Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Parlement des choses spatiales
    Observatoire de l'Espace du CNES
    Nb de signes : < 20 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 26/10/2020
  • Elle n'avait rien remarqué d'anormal
    Journal Quinzaines
    Nb de signes : 2 000 - 4 700 sec
    Genre : policier
    Délai de soumission : 15/08/2020
  • Histoires de fleurs
    YBY Editions
    Nb de signes : 20 000 - 60 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 07/03/2021
  • Body Positiv
    Evidence Editions
    Nb de signes : > 200 000 sec
    Genre : romance contemporaine - romance
    Délai de soumission : 15/11/2020
  • Indispensable
    Revue Squeeze
    Nb de signes : < 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/07/2020
  • Le monde d'après
    Réticule
    Nb de signes : 6 000 - 30 000 sec
    Genre : fiction - anticipation - science-fiction
    Délai de soumission : 31/08/2020
  • Non
    POÉTISTHME
    Nb de signes : < 6 000 sec
    Genre : avant-garde - art visuel - poésie
    Délai de soumission : 26/08/2020
  • Thriller horrifique
    Evidence Editions
    Nb de signes : > 200 000 sec
    Genre : thriller - horreur
    Délai de soumission : 30/09/2020
  • Enigma
    Etherval
    Nb de signes : 10 000 - 34 000 sec
    Genre : science-fiction - fantastique - fantasy
    Délai de soumission : 01/08/2020
  • My boss and I (Mon patron et moi)
    Evidence Editions
    Nb de signes : > 200 000 sec
    Genre : érotique - romance
    Délai de soumission : 30/09/2020

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 977 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Naruto

 [Grimoire Tinckled pink
[Histoire En réécriture]
Auteur: Flo' Vue: 13638
[Publiée le: 2010-12-26]    [Mise à Jour: 2014-04-18]
13+  Signaler Général/Romance/Amitié Commentaires : 45
Description:
On était bien. On avait rien demandé à personne. Et puis, on a grandi. Là, ça a changé la donne. Et peut-être que c'était mieux comme ça. Peut-être qu'il fallait qu'on se quitte pour devenir adultes. Peut-être que c'est ça la vie : tant de coups à prendre dans la figure à force d'aimer avec un pied dans le présent et l'autre dans le passé. Alors, oui, c'est clair, ça me rend triste. Bien sûr que je suis dégoûtée. Evidemment que je ne comprends pas comment on a pu se perdre sans même s'être dit au revoir.

Et ce qui est terrible sur cette Terre, c'est que tout le monde a ses raisons.

REECRITURE
CHAPITRE 2 REECRIT
Crédits:
Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Chapitre 3.

[5589 mots]
Publié le: 2011-01-07
Mis à Jour: 2012-06-25
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Hu hu huu.
5000 mots. J'y suis. :)

Ino.

-

Ino avait débarqué de Guadeloupe. Une créole d’ailleurs. Une malbaraise blanche. Pourrie-gâtée. Dépressive. Droguée. Grande gueule. Un penchant suicidaire pour la mutilation. Elle avait tout pour me plaire quoi – à part peut-être sa manie de s’enfoncer des compas dans le bras en cours de mathématiques, réflexion faîte. C’était bien connu : j’étais la Croix rouge des paumés de la vie dans son genre.

Retour en arrière.

-

Jour de la rentrée.

J’étais à la bourre. Ino l’était encore plus que moi. Mais, pas du même type de retard. Il y avait un monde entre ma course effrénée de pachyderme qui avait dû résonner dans les couloirs, mon entrée théâtrale – lacets défaits, décoiffée et essoufflée – et Ino. Ino qui ne s’était pas pressée. Ino dont les talons de ses bottines noires en cuir claquaient le sol au rythme de ses pas assurés.

Elle était nouvelle. Elle était belle. Elle avait les cheveux tirés en une longue queue haute, plaqués au gel effet brillance max. Des mèches blondes calculées qui s’échappaient de son élastique. Une odeur de cigarette toute fraîche. Un parfum chic. Le contour des yeux redessiné, voire colorié au khôl. Des cils affolement épaissis au mascara. Aucun bouton sur la gueule. Habillée de noir. Grosse poitrine. Superficielle. Extravagante. Ses yeux bleus ternes durcis par le pot de peinture Dior qu’elle avait dû se renverser sur la tronche le matin même m’avaient marquée au fer. Elle m’avait dépassée sur le pas de la porte où je m’étais stoppée, était entrée sans un mot d’excuse et avait pris place seule sur une des tables de la première rangée.

« Et vous, jeune fille ? La raison de votre retard ? »

Et sans réfléchir à qui je m’adressais, j’avais répondu :

« Je me suis assommée avec le rebord de ma table de chevet en me levant. »

Rires.

