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Naruto

Yondaime Gaiden: le récit de l'éclair jaune de Konoha Auteur: Dammit Vue: 22896
[Publiée le: 2007-12-29]    [Mise à Jour: 2009-10-30]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Tragédie Commentaires : 110
Description:
Au lendemain de trois épouvantables guerres, le monde des ninjas peut enfin savourer une nouvelle ère de paix et de quiétude. Le village caché de Konoha est ressorti grandi de ses nombreuses victoires et savoure alors l'avènement de son nouveau dirigeant dans la liesse générale.

Mais alors qu'il vient tout juste d'être nommé Yondaime Hokage, Minato Namikaze reçoit la visite d'un messager d'Uzu no kuni lui annonçant l'offensive d'Iwa gakure no satô sur son village qu'il vient tout juste de quitter. Le jeune dirigeant se trouve alors face à un dilemme: sauver la nation avec laquelle le village de la feuille entretient des rapports privilégiés et ce, au risque d'impliquer son village dans une nouvelle bataille ou abandonner des centaines de personnes à leur sort.

Ce dernier choisira finalement de commanditer une attaque afin de porter secours à ses voisins du pays des tourbillons. Là bas il rencontrera une vieille connaissance qui changera à jamais le cours de sa vie.

------


Petite précision: Uzu no kuni est le pays où séjournait Kushina avant, mais le manga ne précise pas quel est le nom du village caché. J'ai donc inventé son nom: Senpuu gakure no satô. Donc ne vous étonnez pas si vous rencontrez ce nom. Ce n'est pas une erreur. ;) Bonne lecture !
Crédits:
Tous les personnages appartiennent au dessinateur du manga Naruto: Masashi Kishimoto
Exceptés: La jeune Hyuuga membre de l'ANBU, les stratèges, Dosan, Urumi et Uragi
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Destin funeste

[4397 mots]
Publié le: 2009-01-04
Mis à Jour: 2009-01-18
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 La clarté flamboyante de sa fourrure illuminait jusque les cieux noirâtres d'une funeste limpidité. Sa gueule, fournie de multiples et longs crocs acérés, de laquelle coulait un mince filet de bave, s'apprêtait à corroder le village que ses yeux écarlates et vides de raison fixaient, acariâtres. A l'extrémité de son corps surdimensionné, des queues incommensurables fendaient l'air en un sifflement sinistre. On ne saurait préférer attaquer la bête de front ou de dos.

Le canidé, dans une démence qui seyait parfaitement à son statut de bête, émit un rugissement qui décima de multiples hectares de forêts environnantes et souleva des roches à priori inébranlables avant d'entamer une course tout aussi effrénée que dévastatrice. Le moindre de ses pas produisait de béantes excavations, ses queues qui semblaient se mouvoir déraisonnablement détruisaient tout ce qui se trouvait à leur portée tandis que les hurlements sauvages se firent toujours plus puissants et effrayants et qu'une brume épaisse leur succédait en cette nuit glacée. A chacun de ses sauts, des arbres s'envolèrent – à l'atterrissage, le sol s'affaissait.

Et comme si le renard avait toujours su où se trouvait le village de la feuille, celui-ci ralentit alors qu'il approchait de la future terre de ruines et de désolation. Il s'arrêta. L'animal, malgré son apparente impassibilité, agitait lentement son encolure ainsi que ses neufs membres singuliers. Après quelques secondes -qui paraissaient durer des heures-, la bête dévoila ses sombres babines en ce qui semblait être un rictus avant qu'elle ne daigne s'exprimer d'une voix sépulcrale.


  •     Je suis libre, dit-elle avant d'être imitée à de multiples reprises par l'écho funèbre. Je vais gagner ma liberté, déclara derechef le démon d'un ton impétueux et solennel avant de s'esclaffer.


