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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 32 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 21 novembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr

Victor Sierra : financement participatif pour leur 5ème album
 par   - 209 lectures  - Aucun commentaire

Victor Sierra est un groupe français de musique steampunk.

Jje les suis depuis plusieurs années et nous sommes devenu amis.
Ils lancent un financement participatif pour leur cinquième album sur indiegogo :
Victor Sierra's 5th album

Ils chantent dans plusieurs langues : français, anglais, un peu d'espagnol et de yiddish dans certains titres.

Vous pouvez écouter des morceaux et voir des vidéos sur leur sites https://victorsierra.net/ ainsi que sur youtube, itunes, spotify...

 

Problème d'alimentation
 par   - 137 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour à toutes et à tous.

Désolé pour les interruptions réccurentes. Il y a un gros problème avec l'alimentation des serveurs. L'onduleur à laché.
Je les ai momentanément branché directement, mais ça eut dire qu'en cas de coupure de courant il faudra attendre que celui-ci revienne.

 


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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 1737 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Animes-Mangas

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Naruto

Tata Yoyo
[Histoire Terminée]
Auteur: tookuni Vue: 1905
[Publiée le: 2007-03-16]    [Mise à Jour: 2015-04-16]
13+  Signaler Humour/One-Shot/Song-Fic/Parodie/PWP/Absurde Commentaires : 19
Description:
Lorsque les membres désœuvrés de l'Akatsuki décident de découvrir où se cache la libido d'Itachi, ce dernier ne s'attend pas à subir autant de dommages collatéraux. Malheureusement, cette équipe de bras cassés est si indisciplinée que même un objectif aussi simple vire au n'importe quoi.
Et puis, ils ont appris une nouvelle chanson, malheureusement pour notre pauvre Uchiha qui n'est pas au bout de ses peines... Un jour comme les autres pour nos déserteurs préférés…
Crédits:
Les personnages de Naruto appartiennent à Kishimoto Masashi, sauf Too. Rassurez-vous, je ne suis pas vraiment comme ça.
Chanson : Tata Yoyo d’Annie Cordy
<< ( Préc )
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Tata Yoyo

[7004 mots]
Publié le: 2007-03-16
Mis à Jour: 2015-04-16
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Note : Un bon délire qui me fera toujours rire. Je m’excuse pour le style chaotique. Sans parler du self-insert. Disons qu’il s’agit d’humour et que cette fiction n’a jamais eu, et n’aura jamais pour objectif d’être littérairement esthétique. C’est juste pour rire.
Précision : On ne connaissait pas alors Konan, ni le sexe de Deidara, et je m’accrochais au fol espoir qu’il soit une fille, enfin une kunoichi puissante, classe et folle…
En espérant que cette version retapée puisse encore plaire :)



Tata Yoyo





Quartier général de l'Akatsuki, désert de Suna, à deux kilomètres de profondeur. D'étranges conciliabules se tenaient dans l'ombre, il se tramait quelque chose d'abominable juste sous nos yeux...

« Non, sérieux ? »

Kisame était suffisamment bouche bée pour que l'on remarque sa seconde rangée de dents. Son interlocuteur insista :

« Attends, il faudrait quand même faire quelque chose... »

Réfléchissant à une question visiblement terrible, l'homme-requin se gratta le menton.

« Ouais, j’y avais jamais pensé mais c’est vrai qu’il est majeur et qu’il, heu…

— Qu’il a jamais eu de copine ! »

La voix claire qui s'était ajoutée à la conversation n'était autre que celle de Deidara, unique personnage féminin de l'Akatsuki à l'heure où nous parlons, bien que loin d'être le plus efféminé.

« Ah ! Deidara, tu écoutais ?

— Vous êtes pas discrets quand vous préparez un mauvais coup tous les deux… se gaussa la femme. Tobi est pas avec vous ?

— Nan… La dernière fois il nous a dénoncés…

— Et l’avant dernière fois il s’est fait attraper comme un débutant par le patron… »

Tobi, trop maladroit, serait donc sans doute exclu de cette aventure passionnante et Ô combien sérieuse.

« Donc cette fois vous vous occupez du cas Uchiha, c’est ça ? »

Il fut expliqué qu'en effet, Itachi restait pour nos héros un véritable mystère. Ils en savaient trop peu pour conclure quoi que ce soit rien qu'en dissertant et, surtout, ils voulaient comprendre son comportement.

« Il faudrait l’espionner en permanence et récolter des infos…

— Bah on a qu’à demander à Hidan et Kakuzu de se joindre à nous. Hidan est le genre à se mêler de tout…

— Mais Kakuzu ne jure que par l’argent…

— T’inquiète… J’ai une idée !

— Too, tu sais que tu fais très peur avec ce regard ? »

Too, dernier membre mystérieux de l'Akatsuki et totalement incrusté dans une fiction loin d'avoir pour but le réalisme, continua de ricaner d'un air merveilleusement sadique et justifia :

« Mais oui je sais, c’est pour mieux te plaire, mon enfant... »

Too avait la fâcheuse habitude de changer de corps sans préavis, d'homme à femme, de femme à homme, et il était toujours difficile de deviner quel était son véritable genre. Quelle importance, après tout, puisque tout ceci n'était qu'un épisode comique dans un monde illusoire. Quelle importance, de plus, lorsque même ses proches s'y laissaient prendre.

Nous nous contenterons de préciser que Too portera le masculin, parce qu'en français, c'est le masculin qui l'emporte, même si c'est sexiste. On devrait supprimer le féminin de cette langue, d'ailleurs, les accords, c'est un cauchemar. Ça simplifierait la vie, même si dire un pomme et un extrapolation, c'est diablement laid.

