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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 791 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Six Teens
[Histoire Terminée]
Auteur: Lorely Vue: 10695
[Publiée le: 2016-12-31]    [Mise à Jour: 2017-06-25]
13+  Signaler Romance/Amitié/Tranche de vie/Univers alternatif/Psychologique Commentaires : 78
Description:
Hinata Hyûga est morte alors qu'elle n'avait que vingt ans. On l'a assassiné, c'est certain mais la police manque de preuves. Pour cela elle interroge les suspects; les meilleurs amis d'Hinata.
Pour comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là, ils retracent leur histoire à travers leurs témoignages. Seulement les versions divergent, parfois sur seulement un détail, et l'enquête n'avance pas aussi vite que prévu.

Six Teens c'est l'entremêlement de six histoires racontées à cinq voix. Impossible de faire autrement car, comment pourraient-ils faire parler une morte?

Crédits:
Personnages appartenant à Masashi Kishimoto
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«Je vous en supplie, n'oubliez jamais Hinata.»

[3902 mots]
Publié le: 2017-06-03Format imprimable  
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CHAPITRE SEIZE

«JE VOUS EN SUPPLIE, N'OUBLIEZ JAMAIS HINATA.»




DOSSIER NUMERO 010126

Séance du 17/09/2017 11:04 - 12:23

Capitaine Orochimaru YAMAGUCHI, Lieutenant Jiraya GAMMA, de la brigade du commissaire Hiruzen SARUTOBI. Docteur Tsunade SENJU.

Remarque(s): Cesse de parler d'Hinata Hyûga au présent. Etat qui se stabilise. Pas plus d'informations concernant le meurtre mais comportements intéressants...



Retranscription de la troisième séance.


Bonjour.

J'ai décidé de vraiment vous aider dans votre enquête. Je veux savoir qui a fait ça, je veux libérer l'esprit d'Hinata, rétablir la vérité. Quitte à en souffrir. Seulement tous mes souvenirs s'emmêlent et la seule chose à laquelle je pense c'est Hinata. J'ai placardé le mur de ma chambre de photos d'elle. Il y en a partout, vous savez. J'ai un rappel sur mon téléphone avec juste son prénom. J'ai vraiment peur de l'oublier. Elle compte tellement pour moi, et je m'en veux tellement. Je m'en veux tellement d'avoir été aussi stupide au lycée... J'ai gaspillé du temps.

Je vous en supplie, n'oubliez jamais Hinata.


[Elle a apporté son sac à main. Elle en sort un épais cahier qu'elle pose sur ses genoux.]


Alors hier soir, j'ai pensé à quelque chose ; si la Sakura d'aujourd'hui est une cinglée, celle du passé était plutôt lucide. J'ai donc relu mon journal intime. Je vous l'accorde, c'est une catastrophe ce truc. C'est niais et j'ai réalisé que tout ce que je vous raconte depuis le début à propos de Sasuke n'est qu'un mensonge ; les trois-quarts de ces pages sont à son sujet.

Enfin bref, je suis retombée sur un passage intéressant. J'écrivais des lignes et des lignes quand j'étais inspirée, et il y a eu cette fois, fin février je dirais... C'était une date importante mais je ne veux pas vraiment replonger là-dedans. Concrètement je veux dire. C'est pour ça que je ne vais pas vous lire ce que j'ai écrit. Tenez, prenez mon journal, lisez-le si ça vous aide et rendez-le moi vite, d'accord ?


[LIEUTENANT YAMAGUCHI : Merci beaucoup pour votre coopération.]

[Elle nous donne le carnet.]


C'est juste le journal intime d'une adolescente, ça vaux ce que ça vaux.

Je vais donc vous raconter cette fois-là en février. Comme vous le savez on était plus ou moins en froid mais en avait quand même quelques moments ensemble. Des périodes d'essai, dirons-nous. Elles étaient rares et se soldaient souvent par un échec car, soit on se disputait, soit on était mal à l'aise. Nos conversations étaient plates, insignifiantes, factices.