Mon insolence innée en racontant pourtant la vérité. L’arrogance scotchée au visage d’Ino qui rongeait négligemment ses ongles. Ce matin-là, je pense que la prof principale était déjà prête à manger ses cheveux par les narines alors que l’année venait de débuter.

-

« Through bad company, a straight road, a street life. »

Ino jouait un rôle. Derrière son addiction au danger, sa violence et sa vulgarité, elle était comme eux. Comme Naruto et Sasuke. Elle cherchait juste un moyen de se sentir vivante, de se différencier du commun des mortels, d’attirer l’attention de quelqu’un. Le masque tombé, elle avait perdu de sa valeur à mes yeux. Moins assurée. Plus complexée. Moins supportable. Je ne l’admirais plus. Elle était devenue une banale fille en dépression dont j’avais commencé à compter les défauts.

Ino était oppressante. Elle parlait d’elle et ne s’arrêtait plus. Son passé m’exaspérait. Ses sautes d’humeur me donnaient envie de la tuer. Je l’aurais pendue par les pieds, et attendu que la pression du sang fasse exploser son cerveau et l’achève, lorsqu’elle faisait ses caprices. Ses prises de paroles intempestives et sans aucune logique me donnaient envie d’exploser sa boîte crânienne contre un mur. Il m’arrivait de l’assassiner dans ma tête pendant qu’elle racontait ses anecdotes, de la faire souffrir, de lui couper la tête. Quoi de plus normal entre copines ? Bref… A son contact, mes nerfs étaient mis à rude épreuve et mes instincts meurtriers se réveillaient.

Et pourtant, lorsqu’elle était venue m’aborder d’elle-même, je n’avais pas su la rembarrer.

Retour en arrière.

-

« Dis, i ’paraît que ton mec te trompe. »

Des vautours rodant. Des hyènes à l’affût. Une pimbêche comme une autre. Depuis que je sortais avec Sasuke, je me sentais comme la cible numéro un à abattre. On aurait dit que je me baladais avec un écriteau signalant « Ennemi public » et qu’à chaque couloir, je risquais de me prendre un croche-patte. Négligemment, j’avais répondu :

« Ouais. »

Mon bonheur, je le gardais donc jalousement, parce que je savais qu’il dérangeait les autres. Qu’ils me le voleraient à la moindre ouverture. Et avec Sasuke, Dieu savait à quel point il fallait se méfier de tout le monde. Des filles comme des mecs, puisqu’il attirait à mon grand désarroi les garçons autant que moi.

« Ouais ? »

Il ne me manquait plus que ça dans ma vie, un perroquet guadeloupéen. Je soupirai et tentai de garder mon sang-froid.

« Ouais, i ‘paraît qu’il me trompe.

Tu veux qu’on aille lui casser la gueule à cette salope ? »

Sur le coup, j’’avais manqué de m’étrangler en avalant ma salive. J’avais pas trop compris. Je m’y attendais pas en fait. Elle était sûre qu’elle savait qui c’était mon copain, elle ?

 

On se connaissait pas du tout. Ino était venue spontanément vers moi, sûrement poussée par le manque d’action dans sa vie, me proposer de m’aider à taper l’amante imaginaire de Sasuke. J’avais été soufflée. Bluffée que malgré qu’elle l’ait déjà vu, elle n’essaye pas une approche sournoise afin de se rapprocher de lui en m’utilisant. Epatée par le réel intérêt qu’Ino semblait me porter, sans arrière-pensée.

C’est sûrement ce premier contact qui a fait que je n’ai jamais ressenti aucune appréhension à la laisser seule avec Sasuke par la suite, que je n’ai jamais douté qu’elle ne tenterait rien. Je n’étais pas d’un naturel jaloux mais avec Ino, il y aurait pu et même dû y avoir prescription. Elle était bien trop jolie pour qu’une fille censée se risque à la laisser avec son petit ami. Et pourtant, empreinte d’une confiance sans borne, moi, j’avais été folle. J’avais misé sur Ino comme on mise sur un cheval de course. Et je ne m’étais pas trompée. Elle ne m’avait jamais déçue. Sur ce point-là en tout cas.

-

« Mama, little princess gone bad, Daddy’s little angel broken out, walkin’ out. »

Une mère passive. Un père mort. Une famille un peu trop recomposée. Trop d’alcool. Trop de joints. Trop d’abus. Expédiée comme un colis, Ino avait échoué à la Réunion plus qu’elle n’avait décidé d’y venir après avoir traversé la moitié du globe en avion. Un peu comme une baleine sur une plage après une marée-noire.

Elle avait un problème inscrit au fer blanc dans les yeux, attaché à l’âme. Ses obsessions instables et ses crises de démence me le rappelaient incessamment.

