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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 2213 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Six Teens
[Histoire Terminée]
Auteur: Lorely Vue: 11193
[Publiée le: 2016-12-31]    [Mise à Jour: 2017-06-25]
13+  Signaler Romance/Amitié/Tranche de vie/Univers alternatif/Psychologique Commentaires : 78
Description:
Hinata Hyûga est morte alors qu'elle n'avait que vingt ans. On l'a assassiné, c'est certain mais la police manque de preuves. Pour cela elle interroge les suspects; les meilleurs amis d'Hinata.
Pour comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là, ils retracent leur histoire à travers leurs témoignages. Seulement les versions divergent, parfois sur seulement un détail, et l'enquête n'avance pas aussi vite que prévu.

Six Teens c'est l'entremêlement de six histoires racontées à cinq voix. Impossible de faire autrement car, comment pourraient-ils faire parler une morte?

Crédits:
Personnages appartenant à Masashi Kishimoto
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« Maintenant j'ai de la terre plein la gorge et n'arrive plus à parler.»

[6334 mots]
Publié le: 2017-03-05Format imprimable  
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CHAPITRE CINQ

« MAINTENANT J'AI DE LA TERRE PLEIN LA GORGE ET JE N'ARRIVE PLUS A PARLER. »











DOSSIER NUMERO 010127

Séance du 07/09/2016 13:02-13:57

Capitaine Orochimaru YAMAGUCHI, Lieutenant Jiraya GAMMA, de la brigade du Commissaire Hiruzen SARUTOBI.

Docteur Tsunade SENJU.



Remarque(s) : Fragile émotionnellement. Suspect.





Retranscription de la première séance.





Est-ce que je suis mort ?

C'est une question que j'avais posé, cette nuit-là. Sur le moment, elle devait juste m'aider à gagner un jeu hyper con, mais maintenant, je me sens mal à l'aise. Suis je-mort ? Suis-je mort ? Suis-je mort ?

On m'avait répondu oui.

Et c'est le cas.

J'ai la sensation d'être mort avec Hina. Elle m'a emporté dans sa tombe. J'ai été enterré avec elle. Maintenant j'ai de la terre plein la gorge et je n'arrive plus à parler.

Hinata c'était comme ma petite sœur. J'ai tout de suite eu un coup de cœur pour elle. Rien à voir avec Temari. Oui, Tem quand je l'ai rencontré je suis tombé amoureux d'elle petit à petit mais je ne suis pas du genre : « plus tu me fuis plus je t'aime ». Au contraire, la distance qu'elle mettait entre nous et ses rejets éteignaient la chaleur de mes sentiments. Aujourd'hui c'est plus de la taquinerie qu'autre chose. Je la drague en souvenir du bon vieux temps, vous voyez le tableau ?

Sakura aussi c'est différent. J'ai vite compris que je lui plaisais, et comme au collège elle m'ennuyait plus qu'autre chose, j'avoue, je me suis servi d'elle. Elle m'écoutait, elle m'aidait, elle venait à mon secours avec naïveté, préférant ma vie à la sienne. Genre, si y'avait eu quelqu'un en face de moi, me menaçant avec un flingue, elle se serait interposée afin de se prendre la balle à ma place. En plein dans le thorax. Elle n'aurait même pas réfléchi avant de se jeter, l'idiote.

Avec le temps ça a changé, et ma vision d'elle aussi … Je vous le raconterais, de toute façon. Les autres m'ont rapidement raconté quel genre d'entretien c'était toute cette mascarade. J'ai pas encore croisé Sakura, mais bon, c'est une pipelette alors j'imagine qu'elle a bien parlé. Je paries même que vous savez plus de choses sur moi que sur elle.

[il rit]





Donc je vous récapitule ; d'un côté on a Temari qui incarne la force, et de l'autre, Sakura qui est son exact opposé. Et entre deux on avait Hinata. Au début je ne lui parlais pas beaucoup Hinata, parce que je croyais que c'était une chouineuse comme Sakura. Elle cachait toujours son regard derrière sa frange, comme si ses yeux avait des tas de choses à dire mais qu'elle refusait qu'on les écoute. Et puis elle n'était pas très attirante dans ses jupes longues comme des nappes et ses cols roulés à motifs.

Pourtant, un jour que je n'allais pas bien et que Sakura n'était pas disponible, elle s'est assise à côté de moi, et une brise a balayé sa frange, et j'ai fais face à la véracité de son regard. Elle a posé sa main sur la mienne, elle n'a pas dit grand chose, mais cela a suffit. Hinata elle était ni forte, ni faible, ni trop bavarde, ni muette, ni trop confiante, ni pas assez.