Donc mi-février, c'est ça ?

On venait d'être prévenus de l'absence d'un professeur, et on ne savait pas trop comment tuer cette heure. On s'était suivi sans vraiment en avoir conscience. On a atterrit dans la cour et puis Naruto s'est assis sur un banc, Hinata sur ses genoux. Parce que je m'entendais toujours bien avec Naruto, je me suis assise à côté de lui. Le banc était gelé. Temari est venue se poser à côté de moi. Il n'y avait plus de place alors Suigetsu et Sasuke se sont posés devant nous, debouts. C'était silencieux, un peu triste. On s'est allumé des cigarettes et on a fumé comme si c'était la chose à faire. C'était Hinata qui, blottie contre Naruto, a essayé de faire la conversation :

Vous ne devriez pas fumer.

Tu n'as pas les poumons cleans non plus, l'ais-je accusée, amère.

C'est pour ça que je ralentis un peu...

Naruto a écrasé son mégot sous sa chaussure. Il ne l'avait même pas finie. J'ai contemplé ma cigarette, hésitante. Puis j'ai levé les yeux vers Sasuke. Il était fixé sur ses pieds, jouant avec la neige. Il fumait avec des airs de mec cool et mystérieux.

Je n'ai pas fini ma clope.

On peut en mourir, a insisté Hinata, inquiète pour nous sûrement.

Y'a un tas de trucs qui peuvent tuer, a répliqué Temari sans nous regarder. Une maladie, un accident de voiture, une crise cardiaque, une noyade, une baston qui vire mal...

Certes, mais vous pouvez réduire le risques de maladie et de crise cardiaque en cessant votre consommation de tabac.

Allez, écoutons-tous la bonne parole ! Me moquais-je d'elle.

Naruto m'a donné un léger coup de pied dans le tibia. J'ai boudé un peu. Évidemment, il prenait son parti. L'amour, quelle belle connerie.

Du coup, vous voudriez mourir comment ? A essayé de lancer un sujet notre chère Hinata.

Évite les sujets comme ça qui font rire, ironisa Temari, j'aime pas trop l'humour.

De toute façon il fait froid, vous êtes déprimants et on a une heure devant nous à ne rien faire !

Temari allait répliquer, certainement aurait-ce été une remarque cinglante et pénible mais Suigetsu la coupa dans son élan en répondant à la question d'Hinata :

J'aimerais bien crever d'une façon originale. Comme ça les gens ils parleront un peu de moi après ma mort. Vu que j'ai pas fait grand chose d'exceptionnel de mon vivant, je pourrais me rattraper avec ça.

Je veux mourir sans aucun regret, ça j'en suis certaine, ais-je dit, songeuse.

C'est dommage qu'on puisse pas être là pour planifier notre propre enterrement, a ricané Suigetsu. Genre c'est ta dernière teuf, et t'as même pas le droit de l'organiser.

Sasuke lui a tapé gentiment la joue avec le dos de sa main. Il l'a insulté d'idiot avant de recracher de la fumée, la tête levée vers le ciel, les paupières plissées, la bouche formant un parfait O.

Tu peux toujours l'organiser je pense.

Ne le lance pas là-dessus Hinata, lui a demandé Naruto en fourrant son nez dans l'écharpe de sa copine. Après il voudra absolument qu'on l'écoute et on devra se démerder pour faire en sorte que le prêtre accepte qu'on amène des strip-teaseuses dans son église !

SI vous y arrivez, je vous jure que là où je serais, je vous serais éternellement reconnaissant.

J'aimerais que mon enterrement soit comme mon mariage, a dit Hinata.

D'accord, je commence à réfléchir sérieusement si j'ai bien fait de sortir avec toi, a grimacé Naruto.

Hinata a rit de son petit rire mignon qui la rend attendrissante, et bla bla bla. Puis elle a penché son visage vers celui de son amoureux avant de déposer sur ses lèvres un léger baiser. Parce qu'ils étaient juste à côté de moi je les ai regardé se bécoter tendrement, et puis j'ai jeté un coup d’œil vers Sasuke qui s'allumait une nouvelle cigarette. A cet instant, je me suis dit que j'aurais dû tomber amoureuse de Naruto.

