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Animes-Mangas

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Naruto

Un arrière goût de sang Auteur: melfaya Vue: 11150
[Publiée le: 2008-04-24]    [Mise à Jour: 2011-02-27]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Suspense Commentaires : 60
Description:
Il faisait froid…
Elle sentait le vent glacé s’engouffrer à l’intérieur de sa combinaison, pourtant étudiée pour la protéger des températures les plus extrêmes.
Il neigeait. Des flocons blancs venaient se perdre dans ses cheveux.
Elle était étendue là, au pied de ce cerisier enneigé, agonisante, serrant son précieux katana aussi fort quelle le pouvait contre son coeur.
Le rythme des battements de son cœur diminuait et elle sentait sa vie s’échapper peu à peu.
Elle tendit la main vers cette ombre ailée, qu’elle savait derrière en ce moment.
Elle lança un dernier regard au cerisier au dessus de sa tête avant de sombrer dans l’inconscience.
Ses lèvres gercées s’étirèrent en un ultime sourire. Comme quoi, certaines choses vous suivent toute votre vie, parfois même jusqu’à votre fin.

Couples habituels
Crédits:
Même pas
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Chapitre 6 : Comme si tout cela n’avait été qu’une évidence…

[9579 mots]
Publié le: 2008-09-10Format imprimable  
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Chapitre 6 : Comme si tout cela n’avait été qu’une évidence…

 

 

 

Corrigé par PrInCeSs

 

 

 

 

Le vent soufflait doucement à travers les branches, faisant virevolter les mèches autour de son visage enfantin. Assise sur une balançoire de bois blanc, elle chantait. Sa voix cristalline récitait par cœur les vers d’une comptine, racontant l’histoire d’humains vivant dans un monde utopique ?

Pourtant, son visage n’exprimait en rien gaieté qu’aurait du inspirer la chanson.

Elle continua, insensible au temps qui passait.

La suite devenait plus sombre : Une race surpuissante et assoiffée de pouvoir arrivait sur Terre et déclenchait le chaos. Tout n’était plus que sang et désespoir. Ces mots ressemblaient de moins en moins à ceux d’une petite fille, chantant une innocente comptine.

Elle s’arrêta brusquement et pencha la tête en arrière. Le ciel bleu dénué de nuage semblait la narguer.

Elle détestait la chaleur, ce qu’elle aimait, elle, c’était la pluie.

Elle aimait chanter sous la pluie et tourner sur elle-même, faisant papillonner les volants de sa jolie robe blanche autour d’elle. Elle aimait sentir l’eau froide couler lentement sur sa peau, lui donnant la sensation d’être encore plus vivante. Elle aimait exaspérer la gouvernante quand elle revenait trempée de l’école. Elle aimait voir le paysage disparaître, comme gommé sous l’averse. Comme si tout changeait et prenait une autre forme, plus effrayante.

Les gens ne comprenaient pas, on la trouvait étrange.

La lumière anormalement blanche de cette première journée de printemps semblait baisser peu à peu, comme une éclipse en plein jour. Elle frissonna.

Quelque chose dans cette ambiante l’oppressait. Elle commença à s’impatienter. Sa mère lui avait demandé de sortir, quand on avait sonné à la porte. Elle se souvenait encore de son expression inquiète, elle, qui était toujours si souriante. Cela faisait maintenant presque une heure. Il allait bientôt faire nuit.

Elle se décida alors à rentrer.

Lentement, elle se dirigea vers sa maison, ou plutôt son manoir.

Une fois le seuil franchi, son instinct lui dicta de n’émettre aucun bruit.

Personne ; le hall était complètement vide. Seuls les tableaux représentant ses ancêtres et un grand miroir faisaient office de décoration.

En face d’elle, la porte de la cuisine, légèrement entrouverte.

Elle s’approcha doucement et posa la main sur la poignée. Elle n’ouvrit pas tout de suite. Elle calma tout d’abord les battements de son cœur puis poussa doucement le battant.

Au début, elle ne discerna pas grand-chose.

Mais, une fois que ses yeux furent habitués à l’obscurité, son regard se figea sur une forme allongée au sol. Elle ne se rendit pas immédiatement compte et dû s’avancer pour reconnaître celle-ci. C’était un corps, le corps de son père.

Une longue estafilade se dessinait le long de son cou. Le sang semblait s’écouler de la plaie, en un flot ininterrompu, n’ayant pas encore eu le temps de coaguler.

Elle ne pleura pas, ne cria pas, se contenta d’observer le corps de celui qui avait été son paternel. Étrangement, elle ne ressentait rien. Non qu’elle ne l’ait pas aimé ! il avait été un père modèle, mais elle se sentait vide, sans émotion.

La petite fille contourna le corps et avança vers la pièce suivante.

Le carnage était tel qu’elle eu du mal à reconnaître la pièce.

Les beaux rideaux blancs, à présent tachés de sang, tombaient tristement le long des carreaux de la fenêtre, laissant passer un unique rayon de lumière qui vint éclairer les murs couverts, à l’instar du tissu, de ce liquide rouge.

Une odeur âcre, écoeurante, vint titiller ses narines. L’odeur des cadavres.

Elle remarqua les corps des domestiques, empilés les uns sur les autres dans un coin de la pièce. Ils ne semblaient pas avoir été égorgés, mais plutôt, vidés de leur sang.

Une voix familière parvint à ses oreilles, sa mère.

Elle se trouvait à présent dans un couloir. Seule une porte, à l’extrémité de ce couloir la guidait vers la lumière. Elle avança, suivant la voix si connue de sa mère.

Elle se tenait au milieu de la pièce, un katana à la main. Son visage semblait extrêmement concentré. Ils étaient dix. Elle était seule.

Brusquement, ils attaquèrent.

Elle en élimina trois, puis un quatrième assez facilement. Pour le cinquième, elle eu plus de mal mais finit pas l’achever. Elle paraissait épuisée. Couverte de sang, de son propre sang. Tout était finit, elle le savait.

En un ultime effort, elle assassina trois des ennemis restants. Pour la petite fille, la scène se  passa au ralentit.

Sa mère se lançant vers ses deux adversaires, son beau visage dénué de peur, ne laissant transparaître que le courage et la rage de vivre. Le sabre d’un des ses opposants effectuant un mouvement latéral vers sa gorge.

Elle s’écroula alors au sol, son corps lourd s’écrasant en un bruit étouffé..

Le sang, sur sa jolie robe à volants, le sang de sa mère.

Et ce regard, si rouge, si terrifiant, qui la pétrifia sur place.

La peur arriva avec un peu de retard, la pétrifiant sur place, empèchant ses membres de lui obéir. Il fallut quelques secondes pour que ses jambes se décident à bouger. Elles la transportèrent au loin, le plus loin possible de cet enfer, sans direction précise, l’esprit embrumé.

 

 

 

Tenten s’éveilla en sursaut.

Quel rêve étrange. Tout paraissait si…réel… Elle mit de l’ordre dans ses pensées et tenta de rassembler ses souvenirs.

Journée ensoleillée, calme, paisible… des intrus… du sang…des litres de sang….partout…

Des cadavres par dizaines, et, au milieu de tout cela, une petite fille aux cheveux  étrangement … roses ? Tenten fronça les sourcils.

Elle ne connaissait personne à part Sakura arborant une telle couleur de cheveux. Il fallait dire que ce n’était pas vraiment commun. Mais qu’est ce que Sakura faisait dans ce rêve ?

Elle ne se souvenait pas avoir déjà entendu que les parents de Sakura étaient morts de cette façon. En y repensant, elle n’avait jamais rien entendu à propos du passé de Sakura. Si ce quoi elle avait assisté se révélait être juste, alors cela expliquerait beaucoup de choses. Cela voulait-il dire qu’elle, Tenten, pouvait s’introduire dans les rêves des autres ? Non ! c’était idiot ! Les vampires, elle voulait bien y croire, mais les prémonitions et la voyance onirique, elle avait encore un peu de mal à être convaincu.