J'avais deux personnes essentielles à ma vie ; Hinata et Naruto. Et je dois vraiment vous expliquer pourquoi Naruto ? Non parce que je le connais depuis tellement longtemps, il est dans ma vie depuis vingt ans presque, et je n'ai jamais été aussi proche d'une personne comme ça. Ça vous sautera aux yeux de toute manière.

Alors vous imaginez un peu ma tête quand Naruto et Hinata se sont foutus ensemble ? Au départ j'étais le plus heureux des hommes mais les amis, quand ils se mettent en couple, ils ne sont plus les mêmes. A croire qu'être amoureux vous transforme la personnalité.

Bon, j'arrête de m'étendre, je suis sûr que vous voulez entendre autre chose. J'ai cru comprendre que les autres vous ont parlé de la période de Noël. Je ne suis pas sûr que tout a craqué ici, personnellement. J'ai déjà été en couple et ça ne nous a pas fissuré. La rupture m'a détruit, oui, mais cela ne concerne que moi.



[LIEUTENANT GAMMA: Pourtant nous aimerions que vous nous parliez un instant de cette période. Votre amie, Sakura, nous a précisé qu'Hinata avait une blessure au visage peu après Noël. Ses explications ne nous ont pas vraiment convaincus et nous aimerions que vous nous éclaircissiez cette partie-là.]

[Court silence]



Une blessure au visage ? Je ne vois pas de quoi vous parlez. Elle avait une blessure peut-être quand vous avez récupéré son corps ? Non. Elle n'a jamais été blessée. Je l'aurais su. Sakura a dû confondre, ou vouloir faire son intéressante.



J'ai bien envie de vous parler maintenant. Tenez, prenons la soirée du Nouvel An. C'est là que ça devient croustillant. J'espère que vous avez faim parce que j'ai de quoi vous péter le bide.

Naruto nous avait invité à fêter la nouvelle année chez lui.J'étais arrivé plus tôt pour l'aider à préparer et aussi parce que je voulais profiter de lui avant l'arrivée des autres. Je m'étais emmuré dans le silence durant tant de temps, et puis il y a eu les vacances avec untel qui devait fêter Noël à TrouduculLand voir les vieux grands-oncles qu'on ne connaît, et on a jamais eu l'occasion de se retrouver juste tous les six.

En débarquant j'ai frappé une première fois pour annoncer mon arrivée et je suis entré. La maison était vide, parce que les parents de Naruto la lui avait laissée et étaient partis fêter la nouvelle année ailleurs.

Lui, il était dans la cuisine, et il essayait de faire à manger. Son baggy tombait sur ses chevilles ; baggy recousu, je précise. Il y avait un carré de tissu orange derrière son genou, ce qui cassait pas mal avec son t-shirt trop long qui s'évaporait sous ses fesses. Sur le coup, il m'a fait penser à un danseur hip-hop de bas quartier. Peut-être que s'il n'y avait pas eu cette multitude de barrettes multicolores sur son crâne pour retenir les épis de ses cheveux, il aurait eu un peu plus de classe. Il lui manquait la casquette et la grosse chaîne en or, tiens !

– Salut Sasuke, t'es en avance !

Il a dit ça sans relever les yeux ; il savait que c'était moi. Qui d'autre ? La maison de Naruto c'est la mienne aussi. Enfin, c'est comme ça que je le considère, après tout j'ai passé tellement de temps ici. Et c'est la même chose pour Naruto et ma maison. Je vous le dit ; à force on n'est plus qu'une seule et même personne.

Le voyant galérer avec les doses pour le dessert, j'ai remonté les manches de ma chemise immaculée et, après un vif coup d’œil vers la recette, je l'ai poussé d'un coup de hanche du plan de travail pour m'en occuper.

– Merci, j'avais besoin d'un coup de main.

– Pourquoi tu t'es décidé à tout faire tout seul, aussi ?

Il n'a pas répondu. Il faut savoir un truc avec Naruto ; il répond toujours, même quand il n'a rien à dire. L'ambiance pesante quand je suis entré m'avait déjà intrigué. Pas de musique dans les enceintes pour exploser les murs, ou Naruto qui sifflote tout en s'activant à la tâche, ou qui s'exclame un peu trop bruyamment en me découvrant. Juste le tintement des ustensiles dans une pièce muette.

Quelque chose clochait.

– Naruto ? Je t'ai posé une question.

– Je n'ai pas envie de parler de ça, Sasuke. Je veux juste qu'on passe une bonne soirée, d'accord ?

C'est là que j'ai compris.

On pouvait lire dans Naruto comme dans un livre ouvert. Mais encore fallait-il l'ouvrir, le bouquin.

– Ça se passera bien. Temari ne pourra pas restée froide trop longtemps, ais-je tenté de le rassurer.

– Et toi ?