Les choses l’avaient beaucoup trop touchée, l’avaient rendue folle. Emotive. Ino était juste trop vite portée par son cœur et trop vite plombée par ceux en qui elle croyait. Elle avait sombré, payé le prix du pardon qu’elle accordait trop vite, était devenue fragile sous les coups qu’on portait brutalement à ses rêves. Elle était pire que moi et représentait ce que j’avais peur de devenir. Alors, j’avais pris le temps de m’arrêter sur son cas. Je lui avais tendu la main et sans même attendre qu’elle ait la force de continuer d’avancer dans sa galère, je l’avais embarquée avec moi, sans réfléchir, avant d’être tentée de renoncer face à la difficulté. A bout de souffle et à bout de bras, j’avais pris le poids de toute sa vie sur mes épaules à peine assez larges pour mes propres problèmes et je l’avais tiré jusqu’à la remonter à la surface. J’avais tiré comme une malade. Jusqu’à son second souffle. Jusqu’à ce qu’elle se remette sur pieds et qu’elle puisse de nouveau marcher seule.

Retour en arrière.

-

Camping dans les hauts*.

Profiter des vacances pour se faire une nuit à dormir dans une tente, à manger des grillades au coin d’un feu, loin de l’agitation des bords de mer bondés. Une nuit pour nous. Une nuit pour être bien. Presqu’au cœur de la Réunion, perdu au milieu de ses reliefs verts aux allures montagneuses, Bras-Panon nous avait ouvert les bras. Enfin… Les dix hectares du père de Shikamaru à Bras-Panon nous avaient accueillis.

Etablissement du camp pas trop loin de sa maison pour les pauses-pipi des filles – hors de question de faire dans la nature en pleine nuit, on sait jamais sur quel bébête on peut tomber – et juste assez loin pour avoir la paix. Les avantages du camping sans les désagréments. C’était le pied.

« ‘Tain ! Shikamaru ! ‘Y a une rivière chez toi !, avait hurlé Lee.

Si tu pouvais aller t’y noyer, ça m’arrangerait. »

Un ciel noir sans étoiles éclairé par notre projecteur branché chez Shikamaru grâce à une rallonge. L’air frais. Le feu qui crépitait.

En bons petits réunionnais ridiculement pas habitués à des températures si froides, on avait sorti l’attirail doudoune-gros pull-gants-bonnet-écharpe pour les dix-huit degrés qu’il faisait. Shikamaru, lui, était un vrai yab*. Un pur, un dur de dur. Un t-shirt sur les épaules alors qu’on ressemblait tous à des babas Michelin enroulés dans nos couches, surcouches et sous-couches de vêtements, il m’impressionnait.

« Vous savez ce que c’est un yab ?, demanda Kiba.  

C’est simple. Regarde Shikamaru. »

Ignorant Lee qui venait de l’interrompre, Kiba reprit.

« Un yab c’est un spécimen des hauts. Un yab, c’est pas forcément beau. C’est surtout marrant. Un yab, ça a le vertige, même s’il vit principalement dans les hauts. »

Plus amusé qu’agacé par les pitreries de Kiba, Shikamaru le laissa finir sa définition digne d’un dictionnaire, un petit sourire aux lèvres.

« Un yab qu’est pas en foutant*, c’est pas totalement un yab. »

Regards insistants vers notre yab attitré. Rires. C’est vrai qu’il n’était pas en reste sur l’ironie, Shikamaru.

« Le yab parle le yab. »

Evidemment, crétin. Tu avais deviné ça tout seul ?

« Le yab se nourrit essentiellement de carry poulet, de civet la patte cochon et de son légendaire bred-chouchou. Il écoute Freedom*, parce qu’un yab qui s’occupe pas du cul des autres, c’est pas un bon yab. Il aime rouler son séga, crazer son maloya* et le samedi soir, il met Alain Ramanisum* à fond. Enfin, le yab peut se montrer parfois gros cœur*. Ben oui, personne n’est parfait. Aïe ! »

Shikamaru l’avait peut-être laissé finir mais ne s’était pas privé pour autant de lui foutre une claque.

 

Les pieds congelés dans mes Converses. Le nez aussi dur et frigorifié qu’un glaçon. J’étais aux anges, malgré qu’il semble que j’aie perdu tout contact avec certaines parties de mon corps – mayday, mayday, orteil numéro trois, pourquoi tu ne réponds plus ?

Je chipai une grillade dans l’assiette de Kiba assis à côté de moi qui bataillait pour enlever ses gants. Ino discutait avec Monsieur Nara un peu plus loin. Pas mal-à-l’aise, pas effrayée. Elle racontait sa vie, ses déboires alcooliques et dénonçait les conneries de Shikamaru qui avait déjà commencé à chercher un endroit où dormir demain soir.