Mais comment expliquer que son inconscient invente une telle histoire ? C’était bien trop précis, bien trop probable pour que cela ne soit qu’un simple rêve !

Tenten secoua la tête dans tous les sens, espérant que cela aurait un effet sur le mal de crâne qui commençait à l’assaillir.

Préférant mettre cela de côté pour le moment, elle sauta de son lit, enfila ses pantoufles à têtes de lapin (oui, elle savait que c’était un peu en contradiction avec sa nature de chasseuse, mais elle n’allait tout de même pas enfiler des pantoufles à têtes de chauve-souris, juste pour leur faire plaisir) puis se dirigea à grands pas vers la salle de bains. Tout en se brossant les dents, ses pensées virèrent immanquablement vers son fameux cauchemar. En y réfléchissant, cela lui était déjà arrivé une fois.

Elle avait rêvé de chien écrasé, et, le lendemain, Ino arrivait en pleurs au lycée parce que son pauvre Pupuce venait de rendre l’âme. Son amie soupçonnait d’ailleurs ses parents adoptifs de ne pas être totalement étranger à l’affaire, ce qui n’était pas complètement insensé d’après Tenten, ces derniers avaient peu apprécié l’entrée du rottweiler dans la famille.

Tenten se rinça la bouche, puis descendit dans la cuisine se préparer quelque chose. Elle avait bien l’intention de prendre son temps, ses parents étant partis pour le week end, et aucune mission n’était encore prévue.

Elle se prépara quelques tartines bien agrémentées de cette pâte au chocolat et aux noisettes que nous connaissons tous si bien, puis disposant le tout sur un plateau, se dirigea vers le jardin. Un chêne trônait au milieu du petit espace, surplombant tout le terrain. Elle saisit fermement  une de ses branches les plus basses, et d’un bond, se hissa à bonne hauteur. Un petit coussin posé contre le tronc était déjà sur place. A l’intérieur du tronc, on distinguait une niche assez large, sans doute creusée par l’homme, où une boîte d’assez grande envergure était entreposée. Tenten posa le plateau en équilibre sur une branche plus large et avança prudemment jusqu’à atteindre la fameuse niche. Une fois qu’elle en eu extrait la boîte, elle l’ouvrit prudemment, comme si celle-ci contenait à la fois le plus grand et le plus dangereux trésor que ce monde n’ait jamais connu.

A l’intérieur se trouvait une impressionnante collection d’armes, non pas par sa taille, mais par sa qualité. Les dernières innovations en matière de pistolets à balles en argent, de poignards, d’épées et d’arbalètes se trouvaient réunies dans cette même boîte. Elle suivit du regard la lame parfaitement ajustée d’un petit poignard à la poignée délicatement ouvragée.

C’était son petit plaisir. Quand elle se sentait triste, qu’elle avait besoin de réconfort, ou quand tout simplement elle en avait le temps, elle adorait inspecter ses différentes armes et les bichonner jusqu’à les faire briller comme des diamants.

 

Elle adorait cet endroit. Elle s’y sentait en sécurité. A travers les branches, elle observait le monde mais le monde ne la voyait pas. De plus, ses parents ignoraient qu’elle y grimpait, ils ne risquaient donc pas de découvrir son trésor. Quand ils étaient présents, elle se contentait d’ouvrir la fenêtre de sa chambre et de suivre la courbe du toit ; puis de sauter un petit mètre pour venir s’accrocher à la fameuse branche.

La jeune fille remit soigneusement la boîte en place et s’adossa contre le tronc de l’arbre centenaire pour manger tranquillement ses tartines. Malheureusement, une sonnerie mit fin à son bonheur éphémère, en la faisant sursauter et, manquer de peu de tomber de sa branche.

Le téléphone, invention pour le moins diabolique de l’homme, qui, dans un excès de sadisme, avait sans doute eu l’idée d’inventer un objet capable d’empêcher toute personne de se couper du monde ne serait ce que pour une poignée de minutes. Le pire c’est qu’on devenait facilement esclave, toujours inquiet si on sortait sans l’avoir dans la poche, se demandant quel drame pourrait bien arriver sans que l’on puisse être prévenu.

Apparemment, c’en était terminé de son petit week end tranquille à la maison. Tsunade voulait la voir dans les plus brefs délais avec l’équipe. Elle ne voulait pas en dire plus mais sa voix ne laissait présager rien de bon.

 

 

 

 

…………………………………………………………………………………………………...

 

 

 

Temari roulait bien au dessus de la vitesse autorisée le long des petites routes de montagnes. Il n’y avait jamais personne alors pourquoi s’en priver ? La carrosserie de sa porsh noire flamboyante scintillait au soleil. Elle l’avait acquise récemment grâce au salaire considérable que Tsunade leur versait régulièrement. (Certains personnages influents étaient près à tout pour se débarrasser de certains petits problèmes plus ou moins gênant tel une armada de vampires assoiffés.)

Elle avait mis longtemps avant de savoir quoi faire de tout cet argent. Elle ne s’intéressait pas particulièrement aux vêtements de luxe comme Ino, n’avait pas de passion particulière pour les armes de collection comme Tenten, les bombes fabriquées au centre lui suffisant amplement. Elle avait finalement opté pour une voiture, un jour où elle avait eu besoin d’en voler une pour fuir rapidement. Elle s’en rappelait très bien. C’était une jolie Ferrari dont le moteur poussait volontiers jusqu’à des vitesses particulièrement élevées. Elle avait adoré ça, e avait absolument voulu recommencer. Ne pouvant pas conserver la voiture, elle s’était empressée d’en acheté une.

L’engin sillonnait la route étroite à une vitesse folle. Les cheveux au vent, Temari se remémorait les mots de Tsunade au téléphone quelques minutes plus tôt. Son ton semblait inquiet, du moins, plus qu’à l’habitude. Qu’avait il bien pu arriver de si grave pour qu’elle les fasse accourir au plus vite ?

 

Les contours d’un bâtiment se dessinèrent à l’horizon. Simple, carré, blanc, il avait tout d’un petit hôpital. C’était en fait un ancien hôpital psychiatrique, reconvertit soit disant en orphelinat par Tsunade. Ce qui était évidemment une couverture pour dissimuler son organisation spécialisée dans la chasse aux vampires. L’endroit était idéal puisque isolé de la population, situé en pleine montagne, et que très peu de gens se rendaient à l’orphelinat, sauf, parfois, quelques policiers amenant des enfants abandonnés ou orphelins à la bienveillante Tsunade, qui se chargeait évidemment de les transformer en véritables « hunter » par la suite.

Bien sûr, tout enfant avait la possibilité de refuser. Si c’était le cas, on se contentait de leur effacer la mémoire et de les envoyer dans un autre orphelinat, prétextant un manque de place.

 

La turbulente chasseuse gara négligemment sa voiture en face de l’accueil, ne prenant pas la peine de la conduire jusqu’à la place qui lui était habituellement réservée dans le parking souterrain, poussa la porte de l’ancien hôpital et salua la réceptionniste assise derrière son bureau au centre de la pièce.

Toute la partie apparente de l’extérieur du bâtiment était équipée de sorte qu’un étranger puisse croire à la version de l’orphelinat. Un accueil avait donc été aménagé, avec une réceptionniste présente 24h/24, pour surveiller les allées et venues des employés et de sonner l’alarme en cas d’intrusion.

Le reste du rez-de-chaussée était occupé par de faux bureaux, de faux dortoirs et de fausses salles de jeux.

Temari emprunta le couloir sur la gauche, ouvrit la porte de ce qui était en apparence un simple placard à balais, s’approcha du mur du fond et posa sa main entre deux taches bien précises sur la tapisserie. Plusieurs petits faisceaux lumineux apparurent autour de sa main et effectuèrent des mouvements de haut en bas, comme une sorte de scanner. Le pan du mur s’écarta aussitôt, pour laisser apparaître une simple porte d’acier qui s’ouvrit par le milieu pour donner lieu à un ascenseur. Elle pénétra à l’intérieur de la cage d’acier et pressa un des boutons présents sur l’une des parois.