J'ai sorti le plus beau mensonge dont j'étais capable ;

– Ça fait un petit moment qu'ils sont ensemble, ça ne peux plus être une blague. J'ai beaucoup réfléchi pendant les vacances, et je suis vraiment content pour eux.

– T'es faux, Sasuke.

Je me suis retourné vers lui. Il me dévisageait de ses yeux acides. Je me suis consumé sur place parce que ce regard brûlant m'était douloureux. Je voyais rarement Naruto sans son étincelle, et maintenant qu'elle avait déserté son visage, j'avais un inconnu face à moi.

– C'est pour ça que...

Il s'est interrompu.

– Que ?

– Bref.

Il a fait volte-face pour accéder au frigo. Je lui ai saisi le poignet, et j'ai tiré un peu dessus pour le forcer à me faire face, mais je n’apercevais que sa nuque.

Je m'étais vraiment trop éloigné de Naruto ces derniers temps, ce n'était pas bon du tout.

– Naruto, t'as toujours dit ce que tu voulais dire, alors fais-le. Finis ta phrase.

Il poussa un long soupir et j'ai relâché la pression. Mais la tension était toujours palpable.

– Tu dis toujours ce que tu veux dire, mais tu devrais penser à dire ce dont tu ne veux pas parler. En général, ce sont ces choses-là qu'on ne devrait pas garder.

Et là, oui là, il a affronté mon regard. J'avais beaucoup lu Naruto quand il s'était ouvert, j'avais fini par apprendre à lire entre les lignes. Je connaissais tout de lui, ou du moins, de sa façon d'être. Alors j'ai poursuivi ;

– C'est pour ça que des fois tu parles autant, que t'es aussi bavard, et aussi bruyant. Parce qu'on dirait que tu veux marquer ta présence, que les autres se disent : « bah, il parle tellement qu'il ne doit avoir rien à cacher ». Mais, parfois, t'es derrière une porte. Et tu refuses de l'ouvrir.

Il a semblé reconsidérer mes propos. En ce moment-même, il était terré derrière sa porte, comme il l'était rarement. Et, en général, quand il refusait de l'ouvrir, ce n'était pas parce que ça le concernait lui, mais plutôt les autres. Naruto tenait trop à son entourage, il aimait trop la vie et les Hommes pour les blesser. Il s'était passé quelque chose, mais quoi ? A propos de qui ?

– Je ne vais pas ouvrir ma porte juste pour voir si il y a quelqu'un de l'autre côté.

– J'ai déjà frappé.

– Faut le faire plus fort, je suis un peu sourd.

J'ai roulé des yeux alors qu'il a refermé le réfrigérateur. Il a noué un tablier autour de son haut trop grand et flashy. Je n'ai pas bougé. Il faisait vraiment froid, et j'étais plutôt bien dans cette atmosphère glacée.

Mon cerveau tournait à plein régime. Naruto se taisait pour ne pas blesser les autres. Cela devait me concerner, ou peut-être quelqu'un de la bande. De plus, il s'activait tellement pour préparer cette soirée, il se donnait tellement de mal... Comme si il cherchait à rattraper quelque chose.

Alors j'ai fais un pas en avant, mais je n'ai pas plus avancé, parce que pour une fois Naruto ne m'autorisait pas à m'approcher.

– J'irais démonter ta porte, Naruto, quitte à ce que ce soit trop brutal.

Il a rit tout bas. Mais pas un éclat de rire sincère, plutôt ce genre de petit rire moqueur qu'on étouffe.

– Bonne chance Sasuke, parce que ma porte est faite de titane, avec en plus de cela caméra digitale, reconnaissance vocale et sas de questions secrètes pour pouvoir entrer.

– J'ai de bons outils.

– Mais tu n'as pas la patience.

Il a déclaré ensuite devoir aller acheter un ingrédient de dernière minute qu'il avait oublié et lorsque la porte claqua j'ai réalisé que oui ; je n'aurais jamais la patience. Et que je n'étais pas non plus bricoleur.

Je comprenais que Naruto ait décidé de tout organiser tout seul, qu'il ait eu ce besoin de vouloir tout perfectionner pour qu'on passe une bonne soirée ; parce qu'elle n'avait pas encore commencé qu'elle était déjà foutue.



On a débuté la soirée en s'offrant nos cadeaux de Noël. J'ai pioché le mien dans le gros sac. Rien qu'à l'emballage j'ai tout de suite su qui était mon Père Noël secret. C'était un papier brillant mais discret, qui recouvrait parfaitement son contenu, sans oublier, bien sûr, le ruban doré pour apporter la petite touche lumineuse finale. Délicat et raffiné, je savais déjà qu'Hinata était passée par là.

