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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 791 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Six Teens
[Histoire Terminée]
Auteur: Lorely Vue: 10694
[Publiée le: 2016-12-31]    [Mise à Jour: 2017-06-25]
13+  Signaler Romance/Amitié/Tranche de vie/Univers alternatif/Psychologique Commentaires : 78
Description:
Hinata Hyûga est morte alors qu'elle n'avait que vingt ans. On l'a assassiné, c'est certain mais la police manque de preuves. Pour cela elle interroge les suspects; les meilleurs amis d'Hinata.
Pour comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là, ils retracent leur histoire à travers leurs témoignages. Seulement les versions divergent, parfois sur seulement un détail, et l'enquête n'avance pas aussi vite que prévu.

Six Teens c'est l'entremêlement de six histoires racontées à cinq voix. Impossible de faire autrement car, comment pourraient-ils faire parler une morte?

Crédits:
Personnages appartenant à Masashi Kishimoto
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«Parce qu'elle morte.»

[4444 mots]
Publié le: 2017-05-13Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)



CHAPITRE TREIZE

«PARCE QU'ELLE EST MORTE.»







Le 7 Septembre 2017


En cette fin de matinée, la ville avait revêtue son manteau gris. Gelée, elle se protégeait sûrement, de par la brume, de la pluie qui tombait goutte à goutte. Ce n'était pas une averse brutale et cassante, mais plutôt des larmes qui chutaient tout doucement. Ainsi se créait une mélodie contre le bitume, une légère sonate mélancolique, peut-être était-elle même un petit peu pathétique. Elle n'était pas violente, cette pluie, mais assez présente pour qu'on sorte les parapluies.

Était-ce parce que ce jour avait quelque chose de triste qu'on prêtait enfin attention aux fumées crachées par les moteurs des véhicules, à la pollution qui griffonnait les murs en briques des bâtiments et aux tags qui détruisaient les architectures ? Était-ce parce qu'on venait d'éclater en sanglots qu'on remarquait à quel point les gens souriaient peu dans la rue, que les propriétaires de chiens ne ramassaient pas les déjections de leur animal ainsi que les déchets jetés juste à côté de la poubelle ?

Ils étaient cinq ce matin-là. Cinq dans le Nothing Hill. A presque midi, l'endroit accueillait ceux qui prenaient le petit-déjeuner tardivement, et ceux qui se pressaient d'acheter leur déjeuner. Et pourtant les bruits des pas trempés sur le parquet, des conversations privées dites tout haut et des froissement des parapluies qui se fermaient étaient sourds, lointains. Ils ne pouvaient atteindre la bulle de ces cinq personnes posées dans le fond du café.

Il y avait Temari, assise au centre du canapé. Une écharpe ocre baillait autour de son cou pour habiller sa tenue sombre, et des gouttes de pluie accrochées à ses cils perlaient sur ses joues à chaque battement de paupières. Elle buvait un thé. Comme d'habitude.

Sur ce canapé bordeaux, juste à côté d'elle, se tenait Sasuke. Sa cravate noire desserrée cessait de l'étrangler. Elle reposait sur sa chemise blanc cassé. Il n'avait pas bu une gorgée de son expresso serré, celui qu'il buvait normalement. Comme d'habitude.

Sur la chaise en bout de table, juste à la droite de l'Uchiwa, se mouchait Sakura sans s'arrêter. Dès qu'elle levait les yeux pour scruter le tintement de l'averse contre le carreau, ses pommettes s' humidifiaient de nouveau et elle devait ressortir un mouchoir. Les vapeurs de son Cappuccino ne suffisaient pas à sécher ses pleurs. Comme d'habitude.

C'était Suigetsu qui était assis sur le canapé face à Temari et Sasuke. Il tournait le dos à la salle. Son épais manteau était comme jeté sur le dossier du fauteuil et son pantalon remonté dévoilait ses chaussettes noires. Un cappuccino abusivement sucré réchauffait ses paumes de mains encore tremblantes, juste à côté d'un paquet de cigarettes. Comme d'habitude.

