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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 533 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Animes-Mangas

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Naruto

Yondaime Gaiden: le récit de l'éclair jaune de Konoha Auteur: Dammit Vue: 23068
[Publiée le: 2007-12-29]    [Mise à Jour: 2009-10-30]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Tragédie Commentaires : 110
Description:
Au lendemain de trois épouvantables guerres, le monde des ninjas peut enfin savourer une nouvelle ère de paix et de quiétude. Le village caché de Konoha est ressorti grandi de ses nombreuses victoires et savoure alors l'avènement de son nouveau dirigeant dans la liesse générale.

Mais alors qu'il vient tout juste d'être nommé Yondaime Hokage, Minato Namikaze reçoit la visite d'un messager d'Uzu no kuni lui annonçant l'offensive d'Iwa gakure no satô sur son village qu'il vient tout juste de quitter. Le jeune dirigeant se trouve alors face à un dilemme: sauver la nation avec laquelle le village de la feuille entretient des rapports privilégiés et ce, au risque d'impliquer son village dans une nouvelle bataille ou abandonner des centaines de personnes à leur sort.

Ce dernier choisira finalement de commanditer une attaque afin de porter secours à ses voisins du pays des tourbillons. Là bas il rencontrera une vieille connaissance qui changera à jamais le cours de sa vie.

------


Petite précision: Uzu no kuni est le pays où séjournait Kushina avant, mais le manga ne précise pas quel est le nom du village caché. J'ai donc inventé son nom: Senpuu gakure no satô. Donc ne vous étonnez pas si vous rencontrez ce nom. Ce n'est pas une erreur. ;) Bonne lecture !
Crédits:
Tous les personnages appartiennent au dessinateur du manga Naruto: Masashi Kishimoto
Exceptés: La jeune Hyuuga membre de l'ANBU, les stratèges, Dosan, Urumi et Uragi
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L'autre Konoha

[4264 mots]
Publié le: 2009-10-11
Mis à Jour: 2009-10-30
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Commentaire de l'auteur Sujette au syndrome de "la page blanche" depuis des mois, je n'ai pas pu écrire. Je m'excuse de ce retard qui est également dû aux examens de Juin mais aussi à cette nouvelle rentrée qui, je l'espère, vous a été agréable.
Malheureusement, je ne peux plus me consacrer à la fiction autant qu'avant, il est donc possible que le prochain chapitre se fasse également désirer. Seulement, étant donné que je pense vous avoir suffisamment fais attendre cette fois-ci, je trouverai certainement un moyen de publier le vingtième chapitre très prochainement ! Halala j'ai hâte !

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture qui -je croise les doigts- vous plaira.



Il stoppa sa course, le souffle court et rauque -de colère ou de fatigue, son conseiller ne sut le dire. Ce dernier réussit seulement à interpréter l'arrêt soudain de son supérieur qui, le regard porté au loin, affichait un air mauvais. 

A l'horizon, les plus grands édifices de Konoha dévoilaient majestueusement leurs toitures colorées desquelles s'écoulaient encore les eaux des précédentes neiges à présent fondues, assujetties par l'impérieux soleil du pays du feu. Ces immenses faîtes pointus dressés devant les visages condescendants et démesurés des dirigeants, semblaient avoir pour seul but de mortifier l'orgueil des autres nations par leur grandeur, leur magnificence. Et au fur et à mesure qu'ils avancèrent, cette fois à faible allure, appréhendant, savourant la vision nouvelle du village de la feuille en temps de paix, les étrangers découvraient toujours un peu plus de cette bourgade étrangement séduisante ; toutefois dans la limite de ce que l'horizon daignait leur dévoiler. 

Les deux combattants virent bientôt le mur lambrissé qui entourait avidement le village des convoitises, faire obstruction à leurs yeux désireux d'en percevoir davantage ; seule la porte partiellement dissimulée par la forêt luxuriante les accueillit avec un aperçu de l'inconnu qui les attendait. 