Je ne sais pas trop pourquoi mais j'ai levé les yeux vers Sakura qui s'intéressait à son cadeau. Un truc mal emballé et je voyais même la reliure du livre de ma place. Je sais pas trop pourquoi je l'ai maté remettre une mèche rose derrière son oreille, une de ses longues mèches. Parce que une chevelure, ça construit un visage, et celui de Sakura paraissait si féminin. Surtout avec ce chignon qu'elle avait construit au dessus de son crâne. Je ne sais pas pourquoi j'ai noté le genou de Suigetsu qui a frôlé le sien.

Et, en la voyant éclater de rire en découvrant son livre, en l’apercevant tourner un regard langoureux vers Suigetsu, et lui qui se penchait vers elle pour embrasser ses lèvres collantes de gloss, j'ai réalisé que leur proximité me rendait malade.

Heureusement qu'Hinata est venue s'asseoir à côté de moi, parce que je me serais levé sinon, et j'aurais pas super bien agi. Tout ça parce que j'étais un con possessif ne supportant pas de perdre son hystérique de fan.

– Tu es le dernier qui n'as pas encore déballé, m'a-t-elle fait remarquer de sa voix doucereuse.

Et, au lieu de découvrir mon présent, j'ai blotti mon nez tout contre ses cheveux d’ébène. J'avais besoin d'une présence. J'avais besoin de quelqu'un qui m'aimait sincèrement. Entre Naruto qui se taisait, stressé, Temari qui crachait à la moindre étreinte, et ces foutus tourtereaux, j'avais l'impression ce soir-là qu'Hinata était la seule touche de sincérité.

Elle a serré ses bras autour de ma taille, et je suis resté longtemps contre elle, murmurant à son oreille ;

– Merci.

– Mais tu ne sais même pas que c'est moi...

– Merci, du fond du cœur. Ne change jamais, je t'en supplie.

Ses doigts se sont resserrés sur ma chemise et elle a fini par se réfugier contre moi. Quelqu'un s'est raclé la gorge. Sûrement Naruto, ou Temari. Plutôt Temari puisque l'autre s'évertuait à ne pas m'ouvrir sa porte.

On s'est décollé l'un et l'autre, mais à peine ais-je redirigé ma vision droit devant, vers ce canapé face à moi où se trouvait notre super couple, rien n'avait changé. Suigetsu s'était penché à l'oreille dégagée de Sakura pour lui chuchoter quelque chose, et elle a rejeté la tête en arrière pour pouffer. On aurait dit une dinde en chaleur. Une groupie. Elle était pathétique.

J'ai senti la main d'Hinata se glisser dans la mienne et me la serrer, comme pour me retenir. Mais ça n'a pas suffi.

Je me suis levé, et comme un con, je me suis assis entre eux, m'interposant comme un épais mur. Hinata a fait les yeux ronds, Temari qui amenait les cocktails m'a longuement dévisagée, intriguée, alors que Naruto profita de mon changement de place pour se poser près d'Hinata.

Je n'ai laissé à personne le temps de protester que je donnais une claque amicale sur la cuisse de Suigetsu.

– Bah alors, Sui, comment ça va ? T'as passé un bon Noël ?! Me suis-je exclamé d'une voix puissante et faussement enjouée.

Puis je me suis tourné vers Sakura, ma main sur son genou. Elle s'est dégagée d'un petit mais brusque geste.

– Et toi Sakura ? On n's'est pas beaucoup parlé toi et moi depuis la fête de Noël. Laisse-moi deviner, je dois prétendre ne pas te connaître maintenant ?

Elle n'a pas soupiré de lassitude, elle n'a pas rougi, elle ne s'est pas énervée. Elle s'est contentée de se rapprocher de Temari et de la décharger de son plateau avant de saisir un verre d'alcool et de sucre. Elle l'a brandi, comme prête à clamer un toast. Avec les lumières du sapin dans son dos, on aurait dit qu'une drôle d'aura l'enveloppait. Elle avait soudain plus d'assurance. Elle était moins vide. Mais beaucoup plus chiante.

Pourtant, même si elle avait cette posture, avec son torse bombé dans son petit chemisier pastel, et cette élégance, elle n'a pas su sortir un mot. C'est même la voix de Suigetsu qui a ronronné juste à mes côtés ;

– Tu nous fais la statue de la Liberté ?

Et Sakura n'était plus pétrifiée. Son dos s'est cassé vers l'avant, et elle a mis sa main devant sa bouche pour couiner d'hilarité. Elle était naturelle, elle n'avait plus peur de gesticuler bizarrement, ou de s'habiller comme elle l'entendait. Ça me rendait malade.

