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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 770 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 396 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29142
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Tout ça n'est que tromperie

[2328 mots]
Publié le: 2013-01-16Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Comme promis, voici le chapitre 2. Bonne lecture !

Chapitre 2 : Tout ça n'est que tromperie

Bien entendu, quand Perona se réveilla, le lendemain, Zoro était déjà loin. Ah, comme elle soupirait après un matin où ils se réveilleraient enfin en même temps ! Mais, pensait-elle, ce genre de conjecture, à l'image des croisements fortuits du ballet céleste, n'avait que très peu de chances de se produire.

Perona se glissa avec plaisir dans l'eau chaude qui remplissait à moitié la baignoire. Pour cette fois, elle était sûre de ne pas se faire surprendre, car il était à peine dix heures trente. Zoro ne rentrerait pour la croûte qu'à midi, et Mihawk était parti en vadrouille à la première heure, le matin.

Le bain moussant qu'on trouvait dans la salle de bains de Mihawk était importé directement de Sabaody, et c'était un des meilleurs au monde. En quelques minutes, Perona disparu presque intégralement sous la mousse, et il n'y avait plus que son visage pour dépasser. Elle ferma les yeux et soupira de bien-être.

En se savonnant, elle effleura, emplie de fierté, ses courbes.

Bien entendu, quand Perona se réveilla, le lendemain, Zoro était déjà loin. Ah, comme elle soupirait après un matin où ils se réveilleraient enfin en même temps ! Mais, pensait-elle, ce genre de conjecture, à l'image des croisements fortuits du ballet céleste, n'avait que très peu de chances de se produire. À moins qu'elle ne le provoquât par quelque artifice ...

Perona se glissa avec plaisir dans l'eau chaude qui remplissait à moitié la baignoire. Pour cette fois, elle était sûre de ne pas se faire surprendre, car il était à peine dix heures trente. Zoro ne rentrerait pour la croûte qu'à midi, et Mihawk était parti en vadrouille à la première heure, le matin.

Le bain moussant qu'on trouvait dans la salle de bains de Mihawk était importé directement de Sabaody, et c'était un des meilleurs au monde. En quelques minutes, Perona disparut presque intégralement sous la mousse, et il n'y avait plus que son visage pour dépasser. Elle ferma les yeux et soupira de bien-être.

En se savonnant, elle effleura, emplie de fierté, ses courbes graciles. Voilà au moins quelque chose de ce corps qu'elle était sûre d'aimer. Jambes, hanches, ventre, poitrine ... Elle se demanda alors s'il arrivait à Zoro de la suivre du regard, ou même de la mater. Toute rouge et honteuse d'avoir été si loin, même en pensée, elle s'enfonça jusqu'au nez dans la mousse et cligna des yeux comme si on l'avait éclaboussée.

"Je suis vraiment bizarre." Songea-t-elle.

Après s'être savonnée, Perona profita de l'eau encore tiède en s'étalant de tout son long dans la baignoire. Elle joua distraitement avec ses longues mèches qui flottaient autour d'elle, telles un millier de méduses roses sous l'écume des vagues.

Malgré ce corps donc elle était fière et qui ne peinait pas à aimanter les regards, elle ne se considérait pas du reste comme ce qu'on aurait appelé une beauté, ou plutôt que les diverses rivales amoureuses qu'elle avait pût avoir dans son adolescence la rétogradaient en fade pot de fleurs, et avaient placé haut la barre de la "beauté".

Et, en l'occurrence, autour de Zoro, la concurrence était (à son idée) très rude, entre Nami et Robin. Elle ne les connaissait que de vue, à part quelques bribes d'histoires sur Robin, mais ce qu'elle savait, c'est qu'elle ne valait pas grand-chose sur le plan physique face à la navigatrice et à l'archéologue.

Soudain, Perona se rendit compte qu'elle parlait, enfin, pensait exactement comme au temps où elle était amoureuse transie. Or, aux dernières nouvelles, personne n'occupait de place privilégiée dans son coeur, et à en croire ses pensées, Zoro monopolisait toute son attention, et ce bien au-delà de la limite acceptable. Elle sentit un agréable sentiment d'ivresse en pensant que Zoro aurait très bien pu se trouver à côté d'elle, une main sur sa jambe, à moitié endormi après avoir fait l'amour longuement et sensuellement. Gênée, elle secoua la tête et, comme un tonneau percé, se vida lentement de toute espèce de pensée. Une fois revenue au calme, elle quitta le bain.