La soirée avait pourtant superbement bien commencé.

 

Allongée dans la tente que je partageais avec Ino, j’attendais qu’elle arrête de divaguer. Il était une heure du matin passée. Dehors, on entendait les autres rire et je la maudissais de me faire son cinéma là, maintenant, alors qu’on aurait pu être en train de jouer au poker. Tiraillée entre l’envie de l’abandonner ici pour retourner m’amuser et l’évidente gravité de sa crise, je ne savais plus quoi faire.

Ino parlait toute seule, murmurant entre ses sanglots de manière inintelligible comme si elle était possédée. Dans des accès de démence, elle secouait parfois la tête en s’agrippant les cheveux comme cherchant à se débarrasser de quelque chose qui la hantait.

« Sors de ma tête, salop ! »

Une plainte un peu plus forte que les autres, couverte par les cris de victoire de Lee dont je voyais l’ombre se tortiller disgracieusement sur la toile de la tente. Il me parut clair qu’il était impensable de la laisser seule à un moment pareil. M’enfonçant dans mon sac de couchage, j’agrippai la main d’Ino et la serrai fort en espérant qu’elle se calme. Rapidement si possible.

Elle s’était endormie une heure plus tard, encore prise de soubresauts dans son sommeil agité, le nom de Neji revenant sûrement trop souvent.

Ino avait l’alcool mélancolique et aimer la rendait dingue. Vraiment dingue.

-

« Just another good girl gone bad. »

Addiction à la défonce. Ino ne savait pas s’amuser autrement. Elle ne concevait pas qu’on puisse s’amuser autrement. Au lit ou au bord d’une cuvette de WC à régurgiter la soirée, voilà ses programmes préférés. Elle se saoulait comme une ivrogne, fumait jusqu’à se ramollir le cerveau. Elle était de ce genre de filles qui couchent sans aimer, qui se shootent pour oublier, dégueulent leurs tripes sans honte sur le trottoir dans une bouche d’égout et qui se complaisent dans leur enfer. A y réfléchir, tout était lié. C’était en buvant n’importe quoi n’importe comment qu’Ino s’endormait avec n’importe qui n’importe où.

Je la désapprouvais, mais continuais de la repêcher après chaque soirée un peu trop hard, un peu trop Bad trip. De la ramener sur mon dos, de lui tenir les cheveux pendant qu’elle vomissait, de la regarder devenir un légume au cours de chaque fête. Parce qu’Ino était loin d’être bête. Elle faisait la différence entre les mecs qui la baisaient bien et ceux qui lui faisaient l’amour. Elle était consciente de se foutre en l’air un peu plus à chaque verre, qu’elle abandonnait de sa vertu au creux de chaque paire de bras dans laquelle elle finissait. Et pire que tout, Ino se connaissait.

Retour en arrière.

-

Studio d’Ino. Sixième étage. Il est des matins, comme celui-ci, où il est déjà trois heures de l’après-midi.

« Sunshine, lollipops and rainbows, everything, that’s wonderful is what I feel when we’re together. »

Lesley Gore résonnait. Ino aimait ce genre de musiques un peu à la-cabaret, celles qui faisaient country et les vieilles chansons françaises. La cafetière grésillait. Il y avait plus rien à bouffer parce qu’on avait pas fait les courses.

« And I feel so fine just to know that you are mine. »

Deux folles en pyjama qui sautaient sur un canapé-lit déplié, au milieu des draps défaits.

« My life is sunshine, lollipops and rainbows. »

On sortait d’une nuit courte. Ino, cernée, coiffée à la va-vite d’un chignon qui menaçait de s’écrouler, chantait complètement faux. Pauvre voisine. Parce que contrairement à Naruto, Ino, elle, a une voisine. Une voisine qui existe.

« ‘Cause you’re in love, you’re in love and love is here to stay ! »

On s’était écroulées sur le lit. Lorsque j’avais rouvert les yeux à la fin de mon fou rire, Ino me regardait du coin de l’œil en rigolant bêtement, allongée sur le dos. Il y avait des moments où elle ressemblait terriblement à Naruto. J’avais saisi le coussin dans mon dos et le lui avait – gentiment cela va de soi – écrasé sur la tronche, chassant par la même occasion le souvenir douloureux d’autres yeux bleus moins féminins qui se superposait sur les siens.

« Salope !

Pétasse.

Pouffiasse.

Petite pute. »

Les soirées et les injures amicales entre filles, je connaissais pas. J’ai vite pris l’habitude.

 

La discussion avait commencé, dérivé, pris des tournants sérieux.

« Tu sais Saku… Avant, je pouvais dire que c’était parce que je tombais que sur des salopards que j’étais comme ça. Mais regarde Neji. »

Je voyais où Ino voulait en venir et je ne pouvais pas la contredire pour la réconforter. Parce que ça aurait été lui mentir. Alors, je l’avais laissée continuer.