Le jeune conseiller, partagé entre la fascination secrète de ce mystérieux bourg et son devoir de réserve vis à vis de son Kage, décida de patienter, d'attendre que le puissant guerrier à ses côtés consente à s'avancer le premier vers le lieu qu'il tenait en exécration et qu'il souhaitait secrètement voir détruit. 


----


Le vent printanier emportait avec lui les premiers pétales et parfums des fleurs fraîchement écloses cependant que le le soleil de midi dardait ses rayons ardents sur de mystérieux ninjas au maintien fier, postés sur les toits pittoresques de Konoha. Le regard braqué sur l'entrée du village, guettant l'arrivée de leur invité d'honneur, les guerriers au service de l'Hokage patientèrent calmement, jusqu'à en oublier la notion du temps et leurs membres ankylosés.


Les multiples protecteurs anonymes, embusqués dans les hauteurs de la ville, fixaient impassibles le sol avec le regard éteint et inexpressif propre aux ninjas. Les masques d'un blanc d'albâtre, entachés par de rares marques écarlates, faisaient preuve d'un détachement outrageant, voire inhumain. En portant ces faciès animales, les combattants se virent ôter jusqu'à leur expression, leur visage et leur identité avec une aisance insultante. Et telles de vulgaires sculptures de marbre, les bienfaiteurs de l'ombre restèrent figés comme leur devoir le leur imposait, regardant ce qu'exigeait leur position. Seulement parfois, il arrivait que quelques pétales églantines vinrent voleter devant les yeux stoïques de ces prudents assassins ou encore qu'ils se posent narquoisement dans le creux de leurs mains tueuses, faisant ainsi de ces délicates fleurs soumises à la brise printanière, la représentation féerique de quelques secondes. Un sourire incongru étira les lèvres d'un des combattants alors qu'il contemplait cette pluie florale avec une admiration muette; la fleur de Sakura était magnifique, audacieuse : ce serait un prénom sublime pour sa fille. 


Le guerrier n'eut pas le temps de songer à la vie privée qu'il était pourtant censé abandonner au port du masque, qu'une voix grêle mais autoritaire annonça depuis son oreillette l'arrivée du Kazekage. Tous les guerriers oscillèrent la tête de droite à gauche, observant une dernière fois leurs coéquipiers, hochant la tête dès qu'ils croisaient le regard d'un des leurs. Et dans un même temps, les shinobis se laissèrent tomber dans le vide avant de disparaître dans un nuage de fumée au milieu de leur chute. 


----


Marchant à vive allure dans les couloirs de sa bâtisse, empressé par les futures négociations et son devoir de sauvegarde de sa nation, le leader ne semblait prêter qu'une attention courtoise aux différents subordonnés diligents mais obséquieux qui surgissaient sans cesse avec de nouveaux documents en main. 



- Hokage-sama ! Le Kazekage vient d'entrer dans le village accompagné de l'un de ses conseillers, déclara un jeune ninja tout en remettant plusieurs papiers au dirigeant qui n'avait visiblement pas l'intention d'arrêter sa course. Le chef de l'unité A des forces spéciales a d'ores-et-déjà ordonné l'établissement d'un périmètre de sécurité. 

- Quelles en sont les limites ? s'enquit l'Hokage en feuilletant brièvement le dossier que l'on venait de lui remettre. 

- La troupe A se déploie dans une zone de deux cents cinquante mètres autours du dirigeant de Suna et se meut avec lui. 

- Très bien. Qu'en est-il des unités B et C ? 

- L'équipe B est en place sur le mont Hokage, s'empressa de répondre un second shinobi qui à son tour, remit un dossier au jeune meneur. 

- Peuvent-ils trianguler leur position ? 

- Je vous le dis tout de suite ! Unité B vous m'entendez ? Où se trouvent les invités ? Je répète: Où se trouvent les invités ? demanda le subordonné en appuyant légèrement sur son oreillette. Le Kazekage et son bras droit sont proches de la place principale. Il semblerait que l'Ombre du Vent se dirige ici, comme convenu, répondit-il après quelques secondes d'attente.

- Hiashi Hyuuga et Fugaku Uchiwa sont-ils avec lui ? 

