Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Nutty Kyds : Oups
    Nutty Sheep
    Nb de signes : 5 000 - 15 000 sec
    Genre : science-fiction
    Délai de soumission : 25/05/2021
  • Océans merveilleux
    Fantasy Art and Studies
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : fantasy
    Délai de soumission : 25/06/2021
  • Nocturnes
    Revue Ecriture de soi-R
    Nb de signes : < 3 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/03/2021
  • Pierres d'Encre 11
    Association Le Temps des Rêves
    Nb de signes :
    Genre : poésie
    Délai de soumission : 17/04/2021
  • Basse-cour
    LE SOC
    Nb de signes : < 5 000 sec
    Genre : art visuel - poésie
    Délai de soumission : 22/03/2021
  • Surréalisme
    Encres
    Nb de signes : < 12 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • Road trip
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 000 - 8 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 16/02/2021
  • Ode à l'indépendance
    L'Indé Panda
    Nb de signes : 3 500 - 35 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • PEG Prix d'Ecriture descerné à Gruyère
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 30/06/2021
  • PIJA Prix International Jeunes Auteurs
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/03/2021

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Page blanche lors de la demande de mot de passe
 par   - 198 lectures  - Aucun commentaire

Le bug de la page blanche lors de la demande d'un nouveau mot de passe est résolu.

Désolé pour ce problème très gênant...

 

Encore une conséquence du changement d'adresse IP...
 par   - 329 lectures  - Aucun commentaire

Eh bien, ce changement d'adresse IP sauvage a eu plus de conséquences que je ne le pensais.
Les mails n'étaient plus envoyés... du tout !
Je ne m'en suis pas rendu compte car ma boîte étant locale il n'y avait pas de problème.

Je remercie celles et ceux qui m'ont signalé ce problème.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1117 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Naruto

Shikamiaou ? Auteur: Mysteriousdeer Vue: 1733
[Publiée le: 2011-03-08]    [Mise à Jour: 2011-04-22]
13+  Signaler Romance/Animal-Fic Commentaires : 6
Description:
Une vie banale

Une haine entre deux personnes

Une malédiction

Une transformation

Et mille heures pour tout changer
Crédits:
Les personnages de Naruto appartiennent à Masashi Kishimoto, merci de me les prêter !
<< ( Préc )
  Commenter ce chapitre 

Un chat policier

[4530 mots]
Publié le: 2011-04-22Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

 

Elle revint le lendemain après les cours, toujours avec lui qui l’avait attendu toute la journée. Elle acheta des fleurs et ils retournèrent à l’hôpital. Elle tenait contre son cœur une enveloppe, Shikamaru se demandait ce qu’elle contenait, mais elle ne lui avait rien dit.

Chiyo heureusement ne dormait pas, toujours sous perfusion, elle lisait tranquillement. Son visage s’éclaira en voyant entrer sa petite nièce.

 

« Temari, déjà de retour.

-Bonjour tante Chiyo, tu vas mieux ?

-Oui, ça peut aller.

-Je t’ai amené des fleurs, et Cheira aussi.
-Bonjour joli minou.

-Tu sais, il est incroyable ce chat, il est vraiment très intelligent. Il faudra que je te raconte, des fois il a des réactions humaines.

-Vraiment ? »

 

Elles discutèrent un peu de tout et de rien, puis finalement Temari demanda timidement :

 

« Est-ce qu’ils t’ont parlé de...l’opération.

-Oui, mais tu sais ma puce il ne faut pas en vouloir à ton oncle...

-Comment tu...

-Tu criais tellement fort hier que tout l’hôpital a entendu. Yashamaru est maladroit, il ne sait pas gérer ses émotions et il n’a pas ta force. Mais il a pris soin de vous alors qu’il n’avait que vingt ans, il vous a bien élevé et avec amour. Ce ne sont pas des choses à négliger.

-Oui.

-Et une vieille dame comme moi ne peut accepter l’argent qui vous est réservé en cas de problème Temari.