Et puis on a mis de la musique. On a poussé les canapés, dégageant le salon qui nous faisait une overdose de décorations de Noël, et on s'est mis à danser. Nos pieds tapaient le sol, ancrant notre présence. On gueulait le refrain en chœur, parce que c'était une chanson qu'on adorait. J'ai pris Temari par la main et je l'ai faite tournoyer. Sa chevelure blé suivait le mouvement de son visage avec un battement de retard. Et puis elle a atterri dans mes bras. Je lui ait dit : « je t'aurais offert une fleur pour Noël. », elle m'a répondu qu'elle y était allergique, et que je devrais l'être moi aussi. Et puis j'ai joué au lasso avec Hinata. J'en ai mimé un, mes bras en l'air comme si j'en faisais tourner un au dessus de ma tête, et puis c'était comme si je le lançais en direction de mon amie. Je jouais à celui qui avait capturé une proie, et elle, se dandinant sensuellement, se rapprochait de moi, s'accordant à mes gestes.

C'était comme si la musique nous avait uni. Comme si mon silence, comme si celui de Naruto, comme si l'amertume de Temari, comme si tout ça avait était effacé par le son. On était de nouveau six parce que, au fond, on n'était pas fichu de se faire la tronche trop longtemps.

Et puis j'ai mis ma main dans le creux des reins de Suigetsu, et on a valsé à travers la pièce, avant de changer de partenaire. Je me retrouvais alors à danser un slow sur une musique rythmée avec mon crétin de meilleur ami. On tournoyait, d'abord lentement, avant de se lancer dans une pseudo-chorégraphie endiablée.

Et puis, dans toute cette ivresse, dans nos corps perdus et nos âmes tristes, dans cet adrénaline grimpante et électrisante, je me suis retrouvé face à Sakura. Essoufflé de cette énergie, les poumons enflammés et maintenant le cœur fiévreux, je l'affrontais pour la première fois de la soirée. Je crois que, même si c'est putain de cliché, tout s'est coupé autour de nous. Non, autour de moi. Les danses extravagantes de mes amis étaient en pause, la musique n'était qu'un son lointain et sourd, et cette fois ils étaient des statues pour de vrai. J'entendais mon souffle bruyant qui m'tranchait la trachée.

Et puis elle a battit des paupières et le monde a recommencé à virevolter. Et ma tête aussi.

Je me suis dirigé vers la cuisine, chancelant, et j'ai donné un grand coup dans la porte du frigo. Naruto et Hinata sont arrivés à ce moment là. Il y avait une certaine distance entre eux, mais ça je ne l'ai pas remarqué tout de suite. C'est avec le recul que j'y ai pensé. D'ailleurs, je fais une pause, mais vous avez déjà fait attention aux détails ?



[Court silence. Léger ricanement.]



Si j'avais fait attention aux détails cette soirée-là, j'aurais remarqué que Sakura m'évitait physiquement, et que Naruto tout entier quémandait la présence d'Hinata bien qu'il ait du mal à la regarder en face. Si j'avais fait attention aux détails j'aurais noté que Temari, qui est la première à clamer qu'on abusait trop de la technologie, se braquait souvent sur son portable, et qu'elle buvait plus que d'habitude. Si j'avais fait attention aux détails, j'aurais pu aussi capter que Suigetsu fumait beaucoup trop de fois.

Mais non, j'ai été trop imbu de moi-même, trop con, trop égoïste.

Il y a tellement de détails sur lesquels j'aurais aimé m'attarder. Pas juste cette soirée-là, toute ma vie. Tout ce qui s'est passé... Putain.



[Il se prend la tête entre les mains. Silence de cinq minutes.]



Bref, on en était où ?

Ouais, ma crise narcissique dans la cuisine.

Hinata a enroulé ses bras autour de mon torse et c'était comme un baume pour mon cœur qui n'avait toujours pas baissé en température. Naruto n'a pas bougé de sa place mais ça m'allait très bien. Ça aurait été vraiment bizarre de s'enlacer, lui et moi.

– Qu'est-ce qui se passe Sasuke ? T'es bizarre, a-t-il dit.

– Désolé, j'ai du boire un peu trop.

– Il n'est même pas minuit, et t'as même pas touché au cocktail.

– Je dois être fatigué.

– Range tes excuses pourries, personne n'y croit. C'est au sujet de Sakura, non ?

J'ai grimacé.

– Je sais, je t'avais promis que ça se passerait bien, et toi ça fait une après-midi que tu t'acharnes à nous offrir un bon moment mais...

– Je le supporte de moins en moins aussi, souffla Hinata tout contre moi.

On a tiré des chaises pour s'asseoir à la table. Hinata nous prépara des chocolats chauds avec de la chantilly et des marshmallows. C'est quand Hinata s'est enfin assise que Naruto décida se poser en face d'elle, ou plutôt, le plus loin possible.

– Décidément, il ne se passe rien de bon dans les relations non-sérieuses, railla Naruto avec un pauvre sourire.

