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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 815 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Six Teens
[Histoire Terminée]
Auteur: Lorely Vue: 10706
[Publiée le: 2016-12-31]    [Mise à Jour: 2017-06-25]
13+  Signaler Romance/Amitié/Tranche de vie/Univers alternatif/Psychologique Commentaires : 78
Description:
Hinata Hyûga est morte alors qu'elle n'avait que vingt ans. On l'a assassiné, c'est certain mais la police manque de preuves. Pour cela elle interroge les suspects; les meilleurs amis d'Hinata.
Pour comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là, ils retracent leur histoire à travers leurs témoignages. Seulement les versions divergent, parfois sur seulement un détail, et l'enquête n'avance pas aussi vite que prévu.

Six Teens c'est l'entremêlement de six histoires racontées à cinq voix. Impossible de faire autrement car, comment pourraient-ils faire parler une morte?

Crédits:
Personnages appartenant à Masashi Kishimoto
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« J'ai grandi. »

[3895 mots]
Publié le: 2017-04-23Format imprimable  
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CHAPITRE DIX

« J'AI GRANDI. »




DOSSIER NUMERO 010124

Séance du 15/09/2017 08:012-09:22

Capitaine Orochimaru YAMAGUCHI, Lieutenant Jiraya GAMMA, de la brigade du Commissaire Hiruzen SARUTOBI.

Docteur Tsunade SENJU.

Remarque(s):État psychologique qui se dégrade.


Retranscription de la quatrième séance.



Hinata était un ange, je tiens à le rappeler. On lui aurait donné le bon Dieu sans confession. Adorable, attentionnée, un peu trop parfaite même, si vous voyez ce que je veux dire. Les filles de la classe adoraient la détester. Elle était du genre un peu bobo, végétarienne parce que manger des pauvres bêtes ça ne se fait pas et se soignant seulement par homéopathie. Elle avait des plantes dans sa chambre aussi, parce qu'elle trouvait que ça illuminait la pièce, que ça la rafraîchissait. Oui, quand tous les adolescents étaient dans leur période posters d'hardrock en trop sur les murs, Hinata, elle, nourrissait sa déco de fleurs.

Jamais, mais au grand jamais, je n'aurais cru pouvoir trouver un défaut à cette fille parce que même sa timidité, sa maladresse ou ses drôles d'habitudes vestimentaires lui seyaient bien.

Pourtant, lorsque j'ai vu dans la chambre d'hôpital de mon petit frère sa main pâle glissée dans la sienne et la terreur dans son regard, j'ai, pour la première fois, ressentis quelque chose comme de la haine envers elle.

Et ce fut le cas d'ailleurs ; les jours qui suivirent ne firent qu'accroître le mépris et l'amertume que j’éprouvais à son égard. Je lui ai pardonné, évidemment. Tout comme Sasuke a fini par lui pardonner, et tout comme Sakura a également cessé de mal se comporter envers elle. Mais ça, ce sont leurs affaires, c'est à eux de vous le raconter.

Donc voilà, on était dans la chambre d'hôpital. Il faisait vraiment froid. Le bout de mes doigts était rougi, congelé, de véritables glaçons à tremper dans un whisky un jour de canicule. Je sentais les prémices d'une émotion bouillante dans le fond de ma cage thoracique, mais je ne voulais pas m'énerver de suite. C'était Hinata, elle avait sûrement une explication.

Salut , ais-je articulé lentement, détachant les deux pauvres syllabes qui constituaient ce mot d'entrée.

Temari... Je...

J'ai été voir ton cousin hier. Merci encore pour m'avoir indiqué où il travaillait.

On s'est regardé longuement. On entendait la course longue des aiguilles à travers le cadran de l'horloge. Chaque tic, chaque tac, étaient amplifiés. Les pas des infirmières dans le couloir étaient aussi assourdissants qu'un concert de djembés, les conversations sourdes des chambres voisines résonnaient en écho contre les parois de mon thorax, et ces fichus tic, et tac, et tic, et tac... ! Comme pour nous presser d'arranger la situation avant qu'il ne soit trop tard.

