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Animes-Mangas

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Naruto

 [Grimoire Shikamaru the nerd
[Histoire Terminée]
Auteur: Yokai-chan Vue: 6283
[Publiée le: 2011-06-19]    [Mise à Jour: 2011-10-07]
13+  Signaler Romance/Humour Commentaires : 18
Description:
C'est l'histoire d'un mec qui rencontre une fille. Mais en fait, c'est pas si simple. Par terrible comme résumé ?

En gros, c'est un mélange de Roméo & Juliette, de la belle & la bête et de The Big Bang Theory. C'est mieux ? Non ?

Alors voici un extrait du premier chapitre:

"Donc, voilà, je suis un mec, j'ai seize ans, j'ai pas de problèmes de peau - Dieu soit loué - et je suis considéré comme un « geek ».
Si le fait d'avoir Linux, d'aimer Battelstar Galactica et Batman font de moi un geek, soit. Sauf que ça sonne comme une insulte dans la bouche de ces filles qui vous regardent de haut si vous avez le malheur de prononcer le mot « science-fiction ». Ce qui explique peut-être le fait que je n'ai jamais eu de copines pour l'instant…"

Shika/Tema rules !

[+13] pour langage vulgaire et allusions sexuelles (on dirait qu'ils ne pensent tous qu'à ça, je sais...)
Crédits:
Les personnages sont à Masashi Kishimoto.
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Partie 1

[3822 mots]
Publié le: 2011-06-20Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Connaissez-vous la sensation de se réveiller un beau matin, les rayons du soleil vous caressant doucement le visage, avec la conviction que cette journée sera excellente ?
Eh bien, pas moi.
Non, chez moi, pire que le clairon des militaires, c'est les hurlements de ma mère qui réveillent toute la maisonnée et, bien que la nature m'ait doté d'une capacité assez extraordinaire pour me rendormir dans n'importe quelle situation, j'ai plutôt intérêt à sortir du lit avant que ma génitrice ne monte les escaliers et arrache la porte de ma chambre de ses gonds pour entrer. Et j'exagère à peine, elle peut vraiment activer un mode
Berserker quand elle veut…

Bref, cette entrée en matière servait juste à présenter une journée banale dans la vie de Shikamaru Nara, lycéen ordinaire, quoiqu'un peu maltraité par sa mère, qui se débrouille comme il peut pour survivre dans la jungle hostile du bahut.

Faut vraiment que j'arrête de parler de moi à la troisième personne…

Donc, voilà, je suis un mec, j'ai seize ans, j'ai pas de problèmes de peau - Dieu soit loué - et je suis considéré comme un « geek ».
Si le fait d'avoir Linux, d'aimer Battelstar Galactica et Batman font de moi un geek, soit. Sauf que ça sonne comme une insulte dans la bouche de ces filles qui vous regardent de haut si vous avez le malheur de prononcer le mot « science-fiction ». Ce qui explique peut-être le fait que je n'ai jamais eu de copines pour l'instant…

Et puis il y a aussi le fait que je ne cherche pas non plus vraiment à avoir une petite amie, les filles qui posent sur le papier glacé des magazines que Naruto m'a prêté me suffisent…

Oh ça va ! Je sais que c'est un peu pathétique, merci.

De toute façon, avec les filles du lycée, les mecs comme moi n'ont aucune chance. Et je vous entends déjà, mais non, je ne suis pas moche ! En fait, objectivement, je suis même pas trop mal… Hormis le fait que je n'ai pas un iota de muscle, je suis de taille moyenne, bien proportionné - et ce, partout, si vous voyez ce que je veux dire… - et j'ai des cheveux noirs attachés en ce qu'on pourrait appeler un bordel de nœuds et d'épis mais qui me donnent un certain style - c'est toujours un atout séduction d'avoir l'air d'un palmier, non ?

Bref, je suis ni un canon, ni un pou et pourtant je suis toujours célibataire.