Mais nous voici confrontés au problème majeur de cette histoire, et qui promet à certaines victimes bien des désagréments : Too avait donc plusieurs personnalités, même si, comme il l'avait dit lors de son recrutement, « nous allons beaucoup mieux ».

Bref, nos trois amis se trouvèrent à courir après Hidan et Kakuzu. D'abord parce que, comme le dit l'adage : plus on est de fous – et c'était le cas de le dire –, plus on rit, mais aussi parce qu'ils avaient besoin de main d’œuvre pour mettre leurs plans à exécution.

« Hé les gars !

— Qu’est-ce qu’il y a encore bande de dégénérés ? » rétorqua le susceptible Hidan.

Kisame ne put s'empêcher de protester :

« Oh toi, le fanatique, la ferme !

— Qu’est-ce que t’as dit face de hareng ?!

— Et en plus t’es sourd !

— Tu crois que c’est peut-être mieux de ressembler à la petite sirène ?! »

Voilà un bon exemple de ce à quoi sert Too face à une telle distribution : calmer le jeu, oui, parce que Too, contre toute attente, était un non-violent – et se faire auto-OOC, c'est quand même trop beau –.

« Il chante trop faux pour être une sirène, Hidan, asséna-t-il. Ensuite Kisame, si tu arrêtais de te foutre de la gueule de tout le monde, on pourrait peut-être revenir à notre problème de base. »

Les deux psychopathes levèrent les yeux, intrigués.

« Qui est ?

— Trouver comment fait Itachi pour ne pas être en manque ! »

Deidara avait conclu, boute-en-train, se frottant les mains à la perspective de piéger son cher confrère d'une façon ou d'une autre.

« Waouh ! Quelle bonne idée ! »

Bien sûr, Hidan était d'accord. Ce n'était pas comme si faire partie de l'Akatsuki, en dehors des quelques missions que donnait le grand chef, était une réelle partie de plaisir. Ils s'ennuyaient à mourir et ne faisaient jamais que quelques opérations destructrices par mois. C'était par soucis d'être discrets mais certains y voyaient là une sacrée corvée.

« Aucun intérêt, ça rapporte rien », cracha Kakuzu.

Too ne l'entendait pas de cette oreille.

« Au contraire, avec Hidan et lui, on pourrait ouvrir un host-club et se faire plein de pognon sur leur dos, mais il faut qu’il s’intéresse aux femmes pour ça, sinon, il ne voudra jamais. Donc, il faut le pervertir !

— Comme si Kisame, Tobi, et toi vous étiez pas assez nombreux…

— On m’a appelé ?

— Ah Tobi ! Tu tombes bien ! On va te mettre au courant ! »


La première étape de cette action machiavélique consista à traîner Itachi aux sources chaudes, lieu de tous les vices. L'objectif était de vérifier ses réactions à l'entente des corps délicats se plongeant dans l'eau brûlante, de l'autre côté d'une mince palissade.

« Itachiiii ! »

La façon dont le nom fut prononcé donna des frissons à l’interpellé. Il y avait peut-être un piège derrière cette amabilité exagérée. Il marqua une petite pause avant de se retourner, soupirant, et marmonna :

« Si tu m’appelles par mon nom c’est que tu as une requête… »

Too sourit.

« Tu viens aux sources avec nous ? On a rien à faire...

— Si c’est pour voir Kisame faire le gamin c’est pas la peine. »

Il n'aurait jamais cru que ce gigantesque homme-poisson puisse être aussi irrévérencieux dans un endroit qui se voulait apaisant. Sa pensée fut confirmée :

« Il viendra pas, la dernière fois il a fait fuir tout le monde en se faisant passer pour un requin…

— Bon. Qui ? ne put-il s'empêcher de demander, méfiant.

— Heu… Hidan, Kakuzu, Tobi est consigné dans sa chambre pour avoir mis du fil dentaire dans la fondue de ce midi, Zetsu est en vadrouille… Sinon Deidara bien sûr, ou ça perdrait tout son intérêt... Et puis moi, je raterais jamais une telle occaz’ ! »

Il ne résista pas à lancer une de ces piques qu'il se permettait suite à de grands moments de soulagement comme celui-ci, où il avait confirmation que Tobi ne pourrait commettre aucun impair.

« Sauf si tu te transformes… »

Il reçut en échange une magnifique grimace.


Ils auraient dû s'en douter mais, tout à l'espoir de fonder leur club de rencontres, ils avaient oublié qu'Itachi était loin d'être réactif. Il était là, les yeux fermés, appréciant la chaleur du bain sans même daigner les prendre en compte.

Certains l'observaient comme s'il s'agissait de la huitième merveille du monde. Nous nous faisons fort de le reconnaître également : admettons que le corps presque nu d'Itachi relevait du céleste.

Pour une raison inconnue, Kisame s'était passé de l'interdiction générale et était déjà en train de tenter d'escalader la palissade.

Phase deux du plan pour fouiller les tréfonds de la libido inexistante de l'Uchiha :

«  Dites, ça vous dit d’aller voir comment va ma belle Deidara ?

— Tobi est d’accord.

— Qu'est-ce que tu fais là, toi ?

— Tobi ne voulait pas être abandonné, seul et sans amis, dans ce trou tout noir où il n'y a rien à faire...

— Ça se tient petit, je suis ému, là.... Allez, viens avec nous, ça te fera pas de mal.

— Vous êtes de vrai gosses… »

Itachi avait râlé une fois de plus. Il s'était fait avoir comme un bleu et cela le mettait dans une rage féroce contre lui-même. Jamais, il le savait bien pourtant, jamais il ne devait sortir en compagnie de ces fous.

Lesdits aliénés n'en menaient pas large : pas la moindre rougeur ni la moindre gène ne se faisaient évidentes sur le faciès du jeune homme. Déçus, ils décidèrent de le provoquer et Too entama, d'une voix digne d'un chanteur de metal castré :

« Taaaaaaaataaa Yoyooo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau ? »

S'il y avait bien une chose qui pouvait faire perdre tout self-control à Itachi, c'était cette chanson.