Tu ne m'avais pas dit que tu étais amie avec mon frère.

Ha, oui... Tu ne nous avais pas dit qu'il était à l'hôpital...

Tu ne m'avais pas dit que tu étais au courant.

Est-ce qu'on va encore jouer à tout ce que l'on ne s'est pas dit... ?

Ça dépend, tu as encore d'autres secrets ?

Et toi ?

Sa répartie me désarçonna un instant et je me pinçais les lèvres. D'accord, je lui avais caché pas mal de choses à Hinata, mais c'est dans ma nature d'être secrète. Je n'ai jamais voulu embêter les autres avec mes problèmes. Parce que montrer aux autres qu'on a des soucis, c'est mettre à nu une faiblesse. C'est pour ça que je n'ai rien dit pour Gaara, que je n'ai pas expliqué à quel point j'étais dévastée quand je le voyais entre les draps blancs, et comment j'étais furieuse lorsque j'ai su qu'il s'était fait harcelé. Savoir que quelqu'un avait pu lui faire du mal... J'avais besoin de régler ça, et j'avais besoin de le faire seule.

Et parce que les sentiments sont une forme de faiblesse, selon moi, je ne leur ai jamais parlé de Shikamaru qui me retournait la tête, le cœur, et les pensées.

Est-ce que tu peux lui lâcher la main ?

Je l'ai prononcé sous la forme d'une question, mais mon ton était détaché et sec. On aurait dit un ordre.

Hinata a jeté un regard apeuré, avec les sourcils en virgule horizontale sur son front, dégageant une expression pathétique. Je l'aurais presque prise en pitié si, sur le seuil, les bras croisés, je n'attendais pas impatiemment la réponse à mes questions.

Lâche-lui la main.

Temari...

Est-ce que tu sais quelque chose ? C'est pour ça que tu es là ? Tu sais qui a fait ça ?

Elle a baissé la tête avant de la secouer. Ses cheveux sont tombés tels une cascade, dissimulant son visage.

Est-ce que tu sais qui lui a fait ça ? Est-ce que tu sais quelque chose Hinata ?

Parce que j'ai perçu la pointe d'un sanglot, et parce que le sentiment brûlant de tout à l'heure m'irradiait au fur et à mesure que ces putains de tics et de tacs filaient, j'ai brûlé la distance qui nous séparait et ait saisi Hinata par les épaules, en espérant la faire réagir.

Parles-moi Hinata ! Qu'est-ce que tu fous là ?! Pourquoi tu connais aussi bien mon frère ?!

J'ai hurlé. De plus en plus fort.

Et Hinata pleurait. De plus en plus fort.

Pardonne-moi, gémissait-elle.

Je ne peux pas te pardonner si je ne sais pas ce que tu as fait.

Juste, pardonne-moi... J'aurais vraiment voulu être cette personne que vous espériez que je sois. Et je sais que tu me comprends quand je te dis ça.

J'ai relâché la pression sur ses épaules crispées. Je l'ai dévisagé en tentant de saisir la situation qui m'échappait totalement.

On te dit forte. On espère de toi que tu sois forte, poursuivait-elle de sa voix aiguë et chevrotante. On te dit que tu es notre Reine, et alors c'est l'image que tu renvoies. Je suis pareille, et c'est pour ça qu'on s'entend aussi bien finalement, toi et moi.

Hinata, pour la dernière fois ; sois claire.

Pardon, reprit-elle avec un sanglot plus bruyant, sa bouche qui se tordait et ses yeux boursouflés. Pardon, j'aurais vraiment voulu être l'amie parfaite que vous espériez que je sois mais c'est faux. C'est tellement faux...

Furieuse, avec un ras-le-bol de cette situation, je suis partie en claquant la porte. Comme une fusée. Pffiouu.

Hinata délirait, j'attendrais qu'elle reprenne ses esprits pour avoir une discussion normale avec elle. En attendant j'avais un gros point à éclaircir : quel était le lien entre Hinata et mon frère ? Entre Neji Hyûga et mon frère ?

