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 par   - 28 lectures  - Aucun commentaire

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Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 871 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Six Teens
[Histoire Terminée]
Auteur: Lorely Vue: 10713
[Publiée le: 2016-12-31]    [Mise à Jour: 2017-06-25]
13+  Signaler Romance/Amitié/Tranche de vie/Univers alternatif/Psychologique Commentaires : 78
Description:
Hinata Hyûga est morte alors qu'elle n'avait que vingt ans. On l'a assassiné, c'est certain mais la police manque de preuves. Pour cela elle interroge les suspects; les meilleurs amis d'Hinata.
Pour comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là, ils retracent leur histoire à travers leurs témoignages. Seulement les versions divergent, parfois sur seulement un détail, et l'enquête n'avance pas aussi vite que prévu.

Six Teens c'est l'entremêlement de six histoires racontées à cinq voix. Impossible de faire autrement car, comment pourraient-ils faire parler une morte?

Crédits:
Personnages appartenant à Masashi Kishimoto
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« Je t'aime. »

[3502 mots]
Publié le: 2017-06-25Format imprimable  
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CHAPITRE DIX-NEUF

« JE T'AIME.»




DOSSIER NUMERO 010124

Séance du 18/09/2017 13:03 - 13:47

Capitaine Orochimaru YAMAGUCHI, Lieutenant Jiraya GAMMA, de la brigade du commissaire Hiruzen SARUTOBI. Docteur Tsunade SENJU.

Remarque(s): Sujet difficile au début, mais qui s'est finalement ouvert à nous. Non-suspect.


Retranscription de la cinquième séance.



Cette dernière séance tombe à pic. Les cours reprennent et Hinata est enterrée. J'ai besoin de passer à autre chose. Je suis sincèrement désolée pour votre enquête, mais je vous fait confiance ; vous trouverez ce qui est arrivé à mon amie. Vous le ferez pour eux. Moi je peux guérir, mais eux...

Est-ce que je pourrais boire un thé ?


[Nous lui en servons un. Elle nous remercie.]


En sachet ? Vous n'avez même pas de théière ?

Je m'en contenterais, merci bien.

La dernière fois, vous devez le savoir messieurs, on m'a demandé de me confier. De dire ce que je voulais. Pour cette dernière séance j'aimerais vous parler de ma saison préféré : l'été. J'ai passé mon enfance dans le sud du pays. J'ai pris goût à la chaleur et je ne supporte donc pas l'hiver.

Durant le mois de Juillet j'ai dû travailler. C'est comme ça, les étudiants ont besoin d'argent. J'étais juste caissière dans une librairie. Je n'ai pas gagné énormément mais pour un petit boulot, c'était sympathique. Surtout qu'il y avait la clim, et que je n'étais jamais débordée. J'avais toujours quelque chose à faire sans être écroulée sous le travail.

Un après-midi, alors que le soleil brillait de tout son soûl, il est revenu dans ma vie.

Vous savez très bien de qui je veux parler.

La clim était cassée depuis deux jours et elle serait réparée en fin de semaine. En attendant, mon débardeur était trempé, mes cheveux mal noués et le petit ventilateur posé sur le comptoir était devenu mon meilleur ami. Je me souviens que ce fut une semaine de canicule, alors il n'y avait pas beaucoup de clients. J'avais déjà tout rangé ce matin, alors je m'ennuyais plus ou moins.

Et comme d'habitude, à chaque fois que je m'ennuyais, il venait me porter secours. Prince Charmant du XXIème siècle.

La sonnerie annonçant l'arrivée d'un client a tinté. Il ne m'a pas tout de suite vu mais moi j'aurais reconnu son profil entre milles. Ça lui ressemblait bien ce genre de t-shirt aux références qui m'échappent totalement, ses épaules voûtées comme s'il portait toute la fatigue du monde sur son dos, et son regard intelligent. Son regard qui traduisait toutes les qualités de cet homme.

Un peu de barbe lui avait poussé sur la mâchoire, mais c'était encore irrégulier. Et il n'avait pas été chez le coiffeur depuis longtemps : ses cheveux aussi étaient mal attachés.

Et puis comme s'il avait senti qu'on le dévisageait, il a tourné la tête vers moi.