Mais l'explication est simple : dans mon lycée, toutes les filles sont soit, vraiment laides – c'est quoi ça la beauté intérieure ? - soit trop belles. Et quand je dis trop, ça veut dire carrément inatteignables pour nous les nerds qui n'existons même pas à leurs yeux.
Si je me lançais dans les métaphores grecques, je dirais qu'elles sont le Soleil et nous ce pauvre con d'Icare. Enfin, vous voyez le genre.

Malgré ce gouffre sociale entre elles et nous, ça n'a pas empêché certains de mes potes de tenter leur chance. Naruto Uzumaki par exemple, ce fondu d'informatique et de technologies est capable de pirater le site Internet de la NASA, de craquer n'importe quel mot de passe, de démonter et remonter un ordinateur avec trois grammes d'alcool dans le sang et pourtant il est obligé de sortir les pires conneries dès qu'il parle à une fille et il continue à les draguer même s'il ne se prend que des râteaux.

Faut dire aussi que les filles qu'il aborde font partie de la « dream team » du lycée, c'est-à-dire quatre filles qui possèdent un ego impressionnant, une arrogance rare et le Q.I d'une moissonneuse batteuse. Mais également une beauté parfaite et un corps sublime - ce qui compense largement le reste. Elles sont donc super populaires et l’envoie bouler encore plus rapidement que les autres filles.

D'ailleurs en parlant de ça, Choji, Gaara et moi étions posés dans l'herbe pendant la pause déjeuner quand nous vîmes Naruto venir vers nous avec un air déprimé.

Sakura-chan, m'a encore mis un vent, expliqua-t-il bien que nous avions déjà deviné ce qu'il c'était passé.

Sakura, c'était la fille qu'il poursuivait depuis plusieurs semaines bien qu'il était de notoriété public qu'elle était uniquement intéressée par un des beaux gosses du lycée, Sasuke Uchiha (qui n'en avait rien à faire d'elle, soit dit en passant).

J'comprends pas pourquoi tu t'acharnes avec ces bêcheuses, soupirais-je.

Parce que j'ai envie de baiser ! geignit Naruto en s'asseyant à coté de moi.

Bien sûr, l'objectif suprême du coït avec un membre du sexe opposé, consentante si possible. Bien que je me demande si la solution pour parvenir à copuler est, pour toi, la saouler jusqu'à ce qu'elle ne soit plus consciente de ses actes, fit Gaara sans lever les yeux du livre qu'il était en train de lire.

Choji et moi éclations de rire pendant que Naruto essayait d'atteindre Gaara en balançant une de ses baskets orange qui atterrit dans un buisson un peu plus loin.

Et aussi, arrête d'appeler ça « coït » et « copuler », dit Naruto en cherchant sa chaussure clopin-clopant.

Tu préfères que je dise « crac-crac boom-boom » ?

Ugh ! Finalement non, laisse tomber…

Après ce petit intermède, Naruto revint s'asseoir et commença à manger son déjeuner avec nous lorsqu'un événement indésirable et malheureusement quotidien nous dérangea. La fameuse « dream team » passa devant nous et s'adonna à l'un de ses passe-temps favori que j'avais oublié de mentionner : nous martyriser.

Alors les puceaux, toujours pas rentrés sur la planète Zébulon ? railla la pire des quatre, Temari, une grande blonde au corps de déesse avec un sens de la répartie particulièrement aiguisé.

Avec l'expérience, on a appris qu'avec Temari la meilleure façon de s'en sortir était de l'ignorer - comme si c'était possible - et c'est pourquoi nous de dîmes rien et attendîmes que les quatre filles soient hors du champ de vision.

Pourtant, juste avant de disparaître, je croisai le regard bleu pétrole de Temari et vit nettement qu'elle me souriait. Le genre de sourire en coin, complice et malicieux, comme lorsqu'on partage un secret coquin - pas que j'ai déjà partagé ce genre de secret avec qui que se soit mais j'ai une imagination fertile.