« On peut pas dire que Neji ait été un salop avec moi. Le problème, c’est moi.

Ouais. Mais tu vois, espèce de grosse truie, maintenant que t’as enfin compris ça, tu vas pouvoir chercher un moyen de te prendre en main. Et ça fait déjà une grande avancée par rapport à quand t’as débarqué de Guada. »

Ino avait relevé le visage vers moi, requinquée d’espoir pour son cas désespéré, désespérant, et m’avait fait un doigt d’honneur avant de courir s’enfermer dans la salle de bains.

« La grosse truie, elle t’emmerde ! »

 

On était allées faire les courses, calculatrice en main, un peu trop présomptueuses de nos biceps – les deux bouteilles de soda de deux litres étaient sûrement de trop, les paquets de gâteaux aussi ; à moins que ça soit les chips. Nos sacs-plastiques biodégradables nous avaient lâchement claqués entre les doigts. On avait mis une heure pour faire vingt mètres entre tous nos accidents de parcours et du coup, on avait loupé le dernier bus de la ligne 10 qui s’arrêtait juste devant l’immeuble d’Ino. On s’était donc retrouvées obligées de prendre une autre ligne et on avait de nouveau traîné nos courses et nos carcasses sur un trajet qui m’avait semblé interminable.

La galère des adolescentes qui doivent faire leurs courses et qui n’ont ni permis, ni voiture.

-

Ino et Neji étaient brièvement sortis ensemble. Leur couple avait duré un mois et demi et n’avait officiellement pas survécu aux vacances d’été. Je pense qu’il n’avait surtout pas survécu à Ino. Son moral et son estime d’elle-même, eux, n’avaient pas survécu à cette rupture. Elle avait aimé Neji passionnément mais n’avait pas su gérer ses crises de jalousie et ses paroles exagérées. Il l’avait quittée. Dossier classé – pour lui en tout cas, pour lui surtout en fait.

« Once she was a good girl but now she gone bad. »

Dans une société où on réclamait presque des certificats de virginité et où les faibles étaient laissés pour compte, Ino se débattait, replongeait dans ses vices à chaque abandon. A l’usure. Chaque coup dur de la vie était un coup de trop. La peine ne donnait pas de préavis et elle encaissait mal les chocs émotionnels. Contrainte à vivre, elle regardait les hommes d’un soir traverser sa vie, la mettre dans un lit et repartir au petit matin en lui crachant dessus. Elle avait sauté d’un tremplin dont la chute était à des kilomètres en-dessous. On l’avait fait cocue, elle s’était vengée avertie par son instinct de survie et parlait désormais de cul, réclamant les cartes bancaires comme une garantie de ne pas être souillée pour que dalle, de ne pas se faire rouler sur toute la ligne.

-

Ino était une de mes seules amies. Je m’étonnais moi-même de m’être attachée à elle alors que je ne supportais que rarement les filles et encore moins les filles casse-pieds. A croire qu’il n’y avait inexorablement que les cas sociaux qui m’attiraient. Elle avait été témoin de ma déchéance, de l’échec de mon amitié avec Naruto, du fiasco de la relation que j’avais eue pendant presque trois ans avec Sasuke. Elle m’avait vu tout perdre et j’avais été incapable de lui avouer que j’allais mal.

Au fond, je n’avais peut-être pas envie d’être consolée.

Retour en arrière.

-

« Sasuke ? Il est périmé lui. »

En sous-vêtements sur le canapé-lit d’Ino, je la regardais se déshabiller dans la salle de bains de son studio et lui répondis :

« Il n’y a que toi qui pense que les mecs, ça périme. »

Enfilant un t-shirt XXL difforme, Ino semblait ne pas m’avoir entendue.

« Pourquoi tu sortirais pas avec Gaara ? »

Je la vis déboutonner son jean et le jeter sur la pile de linges qui s’était édifiée d’elle-même dans la salle de bains.

« Pourquoi tu sors pas avec Naruto toi ?, lui rétorquai-je.

J’y réfléchis, t’en fais pas pour ça. »

Ino et Naruto. Ça me laissait un goût amer au travers de la gorge. Par pitié, tout sauf ça.

« Fais pas cette tête, Saku, je plaisante.

Vous passez vos soirées à vous envoyer des messages, c’est malsain.

Pourquoi tu ne vas pas, tout simplement, parler avec lui ? »

1-0   pour elle. Elle venait de me griller, de me prendre en flagrant délit de mauvaise foi.

