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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1951 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Sous la lune jaune
[Histoire Terminée]
Auteur: tookuni Vue: 129
[Publiée le: 2021-03-26]    [Mise à Jour: 2021-04-30]
13+  Signaler Drame/Action-Aventure/Yaoi (HxH)/Amitié/Tranche de viePas de commentaire
Description:
Naruto, comprenant qu’il n’atteindra jamais son rival s’il reste éloigné de lui, décide d’agir en conséquence : il va le rejoindre. Il vivra des moments forts et tragiques pour atteindre sa némésis, mais Sasuke est-il prêt à l’accepter à ses côtés, et à quel prix ?

TW : Violence, dépression, PTSD
Crédits:
L'univers et les personnages de Naruto appartiennent à Kishimoto Masashi.
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Chapitre 1 – Et le soleil pleurait

[1791 mots]
Publié le: 2021-03-26Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Il s’agit de la préquelle d’une fiction à la base titrée « Pour qui », et que je comptais remanier totalement, notamment cette première partie qui n’existait que sous la forme d’un chapitre unique. Je ne sais pas si la deuxième partie existera un jour, mais on peut lire cette préquelle comme un texte indépendant sans problème ^^.

J'ai écrit cette histoire en 2015, mais je l'aime beaucoup, donc je la poste même si le style a pas mal vieilli !

Il était là, seul, dans la rue emplie de la brume qui avait délicatement remplacé la pluie. Il était là mais, à son regard lointain, quiconque aurait eu le privilège et la douleur de l’observer aurait pu constater que c’était faux.

Le décor subissait les assauts d’une brise si légère que seul le coussin d’humidité flottant sur l’asphalte remuait doucement, joueur langoureux, caressant les chevilles du garçon. Le sentier qu’il avait quitté s’enfonçait dans le brouillard aux étranges couleurs ocre et la ruelle semblait cernée de palissades vernies au jus d’agrume. Ces panneaux, qui se contentaient d’ordinaire de sauver les charmants jardins de la fougue des guerriers du village, donnaient l’impression de tenir le passage prisonnier, vague chemin parmi le labyrinthe des lieux. Ils reflétaient une curieuse lumière lunaire. Complice, la brume s’insinuait dans leur tâche éclairante, sublimait leurs bases usées et floutait artistiquement leur faîte. Le mélange unicolore donnait au lieu un aspect extraordinaire ; il aurait pu y voler quelques lucioles verdâtres. La lune, ronde, immense, accablante, pouvait sûrement apparaître au poète comme un fruit d’ambroisie appelant à sa cueillette.

La nuit était jaune. C’était sans doute la raison pour laquelle l’intrus, dans ce décor fantastique, s’y fondait si bien. Le garçon était calme comme les pierres. Il se balançait légèrement d’avant en arrière, ses pieds fixés au sol, comme s’il voulait prendre l’impulsion pour décrocher l’astre gigantesque suspendu dans le ciel. La tâche dont il semblait si profondément rêver devait être plus ardue encore.

La couleur orange de l’uniforme s’était faite avaler par l’obscurité topaze. Seuls les cheveux blonds, ternes sous les rayons lunaires, relevaient d’un peu de vie l’allure fantomatique. Le garçon, les poings serrés, voyait sans doute bien plus loin encore que les années-lumière qui le séparaient des étoiles collées au drap noir couvrant de silence la contrée.

Ses yeux, pourtant bleus, avaient adopté la teinte surnaturelle de la poudre d’or alentour, avide d’acquérir cet allié au regard trouble qui s’accommodait si bien à l’impression merveilleuse de l’endroit. Cependant, l’orage revint un sombre instant dans les prunelles affadies. Chez cet enfant, chaque regard était un poème, une expression nullement descriptible et, pourtant, que nombre d’admirateurs auraient voulu passer l’éternité à raconter.

L’on ne décrivait pas les yeux de Naruto. On le faisait par défaut de mieux. On le faisait pour se rappeler de l’intensité du moment où cet océan de douleur avait croisé notre route. On le faisait parce que c’était, et cela resterait, le plus magnifique moment de notre existence.

L’expression de tels yeux vous faisait voir défiler votre vie entière et, comparée à la force et à la volonté qui transpiraient de ce tourbillon de sentiments, il vous semblait soudain qu’elle avait été bien obsolète. Les perles, tantôt azur, tantôt ciel d’orage, contenaient à elles seules assez d’expérience, de malheur et de ce magnifique dédain de la fatalité que vous en restiez enfant pour le reste de votre destinée. Ainsi, noyé dans le brouillard, il semblait minuscule et tout puissant.