-On n’aura pas besoin de cet argent ! »

 

Elle montra l’enveloppe et en tira le chèque où une coquette sommes s’affichait. Chiyo le reconnu aussitôt, c’était le fruit de son travail l’année dernière et qu’elle réservait pour l’école de danse. Shikamaru sursauta en comprenant, elle n’allait pas faire ça ?!! Elle ne pouvait pas sacrifier son rêve avec autant de facilité !!! Chiyo s’exclama :

 

« Non ! Temari cet argent est à toi, tu en as besoin, il représente ton avenir !

-Il y’a d’autres écoles qu’Odori à Osaka.

-Pas d’aussi bonnes, je refuse ! Je ne veux pas que tu te sacrifies, tu as trop travaillé !

-Mais...

-Temari, tu es belle, talentueuse, intelligente...ne gâches pas ton rêve à cause d’une vieille dame comme moi.

-Mais tu en fais partie de ce rêve ! »

 

Temari se leva, brandissant le chèque comme un étendard :

 

« Tu as été mon professeur, le talent dont tu parles c’est toi qui me l’a fait découvrir. Je veux danser comme une geisha, c’est vrai ! Mais je veux aussi que tu sois là le jour où je monterai sur scène et qu’on reconnaîtra mon travail. Si j’ai autant de capacités, alors je trouverai une autre solution, je rentrerai quand même dans cette école ou je me produirai ailleurs. C’est vrai que je suis jeune et ces possibilités matérialistes ne sont que superficielles. Mais si tu pars, rien ne te fera revenir. Si tu n’es plus là pour me voir danser...ça ne sera jamais qu’un rêve incomplet. »

 

Dans la lumière du jour, belle et sûre d’elle, Shikamaru la trouvait presque céleste. La vieille dame eu un geste fataliste et deux perles transparentes mouillèrent ses paupières. Elle ouvrit doucement les bras dans la direction de la jeune fille. Comprenant qu’elle acceptait, rayonnante de joie, Temari plongea dans ses bras et la serra contre elle.

 

« Merci, chuchotait la vieille dame en pleurant, les yeux au ciel, merci de m’avoir donné une nièce comme elle. Mon petit cœur d’or, que serait ma vieillesse sans toi ? »

 

Shikamaru était bouleversé par un tel amour, il semblait que toute la pièce venait de se réchauffer, que le soleil brillait plus fort. Temari était une âme pure, cette fois-ci il l’avait compris. Il oubliait qu’il était un chat, il avait totalement oublié qu’il allait mourir dans quelques jours, il ne pensait plus qu’à elle. Il voulait la rendre heureuse, il voulait lui rendre un peu de bien comme elle le faisait avec les gens qu’elle aimait. Peu importait maintenant qu’il vive ou pas, il n’y avait plus qu’elle qui comptait.

 

Il l’aimait.

 

******

 

« Nan, c’est injuste ! »

 

Dans un parc, assis sur l’herbe verdoyante, Tenten et Lee regardaient leur amie avec des yeux ronds, elle venait de leur annoncer qu’elle n’entrerait finalement pas à l’école convoitée. Pressée de questions, elle avait fini par avouer sa donation, d’ailleurs sa tante se faisait opérer dans la soirée. L’Hitora shoota dans une boite de conserve vide et grommela :

 

« C’est vraiment injuste ! Tu mérites plus que n’importe qui d’entrer dans cette école !

-Combien il te faudrait ? Demanda Lee.

-Environ 500 000 yens pour la première année.

-Et avec la bourse ?

-100 000 yens. »

 

C’était toujours énorme. Shikamaru aussi trouvait injuste qu’un talent comme celui de Temari et le fait qu’elle se soit donnée tant de mal sombrent dans l’oubli. Il jeta un regard vers les passants, certains semblaient très fortunés. Un homme d’affaire lisait son journal sur un banc, une Rolex tape-à-l’œil au poignet, rien que cette montre aurait pu payer sa première année d’étude à Temari. Que faire ? Il ne pouvait se résoudre à laisser passer ce sacrifice, elle méritait d’entrer dans cette école, il y’avait forcément une solution. Tenten s’approcha de lui et caressa sa tête :

 

« Cheira te suit vraiment partout.

