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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 770 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 396 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29145
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Entraînement

[2784 mots]
Publié le: 2013-01-11Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur C'est parti pour le premier chapitre de cette nouvelle fiction ! Après une longue traversée du désert, j'ai enfin atteint la côte, autrement dit, l'inspiration est de retour (vous pouvez même espérer une suite pour Paradise, car j'ai mûrement réfléchi et les idées ne manquent pas pour ce faire !). Avant de commencer, je dois aussi vous dire que (car j'use et abuse en permanence de l'in medias res) l'histoire se déroule sur Lugubra, quelques mois après la bataille de Marineford. Allez, je ne vais pas vous retenir plus longtemps, bonne lecture !

Chapitre 1 : Entraînement

Perona regarda avec lassitude le costume de Kumacy dont elle avait autrefois affublé Zoro. La panoplie était posée contre un haut mur de brique de pierre froide, percé de hautes fenêtres aux vitres sombres. Pour tenter de s'amuser, elle fit apparaître un negative hollow, qui, paradoxalement, était pour le moins joyeux, et sourit un court instant en le regardant virevolter jusqu'au plafond de la chambre. Mais elle retomba bien vite dans son mortel ennui. Venant tout juste de descendre du lit, elle n'avait absolument rien à faire, à part regarder Zoro agiter ses coupe-beurre en tout sens, selon l'expression qu'elle utilisait. Au début, c'était un spectacle divertissant que de voir le jeune homme s'escrimer à l'entraînement, mais elle s'en lassa assez vite. Mihawk s'absentait souvent, la plupart du temps pour se promener.

Zoro jeta un bref regard en direction de la feuille de papier épinglée sur le tronc d'un arbre, par le même cure-dents (il avait même revu son jugement à porte-clefs) qui avait failli transpercer son coeur, il y a longtemps, sur l'épave du vaisseau de Krieg. C'était un vague programme d'entraînement que Mihawk avait daigné rédiger pour lui, après plusieurs heures de supplications désespérées.


- Entraînement -

Matin (5h30 à 12h)

Course à pied - 1h30

Natation - 2h

Musculation - 1h

Méditation sous cascade - 2h


Midi (12h à 14h)

Déjeuner - 30mn

Sieste - 1h30


Après-midi (14h à 19h)

Méditation - 4h

Natation - 1h

~

Dîner à 20h

~

Soir (20h30 à 22h)

Musculation - 1h

Course à pied - 30mn


Bon entraînement !


PS : Pour les repas, vois avec Fantômette.

PPS : Pas d'alcool, sauf si je t'en offre !

PPPS : Ne te couche pas à quatre heures du matin.


Tel était le programme sur-mesure préparé par Mihawk, et Zoro avait mis un point d'honneur à le suivre à la lettre. Cependant, pour la nourriture, il en était réduit à de pitoyables mixtures préparées à base de produits douteux trouvés dans les rares placards contenant des aliments non encore périmés, car Perona refusait catégoriquement de lui faire la cuisine, bien qu'il aie lourdemment insisté en ce sens.

Il était presque dix heures, et Zoro achevait une série de tractions à une main, à l'aide d'une branche d'arbre, basse et solide. Dans quelques minutes, il irait méditer. La méditation. De tous les arts du bushidô, c'était à la fois celui qu'il maîtrisait le mieux et celui qu'il comprenait le moins. Il avait appris à garder l'esprit vide de toute pensée parasite aux bord des tatamis du dôjô de Shimotsuki, une coupe à saké remplie d'eau sur la tête, mais vu qu'il ne pensait à rien pendant ce temps, il n'appréhendait pas la nature de l'activité.

En se levant pour gagner la rivière claire, une centaine de mètres plus avant dans la forêt, il se mit de côté pour voir le château. Il scruta vainement les fenêtres à la recherche de Perona, mais elle était allée dans l'immense salle de bains, que Mihawk avait complètement restaurée en arrivant ici. Avec un soupir, il s'enfonça entre les arbres.

Le cours d'eau était un des seuls de l'île qui n'avait pas été irréversiblement pollué par la guerre. Juste en amont de là où Zoro l'atteignit, à une dizaine de mètres, il y avait un large bassin dans lequel se déversait une mince mais bruyante cascade. Au-dessous, un affleurement de rochers permettait de se tenir assis dessous sans problème.