A ses côtés, Naruto. Ses cheveux ensoleillés s'étaient éteints malgré la teinte orange de son t-shirt qui essayait d'illuminer son visage. Un chocolat chaud supplément chantilly avait été entièrement bu, peut-être à la manière d'un shot de vodka. Comme d'habitude.

Et il y avait une dernière chaise, à l'autre bout de la table. Vide. Un chocolat chaud blanc surmonté de crème fouettée encore fumant était posé juste en face.

Puis, dans le brouhaha du monde qui n'arrêtait pas de tourner mais qui n'atteignait pas ce groupe, quelqu'un ouvrit sa voix.

Ça y est. C'est fini.

En fait, c'était Temari. Peut-être essayait-elle de faire la conversation pour remonter le moral à son royaume ? Son index tapotait nerveusement contre sa tasse, en contradiction avec son visage plutôt calme.

Suigetsu tira une cigarette du paquet, la coinça entre ses lèvres mais n'alla pas jusqu'au bout de son geste.

On devait arrêter de fumer quand déjà ? Rit-it jaune. Pour le Bac ?

C'est des conneries, marmonna Sasuke entre ses dents.

Non, c'est nous qui sommes cons.

Il y eu un silence de plombs, plombs qui s'engouffra dans leur poitrine, leur étranglant la respiration.

On en parle, des interrogatoires ? Relança Temari.

Ça me gonfle c'truc, cracha Suigetsu avant de se décider à allumer sa cigarette. Ça me tue. (il marqua une pause avant de ricaner) Bah, c'est pas une mauvaise chose, ça pourrait me permettre de revoir Hinata.

C'est sérieux, poursuivit Temari en ignorant royalement Suigetsu. L'un d'entre nous a tué notre meilleure amie. Je le crois.

Sakura dû sortir un nouveau mouchoir.

Arrête Temari, voulut la rectifier piteusement Naruto. On l'aimait tous Hina, personne ne l'aurait tué. Personne.

Naruto, lui répondit Sasuke sur un ton plaintif mais sérieux. Réfléchis un peu. Tu dormais juste à côté d'elle, tu es celui qui peut facilement se rendre à l'évidence. Tu l'as vu, non ? Tu as senti son pouls. Tu as vu ses lèvres bleues. Tu as entendu son souffle mort. Parce qu'elle est morte, Naruto.

Sasuke, tais-toi je t'en prie, le supplia Sakura d'une petite voix entre deux couinements.

Et vu le sang qui s'écoulait de sa cage thoracique, oui, elle a été assassinée. Et les flics, ils ont raison, c'était fermé à clef. C'est ton appart' Sakura. Un vieux truc d'étudiants sans sous au sixième étage sans ascenseur. Personne ne se serait aventuré là. C'est l'un de nous. C'est forcément l'un de nous.

Mais ferme ta gueule...

Toi, tais-toi Sakura. Essaies de réaliser un peu que t'es en train de prendre le café avec un assassin.

Naruto finit par s'enfoncer dans son fauteuil, se rendant à l'évidence. Oui, Hinata était morte, et oui, on l'avait tué. Oui, il était là, comme il l'avait toujours fait au lycée. A la seule différence que sur six personnes, l'une d'entre elle manquait à l'appel et une autre en était sûrement la cause.

Alors ? Qui c'est ? Demanda Temari.

Comme si la personne allait le dire, se moqua Suigetsu.

Je vous trouve drôlement calmes vu la situation, baragouina Naruto.

Puis, après un temps de réflexion.

Sauf toi Sakura, se corrigea le blondinet.

Va te faire foutre.

T'es pas très convaincante quand t'insultes …

Toi tu l'es, monsieur « tu vas mourir rapidement », le lyncha Temari.