Un cri étouffé -et humain- ébranla la quiétude qui régnait dans la chambre du dirigeant; le sien. Il ouvrit en trombe sa fenêtre et constata avec soulagement que sa patrie n'avait été altéré d'aucune manière. Il s'agissait d'un rêve -ou plutôt d'un cauchemar. Essuyant d'un geste qui se voulait décontracté la sueur qui perlait à son front, le blondin entreprit de déjeuner avant d'aller travailler comme il l'avait dit la veille à ses conseillers. Seulement, l'aube blafarde lui indiquait qu'il était encore beaucoup trop tôt pour envisager quoi que ce soit et comme se rendormir s'avérait invraisemblable de par la subite absence de fatigue, se doucher semblait être une bonne idée; cela ferait passer le temps qui plus est.

Vêtu d'un simple pantalon de toile, le jeune homme se dirigea posément vers la salle d'eau en s'assurant au préalable que son cri n'avait pas réveillé la rouquine qui dormait paisiblement dans la chambre d'ami. S'introduisant dans la cabine de douche, celle-ci fut rapidement assaillie par une brume épaisse et opaque due à l'étonnante température de l'eau.


Le dirigeant éprouvait une difficulté nouvelle à se concentrer ainsi qu'à se détendre. Les récents évènements l'avaient conduit à une toute autre issue que celle qu'il s'était imaginé alors qu'il s'était présenté à son village en tant que nouvel Hokage. Régler un conflit d'une envergure telle que la guerre d'Uzu no kuni avait été une satisfaction mais combattre un membre du trio légendaire ne faisait pas partie de ses projets -et encore moins échouer dans la bataille. Il aurait dû être à la hauteur pour tenter de défendre sa protégée ainsi que les habitants de sa patrie, Dosan compris. Ce scélérat s'était emparé du corps de ce pauvre homme afin d'en faire un réceptacle pour son âme et ce, après avoir fait une série de tests sur plusieurs ninjas de toutes nations confondues. Il fallait qu'il paye ses crimes odieux et ce, même s'il avait pour projet de rejoindre une organisation de déserteurs.

L'Akatsuki. Ce nom avait déjà été mentionné lors de la guerre contre le village caché de la roche; voilà qui était étrange. Le stratège avait déclaré avec une frayeur bigarrée plutôt rare parmi les shinobis de son rang, qu'ils agissaient sous le joug du leader de cette organisation. Ils ne voulaient pas du huitième « fléau » qu'il leur promettait et avaient pour cela été contraint à attaquer le village de Kushina. Neuf fléaux. Le démon de son rêve en faisait partie mais il s'agissait de Kyuubi, le démon renard à neuf queues qui avait jadis posé de nombreux problèmes au Shodaime Hokage. Seul Uchiwa Madara était à même de contrôler ces bêtes mystiques, ou du moins, un membre de son clan avec autant de puissance que lui -autrement dit personne.

L'eau ruisselait abondamment sur le corps nu et stigmatisé du blondin qui, engouffrant ses mains dans sa chevelure dorée, tentait de se détendre en focalisant ses esprits sur le martèlement des gouttes sur le marbre blanc de la cabine de douche. Un filet d'eau se fraya un chemin entre les muscles harmonieusement développés du combattant jusqu'à atteindre une cicatrice au niveau du bassin -celle engendrée par la fameuse épée de Kusanagi- lui arrachant une grimace. En plus de raviver le souvenir de sa défaite, la douleur occasionnée par l'eau presque brûlante était à la limite du supportable. Il sortit de la cabine.

Nouant précautionneusement un serviette autour de sa taille, le combattant s'achemina alors jusque dans sa pièce, le regard hagard. Ses tourments – comment arrêter Orochimaru, l'Akatsuki, les fléaux, de possibles représailles d'Iwa no kuni - l'embrumaient à tel point qu'il ne remarqua la présence de la rouquine seulement après qu'elle se soit raclée la gorge afin d'énoncer un bonjour étonnamment timide. Ses joues prirent une teinte légèrement rosée alors que ses yeux s'attardèrent sur le bas-ventre de son colocataire -ce qu'il ne manqua pas de constater.