 « C’est trop compliqué, Ino. »

Pourquoi ? Parce que c’était la honte. Ce serait admettre que j’étais incapable de vivre sans eux. J’avais le droit d’être dépendante, mais j’aurais eu tort de le faire savoir. Que ce soit à Naruto ou à Sasuke. Au même instant, une chanson de Kery James tournait dans un studio voisin :

« Si on a tous raison, dîtes-moi qui a tort ? L’orgueil a ses raisons que la sagesse ignore. »

La vie avait décidément un humour pour le moins spécial.

Ino s’écria :

« Tu m’expliques jamais rien. Moi, je te raconte tout ! »

C’est vrai que vu sous cet angle, je n’étais pas très fair-play. Ino vint s’asseoir en tailleur en face de moi et je sautai sur l’opportunité de changer de sujet :

« Dis, t’aurais pu mettre un short en dessous de ton t-shirt.

Pourquoi tu mattes ma culotte toi ? Et puis, je te signale que t’es chez moi là. Alors, écrase. »

-

« She goes so hard. Who is she impressing with the shortest clothes ? »

Sasuke et Ino s’entendaient bien. Il appréciait qu’elle ne le prenne pas pour un délinquant et qu’elle lui file des cigarettes. Elle aimait son humour noir, son air antipathique, l’amour qu’il me portait et on avait finalement pris l’habitude de sa compagnie. Autant Sasuke qui la rejoignait quand elle était seule – pas seulement parce que c’était une de mes copines –, que Naruto qui s’était tout de suite dit qu’elle était « vachement bien foutue, Ino ».

Elle avait tapé l’incruste gentiment, sans brusquer personne.

Retour en arrière.

-

Cage d’escalier.

Assise entre les jambes de Sasuke, je débouchai une BearBeer, lui passai la canette et remarquai en relevant la tête qu’Ino qui nous observait comme on admire un tableau. Je la fixai et elle ne détourna pas le regard.

C’était pas exactement de la jalousie. Mélange entre envie et résignation, entre dégoût et rêve, entre ce qui m’appartenait et ce qu’elle n’avait jamais connu. A travers ce simple échange qui avait duré une minute, Ino avait réussi à me faire passer tout ça. Juste avec les yeux. Elle m’avait fait comprendre à quel point elle trouvait que j’avais de la chance. Pas d’avoir Sasuke forcément, mais d’avoir quelqu’un au moins. La main de Sasuke qui se posa sur ma hanche me ramena à la réalité. Je brisai le contact bizarrement soulagée et débouchai ma propre bière.

 

Ino roulait un joint sous les yeux attentifs de Naruto. Finissant ma BearBeer, j’essayai de prendre discrètement celle de Sasuke – comment ça la lui voler ? Quand il le remarqua, il me l’arracha des mains et asséna catégoriquement :

« Arrête de boire. »

Sasuke trouvait ça moche une fille bourrée. Il me l’avait déjà dit. Il ne m’avait jamais vue saoule et je savais qu’il voulait ne jamais être témoin de ce spectacle dégradant. Il n’avait pourtant pas à s’en faire. Je n’en étais jamais arrivée là et ne comptais pas boire au point de me vomir dessus et de me rouler pitoyablement dans ma bile. Volant à mon secours, Naruto décréta en me tendant sa cannette :  

« Laisse-la s’amuser aussi. »

Sasuke lui lança un regard noir et dans les yeux d’Ino, une lueur désapprouvant également son geste brillait. Pas spécialement parce qu’elle ne voulait pas que je boive. Tout simplement parce qu’elle ne comprenait pas comment je pouvais cracher sur l’air protecteur dont Sasuke me couvait et attraper en lui tirant la langue la bière que Naruto m’offrait.

La tête qui tournait un peu. La sensation agréable de vertige sous mes pieds. J’étais un peu pompette. Juste ce qu’il fallait.

En face de moi, Ino, les yeux rouges, fumait un bédo parce que le pur, elle supportait pas. C’était déjà le troisième. Elle devait dormir à la maison ce soir et elle allait puer le cannabis à deux kilomètres.

 

Un légume cuit et un zombie. Voilà dans quel état on était arrivées chez moi. Ino était directement allée s’affaler sur mon lit, aspergée de parfum pour camoufler les reflux d’alcool. Machinalement, j’étais passée à la douche. J’étais allée faire pipi. On avait mangé. J’étais allée faire pipi. Ino avait pris un Efferalgan. J’étais encore une fois allée faire pipi. Et on était reparties aux premiers coups de klaxons devant mon portail.

Dans la voiture, Ino avait commencé à se sentir mal. Tu m’étonnes que ça fasse pas bon ménage alcool et shit mélangés à l’effervescence d’un médicament. Naruto avait regardé sa tête dodeliner dans le rétroviseur, soucieux. Si elle nous faisait un coma éthylique ou je sais pas quoi, on était pas dans la gadoue. Jiraya, lui, semblait s’inquiéter pour ses tapis de sol et ses nouvelles housses de siège.