Ne reviens pas là-dessus.

T'avais tort sur un point ; elle est célèbre, sa mort.

Temari, la rappela sèchement à l'ordre Sasuke.

Et la jeune femme se tut, réalisant qu'elle avait, en effet, franchi une limite. Elle s'excusa d'un regard et Naruto la pardonna d'un hochement de tête.

Finalement, tous burent leur boisson sans revenir sur le sujet. Le silence s'occupait de faire la conversation. Puis, Sakura qui n'avait pas quitté la fenêtre des yeux depuis un bon moment, commenta à haute voix pour elle-même :

Pourquoi il pleut toujours aux enterrements ?

Sasuke glissa sa main sur celle de son amie et entreprit de la caresser timidement. Puis, quand il se rendit compte que ce geste était stupide et maladroit, il se retira aussitôt. Sakura voulut le retenir d'un regard mais Sasuke fuyait ce dernier.

Hé, j'ai un truc à vous dire, brisa de nouveau le mutisme collectif Temari. Çà n'a rien à voir avec Hinata. Enfin si, un petit peu.

Ça tombe bien, soupira Sasuke. Moi aussi il y a un truc que je dois vous dire.

L'heure est donc aux confessions, je dois vous dire un truc moi aussi, répliqua l'interpellée.

Et finalement, les langues se délièrent.

Et les tasses fumantes ne l'étaient plus.

Seul un chocolat chaud ne se videra pas.




DOSSIER NUMERO 010124

Séance du 17/09/2017 08:02-08:44

Docteur Tsunade SENJU.

Remarque(s): Son état peut s'améliorer.


Retranscription de la quatrième séance bis.



Je ne vais pas vous le cacher, je suis étonnée par votre démarche. Vous êtes sûre d'avoir le droit de faire ça ?


[DOCTEUR SENJU : Je me bats dur comme fer contre mes deux collègues. Ils ont accepté que je passe cette demi-heure seule avec vous. Évidemment je leur ferais mon rapport.]


Je peux savoir pourquoi vous teniez tant que ça à me voir seule ? Ça n'a aucun sens, le but de tout cela est de débusquer un meurtrier. Vous n'êtes pas dans la police, alors je ne sais pas... Peut-être vous me suspectez, et tout ceci est une manigance pour me mettre en confiance et me faire avouer ? Mais je n'ai pas tué Hinata.


[DOCTEUR SENJU : Je vous crois Temari. Et cette réunion n'a rien à voir avec le meurtre d'Hinata. Du moins pas comme ça. Écoutez, vous avez perdu en moins de six mois votre petit frère et votre meilleure amie. Les pertes ont toutes deux été violentes et inattendues. Et vous n'exprimez jamais ce que vous ressentez. J'imagine à quel point vous devez souffrir et j'aimerais que vous fassiez de cette demi-heure, votre demi-heure.]



Comment vous savez que...

Ha, n'importe quoi. De toute façon j'ai autre chose à faire que de vous racontez mes petits déboires sentimentaux.


[DOCTEUR SENJU : Je ne suis pas vos amis, ou votre famille. On risque de ne plus se revoir et de s'oublier. Ne craignez pas de paraître faible. Cela restera entre nous. Et qui c'est, peut-être ressortiriez vous plus forte après avoir vidé votre sac?]

[Elle reste silencieuse.]


Je ne sais pas trop... Je n'ai pas l'habitude de me livrer. En général je dis petit bout par petit bout, ou si j'ai été mal à une période je n'en parle pas durant cette période, mais plutôt quand celle-ci est révolue. Je ne sais pas comment m'y prendre... J'apprécie votre démarche, mais je ne suis pas sûre de son efficacité.


[DOCTEUR SENJU : Voulez-vous que je vous guide ? Nous ne sommes pas obligées d'aborder le sujet de la mort de votre frère et de votre amie, nous pouvons démarrer avec quelque chose de plus léger. Je veux juste vous aider à vous libérer et avec un peu de chance, vous parlerez de la suite avec vos amis.]