Curieusement, il ne se mit pas à sourire de toutes ses dents comme il avait coutume de le faire. Au lieu de ça, il demeurait stoïque un moment durant – nullement odieux, on aurait seulement dit qu'il restait pantois. La quasi-absence de vêtements, la peau encore brillante d'humidité le firent se montrer sous un nouveau jour -du moins pour la jeune femme. Jusqu'à hier, elle ne l'avait jamais vu en tant qu'homme, davantage comme le petit surdoué du l'examen Chûnin. De plus, les cicatrices ne la repoussèrent guère car elles étaient les signes explicites et indélébiles de son expérience du combat, des blessures qu'il en résultait. Certaines étaient à peine visibles, comme celles situées au niveau des bras, d'autres -comme celle qu'il tentait vainement de cacher avec sa main droite- au bassin, ne manquèrent pas de lui provoquer un frisson quand bien même celles-ci s'avéraient plutôt affriolantes; difficile d'imaginer toutes les douleurs occasionnées pour chacune de ces stigmates.

Elle se sentit empourprer alors que sa voix émit un pathétique et faible chuchotis. En effet, elle ne savait pas comme réagir face à ce qui s'était passé la veille. Après avoir échangé un long baiser passionné sur le mont sacré du village de la feuille, les deux ninjas avaient regagné le chemin de leur appartement sans dire le moindre mot -trop obnubilés par ce que leur réservait la suite des évènements. Continuant ce qu'ils avaient commencé, sous le joug d'un désir qui menaçait de les consumer tous deux dans la minute, les jeunes gens s'étaient arrêtés d'un même geste alors qu'ils s'étaient acheminés vers la chambre du dirigeant. Celui-ci avait alors suggéré de dormir « séparément » et s'était exécuté avant même d'avoir eu l'approbation de sa partenaire. Sidérée, la rouquine avait cherché le sens de sa réaction et avait conjecturé à un soudain rejet; .. vexant.


Le dirigeant dissimulait inutilement la plus hideuse de ses balafres, pensant que la jeune femme ferait une remarque sur le fait qu'il ne l'ai pas pansée. Mais après quelques instants, durant lesquels il attendit qu'elle daigne le persuader de se reposer -comme l'auraient fait ses conseillers-, la voilà qui fixait derechef la marque sans une once de réprobation. La rouquine énonça alors un bonjour embarrassé; ça ne lui ressemblait pas. Peut-être était-elle gênée de la tournure qu'avait pris les évènements de la veille ?


  

  •   Je suis désolé si tu regrettes ce qui s'est passé hier, dit précipitamment le blondin

Ils étaient adultes, responsables et jamais il ne l'avait forcée et ce, dans quoi que ce soit.

  • Au contraire. La seule question que je me pose c'est : pourquoi m'as-tu repoussée ?


La crainte avait succédé aux joues cramoisies et à la confiance émoussée de la jeune femme qui, le cœur battant, s'apprêtait à la douloureuse affliction qui se préparait. La souffrance d'être rejetée et d'en connaître les raisons lui était insupportable et malgré cela elle voulait entendre ses explications, dans une dernière tentative certainement masochiste. La rouquine s'interdit d'espérer à un heureux dénouement et pourtant, une vague de chaleur indescriptible s'emparait d'elle alors qu'il lui répondit:



  • Je voulais t'éviter une action précipitée et de possibles regrets. Si nous voulons … avancer, je pense qu'il faut que tu saches certaines choses.
  • Quelles choses ? 

« Ne pas espérer, ne pas espérez » se répétait la jeune femme alors que son interlocuteur semblait réfléchir à la manière la plus adéquate de lui répondre. 

       Autant de responsabilités, je serai amené à être souvent absent. Mon statut pourrait faire de toi une cible potentielle et …



 D'emblée, la rouquine réduisit l'espace qui la séparait de Minato et s'empara avidement des lèvres qu'elle croyait avoir perdues, s'enivra de la fragrance de sa peau légèrement voilée par la fine pellicule humide qui subsistait encore alors qu'elle s'agrippait à son cou. Son bonheur était résolument lié au blondin; elle le savait à présent. Le garçon manqué qui s'accrochait vaille que vaille à l'adulte qu'il était devenu, s'avérait impuissant face à la reconnaissance de son désormais amant. Et si son exubérance d'antan n'était autre que la manière de faire face aux rejets auxquels elle avait été sujette ? Maintenant qu'elle avait quelqu'un qui semblait tenir à elle, cette dernière se sentit revigorée d'une énergie nouvelle et intarissable qui n'avait de cesse qu'à la seule éventualité que sa moitié s'en aille.