– Comment ça ? Interrogea Hinata.

Naruto a haussé les épaules.

Je n'avais même pas envie de forcer la serrure. Mais si, vous savez, ouvrir la porte de Naruto. J'en avais pas envie. Je voulais vraiment parler de moi, saisir ce qui n'allait pas, arrêter d'être perdu et confus.

Hinata a laissé un temps s'écouler avant de caresser presque maternellement ma joue. Je me suis abandonné à ce contact.

– Tu es bouleversé, Sasuke, parce que tu as la sensation d'avoir perdu Sakura, je me trompe ?

J'ai secoué négativement la tête. Ça, je l'avais compris de toute façon. C'était le reste qui me mettait dans tout mes états.

Hinata a penché la tête sur le côté. Ce mouvement a balayé sa frange, et ses joues rebondies ont parues enflées. Elle avait vraiment un visage enfantin, Hinata. Avec ses pommettes roses et ses grands yeux innocents.

– Il ne t'es jamais venu à l'idée que tu sois un peu entiché d'elle ? Tu sais, comme elle l'est de toi.

– Était, je l'ai corrigé.

Les épaules de Naruto se sont soulevées en tout petits soubresauts. Il riait et se foutait de ma gueule le con.

– Tu es vraiment naïf quand tu t'y mets, s'est-il esclaffé. Pourquoi tu crois qu'on fais tous la gueule ? Parce que leur couple est faux. Si deux d'entre devrait à se mettre en couple, on ne serait pas contre, mais seulement si ils s'aiment vraiment. Il n'y aucune crainte à tomber amoureux d'un de ses meilleurs amis.

Il marqua une pause à ce moment-là. Hinata a remué à côté de moi.

Et puis il reprit son discours un peu niais mais qui me faisait du bien.

– Seulement, là, Sakura, si elle s'est foutue avec Suigetsu c'est sûrement parce qu'elle cherche à t'oublier. Elle t'as dit un truc spécial ? Ou à toi Hinata peut-être ? Ou elle en a eu marre d'attendre ?

Hinata a fait non de la tête. Moi j'ai hésité à leur révéler sa déclaration qui avait foutu un beau bordel dans ma vie, avant de me souvenir de notre récente altercation. Sakura avait deux volontés ; m'oublier et que je l'oublie. On pouvait s'arranger.

– Non, elle ne m'a rien dit.

– Faudrait peut-être demander à Tem.

– Mais pourquoi Sui reste avec elle ?

– Parce qu'il est con ?

Hinata a fusillé Naruto du regard, et parce que ça suffisait pas, lui écrasa le pied sous la table. Ça m'a arraché sourire.

– Il doit avoir ses raisons, dit Hinata. Peut-être qu'il se sent seul ? Ou qu'elle lui plaît vraiment ? Ou alo-

Suigetsu est arrivé à ce moment précis dans la cuisine pour gueuler.

Cinq !

Temari et Sakura ont débarqué aussi.

Quatre !

Temari a ébouriffé les cheveux de Naruto et Sakura s'est ruée vers Hinata pour la prendre dans ses bras.

Trois !

Suigetsu est monté sur la table, une bière dans les mains, énervé comme jamais.

Deux !

N'oubliez pas les détails.

N'oubliez jamais les détails.

N'oubliez pas le regard de Naruto vers Hinata.

Un !

Ce n'est pas un détail, mais jamais je n'oublierez avec quelle détresse Naruto s'est penché par dessus la table pour embrasser Hinata.

Bam ! Bonne année !

On aurait dit un ballon qui éclatait, une cocotte minute qui débordait, une goutte de trop dans le verre d'eau. La passion qui a saisit Naruto à ce moment-là, son besoin, sa nécessité d'embrasser Hinata, je l'ai ressenti.

Et tout le monde l'a ressenti.

Et tout le monde a crié de joie.

Et soudainement, aussi simplement que ça, tout allait pour le mieux.

Pour de vrai.

Parce que plus tard, entre deux chorégraphies sur Just Dance, Suigetsu et Sakura se sont échappés dans le jardin pour parler, et Temari a lâché son portable pour un karaoké, et Naruto et Hinata étaient enfin ensemble. Et putain qu'est-ce que ça nous a rendu heureux de les voir heureux ! Qu'est-ce qu'on était contents !

Là tous s'est délié. Tout s'expliquait. On a arrêté de se cacher des trucs, on a arrêté d'être silencieux. On est redevenu nous-même. On a même appris pleins de trucs. Par exemple, vers quatre heures du matin, après avoir eu l'excellente idée de jouer à Jungle Speed alors que la moitié d'entre nous avait le célibrissime verre de trop dans le nez, on a étalé une couverture par terre, et on s'est assis en cercle.