C'est mignon comme attention, à vous entendre vous aller changer ma façon d'être. Mais je suis comme ça ; je suis pénible à toujours chercher à paraître forte. C'est mon instinct de grande sœur, ou je ne sais quoi.


[Nous pouvons remarquer que sa gestuelle trahit ses propos ; elle semble nerveuse, se triture les doigts, n'arrive pas à rester immobile, etc...]

[DOCTEUR SENJU : Et si nous parlions de Shikamaru Nara ? De ce que j'ai cru comprendre vous avez éprouvé, et peut-être est-ce encore le cas aujourd'hui, des sentiments pour lui. Les avez-vous affirmé ? Avez-vous prit ces sentiments pour une faiblesse à la suite ? Avez-vous évoqué ce sujet avec quelqu'un, comme vos amis ou votre mère ? Et ne cherchez pas à me mentir, un de vos amis nous a mis au courant ; il y a eu visiblement quelque chose entre vous. Vous n'êtes pas obligée de répondre à toutes les questions, elles sont juste là pour vous aiguiller. Je ne suis pas la méchante, Temari, je veux juste vous aider.]


C'est Naruto. C'est lui qui vous l'a dit, n'est-ce pas ? Il nous a surpris lorqu'on s'embrassait pour la première fois, Shikamaru et moi, et l'a tout de suite rapporté à tout le monde.

Je me souviens de ce jour-là. On se disputait lui et moi. Il m'avait regardé droit dans les yeux, ses tout petits yeux plissés et foncés, et avec assurance, m'avait déballé un sincère « Je t'aime ». Il n'avait pas cherché à me prendre la main, à m'embrasser, à se justifier. Il a assumé ses sentiments et a respecté mon besoin d'indépendance. Et puis je lui ai crié dessus, là par contre je ne sais plus pourquoi, je paniquais juste. Il a tenté de me calmer, de me raisonner, et puis... J'en sais franchement rien. Ils étaient tellement beaux ses yeux que, finalement, mon corps a agit pour moi.

Alors ça me fait chier de l'admettre mais oui, j'ai été amoureuse de lui, et je dois toujours l'être je suppose. Peut-être moins fort qu'avant, mais les sentiments sont toujours ancrés au fond de moi.


Naruto a, malheureusement, aperçu cette scène, et je l'ai su dès le lendemain.

Sakura et Suigetsu étaient mes binômes de chimie, mais cela faisait bien dix minutes que le professeur s'était absenté, nous laissant seul avec notre expérience. Suigetsu avait donc pris ses aises et s'était imposé entre Naruto et Hinata. Finalement il faisait des tresses à Hinata qui essayait tant bien que mal de finir son exercice.

Il ne restait que Sakura à notre table. Évidemment, moi je bossais mais elle, malgré toute sa bonne volonté, s'était laissé déconcentrée.

Tu comptes lui faire la gueule longtemps, à Hinata ?

Alors premièrement je ne lui fais pas la gueule, je ne suis plus une collégienne. Mais je lui en veux toujours, oui.

Tu ne m'as pas dit pourquoi tu la boudais.

Et toi ? C'est à cause de Sasuke ?

Sakura s'est pincée les lèvres.

N'importe quoi, a-t-elle maugrée sans grande conviction.

Sakura, ta vie tourne autour de Sasuke. Tes coup de blues et tes moments de bonheur sont toujours liés à lui.

Ce n'est pas parce que tu es mon amie que tu sais forcément tout de ma vie. Tu ne peux pas te permettre d'affirmer ça.

Je tiens à vous préciser que notre ton n'était pas celui de la confrontation. On était plutôt sur celui de la confidence. La confidence qu'on n'ose pas trop dire mais ma franchise et l'évidence de la situation pouvaient laisser croire qu'on se disputait elle et moi.