Un sourire se dessina sur les lèvres -pourtant occupées- du jeune dirigeant tandis qu'il porta sa main libre -celle qui ne tentait pas de maintenir la serviette en place- sur la joue de la jeune femme. Néanmoins, il interrompit ce baiser tout en gardant cette proximité particulièrement plaisante.



  • Pourquoi ce soudain revirement ? S'enquit le jeune dirigeant amusé. 
  • Je pensais que tes excuses seraient … plus crédibles, répondit Kushina qui gratifia son interlocuteur d'un demi sourire narquois. Je me moque, si tu savais, de tout ce que tu viens d'énoncer. Je voudrais qu'il y ait plus de contraintes afin de rétablir un certain équilibre. Je … peu de monde m'avait acceptée avant toi et tu me demandes de m'accommoder de ton absence et d'un danger que je cours déjà en tant que shinobi. 
  • Il sera plus important, reprit le leader recouvrant la gravité qui le caractérisait dans son travail. 
  • Eh ! Je ne suis pas fragile ! Tu parles à un Jônin du village de Senpuu gakure no satô !

Ne voulant rompre la légèreté de la discussion, le jeune homme entra dans son jeu et s'inclina légèrement.

  • Excusez-moi Ô grande kunoichi d'Uzu no kuni, mais l'humble miséreux que je suis doit s'habiller s'il veut pouvoir travailler.
  • Tu vas travailler alors que la veille tu étais encore à l'hôpital ? Demanda la rouquine, soucieuse. 
  • Les affaires dont je dois m'occuper ne s'arrêtent pas en même temps que moi. J'ai un village à diriger. Je ne peux décemment pas fuir mes responsabilités pour quelques égratignures. 



Sur ses paroles, le ninja vola un baiser et se dirigea dans sa chambre afin de se vêtir avant de quitter l'appartement sous le regard encore médusé de la jeune femme empreinte d'une stupéfiante félicité. La porte s'étant refermée derrière son amant zélé, Kushina entreprit alors de s'adonner au nettoyage de sa chambre -de son plein gré- pour la première fois.


----


Ces temps-ci, la météo semblait s'harmoniser en fonction des évènements du jeune dirigeant. Aussi, le soleil resplendissait d'un éclat d'une splendeur encore inégalée cette saison; et pourtant, elle ne rivalisait pas avec le bonheur de l'Hokage. Droit et fier, il s'achemina jusqu'à la bâtisse, aux pieds des visages sculptés, qui ne trouvait plus sa fonction d'antan d'exutoire pour la simple et bonne raison qu'il retrouva confiance en ses facultés de chef d'état. Il sera bon mais juste, compréhensif et droit, puissant à défaut de ne pas pouvoir être parfait. Il protègera ce joyau qu'est Konoha et ne changera rien à son comportement, celui-là même qui lui valut son surnom et sa renommée.

Saluant ses subordonnés, il entra d'un pas décidé, empreint d'un charisme sans précédent et d'une confiance inébranlable. Sa longue veste flottait négligemment dans un remous cadencé par une prompte démarche gracieuse, presque féline. Son regard, bien qu'amène, exultait l'expérience et le respect tandis que ses lèvres inertes durcirent l'expression du dirigeant, intimant à ses subalternes le respect et la distance qui sont naturellement dûs à l'Hokage. L'éclair jaune de Konoha était de retour.


Entrant dans son bureau, il constata qu'aucune pile de papiers l'attendait. Esquissant un sourire -ayant déjà une idée sur la question- il murmura les noms de ses conseillers qui apparurent aussitôt derrière lui, s'inclinant en une légère révérence quand bien même le blondin ne les voyait pas.