-Oui.

-J’adore comme il te dévisage, c’est mignon.

-N’importe quoi !

-Je te jure, il te dévore du regard. »

 

Shikamaru baissa immédiatement la tête, la brune éclata de rire :

 

« Ha ha ha, l'admirateur secret démasqué !

 -Fiches-lui la paix, déjà Kankurô et Gaara me disent que c’est un anormal, tu ne vas pas t’y mettre aussi ! »

 

Faisant mine de vouloir chasser un papillon, Shikamaru s’éloigna d’eux pour échapper aux remarques de Tenten. Cette végétarienne protectrice des animaux risquait de finir par croire réellement ce qu’elle disait, elle était beaucoup moins septique que Temari. Mais il en revint rapidement au problème de la Sabaku, comment lui permettre d’accéder à son école ? Comment trouver l’argent ? Jamais de sa vie ses 200 points de QI n’avaient autant chauffé, et cette fois ils avaient une excellente raison de le faire. Que Yugito-sama lui vienne en aide, ou n’importe quelle divinité du Shintoïsme. Il lui fallait une idée ! Ses réflexions furent interrompues par un jeune homme distribuant des prospectus et un autre collant des affiches. Encore une de ces publicités pour un nouveau film, une recette de tarte révolutionnaire ou un parfum de luxe, ce n’était pas ça qui allait résoudre ses problèmes.

Et pourtant...il leva les yeux vers l’affiche fraîchement collée et sa bouche s’ouvrit comme celle d’un poisson rouge.

 

Grand concours d’Art du spectacle à l’amphithéâtre Bi Jutsu...

 

Il sauta pratiquement sur l’homme qui distribuait des prospectus et lui en arracha un. Le malheureux hurla de terreur, ses feuilles se répandirent sur le sol, mais Shikamaru s’enfuyait déjà avec un de ces papiers dans la gueule. L’homme attrapa son collègue par le bras et lui montra l’animal marron qui traversait la rue :

 

« Tu as vu ce chat ?

-Quoi ?

-Il...il m’a prit un prospectus !

-Et alors ? Tu devais sentir le poisson.

-Mais...il vient de traverser sur le passage piéton...après avoir attendu que le feu passe au vert ! »

 

Son collègue le regarda d’un air inquiet et posa sa main sur son front :

 

« Tu veux rentrer te reposer ? Je peux finir seul si tu veux. 

-Non c’est bon. »

 

Oni, cachée dans l’ombre, éclata de rire, voilà un humain qui ne regarderait plus jamais les chats de la même manière.     

Pendant ce temps au parc, Tenten venait d’offrir la tournée de sorbet à la cerise, mure ou fraise et les trois compères continuaient de discuter et de chercher une solution pour l’école Odori. Shikamaru revenait vers eux d’un air triomphant quand il aperçu une personne cachée derrière un arbre et qui observaient Temari.

 

Shiho !

 

Que faisait-elle là ? Il ne pouvait pas savoir qu’une rumeur (encore une) était répandue au lycée par ses amis, annonçant que son fantôme avait été vu dans l’appartement des Sabakus et rendait Temari encore plus suspecte. Shiho avait toujours été amoureuse de lui, elle voulait se venger et cherchait un moyen de compromettre cette blondasse qui lui avait volé SON Nara. Provoquer Temari ? Elle n’était pas aussi stupide, mais elle avait d’autres idées en tête. Shikamaru fronça les sourcils, il valait mieux la surveiller celle-là, elle ne présageait rien de bon et Temari avait déjà suffisamment de soucis comme ça.

Elle l’aperçu et sursauta, sans doute reconnaissait-elle en lui ce matou qui avait mordu et griffé Kiba et Naruto pour défendre sa maîtresse. Elle lui jeta un mauvais regard, puis s’éloigna rapidement. Shikamaru avait envie de rire, si on lui avait dit que sous la peau d’un chat il effrayerait celle qui le collait depuis si longtemps...Il rejoignit le trio et se plaça devant la jolie blonde en lui tendant son prospectus. Lee rigola :

 

« Il fait même le facteur maintenant. »

 

Mais les deux filles ne rigolaient pas du tout, elles lisaient même avec une extrême attention le papier qu’il venait de leur remettre. C’était plus qu’intéressant, c’était THE solution à leur problème.