Quelques secondes plus tard, une autre porte, derrière elle, s’ouvrit à son tour et elle put enfin pénétrer dans la base secrète du centre. Elle se trouvait dans une pièce aux murs entièrement blancs servant de sas pour toutes les arrivées des ascenseurs. Il devait avoir une dizaine de ces cages d’acier dispersées dans tout le bâtiment, du fait qu’on pouvait accéder à l’étage inférieur de n’importe quelle partie de l’hôpital, en cas d’urgence. Ceux-ci ne déplaçait pas seulement verticalement, mais horizontalement pour l’occasion.

Elle emprunta un couloir sur sa gauche puis un autre sur sa droite, gravit quelques marches et arriva enfin devant une porte en apparence comme les autres mis à part l’écriteau sur lequel était inscrit en lettres d’or, « Bureau Directionnel ». Elle frappa trois coups espacés d’une demi seconde chacun puis entra sans attendre la réponse.

 

Tsunade était assise derrière son bureau, l’air soucieuse. Ses coéquipières occupaient les sièges disposés tout autour. Apparemment, elle était encore une fois la dernière. Nullement gênée, elle prit place sur le dernier fauteuil, attendant que son maître prenne la parole.

Ce qui ne se fit pas attendre.

 

-         Je vous ai toutes réunies ici pour une raison bien précise. Tout d’abord, Sakura va vous faire le compte rendu de sa dernière mission, où elle a apprit des choses assez intéressantes, semble-t-il. Ensuite, je vous ferais part des dernières nouvelles, qui, je dois l’avouer, ne sont pas très bonnes. Sakura…

 

L’interpellée se redressa puis se tourna vers ses coéquipières. Elle leur expliqua brièvement le but initial de la mission, puis enfin le déroulement. Elle fit l’impasse sur l’histoire de Sasuke et sur sa nature de nécromancienne, mais raconta en détails ce que lui avait apprit Jiraya.

Quand elle eu finit son récit, ses coéquipières restèrent stoïques, toutes semblaient plongées dans une profonde réflexion. Puis, Tenten prit les devants et posa la question qui les tourmentait toutes :

 

-         Tsunade-sama, vous étiez au courant de tous cela, pourquoi ne pas nous en avoir fait part ? Cela aurait pu nous être utile pendant nos missions.

 

La jeune directrice réfléchit quelques secondes puis soupira :

 

-         Je savais que cela devrait arriver un jour, mais je n’avais pas le courage de tout vous raconter. Veuillez m’en excuser. Je crois que Sakura a tout dit, et que je n’ai plus grand-chose à vous apprendre au sujet des 7…

 

-         Des 7 ?

 

-         Oui, ces grands seigneurs vampires si puissants. Jiraya dit qu’il est impossible de savoir combien il en reste actuellement, mais moi, je crois aux légendes, et la légende dit qu’ils sont 7. 7 à représenter le mal. Quelle ironie ! Ils utilisent un nombre divin pour faire régner la terreur sur cette planète. Les démons ont toujours eu un certain sens de l’humour…

 

-         Ont-ils commencé à mettre en place quelques éléments de leur plan ? Je veux dire à part cette histoire d’entreprise pharmaceutique, questionna Ino.

 

-         C’est de ça dont je voulais vous parler. Hier soir, il s’est passé quelque chose de vraiment étrange, et d’assez effrayant.                                                                                                                                          Dans un quartier au sud de Tokyo, un propriétaire à contacté la police pour procéder à    une expulsion. Apparemment, le locataire qui louait sa maison ne payait plus le loyer depuis plusieurs mois, et n’ouvrait plus la porte quand il venait sonner. Quelques policiers se sont rendus sur place et sont entrés de force.                                                                                                 

Evidemment, il n’y avait plus personne, mais la maison était dans un état  déplorable. On aurait dit que deux titans avaient choisis la résidence comme lieu de batailles. Des traces de sang un peu partout dans la maison mais aucun corps. Puis les quelques policiers présents accompagnés du propriétaire sont descendus à la cave. Ils y ont découvert des choses effroyables.

Heureusement pour nous, un des policiers faisait partie de nos alliés. Il a immédiatement contacté nos services qui ont entrepris d’effacer la mémoire du propriétaire et des autres policiers.

 

-         Et….qu’est ce que c’était ? demanda Hinata.

 

Tsunade darda la jeune fille de son regard féroce.

 

-         Sans doute après avoir tué leur prédécesseur, les récents locataires avaient aménagé une sorte de labo dans la cave de la résidence. Plusieurs corps y étaient entreposés, la gorge tranchée, pendus à des crochets de boucher, la tête en bas, se vidant peu à peu de leur sang dans un réservoir situé juste en dessous.

      Une sorte de garde manger, je suppose…

 

Hinata eu un haut le cœur.

 

-         C’est horrible n’est ce pas ? Tout laisse croire que cette maison servait de repère à une communauté de vampires. Mais pourquoi l’ont-ils abandonnée ? Est-ce que cela a un rapport avec les traces de combat trouvées un peu partout à l’étage ?

 

-         Les vampires sont des êtres bestiaux, ils peuvent très bien s’être battus entre eux, fit remarquer Tenten.

 

-         Tu n’as pas tort, mais n’oublie pas les traces de sang à l’étage. C’est impossible que ce sang appartienne aux victimes entreposées dans la cave, les vampires en ont trop besoins pour se permettre de le gaspiller en l’étalant sur les murs. Je pense plutôt  qu’ils ont été attaqués. Attaqués par des êtres capable de saigner, donc non vampires.                         

Qui sont-ils ? Pourquoi le font-ils ? Et le plus important, sont-ils nos alliés ?

 

Le ton grave de Tsunade fit place à un grand silence. Tout cela était plus qu’inquiétant. La possibilité que de nouveaux alliés puissent faire surface se révélait aussi rassurante que la possibilité qu’ils soient des ennemis fût effrayante.

 

-         Je voudrais que vous alliez inspecter cette maison ce soir, que vous me disiez ce que vous en penser. Sakura, tu viendras me faire un rapport ensuite. Vous pouvez rentrer chez vous pour l’instant, je n’ai besoin de vous que cette nuit.

 

Les cinq chasseuses se levèrent, saluèrent leur maître puis se dirigèrent vers la sortie.

 

-         Sakura ? Tu peux rester, s’il te plaît ?

 

L’intéressée prit de nouveau place sur l’un des fauteuils confortables installés devant Tsunade et attendit que toutes ses coéquipières quittent la pièce.

 

-         Sakura, Jiraya m’a parlé de ton shinigami.

 

-         Désolée de ne vous avoir rien dit, j’ignorai que cela était important, il est présent depuis que je suis toute petite. Je ne me suis jamais demandé si c’était normal ou non.

 

-         Non, c’est ma faute. Je ne t’ai pratiquement rien enseigné sur les nécromants, en partie parce que je n’y connais pas grand-chose, et parce que je pensais encore avoir du temps.

C’est idiot, j’ai toujours été proche de tes parents mais je n’ai jamais prit la peine de les questionner sur leurs pouvoirs. J’étais sans doute trop confiante, ils paraissaient si invulnérables…

 

Sakura fixait intensément le mur situé derrière Tsunade. Ce n’était pas qu’elle ne voulait rien savoir, non, mais plutôt qu’elle ne voulait pas apprendre à connaître ses parents de la bouche de quelqu’un d’autre. Elle était nécromancienne, et les nécromanciens ont le pouvoir d’influencer sur la mort, non ? Peut être que si elle découvrait comment, elle pourrait apprendre à les connaître par elle-même.

 

-         Bref, maintenant que tu es prête, je pense qu’il est temps que je te rende ce qui te revient de droit.

 

La jeune fille reporta son intention sur Tsunade, intriguée.