On ne s'était pas parlé depuis les résultats du Bac. Pour vous résumer un peu... On est devenu très proches dès notre rencontre, en Décembre. Mais lorsqu'il se déclara, et surtout depuis qu'on s'était embrassé, il y eut comme un malaise entre nous. On s'était évité comme deux idiots pendant quelques mois. Et puis on avait reprit contact mais ce n'était plus pareil.

Est-ce que le fait de ne pas l'avoir vu pendant autant de temps avait ravivé ce que vous appelez la flamme ? Est-ce que le manque inconscient nous avait finalement rapprochés ? Est-ce que j'étais toujours amoureuse de lui ?

Je crois qu'avec les récents événements, j'avais enterré Shikamaru dans mon cœur. Il y était toujours mais je n'avais plus le temps pour lui.

Je venais de le déterrer.

Salut, a-t-il maugrée.

Original.

De ?

« Salut ». Toi qui a une intelligence hors du commun, tu pourrais avoir de meilleures accroches.

Sauf que je ne cherches pas à te draguer. Si ça avait le cas alors peut-être que j'aurais fait un effort.

Donc je n'en vaux pas la peine ?

On s'est regardé longuement avant de pouffer. Et l'ambiance lourde s'est évaporée, sûrement balayée par le ventilateur.

Shikamaru s'est approché du comptoir, posant ses avants-bras dessus. Si jusque là on cherchait à entretenir une certaine distance, elle était devenue inutile puisque Shikamaru avait grillé un périmètre de sécurité ; il suffisait d'un faux mouvement, ou d'un sentiment trop puissant, pour que ça dérape de nouveau.

J'étais un peu émue, alors j'ai dit sans vraiment vouloir le dire :

Tu m'as manqué.

Je me doute bien.

Je lui ai donné une petite tape. Le mouvement m'avait donné chaud. Il a fait mine de reculer et de se frotter là où je l'avais soit-disant frappé avant se reprendre sa position initiale.

Si je te manquais tant que ça, a-t-il reprit, tu n'avais qu'à venir me parler.

J'ai eu beaucoup de problèmes.

Moi, je n'en ai eu qu'un.

J'avais bien saisi le sous-entendu et j'allais changer de sujet de conversation mais Shikamaru s'en est chargé :

Donc tu bosses ici ?

Oui, c'est la librairie de mon oncle, Yashamaru. En temps normal c'est sa femme qui l'aide à gérer mais ils ont eu un morveux il y a quelques semaines, donc je suis embauchée le temps qu'elle soit totalement rétablie.

« Morveux ». Ton instinct maternel est mort.

Si tu la cherche dans le cimetière, elle est à côté de ta virilité.

Il a arqué les sourcils avant de, à son tour, me filer une petite tape. On aurait dit deux enfants qui se chamaillaient. Où étaient passées nos grandes conversations ?

C'était gratuit, bouda-t-il.

Ce n'est pas de ma faute si tu n'es pas très viril.

Mmmf, je m'en fiche.

Je me doute.

Non, que t'aies pas d'instinct maternel. Enfin, par exemple. Ou que tu ais eu des problèmes. Que tu m'aies mis au deuxième plan. Mon esprit, pourtant futé, s'en fiche. Ça ne change rien à ce que je pense de toi.

J'ai rougi et j'ai surtout bien fermé ma gueule. Heureusement Yashamaru m'a appelé de la réserve et a mis court à notre conversation.

Mais bon, Temari et Shikamaru, c'est loin d'être fini.


C'était soirée pyjama ce soir-là, alors mon oncle m'a laissée partir plus tôt. Il faisait un peu plus frais, comme c'est le cas en début de soirée.

J'ai voulu m'arrêter sur la route pour aller voir Gaara. Je me suis même arrêtée sur le trottoir, hésitante. Je ne lui avait plus jamais rendu visite. Je ne lui envoyais plus de messages. Je l'avais rayé de ma vie.

Je me suis sentie tellement horrible. Quelle grande sœur chercherait à oublier son petit frère ? Je me suis promise alors d'aller le voir le lendemain.

Je n'ai pas tenu cette promesse. Parce que je ne pouvais pas l'accepter. Mes parents me répétaient que ce n'était pas grave, que je devais prendre mon temps. Et puis Kankurô y allait souvent lui. Ça compense, non ?

Sakura et Hinata m'attendaient devant ma maison. Elles avaient l'air gaies. Hinata avait repris des couleurs. Elle semblait épanouie. Elle riait à la maladresse de Sakura - elle venait de renverser une plante, et Sakura a eu l'air gênée. Elles m'ont vues et ont cherché à me câliner. J'ai essayé de les éviter, parce que je n'aimais pas trop les débordements d'affection.