- Oui, Hokage-sama !  

- Et est-ce que la troisième unité est en place ? 

- Elle le sera dans quelques minutes, déclara une kunoichi qui présenta, elle aussi, un rapport détaillé. 

- Combien ? 

- Cinq minutes tout au plus. Mais honnêtement Hokage-sama, est-il nécessaire de déployer trois escadrons pour une simple visite ?

- Même s'il s'agit d'un allié, nous ne savons pas ce qu'il peut manigancer. Dans l'éventualité d'un complot  -voire d'une attaque-, je préfère être au courant de ses moindres faits et gestes. Je ne voudrais pas qu'il profite de sa venue pour trouver quelques stratagèmes pour nous nuire. Ne doutez pas de moi; je contrôle la situation !



---



Tandis que les hautes instances du village étaient en ébullition suite à la rencontre qui se préparait, les habitants de Konoha vaquaient à leurs occupations sans se soucier un instant de l'importance de cette journée pour leur dirigeant. La compagne même de l'Hokage déambulait dans les rues, le sourire aux lèvres à la recherche d'un stand capable de lui cuisiner son plat préféré: des ramens. 

Pour ce faire, elle parcourut les moindres recoins du quartier chic dans lequel elle habitait, admirant l'architecture dont elle n'arrivait décidément pas à se lasser, contemplant les toitures colorées aux tuiles d'apparence précaire. La belle jeune femme se perdit littéralement dans ce paysage jusqu'à en oublier les raisons de sa balade. Ainsi, au fur et à mesure qu'elle s'aventurait dans les ruelles de sa nouvelle patrie, poussée par une curiosité toujours plus grandissante, la kunoichi arriva dans la partie la plus modeste du village de la feuille. Les majestueux bâtiments avaient alors fait place à de vieux immeubles délabrés auxquels, selon elle, un bon coup de peinture n'aurait pas fait de mal.


La combattante fut surprise de voir à quel point le contraste pouvait être important alors que seulement un quart d'heure de marche séparait les deux quartiers. Et tandis qu'elle approfondissait l'état des lieux, un homme assis à même le sol l'interpella: 



- Je ne crois pas vous avoir déjà vu ici. Que faites-vous là mademoiselle ? 



L'homme d'une quarantaine d'année dévisagea lascivement la belle rouquine tandis qu'il fumait nonchalamment une cigarette. La voix rauque du quadragénaire avait, dans un premier temps, effrayé la jeune femme. Cependant lorsque elle s'était retournée pour faire face à ce nouvel interlocuteur, cette dernière s'était sentie plus rassurée. Ses guenilles trouées et grisâtres laissaient clairement entendre qu'il s'agissait d'un sans domicile fixe, mais sa physionomie supposait quelques prédispositions au Ninjutsu ; c'était peut être son éventuel statut de ninja qui la rasséréna, ou son attitude décontractée. Elle ne le savait pas elle-même. 



- Parce que vous connaissez toutes les personnes de ce quartier peut-être ? répondit-elle sarcastique. 

- Bien évidemment étant donné que je vis ici ! Ne me dites pas que vous ne connaissez pas vos voisins ! dit-il avant de rire tout en s'efforçant de ne pas faire tomber sa cigarette. 

- Je ne suis ici que depuis très peu de temps. 

- Bah ça alors ! Une immigrée ! C'est plutôt rare à Konoha. C'est une bonne chose ... En tout cas, je comprends maintenant pourquoi vous êtes ici ma mignonne: vous vous êtes perdue ! 

- Pas du tout ! 

- Ah oui ... c'est évident ! s'exclama l'exubérant sans-logis. Que viendriez-vous faire dans ce quartier merdique ? 

- Si vous voulez savoir, je cherche un stand de ramens ! 

- Ici ?! Ils feraient tous faillite les pauvres ! plaisanta-t-il. Personne dans le coin ne peut se payer un bol de nouilles, voyons ! 

- Pourquoi ce quartier est-il si pauvre ? Je croyais que l'actuel Hokage veillait sur la population. 