La paire dolente était fixe, perdue dans les méandres jaunâtres de la poussière de pluie.

Pourtant, l’intensité du regard trahissait la réflexion désespérée de l’adolescent de treize ans. Tant d’amis se seraient gentiment moqués, si l’on avait dépeint la scène à leurs oreilles, et auraient accusé l’idiot d’être incapable d’un exploit tel que de se concentrer pour penser.

Pour son plus grand mal, Naruto savait bel et bien faire.


*


Le peu de conscience qu’il avait de l’endroit où il se trouvait se contentait de juger le décor grandiose. Les bras ballants, il observait discrètement, au loin, un bâtiment d’apparence récente à moitié dévoré par la nuit. S’il avait possédé un téléphone, comme ils appelaient l’outil dans les villes industrielles, il aurait passé ses nuits cramponné au petit instrument portable, attendant que la lumière s’allume et que la personne qu’il appelait réponde. Patiemment. Inutilement. Après tout, l’être qu’il aurait tant aimé savoir dormant dans l’habitation vide était absent depuis bien longtemps et sans passe de revenir. La dernière fois qu’il l’avait vu, il s’était fait battre, avait été laissé pour mort, et il avait regretté plus que jamais son éternelle insuffisance de force.

Toutes les nuits, il prenait ce chemin qu’il avait tant voulu méconnaître du vivant de son Équipe Sept. Il l’avait découvert un jour, presque par hasard, tandis qu’il suivait distraitement Sakura et qu’elle-même était visiblement en chasse de son inaccessible prince charmant.

Une autre fois, il avait été contraint de prendre connaissance de l’intérieur même de l’appartement, rangé, propre, impersonnel. Sa fonctionnalité ne l’avait pas choqué. Seul un ninja aussi médiocre que lui parvenait à laisser s’entasser tant de désordre dans son studio, alors qu’un tel encombrement pouvait lui être fatal s’il subissait une attaque. Naruto restait persuadé que personne n’aurait jamais l’idée saugrenue de l’attaquer chez lui, en plein Konoha, et que son affligeant bazar contribuerait plutôt à faire perdre pied à l’assaillant. Même Sakura éprouvait plus de difficultés à l’attraper lorsqu’il était dans son antre, quel que soit le motif de son courroux et malgré la petitesse du lieu.

La première fois qu’il avait donc visité la tanière sans âme de son ami, le garçon brun gisait, épuisé, sur ses épaules. Il se souvenait de la scène comme si elle avait eu lieu la veille.

Uchiha Sasuke, c’était bien lui, avait ce jour-là bien trop forcé sur l’entraînement. Il avait exagéré comme lui parce qu’il se sentait inutile et impuissant. Il avait voulu tirer le maximum d’expérience et de motivation de la terrible mission à laquelle ils avaient survécu sans tout à fait savoir comment. Sasuke avait sauvé Naruto en prenant les coups à sa place, Naruto s’était tant échaudé qu’il avait presque tué l’ennemi. Le responsable s’était jeté sur un Chidori létal pour sauver son propre compagnon. Celui-là même était mort pour l’honneur de leur duo, en légendaire malfaiteur qu’il passait pour être. Les larmes qui avaient coulé ce jour-là avaient constitué un refroidissement de premier ordre pour les lames en forge qu’était l’équipe. Détruits par les événements, les deux garçons avaient fui leurs démons dans l’activité physique.

Sasuke, encore faible des aiguilles qui l’avaient transpercé, était ainsi tombé de fatigue, inconscient. Le garçon blond ne saurait jamais pourquoi ils avaient choisi de pratiquer si près l’un de l’autre, mais lorsque le bruit lancinant d’armes et de coups qui faisait écho au sien s’était éteint, il s’était précipité vers le terrain. Trouvant Sasuke évanoui, il l’avait difficilement soulevé, lui-même amoindri par l’épuisement et, avec une méconnue douceur qui valait à coup sûr tout l’amour qu’il portait à son camarade, il l’avait précautionneusement mis sur son dos.

Endormi, Sasuke ressemblait à une de ces poupées de porcelaine que les petites filles admiraient dans les vitrines des magasins de jouets.