Hinata était sur ma droite et Temari sur ma gauche. Et Naruto, à côté d'Hinata, a lancé l'idée la plus merdique du monde ;

– Un petit action/vérité ?

Temari lui a jeté un oreiller en plein visage. Hinata a rigolé, mais elle était rouge écrevisse depuis minuit.

– Tu as cru qu'on était dans une de ces fanfiction clichée que des pré-adolescentes chient sur leur compte Skyrock parce que c'est leur seul moyen de réaliser leurs fantasmes ?

– Tu nous cacherais pas quelque chose par hasard, Temari ? La taquina Suigetsu.

Elle lui pinça le bras mais cela ne suffisait pas pour faire taire cette grande gueule de Suigetsu.

– Tu tenais pas un skyrock au collège ? Où t'écrivais du Hermione et Drago? Ça s'appelait comment déjà ?

– Ferme-la, abruti !

Temari a écrasé le coussin sur le visage de Suigetsu, le forçant à s'écrouler sur le sol, tandis qu'elle l'étouffait plus ou moins. Sakura, a côté, petite traîtresse, a vendu la mèche ;

– C'était Petitepucinette01, ton pseudo, éclata de rire Sakura.

Temari fit les yeux ronds avant de croiser les bras.

– Je n'ai pas honte, tout le monde a tenu un vieux skyrock !

– N'importe quoi, j'ai répliqué.

– Surtout toi, Sasuke, m'accusa-t-elle de son index.

– De toute façon même sous torture j'avouerais pas.

– Il y a pire que cela.

– Comme ?

– Alors Sasuke, Action ou Vérité ?

J'ai tiré la langue.

– Je croyais que c'était un jeu de merde.

Elle aussi, elle m'a montré sa langue. Mais je ne me suis pas fait avoir.

– Action.

– Révèles-nous le nom de ton premier skyrock.

J'ai repensé à celui de Sakura, qui n'était rien d'autre qu'un blog où elle dédiait des poèmes à son cheval, Petite Tornade ou une connerie de ce genre, et je me suis dit qu'il y avait bien pire.

– C'était FlammeMystérieuse...

Hinata, qui l'ignorait, rit sous cape. Suigetsu était sur son portable et j'ai tout de suite compris qu'il recherchait le célèbre FlammeMystérieuse.

Parce que l'ambiance était excellente, je n'ai pas prêté attention à ce passé honteux et mon cœur s'est dirigé vers Sakura. Oula, c'était ultra-niais ce que je viens de vous dire. Je vais rectifier ; mon instinct. Ouais mon instinct. Pas mon cœur. Mon cœur il ne dirige rien du tout, c'est pas un GPS.

– Sakura, Action ou Vérité ?

Elle a hésité un moment, et m'a lâché « vérité ». Je m'apprêtais à lui parler de cette adoration envers son cheval, mais, étrangement, d'autres mots se sont échappés. Des mots qui n'avaient rien à voir avec ma question initiale.

– De quoi tu as parlé avec Suigetsu dans le jardin, tout à l'heure ?

Ils ont échangé une œillade, nous ont laissé patauger dans le suspens, avant qu'elle ne nous offre la réponse, un discret sourire sur ses lèvres ;

– On a rompu.



Et voilà, la soirée était presque bien. Je dis presque, parce qu'il reste un petit élément que je dois vous dire. On a eu une petite discussion la rosette et moi.

Tout le monde était couché. Je m'étais réveillé pour fumer une cigarette. Je me suis alors assis sur le haut du toboggan en plastique qui datait de l'enfance de Naruto et qui, pour je ne sais quelle raison, était toujours dans son jardin. J'étais piégé dans des minuscules murets de couleurs, un cendrier débordant de cadavres pour m'accompagner. Je voulais voir le soleil se lever, parce que je ne savais pas comment occuper mon insomnie. Mais, honnêtement, il n'y avait rien de beau. C'était juste de la grisaille qui s'éclaircissait. Rien de magique. Rien de transcendant.

Et puis la porte de la véranda s'est ouverte dans mon dos. Sakura se tenait debout, à côté de moi, après avoir grimpé sur mon perchoir.

– Tu me fais une place ?

– Tiens, tu m'adresses la parole, princesse ?

– Princesse ?

Je me suis écarté pour qu'elle puisse s'asseoir. Elle a tiré un paquet de ma poche en jean et s'est allumée une cigarette. Et même si elle est maigrichonne, on était plutôt à l'étroit. Chacun avait un pied dans le vide et l'autre sur le toboggan. Et en face de nous, le soleil qui se levait, apparemment. Juste un brouillard qui prend de la couleur.

J'avais une parka sur les épaules, alors je supportais les piteux degrés en chute mais Sakura avait ses bras découverts. Sa longue chevelure s'ébouriffait sur ses épaules. J'avais envie de lui prendre une mèche et de la porter à mes lèvres. Je les aimais vraiment, ses cheveux longs.