Nous aussi on avait l'air épanouies.

Puis on s'est mises en pyjama et on s'est affalées dans ma chambre. Toutes les trois sur les matelas qu'on avait mis au sol, mangeant des cochonneries et regardant sur mon écran d'ordinateur un film dont j'ai oublié le nom. De toute façon on parlait beaucoup trop pour qu'on retienne quoique ce soit concernant ce film.

Et donc c'est pour ça que je vais faire ce qu'il m'a dit, conclut sa longue histoire Sakura, je vais attendre, et quand je serais vraiment prête, j'irais me déclarer. Pour de vrai.

C'est tellement super Sakura !

Hinata l'a prise dans ses bras, et elles se sont étreintes longtemps.

Je me suis relevée pour m'asseoir en tailleur, puis j'ai pris une pomme et j'ai commencé à l'éplucher. Je les regardais se dire des tas de trucs sur leurs histoires d'amours, se faire des papouilles, et puis j'ai cherché à casser cette ambiance un peu dégoulinante :

Je te fais un thé, Hinata ?

Oui je veux bien. Tu as encore celui au jasmin ?

J'ai hoché la tête et je me suis levée, un morceau de pomme entre les dents. Sakura a raillé :

Elle évite la conversation sur les mecs.

Ce... Ce n'est pas vrai !

Hé, Pinocchio, ton nez s'allonge.

J'ai boudé et je suis descendue avant de remonter avec le thé infusé. Hinata m'a remercié et Sakura a plissé les yeux, méfiante.

Hé, Temari, pourquoi tu m'en proposes pas ?

Tu n'en bois pas.

C'est impoli tout de même.

Je lui ai tiré la langue et elle a fini son smoothie digne des youtubeuses beauté. Hinata m'a remercié une nouvelle fois.

Il pouvait parler Shikamaru ; je l'avais, l'instinct maternel.


J'aurais aimé finir cette séance en vous disant ce qui est arrivé à Gaara.

Mais encore aujourd'hui je l'ignore.

J'ignore ce qui est arrivé à mon frère.

J'ignore ce qui est arrivée à ma meilleure amie.

Mais je ne vais pas me plaindre et vous dire qu'on vit dans un monde de merde. Je vais continuer à me battre pour découvrir la vérité. Et tout ira bien.

Merci pour tout,

Au revoir.


[Elle n'a pas bu une goutte de son thé.]



DOSSIER NUMERO 010123

Séance du 17/09/2017 14:02 - 15:23

Capitaine Orochimaru YAMAGUCHI, Lieutenant Jiraya GAMMA, de la brigade du commissaire Hiruzen SARUTOBI. Docteur Tsunade SENJU.

Remarque(s): Sujet qui nous a semblé franc à chaque séance. Atteint par la mort de sa petite-amie, mais surpassera certainement cet événement.

Non-suspect.



Retranscription de la quatrième séance.


Je ne sais plus quoi vous dire. Il faudrait une infinité de séances pour que j'épuise le sujet d'Hinata, et encore, pas sûr que l'éternité suffise.

C'est peut-être ce que vous voulez entendre, alors je vais vous parler du jour où Hinata est partie. Parce que je pourrais vous parler de cette fois milieu Août où j'ai entendu Temari discuter au téléphone avec un certain Neji - c'est comme ça que s'appelle le cousin d'Hinata-, par exemple. Mais c'est qu'une coïncidence et je vous connais, vous allez remonter hyper loin tout ça pour apprendre que cette conversation au téléphone c'était peut-être juste la préparation d'une surprise pour Hinata. Je pourrais essayer de vous trouver pleins de détails merdiques comme ça, mais allons à l'essentiel. J'ai vraiment envie d'en finir avec tout ça.

On avait prit le train jusque la Capitale. Les meubles étaient déjà déménagés chez Sakura, il ne restait plus que quelques affaires.

Il était super tôt, alors Hinata dormait sur mon épaule, sa main dans la mienne. Temari et Suigetsu jouaient aux cartes, Sasuke ronflait et Sakura écoutait de la musique. Il faisait chaud ce jour-à, ça je m'en souviens. Vous en avez rien à faire, mais je tiens à vous le dire : on crevait de chaud.