Le maître sourit puis se leva et se dirigea vers un miroir accroché au mur. Elle posa sa main à sa surface et traversa la vitre. Sakura suivit la scène des yeux, nullement étonnée. Ce genre de choses arrivait souvent ici ; Tsunade avait beaucoup de secrets à cacher et avait à sa disposition les meilleures technologies pour garder tout cela confidentiel. Des technologies dont même les plus grands laboratoires de recherche du monde n’avaient jamais entendu parler.

Elle en extirpa un coffret de forme allongée, puis revint à son bureau et le posa délicatement sur la table.

 

-         Voilà, c’est tout ce que j’ai pu récupérer d’intéressant sur place après le drame. Il appartenait à ta mère.

 

Elle ouvrit délicatement le couvercle puis repoussa l’étoffe qui protégeait l’objet.

 

-         Ma…magnifique…, fut tout ce qu’elle réussit à articuler.

 

Devant elle, se trouvait le plus beau katana qu’elle n’ait jamais vu. Le fourreau devait être en argent et recouvert de rubis rouge sang. Sur la poignée, une sorte de symbole était gravé. Elle l’effleura du pouce.

 

-         Si jamais tu te retrouves dans l’impossibilité d’utiliser le katana, le fourreau te servira puisqu’il est en argent.

 

Sakura le sortit délicatement de son étui puis le dégaina. La lame devait bien mesurer un mètre vingt et brillait de milles feux à la lueur de la lampe qui éclairait modestement le bureau. Parfaitement effilée.

 

-         J’ai taché de l’entretenir durant toutes ces années, mais même pour moi, il est impossible de le dégainer en une seule fois. Ce katana te revient bien de droit. Je vais te laisser maintenant, j’ai deux trois choses à faire à Tokyo avant ce soir. Prends bien soin de cet héritage.

 

Sakura suivit du regard son maître jusqu’à ce qu’elle quitte la pièce. Une fois la porte refermée, elle se tourna vers son shinigami.

 

Nootan observait l’arme avec fascination. Une envie irrésistible de la toucher le prit tout à coup. Sakura le remarqua et lui tendit l’arme. Le shinigami vola doucement jusqu’à elle et tendit la main vers la jeune fille, hésita quelques instants, puis l’empoigna.

Au moment même où sa main effleura celle de Sakura sur la poignée du katana, un puissant rayon de lumière émanant du symbole gravé dans l’acier illumina la pièce.

Le rayon se divisa en deux et se transforma en deux petites étincelles qui glissèrent le long du bras de la chasseuse et celui de son shinigami. Elles se faufilèrent jusqu’à leur cou puis semblèrent tracer quelque chose dans leur dos. Sakura ressentit une légère brûlure puis tout s’évanouit. Elle avait l’étrange sensation  qu’elle venait de réveiller quelque chose depuis longtemps endormi.

 

L e souffle saccadé, elle se précipita vers le miroir le plus proche et se positionna de façon à voir son dos. Délicatement, elle défit les lacets de son bustier et entrouvrit le tissu. Elle en resta bouche bée.

Le même symbole que sur le manche du katana était dessiné non pas à la surface de sa peau mais plutôt à l’intérieur. On aurait pu le prendre pour un simple tatouage, si l’encre avec laquelle il était dessiné ne semblait pas faîte de lumière pure.

Les contours dégageaient une lueur à la fois apaisante et aveuglante. Fascinée, Sakura essaya d’effleurer la marque mais retira son doigt aussitôt.

Elle était brûlante.

Le symbole était d’assez grande envergure. Simple et beau à la fois, un croissant de lune prisonnier d’un cercle, un plus petit cercle à l’intérieur du premier semblant veiller comme un soleil sur la demi-lune.

La jeune fille se demanda ce que cela voulait bien signifier et se retourna vers Nootan pour l’interroger, mais celui-ci était déjà occupé. Poster dans une position bien étrange pour nous, humains (la tête tournée à 180 degrés), il semblait absorbé par ce qui se trouvait derrière lui. Sakura le contourna de façon à voir son dos. La même marque scintillait sur le corps du shinigami, épousant parfaitement le contour de la racine de ses ailes.

Ne craignant pas la chaleur, Nootan ne cessait de tâter la marque, encore plus intrigué que la jeune fille. Cela fit prendre conscience à Sakura de son étrange calme intérieur. Ce shinigami qui devait sans doute s’y connaître bien plus qu’elle en matière de magie, ne craignant pas la mort, semblait bien plus terrifié qu’elle, pauvre petite mortelle, ne connaissant pas encore grand-chose à la vie. Elle avait accepté ce qui venait de se passer avec un calme déconcertant, comme si tout cela n’avait été qu’une évidence.

Perdue dans ses pensées, le katana toujours en main, elle se dirigea vers le bureau pour ranger sa précieuse arme. Mais quand elle voulu refermer le coffret, celui-ci résista.

Intriguée, elle inspecta l’intérieur de la boîte, à la recherche de ce qui aurait pu gêner. En soulevant l’étoffe, elle découvrit ce qui ressemblait à une cachette aménagée dans le fond de la boîte. Le couvercle s’était déplacé et empêcher le coffret de se refermer. Elle retira le couvercle et saisit se qui se trouvait à l’intérieur pour le lever à hauteur de ses yeux.

Un pendentif.

Elle ne se rappelait pas de lui. S’il avait appartenu à sa mère, elle ne l’avait pas souvent porté, elle s’en serait souvenue. Il était si étrange. Une sorte de croix, d’une longueur d’à peu près cinq centimètres, faîte d’un métal foncé, presque noir, aux reflets rouges.

Simple et étrangement belle. Les branches n’étaient pas droites comme celles des crucifix, mais ondulaient gracieusement. La partie située sous les branches horizontales était rangée dans un tout petit fourreau qui épousait parfaitement la forme de la croix. Elle le retira délicatement et découvrit une lame, tout aussi bien affûtée que son katana. Elle avait entre les mains une arme des plus dangereuses, qui passerait sûrement plus inaperçue qu’une lame d’un mètre quatre-vingt de long. Mais elle se demandait pourquoi sa mère détenait un tel objet. Un vampire ne pouvait pas être tuer d’un simple coup de couteau. C’était le genre d’objet utile sur un humain, mais sa mère n’était pas du genre à s’en prendre aux humains.

Elle soupira. Un autre mystère à élucider.

Elle attacha le pendentif à son cou. Durant une seconde, elle crut voir une lueur rouge en émaner mais se reprit vite, certaine d’avoir rêver. Nootan avait arrêter de triturer la marque et la dévisageait l’air soucieux.

Elle l’interrogea du regard.

 

-         Autant ce katana ne m’inspire que confiance à présent, je suis certain que cette croix ne t’apportera que des ennuis. Je n’aime pas l’aura qu’elle dégage. Es tu certaine qu’elle appartenait à ta mère ? Tu devrais plutôt la ranger à sa place, ou mieux, laisser Tsunade s’en charger.

 

-         Hors de question.

 

-         Tu ne penses pas que tu risques déjà assez ta vie pour prendre de tels risques ?

 

-         Il était dans cette boîte, il devait donc appartenir à ma mère. Avec ce katana, c’est le seul souvenir qu’il me reste d’elle. Je n’ai pas l’intention de m’en débarrasser.

 

-         Sakura…

 

Elle le fusilla du regard.

 

-         Comme tu veux, mais tu connais mon point de vue…

 

Elle saisit la précieuse boîte contenant son sabre puis se dirigea furieuse vers la porte. Il était rare que Nootan et elle se disputent, le shinigami étant plutôt quelqu’un de calme et posé, se mêlant seulement de ce qui le concernait.

Elle ne comprenait pas pourquoi, aujourd’hui, il s’était fait si insistant.

Ce n’était qu’un simple collier… 

 

 

 

 

 

 

…………………………………………………………………………………………………...

 

 

 

 

 

 

Les couloirs déserts du centre défilaient devant elle sans vraiment de suite logique. Elle-même ne savait pas très bien où elle allait.

Finalement, ses pas la menèrent jusqu’à la salle d’armes. Une pièce construite sous les plans exacts d’un dojo des plus traditionnels. Lumineuse, malgré les coloris plutôt sombres de la décoration, rouge et noire.