Je voulais dire par là, a reprit Hinata, que j'aimerais que ce soit en petit comité. Ma famille a l'habitude de tout faire en grand, et j'aimerais qu'il n'y ait que les gens qui m'aiment. Je ne veux pas que des hypocrites se penchent sur mon corps et se forcent à pleurer pour attirer l'attention. Je ne veux pas de mensonges, pas de fausses larmes, pas de discours pathétiques et pas de musique triste. A vrai dire, je ne veux pas que ce soit quelque chose de triste, tout court. Je voudrais juste que vous vous souveniez de moi, et de tout nos bons moments. Je veux que vous riiez comme si j'étais là, que vous mangiez un bon petit plat et que vous fassiez peut-être une partie de devine-tête. N'hésitez pas à passer au Nothing Hill vous prendre un bon chocolat chaud avant de partir.

Il n'y a jamais eu autant d'amour et de sincérité qu'à l'enterrement d'Hinata.



[Elle se recroqueville sur elle-même, silencieuse.]

[Nous attendons.]


Naruto m'a appelé. On se parlait encore lui et moi. C'était avec Hinata, Suigetsu et Sasuke que j'étais en froid. Je crois qu'on était en Mars, ou peut-être en Avril. Il se faisait tard, j'étais affalée sur mon bureau, à essayer de bosser ces foutus fiches pour le Bac.

J'ai décroché. Il n'a pas dit grand chose. Juste :

Chez moi, dans vingt minutes. Amène la batte de base-ball de ton père.

Et puis il a raccroché.


[Elle relève la tête.]


J'y suis allée. J'avais la sensation que c'était important. Mon père m'avait déposé, cédant à ce caprice. Mais il connaissait Naruto, il savait qu'il était gentil. A vrai dire, mes parents ont souvent cherché à me caser avec lui. D'après eux, c'est un gendre idéal.

Bref, il m'a déposé vers vingt heures sans se poser de questions. Et quand je suis arrivée chez lui : surprise. Temari, Suigetsu et Hinata répondaient à l'appel également. C'était bizarre de se retrouver dans ce salon, celui où on avait fêté la nouvelle année. On s'était réconcilié ici, vers minuit. Je pensais que Naruto aurait voulu recréer cette ambiance, créer un nouveau minuit.

Mais ils avaient tous des têtes bizarres. Hinata était pâle, tremblante. Elle a essayé un regard vers moi mais je l'ai snobé. Suigetsu avait un marteau dans les mains et les sourcils froncés. Temari, les bras croisés, m'adressa un signe de tête. Elle n'avait pas l'air dans ses bons jours, et parce qu'elle avait une pelle à la main, je n'ai pas cherché à la déranger.

Naruto revint de son garage, une boîte à outils dans les bras. Je l'observais distribuer des tenailles à Hinata et se garder pour lui une petite pelle de jardinage.

Bon, parlez pas trop forts, mes parents dorment, nous a-t-il dit.

Excuse, je ne savais pas que ton meurtre, tu le voulais silencieux, a raillé Temari.

Vous êtes pas là pour buter des gens, fit Naruto en roulant des yeux.

Bah non, la victime doit être déjà morte vu la tournure de cette soirée et tu veux certainement qu'on cache le cadavre. Et comme Sasuke manque à l'appel...

On va buter personne. Et moins forts Tem', mes parents savent que vous êtes là mais voilà... Faut pas abuser.

J'ai voulu m'asseoir sur le canapé, mais ça aurait demandé de se poser à côté de Suigetsu, et je ne lui avais toujours pas pardonné. Donc j'ai pris mon mal en patience et je suis restée debout.