Il dégageait quelque chose d'elle. Je sais pas trop quoi. Son profil offrait une drôle de sensualité, une sensualité enfantine... Le mascara qui avait coulé sous sa muqueuse, sa coiffure qui n'avait plus de sens, sa peau qui pâlissait. Et sa bouche qui s'évertuait à bouffer cette nicotine.

– Pourquoi « princesse » ?

– Parce que tu ne seras jamais une Reine.

– Tss, dire que je m'attendais à un compliment. Ça aurait été trop beau.

– C'est la place de Temari, la place de la Reine.

– C'est vrai, tu as raison.

– Pourquoi vous avez rompu ?

Elle a expiré un nuage de fumée qui s'est dissipé dans la brume. Le soleil était peut-être déjà levé et j'en savais fichtrement rien parce qu'on aurait dit que la Terre entière fumait une cigarette à ce moment-là, et que leur fichue fumée me gâchait la vue.

– En voyant Hinata et Naruto ensemble, en les voyant s'aimer pour de vrai, on a compris qu'on ne faisait que jouer. Cette mascarade a duré trop longtemps.

– Hé, je crois que je suis amoureux de toi.

Elle a éclaté de rire. Sa voix était rauque, sûrement parce qu'elle avait trop bu, et moi aussi. Ou parce qu'elle avait trop rit quand j'avais essayé de la vaincre au Jungle Speed alors que j'avais perdu mes réflexes. Ou parce qu'elle épuisée ; épuisée de moi.

– Non c'est faux.

– Je suis malade de te voir avec Suigetsu, avec un autre. Je te veux près de moi tout le temps, je ne peux plus me passer de toi, je ne veux pas te voir avec un autre que moi. Je ne vois rien d'autre ; je suis amoureux de toi.

Elle a tourné son visage vers moi, a hésité un moment, et puis, tout doucement, comme si elle tenait un vase fragile dans les mains et qu'il ne fallait surtout pas le casser, et que j'étais ce vase, que j'étais fragile, elle a saisi mon menton entre ses doigts et a fébrilement posé ses lèvres contre les miennes. Ça n'a duré que le temps que mon cœur loupe un battement. Le baiser étaient encore collant parce que Sakura avait remis du gloss il y a peu, et il puait le tabac. Et un peu la rose, ou cette fleur bizarre qui parfume son shampoing.

Et puis elle s'est décollée, et sa voix froide a rompu l'ambiance étrange qui nous protégeait ;

– Et là, t'as eu la sensation d'être amoureux de moi ?

J'avoue que je n'ai pas su quoi répondre.

Ce baiser ne m'avait rien fait.

Rien.

– Tu n'es pas amoureux de moi Sasuke. Ce que tu as ressenti c'est juste de la possessivité. Je suis ton jouet, la nana qui t'as toujours aimé, qui ne t'as jamais lâché. Alors forcément, découvrir que ton petit chien peut changer de maître, ça a foutu une sacrée claque à ton égo.

Elle a écrasé sa cigarette dans toutes celles qu'avaient fumées Suigetsu avant de descendre du toboggan.

– Je suis perdu, me suis-je plaint.

– Non Sasuke, pas cette fois. Je ne te consolerais pas cette fois. J'ai besoin de me détacher de toi.

– J'ai pas envie que tu te détaches de moi.

– Apprends à être seul. S'il te plaît.

Et voilà, Sakura et Sasuke, à partir de ce jour, ce n'était plus qu'un souvenir.



***



Bonjour ?

Oui, oui, j'ai un petit retard. J'ai toujours été plus ou moins régulière dans la publication de mes chapitres, alors ça me fait bizarre. J'ai eu un gros coup de mou, et puis me revoilà de nouveau motivée ! J'essaierais d'être de nouveau régulière, ou du moins de ne pas trop espacer les publications, à l'avenir. (d'ailleurs il doit traîner beaucoup de fautes dans ce chapitre, et je m'en excuse!)

Donc ça, c'était le petit mot explicatif (on en avait vraiment besoin?), et pour parler du chapitre, j'ai conscience qu'on a du mal à rentrer dedans mais finalement je l'aime bien. D'ailleurs vous savez ce que signe ce chapitre ? C'est la fin de « l'arc prologue » ! (ouais, j'appelle ça comme ça, ouais) On rentre vraiment dans le cœur du sujet par la suite, on va découvrir plus d'éléments pour l'enquête, et puis ça va être plus sombre et ptet plus triste aussi... BREF ON VA S'AMUSER o/

J'espère que ce n'est pas trop prise de tête,

j'vous bisouilles fort,

à bientôt !



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