 

Concours d’arts du spectacle à l’amphithéâtre de Bi Jutsu. Organisé par le conservatoire de Tokyo. Recherche de jeunes talents (danse, théâtre, musique, chant). Pour participer à la première audition appelez le 33-907.

Premier prix : une place au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de...

 

« Tokyo ! Bon sang Temari, Tokyo !

-Mais, bredouilla Lee, c’est...c’est dans la capitale.

-Je n’ai aucune chance, soupira la Sabaku, ils demanderont l’élite.
-Justement, je te rappelle que tu as été reçue sans hésitation dans ton école, ça peut marcher ! 

-C’est un cadeau tombé du ciel ! » Traduisit Lee.   

 

Tenten laissa tomber la feuille et fixa Shikamaru d’un air pantois.

« Là Temari, tu ne pourras pas dire que ce chat n’est pas...bizarre !

-J’admets qu’il est intelligent. »

 

Elle l’attrapa et lui colla un baiser sur la tête, Shikamaru ronronna, mais Tenten ne semblait pas prête à abandonner la lutte :

 

« Il n’est pas intelligent...il a compris notre problème, il a trouvé une solution...il sait lire ! Sinon comment expliquer qu’il ait compris que ce prospectus pouvait nous aider ?

-L’instinct.

-Temari, ton scepticisme est surdimensionné !

-Ce n’est pas l’important, s’exclama Lee en brandissant son portable, il faut immédiatement appeler ! »

 

Temari composa le numéro en tremblant légèrement, mais après tout elle était douée et elle avait autant de chance qu’une autre d’être admise. Une voix se fit entendre à l’autre bout du fil :

 

« Accueil de Bi Jutsu, je vous écoute.

-B...bonjour, mon nom est Temari no Sabaku et je souhaiterai m’inscrire au concours du Conservatoire de Tokyo.

-Bien, il faut que vous veniez remplir un formulaire et que vous nous fassiez passer une cassette de vous afin que nous jugions si vous êtes digne ou non de participer au concours. »

 

Pas de problème, le formulaire serait vite rempli et il lui restait une copie de la cassette envoyée à Odori. Shikamaru était certain qu’elle serait reçue. Tout s’arrangeait, elle avait toutes ses chances de gagner, elle pourrait partir étudier dans l’école la plus prestigieuse du Japon.

 

******

 

Le minuteur affichait 282 heures.

 

Temari était assise sur le canapé avec son chat à ses côtés et terminait de remplir le formulaire qu’elle irait déposer demain avec la cassette. Ils avaient trouvé le prospectus à temps, il ne restait qu’une semaine avant le concours, mais au moins ils avaient le week-end pour se préparer. Tenten apporterait le maquillage et Lee avait promis tous les accessoires dont la jeune fille pouvait avoir besoin.

Yashamaru poussa doucement la porte d’entrée, il avait terminé son service à l’hôpital, Temari se leva d’un bond en le voyant :

 

« Tante Chiyo...

-L’opération s’est bien passée, elle était en salle de réveil quand je suis parti. »

 

Temari poussa un soupir de soulagement et s’affaissa sur son canapé, c’était déjà beaucoup de stress en moins. Shikamaru regarda Yashamaru, il avait l’air mal-à-l’aise, il s’assit sur une chaise et prononça difficilement :

 

« Gorō-senseï m’a parlé de ton geste... »

 

La jeune fille baissa la tête :

 

« Je sais ce que tu penses, mais je ne pouvais pas me résoudre à rester les bras croisés.

-Tu as travaillé dur pour cette école de danse et tu as tout sacrifié.

-Tu es furieux ?

-Impressionné serait un mot plus exact. »

 

Elle leva les yeux vers lui, surprise de l’entendre dire ça, avec un air si doux et calme en plus.