Un peu abasourdi et rêveur, je ne sus quoi penser de ce sourire. Sûrement un nouveau moyen de tourmenter ces pauvres otakus.

Ces filles… « La planète Zébulon », n'importe quoi, commenta Choji en mordant amèrement dans une chips.

Je crois que la véritable insulte se situait plutôt au début de sa phrase, répondis-je pendant que je me levais et mettais ma besace sur mon épaule. Mais t'occupes pas de ces pouffes, elles sont trop connes… Sans vouloir t'offenser Gaara.

Il n'y a pas d'offense, ma sœur est effectivement idiote.

C'est vraiment étonnant que Temari et toi soyez de la même famille, remarqua Naruto qui plaçait son casque branché à son iPod sur ses oreilles.

Je le sais. Mais c'est la vérité… j'ai fais des tests, répondit Gaara avec une certaine aigreur dans la voix. Mais, Naruto, pourquoi mets-tu tes écouteurs ? Le cours d'histoire commence dans cinq minutes.

Autrement dit, ma sieste digestive commence dans cinq minutes. Et la voix d'Anko me dérange, d'où les écouteurs.

T'as de la chance d'être un petit génie de l'informatique toi, fit remarquer Choji. Et Shikamaru a de la chance d'être un petit génie tout court, ajouta-t-il lorsqu'il me vit en train de bailler, signe que je risquais de passer les deux prochaines heures, tout comme Naruto, à ronfler comme un sonneur.

Génies ou pas, on risque de se faire décapiter si on arrive à la bourre chez Anko, alors bougez-vous, lançais-je plus pour éviter de revenir sur mes prétendues capacités de « génie », que par soucis de ponctualité.

Je n'en n'avais pas encore parlé je crois mais à ce qu'il paraît, j'ai une intelligence hors du commun. Eh ouais, ça vous la coupe, pas vrai ?

Ce qui est amusant c'est qu'on a décelé ça quand j'étais gamin alors ma mère pensait que j'étais sourd ou autiste à cause de mon manque de réactivité. J'ai donc passé des tests et il en est sorti que j'avais un Q.I. supérieur à cent cinquante points ce qui me classe parmi les dix personnes les plus intelligentes sur cette Terre.

Mais ce qui me fait le plus marrer dans tout ça, c'est que ma mère a dû se faire une raison et que le manque de réactivité de son fils unique était tout simplement dû au fait qu'il était un gros flemmard. Et aussi parce que je me suis toujours ennuyé en cours mais que j'ai toujours refusé d'aller en école spécialisée - que des tarés là-bas - ou de sauter des classes. Ils voulaient me faire passer le bac à treize ans… , j'aurai vraiment pas eu de vie sociale…

Bref, tout ça pour dire que même si je suis doué, je m'en vante pas et seuls mes trois meilleurs potes sont au courant au lycée. Et de toute manière, mon « super » cerveau ne me sert à rien pour emballer des nanas et désolé mais pour l'instant, à seize ans, c'est l'un des trucs qui me préoccupe le plus.

Monsieur Nara ! Vous ferriez-nous l'honneur de prêtez attention à mon cours ? A moins que vous ne connaissiez déjà tout sur les samouraïs ?

Merde, grillé en pleine séance de glandouille. Mais pourquoi moi d'abord ? Les trois quarts de la classe étaient en état de coma avancé et Naruto ronflait comme une tondeuse à gazon.

Veuillez me pardonner, Anko-senseï, marmonnais-je sans conviction.

Des excuses ne suffirons pas cette fois ! Allez donc en salle de travail où vous pourrez me faire une composition de milles mots sur le Japon Féodal.

Hein ? Vous déconn…

Mais avant que je n'ai pu finir ma phrase qui m'aurait valu un séjour chez le principal adjoint, Choji assis à coté de moi, m'avait écrasé le pied pour que je me taise.