  • Je suppose que vous avez déjà tout réglé, dit-il dans un souffle.
  • Nous avons dors et déjà envoyé des ordres de missions à soixante pour cent des ninjas présents dans le village, déclara Koharu respectueusement. Trois équipes s'occupant de missions de rang A devraient rentrer incessamment sous peu et une équipe des forces spéciales veut vous rencontrer. 
  • Les forces spéciales ? demanda le dirigeant qui fit volte-face. L'équipe d'investigation a déjà finie ? C'est vrai qu'il s'est écoulé trois jours … Au fait ! Je voudrais vous parler après l'entretien, dit-il en s'asseyant derrière son bureau. C'est en lien direct avec l'équipe qui va venir donc restez. 
  • Très bien, dirent à l'unisson les doyens alors qu'ils se postèrent debout, de part et d'autre du bureau. 



Cinq ninjas apparurent au simple « entrez » du Yondaime Hokage. Quatre des leurs avaient participé à la mission de sauvetage au village de Senpuu, seul un membre plus petit que les autres n'en avait pas eu l'occasion. Tous enlevèrent leur masque d'un même geste.



  • Notre rapport Yondaime-sama, déclara l'Hyuuga en tant que chef de groupe.
  • Faites, ordonna durement le vieux Homura. 
  • Nous avons mené quelques enquêtes et fait appel à différents informateurs venus de différentes contrées, poursuivit le cadet qui n'était autre que l'élève du dirigeant. Nous avons appris -malgré les différentes tentatives de dissimulation- que le huitième démon à queues s'en est pris au village de la roche et ce, nonobstant l'accord qu'ils avaient passé avec l'homme à l'origine de ce massacre. 
  • S'en sont-il sortis ? 
  • En effet Yondaime-sama, poursuivit Kakashi, ils ont eu recours à la technique d'emprisonnement qu'ont coutume d'utiliser les différents pays. Certaines rumeurs prétendent qu'ils ont dû user de ce jutsu à deux reprises car le premier hôte n'aurait pas survécu. Les pertes occasionnées semblent être superficielles et apparemment -toujours selon certains ouï-dires- les dirigeants d'Iwa no kuni se réjouissent de posséder une telle puissance militaire, quand bien même l'hôte ne serait pas en état de combattre avant au moins deux ans. 
  • Le jutsu qu'ils ont coutume d'utiliser dis-tu ? J'aimerais le connaître. 
  • En soit ce n'est pas une technique compliquée, répondit le chef de groupe impassible. Il s'agit simplement d'implanter l'âme et le chakra, mais c'est dans la pratique qu'elle pose problème. Fixer une âme aussi noire et aussi puissante que celle d'un démon dans le corps d'un ninja -un humain!-, requiert toute l'énergie spirituelle du shinobi exécutant la technique, le vouant indubitablement à la mort. 
  • Mais je crois savoir que l'hôte du démon à une queue -Ichibi- se meurt, songea à haute voix l'Hokage. Je serais curieux de savoir quel sera le plan du Yondaime Kazekage. Il est évident qu'il ne renoncera jamais à la puissance d'un démon … mais connaître la technique nous serait utile. Vous pouvez disposer, dit-il à l'intention des shinobis masqués après quelques secondes de réflexion. 



Tous les cinq disparurent dans un épais nuage de fumée qui se dissipa presque aussitôt et dans le même temps, le visage du dirigeant s'assombrit à l'instar de ses conseillers. Tous les trois, les têtes pensantes du village, connaissaient l'ampleur de la tragédie qui attendait leur patrie. Aucun n'osa rompre le silence.

Ainsi, le rêve du guerrier ne s'était pas révélé vain; il avait une signification. Malheureusement, quand bien même on l'avait prévenu lors de la précédente guerre, l'éclair jaune ne digérait toujours pas l'information. Il s'accouda à son bureau, les mains liées lui cachant la partie inférieure de son visage tandis que ses aînés restèrent droits, impassibles mais non moins sinistres.