Tu es sortie avec Suigetsu à cause de Sasuke.

Arrête tes bêtises. Je suis moi, Sakura. Je ne suis pas définie par mes sentiments pour cet idiot.

Ce n'est pas ce que je dis. Mais il est a une place beaucoup trop importante dans ta vie.

Tes coups de cœur à toi en ont une trop petite. Il va se sentir à l'étroit ton futur mec.

Ça, par contre, ça m'avait irrité. Mais j'ai laissé rapidement tombé parce que … Oh merde, c'est ce que vous voulez que je vous dise alors oui, le baiser de la veille papillonnait encore sur mes lèvres. Et même si, juste après avoir eu cet échange avec Shikamaru je me suis enfuie comme une voleuse, et même si j'étais un peu remontée contre moi-même, et même si j'étais extrêmement perdue dans mon fouillis sentimental, je m'étais tout de même levé ce matin-là avec le sourire aux lèvres. Je vous l'avez dit ; rencontrer Shikamaru m'a sortie de l'ennui. Mais ça m'a aussi apporté beaucoup de soucis.

Enfin bref, revenons-en à Sakura. Je me suis penchée un petit peu plus vers elle, parce que je voulais vraiment que cette conversation reste secrète. J'ai hésité un instant, puis j'ai décidé à jouer franc-jeu.

Je vous ai vu, toi et Sasuke.

Elle a haussé les sourcils d'incompréhension. Mon visage était si proche du sien que j’apercevais les points noir sur son nez et aussi son fard à paupières épuisé par la journée.

Comment ça ? Au... Au Nouvel An ?

A la fête de Noël.

Elle a ouvert grand les yeux.

Tu... Tu as entendu ?

Non. Mais je vous ai vu. Lui, il t'as enlacé, mais tu n'as pas bougé. La Sakura que je connais aurait sauté sur l'occasion. D'accord, tu sortais avec Suigetsu, mais c'était la relation la plus nulle que je n'avais jamais connue. Et puis merde, Sasuke n'est pas type très démonstratif, même envers moi. Est-ce qu'il t'as dit … Qu'il t'aimait ? Est-ce que tu aimes vraiment Suigetsu ?

Et puis finalement, elle a pouffé. Son visage blême a reprit des couleurs.

Non, mais moi je lui ait dit que je l'aimais. Et à ce moment-là, à Noël, je lui ai demandé de faire comme si je n'avais rien dit.

C'est ridicule.

Je sais. C'est sûrement parce que je suis un peu ridicule comme fille. Mais j'ai décidé de m'accrocher, de devenir plus forte, et d'arrêter d'aduler Sasuke.

Je me disais bien que t'avais changé un petit peu.

Mais tu nous a espionné ?

Contre mon grès. Je vous voyais du toit.

Qu'est-ce que tu fout-

Elle n'a pas eu le temps de finir sa phrase que Naruto est arrivé, un sourire forcé sur les lèvres et un air coupable sur le visage.

Temari d'amour ? Et si on allait parler toi et moi ?

On est en plein cours, Naruto.

Le prof' est pas là de revenir.

Dire qu'il est pointilleux sur le programme. Je ne sais pas pourquoi le directeur a voulu le voir, mais il va s'énerver contre nous en revenant parce qu'on n'aura pas avancé, ricana Sakura. Bien fait, tu n'avais pas à me descendre au dernier D.S.

Finalement le professeur est revenu et c'est à la fin de ce bref cours non-instructif que Naruto me happa. J'eus à peine le temps de ranger mes affaires et d'enfiler mon manteau qu'il m'eut agrippée le bras avant de me traîner dans le couloir.

Doucement Naruto, Hinata va croire qu'on fait des trucs dans son dos !

Je me suis retenue de dire que ça n'aurait été que lui rendre monnaie de sa pièce.