Ravalant ma bile, je pris donc mes affaires et me dirigeai - en boitant légèrement - vers le couloir tout en regrettant que les portes coulissantes ne puissent pas être claquées lorsque je les refermaient derrière moi.

Putain de vieille conne mal baisée ! Elle me déteste parce qu'elle sait que je n'en ai rien à carrer de son cours et aussi parce qu'une fois, l'année dernière, j'ai fait remarquer qu'elle avait commis une erreur et qu'elle s'était vexée en me demandant si je pensais pouvoir faire son cours mieux qu'elle puisque « je connais tout sur tout ». Sauf que je l'ai fait, je suis allé devant la classe et j'ai fait le cours. Et elle a pas digéré le fait qu'il était effectivement mieux que le sien.

J'aurais pu faire pareil aujourd'hui… si seulement j'avais ouvert mon bouquin cette année.

Le temps de me remémorer ce doux souvenir, j'avais atteint la salle de travail au rez-de-chaussée et je faisais coulisser le panneau pour découvrir une salle quasi vide. Il n'y avait uniquement le pion sadique Ibiki et - j'eus la chair de poule en croisant son regard - la frangine de Gaara.

Tiens, Monsieur Nara, ça faisait longtemps. Anko-san vous envoie ?

Je grommelais une réponse au pion en m'asseyant à une table. Je choisis la plus éloignée possible de lui et de Temari, c'est-à-dire au milieu de la salle puisqu'il était à son bureau devant et elle à une table au fond.

Je sortis mollement une feuille et ma trousse et essayai de me remémorer tout ce que j'avais entendu sur l'ère Edo. Mais cette année j'avais vraiment rien foutu en histoire…

Plus les minutes passaient et plus les fissures au plafond me fascinaient ; y en a une qui ressemblait au Texas. Mais soudain, je sentis un truc dans mon dos. Au début je l'ignorai mais ça continua. Je consentis à me retourner pour constater que Temari me lançait des boulettes de papier depuis tout à l'heure pour attirer mon attention.

Enfin tu te retournes, Tête de bite !

Charmant.

Qu'est-ce que tu veux La Truie ?

Je sais que j'avais dit qu'avec elle il ne fallait pas répliquer mais Anko m'avait saoulé et puis elle n'avait pas tous ses potes à coté d'elle. Mais ma répartie la fit plus sourire qu'autre chose.

Comme si quelqu'un au monde trouverait un air de ressemblance entre moi et une truie.

Ben, déjà y a le caractère…

Ferme-là. Je voulais te demander un truc.

Je gardais pour moi que dans ce cas il ne fallait pas commencer par m'appeler « Tête de bite » et fis un effort pour l'écouter.

T'es plutôt malin comme mec, pas vrai ? Tu traînes avec Gaara et ses potes bizarroïdes hein ?

Ça veut dire que je fais pas partie de ses « potes bizarroïdes » ?

Tu l'es un peu moins. Bref, tu pourrais me rendre un service ?

Sérieusement ? Temari qui nous insultait à longueur de journées me demandait de lui rendre un service ? Nan, vraiment, c'était trop pour moi. Qu'elle aille se trouver un autre guguss, j'avais une compo' d'histoire à finir moi.

Alors, sans même me donner la peine de l'envoyer bouler, je me retournais et entrepris de rédiger une introduction. Sauf, que Temari n'est pas le genre de femme qui laisse tomber si facilement.

Elle attendit qu'Ibiki aille se chercher un café pour amorcer une manœuvre d'approche… très approchée. Le nœud de son uniforme défait, les trois premiers boutons de son chemisier ouverts, elle vint s'asseoir sur la table où j'étais en train d'écrire. Elle humidifia ses lèvres pulpeuses et croisa ses jambes dorées ce qui dévoila davantage ses cuisses dorées.

Juste devant moi, une fille tout droit sortie de Playboy. Bon sang ! Fallait que je me calme à tous prix.