 

« Tu as du cœur Temari et tu sais aller de l’avant, ce sont des qualités dont je ne peux être que fier. Je n’aurai qu’un regret : que tu n’obtiennes pas tout ce que tu désirais.

-Je peux obtenir mieux ! »

 

Elle lui montra la fiche qu’elle était en train de remplir. Yashamaru écarquilla les yeux, puis un sourire éclaira son visage :

 

« Tu ne renonces jamais.

-Je me moque de l’école, qu’elle se trouve à Tokyo, Osaka ou même Sapporo. Tout ce que je veux c’est pouvoir danser.

-Alors tu es si passionnée que ça... »

 

Il eut l’air soudain très ému et leva la main pour caresser la joue de sa nièce toujours droite devant lui. Elle frémit à ce contact et murmura :

 

« Je...je suis désolée pour tout ce que je t’ai dit...je sais que ça n’a pas dû être facile pour toi de renoncer à tes études de médecine et à ta jeunesse pour nous élever tous les trois.

-Ma puce, je ne l’ai jamais regretté. Et puis tu m’as aidé, avec ton sourire, ton enthousiasme permanent, tu es de loin celle qui ressemble le plus à ma chère sœur. La seule chose qui est dure pour moi c’est de voir la belle femme que tu es en train de devenir et qui va bientôt s’éloigner de moi, mais qu’importe ! L'essentiel c’est que tu continues de tout faire pour que tes rêves et ta passion se réalisent, moi je serai dans le public avec Chiyo pour t’applaudir...et tes parents seront très fiers de toi. »

 

Temari acquiesça, il avait dit les mots qu’elle rêvait d’entendre depuis le jour où il les avaient recueilli. Elle n’était pas seule, sa famille la comprenait et la soutiendrait. Elle enlaça son oncle avec tendresse, essayant de lui faire passer sa reconnaissance par cette étreinte. Timidement, Gaara et Kankurô sortirent de la chambre et s’approchèrent de leur oncle et sœur. Un peu gauche, il fallut que Temari leur tende les bras pour qu’ils acceptent de s’y réfugier. Shikamaru sourit, c’était une réconciliation magnifique, maintenant plus rien n’empêcherait Temari de briller sur les planches de l’amphithéâtre.

 

******

223 heures

 

Chiyo se remit avec une vigueur qui impressionna les médecins de l’hôpital, si bien qu’elle revint le week-end dans sa chère maison, à condition d’accepter l’infirmière de garde pendant quelques jours. Tandis que cette dernière cuisinait, Chiyo installée dans un confortable fauteuil faisait réviser sa nièce avec la même fougue qu’auparavant. Temari était acceptée sans problème, sa cassette avait enthousiasmé les jurys, mais le plus dur restait à faire, elle n’était pas le seul talent d’Osaka.

 

« As-tu choisi les danses que tu vas présenter ?

-Oui tante Chiyo.

-Tu me les diras plus tard, fais-moi d’abord un échauffement avec le katana.

-Bien. »

 

Comme à son habitude Shikamaru et les autres chats suivaient l’entraînement, Temari se débrouillait encore mieux que d’habitude, peut-être le fait d’avoir enterré la hache de guerre avec son oncle la rendait plus légère.

Elle attrapa l’arme blanche et commença à exécuter ses enchaînements, quelques chats se reculèrent car elle était assez effrayante, le Nara avait fini par comprendre que chacune de ses danses racontaient une histoire et celle-ci c’était l’histoire d’une jeune fille ayant perdu son honneur pour avoir aimé et avoir été trompée par un samouraï et mettant fin à ses jours. Shizune, l’infirmière, revint au moment où Temari sortait le katana de son fourreau, elle poussa une exclamation :

 

« N’est-ce pas trop dangereux ?!!

-Mais non, ma nièce est très douée ! Répondit Mlle Chiyo fièrement.

-Bon...alors je...je retourne à ma cuisine.

-Je mangerai bien du tonkatsu (porc pané) avec une bonne sauce au vinaigre.