 

-         Hey ! Ino !

 

La jeune blonde se retourna vers celui qui venait de l’interpeller. Un jeune homme, pendu la tête en bas aux rambardes du balcon de l’étage supérieur, agitait les bras dans sa direction.

Yasuo-kun, le préposé aux armes.

Bruyant, indiscipliné, désordonné mais, en dépit de toute autre chose, suprêmement intelligent.

Ino ne comprenait toujours pas pourquoi quelqu’un avait eu l’idée folle de l’appeler yasuo. Peut être qu’on avait espéré que cela influerait sur sa personnalité. (yasuo peut signifier « calme » en japonais)

 

-         Ca faisait longtemps qu’on t’avait pas vu par ici. Oba-chan vous a trouvé une mission ?

 

Ino ne put s’empêcher de sourire. Même elle faisait attention à ce qu’elle disait devant Tsunade, alors qu’elle était une de ses plus proches élèves. Il n’y avait que lui pour appeler son maître « oba-chan ». Il lui faisait parfois penser à un blondinet bien connu.

 

-         Oui, enfin ! Je commençais sérieusement à m’ennuyer.

 

Le jeune homme au visage rieur effectua un salto et se retrouva nez à nez avec la chasseuse.

 

-         On va pouvoir s’entraîner alors ?

 

Elle éclata de rire :

 

-         Je t’ai tant manqué que ça ? susurra-t-elle sur un ton mielleux qui ne lui ressemblait pas, tout en s’approcha doucement de ses lèvres.

 

-         Tu n’peux pas savoir à quel point…

 

Leurs bouches étaient à présent à quelques centimètres l’une de l’autre. Elles allaient se toucher quand Ino esquissa un mouvement sur le côté laissant Yasuo s’effondrer à terre, à côté d’elle. Elle étouffa un bâillement puis prit la direction de la réserve d’armes.

 

-         Bon ! Alors, tu choisis quoi ? Armes blanches, à feux, corps à corps…

 

Le garçon était à présent en train de baver, le nez toujours au sol.

 

-         Nan…on va éviter le corps à corps…murmura Ino dans un sourire.

 

 

 

 

 

…………………………………………………………………………………………………

 

 

 

 

 

 

La jeune fille aux cheveux roses arpentait les rues du quartier des affaires de Tokyo d’un pas rageur. Elle ne passait d’ailleurs pas inaperçue. Sans doute était-ce en premier lieu dû à sa tenue, (détestant tout ce qui était conventionnel, elle optait le plus souvent pour un bustier accompagné d’une jupe et de bottes à talons, le tout dans des tons noirs et carmin) mais aussi à l’expression de son visage. Les talons des ses chaussures frappaient violemment le sol, tandis qu’elle ruminait sa conversation avec son shinigami.

Un gamin eu la mauvaise idée de lui rentrer dedans. Il déguerpit aussitôt en croisant son regard noir empli de haine. Il eu presque l’impression de voir une aura noire flottée autour d’elle à ce moment là.

Imperturbable, elle continua sa route jusqu’à arriver en face d’un imposant bâtiment. Cela devait être le siège d’une importante société contenu du nombre d’hommes d’affaires circulant à l’intérieur.

Elle s’engagea dans le hall immense, puis s’avança jusqu’à l’accueil où l’une secrétaire aussi bien maquillée qu’une gamine de six ans testant le rouge à lèvres de sa mère, l’accueillit par un sourire des plus forcés.

 

-         Que puis-je faire pour vous ?

 

Sa voix mielleuse et collante lui écorcha les oreilles.

 

-         Je cherche le bureau de Fujika-san.

 

-         Je suis désolée mais Fujika-sama est disponible uniquement sur rendez-vous.

 

-         Alors prenez moi un rendez vous.

 

-         Je ne pense pas que cela soit possible madame, notre président a un planning très serré.

 

D’où qu’elle m’appelle madame celle là ?!

 

-         Ecoutez, je veux juste lui parler quelques instants, vous ne pouvez pas me laisser le voir quelques minutes, le temps qu’on règle ce que l’on a à régler ?

 

-         Je crois que vous n’avez pas vraiment compr

 

-         Sakura ?!

 

La jeune fille aux cheveux roses, qui était à présent à demi allongée sur le bureau de la standardiste, prêtre à l’étriper si elle l’entendait encore une fois la contredire, tourna doucement la tête vers l’origine de la voix.

 

Qu’est ce qui fout là celui là ?! 

 

 

 

 

 

 

…………………………………………………………………………………………………...

 

 

 

 

 

 

Ino esquissa un mouvement bref et précis et la lame de son katana se retrouva contre la gorge de Yasuo.

 

-         Ok, j’abandonne, t’es la plus forte.

 

La blonde rengaina son arme puis aida le garçon à se relever.

 

-         Alors tu me le montres ? Ce prototype dont t’es si fier…

 

-         Suis moi.

 

Elle lui emboîta le pas. Derrière le local où étaient entreposées les armes se trouvait une petite porte, faîte d’acier pur. Des milliers de trou de serrures la recouvraient entièrement. Yasuo sortit une petite clé de sa poche et l’inséra à tout de rôle dans cinq serrures différentes, puis la porte s’ouvrit enfin, sans un bruit. Ino le regarda faire, blasée.

Il était tellement maniaque sur tout ce qui était sécurité. Il était persuadé que l’on viendrait sûrement lui voler ses prototypes pendant son sommeil. Ce qui n’était pas totalement infondé, vu le talent du jeune homme.

 

Une fois la première porte ouverte, ils traversèrent un couloir entièrement blanc dénué de relief. La jeune fille savait le couloir truffé de pièges, elle en avait fait l’expérience une fois où elle avait voulu emprunté une arme à Yasuo. Elle avait frôlé la mort de près, cette nuit là.

 

-         Tadaaa !!!

 

Ils venaient de pénétrer dans son « repère ». Etrangement pour un spécialiste de son niveau, enfin, pas si étonnant que ça si on connaissait le personnage, le tout était dans un désordre complet. Mais Yasuo lui avait assuré qu’il réussissait toujours à s’y retrouver.

 

-         Alors, attends…il doit être par là…où peut être là…ah ! Voilà !

 

Il lui tendit fièrement sa toute dernière découverte. Ino l’empoigna fermement puis le soupesa.

Léger.

 

-          Sa puissance de feu est exceptionnelle et elle est silencieuse en plus. La balle peut atteindre facilement une vitesse de…

 

Elle ne l’écoutait plus. Des mots , que des mots. Cela ne voulait rien dire pour elle. Elle préférait le tester par elle-même. Elle se dirigea vers la petite salle de tir personnelle de Yasuo, celui-ci sur les talons, vantant toujours les merveilleuses innovations de son tout nouveau bijou, impossible à stopper.

 

-         Et si t’appuies là, tu peux mettre en route un bouclier qui stoppera les projectiles ennemis…

 

Ino pointa le premier mannequin, le plus éloigné, et visa le cœur. Sans aucun bruit, la balle vint se loger en plein milieu de la cible. Yasuo s’était tut. Elle se retourna vers lui. Il affichait son plus beau sourire.

 

-         Tu peux être fier de toi, Yasuo-chan.

 

Elle lui frotta la tête, comme on le ferait à un chien qui vient de ramener son nonos, et déposa rapidement ses lèvres sur les siennes.

 

 

 

 

 

 

 

…………………………………………………………………………………………………...

 

 

 

 

 

 

 

 

Sakura se retourna vers celui qui venait de l’interpeller.

 

-         Kiba ?!

 

Elle retrouva une position à peu près convenable puis s’approcha de son ami.

 

-         Qu’est ce que tu fais ici, sapé comme un pingouin !

 

Il éclata de rire.

 

-         Bah, j’travaille et ça, c’est un smoking. Classe, hein ?

 

Il lui fit un clin d’œil tout en ajustant sa veste.

Elle leva les yeux au ciel.

 

-         Puis je vous renseigner mademoiselle ?