- Je n'ai pas précisé que si tu acceptes, tu auras une récompense…

Et une nouvelle fois, elle me fit le sourire coquin accompagné d'un regard enflammé. Je déglutis difficilement sans pouvoir décoller mes yeux de son visage parfait.

J-je… Ok, dis toujours…

Et oui, la chair est faible. Et cette fille est démoniaque.

Temari devina immédiatement que j'étais sur le point de craquer et qu'avec un deuxième sourire, je serais près à jouer à la marelle sur une voie ferrée si elle me le demandait. Pourtant, elle décida d'être encore plus cruelle et d'un mouvement gracieux, elle descendit de la table pour se glisser sur mes cuisses, à califourchon sur mes jambes frêles. Je levais légèrement les yeux, je voyais sa bouche tentatrice. Je les baissais, j'avais son opulente poitrine en panorama haute définition. Je pouvais même voir le petit diamant qui ornait le centre de son soutien-gorge.

J'étais à deux doigts de perdre la raison mais avec un effort de volonté je fermais les yeux avant de me rendre compte de mon erreur. Les yeux fermés je ne pouvais pas voir ce qu'elle faisait avec ses mains…

Shikamaru, susurra-t-elle en déboutonnant les premiers boutons de ma chemise avec une main et en glissant l'autre à l'intérieur. J'ai besoin de ton aide. J'ai besoin de toi.

Je me mordais si fort la langue pour ne pas gémir que je sentis le goût métallique du sang envahir ma bouche. Comment une simple… femelle… pouvait réduire un homme - intelligent pourtant - à un état pareil ? Et malgré le fait que je sache qu'il ne s'agissait que de simples phéromones, il n'empêchait qu'à ce moment précis, son parfum, sa peau, ses mains, sa voix, étaient les seuls choses qui comptaient sur cette planète.

Tu veux bien m'aider à faire mon projet de fin d'année s'il-te-plaît ?

Des sons me parvenaient aux oreilles sans que je puisse en comprendre le sens mais à l'intonation plus aiguë à la fin de la phrase, je compris qu'il s'agissait d'une question, alors j'acquiesçai lentement sans réfléchir davantage - pas que j'en étais capable de toute manière.

Merci, t'es adorable. Viens chez moi demain à quinze heures.

Sans plus de cérémonie, Temari se leva, reboutonna son chemisier et alla s'asseoir à nouveau à sa table, au fond de la pièce. Elle remit rapidement ses affaires dans son sac et s'apprêta à partir puisque la cloche allait sonner d'une seconde à l'autre.

Au fait, bravo, y en a qui aurait bandé pour moins que ça. T'es pas impuissant au moins ? lança-t-elle encore avant de s'éclipser.

Dès qu'elle fut partie, j'y voyais déjà un peu plus clair et trois choses me sautèrent aux yeux :

Je venais d'accepter d'aider - c'est-à-dire de faire à sa place - le projet de fin d'année de Temari.

Il ne me restait plus qu'une heure pour faire ma composition d'histoire.

Je ne savais absolument pas quoi penser de ce qu'elle venait de me dire !

Après une dizaine de minutes, je dus bien me rendre à l'évidence : Temari avait mit mon cerveau K.O. et que je devais abandonner l'idée d'espérer finir cette composition à temps. C'est pourquoi je profitai d'un changement de surveillant qui remplaça Ibiki par Iruka et prétextai une envie pressante pour prendre mes affaires avec moi et m'éclipser du lycée.

Il faudrait bien un quart d'heure à Iruka pour se rendre compte de ma désertion mais étant sous sa responsabilité, il n'ira pas me dénoncer et je pourrai sécher peinard.

Les grilles du bahut franchies et la veste de mon uniforme qui pourrait me trahir, bazardée dans mon sac, je pus enfin m'en griller une pour me remettre les idées en place. J'allai dans le centre-ville surpeuplé où personne ne remarqua un adolescent banal en train de faire l'école buissonnière et pénétrai dans une salle d'arcade pour me défouler sur des zombis virulents pour surtout éviter de trop réfléchir.

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