Ce n'est pas elle qui nous fait des cachotteries, mais toi Temari Sabaku No.

J'ai haussé les sourcils, surprise.

On s'est arrêté devant les toilettes du troisième étage et j'ai nerveusement zieuté les alentours. Les couloirs étaient noirs de monde, difficile de repérer la silhouette maigrichonne et passe-partout de Shikamaru dans la marée humaine.

Écoute Temari, a débuté Naruto tout à fait sérieux. Chacun sa conception de l'amitié, d'accord, mais des fois j'ai vraiment l'impression que tu ne nous fais pas confiance. D'abord Suigetsu avec ma cousine, puis toi maintenant... J'sais pas, c'est important l'amour et tout ces trucs, c'est important de nous en parler.

De quoi tu parles ?

Je t'ai vu hier, avec le gars de la cantine. Le gars de la cantinePff, je ne sais même pas son nom... Tu vois Temari, les amis c'est censés savoir ce genre de chose. Pas tout par cœur, mais tout de même un minimum et …

Je vous avoue que je n'ai pas entendu la suite de son discours car il venait de rendre tout cela réel. Je me suis soudainement sentie étreinte par quelque chose de lourd, de sombre, mais également d'immatériel. J'avais la poitrine compressée, comme vidée d'air, et mon cœur qui battait à tout rompre dans ma cage thoracique. J'avais l'impression que mon diaphragme allait exploser, que j'allais mourir sur le champ ou pire, fondre en larmes. Naruto m'avait vu. Parce que c'était vrai. Je devais arrêter de le niais. Naruto n'avait pas juste vu le baiser, il avait aperçu mes sentiments.

J'étais amoureuse.

Hé, Tem', ça va ? T'es pâle d'un coup. Tu sais je ne dis pas ça pour te faire du mal, au contraire. Laisse-nous t'aider Temari. Fais-nous confiance, ça nous ferait plaisir.

Le couloir s'était plus ou moins vidé, et c'est pour cela qu'on entendit parfaitement Sakura nous couper la parole :

Je ne veux pas t'entendre, tu n'es qu'un pauvre con !

Elle est passée devant nous comme une furie et m'a agrippée le bras – décidément.

Viens, Temari, on se casse.

Bien ancrée au sol, je n'ai pas décollé. J'ai posé ma main sur la sienne afin de la retenir. Encore déboussolée, j'ai essayé de me raccrocher à la situation.

Attends Sakura, qu'est-ce qui se passe ?

Le reste de la bande est arrivé à ce moment-là. J'ai eu une petite pensée pour le peu de lycéens qui squattait l'intérieur afin d'éviter le froid mordant de l'hiver mais qui, en compensation, devait assister à notre petit drame.

Ne l'écoute pas Temari, a répondu Sasuke sur un ton qui se voulait détaché, elle en fait des caisses, comme d'habitude.

Sakura, a reprit Suigetsu, tu ne peux pas me blâmer. Tu es celle qui a commencé, je n'ai jamais eu mon mot à dire.

Tu me fais passer pour la pire des salopes !

T'es peut-être la pire des salopes, a lancé durement Sasuke.

Aujourd'hui encore j'ignore ce qui a été le plus violent ; les mots de Sasuke ou la claque de Sakura. Je pense que Sasuke doit avoir encore la marque sur sa joue droite.

Va te faire foutre, a-t-elle vociféré, les yeux pleins de larmes.

Tu es celle qui a embrassé Suigetsu, tu as décrété que vous sortiriez ensemble et tout ça pour quoi ? Parce que tu n'es qu'une gamine capricieuse et égoïste qui n'arrive pas à faire un trait sur moi.

On fait la paire alors, parce qu'à ce que je saches tu n'es qu'un gamin capricieux et égoïste qui n'arrive pas à faire un trait sur Ino.