- Je n'en sais rien ma jolie ! Ca va faire dix ans que je suis ici et je me fiche bien de qui peut diriger ce satané village. La mentalité des gens du pays du feu ne me surprend plus. Donc vous pensez bien que cela ne m'étonne pas qu'au sein même de Konoha des personnes meurent de faim chaque jour. 



Cet homme était également originaire d'une autre nation. Comment était-il possible que deux immigrés puissent avoir des opinions diamétralement opposées sur leur pays d'adoption ? De plus, la jeune femme était convaincue de la bonté de son amant ainsi que de sa capacité à gouverner. Dans ces conditions, comment était-il concevable que des gens soient obligés de dormir dehors ?


- Je suis sûre que vous vous trompez. Les gens d'ici m'ont aidée, bien plus que je n'aurais pu l'espérer. 

- Vous êtes là depuis combien de temps ? 

- Je dirais environ trois mois. 

- Vous ne pouvez pas comprendre alors. Enfin, je pourrais toujours essayer de vous expliquer dans quelles circonstances vous seriez amenée à être déçue mais cela prendrait beaucoup trop de temps ... 

- Quel est votre nom ? 

- Hayate. 

- Dans ce cas Hayate, je vous invite. Ainsi vous aurez tout le temps de me raconter votre histoire, et vous aurez surtout l'occasion de me dire où est-ce que l'on mange les meilleurs ramens du village. 



----



Rejoints par deux puissants chefs de clan du village de la feuille, le Kazekage et son bras droit Uragi entrèrent dans la bâtisse rougeâtre qui portait fièrement l'insigne du feu. Les visages de tous les ninjas confirmés oscillèrent alors dans leur direction et dans un même temps, toutes les discussions cessèrent. Les expressions qui se voulaient neutres révélèrent une profonde curiosité qui semblait à l'Ombre du Vent être mêlée à une secrète admiration; le dirigeant jubilait. Le conseiller quant à lui, préféra porter son regard au loin et feindre l'ignorance, à contrario de son supérieur qui manifestement se délectait de cette attention, un sourire provocateur étirant ses grêles lèvres. 

Le défilé et son cortège déambulèrent ostensiblement dans les couloirs du bâtiment, jusqu'à finalement arriver aux portes du bureau de l'éclair jaune annoncées par le chef du clan Uchiwa. L'escorte, comme un seul homme, se posta à l'entrée, dos au mur du corridor, laissant le soin à leurs invités d'accéder à l'officine de leur leader. 

Le Kazekage entra impudemment dans "l'antre du démon de Konoha" ouvrant violemment la porte -que son conseiller ferma une poignée de secondes plus tard- certainement dans le but de provoquer, d'annoncer le ton de l'échange diplomatique à venir. 


Tous deux découvrirent alors, après toutes les rumeurs et les suppositions, le tout jeune Hokage. Le combattant se tenait fièrement devant la baie vitrée de son bureau, contemplant son village le visage fermé. Il se dégageait de lui une quiétude et une confiance qui ne manqua pas d'irriter l'irascible Yondaime Kazekage. Cependant, l'idée que ce dernier allait lui quémander de l'aide d'une minute à l'autre l'apaisa instantanément. 



- Bien le bonjour cher Hokage, s'exclama le ninja du pays du Vent faussement joyeux. 

- Enchanté Kazekage-sama, répondit Minato en serrant la main que lui tendait son pair. 

- Les rumeurs sont donc fondées. C'est bel et bien l'incroyable éclair jaune qui est le dirigeant du village de la feuille. 


Il eut pour seule réponse un sourire en coin, un tantinet narquois de la part du blondin. Ce dernier percevait distinctement l'ironie du ton qu'employait l'invité; c'était mal parti pour les négociations. 

Sans émettre le moindre mot, l'Hokage invita ses deux convives à s'asseoir d'un geste de la main. Ils s'exécutèrent. 



- Vous vous doutez bien que si je vous ai fait venir ici, ce n'est pas pour faire connaissance ou consolider les liens entre nos deux nations. Je suis d'ailleurs persuadé que nos relations sont plus solides que jamais, après les conflits que nous avons endurés ensemble ... 