Vu l'heure, vous aurez la réponse à la première question avant la fin de la séance. Pour la deuxième, il va falloir creuser plus longtemps.


Naruto a manqué de s'étrangler avec son donut en apprenant la grande nouvelle. Suigetsu et Karin sortaient ensemble depuis un petit moment déjà.

On s'était posé au Nothing Hill, et on buvait nos boissons dans la bonne humeur en s'échangeant nos notes pour le prochain contrôle. Naruto et Hinata se lâchaient des surnoms mielleux de temps à autre, Suigetsu les vannait plutôt grossièrement, Sasuke et Sakura se tenaient à distance l'un de l'autre mais ne pouvait s'empêcher de se jeter un regard. C'était plutôt sympathique comme ambiance. L'incident d'Hinata s'était passé la veille, et j'avais besoin de parler avec elle. Je devais éclaircir la situation et son fouillis de propos. Ça devait être un sacré capharnaüm dans sa tête et je n'avais pas envie qu'elle se torture plus longtemps. Je m'étais calmée, évidemment, et raisonnable, je me m'étais souvenue que, quoi qu'elle fasse, Hinata n’entreprenait jamais rien avec de mauvaises intentions. Alors je devais l'écouter. Paisiblement. Sans l'interrompre. Et après je déciderais de péter un câble ou non.

En soit, si cette histoire se résolvait rapidement, je n'aurais plus qu'un seul problème à résoudre ; trouver qui était le bâtard ayant blessé mon petit frère, et potentiellement lui faire payer.

Enfin bref, je léchais la crème fouettée restée sur ma cuillère en toisant Hinata quand Suigetsu a dit, sans phrase d'introduction ;

Je sors avec Karin.

C'est là que Naruto a craché de l'air, ses poumons et certainement un bout d'estomac. Il s'est empourpré à force de tousser et Hinata tapotait son dos, inquiète.

Whoa, c'est un peu exagéré comme réaction, commenta Suigetsu, cynique.

Mais tu dis ça, comme ça, sur un ton normal, s'est défendu Naruto après avoir retrouvé sa teinte de base.

C'est normal de sortir avec quelqu'un.

D'un côté, je partagerais le point de Suigetsu, et je n'étais pas plus étonnée que ça. D'ailleurs, personne ne l'était et j'en soupçonnais quelques-un d'être au courant. Mais on avait l'impression d'assister à un sketch, alors personne n'a pris le parti d'un autre.

Mais... Mais... Ça fait combien de temps ?!

Depuis deux semaines.

Mais... Tu l'aimes ?

J'sais pas. T'aimes Hinata toi ?

Évidemment, et pas qu'un peu !

Sakura a tenté de dissimuler un sourire mièvre tandis qu'Hinata gigota sur place. Dire que Naruto lui avait crié dessus peu de temps auparavant, et là, c'était comme si rien ne s'était passé. Naruto avait un sacré pouvoir pour puisse le pardonner aussi rapidement.

Bon, alors je l'aime un petit peu, répliqua Suigetsu, gêné, zieutant les alentours comme pour fuir la conversation. Pas trop parce que des fois elle sent un peu des pieds.

Mais tu lui reparles depuis longtemps ?!

On a jamais vraiment coupé les ponts.

Je croyais que c'était le cas !

Je n'ai jamais dit qu'on avait cessé de parler.

Tu la détestais au collège !

J'ai grandi. Sérieusement Naruto, si t'acceptes pas que je sortes avec elle, exprime-le clairement parce que j'ai l'impression que ça te fais chier.

Naruto prit une bruyante gorgée de sa boisson chaude. On entendait le chocolat brûlant dégouliner dans sa trachée.

Je ne suis pas contre, je suis très heureux pour vous. C'est juste que ça me fait bizarre. T'aurais dû nous en parler avant, ou j'sais pas.

Tu ne nous a jamais dit qu'Hinata te plaisait.

Pitié, vous l'aviez tous deviné.