Je ne sais pas comment avait débuté la dispute, mais pour en arriver sur le sujet tabou d'Ino, il fallait vraiment mettre Sakura en rogne. Même si elle était encore amoureuse de Sasuke à ce moment-là, elle n'aurait jamais été aussi loin. Je ne vous dit pas comment elle s'en est voulu quand on a appris la suite pour Ino. C'est pour ça qu'on s'est réuni pour la dernière fois quelques semaines après la petite dispute que je vous raconte, mettant de côté notre rancœur. C'était assez violent, mais on vous racontera ça plus tard.

Tout le long de la dispute, je ne quittais pas Hinata du regard. Je voulais la pardonner, vraiment, mais je n'arrivais à retirer cette putain d'image de ma tête, l'image d'elle près de mon frère. J'avais la sensation étrange qu'elle avait quelque chose à voir avec sa mise à l'hôpital et je lui en voulais, je lui en voulais tellement. J'ai dit « mise à l'hôpital », mais vous savez la vérité visiblement... Vous voyez de quoi je parles.

Revenons à nos moutons.

Finalement, une veine furieuse a gonflé sur le front de Sasuke et, hors de lui, il a giflé Sakura. On n'a rien vu venir. Subitement, Sakura a griffé Sasuke, et il lui arraché les cheveux. Il a écarquillé les yeux de surprise. Jusqu'ici chacun de leur coup ressemblait à une partie de ping-pong. D'abord l'un, puis l'autre. La dernière intervention de Sakura bouscula la partie. Ils s'étaient jetés férocement sur l'autre, la colère déformant leurs traits.

On est tous intervenus à ce moment-là. Je me suis pris des coups dans la bataille, mais je ne sais pas de qui. Suigetsu a cherché à maintenir Sasuke qui était intenable. Et Naruto a tenté de calmer Sakura. Et puis finalement, quand plus personne ne pouvait bouger, les mots nous ont achevé. Les insultes fusaient, ce qu'on demandait de garder secret revenait à la surface. Sasuke ne cessait de s'acharner à répéter que Sakura n'était qu'une sale garce, qu'elle n'avait pas le droit de dire ça, qu'elle lui mentait. J'ai plaqué ma main sur sa bouche juste à temps pour ne pas l'entendre dire qu'avec son grand front et son caractère de pleurnicharde, elle était aussi hideuse à l'intérieur qu'à l'extérieur. Enfin si, il l'a dit, mais difficilement. Il m'a mordu la main. Suigetsu gueulait que c'était de sa faute, qu'il s'en voulait et quelqu'un lui a prié de fermer sa gueule. La confiance se brisait et je crois que j'ai même traité Hinata de tout ce qui ne lui correspond pas.

Vous m'avez demandé de parler de moi, madame, et c'est pour ça que vous décrire cette journée me semble idéal. Vous avez le parfait mélange de mes sentiments amoureux confus et le déchirement du groupe qui m'a grandement affecté. Vraiment. Il nous a fallu attendre le mois de Juin pour vraiment se rabibocher, il a fallu qu'on se rende compte qu'on ne se verrait peut-être plus autant qu'avant pour qu'on réalise qu'on n'avait pas une minute à perdre. Et c'était quand tout allait bien, quand on était enfin réuni et qu'on était parti pour se construire un avenir radieux que tout a été détruit, une nouvelle fois.


[DOCTEUR SENJU : Merci pour avoir partagé cela, Temari.]



***


Cette fois je le sais ; si tout se passe bien, cette fiction comportera vingt chapitres, épilogue compris. Pffiou, ça me rend un peu triste de savoir qu'on a fait plus de la moitié... Ce chapitre aussi m'a rendu triste. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en écrivant le début, et la fin, j'avais un petit pincement au cœur.

Sinon tout va bien du côté de chez vous ? La forme ? Youpi tralala ? Y'en a qui s'intéresse au RP ? (c'est une vraie question haha)

Laissez un commentaire avant de partir ;)

Bisouilles ♥

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