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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29139
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Confrontation

[2522 mots]
Publié le: 2013-01-20Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Voici venir le troisième chapitre de l'histoire, bonne lecture !

Chapitre 3 : Confrontation

Un mois s'écoula dans l'ennui le plus ferme, sans qu'il ne se passât quoi que ce fut d'un tant soit peu intéressant entre Zoro et Perona. Cependant, Mihawk avait été jeune avant eux et on ne la lui faisait plus à l'envers. Il décelait avec autant d'aisance qu'un renard détecte un mulot dans une motte d'herbe le petit manège discret qui s'opérait entre les deux jeunes gens, bien qu'eux mêmes ne s'en rendirent pas tout à fait compte.

Sur ces entrefaites, Zoro vint à bout des six mois d'entraînements que Mihawk lui avait assigné. Conformément à ce qu'il avait déclaré en remettant à Zoro le "programme d'entraînement", il commença à s'occuper personnellement de son entraînement. De fait, les horaires avaient été fortement relachées, et Perona avait enfin vu son fantasme de se réveiller avant Zoro se réaliser. Cependant, elle était toujours indécise, et préférait se laisser porter par le courant comme une branche, plutôt que d'amonceler les efforts pour atteindre l'une ou l'autre berge. Elle se disait que, d'une manière générale, l'eau finirait bien par l'envoyer sur la terre ferme.


Même si Zoro s'entraînait moins longtemps, il n'en revenait que plus fatigué, et surtout, couvert des pieds à la tête de bleus et contusions. Pour commencer, Mihawk lui avait confié un bâton de quatre-vingt-dix centimètres, marqué d'un trait dans l'écorce à quinze centimètres d'une des extrémités : un "sabre". Le but de l'exercice était, pour le jeune bretteur, de réussir à toucher Mihawk. Ensuite, ils pourraient monter au palier suivant.

Zoro n'avait pas encore réussi à approcher son arme à moins de trente centimètres de Mihawk. Ses esquives étaient trop souples et ses parades, trop élaborées. Et, avoir seulement un sabre dérangeait Zoro. Il se sentait tout nu sans au moins trois sabres. Perona avait reprit goût à regarder les entraînements du jeune homme, et elle s'amusait particulièrement à le voir se faire étriquer par un "vieux".


Une semaine après que Mihawk eût défié Zoro de le toucher avec son sabre de bois, il arriva quelque chose au bretteur qui devait à jamais changer sa vie.


Un soir, quand Zoro entra dans la chambre, Perona était assise sur son lit. Les rideaux étaient tirés, mais, par transparence (avec un oeil aiguisé, on pouvait distinguer les silhouettes derrière une telle étoffe), il voyait la silhouette de la jeune femme, grâce à la petite lampe présente au-dessus des oreillers, pour la lecture. En l'occurrence, Perona était assise sur le lit. Elle semblait nue, ou peu vêtue, pour autant qu'il pût en juger à la silhouette et aux vagues fragments de couleur qui filtraient à travers les rideaux lavande. Il sentit une chaleur nouvelle se répandre dans les veines de son visage. La silhouette leva les bras et ôta un tee-shirt, ou un quelconque haut, et secoua sa chevelure ondoyante.

Le coeur de Zoro entrait en rupture quand il se rendit compte de la raideur montante dans son pantalon. Il ne s'en inquiéta pas. Il y avait plus important à penser. La sensation horriblement grisante du petit garçon qui découvre par le trou de la serrure les mystères de l'amour atteignit son paroxysme, et les membres de Zoro s'agitèrent de tremblements incontrôlables.

Sur son lit, Perona semblait farfouiller dans un petit sac. Par moment, elle remettait en place une mèche, d'un geste assuré de la main.