Au début, quelqu'un l'avait appelé « Tatachi », pour plaisanter. Il n'avait bien sûr pas apprécié mais, malheureusement, assassiner ses collègues de travail était loin d'être des plus délicats au regard de sa situation personnelle. Puis, trouvant le mot comique, l'on avait suggéré de raccourcir le tout au profit de « Tata ».

Le premier à l'avoir directement hélé ainsi était Hidan, fort heureusement pour tous. Le zombie s'était donc contenté de subir un coup létal magistralement placé sans pour autant en mourir et comme ils étaient tous insensibles et gouailleurs, ils s'étaient contentés de se moquer bêtement.

Enfin, Too s'était mis à fredonner un jour, par hasard, cette affreuse et stupide chanson... Ils n'en démordaient plus depuis. Il allait bientôt reproduire le massacre Uchiha, pour son bien mental, même si cela devait aussi se faire pour le bien de tous. Quelle horreur...

« Too je t’ai déjà dit d’arrêter avec cette chanson ! éructa-t-il, hors de lui.

— Taaaaataaa Yoyoooo, dans ma tête y a des tas d'oiseaux !

— Deidara ! Tu vas pas t’y mettre ! »

Il était désespéré.

« Taaaaaaaataaa Yoyooo, on m'a dit qu'y a même un grelot ! continuèrent les deux trouble-fêtes en chœur.

— Je vais vous exterminer ! »

Le grand Uchiha Itachi était à bout de nerfs. Il voulait que cette abominable cacophonie cesse, il n'avait plus le choix... Rapide comme l'éclair, il se téléporta sur Too pour lui donner un énorme coup de poing, avant de se jeter sur Deidara... Dans le bain des femmes. Des hurlements jaillirent autour de lui pendant qu'il étranglait sa coéquipière. Les hommes de l'organisation riaient sous cape.

Mais, moi j'aime ça quand ça fait ding ding di gue ding

Comme une samba

« Oh ! Il est ma-gni-fique !

— Quel corps !

— C'est un dieu ! »

Les mêmes hommes s'étouffèrent dans leur ricanement et le silence régna dans le bain masculin. Bientôt, entre les cris d'extase, un voix étouffée retentit :

« Foutez-moi la paix je vais la tuer ! »

Cette dernière eut bien peu d'effet :

« Oh oui, tue moi aussi mon ange ténébreux !

— Beau jeune homme, je serai ton esclave ! »

L’apollon restait coi, incapable de réagir face à une telle frénésie. Il n'en croyait pas ses yeux. S'il savait quels sont les fantasmes de notre monde, il serait bien content que ces hystériques se contentent de se rouler à ses pieds... L'on commenta :

« Flippé, hein!

— Attention ! Qu’est-ce qu’il fait ?

— Heu… Je crois qu’il reste de marbre…

— Il est désespérant…

— Kisame ? Comment t’es rentré, toi ?

— J’ai fait la brasse coulée par l’extérieur !

— Ça sert d’être un poisson.

— Qu’est-ce que t’as dit l’endoctriné ?

— Chuuut ! Tais-toi ! On entend plus rien ! Deidara ! Réponds ! »

Quelqu’un risqua un coup d’œil de l'autre côté. Tout était figé dans les méandres d'une illusion torride où se mêlaient rêves d'une réalité trop belle et visions de panique du responsable d'un tel désastre.

« Bon sang, il vient de plonger toutes les nanas dans un genjutsu... »

Il n'avait même pas saigné du nez. Ils étaient dégoûtés... Cependant, Hidan ne comptait pas perdre totalement sa journée puisqu'il chuchota grassement :

« Héhéhé… On en profite pour mater ?

— Quelle question ! Les gars ! Investigation du bain des femmes ! Merci Tatachou ! »

Et les membres de l'Akatsuki, jetant aux orties toute fierté, entreprirent d'escalader le mur de bois, arborant hémorragie nasale et expressions lubriques. Leur mission du jour au sujet de la libido d'Itachi avait avorté et personne ne savait pourquoi celui-ci voyait les femmes avec l'indifférence la plus totale.


De retour dans l’antre de l’Akatsuki, quelques jours après que tous les membres aient récupéré leur taux de sang normal et que Deidara soit revenue du pays des songes, Itachi enfilait sa cape de déserteur.

Taaaaaaaaaaaaaataa Yoyoooooooooooo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau ?

Grognant, il ajouta à sa tenue le fameux chapeau de paille qui avait inspiré cet air.

Taaaaaaaaaata Yoyooooooooo, dans ma tête y'a des tas d'oiseaux !

Il ouvrit la porte de ses appartements calmement, se demandant ce qui était pire entre les mille oiseaux de son stupide frangin et les voix de casserole de Too et Deidara. Sans parler de leur faux accords dignes des tréfonds de l'enfer.

Taaaaaaata Yoyoooooo, on m'a dit qu'y a même un grelot !

Le grelot accroché au chapeau tinta, Itachi eut un soupir. Quelle idée de fournir aux membres un accoutrement pareil ?

Mais, moi j'aime ça quand ça fait ding ding di gue ding

Comme une samba !

Il finit par songer qu'il ferait mieux de bourrer ce fichu grelot avec du coton, ou quelque chose du genre. Non seulement cela lui éviterait de se faire repérer, déjà avec le look de truand… Mais en plus ces crétins arrêteraient leur cirque.