On s'est échangé une mimique complice, repensant à toutes ces fois qu'on avait organisé pour laisser nos tourtereaux seuls. Évidemment qu'on l'avait deviné, c'était presque écrit sur leur front. Maintenant nous étions au beau milieu du mois de janvier, ils étaient ensemble depuis un petit mois, Hinata portait l'écharpe de Naruto et lui s'en allait dormir chez elle le week-end. Ils étaient déjà dépendants et addicts à l'autre, complètement accro à la routine de concubinage qu'ils installaient.

Bizarrement, je me suis mise à m'imaginer avec l'écharpe famélique de Shikamaru autour de mon cou à la place de mon épais foulard ocre, et j'ai réprimé un frisson. Ce n'était vraiment pas mon genre d'agir ainsi.

Naruto bougonna encore un petit moment mais il fut vite noyé par les questions qu'on posait à Suigetsu. Qui s'est déclaré en premier ? Ça se passe bien ? Qu'est-ce qui te plaît chez elle ? Vous avez déjà eu un premier rencard ? Sakura était étonnement la plus enjouée à ce sujet. Elle était sûrement rassurée que Suigetsu ait retrouvé quelqu'un. Ça devait la déculpabiliser un peu.

Et toi Temari ?

La question s'était perdue parmi toutes les autres, alors je n'avais pas compris qu'on s'adressait à moi. C'était Sakura mon interlocutrice, à l'autre bout de la table. Je pouvais à peine entendre sa voix dans le café bondé alors que le coude de Sasuke effleurait le mien depuis que nous nous étions assis ici.

Comment ça « Et toi Temari » ?

On le rencontre quand ton Prince Charmant ?

Je n'ai pas répliqué que l'idée du Prince Charmant était démodée et qu'elle me déplaisait. Pourquoi on n'inverserait pas les rôles pour une fois ? Pourquoi le prince ne serait-il pas une véritable lavette, prisonnier d'une dragonne affamée, attendant que sa princesse coiffée d'une queue-de-cheval pour ne pas avoir ses cheveux soyeux dans les yeux, vienne le délivrer ? Et pourquoi cette princesse ne débarquerait-elle pas en Ferrari parce que c'est elle qui ramène l'argent à la maison et qui gère les finances, et qu'elle peut donc s'autoriser ce genre de folie ?

Je divague, excusez-moi mais c'est un sujet qui à tendance à me délier la langue.

J'en étais donc à piquer un fard suite à la remarque de Sakura.

Je n'ai pas de Prince Charmant, ais-je rétorqué, peut-être un peu trop sèchement.

Pitié, tu ne quittes plus ton portable depuis un moment. Tu as forcément quelqu'un.

Ce n'est pas le cas, et même si ça l'était, je ne te dirais rien.

Ne te renfermes pas, tu as le droit d'être amoureuse.

Je ne suis pas amoureuse.

Ce n'est pas un mal tu sais, il faut que tu arrêtes de croire que tomber amoureux c'est juste être une tapette niaise, me fit à son tour la morale Naruto.

J'allais claquer mes mains sur la table et m'en aller parce que mes mots dépasseraient ma pensée mais, à ma grande surprise, Suigetsu prit posément ma défense.

Elle ne discute pas avec un Prince Charmant.

Puis il a tourné lentement son regard vers moi, l'ancrant au fond de mes prunelles pour que je capte le hochement discret de tête qu'il m'adressait.

Et si elle nous cache quelque chose alors elle nous le dira en temps voulu. Faisons-lui confiance.

Ça ne s'est pas vu, mais au plus profond de mon moi, je l'ai remercié de tout mon cœur. Non seulement il m'avait sauvé d'un malaise, mais il avait lancé un nouveau sujet de conversation pour que plus personne ne pense ni à moi, ni à l'ambiance froide instaurée.

Alors quand ils sont tous partis, et qu'il ne restait que moi et lui, rangeant nos affaires, je ressentais le besoin de dire quelque chose. J'ai ouvert la bouche mais Suigetsu, dont je n'étais pas même dans le champ de vision, anticipa mes propos ;

Je ne sais pas ce qui se passe Temari, mais tu dois arrêter de nous négliger. Tu dois arrêter de vouloir nous protéger. Et tu dois arrêter de croire que tu peux tout gérer toute seule.