Moi ? Mes bières m’étaient restées sur la vessie. J’avais envie de faire pipi.

« She loves to drink, she’s into smoking and ecstasy. »

Arrivés à l’entrée de la boîte de nuit, on avait laissé Naruto et Lee faire la queue et on s’était dirigées vers la plage. Dans un coin tranquille à l’abri des regards, je faisais pipi pendant qu’Ino s’enfonçait l’index dans la gorge pour dégueuler.

« Saku ?

Quoi ?

T’as la bière avec toi ?, me demanda Ino.

T’as assez consommé pour la semaine, ma vieille. Je te file plus une goutte d’alcool. Allez, dépêche-toi. »

Dans un bruit répugnant, elle avait vomi pendant que je cherchais frénétiquement le paquet de chewing-gums à la menthe dans mon sac à main.

On avait dansé toute la nuit. Ino avait été raisonnable et n’avait bu qu’une gorgée de ma tequila frappée. A cinq heures du matin, on était rentrés par le premier bus. J’avais troqué mes talons contre des savates et je m’étais endormie sur les genoux de Naruto. En débarquant chez moi à l’aube, on s’était déshabillées et on s’était glissées en sous-vêtements dans le même lit.

-

« And she doesn’t know what she has driving the family mad. »

Ino avait une manière séduisante, gracieuse de fumer. J’aimais la position féminine qu’avaient ses doigts lorsqu’elle tenait ses cigarettes, sa manière de danser le dance-hall et le zouk. Je trouvais classe son studio repeint en blanc, rouge et vert et ses robes de soirée vulgaires. En journée, par contre, elle portait toujours de grosses boucles d’oreille imposantes mais jamais de décolleté. Sa folie dépensière m’amusait et elle était la seule fille à qui j’étais capable de tenir la main dans les couloirs du lycée, que je laissais me sauter au cou. Elle était férue de mathématiques, nulle à chier en chimie, ne captait pas une phrase en anglais et était incapable d’aligner deux mots cohérents à la suite en espagnol. Elle était complexée par sa poitrine et par les cicatrices des coupures au rasoir sur ses avant-bras. La seule chose qu’elle aimait chez elle était ses yeux et s’était finalement calmée sur le maquillage par rapport à quand on s’était rencontrées.

Retour en arrière.

-

Le dossier « Sasuke » venait d’attirer mon attention dans les fichiers informatiques d’Ino. J’allais me faire du mal. Le frisson de cette vérité me chamboulait le cœur, me donnait la chair de poule sans pouvoir m’empêcher d’être tentée d’ouvrir le dossier. Quelque chose devait clocher chez moi.

Des musiques par dizaines. Des photos de nous. De Naruto.

Ça y est : j’avais le cœur en lambeaux.

L’eau pour les pâtes bouillait. Le climatiseur tournait. Le bruit de la circulation étouffé par la vitre fermée me parvenait. J’entendais Ino se doucher derrière la porte coulissante. La télévision marchait en silencieux. Dehors, il s’apprêtait à faire nuit. Le frigo sonnait parce qu’on l’avait mal refermé. La lumière de la hotte était allumée. Et dans toute cette rafale de choses utiles qui auraient pu attirer mon attention, pas une n’avait pu me détacher de mes souvenirs qui défilaient.

L’eau bouillante avait commencé à déborder de la casserole et étouffait bruyamment le feu de la gazinière en coulant. Une sirène d’ambulance se fit entendre six étages plus bas. Le frigo continuait de sonner. Dans la salle de bain, les portes du bac-douche claquèrent. Encore une nuit où j’allais compter les heures et chasser la douleur comme on court derrière une mouche sans arriver à la tuer. M’interdire de penser à Sasuke, me demander si ma fierté devait me coûter mon meilleur ami. J’allais m’enliser encore plus profondément dans ma peine.

Je ne m’en sortais pas. Je n’allais pas y arriver…

Il n’y aura donc personne pour me sauver ou quoi ?

« Oh pétard ! Sakura ! Les pâtes ! »

-

Quelque part, j’avais été cruelle avec Ino. Je ne lui avais jamais réellement rendu l’attachement qu’elle me portait. Je m’étais accrochée à elle comme à une bouée de sauvetage. Elle avait comblé la disparition de Naruto, atténué le vide qu’avait laissé Sasuke mais je n’avais jamais partagé quoi que ce soit d’important avec elle. Trop confortée par l’image de la fille forte qu’elle avait de moi, je n’avais pas voulu perdre la face devant elle. Alors, je l’avais consolée au téléphone alors que je pleurais moi-même, j’avais continué de l’empêcher de se taillader la peau alors que je cherchais également un sens à la vie.