J'ai mon boa

Kisame entama le couplet avec les deux attardés mentaux… Itachi se mit à crier :

« Hoshigaki ! Deidara ! Le fou ! Rassemblement ! On a une mission, c’est moi le chef, et le premier qui l’ouvre, je l'éviscère virtuellement pendant soixante-douze heures ! »

Dans un couloir, la voix de Hidan hurla :

« Je suis volontaire pour l'ouvrir !

— La f... »

Il s’était arrêté net. Devant lui se tenait une jeune femme habillée à la mode Akatsuki, arborant un boa et une fleur bleue sur la tête.

Alors que Deidara arrivait et se jetait sur la dite fille en criant « Ma sœur est de retour ! Génial ! » et que Kisame les regardait d’un air lubrique, Itachi se pinça l’arrête du nez, un cheveu rebelle montrant sa fatigue extrême, et murmura :

« Oh non pitié... Pas ça... »

Mon vieux chapeau

Too avait disparu. A sa place, Okuni se tenait sous ses yeux, inutile et bavarde. Nous relèverons l'emprunt au manga Samurai Deeper Kyo dans l'unique mesure où il s'agit d'une suggestion de l'auteur en matière de lecture... Et d'une solution de facilité à la fois logique et élégante pour différencier les deux sexes. Non, il ne s'agit absolument pas d'un fantasme concernant les gros seins.

Déjà hilare devant une telle situation, Kisame entama la suite du couplet en compagnie des folles. Itachi sentait le mal de tête venir...

Ma robe à fleurs

Et Kisame prononça le mot « fleur ». Cela risquait d'être long.


De retour de mission, Itachi se précipita dans sa chambre et s’y enferma à double tour. Il n’en pouvait plus. Okuni avait jeté son dévolu sur lui, révélant les projets non moins purs de la petite équipe constituée pour l'étudier personnellement. Il comprenait mieux, certes, mais il avait encore plus la migraine rien que d'y penser.

Kisame n’avait pas cessé de raconter des blagues déplacées et Deidara avait essayé à peu près la même chose qu’Okuni, sans succès non plus. Pas qu’il n'appréciât pas sa présence d'ordinaire, quand elle faisait bien son travail par exemple, mais elle était si bavarde qu’il avait finit par lui laisser un clone et se transformer en belette pour les suivre à distance et avoir un minimum de paix.

Okuni enleva son chapeau, son manteau, sa robe à fleurs et la fleur de ses cheveux. Elle eut soudain un vertige et Too réapparut. Se rappelant de ce qui s’était passé, Too s’énerva et, comme il n’avait pas envie de s’en vouloir, il décida de se venger sur les autres, ou plutôt Kisame et Itachi, ainsi que tous ceux de l'Akatsuki qui allaient encore se moquer de lui pour cause de caractère changeant... Pléonasme.

Il alla donc frapper à la porte de Deidara et lui proposa un plan espionnage. Deidara, en bonne commère, accepta avec joie.

Et mon mégot

Deidara glissa une petite bête en argile sous la porte. Les activités discrètes de Zetsu avaient toujours été un mystère... Toutefois, devant la scène, nous comprendrons soudain pourquoi elles étaient restées mystérieuses si longtemps : il était allongé sur son lit, tranquille, clope au bec, et il semblait voguer sur un petit nuage duveteux.

« Hé ! Mais on a pas le droit de fumer dans le QG !

— Je comprends d’où vient l’alarme incendie de la dernière fois. Celle qui a déclenché le système d’autodestruction et nous a forcés à passer quatre nuits à la belle étoile le temps que le chef retrouve comment on ouvrait l’entrée de cette planque-ci... »

Un ange passa tandis que l'homme mi-plante tirait une énième bouffée odorante.

« Bon, d’accord, nous venons d’apprendre un truc très intéressant : Zetsu se shoote à la marijuana...

— Venant de lui, c'est pas un peu du cannibalisme ? »

La question resta en suspend jusqu'à ce que Deidara conclue, traumatisée :

« Zetsu est un monstre ! »

Mon parasol

L'espionnage continuait.

« Heu... Deidara ? »

L'interpellée afficha un sourire enchanté :

« Voui ?

— Tu peux m’expliquer ce que fait Hidan sur cette terrasse ?

— Il veut bronzer, je crois. Il en a marre qu’on le prenne pour la mort en personne et il a trouvé que le look Uzumaki, avec le combo yeux et cheveux clairs, c’était classe. »

Un autre ange passa. Décidément, ils allaient pouvoir faire un élevage.

« Heu...

— Oui ?

— Faudrait peut-être lui dire que s’il veut bronzer il devrait enlever le parasol... »

Deidara fit mine de réfléchir avant de conclure :

« Naaaaaan... C’est plus marrant comme ça... De toute façon il a une peau de blond, tout ce qu’il arrivera à faire c’est choper des coups de soleil…

— Ah... C’est ça qu’il avait la dernière fois qu’on lui a tapé dans le dos ? »

De longs gloussements retentirent, hérissant les poils roussis du pauvre Hidan.

Et mes faux cils

« Tu crois qu’il est sous la douche ?

— Franchement, j’espère...

— Bon, on y va ?

— Oui ! »

On activa le mode furtif. Infiltration dans la chambre numéro quatre : réussie.

« Constat : il était sous la douche...

— Han, nul...

— Attends ! Il est peut-être encore à poil ! »

Itachi sortit de sa baignoire calmement. Rien de tel pour se relaxer après une crise de schizophrénie de Too... Consciencieusement, il se sécha sans remarquer une inondation en provenance de sa chambre, ce qui était pour le moins étrange, vous en conviendrez, et s’approcha de la glace pour s’y mirer.

Il porta la main à son visage pour y appliquer une couche de... fond de teint ? BB crème ? Simple écran total mais d'une couleur douteuse ? Ensuite, pendant que Too se mordait les lèvres pour ne pas rire et que Deidara avait une crise cardiaque, il attrapa un petit tube noir et s’en badigeonna les cils. C’était officiel : Itachi se maquillait.

