réagit pas gestuellement.

- Ils seraient morts, si je n'allais pas bien ! Répliqua-t-elle fièrement.

- Et tu t'en es débarassée toute seule ? Interrogea Zoro, un peu avec le ton d'un père qui demande à son fils s'il a eu de bonnes notes.

- Eh ! Je suis peut-être une femme, mais pas faible ! N'oublie pas que j'avais de l'importance, à Thriller Bark !

Soudain, Perona remarqua que Zoro ne semblait plus se servir de son oeil gauche. C'était une des premières choses qu'elle avait remarquées en le voyant de face, mais elle ne pensait pas que c'était si grave que ça, une simple égratignure peut-être.

- Ton oeil ... Marmonna-t-elle, à demi-choquée.

- C'est rien, ça guérira, mentit Zoro pour se donner de l'assurance.

Alors, il fit quelque chose qu'il n'aurait jamais osé faire si une puissante inquiétude n'avait pas obsurci ses pensées pendant assez longtemps et sur un point assez crucial. Il essuya d'un revers de bras le sang presque sec qui avait coulé de sa plaie sur sa joue et jusqu'à son oeil, se bénit de s'être rasé et brossé les dents le matin, et posa ses bras autour du cou de Perona.

"Soyons fou !" Songea-t-il à ce moment.

Il se pencha vers elle et l'embrassa.


Quand Mihawk accosta sur son île, à l'opposé de là où se trouvaient Illjoe et son équipage, il sut immédiatement que quelque chose n'allait pas. Quoi, il n'aurait pu le dire. Mais trouver la bombe ne lui prit guère de temps. Il savait où était l'engin explosif, mais ne savait rien de sa nature. Quand il l'exhuma de l'humus fertile de la forêt, il fut grandement surpris. Il posa une main sur le boîtier de fer maladroitement soudé.

"Encore huit minutes avant que ça pète." Songea le corsaire.

Il prit l'objet sous le coude, et prit le chemin de la côte à fond de train. Arrivé au bord de l'eau, il soufflait tellement qu'il se sentait prêt à mourir sur-le-champ. Il rassembla ses forces, empoigna l'explosif et le projeta au loin. Il y eu un grand bruit d'éclaboussures, et, quelques secondes plus tard, un choc sourd se faisait entendre. La surface de l'eau se souleva de quelques centimètres, et une vaguelette d'un pied de hauteur vint lécher les jambes de Mihawk. Celui-ci se laissa tomber sur le fondement, et soupira. Tout mal avait été évité. Quand au poseur de l'explosif, il se doutait plus ou moins qu'Illjoe Gart était dans le coup. Il se promit d'aller lui rendre une petite visite, quand il en aurait le temps. Il connaissait Illjoe depuis plusieurs années. C'était en quelque sorte le prédécesseur de Zoro, mis à part qu'Illjoe n'était pas le disciple de Mihawk mais avait eu le même maître que lui. Et Illjoe, qui était en réalité beaucoup plus vieux que ce qu'il paraissait, convoitait un certain sabre que Mihawk avait hérité de son maître, longtemps auparavant. Toutefois, le capitaine corsaire était largement supérieur au capitaine pirate, et leur confrontation serait fort peu profitable à Illjoe.

Commentaire de l'auteur Ce chapitre envoie du lourd, c'est sûr. Mais ne vous attendez pas à ce que Zoro et Perona se reproduisent dès le prochain chapitre, ça il faudra patienter un peu (oui, il y a du lemon au programme). Pour ce qui est de la cicatrice qui a éborgné Zoro, il n'y a rien dans le manga à ce sujet (à ma connaissance) alors j'ai décidé d'y remédier ainsi :D Merci d'avoir pris la peine d'attendre ce chapitre, et surtout, de l'avoir lu !
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