Secouant la tête à cette pensée incongrue, il avait emmené l’héritier Uchiha chez lui, l’avait partiellement déshabillé, puis couché dans l’immense lit glacial qui avait fait grogner d’inconfort le jeune garçon. Il avait manqué se glisser lui-même sous les draps qui, par leur consistance, lui rappelaient leur propriétaire. Il avait failli, dans un incontrôlable accès de tendresse, prendre l’enfant dans ses bras.

Puis, comme il était Uzumaki Naruto, que l’autre s’appelait Uchiha Sasuke, et qu’il ne pouvait exister entre eux qu’une haineuse fraternité dont il serait conscient bien plus tard, il s’était instinctivement lové dans l’ombre et avait déserté les lieux. Rentré dans sa masure, il avait enfoncé son corps courbatu dans la même fraîcheur désagréable que son pair. Il s’était placidement endormi, imaginant que la sensation commune du drap allant se réchauffant le rapprochait de Sasuke, éludant sa solitude.


*


Figé dans la brume, Naruto ignorait depuis quand ce rituel à la lisière du fétichisme lui était attribuable. Les premiers soirs semblaient à la fois lointains et tout proches, comme si l’absence de Sasuke l’avait plongé hors du temps, dans une dimension jaune étrange et protectrice, de façon qu’il s’habitue, ou qu’il y sombre. Il doutait fort de sa capacité à en être venu là consciemment. Il avait beau s’être déclaré à sa façon, il avait beau avoir, les yeux ruisselants de tant de larmes qu’il en était aveuglé, avoué à sa Némésis qu’il le considérait comme son frère, la concession était trop cuisante pour qu’elle ait pu si directement s’exprimer.

En revanche, sa tendance somnambule lui avait joué assez de tours pour qu’il ne s’en afflige plus et, sans qu’il s’en rende tout à fait compte, il avait simplement devancé la maladie sournoise et s’était posté de lui-même à cet endroit où il pouvait se complaire dans sa tristesse.

Il y laissait les éternelles vagues de désespoir qui le taraudaient depuis l’enfance l’assaillir, le détruire. Il y ressentait de tout son être l’importance de ce qu’il avait exprimé ce jour-là : Sasuke était comme son frère.

Après tant d’années à agoniser de solitude, il s’était aperçu qu’il pouvait avoir une famille. Le départ imminent de cet être, plus moralement uni à lui qu’aucun lien de sang ne l’aurait jamais déterminé, avait engendré en Naruto une cascade de prises de conscience. Il avait alors compris, ébahi, l’importance de ce garçon qu’il prétendait si férocement haïr. Au même instant, l’enflure avait fui.

Naruto ignorait si le mal-être était plus issu de l’insuffisance en elle-même ou si c’était la raison de cette absence qui l’accablait. Il songeait que l’association des deux était une assez imposante torture pour ne pas s’interroger sur la part de douleur qu’elles impliquaient chacune.

Cependant, la vision cauchemardesque qui le hantait s’effaçait dans la clarté topaze des lieux. Sasuke ne figurait plus, s’éloignant au rythme de ses pas lourds, dans ce couloir dont les seuls murs étaient composés d’obscurité. Il était sans nul doute chez lui, disparaissant sous ces draps d’une blancheur aussi diaphane que sa peau, sommeillant paisiblement dans le grand lit glacial.

Naruto éprouvait un tel soulagement à cette pensée que le rêve immonde s’évaporait, et que toute peur laissait place à la démente conviction que s’il pouvait imaginer le jeune homme séjournant encore en ces lieux, sa seule volonté allait l’y faire apparaître, et l’y persuader de rester.

Sasuke, parfois, protestait d’une œillade méprisante. Il gardait bouche close, comme si Naruto lui était si étranger et insignifiant qu’il ne valait pas même qu’on lui parlât. D’un impérieux haussement d’épaule, semblant ne rien saisir des actes de son ami, il rejetait tous les arguments, toutes les preuves d’amour, toutes les suppliques.

Naruto était un écorché vif, un entêté, un fou.

Alors, parce qu’il voulait croire que son frère n’était pas perdu, il revenait toutes les nuits se fondre dans la ruisselante lumière de la lune jaune, se rassurant d’une illusion, comme si seul pouvait le faire vivre l’espoir que, dans l’habitation vide, un jour, de nouveau, dormirait Sasuke.


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