En sortant de l'eau, elle se hâta de se s'enrouler dans la serviette qu'elle avait posé sur le radiateur à eau. Elle leva ses mains devant ses yeux, fit jouer ses doigts, s'émerveilla de la fantastique mécanique de cette partie du corps, se demanda combien de dizaine de millions d'années avaient-il fallu à l'évolution pour produire un tel résultat de finesse.

Ses doigts fins aux ongles courts semblaient fragiles, comme ceux d'une poupée de porcelaine. En vérité, il n'y avait pas que cette partie de son corps qui fût à l'image d'une poupée. Elle remarqua que la peau de ses paumes et de l'intérieur des doigts était toute fripée. Alors, à ce moment, une locution lui revint en tête, mémorisée aussi clairement qu'une marque au fer rouge, mais oubliée depuis longtemps.

"Memento mori. Souviens-toi que tu vas mourir."

Durant la courte seconde qui suivit, un immense flot de pensées s'abattit sur elle, et le monologue reprit. Perona sentimentale versus Perona rebelle, ç'allait être un beau combat !


Au moment où Zoro referma la braguette de son pantalon après avoir uriné contre un arbre, il ne se doutait absolument pas qu'il était le nerf de la guerre interne que Perona sentimentale menait contre Perona rebelle, et qui avait repris avec l'après-midi.

Une heure plus tôt, quand Zoro était remonté au château pour manger, il n'avait ni vu, ni entendu Perona, mais ne s'en était pas inquiété. Une fois que le bretteur fut reparti dans la forêt, la jeune femme était sortie de sa chambre, dans laquelle elle s'était une nouvelle fois réfugiée.


Le soir, peu avant le dîner, Perona fut victime d'une envie pressante de se rendre aux toilettes. Mihawk était affairé dans la cuisine, ayant ramené de belles pièces de viande et de quoi bien manger sans passer plusieurs heures à cuisiner de sa promenade du jour. Perona ne savait pas où se trouvait Zoro. En poussant la porte de la salle de bains, elle trouva la réponse : il y était déjà, se rasant devant le miroir, avec pour tout habit une serviette enroulée autour des hanches. Elle se sentit horriblement gênée, et le rouge lui monta aux joues en un clin d'oeil.

Zoro se rasait. Il commençait à descendre sur la gorge, et le fit avec prudence car il utilisait une lame de barbier. C'est à ce moment que la porte s'ouvrit avec force. Il sursauta et faillit s'égorger, traçant une longue mais superficielle estafilade juste au-dessus de sa pomme d'Adam. Perona le regardait dans le miroir, avec de grands yeux ronds et un air tout à fait étonné, les joues violacées. Elle referma aussi subitement qu'elle avait ouvert. Toujours sonné, Zoro reprit lentement ses esprits et termina son oeuvre, sans se poser plus de questions que "qu'est-ce qu'elle voulait ?".

Le coeur battant la chamade et les joues en feu, Perona se plaqua contre le mur, une main encore posée sur la clenche. Elle soufflait comme si elle avait sprinté un cent mètres pour échapper à une horde d'autruches en folie. Elle lâcha la poignée, et se pencha en avant en posant les mains sur ses genoux. Elle avait du mal à assimiler ce qu'elle venait de voir. Zoro, se raser ? Elle avait toujours pensé cette activité réservée aux vénérables hommes qui avaient passé leur vie sur le champ de bataille, et savoir qu'il se rasait aussi lui conférait à ses yeux un espèce de charme viril nouveau. Même si, au début, le voir avec une moitié de visage couvert de mousse à raser avait failli la faire rire. D'ailleurs, en y repensant, ses lèvres s'étirèrent en sourire, et elle commença à pouffer de rire. Mais elle rigola moins quand la porte s'ouvrit à côté d'elle. Toute pâle, elle tourna la tête et vit Zoro se pencher vers elle, l'air interrogatif. Heureusement pour son pauvre petit coeur, il avait prit la peine de s'habiller intégralement, sinon, elle aurait sûrement eu une attaque.

- T'as besoin de la salle de bain ? Demanda-t-il.

Elle glissa le long du mur et recula sur les fesses, puis tenta de répondre "non". Mais elle n'arriva qu'à bredouiller lamentablement.

- Vas-y, j'ai fini de toutes façons.

Il s'éloigna d'un pas nonchalant, les mains dans les poches.

Le coeur de Perona redescendit lentement sous la barre des deux cent pulsations par minute, et elle parvint enfin à contrôler les tremblements de son corps. Elle n'avait jamais été aussi proche de Zoro physiquement, et cela lui laissa une drôle d'impression.

"On dirait vraiment qu'il m'effraie." Pensa-t-elle en entrant, une fois calmée.