L'on comprendra mieux ici l'existence de tels atours sur le faciès d'Itachi.

Cela n'empêcha pas Too de trouver la situation comique, traitant l'Uchiha de tricheur, et Deidara de se jeter sur le pauvre homme dans des objectifs que nous tairons ici. La beauté d'Itachi, avec ou sans maquillage, n'était plus à remettre en cause.


Et une boussole

« Euh… Dites les gars… C’est par où Iwa ? »

Ils marchaient dans le désert depuis des heures...

« Me dites pas qu’on est paumés... râla Kisame, sensible à une telle chaleur.

— Putaing ! Pourquoi personne n’a le sens de l’orientation, ici ?

— Faut demander à Too, c'est lui qui a le plan ! »

Tobi aurait mieux fait de se taire : Itachi n'était pas d'humeur.

« Mais Too n’est pas là ! C’est Okuni présentement !

— Bah quoi vous êtes pas contents ?

— Non !

— Si.

— Moi z’aussi ! »

Chacun affichait un visage stupide, entre contentement et épuisement. Malgré la fatigue, ils se tordaient de rire devant le comportement désormais irascible de leur jeune supérieur. Quelqu'un pouffa. Hidan ne sut retenir un petit gloussement hystérique et Kisame finit par abandonner l'idée de cacher ses dents derrière sa main.

« Quand vous aurez fini avec vos têtes de demeurés vous me préviendrez.

— D’accord ! Mais tu vas attendre longtemps !

— Je démissionne… »

Un peu plus tard se tenait une petite réunion au sommet qui n’incluait pas notre pauvre héros.

« Bon les gars, on a vraiment tout essayé hein ?

— Ouais. Les Icha Icha Tactics, le strip-tease de Deidara, les sources, le magazine porno abandonné discrètement sur la table de la salle commune…

— Mais comment il fait ?

— Attendez… Peut-être qu’en fait…

— J’ai peur…

— Nan, sérieux, si ça se trouve, il est de l’autre bord !

— Arrête, ça se verrait !

— Mouais, mais faudrait quand même essayer…

— Bon, alors Too ! C’est à toi !

— Mais ça va pas la tête ?

— M’enfin…

— Ecoute, c’est toi qui dis toujours que j’arrive presque à battre Itachi question tête de nana alors s’il préfère les mecs, c’est sûrement pas moi qui vais y aller !

— Bon bah…

— Il n’y a plus qu’une seule solution… »

Les ricanements sadiques reprirent de plus belle, à l'exception de leur imminente victime. Remarquant tous les regards tournés vers lui, Tobi demanda innocemment :

« Plaît-il ? »

S'ensuivit un moment d'intense confusion où tout ce petit monde se jeta pêle-mêle sur l'homme masqué afin de lui retirer ses vêtements. Ils étaient si occupés par leur activité qu'ils ne pensèrent même pas à dévoiler une partie aussi franchement annexe qu'un visage, et l'anonymat de Tobi fut conservé, pour la forme, lors de cette histoire déjà gênante.

« Allez ! Apwal !

— Mais c’est qu’il est pas mal !

— Bof, Itachi est mieux…

— Kisame ?!

— J’ai rien dit… »

Le pauvre Uchiha ne comprit jamais pourquoi il avait retrouvé Tobi, nu, saucissonné à son lit. Placide, il l'avait libéré sans poser de questions, lui recommandant de ne plus quitter sa chambre lorsque le chef était absent. Tobi eut tout juste le temps de s'éclipser que Zetsu le surprenait dans cette situation embarrassante et le sommait de cesser pareil exhibitionnisme.


Sur mon nombril

Itachi émergea de ses couvertures totalement dans ce que l'on appelait vulgairement le coltar. Une mission d’un mois avec Deidara, Kisame, Tobi, Hidan et Too, c’était vraiment, vraiment très fatigant… Surtout lorsqu’ils se perdaient sur le chemin d’Iwa pour se retrouver à Suna par il ne savait quel miracle et que Tobi agissait encore plus bizarrement que d’habitude – si c’était encore humainement possible…

Enfin, Itachi voulut traîner un peu dans son lit. Il devait être le seul lève-tard de son clan et, à cet égard, il se délectait chaque matin du fait de l'avoir quitté et massacré dans la foulée…

Mais quelque chose lui disait que ce n’était pas une bonne idée de faire la grasse matinée. Pourtant, tout était calme, l’Akatsuki entière s’offrait ce même luxe des affranchis du système, les oiseaux chantaient dehors, tout était, pour une fois, complètement calme...

Il avait son nombril qui le grattait, mauvais présage. Toute l’Akatsuki ? Non ! Un petit personnage savamment éludé par l'auteur résistait encore et toujours à sa mémoire...

Oui, c’était là que quelque chose clochait. Minute… Il y avait bien une personne qui ne dormait pas puisqu’elle brillait par son absence : le chef… Mais que venait-il faire au milieu des chœurs d’oiseaux ?

Comme chaque fois qu’il avait son nombril qui le démangeait, Itachi fut certain qu’il avait oublié quelque chose… Une chose vraiment très importante, et qui concernait le patron.

Cela venait…

C’était à propos de la collectivité… Un briefing ? Une réunion d’informations ? Un conseil de tueurs ? Non… Itachi, énervé par ce nombril avertisseur qui le grattait, décida de se lever et de regarder son calendrier. Quel jour pouvait-on bien être...

Un long hurlement qui réveilla même les cafards attira toute l'organisation hors des chambres afin de déterminer l'origine d'un tel ramdam.

Les Brésiliens m'ont surnommée la folle de Rio

« Mais il est devenu fou ?