Je ne pouvais tout simplement pas me résigner à être vue comme une dépressive. Sasuke et Naruto avaient laissé un trou béant que je ne souhaitais pas reboucher. Places privilégiées. Vide V.I.P. Le problème avec moi, ce n’était pas qu’il n’y avait personne pour m’aider à m’en sortir, c’était que je mordais toutes les mains qu’on me tendait.

Un seul imbécile avait été assez masochiste.

 

En gras, les paroles de Good girl gone badTarrus Riley.

Alors, mes enfants. Un peu de culture créole :

Malbaraise (au masculin, malbar que vous connaissez peut-être prononcé malabar) : La population réunionnaise est très diversifiée. Chaque ethnie est qualifiée par un surnom – on pourrait croire que c’est du racisme, mais non, à la Réunion, c’est tout à fait normal. Par exemple, on dira les « z’arab » pour les arabes ou encore les « yabs ». Les malbars sont la partie de la population ayant des origines hindoues et plus particulièrement d’Inde du Sud. Ils sont généralement noirs. Ici, ce qui étonne Sakura, c’est qu’Ino soit une malbaraise blanche, cas rare mais vrai.

Yab : Créole blanc des hauts.

En foutant : Alors, je sais pas si vous connaissez cette expression très répandue à la Réunion. La personne en foutant, c’est celle qui répond moqueusement, qui casse. Un peu comme Shikamaru quoi.

Je tiens aussi à préciser « le yab parle le yab » : En fait, on distingue le créole parlé par tous les réunionnais de celui parlé par les yabs. La différence ? Là où on dirait « li », le yab dit « lu ». C’est spécial. Du coup, on appelle ça le « créole en lu ».

Carry : Plat typiquement réunionnais. Difficile à expliquer autrement, ça ne ressemble sûrement à rien de ce que vous connaissez. Je suis confuse. J’arrive pas du tout à expliquer ce que c’est.

Civet la patte cochon : Non, il n’y a aucune faute dans l’orthographe. A la Réunion, il nous arrive de mélanger certaines expressions créoles au beau milieu du français, c’est comme ça. Pour en revenir à mon civet la patte cochon, et bien, comme son nom l’indique, c’est un civet de pied de porc. Succulent.

Bred-chouchou : Fricassée de breds et de chouchous accompagnant les viandes.

Freedom : Tout réunionnais pourra vous dire ce qu’est Freedom. Une radio surtout écoutée par les vieux. Une chaîne de commérages où les gens appellent pour passer des annonces, raconter leurs problèmes, lancer des avis de recherche pour animaux disparus – ‘y a de tout quoi - et sans musique. D’où la phrase de Kiba « Un yab écoute Freedom, parce qu’un yab qui s’occupe pas du cul des autres … ». Freedom, c’est la radio occupeuse-de-cul par excellence. Le plus drôle ? A la Réunion, les gens appellent d’abord Freedom pour dire qu’il y a un accident ou un cambriolage en face de chez eux et après, la police. Ah… La bêtise humaine.

« Crazer son maloya » : Expression qui signifie « danser le maloya ».

Alain Ramanisum : Chanteur mauricien de séga connu à la Réunion. Il ne passe pas un mariage ou une réunion de famille sans que son célèbre séga « Li tourner » ne soit diffusé.

« Gros cœur » : Expression encore une fois créole. Quelqu’un qui est gros cœur, c’est quelqu’un de soupe-au-lait, qui prend colère facilement et qui est mauvais perdant.

« Les hauts » : Expression qui fait référence aux hauteurs de la Réunion. L’île possède différents reliefs avec des altitudes plus ou moins élevées. Le cœur de la Réunion où se situent les cirques (Mafate, Cilaos et Salazie) et des lieux alentours comme Bras-Panon, cité ici, sont considérés ainsi comme étant « les hauts ». C’est dans ces « hauts » que vivent les yabs comme Shikamaru.

Je vous réécris le passage sur le yab, maintenant que vous avez tous les éléments. Il vous fera peut-être rire :

« Un yab, c’est un spécimen des hauts. Un yab, c’est pas forcément beau, c’est surtout marrant. Un yab, ça a le vertige même s’il vit principalement dans les hauts. Un yab qu’est pas en foutant, c’est pas totalement un yab. Le yab parle le yab. Le yab se nourrit essentiellement de carry poulet, de civet la patte cochon et de son légendaire bred-chouchou. Il écoute Freedom, parce qu’un yab qui s’occupe pas du cul des autres, c’est pas un bon yab. Il aime rouler son séga, crazer son maloya et le samedi soir, il met Alain Ramanisum à fond. Enfin, le yab peut se montrer parfois gros cœur. Ben oui, personne n’est parfait »

 

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2020 / Mentions légales