-Voyons, pas de choses grasses alors que vous êtes en convalescence ! Je vais vous faire du poulet avec une salade de chou.

-Comme vous voulez, soupira la vieille dame, mais là je vous signale que ma nièce répète !

-Pardon. »

 

Shikamaru secoua la tête, il avait beau apprécier davantage Chiyo depuis qu’il était un chat, elle restait tout de même un peu tyrannique sur les bords. Il aperçu Oni sur le rebord de la fenêtre, pourquoi regardait-elle dehors plutôt que de superviser l’entraînement de Temari, qui ne s’était d’ailleurs pas arrêté de danser pendant le dialogue ? Il la rejoignit, elle fixait quelqu’un dans le parc qui s’enfuyait.

 

« Shiho !

-Hum...on dirait que les ennuis ne sont pas encore terminés. » Soupira la chatte en faisant sa toilette.

 

La lunatique avait quelque chose autour du cou, quelque chose ressemblant fortement à un polaroid. Il était évident que Shiho avait pris des photos de Temari, mais pourquoi ? La réponse sautait aux yeux : elle croyait que Temari avait un rapport avec sa disparition (ce qui était le cas d’ailleurs) et qu’elle était folle comme le pensait 96% des lycéens au minimum. Si elle avait photographié Temari en train de se planter un sabre dans le ventre la Sabaku allait avoir des ennuis. Et tout ça parce que cette gourde amoureuse de lui voulait faire justice elle-même.

 

« Que comptes-tu faire ? » Demanda la déesse.

 

Shikamaru ne répondit pas, il avait déjà sauté de la fenêtre et se lançait à la poursuite de l’espionne. Il DEVAIT récupérer ces photos, Temari en avait suffisamment bavé comme ça, pas question que Shiho en rajoute une couche.

 

******

 

Shiho n’habitait heureusement pas très loin de chez lui, dans une maison en tôle assez vaste. Shikamaru entra dans le jardin, il la vit ouvrir sa fenêtre à l’étage, ça devait être sa chambre. Il grimpa dans un arbre, puis escalada la gouttière.

 

Et dire que je n’aurai jamais osé faire ça en tant qu’humain !

 

Shiho dans sa chambre était à son bureau et contemplait les photos fraîchement sorties de l’appareil, choisissant les meilleures qu’elle enverrait au journal du lycée sans tarder. Puis il la vit poser les photos et ouvrir un sac à main jaune canari franchement hideux, déjà son espèce de kimono, ses lunettes, sa coupe de cheveux...beuh ! Shikamaru ne critiquait jamais les apparences physiques, mais cette fille c’était l’exemple typique du mauvais goût. Pourtant Shiho extirpa du sac un splendide collier d’émeraudes et de diamants et se l’accrocha autour du cou.

Le cœur de Shikamaru rata un battement, c’était le collier de Chiyo ! Son sang bouillonna de fureur quand il vit la jeune fille s’approcher de sa glace et commencer à faire des mines comme une princesse. Elle accusait Temari de meurtre, elle la traitait de folle et espérait rendre la justice, mais elle-même n’était qu’une sale voleuse sans aucune morale ! Ce n’était pas en chat qu’elle mériterait d’être transformée, mais en punaise ! Elle parla de lui à son reflet et de la grande passion qu’ils allaient vivre s’il était encore en vie, il eu envie de vomir.

Heureusement cela ne dura pas, elle rangea vite le collier sous le lit et sortit, son père était inspecteur de police et elle comptait bien lui montrer les photos. Shikamaru soupira, heureusement que la fenêtre était ouverte, il sauta dans la chambre et attrapa le sac dont il passa la bandoulière autour de son cou. Puis il jeta le bijou à l’intérieur et il ressortit rapidement. Avec un peu de chance Shiho et son père iraient directement chez les Sabakus et elle ne s’apercevrait pas de la disparition de son sac. 