  • Je souhaiterais m'entretenir avec le Kazekage, conclut-il à l'issue de sa réflexion après un profond soupir.
  • Croyez-vous réellement qu'il aidera le village de la feuille Hokage-sama ? 
  • Que voulez-vous dire Koharu-sama ? 
  • Il y a de cela quelques années, sous le commandement du Sandaime Hokage, le village avait passé un accord de paix et ce, après la grande guerre des shinobis à laquelle vous avez participé. 
  • Je vois où vous voulez en venir. Vous songez aux seigneurs féodaux, c'est ça ? J'ai entendu dire qu'un des seigneurs de Konoha avait fait en sorte que son frère dirige le pays du vent et en échange, ce dernier devait confier la plupart des missions du pays à Konoha. Cela explique pourquoi nous ne manquons pas de missions mais également pourquoi les membres du village de Suna en pâtissent.
  • Afin qu'il accepte, je pense qu'il faudrait parler aux seigneurs du pays du feu afin de régler ce désaccord. Les pays voisins pourraient croire que nous affaiblissons les pays frontaliers dans le but de mieux les attaquer, intervint Homura. 
  • Non. Je suis le chef de leur force militaire, il y a peu de chances que des seigneurs ayant eu recours à du « piston » veuillent m'écouter, et quand bien même ils cèderaient à mes volontés, cela ne serait pas bon pour notre village. Nous avons besoin de ces missions pour l'argent qu'elles nous procurent. D'autant plus que ce traité de paix n'a été fait que pour calmer la guerre et affaiblir le village caché du sable. Je suis d'accord que ce n'est pas ce qu'il y a de plus moral mais un regain de puissance de Suna no kuni pourrait nous faire défaut; je ne veux prendre ce risque. 
  • C'est ce qu'il y a de plus sage pour Konoha. Mais comment ferons-nous pour qu'ils daignent nous donner des détails sur les sceaux concernant les démons ? S'enquit la vieille kunoichi. 
  • Leurs puissance militaire est légèrement plus faible que la nôtre. Ils savent que s'ils rentrent en guerre contre nous, ils perdraient. Nous n'aurons qu'à laisser entendre que s'ils ne nous prêtent pas main forte, nous pourrions lancer l'assaut. 
  • Hokage-sama ?! Vous ne pensez pas sérieusement … ?! 
  • Calmez-vous Koharu-sama … Je ne compte pas entrer en guerre; c'est bien la dernière chose dont aurait besoin le village. Les pays voisins ne sont pas au courant de la tragédie qui nous attend, excepté Iwa no kuni. Mais heureusement pour nous, la relation entre ces deux états s'est détériorée depuis la seconde grande guerre, compromettant ainsi toute alliance malsaine à notre encontre. J'irai donc à Suna et parlerai au Kazekage en tant qu'allié pour lui quémander son aide. Par orgueil, il se réjouira certainement de sa position de force. 
  • Il vous demandera certainement plus que de laisser son pays en paix. C'est un bon shinobi qui -malheureusement- manque de décence. De plus, vous devrez lui parler de la situation du village pour qu'il accepte de vous montrer l'hôte du démon tanuki. Le Yondaime Kazekage est sournois et vile mais pas moins intelligent. 
  • S'il refuse de nous apporter son aide, je ne manquerais pas de le menacer par la force. 
  • Le Kazekage ne se déplace jamais sans une escorte de cinq ninjas très puissants. Ce n'est pas raisonnable, d'autant plus que vous serez dans une zone ennemie. 
  • C'est pour cette raison qu'il ne se méfiera pas. Néanmoins, je ne tiens pas particulièrement à en arriver là. Qui plus est, cela ne fera que commencer les hostilités et comme je le disais, nous n'avons pas besoin d'une guerre avec ce démon renard qui nous est « destiné ». 
  • Pourquoi ne pas chercher cette organisation ? Cette Akatsuki ? Demanda Homura.
  • Nous ne savons pas quand la bête à queues se manifestera. Je veux que mes meilleurs shinobis soient là pendant l'attaque, surtout les spécialistes des sceaux. 
  • Vous avez déjà élaboré un plan ?! S'exclamèrent les conseillers à l'unisson. 
  • Une bribe, en effet. Je projette d'ériger une barrière ninjutsu pour protéger les civils, mais pour qu'elle soit efficace, il va nous falloir les meilleurs ninjas sans exception. Les villageois se réfugieront dans les galeries prévues en cas de force majeur. Malheureusement, une évacuation prend du temps donc, pour nous laisser un peu de temps, nous poserons des balises dans un rayon de cinquante kilomètres voire plus -une chance que notre pays est grand- ainsi nous serons à même de nous préparer. 
  • Quelle genre de balise Hokage-sama ? S'enquit la kunoichi. 
  • J'ai une idée sur leur conception. Elles seront calquées sur le même modèle que mes kunaïs pour à la téléportation, à la seule différence qu'elle ne réagiront pas au chakra humain. Étant donné la nature de l'énergie spirituelle du renard, il me sera aisé de la remarquer. Dès lors, un peu de son chakra me parviendra et je serai à même de prévenir les ninjas que je convoquerai à mon retour de Suna afin de leur donner les détails. 
  • C'est de la folie de ressentir le chakra de la bête ! Les légendes parlent d'une énergie si noire qu'elle brûle les particules organiques ! S'écria Koharu. 
  • Il faut pourtant que je sois le premier averti ! Répondit-il presque acerbe. 