Le Kazekage fulminait. Voila maintenant que cet usurpateur, caché derrière des sourires et une éloquence diplomatiques, osait évoquer la faiblesse du village de Suna lors de la Troisième Grande guerre ainsi que l'aide qu'il avait dû réclamer au détriment de sa fierté. 



- Je serai, dans ce cas, plus qu'enchanté de savoir les raisons de cet appel exceptionnel. Je me demande encore quelles causes peuvent amener un dirigeant -de surcroît l'une des cinq ombres- à quitter son village. 

- A ce sujet, je vous remercie de vous être déplacé. Vous aviez certainement compris que si j'étais prêt à abandonner mon poste le temps de quelques jours, c'est que les raisons devaient être à la hauteur. 

- Mais je vous en prie. Après tout, au sein d'une coalition il faut bien s'entraider, non ? Alors dites moi, quels problèmes peuvent ébranler l'hégémonie de nos chers alliés ? 


L'ancien héros de guerre s'assit sur son fauteuil, face aux ninjas de Suna, réprimant un soupir d'accablement au dernier instant. Son interlocuteur s'efforçait de rester neutre, ou du moins posé dans l'attente d'explications. Mais tout chez lui indiquait qu'il s'impatientait, de l'accélération de son rythme cardiaque aux mouvements frénétiques de ses doigts sur le bureau en chêne. Ce dernier laissait clairement entendre, de par le ton de persiflage utilisé, qu'il était plus que satisfait de l'impuissance de Konoha. Mais qu'importe, il fallait tenter le tout pour le tout. 



- Je crois savoir que le démon à une queue dont dispose votre village changera d'hôte dans le mois à venir, commença le Yondaime Hokage tandis que sur ses mots, l'Ombre du Vent se renfrogna immédiatement. 

- Où voulez-vous en venir ? demanda le convive, acerbe. 

- Je vais être direct. Nous voudrions savoir comment vous vous y prenez pour enfermer ces bêtes mystiques dans le corps de simples humains. 


Il semblait alors au Kazekage que la pièce manquait d'air. Le contrôle dont il faisait preuve jusque là était trop superficiel pour pouvoir résister à de tels propos ; le dirigeant du pays du Vent ne cachait plus son mécontentement et frappa du poing sur la table. 



- Mais vous vous prenez pour qui à la fin ?! Lors de la Troisième Grande guerre, vous condamniez fermement ces pratiques que vous jugiez barbares envers les Jinchuuriki, et ce jusqu'à vous immiscer dans les affaires des autres nations. Et aujourd'hui vous voulez vous y mettre maintenant que nous sommes en temps de paix et que vos ennemis n'observent plus vos faits et gestes aussi scrupuleusement qu'avant ?!  Nous le savions tous ! Nous savions que vous aviez tenté -en vain- de faire voter la loi contre la création d'hôtes car Konoha n'avait pas pu obtenir de démons. Vous les gens du pays du feu, vous vous cachez derrière de grandes valeurs telles que l'amitié, la liberté ou l'égalité que vous englobez dans votre soi-disante "volonté du feu", uniquement pour pouvoir agir comme bon vous semble. Mais personne n'est dupe, tout le monde sait à quel point vous êtes viles. Vous me dégoûtez ! 

- Votre avis nous nous en moquons, rétorqua sèchement l'Hokage. Nous voulons seulement connaître cette technique dont le rouleau nous a été volé à la création de Konoha. 

- L'intérêt ... encore l'intérêt. Toujours est-il que vous enfoncez Suna plus bas que terre pour finalement lui quémander de l'aide ! Je crois pas que nous puissions collaborer dans ces conditions. 

- Comment ça plus bas que terre ? questionna le blondin, curieux mais toujours contrarié par la tournure que prenait la conversation. 

- Ne faîtes pas semblant, par pitié ! Le seigneur de notre pays profite de notre "pacte d'amitié" pour réduire ses coûts d'entretien en baissant nos effectifs militaires et en confiant ses missions à Konoha plutôt qu'à son propre village caché. Nous sommes trop peu et trop affaiblis et ce à cause de ce traité qui ne fait que nous nuire ! Cet accord même que vous avez amorcer. Mais maintenant on sait pourquoi ...