 

******

 

Temari était rentrée chez elle, l’ambiance était redevenue agréable et familiale. Elle jouait aux cartes avec Gaara et Yashamaru (qui avait l’air de tricher un peu) tandis que Kankurô avait insisté pour préparer le repas. Il était tombé sur un blog de cuisine sur Internet qui le passionnait et s’essayait ce soir-là au gratin dauphinois français. Son oncle lui cria :

 

« Tu es sûr que tu ne veux pas de l’aide ?

-Non, ne vous inquiétez pas !

-On ne s’inquiète pas, ricana Temari, mais tu as juste oublié de peler les pommes de terre tout-à-l’heure. 

-Gnagnagna ! Dans une heure tu me supplieras pour manger de cette merveille.

-Dans une heure j’ouvrirai une boite de nouilles pour compenser la mort carbonisée de malheureuses patates, d’une bonne crème et d’un honnête gruyère ! »     

 

Le brun retourna dans la cuisine en feignant de l’ignorer superbement (et aussi parce que son fromage allait fondre trop près du feu). Les trois autres allaient entamer une nouvelle belote quand on sonna férocement à leur porte. Yashamaru soupira et alla ouvrir, il tomba nez à nez avec deux inspecteurs de police et... 

 

« Shiho ! » Reconnu Temari.

 

La binoclarde lui envoya un sourire moqueur, Ibiki Morino expliqua qu’il était chargé de l’affaire sur la disparition mystérieuse de Shikamaru Nara. Le deuxième, le père de Shiho, montra les photos prisent l’après-midi. Yashamaru entra dans une violente colère :

 

« Ça s’appelle de l’espionnage et de l’atteinte à la vie privée !

-Néanmoins, s’exclama le père de Shiho, nous pensons que votre nièce y est pour quelque chose. Elle n’aimait pas Shikamaru Nara et son père...enfin...nous savons comment il a fini.

-Osez me dire qu’elle est cinglée et je vous démonte la face !!! S’énerva Kankurô en sortant de sa cuisine.

-Du calme, intervint Ibiki, il ne s’agit que de simples suppositions.

-Moi j’appellerai plutôt ça de fausses accusations. Répliqua Gaara avec son calme froid habituel.       

-Néanmoins Mlle no Sabaku, je vous prierai de répondre à mes questions : qu’est-ce que vous êtes en train de faire sur cette photo ?

-C’est évident, grinça Shiho, elle se mutile ! Tout le monde au lycée sait que c’est une dingue. »

 

******

 

Shikamaru courait en direction des immeubles décrépis, quel idiot de s’être trompé de route, il allait arriver trop tard. Il allait si vite qu’il ne se rendit pas compte qu’il croisait Paulo, toujours en muselière, que son vétérinaire de maître sortait. Le doberman en revanche l’aperçu et se leva si brusquement que son propriétaire eu juste le temps de le retenir par la chaîne.

 

« Vilain ! Paulo tu ne bougeras pas ! »

 

Shikamaru lui envoya un coup d’œil moqueur et repartit en tirant toujours le sac jaune. Paulo se recoucha et gronda entre ses dents.

 

Tu me les paieras ces humiliations !

 

Ce chat il voulait se le faire, il y’aurait forcément un moment où il n’aurait plus de laisse et de muselière et alors il ne ferait qu’une bouchée de ce matou qui avait osé lui manquer de respect.

 

****** 

 

Kankurô jeta un œil sur son plat à gratin toujours dans le four et se demanda s’il allait le sacrifier sur la coiffure ratée de cette vipère. Temari soupira, elle aurait préféré garder un peu de sa vie privée...Yashamaru posa une main rassurante sur son épaule :

 

« Tu as le droit de te taire Temari, ils n’ont aucune preuve !

-Non, c’est bon. »

 

Elle regarda Shiho d’un air de défi et ôta, à la surprise générale, son tee-shirt. Découvrant ainsi un soutien-gorge noir à dentelles adorable et surtout...un ventre intact.

 

« Alors ? Elles sont où mes cicatrices de mutilation ? Demanda t’elle férocement. 

-Bon, admit Ibiki, mais les photos...