Alors quand on a commencé à finir l'emménagement de Sakura, on était en sueur. Sasuke a retiré son t-shirt au milieu du salon.

Quelqu'un a des sous à donner pour la strip-teaseuse ? Le nargua Temari en déballant le carton de fringues de Sakura.

Pour l'embêter encore plus, Sasuke a commencé à baisser son pantalon... Hinata s'est aussitôt caché les yeux avec mes mains. C'était trop mignon comme réflexe !

Cache ça Sasuke ! Piailla Suigetsu.

Bah quoi, j'suis une strip-teaseuse non ?

On prend pas les strip-teases bas de gamme ici !

Sakura débarqua de la cuisine, concentrée sur notre repas du midi, le regard rivé sur une boîte de macaronis.

Dites les gars, si je veux des pâtes al dente, je suis cens- Putain Sasuke, qu'est-ce que tu fais ?!

Je me déshabille.

J'ai bien vu, imbécile ! Mais pourquoi ?!

Bah, j'ai chaud.

Renfile tes fringues, gros pervers !

Il a ricané tout en enfilant son pantalon, mais il resta tout de même torse nu toute l'après-midi. On a ensuite mangé nos pâtes natures et trop cuites en parlant de tout et de rien.

Je vais acheter de quoi faire un gâteau pour ce soir, annonça Sakura en croquant dans une macaroni imbibée d'eau.

Pourquoi ?

J'ai décidé de faire ma crémaillère !

On a applaudi l'idée.

Les filles sont alors parties faire les courses. J'étais en train de finir de laver la vaisselle quand j'ai réalisé que j'étais tout seul. Suigetsu et Sasuke n'étaient plus là. J'ai alors regardé autour de moi, inquiet. J'entendais pas un son. Ils me préparaient une mauvaise blague ? J'ai coupé l'eau et là, j'ai été confronté au silence le plus total. Il faisait trop chaud pour qu'il y ait de la circulation dehors. Les voisins étaient peut-être muets de naissance ou paralysés parce que, à nouveau, on entendait rien. J'avais pas l'habitude du silence.

Je suis sorti de la cuisine en agitant les mains pour les sécher.

Sasuke ? Suigetsu ?

C'était certain qu'ils me préparaient une blague. Je m'attendais à les voir surgir de derrière une porte pour essayer de me faire peur.

Ou alors j'avais pas trop écouté ce midi et ils étaient sortis faire les courses aussi ? Sans moi ? Je me sentais soudainement piégé.

Je me suis retrouvé face au salon encore en désordre. Je me suis dit que, de toute façon, on était là pour aider Sakura alors j'ai décidé de prendre le sac avec toutes les affaires de cuisine et de les ranger. Plongé dans le reste de vaisselle, j'étais plus à l'aise. Ça m'avait pris trente minutes à tout casser, donc j'ai pris le temps de vérifier. De toute façon, j'étais visiblement tout seul.

Sakura avait fait des listes des choses qu'elle avait. Donc huit assiettes, ok. Cinq verres, ok. Une casserole et une poêle, ok. Un couteau de cuisine... Pas ok.

J'ai froncé les sourcils. Où était son grand couteau pour découper la viande, par exemple ? Je me souvenais l'avoir charrié à ce sujet la veille, quand je l'avais aidé à emballer ses affaires. Elle m'avait dit qu'elle voulait se mettre à la cuisine et moi j'avais dit qu'elle cherchait à tuer quelqu'un avec un pareil instrument.

Je crois qu'on appelle ça de l'ironie, non ?

Bref.

Je l'ai cherché partout. Je ne l'ai jamais trouvé.

C'est alors que j'ai entendu du bruit venant de la chambre de Sakura. Je me suis avancé, un peu craintif.

Y'a quelqu'un ?

J'ai poussé la porte, la respiration coupée...

Et puis j'ai vu Suigetsu et Sasuke, en grande discussion.

Putain les gars, vous m'avez filé une de ces frousses !

Naruto ? T'as fini la vaisselle ?

Bah, et depuis longtemps. J'ai même eu le temps de ranger. Et vous, vous faites quoi ?

Sasuke a agité la main, un peu paniqué.

C'est pas du tout ce que tu crois !

Et qu'est-ce que je crois... ?

Suigetsu, pour répondre ma question, a attrapé Sasuke par la taille et lui a embrassé la joue.

Désolé de te l'apprendre comme ça mais... Sasuke est mon amant...