Naruto s'est alors adressé à Temari et à moi. Il nous a raconté ce que Sasuke leur avait conté à eux en fin d'après-midi. Il nous a parlé de la vérité derrière la rupture, de la façon horrible dont Ino l'avait quitté. Cette sale garce, en plus de l'avoir manipulé toute l'année, d'avoir joué avec ses premiers sentiments amoureux, l'avait brisé en deux. Elle avait fabriqué une petite marionnette avant de la casser parce qu'elle ne lui plaisait plus.

Durant tout son récit, j'eus envie d'enlacer Sasuke, de ne plus le quitter, de lui rappeler à nouveau que mes sentiments à moi étaient sincères. Tu m'étonnes qu'il ait paniqué quand je les lui avait avoués. La première et dernière fille à l'avoir fait s'était jouée de lui.

Je dû retenir mes larmes de fureur, et aussi de tristesse en fait. Et dire que j'avais osé reparler d'elle pendant notre dispute, quelques semaines auparavant. Je m'en voulais à mort. S'ils voulaient buter quelqu'un, je me serais proposée sans hésitation.

Ino est une salope, a répliqué Temari. Et donc tu veux qu'on t'aide à l'enterrer dans le jardin ?

Sois sérieuse, s'il te plaît.

J'aimerais bien Naruto, mais cette situation n'a aucun sens ! Que veux-tu qu'on fasse ?

Venger Sasuke.

Il avait l'air très sérieux, avec ses sourcils froncés et son regard déterminé. Sasuke était pour ainsi dire une âme sœur pour Naruto. Une âme sœur de l'amitié. Je savais déjà que c'était peine perdue ; impossible de raisonner Naruto.

En revanche, je m'attendais à ce que Temari s'en aille, le traite de fou, se tienne loin de tout ça.

Mais à la place, elle a saisit le manche de sa pelle à deux mains, soucieuse, avant de relever le menton avec la même expression que Naruto.

Et bah voilà, ça, ça me plaît, a sourit Suigetsu.

Je reste persuadée que la vengeance n'est pas une solution...

Hinata...

Naruto s'était agenouillé face à Hinata. Parce qu'elle était assise sur le canapé, il avait dû se mettre à sa hauteur. Puis elle pencha la tête pour croiser son regard. Il monta sa main sur la joue de sa petite-amie avant d'embrasser le bout de son nez.

Il était amoureux, mais leur relation était malsaine. Pendant un an elle a fait ce qu'elle voulait de lui. Elle a rompu de la pire façon qu'il soit. Il se remet seulement maintenant de cette relation. Un an, il lui a fallu un an pour essayer d'aller mieux. Et il a supporté tout ça sans jamais rien nous dire. Il a besoin de tout expulser. On a tous besoin d'exploser.

La violence ne résout rien.

Ne t'inquiète pas, dès que tout ça sera fini, je te donnerais mille fois plus d'amour que tu n'auras vu de violence.

Mon cœur a légèrement fondu en entendant cela, et ma jalousie a de nouveau pointé le bout de son nez. C'était exactement ce que j'aurais dû dire à Sasuke.

Mon père avait raison, Naruto aurait été un gendre idéal. Pourquoi je n'étais pas tombée amoureuse de lui ? Pourquoi je n'avais pas cherché à l'aimer, lui ? Il était loyal, sincère, gentil, drôle, optimiste, et plutôt mignon dans ses bons jours.

Et donc on fait quoi ?! s'impatientait Suigetsu.

Tout doux Miley Cyrus, le nargua Naruto.

Suigetsu rentra dans son jeu en léchant le marteau mais cracha bien vite, estimant que c'était, je cite, « vraiment dégueulasse ».

On va d'abord chercher Sasuke, expliqua Naruto.

Et ensuite ?

Il se releva. C'était bizarre parce que on était tous focalisés sur lui. Il était là, en leader, et on ne lui aurait désobéi pour rien au monde. Dire que pendant tout ce temps on idolâtrait Temari alors que le seul, oui le seul qui avait encore un lien avec tous les membres du groupe, le seul qui cherchait à bien faire, le seul qui était véritablement là pour nous, se révélait maintenant. Naruto.