J'ai cligné plusieurs fois des paupières sans savoir quoi dire. Le café était vide désormais et on n'entendait que le froissement des feuilles rangées dans un trieur.

Je peux régler ça toute seule. Je peux vous protéger.

Mais si tu nous ne laisses pas t'atteindre, qui te protégeras toi ?

Touchée par ses mots, je n'ai su que secouer la tête délicatement et fixer le sol. Suigetsu a enfoui sa main dans mes cheveux, son pouce caressant ma joue avant de s'en aller. Il pouvait vraiment se montrer surprenant.

C'est une fois dehors, avec la nuit qui tombait de plus en plus tôt ces derniers temps, et la pluie qui tambourinait contre mon visage fatigué que je me suis sentie vulnérable. Seule, je n'arriverais jamais à venger Gaara, ou même à comprendre ce qui s'est passé. Je n'étais qu'une adolescente, même pas majeure. J'avais besoin des autres dans cette dure épreuve et tout ce que je savais faire c'était m'embrouiller avec une de mes meilleures amies.

J'ai levé les yeux vers le ciel noir. Mon débardeur collait à ma peau et la pluie s’égrainait sans s'arrêter. Mon manteau ouvert me paraissait lourd et mes mèches blondes filasses. Ma vision brouillée ne s'améliorait pas, malgré mes battements de cils pour chasser la pluie. J'avais soudainement envie de m'écraser au seul et de fondre en larmes. Je n'avais aucune idée de comment faire pour aller mieux. Je n'avais pas de capuche, ni de parapluie. Suigetsu avait raison ; je ne laissais personne me protéger.

J'en étais à grelotter de froid mais aussi de peur en réalisant à quel point j'avais tout fait pour être seule quand, soudainement, la pluie cessa de se heurter. J'étais au sec.

Shikamaru venait d'apparaître derrière moi avec un parapluie. Et en me retournant lentement vers lui, je découvris que ce parapluie était trop petit pour deux personnes.



Tu sais Hinata, il va falloir qu'on discute toi et moi.

Je l'avais attendue à la sortie des cours. J'avais prévenu les autres que je voulais me retrouver seule avec elle, alors ils étaient loin devant.

Hinata a remis la bretelle de son sac à dos et a acquiescé du menton avant de me suivre. On marchait côte à côte en silence, avec le seul bruit de nos pas contre le bitume pour nous accompagner. Le vent crissait dans nos cheveux secs et le froid mordait les parties de notre peau découvertes.

Temari, a finalement dit Hinata tandis que je cherchais mes mots depuis tout ce temps. Je suis vraiment désolée de te l'avoir caché mais j'aimerais t'expliquer tout cela avant que tu ne te mettes à croire quoi que ce soit.

Parce que je crois quoi, à ton avis ?

Mine de rien, la température extérieure et la sécheresse de l'air correspondaient à l'ambiance de notre conversation.

Les yeux d'Hinata se perdaient dans les alentours ; elle n'osait pas les lever vers moi. Elle n'osait pas m'affronter.

Je n'en sais rien, a-t-elle répliqué d'une petite voix qui m'agaça. Qu'est-ce que tu crois ?

J'ai levé les bras avant de les laisser claquer contre mes flancs, exaspérée. Je me suis arrêtée de marcher pour me planter face à elle.

Mais sérieusement Hinata, tu n'avais rien à faire à cet endroit ! Personne n'est au courant pour mon frère, personne. Et voilà que je te trouves comme une fleur face à mon secret, l'air de rien, comme si c'était ta place. Qu'est-ce que tu veux que je mettes à croire ? Je crois à tout... Je crois à quelque chose d'intime comme le fait que tu ais tissé des liens d'amitié avec lui et que ton cousin t'ais mis au courant de cette histoire tout comme je crois à quelque chose de monstrueux et d'improbable... Comme tu fais partie de ces gens qui lui faisaient du mal, et tu voulais l'achever, profitant de son sommeil.