 

Elle hésita quelques instants puis lança :

 

-         J’étais venue voir Fujika-san.

 

-         Ah, oui ! Il m’a parlé de ça…Viens.

 

Qu…quoi ? Il lui avait de parlé de quoi au juste ? Et puis, ce n’était pas vraiment le genre de Kiba de travailler dans un endroit comme ça. Elle se souvint des derniers mots qu’avait prononcé Fujika Jiraya la dernière fois qu’elle l’avait vu.

 

« Tu diras bonjour à Naruto de ma part. »  Ma parole, ce gars connaît tout le monde ! 

 

Elle lança un regard moqueur vers la standardiste barbouillée comme un panda (qui était rester bouche bée pour le coup), puis suivit son ami à travers les dédales compliqués des couloirs sinueux de l’immeuble. Une fois dans l’ascenseur, elle en profita pour l’interroger.

 

-          Tu peux vraiment me faire entrer comme ça ? Tu es si important que ça ?

 

Il sourit.

 

-         Disons que…j’occupe un poste assez important ici.

 

-         Oh…

 

Elle ne chercha pas à en savoir plus, devinant qu’elle n’arriverait pas à lui extirper d’autres informations.

Le petit cling indiquant qu’ils étaient arrivés à bon port ne tarda pas à se faire entendre.

 

Dire qu’elle avait cru voir ce qu’il avait de plus luxueux en matière de décoration au rez de chaussée. Elle s’était lourdement trompée. Tout ici, était une œuvre d’art, partant des tableaux jusqu’aux rideaux. Elle se promit de faire un tour aux toilettes avant de partir, histoire de vérifier si le papier toilette était en soie.

Ils arrivèrent enfin en face d’une porte et Kiba frappa trois coups secs avant qu’une voix grave lui réponde d’entrer. Ce qu’il fit sans attendre.

 

-          Fujika-sama, Haruno-san désirerait s’entretenir avec vous.

 

Le vieil homme leva la tête de ses papiers, enfin, de ce qu’il essayait de faire passer pour des papiers. Le président avait en effet un intérêt tout particulier pour les magasines, dits « pour adultes ».

 

-         Héhéhé, Sakura-chan ! Ma fille adorée !

 

Kiba resta perplexe, puis se décida à les laisser seuls.

 

-         Je crois qu’il y a certaines choses qu’on a oublié de me dire…

 

Une fois la porte refermée, Jiraya invita la jeune fille à s’asseoir.

 

-         Alors, que me vaut l’honneur de ta visite ?

 

-         J’ai quelques petites questions à vous poser.

 

-         Je t’en prie, pose.

 

Elle prit quelques secondes, le temps de réfléchir à la meilleure façon d’aborder les choses puis se lança.

 

-         Bien, tout d’abord, on ne cesse de me répéter que mon rôle dans toute cette histoire est des plus importants.

 

Il hocha la tête.

 

-         On me dit qu’on ignore tout de mes pouvoirs ou presque, mais il est certain que j’en possède et que je dois m’en servir pour réussir ma…mission. Ça aussi, j’arrive à l’avaler. Mais ce que j’ai le plus de difficultés à comprendre c’est…

 

Elle marqua une courte pause et se permit de regarder son interlocuteur droit dans les yeux.

 

-         Mais bon sang, comment suis-je censée y arriver seule sans aucune idée de la façon dont je doit m’y prendre, contre des êtres qui ont le quadruple de mon âge et ont à disposition une armée entière ?!!!

 

Jiraya ne cilla pas une fois pendant la tirade de Sakura. Il se contenta de la regarder dans les yeux, avec une expression non plus rieuse mais des plus sérieuses. Il soupira. Son regard dévia vers la fenêtre située à sa gauche, d’où l’on pouvait apercevoir les civils vaquant tranquillement à leurs occupations, ignorant tout de son conflit intérieur.

Un faible sourire apparut sur son visage.

 

-         Difficile n’est ce pas ?

 

-        

 

-         De répondre aux attentes de tout le monde, de deviner ce qu’ils veulent vraiment alors qu’ils l’ignorent eux-mêmes.                     C’est la dure tache d’un meneur. En parlant de meneur, tu en es une toi aussi. Tu n’es pas seule. Tu as une équipe sur qui compter, des amies entraînées et fidèles, un maître qui a la tête sur les épaules ainsi qu’un shinigami intelligent et de bon conseil, qui résout certainement la question du quadruple de ton âge, vu qu’il est bien plus vieux que tout ces maudits vampires…

 

Elle ne répondit pas et baissa la tête, un peu honteuse.

Des amies. Oui, elles étaient ses amies. Elle avait beau dire ce qu’elle voulait, ça ne changerait rien au fait qu’elle s’était attachée à elles, et qu’elles étaient capables de risquer leur vie pour elle. Et dire qu’elle  avait voulu se persuader qu’elle n’éprouverait jamais de sentiments aussi futiles.

 

-         Et pour ce qui est des mes pouvoirs ?

 

Son ton n'était plus agressif, sa voix avait baissé d'intensité et elle osait à peine regarder Jiraya dans les yeux.

 

-         Et bien, je n'ai effectivement pas d'informations précises sur cela car chaque nécromant à une façon différente d'aborder le sujet. Ton pouvoir est basé sur la relation que tu entretiens avec ton shinigami. Etant donné que chaque nécromant est différent, chacun n'a pas la même perception de ses pouvoirs. Certains disent qu'ils se les représentent sous forme de formes ou de couleur emprisonnées dans un petit coin de leur esprit et qu’il leur suffit de trouver la clé.

 

-        

 

-         C'est un peu compliqué et assez abstrait comme notion, mais essaye de comprendre. Ton shinigami apparaît sous la forme que tu vois car c'est comme cela que tu t'imagines un dieu de la mort. Son caractère et sa personnalité sont comme elles sont car c'est le genre de caractère que tu apprécies. Je me rappelle avoir vu le shinigami de ta mère un jour, il était totalement différent du tien, beaucoup moins effrayant. Ta perception de la mort est vraiment étrange Sakura...Bref, si vous arrivez à vous harmonisez, à agir l'un en fonction de l'autre, je pense que tu pourras utiliser tes pouvoirs plus facilement. Ah au fait, ton shinigami est par là bien sûr, il doit aussi écouter ce que je te dis.

 

-         Et bien....non

 

-          ?

 

-         On s'est, comment dire, en quelques sortes, disputés....

 

Jiraya fronça les sourcils.

 

-         C'est embêtant. Mais tu es assez grande pour arranger ça seule, et puis avec tout ce que je viens de te dire, je suppose que tu as compris qu'il ne vaudrait mieux pas pour vous que vous restiez en conflit trop longtemps..... Bien ! Je crois que c'est tout ce que je peux te dire pour l'instant à propos de tes pouvoirs.

 

-         Merci, je ne suis pas sûre d'avoir tout saisit mais...merci.

 

-         Ne t'inquiète pas, quand le moment viendra, je suis sûr que tu trouveras les réponses.

 

Elle hocha la tête, pas vraiment confiante.

 

-         Tu avais d'autres questions ?

 

-         Non....enfin, si !

 

Il retrouva le sourire.

 

-         Je t’écoute.

 

-         Je voudrais que vous m'expliquiez ce que ceci....

 

Elle défit les lacets de son bustier pour la deuxième fois de la journée.

 

-         Euh...héhéhé....Sakura....je sais que je suis plutôt bien conservé mais quand même...

 

-         ...signifie.

 

Il se stoppa quand la marque apparut à ses yeux.

 

-         Nom d'un petit bonhomme...qu'est ce que c'est que ça ?

 

Il ouvrit rapidement un des tiroirs de son bureau et en sortit une paire de lunettes. Après les avoir posé sur son nez, il inspecta la marque comme ellle même l'avait fait quelques heures plutôt.

 

-         Est ce que vous pouvez me dire ce que ça signifie ?

 

-         Et bien, c'est sans aucun doute le symbole de l'ordre des nécromanciens mais ce qu'il fait graver dans ton dos, ça , je n'en sais fichtrement rien.