Il se dirigea vers la sortie, sa petite pelle de jardinage dans les mains, et enfila un manteau avant de s'adresser à nous :

J'ai entendu dire qu'Ino avait eu une voiture pour ses dix-huit ans.


Je ne devrais certainement pas dire ça à des policiers mais c'est comme ça qu'on s'est retrouvé tous les six, au beau milieu de la nuit, à marcher sur la route en direction de la maison d'Ino. On n'avait tous qu'un objectif en tête ; lui faire payer. Venger notre ami. L'aider à se libérer de l'emprise de cette sorcière. Elle lui avait jeté une malédiction et on venait de trouver de quoi la contrer.

On n'avait pas trop fière allure. Moi en pyjama en dessous de mon imper', les cheveux mal attachés et la batte de base-ball raclant contre le bitume. Une Harley Quinn de bas étage.

On est arrivé chez Ino. On a repéré la voiture ; on l'avait vu sur facebook. On est resté un instant à un ou deux mètres de sa caisse, immobiles. On ignorait comment lancer les hostilités. On savait que c'était dangereux, qu'on était inconscient, que c'était immature.

Et puis tout s'est fait rapidement.

Sasuke a saisi ma batte de base-ball, me l'arrachant des mains, avant de la brandir. Il courut tout en criant de rage vers la voiture de son ex et fracassa le pare-brise. Crac ! On a écarquillé les yeux, surpris, avant de sourire. C'était comme briser nos chaînes. Le bonheur et le soulagement de Sasuke étaient les nôtres. Tout me semblait lointain, j'avais l'impression de ne pas participer à ce faux massacre. Les bruits me semblaient sourds, comme si j'étais en plein rêve. Au ralenti. Rien de cela n'était vrai.

Sasuke a assené un deuxième coup en gueulant une nouvelle fois :

Tu n'aurais pas dû me briser le cœur ! Je n'étais pas ton putain de jouet !

Il a raison, chuchota Temari à coté de moi.

Son regard était sur Sasuke, mais tout comme moi, elle ne semblait pas être là. Elle le regardait sans le voir.

Elle serra un peu plus sa pelle avant de foncer vers la voiture à son tour. Le bout métallique de son arme de fortune cogna contre un rétroviseur. Temari s'arrêta alors, stupéfaite. On la dévisageait, incrédule. Puis elle éclata de rire, la tête renversée en arrière.

Quelques gouttes de pluie vinrent s'écraser sur son visage tandis qu'elle jubilait, profitant de sa liberté soudaine. Sasuke rit doucement avec elle, comme s'il n'était pas sûr que c'était la chose à faire, mais ce rire était sûrement incontrôlable. Elle a donné un nouveau coup, et encore un, et encore un ! Il fallait que ce satané rétroviseur cède ! Quelques bouts de verres sont tombés sur le bitume. Temari en a ramassé un et l'a mis à hauteur d'yeux. La lune se reflétait dedans tandis que la pluie s'intensifiait.

Qui es-tu ? Marmonna Temari. Aide-moi, je t'en supplie aide-moi. Il me manque... Si tu savais comme il manque...

On pensait qu'elle parlait de son crush.

Rageusement elle jeta le bout de verre et frappa le rétroviseur sans jamais s'arrêter. Sa vie dépendait de ce geste.

Naruto a dit que c'était incroyable, insensé, mais que, « putain, ça a l'air bien ». Il a aidé Sasuke à péter le pare-brise. A deux ils s'acharnaient sans jamais s'arrêter. Comme d'habitude, Naruto était juste une extension de Sasuke, et vice-versa. La douleur de l'un était la douleur de l'autre. Casser ce pare-brise s'étaient s’époumoner. Casser cette voiture c'était s'aimer.

Suigetsu a longtemps marché vers notre victime. Il resta planté devant un instant, dit quelque chose pour lui-même, la tête penchée, avant d'envoyer valser son marteau contre le pare-choc. Clac ! Boum ! Clac ! Boum ! Suigetsu pleurait. Et plus il pleurait, et plus il était violent. Sers larmes brouillaient sa violence, il ne voyait pas à quel point c'était mauvais. Il n'avait jamais vu la répercussion de ses mauvais actes, de toute façon.