Elle a porté ses mains pâles contre sa bouche, effrayée par mes propos. Elle était peut-être choquée, mais au moins cela l'avait réveillé car elle reprit du poil de la bête ;

Je n'aurais jamais fait une chose pareille à Gaara ! Saches que moi aussi je suis révoltée, et même triste, et je-

Alors quoi putain ? Pour la dernière fois Hinata arrête de tourner autour du port, de perdurer ce faux suspens à la con et sois sincère ! Est-ce tu sais quelque chose sur son agression ?!

Elle a secoué négativement la tête.

Est-ce que tu entretiens une relation avec lui ?!

Entretenais.

Ma colère est aussitôt retombée pour laisser place à la consternation. Un flot de questions me remua l'esprit, comme c'était le cas depuis plusieurs jours.

Hinata et Gaara ? Je l'aurais vu venir tout de même ; mon petit frère et ma meilleure amie. Vraiment, je l'aurais su. C'est être une piètre reine que de ne pas avoir compris une relation entre ses sujets.

Depuis combien de temps ? L'ais-je questionné d'une voix cassée et basse.

Un bout de temps...

Est-ce que tu continuais de le fréquenter quand toi et Naruto avaient commencé à sortir ensemble ?

Elle a déglutit.

Vous connaissez certainement la réponse. Et vous savez quoi...


[Elle semble tourmentée. Ses yeux sont humides.]


Je ne peux pas supporter de repenser à ça. Je ne peux pas continuer de vous vendre cette image d'Hinata. Et surtout, je ne lui ai jamais pardonné. J'aurais vraiment aimé...


[Elle se tait.]

[DOCTEUR SENJU : Et si nous parlions d'autre chose?]

[Elle hoche la tête.]

[LIEUTENANT OROCHIMARU : Si nous vous avons fait venir ici c'est pour parler de votre frère justement. Et nous sommes en plein dans le sujet ; votre frère, qui est la raison de cette séance improvisée et Hinata Hyûga, pour qui vous êtes suspectée de meurtre. Nous avons lu attentivement votre dossier et nous savons que vous nous avez menti au sujet de Gaara Sabaku No. Pourriez-vous s'il vous plaît, relatez à nouveau les faits de cette séance mais sans mentir cette fois?]


Je ne peux pas.

Je ne peux vraiment pas.

Excusez-moi.


[FIN DE LA SEANCE A 09:22 ]


- - - - -


ANNEXE DU DOSSIER DE TEMARI SABAKU NO.

RAPPORT DU 15/09/2017, par le LIEUTENANT OROCHIMARU YAMAGUCHI.


Cela s'est passé alors que nous avons croisé SASUKE UCHIWA, DOSSIER NUMERO 010127 dans le couloir du commissariat. Nous n'avons donc pas l'enregistrement précis de ses propos mais voici un résumé de notre conversation :


Sasuke Uchiwa a bel et bien confirmé que Gaara Sabaku No, frère de Temari Sabaku No, est décédé à quinze ans dans l'ambulance de ses blessures la nuit du 02/01/2017, Temari Sabaku No le lui avoué après le décès d'Hinata Hyûga.

Les faits relatés dans la séance du 15/09/2017 seraient les suivants ; Temari Sabaku No a bel et bien eu une conversation avec Hinata Hyûga seulement ce n'était pas à l'hôpital, dans la chambre du jeune Gaara Sabaku No, mais devant sa tombe.


***


Bonjour bonjour o

Bon, on s'en doutait un petit peu de tout cela, non ? Et puis au moins, on relie enfin cette histoire avec Gaara à l'axe principal, ouf !

Sinon, vous allez bien tout plein ? Ça vous a plu ?

J'avance dans l'écriture de cette histoire, et j'ai l'impression qu'elle sera la plus courte que j'ai écrite, mais bon... Je peux toujours me surprendre, on verra bien haha !

Bisouilles à vous, et merci de me lire !










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