 

-         Il est apparut après que Nootan et moi ayons touché en même temps le katana de ma mère.

 

-         Tu as bien dit le katana de ta mère, Kira ?! (Je ne fais pas de copié collé sur Death Note, c’est juste que « kira » signifie tueur…)

 

-         Oui.

 

-         Hum.

 

Il s'écarta d'elle et retourna farfouiller dans son bureau et en sortit ce qui ressemblait à un album photo. Elle en profita pour refermer son bustier.

Il tourna frénétiquement les pages pendant quelques secondes et parut enfin trouver ce qu'il cherchait. Il décrocha l'un des clichés et l'apporta à Sakura.

Elle retint un sanglot quand elle reconnut les personnages souriant à l'objectif.

Toute à gauche, Tsunade, qui ne semblait pas avoir prit une ride depuis. A côté d'elle Jiraya, qui contrairement à elle, paraissait nettement plus jeune.

Et puis à droite, ses parents. Côte à côte. Souriants. Des visages semblant dire, « oui on est jeune, mais ça va pas nous empêcher de leur mettre la pâté !!!»

Jiraya tapota l'endroit où se tenait sa mère.

 

-         Tu parles bien de ce katana.

 

Sakura plissa les yeux, essayant d'apercevoir l'arme que sa mère tenait dans une main. Elle reconnut le magnifique fourreau en argent ainsi que l'impressionnante longueur de la lame. Elle acquiesça.

Il releva la tête vers elle et plongea dans une intense réflexion. Patiente, elle attendit le fruit de sa méditation.

 

-        

 

-        

 

-        

 

-        

 

-         Chais pas…

 

-         Pardon ?!

 

-         Je ne sais absolument pas pourquoi cette marque est gravée dans ton dos. Je ne me rappelle pas qu’elle ait été présente dans le dos d’autres nécromants…

 

-         Vous avez réfléchi tout ce temps pour...ça ?!

 

-         Hein ?... Ah, non, je me demandais ce que j'allais bien pouvoir manger ce soir....

 

-         Que ???...Non, laissez tomber....

 

Elle lui rendit la photo mais il repoussa sa main.

 

-         Non, garde la, je pense qu'elle compte beaucoup plus pour toi que pour moi...

 

-         Merci...

 

-         Ai-je répondu à toutes tes questions ?

 

Sakura avait plutôt l'impression d'être encore plus perdue qu'avant mais n'en dit rien. Elle se leva puis s'inclina.

 

-         Oui, je crois que oui, pour cette fois ça ira. Merci de votre aide.

 

-         De rien, reviens me voir quand tu veux. Mais je pense que ce serait plus prudent que tu ne viennes pas par l'entrée principale. Vois tu, certains vampires me connaissent assez bien et je ne voudrais pas que ça te nuise. Si tu veux me voir, préviens plutôt Naruto où Kiba, je m'arrangerais pour venir te rendre une petite visite....

 

Elle hocha la tête.

 

-         Bien.

 

Elle quitta le bureau et reprit l'ascenseur. Une fois arrivée dans le grand hall, elle eu un pincement au coeur.

Elle retournait à la dure réalité. Dans le bureau de Jiraya, elle s'était sentie comme chez elle, en sécurité, isolée de ce monde agressif et dangereux.

Maintenant, elle quittait la bulle.

Etonnant, la vitesse avec laquelle elle avait apprit à faire confiance au vieil homme. En général, il lui fallait des années avant de pouvoir parler en toute confiance à quelqu'un. Sans doute était-ce dû à la façon dont il abordait les gens. D'égal à égal, malgré le fait qu'il devait posséder beaucoup plus de pouvoir que la plupart de ses interlocuteurs. Il était un peu comme... un père....

 

Beua, Sakura, reprends toi ! 

 

Elle réfléchit à ce qu'il venait de lui apprendre. Comme ça, elle devait se réconcilier avec Nootan, pour pouvoir utiliser ses pouvoirs.

Elle soupira.

Faire ses excuses était vraiment la dernière chose qu'elle avait envie de faire. Et puis, il lui demanderait sûrement de retirer son pendentif. Ça non plus elle ne le voulait pas. Peut être qu'elle arriverait à négocier si elle lui racontait que ses pouvoirs ne pouvaient apparaître sans une bonne entente.

Oui, elle ferait ça. Elle avait bien conscience d'user du chantage, mais elle ne voyait vraiment pourquoi elle retirait ce collier juste pour lui faire plaisir.

Maintenant, il faudrait qu'elle le retrouve. Ça, c'était une autre histoire...

 

 

 

 

 

 

 

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-         Recommencez !

 

-         Oui madame...

 

Hinata s'appliqua à resservir le thé à son professeur de bonnes manières pour la énième fois.

Ses amies l'enviait souvent d'avoir été adoptée par une famille riche, mais elles ne se rendaient pas compte du calvaire que cela pouvait devenir quand cette famille se révélait être une des familles nobles les plus traditionalistes de la ville.

 

Les Hyuuga, ne pouvant avoir d'enfant, avaient décidé de l'adopter dès son plus jeune âge. Au début, tout se passait bien. Elle était le centre du monde. On s'occupait enfin d'elle !

Puis Mme Hyuuga tomba enceinte. Un miracle selon les médecins. La petite Hanabi vit le jour. A partir de ce moment, tous les regards se concentrèrent sur l'héritière légitime de la famille.

Bien meilleure que sa grande soeur dans la plupart des matières, très sociable, extrêmement belle...

A partir de ce jour, Hinata avait, en quelque sorte, cessé d'exister pour sa famille. Ou du moins, pour son père, qui recherchait la performance. Ce n'était pas qu'une simple jalousie de grande soeur, comme on avait essayé de lui expliquer au début, maintenant, elle savait que tout ce qu’elle ressentait était réellement fondé. Heureusement, sa mère, elle, même si elle préférait Hanabi, ne l'avait pas totalement délaissée et continuait d'exiger qu'elle soit éduquée.

 

Si bien que tous les jeudi, elle devait supporter un cours sur la meilleure façon de se comporter pendant une cérémonie du thé. Elle n'avait rien contre le fait d'être éduquée, mais, pour le coup, elle commençait sérieusement à avoir mal aux fesses.

A genoux depuis bientôt une heure, le dos bien droit, elle ne sentait plus ses pieds. C'était déjà ça, au moins, eux, ils ne la faisaient plus souffrir.

Et cette geisha commençait vraiment à lui taper sur les nerfs. Franchement, était-ce vraiment grave si elle positionnait sa main comme ci sur la tasse plutôt que comme ça ?

Enfin, la vieille peau lui annonça que le cours était terminé et qu'elle avait intérêt à faire des efforts la semaine prochaine, sinon elle serait forcée de devenir vraiment désagréable. Ah, parce qu'elle n'avait pas encore atteint ses limites ? Sacrée bonne femme…

 

Une fois le professeur remercié, elle couru retirer son kimono. Enfin, couru, avec un kimono, c'est assez difficile, on va plutôt dire piétina jusqu'à sa chambre le plus rapidement possible. Malheureusement pour elle, son calvaire n'était pas terminé.

 

-         Hinata-san ?

 

-         …Oui ?

 

-         Pouvez vous venir par ici s'il te plaît ?

 

A contre coeur, elle fit demi tour.

 

-         Que puis je faire pour vous, mère ?

 

-         J'aimerai que vous m'accompagnez faire quelques courses.

 

Quand madame Hyuuga parlait de « faire des courses », il ne s’agissait sûrement pas de pousser un caddie dans un des grands super marchés du coin, diable non. Ce que cela pourrait être vulgaire…

Elle voulait sûrement dire qu’elle avait une furieuse envie de se montrer et qu’elle avait tout à coup décidé de faire un tour jusqu’à une petite boutique de bijoux ou de thé située non loin de chez elle.

 

-         Je me change rapidement et j'arrive.

 

-         Ce ne sera pas nécessaire, ce kimono conviendra parfaitement.