Zoro se mit en caleçon, et alla dans l'eau jusqu'aux genoux. En hiver, d'autant que l'île d'Obscuria était une île automnale, l'eau était très fraîche. Il prit quelques minutes pour se faire à l'eau, et y entra complètement. Frigorifié et hagard, il alla prendre sa place sous la cascade, en tailleur. La chute de l'eau sur le sommet de son crâne atténuait tout les sentiments qui avaient cours dans son esprit, et lavaient toutes ses pensées, pures comme impures. Il parvint à contrôler les tremblements de son corps, et posa les mains sur les genoux.

Dans la chambre que Mihawk lui avait donnée, Perona s'ennuyait encore plus qu'au réveil. Ses pouvoirs ectoplasmiques arrivaient tout juste à la distraire une dizaine de minutes, puis elle retombait aussitôt dans l'absolue lassitude. De plus, elle aurait payé cher l'intervention d'un coiffeur, car sa chevelure avait beaucoup gagné en longueur, en quelques mois. Un jour, Zoro lui avait proposé, en raillant, de l'aider avec ses sabres mais elle avait répondu un "non !" vif et ferme, du tac-au-tac.


Environ un tiers du château était vivable. Mihawk avait passé les quatre premières années à rénover toutes les pièces qui présentaient une utilité certaine. Bien qu'épéiste, il était aussi doué de quelques compétences diverses et variées dans le domaine du bricolage. Ainsi, il y avait deux chambres avec lit à baldaquin, un immense salon empli de fauteuils et de canapés moelleux, séparé d'une cuisine à moitié aussi grande par une large porte de bois. La salle de bains était elle aussi imposante. Après tout, il y avait jadis eu des rois dans le château. Une petite chambre avait été convertie en bureau, et une autre accueillait plusieurs étagères croulant de livres anciens et couverts de poussière.

Les provisions étaient en parties stockées dans le réfrigérateur, et le reste, tout ce qui se conservait longtemps, était entreposé dans une longue cave au sous-sol.

Mihawk dormait dans une chambre, et Zoro et Perona cohabitaient bon gré mal gré dans l'autre. C'était la plus grande des deux. La jeune fille, qui se revendiquait ouvertement comme seule et unique propriétaire de la pièce, n'avait consenti qu'à le laisser se tendre un hamac aux poutres du plafond, près de la fenêtre qui se trouvait en face du large lit de Perona, du côté gauche et parallèlement au mur. De fait, il dormait à près de deux mètres du sol, et était obligé de réaliser chaque soir au coucher un véritable bon de chat pour atteindre son hamac. De plus, un couvre-vent lui aussi accroché au plafond réduisait fortement son espace utile. C'était la principale condition à laquelle Perona avait consenti à ce qu'il vient "squatter" (selon ses termes exacts) dans "sa" chambre : mettre un parevent entre elle et lui. C'était plus par commodité que par pudeur, car le rideau du baldaquin suffisait amplement à la cacher à d'éventuels regards curieux, mais Zoro ne s'en plaignait pas, du moins pas publiquement.


Perona revint dans sa chambre, un vague sandwich à la main. Cela tenait plus de la tranche de salade entourée de pain de mie que du sandwich authentique car elle était officiellement au régime (mais Zoro savait tout du paquet de bonbons dissimulé sous son oreiller, et dans lequel elle se servait souvent, la nuit). Elle aimait bien le vieux parquet usé et patiné de la pièce, qui lui rappelait beaucoup celui de sa propre chambre, à Thriller Bark. Puis, avec une grimace, elle poussa du bout des orteils (elle était pieds nus) dans le coin du mur le hamac plié de Zoro. Elle s'assit sur son lit, engloutit son ombre de sandwich en quelques bouchées, et se laissa choir sur son lit dans un grand soupir de contentement, les bras en croix. Ses longues boucles virevoltèrent et s'étalèrent sur la couverture. Au bout de quelques minutes d'une profonde contemplation du bois du baldaquin de son lit. Comme prise d'un doute, elle inspecta la position de chaque élément, chaque meuble de la pièce. Il y avait bien sûr son grand lit sur lequel elle était allongée, et aussi une table de nuit finement ouvragée, une commode et une armoire. La plupart de ses vêtements, tout neufs puisqu'elle les avait acheté récemment lors d'une des rares occasions où Mihawk emmenait ses deux locataires hors de l'île, étaient rangés et pliés proprement dans la commode. Les robes, et tout ce qui se montrait plus encombrant, allait dans l'armoire. Les deux meubles étaient d'excellente facture, et à vrai dire aussi anciens que laissait le deviner l'aspect de leur bois. Il y avait aussi un petit miroir accroché au mur au-dessus de la commode, qui bien entendu servait aux activités féminines de Perona.