A mon tour, j'ai eu envie de les accompagner. J'ai demandé les tenailles à Hinata qui accepté sans broncher. Je me suis simplement attaquée à la poignée de la portière. Je voulais la décortiquer, je voulais l'ouvrir. Je voulais qu'il s'ouvre à moi. Je n'avais pas les clés pour cela, alors je devais malheureusement user de la force.

La pluie devenait de plus en plus forte, et nos cris se mêlaient à nos rires qui se mêlaient à nos pleurs. Une orgie de sentiments, une partouze émotionnelle, une baise paradoxale. On était perdus, on l'assumait, et ça nous faisait du bien.

Et puis, finalement, une voix parmi les nôtres se fit claire :

Hinata, tu ne viens pas ?

On s'est alors tous tourné vers elle.

Elle était toujours au milieu de la route. Elle nous fixait impassiblement, et les perles de pluie embrassaient sur son visage les lacrymales. Ses cheveux se collaient tristement autour de traits rougis. Les bras croisés devant sa poitrine, recroquevillée au milieu de la route, elle fit non de la tête avant de reculer d'un pas.

Sasuke s'approcha d'elle lentement, comme s'il s'approchait d'un chaton apeuré. Il resta à un mètre d'elle et lui tendit la batte. Elle nia de nouveau.

Je ne le mérite pas, pleurnicha-t-elle.

Tu es avec nous, Hina.

Je ne le mérite pas, répéta-t-elle.

Allez, toi aussi t'as besoin d'exploser une voiture.

L'averse était désormais si puissante qu'on ne distinguait que des silhouettes. Impossible d’apercevoir les détails de nos visages humides ou de nos vêtements collants.

Je me suis approchée aussi, et je suis restée au même niveau que Sasuke. Je lui ai proposé mes tenailles. Temari a fait de même avec sa pelle. Naruto aussi. Et puis Suigetsu. Elle a encore reculé. A croire qu'au lieu de tuer une voiture elle voulait que l'une d'entre elle l'écrase.

Elle renifla.

Vous ne comprenez pas, a-t-elle insisté avec les sanglots dans sa voix. Je ne peux pas, je ne peux pas vraiment pas.

Hinata...

Et puis elle leva le visage vers le ciel, se faisant asperger, comme pour se nettoyer. Et, soudainement, elle craqua. Elle tomba sur les genoux, les mains plaquées sur ses paupières pour empêcher les larmes de couler, et nous avoua, tremblante :

Mon genou est cassé. Je ne pourrais plus jamais patiner.

A partir de là, les sons sont revenus. J'entendais clairement la pluie s'écraser contre le bitume, et le choc des jambes d'Hinata, et la fissure de son cœur.





Elle avoua quelque chose à Sasuke le week-end qui suivit notre dérapage. Je le sais parce que Sasuke nous l'a appris après l'enterrement.

C'était elle qui avait recruté Kiba pour qu'il sorte avec Ino, et c'était elle lui avait proposé cet appel en guise de rupture.




***


Dans quatre chapitres, cette fic est fini … Il ne me reste plus que la fin du chapitre dix-neuf et l'épilogue à écrire.

Sinon ce chapitre-là, et plus précisément le cassage de voiture, je l'avais en tête depuis... Je ne sais plus, mais ça faisait vraiment longtemps. Je ne sais pas pourquoi j'avais vraiment envie de caser un moment comme ça. Eux qui ont toujours été plus ou moins cleans comme adolescents (à part les cigarettes, et encore, ils ont jamais désobéis, été irrespectueux, n'ont jamais fait de grosses fêtes avec de l'alcool et de la drogue, etc...) explosent d'un grand coup. Bim bam ! Pétage de plombs !

J'espère donc que l'écriture n'est pas trop maladroite ^^

Je vous attends dans les commentaires.

Des bisouilles tout plein ♥

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