— Crier comme ça à cette heure, c’est sûr…

— Bon sang qu’est-ce qu’il y a Itachi ? »

Le pauvre homme avait peine à parler. C'était une véritable catastrophe. Ils n'étaient absolument pas prêts.

« C’est la première fois que je lui vois ce visage… »

Itachi se tenait là, complètement paralysé dans son caleçon rose pâle à imprimés renards et éventails – cherchez l’erreur – , et il tendit le petit carton de dates aux autres membres. Zetsu s’approcha, mit ses lunettes de vue et lut attentivement. Il y eut un temps d’arrêt puis il commença doucement :

« Les gars… On a un méga problème… »

Le troupeau d'anges jadis complice de Deidara et de Too passa à tire-d'ailes au-dessus d'eux.

« C’est pas moi cette fois ! jura Tobi, stressé.

— Oui, Tobi, c’est bien Tobi… Bon garçon... »

Deidara tentait de se rassurer du même coup, sans succès.

« Vas-y accouche !

— Aujourd’hui… commença Zetsu, livide.

— Non, attendez, j’ai deviné…

— Ne me dites pas que c’est…

— Si ! C’est… L'inspection générale ! »

Un long « Non ! » digne du Cri de Munch traversa la pièce. Tobi avait mis sa tête dans ses mains et faisait semblant de pleurer comme un bébé. D'aucuns soutiendraient avec raison qu'il était peut-être plutôt en train de rire nerveusement.

Enfin, Itachi réagit :

« Au secours. Au secours. Au secours. Tuez-moi. »

Cette perte de contrôle de la part de la seule personne digne de confiance dans cette désastreuse association acheva de déclencher la panique générale et Kisame hurla :

« Par Poséidon ! Et moi qui n’ai pas encore tondu la pelouse !

— Tobi a laissé ses Lego traîner dans toutes les pièces !

— Y’a des briques de lait dans le frigo qui datent de deux mois !

— J’ai plus de mascara ! pleurnicha Deidara.

— Kakuzu a toujours pas retrouvé ma dernière phalange !

— Putain faites qu’il arrive en soirée ! Faites qu’il arrive en soirée !

— C’est bon les gars ! 'Savez bien qu’il est toujours là la nuit parce que sinon on voit sa gueule !

— Ah ouais ! Pas con ! Tu m’épates pour une fois Tobi !

— Dites… Si j’ai bien compris c’est le bordel là, hein ?

— Heu… Ouais…

— Yeah.

— Plus bordel tu meurs…

— D’un membre de l’Akatsuki ça fait chaud au(x) cœur(s) !

— Oh ! Ca rime ! »

Mais les enfants me donnent un nom plus rigolo

« Mais… Mais alors qu’est-ce qu’on fait encore là ?! Branle-bas de combat ! Tout le monde à son poste ! Faites le ménage ! Rangez tout ! Planquez les clopes, les Icha Icha, les volumes de Naruto, effacez l’historique Internet ! »

Ce qui s’appelait l’inspection générale était simplement le jour où le grand patron revenait de ses vadrouilles pour examiner précisément l’état des lieux et la tenue de ses acolytes. La fois précédente, il avait trouvé ils ne savaient où un chapeau de fête rempli de gâteau moisi et il avait piqué une crise telle que la moitié des sous-sols avait été engloutie, qu’ils avaient tous dû se priver de télévision et que personne n’avait eu le droit de tuer qui que ce soit pendant un mois. Pour des assassins, avouons que c'était assez frustrant. Aussi Kakuzu avait-il fait des progrès exponentiels en couture en soignant Hidan l'immortel qui avait servi de défouloir. Sa présence avait été véritablement salvatrice.

Alors, tout le monde se mit en ligne. Zetsu se tourna vers ses camarades tandis que Deidara et Tookuni décidaient de chanter pour se donner du courage. La plante ambulante sortit un revolver et s’exclama :

« Prêts ? »

Tout le monde se mit en position.

« Feu ! »

Tout le monde leva les fesses.

« Partez ! »

Tout le monde se précipita dans tous les sens pour ranger la planque, sauf Itachi, qui s'était pris le retour de balle suite à un malencontreux rebond dans un lustre.

Zetsu se mit à dévorer la pelouse frénétiquement, répartissant au passage son stock de marijuana entre deux herbes pour mieux les camoufler. Itachi, à moitié nu, courrait après Deidara dans l'espoir de récupérer son mascara. Tobi s'agrippait désespérément à ses Lego pour les sauver de l'aspirateur mais Kakuzu, efficace, finit par atteindre le crâne même du pauvre garçon. S'ensuivit une scène grotesque où l'ancêtre secouait l'objet et la tête afin de les séparer l'un de l'autre. Ces engins n'étaient pas au point... Cela ne l'empêcha pas de continuer, grâce à ses techniques de fils sanguins, de faire les poussières et les sols en même temps. Hidan était parti ranger son parasol.

Au milieu de cette cacophonie, quelques sons étaient tout de même reconnaissables…

« Taaaaaaaaaaaataaa Yooyoooo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau ?

— Putain mais arrêtez de chanter !

— Tata ! J’ai oublié de te dire ! J’adore ton boxer !

— Aaaaaaaah !

— Moi je le préfère sans ! »

La dispute aurait pu reprendre et tout espoir de voir leur punition évitée détruit lorsqu'un vacarme de tous les diables retentit. Plusieurs explosions se succédèrent avant qu'ils puissent de nouveau ouvrir les yeux, le sol vibrant encore sous leurs pieds.

« C’était quoi, ça ?

— Attends, répondit sagement Zetsu, ça va pas tarder… »

Il avait raison car une bordée de jurons se fit entendre.

« Au nom de tous les foutus pyromanes de la planète ! Deidara ! hurla la voix furibonde de Hidan.

— Meeeerde !