Zoro, quant à lui, se contentait d'un petit coffre de bois, pas plus long ni large qu'un bras, pour entreposer ses vêtements. Perona se souvint brusquement de quelque fait surprenant, et elle regarda désespérement l'horloge accrochée au mur, au milieu. Cela confirma ses doutes, et elle se leva puis quitta en courant la chambre. Il allait être midi, et Zoro allait bientôt revenir manger. Elle ne tenait pas particulièrement à être vue en pyjama. C'était un des traits étranges de sa personnalité elle-même étrange. Alors que toutes, enfin presque toutes les jeunes femmes de son âge dormaient déjà en chemises de nuits, elle s'accrochait toujours au pyjama, d'autant que le sien était d'un rose bonbon flashy affligeant (aux yeux d'un étranger, car elle aimait beaucoup la couleur de son pyjama).


Elle sortait à peine du bain, pourtant pris en vitesse, que les pas de Zoro avaient commencé à résonner dans l'entrée du château. Comme prise d'une folie hâtive, elle s'enroula dans une épaisse serviette et quitta en trombe la salle de bain. La pièce communiquait avec le salon par un long couloir.

En traversant à toute allure le salon, elle prit conscience de l'absurdité de son acte, et répandit une traînée de gouttelettes d'eau au passage. En effet, si elle était restée dans la salle de bains, tenir bon le fort se serait résumé à clamer quelques phrases hostiles pour tenir en respect le mâle, qui aurait put se montrer trop inquisiteur. Dès qu'elle fut dans la chambre, elle sauta sur son lit et se cloisonna derrière le rideau, toute agitée de tremblements, comme si le monstre allait bientôt la rattraper pour se repaître de sa chair.

Mais monstre, il n'y avait point, et elle l'attendit vainement pendant quelques minutes, se tassant plus à chaque instant. Puis, elle revint pleinement à elle-même, et constata l'absurdité absolue de ses actes récents. Et surtout, pourquoi avoir paniqué à ce point quand Zoro était revenu au château ? Son coeur cognait dans sa poitrine comme un collecteur d'impôts à la porte d'un riche individu. Timidement, elle se glissa hors du lit et se maudit d'avoir laissé ses affaires derrière elle dans la salle de bain.


Zoro, en arrivant dans le salon, crut entendre le bruit d'une course de pas feutrés. C'était sans doute Perona qui, pour quelque obscure raison, le fuyait ventre à terre, et à vrai dire, cela lui était bien égal. Il prit le chemin de la cuisine, et se donna pour tâche de se préparer quelque qui, dans son idée, s'appelait "déjeuner". Pour la première fois depuis longtemps, à vrai dire, pour la première fois tout court, il aurait été content d'avoir Sanji à portée de main. Mais il devait se contenter de ses piètres talents de cuisinier, si tant est qu'on pouvait le qualifier pareillement.


Perona sortit à pas de loups de sa chambre, et n'avança qu'avec deux petits fantômes en éclaireurs. Ils lui apprirent que Zoro s'était isolé dans la cuisine, ce qui lui laissait la voie libre pour regagner l'imprenable place forte qu'était la salle de bain.

Une fois qu'elle fut en sécurité à l'intérieur, elle soupira et s'appuya contre la porte. Elle se dépêcha de s'habiller et de réarranger sommairement sa coiffure. Puis, en essayant d'avoir l'air le plus naturel possible, elle sortit et alla dans la cuisine, où Zoro se débattait avec un petit couteau et une brique de beurre frais. Il tentait visiblement d'en étaler sur la tranche de pain posée devant lui, sur le plan de travail, et cela n'était pas une réussite. Perona se prit à sourire, amusée par ses gestes si peu ordonnés. Pour elle, savoir faire la cuisine était tout naturel, non seulement car elle était une fille (sachez que je n'ai absolument pas ce point de vue, c'est important pour la suite) mais aussi parce qu'elle était de bonne famille, et pour une fois une grande famille qui se passait de domestiques.

Soudain, Perona fit un pas en avant, puis un autre, et un troisième. C'était comme si une entité surnaturelle avait prit place dans le cockpit et la dirigeait avec fluidité et aisance. Elle reprit ses esprits en voyant Zoro refermer son sandwich et le porter à sa bouche avec l'expression satisfaite de quelqu'un qui vient de terminer un challenge infaisable. Pourquoi le regardait-elle avec un sourire niais ? Elle continua son chemin sans mot dire, n'osant poursuivre la pensée qui s'était esquissée dans son esprit, balayée comme une poignée de feuilles mortes. Elle retourna dans la chambre, en traînant du pied.