Ressortie, elle alla à table où on n'attendait plus qu'elle pour manger. Visiblement, Mihawk cuisinait mieux que ce qu'il laissait voir, et la table croulait de mets. Table qui ne rendait guère service à une Perona encore et toujours en quête de minceur, bien qu'elle le fût déjà assez.

Le repas dura jusqu'à vingt-deux heures, et fut autrement plus convivial que ce que les trois participants auraient pu laisser présager. Mais la bière avait coulé (même Perona s'était laissée tenter par le liquide doré qui semblait tant régaler Mihawk et Zoro) et, partant, les esprits s'étaient détendus. On était certes loin d'une réunion du jeudi soir entre vieux amis, pour jouer aux cartes, mais c'était aussi loin de l'ambiance habituelle qui régnait sur les dîners et sur la vie en général au château qu'un enterrement de vie de garçon d'un enterrement tout court.


Quand Zoro entra dans la chambre, dans le but de rejoindre son fidèle hamac, Perona lisait dans son lit. Elle se contenta de lui jeter un bref regard et se replongea dans sa lecture. Puis, quand le bretteur saisit la toile de son hamac pour la tendre, elle se redressa et tira les rideaux du baldaquin. Perona éteignit la lumière de sa lampe.

Zoro ne s'endormit pas aussi facilement, cependant. Il se tourna et se retourna longuement dans son hamac. Il erra entre rêve éveillé et conscience somnolente pendant plusieurs heures jusqu'à ce que, pendant une phase de lucidité, il remarque un étrange phénomène par la fenêtre : les étoiles. Il se rendait compte qu'il ne les avait pas vues une seule fois sur l'île, à cause des nuages. Mais, cette nuit-là, un fort vent marin avait soufflé, lavant entièrement le ciel noir. La lune était à cinq nuits de son plein, mais brillait déjà comme un diamant. Un air ancestral remonta dans son esprit. C'était un Shandia qui l'avait interprété à l'équipage, pendant la grande fête qui avait suivi la destitution d'Ener. L'homme, qui maniait une flûte et un hautbois quasi-simultanément, le contexte, le lieu, le ciel infini encore plus luisant d'étoiles que vu du sol, la douce chaleur de l'alcool, tous ces facteurs avaient fait que ce souvenir était solidement ancré dans la mémoire de Zoro, pour le restant des jours.


Perona se débattit faiblement, mais se laissa volontairement submerger par les assauts de Zoro. Il l'embrassa longuement, et la parcourut de caresses, la faisant frémir sous ses mains. Comme les mains du bretteur descendaient le long de son ventre, elle s'abandonna dans la dimension éthérée et cotonneuse de l'oubli, avec toutefois un mince et dernier lien avec la réalité tangible : son sens du toucher.

Au moment où Perona sentit sa culotte glisser le long de ses jambes, mouvement causé par un Zoro impatient, elle émit un petit gémissement lascif, l'aida d'un mouvement de genoux, puis se réveilla en sursaut, non pas en se redressant comme si quelque farfadet avait versé de l'eau froide sous son dos, mais en ouvrant brusquement les yeux. Encore hébétée, ses souvenirs récents remontèrent à la surface et elle les recolla ensemble.

"Un rêve ... Songea-t-elle, mi-soulagée, mi-déçue. Vraiment réaliste, en tout cas."

Une petite partie d'elle aurait aimé voir le rêve se produire, mais le reste d'elle, quatre-vingt-quinze pour cent au minimum, s'y opposait fermement et farouchement.

Dans l'émoi inconscient qu'avait causé le rêve, elle s'était quasiment déshabillée toute seule. Son chemisier n'était plus fermé que par le bouton du bas, et elle avait passé les mains sous l'élastique de son haut de pyjama. À moitié honteuse d'elle-même, à moitié pensive, elle se leva. Encore une fois, Zoro était déjà au beau milieu de la forêt.


Pendant la méditation, le bretteur fut encore plus hanté que jamais, si j'ose dire, par l'image de Perona. Il revoyait sans cesse le visage pétri d'ennui, sur lequel cependant se perdait parfois un sourire, pour quelque raison abstraite à ses yeux. La première fois qu'il l'avait vue s'éclairer ainsi, il avait été stupéfié par la beauté nouvelle qui s'était installée derrière ses traits. Il avait au moins une certitude la concernant : il la préférait souriante.

Au bout de presque deux heures de méditation, il fut contraint d'arrêter, car il n'arrivait pas à tenir plus de six secondes sans revoir en pensée le visage angélique de Perona. Il s'en agaçait et s'en étonnait à la fois. Pourquoi cette image le taraudait-il tellement ? Parfois, il lui arrivait de se trouver étrange.


Commentaire de l'auteur Chapitre 3 → 19/01 ou 20/01
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