- Dans ce cas, vous gagneriez davantage en rompant ce traité, si je comprends bien. Si celui-ci vous est nuisible, rompons le. Ne nous donnez pas cette technique non plus. Mais je vous garantie, qu'à l'instant même où vous briserez notre alliance, des centaines de ninjas de Konoha se trouverons à la frontière entre nos deux pays, prêts à vous éliminer un par un et à prendre ce rouleau par la force si c'est nécessaire.    

- Vous n'oseriez pas ... Après tout le soutien que l'on vous a apporté jusqu'ici vous seriez prêts à nous trahir ? 

- N'inversez pas les rôles ! C'est vous qui ne souhaitez pas nous donner ce que nous voulons. 

- C'est du bluff ! Rompre cet accord vous serez nuisible à vous aussi ! 

- Vous croyez ? En détruisant le village du sable, nous récolterions l'intégralité des missions du pays du Vent. Après il ne s'agirait qu'une question de temps avant que votre nation soit annexée au pays du Feu. Tout : le travail, l'agent et les terres; tout serait nôtre. 


Cette singulière impuissance, encore ce sentiment d'être pris au piège. Non ! Il était inconcevable au Yondaime Kazekage de perdre face à Konoha, pas après ce que son village a traversé à cause du pays du Feu, pas après la perte de sa dignité et de sa crédibilité auprès des trois aux grandes puissances. Pourtant, il lui semblait que Minato Namikaze avait clairement le dessus; il souffrait de l'admettre ne serait-ce qu'en pensées. L'Ombre du Vent aurait souhaité éliminer dans la seconde ce rival de taille, quitte à être tué par la suite.Seulement, il lui fallait prendre ses responsabilités et -malheureusement- s'incliner. Il était à présent de son devoir de se soumettre, de même qu'il lui était indispensable de rentrer au plus vite afin d'assister à la naissance de son arme, celle-là même qui pourrait changer la donne dans les relations Konoha/Suna d'ici une décennie. 


Soudain, le visage du combattant du pays du Vent s'illumina. 



- Très bien. Si vous insistez, je vous donnerai le rouleau de cette technique, déclara le Kazekage au grand étonnement de l'Hokage et du conseiller. Mais vous connaissez les conditions d'utilisation, n'est-ce pas ? s'enquit-il, un étrange sourire aux lèvres. 

- Je ne le sais que trop bien, répondit sombrement le blondin. Mais c'est également ce qui m'étonne. Je veux dire, vous seriez prêt à payer un tel prix, vous ? 

- Qu'est-ce que cela signifie ?! J'aime mon village autant que vous aimez cette horreur de Konoha, si ce n'est plus ! 

- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais vous comptez passer l'arme à gauche dans quelques semaines, si je comprends bien ? 

- Quel bel euphémisme ... Et bien, à vrai dire non. Une autre personne exécutera cette technique: il s'agit d'une vieille femme nommée Chiyo. Elle vous avez donné du fil à retordre je crois lors de la Seconde Grande Guerre, lorsque nous n'étions pas encore alliés. 

- Vous allez la sacrifier ? questionna simplement l'Hokage. 

- C'est une kunoichi de bien trop grande qualité pour que je la laisse filer comme ça. 

- Pourtant il me semble que la technique requiert un sacrifice humain. Comment est-ce possible de passer outre cette condition ? 

- On ne peut déroger à cette règle. La personne qui sera exécutée sera une femme enceinte. Le démon est d'ores-et-déjà dans le foetus afin de favoriser la symbiose entre l'homme et la bête. Lorsqu'elle donnera naissance au plus puissant Jinchuuriki jamais crée, elle s'éteindra. 


Se passant instinctivement une main malhabile dans son opulente chevelure, Minato ne put réprimer un haut-le-coeur. Le monde shinobi avait-il à ce point sombré dans la folie pour que l'on exécute une femme en couche ? 