Zoro était comme un insecte mort cloué avec délicatesse sur une planche d'entomologiste. Son cerveau avait fini par entrer en fusion, ou quelque chose de cet acabit-là, et il fixait éperdument les rideaux du lit, en quête de quelque signe de vie, qu'on ne tarda pas à lui donner. Il n'avait jamais vu une femme. Ahuri, il ressassa lentement les derniers souvenirs emmagasinés. Certes, Nami et Robin étaient bien du sexe féminin, mais elles étaient beaucoup trop enveloppées de mystère pour qu'elles puissent êtres objet de désir. Mais là, il était, mis à part un centimètre d'étoffe, en plein dans l'intimité de Perona. C'était comme si elle s'était sensuellement déshabillée devant lui. Soudain, il comprit qu'elle pouvait être désirable, et qu'en fait, elle était déjà sujette à son désir. Cette dernière affirmation fut plus longue à faire irruption dans son esprit en ébullition, mais il l'accueillit avec tout le sérieux d'un président-directeur général qui découvre le budget annuel de sa multinationale.

Une fois que Perona eût rangé ses petites affaires dans la sacoche prévue à cet effet, elle s'assura que son chemisier était bien fermé (l'incident du rêve l'avait durablement marquée) et repoussa vivement le rideau, sur le côté. Elle sortit. Zoro, surpris, sursauta. Il n'avait pas bougé et fixait béatement un point vague sur le rideau. Comme pris la main dans le sac, il se détourna et, d'une main beaucoup plus nerveuse que ce qu'il avait escompté, prit sa toile de hamac et la tendit. Douteuse, Perona le considéra quelques instants, et quitta la chambre. Elle faillit tout de même s'énerver, mais avait réussi d'extrême justesse à se contrôler.

Une idée fusa dans l'esprit de Zoro, mais il la trouvait vraiment étrange, et préféra se réfugier immédiatement dans son hamac. Le souvenir de ce à quoi il avait assisté le travailla plusieurs heures durant.

Dans la salle de bains, Perona se regarda longuement dans le miroir, cherchant vainement quelque bouton disgrâcieux qui aurait percé sa délicate peau. Elle se força à ne pas repenser au regard ébahi et désireux de Zoro, car, elle ne trouvait que plus étrange encore, tant et si bien qu'elle commença à se dire qu'elle trouvait étranges beaucoup de choses. Une fois parée pour aller dormir, elle regagna la chambre et marcha à son lit comme un robot androïde irait d'un point A à un point B, sans jeter un seul regard, fut-il le plus petit, vers Zoro. De toutes manières, celui-ci était tout tourné vers le mur et, bien qu'éveillé, pensait trop pour pouvoir percevoir la présence de Perona.


Le lendemain, les deux jeunes gens se rencontrèrent dans le salon, où Mihawk avait servi l'habituel petit-déjeuner sommaire, seul repas qu'il avait consenti à préparer à ses invités. Zoro avait un air particulièrement amusant d'ours mal réveillé. La fine barbe qui avait poussé sur ses joues et les borborygmes informes qui montaient de sa gorge quand il répondait n'aidaient pas à le défaire de son statut acquis de plantigrade. Perona rigola de tout cela, et même le regard le plus sombre de Zoro ne put l'arrêter, au contraire. Elle se fit mal aux côtes à force de rigoler.

- Merci, déclara Zoro d'une voix revêche, quand la crise toucha à son terme.

Les considérations de la veille lui revinrent en tête. Il ne pouvait nier les formations alchimiques qui s'opéraient en lui, ni qu'il trouvait Perona de plus en plus attirante au fil des jours. Mais, cependant, quelque fidélité passée le retenait comme un pendu à sa corde. Car, jusqu'à présent, Perona était la troisième femme qui avait réussi à éveiller son intérêt. Il ne préféra pas repenser à la première d'entre elles, d'autant qu'elle était la cause de toutes ses péripéties. Ni non plus à la deuxième, dont il avait toujours un peu peur, et dont il redoutait les accès de colère certains quand ils se trouvaient à moins de cinquante mètres l'un de l'autre. Toutefois, il ne parvenait pas, malgré les heures de réflexions qu'il avait eues sur le sujet, à faire la part des choses. Comme dit précédemment, il ne pouvait nier certaines choses vis-à-vis de Perona, mais il ne connaissait d'elle que le dixième de l'iceberg, qui crevait la surface de l'eau. Tout le reste était immergé en eaux profondes.