Zoro, après avoir mangé tout son sandwich, s'étira et quitta la cuisine. Un peu désorienté, il erra quelques secondes dans le salon, et se rappela que c'était l'heure de la sieste. Il avança d'un pas lourd jusqu'à la chambre, et entra sans frapper ni s'annoncer. Perona, qui pour parer à l'ennui avait emprunté un livre dans le bureau de Mihawk, sursauta quand Zoro entra. Apeurée, elle le suivit des yeux alors qu'il passait devant elle pour prendre et installer son hamac. Il ne lui accorda pas le moindre regard, pas le moindre geste. Au fond de son coeur, Perona sentit quelque chose de tout petit être transpercé.

Une fois que Zoro eût tendu la toile, il s'accrocha aux poutres et se tracta jusque dedans le hamac. Il se tourna quelques instants et s'endormir, commençant presque aussitôt à ronfler comme un feu qui brûlerait du bois de sapin particulièrement résineux.

Agacée par tout ce vacarme, Perona referma son livre et quitta la chambre, pour aller s'installer dans le calme relatif du salon. Elle se demanda comment elle pourrait supporter de tels ronflements quand elle serait amenée à partager son lit avec Zoro (mais vu qu'il ronflait aussi la nuit, il n'y aurait guère de différence) et ensuite, pourquoi elle avait pensé ça. Confuse et les joues rouges, elle s'enfonça dans un large fauteil de cuir, bien mou.


Pendant l'après-midi et la séance de natation, Zoro en vint à songer à Perona. Lorsqu'il l'avait rencontrée, à Thriller Bark, il l'avait tout de suite prise pour une fille à papa gâtée, antipathique et insupportable. Mais, au cours des derniers mois, durant lesquels ils coexistaient, il revoyait positivement son jugement. Et il était forcé d'admettre que ses grands yeux et son visage de petite fille dans un corps adulte lui conféraient un charme que ni Nami, ni Robin, qui étaient jusqu'à présents les deux standards féminins pour Zoro, ne possédaient. Lesquelles étaient aussi, à ses yeux, des êtres quasi-divins et aussi entourés de mystère qu'une crème au beurre peut l'être d'un paris-brest.


Le soir, quand Zoro regagna le château pour la soupe, Mihawk était de retour. Il lisait le journal du jour, acheté à une mouette-livreuse, le "Seamen's Daily News". Les gros titres relataient une attaque de grande envergure de l'armée révolutionnaire, quelque part dans North Blue. Mais Mihawk lisait les pages sportives. Il se redressa en entendant Zoro arriver.

- Ah, te voilà ! Je n'ai toujours réussi à convaincre Fantômette de nous aider à faire la cuisine, elle est partie bouder dans son coin. Donc, tu t'en doute probablement, un soir de plus à manger des conserves.

- Hmm, je m'y attendais.

Las, il s'éloigna et alla vers la chambre. Mihawk le regarda avec un semblant de sourire amusé.

Perona ne sursauta pas quand Zoro entra dans la chambre. Elle le regarda avancer jusqu'à son hamac sans piper mot. Au moment de ressortir, le bretteur se tourna vers elle, et lui adressa un regard en biais totalement indéchiffrable, étrange mélange de compassion, de pitié, de rejet, de compréhension. Et aussi un peu de quelque chose d'autre, mais quoi ?

Commentaire de l'auteur Et voici pour ce premier chapitre ... Je vous préviens tout de suite, je compte bien en faire une quinzaine (mais la longueur changera) voir même plus, si je garde l'inspiration originelle. Je vais aussi profiter de cette rubrique pour faire passer de "petites annonces". Premièrement, le premier chapitre de la suite de Paradise devrait être publié demain ou dimanche, après une dernière relecture. Deuxièmement, j'ai commencé à réécrire totalement ma plus grosse histoire, une histoire à tiroirs One Piece, et ici aussi, les prochains chapitres devraient bientôt être disponibles. Revenons-en à nos moutons : sachez que j'avance plus ou moins à l'aveuglette pour Memento Mori, même si j'ai un vague plan pour m'occuper à écrire tout un mois. Il se peut donc que l'histoire dépasse largement la durée initiale prévue, comme il se peut aussi qu'elle se termine moitié moins longue que prévu. Par contre, le chapitre 2 est à peine commencé, j'espère être en mesure de le publier d'ici à une semaine, et j'espère aussi pouvoir honorer cette promesse. Une dernière note, pour Memento Mori, comme je n'ai pas encore d'idée fixe pour la suite, il se peut fortement que le classement et les catégories évoluent.
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