- Quelle horreur ! Vous n'avez-pas honte ? demanda calmement le jeune homme qui n'avait pu s'empêcher de poser la question. 

- Ah ? Encore vos valeurs ? s'amusa-t-il à répondre. 

- Bien sûr ! Prenez vos responsabilités de Kage et faites preuve d'esprit de sacrifice plutôt que d'ôter la vie de la femme d'un autre et de gâcher celle de son enfant ! 

- Vous le percez ainsi ? Je vous ferai remarquer que le Sandaime Kazekage a été enlevé il y a de cela peu de temps. Nous avons été humilié par cet événement mais plus que tout, nous avons été affaiblis. Si je venais à mourir, les pays voisins -dont vous peut-être- ne se priveraient pas de nous attaquer, sachant que le gouvernement de Suna serait fragilisé. Je serais davantage en mesure d'aider mon pays en étant en vie plutôt que dans l'autre monde, vous ne croyez pas ? 

- Sacrifier deux vies pour sauver un village c'est ça ? Mais l'enfant n'est pas consentant que je sache ! Et quelle femme voudrait porter un démon ? 

- Vous avez raison sur ce point là. Nous avons dû la forcer.

- Comment le mari peut-il laisser cela se produire ? 

- Tout bonnement parce que je suis le mari en question. 

- Pardon ?! s'exclama le jeune Namikaze. C'est vous qui avez manigancé ce plan sordide pour pouvoir vivre et avoir ainsi tout le loisir de manipuler un hôte ?

- Si vous ne nous aviez pas affaiblis par de stupides traités, signés par mes imbéciles de prédécesseurs, je n'aurais pas eu à créer d'arme ! Maintenant il faut faire des sacrifices si nous voulons retrouver notre puissance d'autrefois et corriger les erreurs des anciens.

- Mais votre femme ... votre haine de Konoha vous conduit à l'assassinat de votre propre épouse. 

- Ne croyez pas que c'est facile. Cependant un ninja doit s'abstenir de tous sentiments que je sache. C'est sans regrets que nous le faisons. 

- Non seulement votre femme, mais également votre enfant. Posséder un démon cause des effets néfastes tant sur le corps que sur l'esprit. 

- Dont l'insomnie en ce qui concerne la bête à une queue. Mais détrompez vous, ce bébé à été conçu dans le seul but d'y transférer l'âme de Shukaku. Je n'y suis pas attaché; c'est mon arme. 

- C'est vous le monstre, déclara Minato mauvais.

- Avez-vous une femme ? s'enquit le Kazekage, le visage fermé. 

- Oui.  

- Imaginez un instant ce que ce serait de la perdre. 

- C'est une menace ?! questionna l'Hokage comme enragé, ce qui eut pour effet de faire sourire son interlocuteur.

- Non, rit-il doucement. Tout cela pour vous dire que je ressens la même chose. Mais dans la vie d'un Kage, il est un moment où il faut faire un choix que notre condition de shinobi nous impose de faire. Un jour ou l'autre vous serez, vous aussi, amené à choisir entre votre famille et votre village. Et ce jour là vous choisirez la patrie, car c'est ainsi que résonnent les ninjas, et c'est ainsi qu'ils résonneront toujours; avec logique et sans aucun sentiments. 


Le Kazekage se leva alors et se dirigea vers la porte, sans un regard pour son pair qui était manifestement plus décontenancé que d'apparence. Uragi, le discret conseiller, se leva à son tour et suivit son supérieur après s'être respectueusement incliné devant le jeune blondin qui fixait gravement le puissant combattant de Suna. 



- Un de mes ninjas vous fera parvenir le parchemin en question, dit l'Ombre du Vent  qui s'était visiblement délesté de sa précédente colère manifeste. 

- Merci beaucoup.

- Ne me remerciez pas, répondit-il souriant. 


Sur ses mots, il ouvrit la porte et commença à s'engager dans le corridor accompagné de son bras droit. 


- Au revoir, Kazekage-sama. 

- Adieu, l'éclair jaune. 


Commentaire de l'auteur
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