Alors, fatigué de toutes ses considérations qu'il voyait maintenant comme absurdes, il recentra son regard en face de lui, et s'attacha à finir sa tartine de beurre.

Quelques secondes plus tard, il se rendit compte, mortifié, qu'il essayait (inconsciamment, certes, mais tout de même) de voir à travers les petits espaces de tissus qui séparaient les boutons du chemisier de Perona. L'acte lui était venu naturellement. Et il ne l'avait pas refusé. La jeune femme sembla remarquer quelques perturbations chez son voisin de table, mais elle n'y prêta que peu d'attention.


L'entraînement au bâton de la journée fut particulièrement intense, et Zoro ne fut pas très loin de s'approcher à moins de trente centimètres de Mihawk. Mais comme ce dernier avait à faire qui réclamait sa présence loin d'ici, il dût écourter la séance d'entraînement.

- Je pense être de retour pour le dîner. Tiens, tu n'as qu'à faire un duel avec Fantômette, ça vous occupera tous les deux, déclara-t-il en remettant sa veste.

Zoro voulut contester, mais Mihawk s'éloignait déjà et était subitement et malencontreusement devenu sourd.

Il quitta la clairière où ils s'entraînaient d'un pas leste. Perona, perchée sur une branche d'arbre, et qui regardait jusqu'à présent, protesta fortement contre la décision prise pour elle.

- Je refuse ! Personne n'a d'ordres à me donner !

Mais Mihawk était déjà loin. Comme Zoro la regardait avec insistance, elle soupira et capitula.

- Bon, on va se battre, si tu insistes.

- Hé ! J'ai jamais insisté ! S'exclama furieusement le bretteur, en courant chercher ses sabres posés au pied d'un arbre. Il remit les fourreaux à sa ceinture, et dégaina.

- Pour quelqu'un qui ne veut pas se battre, tu es enthousiaste ! Constata Perona, presque amusée.

Elle se laissa prendre au jeu, et se mit en face de Zoro. Ce dernier se campa sur ses positions.

- Allez, je veux bien qu'on combatte un peu, annonça Perona, mais ne te fais pas d'idées : moi aussi, je m'ennuie comme un rat mort, ici ! Et ne viendra pas pleurer quand je t'aurais écrasé.

- Tiens donc, je suis curieux de voir ça ! Railla Zoro.

- Une dernière chose, fais-moi une seule coupure, même la plus petite, et tu le regretteras jusqu'au tombeau, crois-moi !

Dès que la phrase fut terminée, Zoro se jeta sur la jeune femme, l'esprit vide de toute pensée. Il allongea le bras droit et tenta de la faucher au niveau du nombril. Mais elle esquiva souplement. Il avait oublié que les pouvoirs de Perona lui permettaient de voler.

- Ho ! Redescends, c'est de la triche ! Vociféra le bretteur, impuissant.

Il aurait pû tenter une projection, mais cela ne lui vint pas en tête.

- Tu crois quoi, que je vais bien sagement te prêter le flanc ? Sans mes pouvoirs, je te rappelle que je suis une femme ordinaire, pas un monstre comme toi ! Tiens, voilà pour toi !

Elle fit un large geste de la main, et une paire de negative hollows apparut. Zoro ne les reconnut qu'à faible distance, et il était trop tard pour éviter.

- Vite, une corde et un tabouret, marmonna-t-il en s'effondrant, déprimé.

Perona redescendit vers lui, un sourire triomphal sur le visage.

- Alors, t'en dis quoi ?