J'ai écarquillé les yeux de surprise. Je l'ai cru une mini-seconde. Et je pense que j'aurais continué à le croire si Sasuke ne s'était pas vivement écarté de Suigetsu.

Abruti !

Han, tu me brises le cœur Sasuke !

Sasuke a levé les yeux au ciel et s'apprêta à quitter la pièce quand la porte d'entrée a claqué. La voix perçante de Sakura a alors raisonnée dans tout l'appartement :

Hé, on acheté des feuilles et du scotch ! On va pouvoir jouer à devine-tête !

Je vais tellement gagner, a alors enchéri Sasuke.

Suigetsu et moi on a échangé un regard entendu. Il allait certainement perdre.


La soirée était bien avancée. Sakura et Sasuke étaient toujours bloqués sur le jeu. Temari était dans la cuisine. Et moi j'avais entraîné Hinata avec moi dans la chambre.

J'ai fermé la porte derrière moi. Elle a commencé une phrase mais s'est aussitôt coupée parce que je l'ai saisi un peu brusquement dans mes bras. J'ai enfoncé ma tête dans son cou, respirant son parfum. Ses cheveux me chatouillaient le visage. J'étais tellement bien là, avec elle dans mes bras. Je l'aimais tellement, et je l'aime encore tant...

Naruto... Pourquoi cette étreinte comme ça ? Tu vas bien ?

Pour l'instant, oui...

Qu'est-ce que tu veux dire ?

S'il te plaît...

Elle a hoché la tête contre mon torse avant de l'enlacer de ses bras frêles. J'ai embrassé sa joue. Sa tempe. Sa chevelure. Et quand on s'est détaché, j'ai embrassé chacun de ses doigts, sa main, sa clavicule, le bout de son nez, ses lèvres, ses lèvres, ses lèvres, et encore ses lèvres. J'avais envie de me sceller à elle. Et puis je l'ai de nouveau serré dans mes bras.

Naruto, on nous attend... On ne peut pas rester ici éternellement.

Je t'aime.

Elle a lâché un sanglot étouffé qui voulait dire la même chose.

On doit y aller, on est là pour Sakura.

Je t'aime.

Naruto...

Je t'aime... Tu le sais, hein ?

Oui, oui je sais...

On n'a pas bougé. On est resté comme ça très longtemps, l'un dans l'autre. Écoutant nos respirations.

Je ne voulais pas la lâcher parce que, inconsciemment, je savais que ce serait la dernière fois que je la prendrais dans mes bras.

Je ne voulais pas la laisser partir.


Je suis vide maintenant sans elle. On n'a cessé de me répéter qu'elle n'est pas vraiment partie, qu'elle restera à jamais dans nos cœurs. Mais elle a toujours été dans mon cœur, alors si elle y est vraiment je ne comprends pas pourquoi je me sens aussi … ouais, vide.

Je vais vous quitter sur ces mots un peu nuls mais qui sont vraiment importants pour moi : au début de ces séances, vous m'avez demandé de vous parler d'Hinata. J'avais un peu galéré à vous expliquer tout cela, et à nouveau, un bref résumé ne suffirait pas mais essayons...

Elle s'appelait Hinata Hyûga. Elle avait dix-sept ans, elle en aurait eu dix-huit en Décembre. Elle aurait dû rentrer en classe préparatoire Littéraire. Plus tard, elle aurait voulu s'occuper des enfants. Elle pleurait facilement devant les films. Bambi et Nos Etoiles Contraires sont ceux lui ayant arraché le plus de larmes. Elle buvait des chocolats chauds mais ce qu'elle aimait par dessus tout c'était la chantilly au dessus. Elle était toujours là pour nous. En fait, elle aurait fait n'importe quoi pour nous. Elle était gentille, douce, attentionnée, altruiste... Elle avait fait quelques conneries, mais qui n'en fait pas ?

Elle a rendu Sakura plus mature. A aidé Sasuke à tourner la page. N'a jamais jugé Suigetsu pour ce qu'il avait fait quand tout le monde lui tournait le dos. A accepté que Temari puisse lui en vouloir et lui a pardonné ses écarts. Et moi, elle m'a rendu amoureux, elle m'a fait passer les meilleures années de ma vie. Elle a fait de moi un homme.

Personne ne l'a tué. Personne.

Mais tout le monde l'a aimé. Tout le monde.


Au revoir.



***


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