— Combien de fois faudra-t-il te répéter qu'il ne faut pas. Laisser. Traîner. Tes putain. D’œuvres d'art. Partout !

— Il a raison, c'est joli jusqu'à ce que ça te pète à la gueule...

— Merde ! Désolée Hidan !

— Tobi ! siffla enfin Kakuzu, excédé, arrête avec ces Lego on t’en rachètera ! Va plutôt ranger ta chambre, si le chef voit tes poupées Barbies il va nous étriper !

— O.K. ! Tobi y va ! Tobi est un bon garçon !

— Kakuzu ! Dis à ton masque suiton d’arrêter de m’asperger, je suis propre !

— T’as qu’à pas être bleu !

— Tata Yoyo, dans ma tête y a des tas d'oiseaux !

— Hidan ! Oublie pas ta table de torture dans la grande salle !

— Oh !

— Quoi encore ?

— Mon herbe préférée !

— Et qu’est-ce qu’elle foutait dans ce pot de dentifrice ?!

— Sinon Tobi m’en pique sans le savoir.

— Mais je m’en suis servi il y a une semaine de ce pot !

— Ah, c’est pour ça que t’as pas arrêté de poursuivre Itachi en sous-vêtements.

— Merci Zetsu ! Tu devrais faire ce genre de conneries plus souvent...

— Je vous emmerde ! Tata Yoyo, on m'a dit qu'y a même un grelot !

— Oh, ce changement de sujet !

— Quelqu’un veut bien m’aider ? J’y arrive pas tout seul…

— Quoi encore ?

— Il se répète Itachi en ce moment…

— Il doit fatiguer...

— C’est qu’elle se défend bien la garce ! continuait Hidan.

— Et dire qu’il parle d’une table…

— Arrête ! Les automatismes se sont enclenchés et elle m’a chopé un bras ! Kakuzu ! Pitié !

— Je finis le coin de la salle et j’arrive Hidan… Souffre encore un peu, t’aimes ça, non ?

— Sans cœur(s) ! Je te hais, toi et ton tablier rose à dentelles !

— Hé, les gars ! J’ai trouvé un shôjo manga sous l’évier !

— Aha ! C’est à qui ? »

Un ange retardataire de la précédente ruée se manifesta.

« Bon bah poubelle. »

Kisame se dénonça sur le champ :

« Non ! Zetsu ! Bouffe pas celui-là, c'est mon préféré !

— Mais, moi j'aime ça quand ça fait ding ding di gue ding

— Comme une samba. Je vais mourir, ça colle tellement pas à ton image !

— Depuis le temps

— Que je m'trimballe

— Le premier qui en parle je le bute !

— Hidan ! Demande tout de suite à cette table de me lâcher !

— J’y suis pour rien ! C’est elle qui est venue là toute seule !

— Si tu ne viens pas à la table d’Hidan, la table d’Hidan ira à toi !

— Hé, les gars !

— Quoi Tata ? Parmi les masques

— Qui est l’empaffé qui s’est servi du lit de Kisame pour planquer les bouteilles de saké ?

— Du Carnaval ! Mort de rire !

— Très bonne question Tata…

— Il les a toutes bues ?

— Pire, bande d’imbéciles ! Il les a cassées avec Samehada !

— Il dort avec son épée ?

— Ma silhouette

— En même temps, même son poids suffirait…

— Mon charme fou

— Itachouuuuu !

— Noooooooonnnnnnnnn ! Je n’y suis pas ! Je ne suis pas là… Sasuke m’a déjà tué !

— Itachou, tu peux me prêter ton rose à lèvres ?

— Ça les embête

— Son quoi ?!

— Du rose ?!

— Ils sont jaloux

— Itachi je savais pas ça… Ça vaut bien les shôjo de Kisame…

— En même temps, Itachi maquillé c’est encore pire qu’en normal.

— Tu veux dire mieux ? Il est plus belle que Deidara…

— Je les entends sur mon passage dire : Ah ! Qu’elle est belle !

— Je vais vous buter !

— Essaie toujours, Uchiha ! Moi, ma table me protège !

— Un gosse a dit : Papa, j'la veux pour mon Noël ! »

C'était tellement vrai... Cette chanson stupide, il devait bien le reconnaître, correspondait parfois de façon douloureuse à l'exacte situation dans laquelle il se trouvait. S'il était le plus fiable parmi ces criminels intrépides, il était aussi le plus demandé. Pas seulement en terme de missions d'espionnage ou de bains de sang, hélas. Il s'agissait aussi de missions improbables où il lui fallait se faire passer pour un innocent jeune homme auprès d'un vieux dégoûtant ou de poser pour des cougar libidineuses afin de remplir les caisses vides de cette mauvaise association de malfaiteurs.

« Taaaaaaaataaa Yooooyoooooo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau ?

Taaaaataaa Yooooyooooo, dans ma tête y a des tas d'oiseaux !

Taaaaataaa Yooooyooooo, on m'a dit qu'y a même un grelot

Mais ça n'fait rien quand je danse ça fait ding ding di gue ding

Et j'aime bien

Oui, moi j'aime ça quand ça fait ding ding di gue ding

Comme une samba ! »

Un coup brutal mit fin à la liesse de notre compagnie.

« C’est moi où quelqu’un vient d’entrer ?

— Je me demande qui c’est…

— Pitié, faites que ce soit Tsunade… pria Kisame, à bout.

— Arrête, il parait qu’elle est aussi irascible que le patron !

— Mais au moins on changerait de tortionnaire…

— Boobs, toussa distinctement Too.

— Je veux Naruto.

— Hein ?

— J’ai bien entendu Itachi ?

— Il préfère vraiment les mecs ?

— Sa sexy-méta bande de demeurés. J’attends qu’il essaie cette technique sur moi. Sinon, pour votre gouverne, sa coéquipière est medic-nin

— Génial ! s'enthousiasma Hidan. Je la veux ! Les medic c’est les meilleures !