Au moment où ses pieds touchèrent terre, Zoro se redressa et fondit sur elle. Il brandit ses sabres. Perona sursauta en sentant l'acier froid contre sa gorge. Tremblante, pleurant presque, elle porta une main à son cou, et s'attendit à sentir son sang se répandre sous ses doigts. Tout ce qu'elle rencontra, ce fut le plat de la lame de Shûsui plaquée contre sa gorge, tranchant vers l'extérieur. Elle faillit rigoler d'elle-même. Pourquoi avoir eu peur comme ça ? Et comment avait-il fait pour ne pas être atteint par le pouvoir, non pas d'un, mais de deux negative hollows ?

- Tu as perdu, déclara Zoro.

Il retira ses sabres et les remit au fourreau. Encore un peu gênée, Perona toucha l'endroit de son cou qui avait été en contact avec le métal. Elle le ressentait comme si c'eût été les lèvres du bretteur. Son coeur s'engagea dans un rythme de samba endiablée, et elle rougit en quelques secondes.

En s'éloignant, Zoro trouva étrange que Perona ne le suive pas. À l'orée du bois, il se retourna. La jeune femme était restée debout au milieu de la clairière, une main sur la gorge, comme si elle voulait s'assurer de la présence de quelque araignée au venin mortel, sur sa peau.

- Hé ! Pourquoi tu restes plantée là ? Demanda Zoro.

En temps normal, il aurait poursuivi sa route sans se soucier de Perona, mais quelque chose de nouveau en lui le poussait à se soucier de Perona.

Cet appel tira la jeune femme de ses pensées, et elle rejoignit Zoro en lévitant.

Pendant le chemin, un détail l'interpella.

- Dis, ce sabre avec les symboles sur le fourreau, là, c'était celui de Ryûma ?

Zoro, surpris, leva les yeux vers elle.

- Ouais. Shûsui, premier des Quatre Sabres Saisonniers, forgé par le maître Vivaldi et son disciple Arcimboldo il y a cent vingt ans.

Impressionnée par ce savoir, Perona voulut en savoir plus et, accessoirement, flatter un peu le bretteur.

- Les Quatre Sabres Saisonniers ?

- Shûsui, Fuyutsuki, Haruyama et Natsuoni. Forgés tout les quatre il y a ...

Zoro s'offrit le temps d'un calcul mental qu'il jugea assez complexe.

- Exactement cent dix-sept ans, par le maître forgeron Vivaldi et son disciple Arcimboldo. D'après ce que Mihawk m'a dit là-dessus, ce sont parmi les meilleures lames du monde, surtout Natsuoni et Haruyama, qui sont les meilleures lames après la sienne.

Perona laissa échapper une authentique exclamation d'étonnement, et était tout à fait impressionnée. Elle voulut en savoir plus sur le reste de l'équipement de Zoro. Celui-ci, content de voir que, pour une fois, elle s'intéressait à ses sabres, ne manqua pas de se perdre et de se répandre en explications longues et détaillées sur chacune de ses lames. En arrivant au château, Perona avait accumulé plus de connaissance sur ces trois sabres et l'escrime en général qu'un érudit qui lirait un livre de huit cent pages sur le sujet. Et elle était restée pendue aux lèvres de Zoro, tout du long. Vraiment, il y avait quelque chose dans ce gars qui lui plaisait.


"Quand il y a du bon dans une partie, il y a du bon dans le tout."


Quand Mihawk fut de retour au château, peu après le coucher du soleil (bien que cette notion fut assez abstraite sur une île où on ne voyait jamais l'astre solaire, faute de ciel dégagé), il se trouva grandement surpris de trouver Perona affairée dans la cuisine et Zoro enchaîné à une chaise, épluchant tout un seau de pommes de terre en maugréant.

Commentaire de l'auteur La thématique des quatre sabres saisonniers (n'oubliez pas que Shûsui signifie "eau automnale") est quelque chose qui vient d'une autre fiction One Piece, et je l'aime beaucoup car elle donne de la profondeur à l'art de l'escrime. Cependant, c'est la première fois que j'en parle ainsi. Les noms des sabres sont tous du japonais, mais je vous laisse le soin de deviner.
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