La tension était palpable. Le jeune dirigeant menait pourtant son plan avec habileté malgré son manque d'expérience au sommet de la hiérarchie. Néanmoins, une frustrante pensée traversa son esprit tourmenté: conduire les hommes est une tâche ardue et éprouvante. Se massant pensivement la mâchoire, le blondin inspira longuement attendant une réponse de ses supports qui n'arriva jamais; tous deux attendirent la suite du plan élaboré par leur meneur.



  • Pour l'emprisonnement je …



Sa phrase se perdit dans un décrescendo singulier et effrayant – le blondin ne savait pas quoi répondre. Qu'allait-il prévoir pour la partie la plus importante ? Selon les renseignements récoltés par l'escadron d'élite des forces spéciales, l'exécutant du jutsu était voué à la mort et les informations de l'ANBU étaient indiscutables. Les conseillers comprirent aussitôt le malaise du dirigeant. Comment songer et prévoir son propre trépas alors que l'on est si jeune ? A cet âge là -en tant que ninja-, on songe à rencontrer quelqu'un et à fonder une famille. La vie d'un shinobi était déjà courte sans qu'elle soit compromise par un tel présage.

Ce dernier se pinça l'arrête du nez alors que son visage fut assailli -semble-t-il- par plusieurs émotions difficilement contrôlables. D'abord la colère, la frustration puis la tristesse et derechef la frustration. Minato s'était toujours dit que s'il avait l'occasion de mourir pour son village, ce serait avec joie mais face à l'évidence il en était autrement. Il n'estimait pas avoir suffisamment vécu pour que cela finisse ainsi – maximum cinq ans selon le dignitaire d'Iwa no kuni. Son sang ne fit qu'un tour à cette affreuse nouvelle tandis qu'il tentait péniblement de contrôler sa colère. L'idée de confier à quelqu'un d'autre ce que l'on devait bien appeler par son nom : un sacrifice, était inconcevable; c'était indigne de son rang, de son pays et de l'enseignement qu'il reçut. Devait-il l'annoncer à son maître et à …. Kushina ?

A la pensée de la rouquine, le jeune homme se leva avant de se diriger dépité vers la sortie, laissant les deux ninjas dans la vaste salle toujours postés aux côtés du bureau.



  • Je ferai mon devoir ne vous inquiétez pas, souffla-t-il avant de refermer la porte derrière lui. 



Rien n'était décidé, tout pouvait encore changer, son destin n'était pas immuable. Telles étaient les pensées qui traversèrent les esprits des sages à l'instar de la tristesse leurs traits. Mais pourtant, aucun d'eux n'y croyait vraiment.








 





             

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