— Et moi j’ai qui ?

— Il te reste Kakashi.

— Bof… Il m’a pété mes bras je te rappelle !

— Ah ! Bah, essaie Sai ! C’est un artiste, il est du genre à balancer des vannes et c’est ton type. On va se marrer !

— Fufu… Il est brun plutôt androgyne, hein ?

— Ouais.

— Parfait. On va faire de belles œuvres…

— Bon, allons accueillir notre glorieux visiteur au bout du labyrinthe ! »

Leur yeux brillaient encore d'espoir et d'affection lorsqu'ils durent se stopper au milieu d'un couloir obscur.

Itachi prit les devants :

« Le premier qui me demande par où est la sortie je le bute. »

On s'observa, indécis, quand Kisame suggéra :

« Il paraît qu’à Konoha ils ont le byakugan pour ça… Tu peux voir à travers les murs et tout.

— Tobi veut aller à Konoha !

— Moi aussi ! En plus on peut sortir !

— Et puis il y a de belles filles…

— Et le chef de torture c’est Morino Ibiki. On ferait une super équipe !

— Je leur rendrai le cœur du premier Hokage ! soupira Kakuzu, lyrique.

— Ils ont plein d’herbe ! Je veux venir !

— Moi aussi.

— Mais…

— Sexy-méta.

— Ah, c’est vrai ! »

Malheureusement pour eux, la voix qui les appela était loin d'être celle qu'ils souhaitaient si ardemment.

« Rassemblement bande de bons à rien ! »

On commenta :

« Merde. C’était pas Tsunade.

— Ni Naruto...

— Ni une horde de medic...

— Taisez-vous et continuez de courir dans la direction du bruit les gars ! C'est tout ce qui compte ! »

Quelques instants plus tard, l’Akatsuki était alignée dans la grande salle, au garde à vous, une main plantée au niveau du chapeau, tous en uniforme…

« Quel beau tableau… » songeait le chef en passant devant eux…

Mais quelque chose clochait...

Hidan se tenait droit, le bras pris dans le bout d’une table biscornue. A côté de la table, Kakuzu tentait vainement de cacher le tablier rose à dentelles qu’il portait précédemment. Tookuni tentait de retenir Okuni, déchaînée par tant de pression, Kisame tenait un manga féminin dans sa main levée, Deidara un rouge à lèvres portant la mention « A Itachi, pas touche ou j’te crève ». Quelques bouts d’herbes dépassaient des lèvres de Zetsu qui les mâchonnait sans conviction et enfin, Itachi, son plus fidèle guerrier, arborait une cape ouverte sur un magnifique boxer rose à motifs de renards et d'éventails…

« Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! »

Au soulagement général, avant que le chef n’ait eut le temps de gueuler un peu plus, un grand bruit se fit entendre et une foule de ninjas atterrit dans la pièce.

« C’est Tsunade !

— C’est Naruto !

— C’est Sakura !

— C’est Saiiiiiiiiii !

— C’est le village de la feuille ! »

Les nouveaux arrivants furent si surpris de cet accueil chaleureux qu'ils hésitèrent sur la marche à suivre.

« Heu… Depuis quand Kisame est content de me voir ? hasarda Tsunade.

— Depuis quand Itachi dégage des phéromones en me regardant d’un air suppliant ?!

— J’aime pas du tout le regard du type aux cheveux gris, là… remarqua Sakura, cependant flattée qu'un homme aussi séduisant lui prête attention.

— Pour une fois qu’une fille qu’on croise est pas trop moche…

— Co… Comment êtes-vous entrés ici ?! » s'exclama le boss, sidéré.

Ce fut notre héros national qui rétorqua en riant :

« Vous êtes vraiment pas doués à l’Akatsuki ! Vous laissez souvent les coordonnées et les plans de vos planques traîner par terre ? »

Too et Deidara se mirent à pouffer. C'était si stupide. Qui pouvait bien avoir fait une chose pareille ?

Itachi s'était résigné à ne pas chercher le coupable et se contentait de se frapper mentalement la tête contre un mur encore debout de cette antre maudite.

« Tobi...

— C'est pas moi ! »

Chacun toussota, à la recherche d'une explication à ce nouveau désagrément quand soudain, quelqu'un eut une illumination :

« Oh ! Ça me revient ! C’est quand on a fait une bataille d’avions en papier parce qu’on en avait marre de la paperasse de mission ! »

Le chef de l'Akatsuki bouillonnait tant qu'il semblait menacer d'exploser, à l'image des œuvres d'art de Deidara. Ils furent terrorisés.

Kisame se jeta aux pieds de l'Hokage et déclama :

« Tsunade-sama ! Je demande l’asile politique ! »

Il fut incontinent imité par le reste de la bande, qui perçut là son seul espoir de survie.

« Je demande à être intégré à Konoha !

— Je ferai des travaux d’intérêt général !

— Je veux être incarcéré !

— Je ferai des strip-teases s’il le faut ! hurla Tobi, paniqué.

— Je dois travailler avec Morino Ibiki ! Je vous aiderai bien ! Promis !

— Je veux bien même refaire des missions de rang D ! » concéda enfin Itachi, songeant qu'il aurait plus de chances de forcer Naruto à lui faire une sexy-méta s'il rentrait à Konoha.

Et de toute façon, son crétin de petit frère avait déserté, cela ne risquait pas de poser problème pour le moment.

Les combattants furent si désemparés par cette scène qu'ils restèrent cois, Kakashi se contentant de surveiller de près le seul véritable danger : un homme trahi par ses propres camarades et incapable de les gérer...

« Héhé… conclut Too en se grattant la tête. L’Akatsuki, c’est mortel. »

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