 

La jeune fille ne put se retenir d’ouvrir grands les yeux.

 

-         Mais...

 

-         Et il n'y a pas de « mais ».

 

-         Bien.

 

Sa « mère » réalisait elle qu'à ce jour personne ne se promenait en ville en kimono, mis à part les jours de feux d'artifice ? Sûrement. C'était juste une excuse pour afficher une fois de plus sa richesse et son pouvoir. Ah, qu'est ce qu'elle l'agaçait. L'apparence, toujours l'apparence. Rien d'autre ne comptait donc à ses yeux ? Même pas le fait que sa fille se ridiculise en se promenant comme une fille de bourgeoise en pleine rue ?

Hinata soupira un grand coup et enfila ses zoris.

Bon, après tout, ce n'était qu'un mauvais moment à passer....

 

Une fois dehors, elle ne put s'empêcher de sourire. Un ciel bleu, sans nuage. Elle suivit sa mère jusqu'à un petit magasin spécialisé dans la vente de thé. Elle faillit s'écrouler à terre quand elle percuta quelque chose. Quelque chose de doux, de chaud, de blanc. Un chien !

 

-         Qu'est-ce que tu fais là toi ? Tu t'es perdu ?

 

-         Hinata, ne le touchez pas, vous ignorez où il a bien pu traîner.

 

-         Juste une seconde, j'arrive tout de suite.

 

Sa mère grimaça.

 

-         Dépêchez vous alors, vous me rejoindrez à l'intérieur.

 

La jeune fille hocha la tête sans quitter la boule de poil des yeux.

Une fois sa mère hors de vue, elle se releva doucement et s'assit sur le banc le plus proche pour admirer les cerisiers en fleurs.

 

-         Tiens, tiens. Qui voilà ?

 

La brune s'immobilisa, n'osant pas se retourner. Non, pas cette voix. Pas maintenant. Sa mère... Il ne fallait pas qu'elle sache....

 

-         C'est cette pimbêche d'Hinata qui se pavane en kimono !

 

.Le petit groupe d'adolescentes s'approcha d'elle. Celle qui semblait être le chef la saisit par le bras et la traîna dans une ruelle moins fréquentée. Elle la fit tomber à terre et la saisit par les cheveux. Elle essaya de se défendre, sans succès.

 

-         Tu te crois belle c'est ça, hein ? Tu vas voir. Que l'une de vous me donne son couteau !

 

On lui obéit.

 

-         Tu vas voir si t'es toujours aussi belle après que j't’ai arrangée !

 

Elle prit le couteau et l'appuya contre la joue de la brune. Une goutte de sang tomba à terre. La jeune fille retenait ses larmes. Elle devait se défendre. Ses jambes ne répondaient plus.

 

Allez, bouge !!! Ce n'est vraiment pas le moment de me laisser tomber !!!!

 

En un ultime effort, elle réussit à repousser son agresseur et à saisir le couteau. Malheureusement, l'adolescente en face d'elle ne se laissa pas faire et essaya de lui arracher le couteau des mains. Mais elle fit un faux mouvement et Hinata sentit la lame s'enfoncer dans son ventre.

Elle s'écroula lentement au sol. Elle tata sa blessure. Rouge. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait. Tout devenait floue. Seul le froid qui commençait à se répandre en elle lui indiquait qu’elle était toujours consciente. Des voix parvinrent à ses oreilles.

 

-         Oh mon Dieu ! Elle est morte ?

 

-         Tai...taisez vous, ne racontez ça à personne ok ?!

 

-         Mais il faut l'emmener à l'hôpital !

 

-         C'est moi qui décide et vous faîtes ce que je dis !!!

 

-         Que, qui êtes vous ?! C'est pas nous, vous savez ?! On a rien fait !!!

 

Puis une voix plus grave.

 

-         Dégagez.

 

-         Qu…

 

-         Dégagez !!!

 

-         Ou…oui !

 

Elle les entendit détaler. Elle essaya d'ouvrir les yeux, mais elle ne parvint qu'à apercevoir une silhouette floue. Puis plus rien....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-         Hinata ! Hinata !!!

 

-         Hein…que, quoi ?

 

-         Réveille toi, je t’en prie. Comment as-tu pu t'endormir dans un endroit pareil ?! Qu'est ce qu'on va dire si quelqu'un te vois comme ça ? En plus, tu as sali ton nouveau kimono....

 

La jeune fille émergea doucement. Elle était morte ? Non, elle n'était pas au paradis, les anges n'ont pas une voix si désagréable. A moins qu'elle soit en enfer...

Ni paradis, ni enfer n'attendait Hinata. Seulement notre bonne vieille planète. Peut être aurait elle préféré l'enfer....

 

-         Allez, viens, on rentre !

 

Tiens! Sa mère avait cessé de la vouvoyer... Mauvais signe.

Elle se laissa guider jusque chez elle, la tête pleine de questions.

Alors, l'attaque, sa mort, tout ça n'avait pas eu lieu ?

Elle faisait vraiment des rêves étranges en ce moment.

Sûrement était-ce son sub-conscient qui extériorisait toutes ses angoisses à travers ses rêves.

Elle retira ses zoris et fuis jusqu'à sa chambre le plus vite possible avant qu'on ne la rappelle.

 

 

 

 

 

 

 

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Temari gara sa voiture sans un bruit à cents mètres de la résidence qu'elles devraient inspecter ce soir. Elle coupa le contact et consulta sa montre. 11H56. Tiens, elle était en avance. Elle en profita pour observer les alentours.

Quartier qui avait dû être riche à une époque, sans aucun doute. A présent, la plupart des villas tombaient en ruines.

Quelques fenêtres étaient illuminées mais ce n'était que de faibles lueurs.

 

Des squatteurs.... 

 

La nuit était plutôt fraîche pour la saison. Tant mieux, elle détestait travailler quand il faisait trop chaud. Elle s'épuisait beaucoup plus vite.

Un autre coup d'oeil à sa montre. Minuit pile.

 

-         C'est parti !

 

Ne prenant pas la peine d'ouvrir la portière elle sauta souplement à l'extérieur de sa voiture.

Elle avança sans faire aucun bruit jusqu'à leur point de rendez vous, le jardin de la fameuse villa. Sakura avait jugé plus prudent d'y pénétrer par l'entrée des artistes, au cas où les vampires auraient décidé de récupérer deux trois affaires.

Elle escalada la barrière et accéda au petit jardin.

 

-         Temari ?! Qu'est ce que tu fais là si tôt ?!

 

-         Très drôle....

 

Elle rejoignit Tenten et Sakura. Ino ne tarda pas à les rejoindre.

 

-         Hina n'est pas arrivée ?

 

-         Non.

 

-         C'est étrange, elle toujours là la première d'habitude.

 

Un bruissement les interrompit. Hinata apparu à travers les buissons.

 

-         Désolée, mes pieds m'ont lâché en pleine escalade de la barrière...

 

-         La vieille n'a pas été douce ?

 

-         Non, pas vraiment...

 

Sakura commençait à s’impatienter.

 

-         On y va ?

 

Elles échangèrent un regard, puis disparurent dans la pénombre.

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, voilà, de retour après une looooooongue pause.

Bon, alors je m’étais mise en tête que je publierai pour début septembre, mais orange a finalement décidé qu’il fallait me couper internet… Les gars, j’vous adore !!!!

 

Alors, c’est comment ? Toujours aussi nul, pire que d’habitude, mieux, ça reste acceptable ?Z’avez remarqué que c’est un peu plus long que d’habitude quand même.

 

Vos coms me sont très utiles alors, même si c’est pour faire des critiques, au moins je saurais que je suis lue et que j’me triture pas les méninges pour vous pondre une suite acceptable pour rien…

Booonne rentrée à tous et à toutes !!! (ouai, je sais, chu de nature sadique, j’adore remuer le couteau dans la plaie…)

 

Et un GRAND merci à ma bêta PrInCeSs, qui a gentiment corrigé toutes mes horribles fautes !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             

 

 

 

 

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