-La danse du sabre, je...je pratique la danse des geishas. »

 

Les trois accusateurs restèrent un moment bouche bée, Temari remit son tee-shirt et Gaara déclara alors :

 

« S’ils vous faut des preuves Temari a une collection de kimonos, mais je pense que ça ira. »

 

Ce fut au tour de la jolie blonde d’être surprise, et elle qui croyait que ses frères se moquait de sa passion, ils savaient même pour les kimonos de Chiyo. Très embarrassés, les trois personnes allaient partir (le père de Shiho jetait un regard mauvais à sa fille) quand un miaulement triomphant se fit entendre.

 

« Cheira ! »

 

Avant que Temari ait pu revenir de sa surprise, son chat déposait à ses pieds le sac jaune. Shiho, ravie de sa nouvelle preuve s’exclama :

 

« Sale voleuse ! Mon sac ! Vous avez vu, elle dresse des chats pour... »

 

Mais elle se tut, Temari venait d’ouvrir le sac et en sortait la rivière de diamants et d’émeraudes.

 

« Le...le collier de tante Chiyo. »

 

Shiho blêmit, elle l’avait pourtant mis sous le lit et pas dans son sac ! Temari serra les poings et la regarda si durement qu’elle en recula :

 

« Alors c’était toi espèce de sale voleuse !

-Comment ça c’était elle ? Demanda Ibiki.

-Le soir où la maison de ma tante a été dévastée, ce magnifique collier a disparu ! Ça ne pouvait être qu’un invité !

-Shiho, demanda son père, es-tu allée à cette soirée ? »

 

Son silence valait toutes les réponses. Elle baissa lamentablement la tête et Ibiki secoua la sienne. Son père lui était épouvanté : sa fille lui faisait faire de fausses accusations et en plus elle était une voleuse ! Et elle avait participé au saccagement d’une maison de vieille dame. Il n’osa pas regarder son supérieur, pressentant que son grade prendrait cher. Ils repartirent, Shiho était en larmes et Ibiki furieux, la nuit finirait sûrement au poste pour eux. Yashamaru allait les accompagner pour porter plainte. Il enfila sa veste et leur donna quelques recommandations :

 

« Soyez sages, j’essayerai de ne pas rentrer tard.

-Oui, compte sur nous. »

         

Une fois seuls, les trois adolescents se regardèrent. Temari aurait voulu remercier ses frères d’avoir pris sa défense quand une odeur plus que suspecte se fit sentir. De gros nuages sortirent de la cuisine, on aurait cru que des guerriers indiens venaient de s’y installer.

« MON GRATIN !!! »

 

Kankurô se rua dans la cuisine pour sauver le malheureux charbon devenu immangeable. Gaara lui regardait le chat qui baillait et rejoignait avec bonheur le canapé. Il s’adressa à sa sœur avec le plus grand sérieux :

 

« Tu as vu ?

-Quoi ?

-Il nous a ramené le collier...avec une preuve pour accuser Shiho.

-J’ai vu. » Sourit-elle.

 

Elle se dirigea vers son animal et l’enlaça :

 

« Merci mon Cheira, tu ferais le meilleur chat-policier du monde.

-Chat...policier... »

 

Les deux frères étaient estomaqués, c’était tout ce qu’elle trouvait à dire ?!! Kankurô était même franchement effrayé :

 

« Temari...ce chat...n’est pas un chat !

-Et c’est quoi alors ? Un ornithorynque ?        

-Non ! Mais ça pourrait être la réincarnation de quelqu’un qui a commis une faute dans sa vie passée.

-Pratiquement dans le mille mon vieux. »

 

Temari attrapa son chat à bout de bras, puis regarda son frère d’un air suspicieux :

 

« Tu dis vraiment n’importe quoi.

-Sans pousser aussi loin que Kankurô, reconnais qu’il se comporte plus comme un humain que comme un chat. »

 

Temari haussa les épaules, elle était shintoïste, pas bouddhiste et ne croyait pas en la réincarnation. Et même dans le cas où ça existerait, quelle personne réincarnée viendrait à elle ? Son père ? Sa mère ? N’importe quoi !

 

 

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc )



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales