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Animes-Mangas

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Naruto

Sept ans après Auteur: corny94 Vue: 21920
[Publiée le: 2014-10-07]    [Mise à Jour: 2017-12-29]
13+  Signaler Romance/Drame/Univers alternatif Commentaires : 80
Description:
Hinata Hyuga est une mère célibataire de vingt-cinq ans.

Une jeune femme qui fait face avec courage aux difficultés qu'elle rencontre. Trouver un travail stable, payer ses factures, économiser pour acheter un appartement bien à elle et par dessus tout s'occuper à plein temps de son fils. Keisuke. Aussi turbulent qu'attachant.

C'est là que revient son premier amour avec à son bras, une fiancée ! Faut-il souligner que ce dernier n'est pas au courant de sa paternité ?

Couples : Classique
Crédits:
Tout appartient à Masashi Kishimoto. Excepté Keisuke qui est à moi !

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CHAPITRE 7

[6699 mots]
Publié le: 2015-05-14Format imprimable  
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CHAPITRE 7 :

 

 

             Le temps s'arrête momentanément comme ma respiration. Il ne peut pas être là, c'est impossible. Surtout pas dans mon appartement. Surtout pas après que Naruto y soit venu il y a deux jours. Sauf qu'il est vraiment là, chez moi au bout de sept longues années sans nouvelles. Mon père est entouré de ces deux gardes du corps, dans son traditionnel kimono gris et austère. Je tente de me reprendre, d'abord ma respiration et ensuite la parole :

 

- Hyuga-sama, qu'est-ce que vous faites ici ? Bégayais-je pitoyablement.

- Tu compte me faire attendre dehors encore longtemps ? Rétorque-t-il froidement.

 

Toujours aussi aimable... Je me décale et lui indique le fauteuil où il peut s'installer. Ces gardes restèrent à l'extérieur tandis que je le rejoignais dans la pièce.

 

- C'est minuscule ici... Commente mon père après avoir observé autour de lui. Au point que tu doives dormir dans cette pièce visiblement.

- Vous souhaitez boire quelque chose ? Fis-je en ignorant son avis.

- Je n'ai pas de temps à perdre avec les courtoisies .

- Visiblement vous en avez assez pour donner votre avis sur l'endroit où je vis. Dis-je piquante. Comment saviez vous où je me trouvais ?

- Je sais tout ce qui ce passe dans mon manoir, en dehors et y compris l'emploi du temps de ton cousin Neji et à qui il rend visite.

 

Je trésaille une brève seconde.

 

- Il fait un travail plus que satisfaisant pour l'entreprise, enfin le travail que tu aurais dû faire toi si tu n'avais pas trahi notre famille. Mais je ne lui tiendrais pas rigueur de ces petits écarts.

- ...

- Où est ton enfant ?

- Votre petit-fils vous voulez dire ? Il dort dans sa chambre.

- Parfait, je voudrais...

- N'y pensez même pas. Vous ne le verrez pas, il en est hors de question.

- Tu ne m'aurais jamais parlé comme ça auparavant. S'offusque-t-il.

- Je ne pensais pas en être capable, enfin jusqu'à ce que vous vous débarrassiez de moi. Alors ne perdons pas de temps sur ma façon d'être impertinente et dites-moi pourquoi vous être venu me voir ?

- C'est à cause de ceci.

 

Il sortit un magazine de sa manche de kimono et me le tendit. Le papier avait pour gros titre en première page : "Le retour de l'enfant prodige : NARUTO UZUMAKI !", une photo de lui en gros plan s'y trouvait, tout sourire. Je l'ouvrais et  vis un article qui décrivais son enfance. Des parents décédés lorsqu'il n'était qu'un nourrisson, son oncle Jiraya l'a élevé pour ensuite devenir son manager au bord des bassins, que son parrain Iruka l'aidait à faire ces devoirs... Et grâce à une belle opportunité quelques années plus tard, il a pu signer avec le grand club de natation de Tokyo et qu'il y a croisé le magnifique regard de Shion Akuma, désormais sa fiancée. Charmante fiancée, mannequin international et héritière. Tout pour plaire à n'importe quel homme, ils sont ensemble depuis six ans. J'arrête ma lecture, je savais déjà tout ça.

 

- Je ne vois pas en quoi cela me concerne.

- Tourne la page, m'ordonne-t-il.

 

Je m'exécute et reste estomaqué lorsque je lis le gros titre :  "SCOOP : Naruto/ Shion, un couple en péril ?! Il revoit son ex !" En dessous se trouve une série de photo de Keisuke, Naruto et moi avec pour légende : "Depuis son retour à Konoha, l'Uzumaki a plus souvent été aperçue en compagnie de son ex petite amie qui n'est autre qu'Hinata Hyuga, héritière de l'entreprise Hyuga & Kimono que de sa fiancée ! Que se passe-t-il ?  Des témoins ayant assistés à leurs rendez-vous racontent..." Mes doigts se crispent sur le papier glacé. Il ne manquait plus que ça ! Mais comment on-t-il pu savoir où nous nous trouvions hier ? Qui a pu leur dire ?

 

- C'est lui n'est-ce pas ?

- Pardon ? Répondis-je sans comprendre.

- Je l'ai su quand je vous ai vu tous les trois sur cette photo. Comment est-ce que je n'ai pas pu m'en rendre compte plus tôt ? La ressemblance est tellement évidente. Comment se fait-il que les journalistes soient au courant ? Alors que je n'ai jamais su que tu avais un petit ami...

- Je pensais que vous saviez tout ce qu'il se passait sous votre toit ? Ironisais-je.

- Comment oses-tu rire de cette situation ? A cause de toi notre nom est exposé dans la presse à scandale ! Tu nous fais honte une fois de plus...

- C'est vous qui devriez avoir honte lorsqu'ils apprendront que vous m'aviez mis à la rue à cause d'un enfant hors mariage. Vous qui prônez le respect et la tolérance dans votre entreprise...

 

Je ne sais d'où me venait tout ce courage mais je n'avais rien à perdre.

 

- Si tu avais eu autant de cran auparavant et si tu n'avais pas eu d'enfant, tu aurais été à la tête de l'entreprise aujourd'hui. Quel gâchis !

- Quel dommage en effet. Rétorquais-je froidement. Et maintenant dites-moi ce que vous attendez de moi ? Vous ne seriez jamais venu jusqu'ici pour une simple réprimande.

- Je ne veux plus que tu sois vu ou que tu fréquentes cet homme à nouveau. Il est déjà fiancé à une héritière et il est inadmissible qu'on ajoute l'étiquette de maîtresse à ton palmarès.

- Et si je ne vous écoute pas, qu'est-ce qu'il se passera ? Vous allez me déshériter ? Mince, c'est déjà fait.

- Ne te moque pas de moi, Hinata, je ne suis pas stupide. Si tu ne m'as pas dévoilé son nom à l'époque, c'était pour ne pas ruiner sa carrière. Alors imagine si par hasard on apprenait qu'il avait un enfant illégitime ?  

- Si cela arrivait cela porterait autant préjudice à notre famille qu'à son image. Me défendis-je.

- Je suis prêt à parier que cela porterait plus préjudice à ce garçon qu'à nous. Il a abandonné sa compagne enceinte et sans le sous pendant que sa carrière prospérait au bras d'une jeune femme riche.

- Vous ne pouvez pas...

- Maman pourquoi tu cris ?

 

Je me retournais stupéfaite en voyant Keisuke, il se frottait les yeux d'une main et tenait sa peluche dans l'autre. Je m'approchais de lui pour qu'il ne voit pas mon père.

 

- Va te recoucher Kei-kun, il est encore tôt tu sais...

- Qu'est-ce que tu me caches ? Marmonne-t-il en me contournant. Bonjour, vous êtes qui vous ?

- Impertinent à ce que je vois... Souffla mon père après avoir jauger mon petit garçon.

- Pourquoi ce vieil homme est malpoli ? Je lui ai dis bonjour pourtant. Râle Keisuke. Ca veut dire quoi impertinent ?

 

Je pouffe de rire à sa remarque. La vérité sort toujours de la bouche des enfants. Je lui caressais les cheveux en cherchant une réponse convenable.

 

- C'est quelqu'un que je connais depuis longtemps. Mais tu étais un bébé la dernière fois que je l'ai vu.

- C'est marrant, dit Kei-kun en observant mon père. Vous ressemblez à tonton Neji mais vous avez les même yeux que tata Hana et maman...

 

Hiashi-sama cligne des yeux visiblement surprit.

 

- Est-ce... Vous êtes de la famille à maman, c'est ça ?! Insiste-t-il. Vous connaissez peut-être mon papy, le papa de maman ?!

- Bon sang, mon fils ne peut-il jamais se taire ? Pensais-je. Kei-kun...

- Oui je connais ton grand-père. M'interrompit-il à mon plus grand étonnement.

- Sérieux ?

 

Keisuke s'approcha alors de mon père et s'assit sur l'accoudoir de son fauteuil. Se rapprochement surprit autant mon père que moi mais il n'ajouta rien.

 

- Il est comment ?

- Pourquoi tu ne demandes pas ça à ta maman ? 

- Parce que quand je pose des questions sur son papa elle à toujours l'air triste... Chuchote-t-il. Il lui manque beaucoup.

 

J'ai honte... Mon enfant lit en moins comme dans un livre ouvert.

 

- Au lieu de déranger Hyuga-sama, tu ne voudrais pas déjeuner ?

- Mais...

- Keisuke. Répétais-je plus sévèrement. Dis au revoir au monsieur et va dans la cuisine.

- Au revoir Hyuga-san... Dit-il en serrant brièvement son grand-père dans ses bras.

 

Une fois la porte de la cuisine fermé, je me tournais vers mon père.

 

- J'aurais préféré que vous ne vous rencontriez pas et encore moins que vous vous parliez. Il s'attache trop rapidement. Il sera triste lorsque je lui dirais que vous ne vous reverrez pas...

- Je reviendrais.

- Qu-quoi ? Bégayais-je en pensant avoir mal entendu.

- Je m'en vais, j'ai des obligations. Notre discussion n'est pas terminé, je t'appellerai.

 

Prise au dépourvu, je compris qu'il partait quand la porte d'entrée se ferma derrière lui. Je me rendis compte que j'avais cessé de respirer lorsque l'air reprit sa place dans mes poumons. Je m'asseyais au bord de mon canapé-lit et plaçais ma tête entre mes genoux pour calmer et reprendre une respiration normale. Je ne saisis pas encore ce qu'il vient de se dérouler, ni ce que je ressens après avoir revu mon père. Ses tempes ont blanchis et une ride s'est formé entre ses sourcils à force d'être contrarié sans doute... Je ne sais pas pourquoi, je ne le trouvais plus aussi impressionnant que dans mes souvenirs.

 

- Il est parti ? Pourquoi t'es comme ça ? M'interrogea Kei-kun en se positionnant de la même manière que moi.

- Ca m'aide à me détendre, lui expliquais-je.

- C'est à cause du monsieur ?

- En quelque sorte, mon cœur. Revoir quelqu'un de ma famille m'a un peu stressé.

- Ah bon ? Pourtant tu avais l'air contente de le revoir...

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Je ne sais pas trop... C'est comme avec Naruto-sensei. Quand tu le regardes tes yeux ont l'air différents.

 

Il m'étonnera toujours... Oui, je suis heureuse d'avoir retrouvé mon père même si j'aurais préféré que cela soit dans d'autre circonstances. Au moins, il a dit qu'il me recontacterai... Peut-être.  Mais dire que j'avais l'air différente avec Naruto, c'est n'importe quoi !

 

- Tu sais que monsieur Naruto m'a parlé de toi à la piscine l'autre jour, quand il a fait le cours de natation. M'avoua-t-il doucement.

- Qu'est-ce qu'il a dit ?

- Il a raconté que quand que vous étiez petits, tu venais tout le temps le voir à la piscine. Même si tu étais très timide et que tu n'osais pas trop lui parler, il savait que tu étais là pour lui.

 

Je rougis en y repensant... C'était vrai. Vers l'âge de dix ans, je m'installais dans les gradins pendant ces compétitions. Je voulais le voir autant que je le pouvais même s'il ne me regardais pas encore comme moi je le regardais.

 

- Je sais qu'il a une amoureuse mais il est gentil...

- Malgré ce qui est arrivé hier, tu veux le revoir ?

- Oui ! S'enthousiasme-t-il. Et puis quand vous êtes tous les deux j'aime bien.

 

Il me dit ça avec un air innocent et jovial qui me rends coupable... Un jour Keisuke sera toute la vérité et il ne m'aimera peut-être plus.

 

- Tu sais ce que j'aime moi ? Lui demandais-je.

- Non ?

- Toi, tu es mon fils préféré !

- Mais c'est normal je suis le seul... Dit-il avec une moue.

- C'est vrai mais je t'aime jusqu'au fin fond de l'univers.

- Et moi dix plus que tout ce qu'il y a sur terre et dans le ciel !

 

* * *

 

Keisuke s'occupait tranquillement quand je rallumais enfin mon téléphone éteint depuis la veille : Vingt appels en absences. Cinq messages vocaux. Seize SMS. J'ouvre le journal d'appel : Yuhi-san, Neji, Shino, Kiba, Momochi-san et Naruto. C'est son numéro qui apparaît le plus... Au tour des SMS... Kiba : J'ai vu les journaux ce matin, c'est quoi ce bordel ? Tu vas bien ? Tu veux que je vienne te voir ?  Je m'inquiète tu ne réponds pas... Shino : Appelle-moi, on est tous inquiet. Neji : J'ai vu les journaux ce matin, je me suis chargé de tout. La presse ne te harcèlera pas sinon je les poursuivrais en justice. Hiashi-sama est au courant également, prépare-toi. Si il y a le moindre problème, contacte-moi. Appelle Tenten et Hanabi, elles sont aussi très inquiète pour Keisuke et toi... Prends soin de toi. Et puis il y a ceux  de Naruto : Pourquoi tu ne réponds pas ? Est-ce que ça va ? Tu es rentré chez toi ? Ecoute tes messages ! Comment va Keisuke ?  Rappelle-moi, je suis très inquiet... Bordel, réponds moi !

 

 J'appelle ma boîte vocale et écoute les messages qui m'ont été laissé : C'est Kiba, j'espère que tu es bien rentré chez toi avec Keisuke. Personne n'a de nouvelle de toi, on s'inquiète tous... Surtout depuis que Naruto est au courant. Mais tu me le dirais s'il se passait quelque chose n'est-ce pas ? Tu sais que tu es la personne la plus importante pour moi... Je... Rappelle-moi ok ?

 

- Oh, Kiba... Soufflais-je. Qu'est-ce qu'on va devenir ? Tu es mon ami le plus précieux mais je ne pourrais jamais te voir autrement.

 

Messages suivant : Tu ne réponds jamais à ton téléphone, bon sang ?! Je suis à deux doigts de débarquer chez toi. Est-ce que Keisuke va bien ? Putain, je suis désolé c'est Shion qui... Tu ne veux sans doute plus entendre parler de moi mais donne moi un signe de vie, s'il te plait... Au fait c'est Naruto. Celui d'après est encore de lui : Tu me détestes maintenant c'est ça ? Tout ça parce qu'elle voulait apparaître à la une de la presse... Je ne t'aurais jamais fait subir ça, surtout avec Keisuke, crois-moi. Je veux te voir pour qu'on en parle... Je te laisserais le temps qu'il te faut, juste dis-moi comment tu vas. Je... Salut.

 

J'étais déjà épuisée alors que la journée venait à peine de commencer... Mais décidée, j'appelais Kurenai. J'aurais dû le faire depuis longtemps. Elle décrocha à la première sonnerie :

 

- Comment as-tu osé m'éloigner de tout ça ?! S'écrit-elle avant que je ne puisse prononcer un mot. Tu ne m'as rien dis. Tu ne me fais plus confiance, c'est ça ? Ne me dis rien, je viens cette après-midi avec Atsumi et pas de mais !

 

Elle avait raccroché. J'espère que leur visite nous rendra le moral à tous le deux. En attendant, j'envoyais un texto à Kiba et Shino pour les rassurer. Je laissais un bref message à mon patron, Haku-san en lui disant que s'il ne voulait plus que je travaille pour lui je comprenais et je m'excusais une fois de plus pour la gêne que j'ai pu occasionner. Puis j'appelais Neji qui à ma grande surprise décrocha tout aussi rapidement que Kurenai :

 

- Tu vas bien ?! Nous étions morts d'inquiétudes. Comment va Kei-kun ?

- Il va bien et moi aussi autant que nous pouvons l'être après tout ce bazar. Il... Père est parti, il y a quelques heures. Confessais-je après un moment.

- Quoi ? Je m'en doutais. Il est partit très tôt ce matin pour une réunion, sans me demander de l'accompagner. Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

- Hormis me menacer ? Que j'avais une vie minable ? Que je lui faisais toujours honte ? Eh bien, il a rencontré son petit-fils. C'était... Etrange. Mais tu connais Kei-kun, il lui a presque sauté dessus. Il lui a demandé à quoi ressemblait son grand-père. Et il lui a fait un câlin pour lui dire au revoir. Tu aurais dû voir sa tête, ça c'était drôle !

- Tu n'as pas l'air trop secoué de l'avoir revu.

- Si, non... C'est juste que le voir après tout ce temps m'a soulagé. J'ai l'impression d'exister encore un peu pour lui.

- Hinata...

- C'est stupide, je sais... Il a dit qu'il m'appellerait.

- Non ce n'est pas stupide. Tu as le droit d'être heureuse, c'est ton père à après tout. Rétorque Neji tendrement. Je serais heureux si vous pouviez renouer des liens tous les deux. Au moins pour notre mariage à Tenten et moi. Et ça permettrait à Keisuke de rencontrer sa famille. D'ailleurs nous avons enfin fixer une date, tu recevras notre faire part dans la semaine.

- C'est vrai ? Génial ! J'ai hâte d'y être. M'exclamais-je enthousiaste. Encore mes félicitations.

- Merci. Je l'aime énormément tu sais...

- Et Tenten aussi. Elle te regardait avec tellement d'amour l'autre soir que s'en était dégoutant ! Riais-je.

- Hey ! Se plaint-il.

- Je rigole... Ca me manque de ne plus vous voir.

- Je sais moi aussi... Tu nous manque, me souffle-t-il. Je vais devoir raccrocher, je retourne travailler. N'oublie pas de répondre à l'invitation.

- Comme si j'allais dire non ! Salut Hanabi et Tenten de ma part.

- Sans faute.

 

* * *

 

- Tu veux colorier avec moi ? Me demande Keisuke lorsque j'entre dans sa chambre. Je te donne les dauphins.

- Mais c'est tes préférés...

- Je sais mais tu les aimes bien aussi et je préfère te voir contente.

- Qu'est-ce que tu veux savoir ? Demandais-je soupçonneuse.

- Comment tu savais ?!

- C'est moi qui t'ai mis au monde. Fis-je en haussant les épaules.

- Le, le monsieur de tout à l'heure, c'est mon papy, hein ?

 

Je chiffonne les coloriages qu'il m'a donné lorsque j'entends sa question. Mon fils voyant que je ne réponds pas poursuit :

 

- Parce que même si vous vous êtes criés dessus quand il te regardait... C'est comme quand toi tu me regardes.

 

Pourquoi mon fils est si intelligent ? Ca m'agace et me rends fière à la fois.

 

- Tu as raison Kei-kun, c'est ton grand-père.

- Sérieux ?

- Sérieusement. Corrigeais-je.

- C'est trop cool ! Ria Keisuke en tapant dans ces mains. Et c'était des gardes du corps avec lui ?

- Ton grand-père est quelqu'un de très important dans cette ville, il a sa propre entreprise. 

- D'accord, il est vieux mais il a la classe comme dans les films !

 

Je n'osais pas le contredire et me contentais de lui sourire. Je changeais de sujet et lui annonçais la venue de Yuhi-san et Atsumi.

 

- Quoi, Atsumi-chan vient à la maison ?! Mais ma chambre n'est pas rangé !

- En effet. Pouffais-je en regardant autour de moi. Tu devrais peut-être t'y mettre maintenant.

 

Il se leva et me poussa hors de sa chambre pour que je ne mette pas encore plus de bazar me dit-il en fermant la porte. La sonnette de l'entrée résonna peu de temps après. J'ouvrais et sans que je ne puisse saluer qui que ce soit, je fus prise dans une accolade étouffante :

 

- Yuhi-san, je, je ne peux pas respirer !

- Tu peux comprendre ce que j'ai pu ressentir quand je t'ai vu dans les journaux ce matin. S'écrit-elle en relâchant son étreinte. 

- Je sais, admis-je. Bonjour Atsumi, entre Kei-kun t'attends dans sa chambre.

- Merci tata Hina !

 

Atsumi partie dans le couloir tandis que nous nous installions dans le salon. Pendant que je préparais le thé, elle n'y alla pas par quatre chemins :

 

- Tu vas enfin me dire ce qu'il s'est passé avec Naruto ?

 

J'acquiesçais et m'exécutais. Je lui dis tout, comment Naruto et moi nous nous étions rencontré à la piscine, comment sa fiancée a débarqué sur mon lieu de travail comme une furie, Naruto qui vient à mon appartement, moi qui dévoile la vérité sur Keisuke, Naruto et moi qui souhaitons repartir sur de bonne base pour notre enfant. Et puis le désastre de la veille lorsque Shion arrive presque accompagné de photographe... Ainsi que la visite de mon père le matin même. A la fin de mon récit, je suis à bout de souffle. Tant de choses se sont passés en à peine quelques semaines que je n'en reviens pas.

 

- Donc d'après ce que j'ai compris, tu ne lui a pas laissé le temps d'éclaircir la situation au sujet de son couple.

- Pour qu'il me dise qu'au final qu'il est plus heureux sans moi ? Non merci.

- S'il n'a pas pu te parler, tu n'en sais rien. Soupire Yuhi-san. J'ai surtout l'impression que cette histoire est un gros malentendu.

- Que... Pourquoi tu le défends tout à coup ? Il n'y a pas si longtemps tu aurais été la première à le dénigrer.

- C'est moi qui lui ai donné ton adresse l'autre jour. M'avoue-t-elle. D'ailleurs il t'attends dehors, je l'ai fais venir avec moi.

- Quoi ? Pourquoi tu aurais fait une chose pareille ?! M'écriais-je étonné.

 

Je suis tétanisée, ce n'est pas possible. Je n'y crois pas.

 

- Hinata, si j'ai fais ça c'est avant tout pour toi. Se justifie-t-elle Vous n'avez jamais eu l'occasion de tout vous dire en face. Et quand il est venu me voir sur mon lieu de travail il y a quelques jours, il m'a fait de la peine. Il ne savait pas comment rétablir le contact avec moi. Malgré ce qu'il t'a fait vivre, Naruto n'a jamais été le genre de garçon à te faire souffrir sciemment. Il regrette vraiment la manière dont il a agit envers toi et tu le sais.

- Mais... 

- Pas de mais, Hinata. Je sais que tu meurs d'envie de lui pardonner, ne me fait pas croire le contraire. Ton regard est le même quand tu parles de lui... Celui-là même qui était plein d'admiration, de respect et de sentiments il y a quelques années. Me dit-elle en posant une main rassurante sur mon épaule. Tu as le droit de l'aimer malgré le temps qui a passé.

 

Et sans comprendre, des larmes surgirent de mes yeux et dévalèrent mon visage. Pourquoi fallait-elle qu'elle ait raison ? Pourquoi je ne pouvais pas contrôler mes sentiments ?

 

- Pourquoi on ne peut pas choisir de qui on tombe amoureux ? Soufflais-je en essuyant mes larmes.

- Parce que sinon ça serait trop facile... Me répond Yuhi-san en m'enlaçant.

- Je ne veux pas revivre ça... Espérer quelque chose qui n'arrivera plus, je ne pourrais pas le supporter.

- Qui te dis qu'il ne ressent plus rien pour toi ?

- Il est fiancé. Rétorquais-je catégorique. C'est pour ça qu'il est revenu, pour nous l'annoncer.

- Tu penses vraiment qu'il a fait tout ce chemin depuis Tokyo et qu'il est resté plusieurs semaines uniquement pour annoncer ces fiançailles ? . Maintenant vas-y... Tu auras le loisir de me détester après, si tu le souhaites. Mais fais moi confiance.

 

Elle me connaissait si bien. Oui, je souffrais mais si je me répétais sans cesse qu'il n'y avait plus rien entre nous, mes sentiments pour lui disparaitraient peut-être. C'est ce que je croyais. Sauf que ce n'est pas le cas, je n'ai jamais pu oublier. Jamais.

 

Je prends une longue inspiration et me lève enfin sous le regard inquiet de Yuhi-san et me dirige à porte d'entrée. Lorsque je l'ouvre, Naruto est là devant moi. Il a l'air presque soulagé de le voir. Je ne sais pas quoi faire, ni quoi dire. Et il est hors de question que je fasse le premier pas, c'est lui qui doit se justifier de ses actes, pas moi.  

 

- Salut... M'interpelle ce dernier.

 

Je passe devant lui en l'ignorant mais visiblement Naruto ne l'entendait pas de cette oreille. Il me barra soudainement la route de son mètre quatre-vingt. 

 

- Ca suffit maintenant ! S'emporte-t-il. Tu vas me laisser m'expliquer pour une fois ?! Parce que depuis que je suis revenu à Konoha, j'ai compris que tu m'en voulais d'être parti et pour notre séparation. Et j'ai compris que tu avais encore de la rancune envers moi. J'ai capté tout ça. Mais aujourd'hui, il est temps que je donne mon point de vue. Pour commencer, les paparazzis c'est Shion qui les a appeler, pas moi. Elle voulait se faire de la pub. Je n'aurais jamais pu faire ça à Keisuke ou à toi, jamais, tu m'entends ?

 

J'acquiesce. Naruto n'est pas quelqu'un qui s'énerve facilement mais lorsque cela arrive, il faut le laisser se défouler.

 

- Viens avec moi, on n'a pas fini de discuter mais je préfère qu'on le fasse dans un endroit tranquille.

 

Il attrapa ma main dans la sienne et me guida jusqu'à sa voiture. C'est peut-être idiot de penser à ça mais je ne savais même pas qu'il avait son permis. Naruto a raison, je ne lui ai jamais donné l'occasion de donner son opinion. Je me tais alors et me laisse conduire bien sagement. Au bout de quelques minutes, je reconnais l'un des quartiers les plus chers de la ville dans lequel nous roulons... Il s'arrête quelques instants devant un portail fermé et l'ouvre à l'aide d'un bouton sur son porte-clés. Nous traversons une allée bordé d'arbres qui m'empêche de voir ce qu'il y a au bout du chemin.

 

- Nous sommes arrivés. Me dit-il après que nous nous soyons garés.

 

Je sors de la voiture sans un mot. Même si le jardin paraît à l'abandon, la maison qui se trouve devant moi est sublime. J'ai connus cette endroit il y a longtemps.

 

- C'est la maison de tes parents, n'est-ce pas ? M'exclamais-je toujours en admiration.

- Oui, j'ai réussis à la racheter il y a quelques jours.

- C'est génial, toi qui rêvait d'y vivre ! Dis-je réellement enthousiaste pour lui.

 

A la mort de ces parents, disparus dans un accident de la route, l'oncle de Naruto, Jiraiya avait dû revendre la villa familiale pour un appartement plus petit afin de subvenir à leur besoin sur le long terme. Je sais que c'était un de ces plus grand souhait d'y retourner.

 

- A une période je partageais l'envie d'y vivre avec toi, tu le sais. M'avoue-t-il en se tournant vers moi.

 

Son regard limpide rencontre le mien, cela me déstabilise au plus profond de mon être mais je ne laisse rien paraître.

 

- Oui peut-être, il y a longtemps. Avant que tu ne la rencontre.

- Faux. Je le souhaite toujours et je n'ai jamais cessé de le vouloir.

- Menteur. Crachais-je presque. Tu es encore avec elle aujourd'hui.

- Non, Hinata. Nous ne sommes plus ensemble depuis quelques mois en réalité.

- Qu-quoi ? Bafouillais-je sous le choc.

- En fait si tu avais bien voulu m'écouter dès le début, tu l'aurais su. Lors de cette fameuse soirée où je l'ai rencontrée, Sakura venait de m'envoyer une énième photo de Kiba et toi. J'ai voulu oublié ça dans l'alcool, j'ai bu, énormément. C'est à ce moment-là qu'elle est apparu. Ces yeux m'ont rappelés les tiens... Alors j'ai cédé à ces avances, facilement, je te l'accorde mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Je pensais à tord que tu voyais Kiba dans mon dos. Alors oui, j'ai passé la nuit avec elle et oui je t'ai trompé. Le lendemain, les photographes nous ont surpris à la sortie de l'hôtel. Je te laisse imaginer le scandale qui se préparait... C'est là que Shion a insisté pour officialisé notre relation car sinon ma carrière et la sienne aurait pu en pâtir. C'est dans les jours qui ont suivis que nous avons eu notre dernière conversation... Je pensais que tu me quittais pour Kiba alors que j'ai pris les devants. Sans savoir que cela allait chambouler nos vies.

 

Je reste interdite plusieurs secondes face à ces révélations mais j'ai tout de même retenue une chose :

 

- Comment as-tu pu croire que je te trompais ? Tu avais si peu confiance en moi ? Alors que moi, je ne t'aurais jamais cru capable de...

- Je te faisais confiance, pourquoi tu en doutes ?

- Tu veux rire ? M'emportais-je.  Après toutes les années à t'aimer sans limite, à te faire une confiance aveugle... Au premier doute, voilà comment tu me remercie ? Tu n'as même pas penser à m'en parler directement !

- Sakura m'envoyait sans cesse des photos de vous, toi qui riait, lui qui te prenait l'épaule accompagné de petits commentaires sur ta relation un peu trop amicale avec lui, bien évidemment que je l'ai cru. C'est ma meilleure amie, bon sang ! Pourquoi m'aurait-elle mentie ?

- Tu n'as jamais trouvé ça bizarre ? Qu'elle passe ses journées à m'espionner uniquement lorsque je me trouvais avec lui ?

- Non, je...

- Je suis certaine qu'en réalité je n'étais pas seule avec lui. Le stoppais-je. Avant que l'on se sépare et que tu étais Tokyo, je faisais toujours en sorte de ne pas être en tête à tête avec Kiba. Parce que je pensais à toi avant tout et que je ne voulais pas te blesser. Par respect pour toi, je faisais attention à ce que je faisais malgré que ce soit mon meilleur ami. Ce qui n'était pas ton cas visiblement, en ce qui concerne Haruno-san. Vous avez toujours eu un lien spécial tous les deux comme Kiba et moi. Sauf que tu ne supportais que je sois avec lui alors que toi tu te permettais de passer du temps avec elle.

- Pardon ? On parle des nombreuses fois où il venait te chercher à tes cours de peintures pendant que je m'entraînais ? Où à la pause déjeuner ? Il te tournait autour constamment. J'avais de quoi être inquiet, tu ne crois pas ?

- JE n'ai jamais annulé un rendez-vous pour aller voir Kiba. JE n'ai jamais loupé un anniversaire pour consoler Kiba d'une énième peine de cœur. JE n'ai jamais raté une de tes compétitions pour lui... Rétorquais-je avec véhémence les larmes aux yeux.

- Je, je ne m'en étais pas rendu compte. Dit Naruto stupéfait.

 

Heureusement que nous sommes dans l'enceinte de la maison sinon tout le quartier nous aurait entendu. Je me tourne une nouvelle fois vers cette dernière pour reprendre contenance. Elle est plutôt traditionnelle comme celle des Hyuga. Il manque quelques tuiles mais il aura vite fait de la remettre comme neuve. Au moins nos retrouvailles m'aura permis de déverser toute ma rancœur. Je me sentais enfin plus légère. Même si je ne me serais jamais douter que Sakura soit l'instigatrice de ce gros malentendu. Si elle ne s'était pas immiscé dans cette histoire, nous n'en serions pas là aujourd'hui.

 

- Tu l'as revus ? L'interrogeais-je.

- Qui ça ?

- Est-ce que tu as revu Haruno-san depuis cette soirée ?

- Ou-oui, elle assiste souvent à mes entraînements et on va boire un verre de temps en temps...

- Tu vois, rien ne change... Elle passera toujours avant le reste, avant moi, avant Akuma-san et qui sait peut-être avant Keisuke.

- Elle n'est jamais passé avant toi ! S'emporte à nouveau.

- Alors pourquoi est-ce que tu l'as cru elle et pas moi ?! M'écriais-je. Si tu m'avais seulement posé la question, rien de tout ça ne serait arrivé !

- Mais on peut arranger ça. Rétorque Naruto en posant une main sur mon bras.

 

Je reculais, je ne voulais pas qu'il me touche. Je ne voulais plus subir ce que j'ai ressentis auparavant, ce que je ressens encore aujourd'hui. Pourquoi tout cet amour ne c'est pas atténué avec le temps ?

 

- Si j'ai fais tout ça, c'est pour l'image de sa famille...

- Depuis quand est-ce tu te soucis de ce qu'on pense de toi ?

- Je le devais pour réaliser mon rêve. Et cela m'a prit six ans pour y arriver. Si je me trouve devant toi aujourd'hui, c'est pour te dire que j'en ai marre de faire semblant. Il faut que tu saches que je n'ai passé qu'une seule et unique nuit avec Shion. Et c'était il y a sept ans. Jamais une de plus.

- Mais, vous êtes... Etiez fiancés ? D'ailleurs pourquoi tu es venus avec elle, si vous êtes soi-disant séparés ? Elle est au courant ?

- Elle s'est proclamée comme telle et s'est acheté une bague toute seule. Oui, elle sait que je veux qu'on se sépare mais elle a dû mal à l'accepter.

- C'est normal, elle est amoureuse de toi. Conclus-je. Après toutes ces années, elle doit vouloir quelque de chose de concret pas une séparation.

- Non, j'ai été claire avec Shion. Je n'ai pas de sentiment pour elle et elle restera une simple amie quoi qu'elle fasse.

 

Je suis confuse, perdue. Ses confessions me laisse entrevoir de l'espoir... Et mon cœur qui n'arrête pas de battre la chamade.

 

- Je sais que tu as besoin d'un moment pour assimiler ce que je viens de te dire mais il faut que je te montre l'intérieur de la maison.

 

Il me prit une nouvelle fois la main, je me laissais faire encore trop perturbé pour réagir. Naruto nous fit entrer dans la villa. De l'extérieur la maison semblait grande et une fois à l'intérieur elle semblait encore plus immense. L'entrée était impressionnante, une magnifique hauteur sous plafond dans les tons beige éclairé par un puits de lumière. Sauf que je n'eus pas le loisir d'admirer la pièce trop longtemps que Naruto me tira vers l'escalier.

 

- Je te montrerais le reste plus tard mais pour l'instant il y a quelque chose de plus important que tu dois voir.

 

L'escalier était fait d'un bois clair qui grimpait le long du mur pour déboucher sur l'étage supérieur. Il y avait un palier avec une bibliothèque qui prenait un mur entier remplit livre ainsi que quelques trophées, au centre de la pièce se trouvait une table basse entouré d'un canapé et de deux fauteuils en tissu bordeaux. De chaque côté de la bibliothèque se trouvait une porte. Il ouvrit celle de gauche, nous traversâmes un couloir jusqu'à atteindre une autre porte close.            

 

- La maison est assez grande pour que Keisuke ait sa propre chambre, si tu le souhaites évidemment. Mais je voulais te montrer ta pièce, à toi.

- Ma quoi ?

- Un endroit pour toi, pour que tu puisses peindre ou lire ou ce que tu auras envie de faire. Elle a la plus belle vue de la maison et la meilleure lumière. Et avant que dise quoi que ce soit entres, s'il te plaît.

 

Je ne pouvais pas dire non lorsqu'il me regardait de cette façon, même si j'avais au moins une dizaine de raison de ne pas lui obéir. Plus vite j'aurais vu cette endroit, plus vitre j'en sortirais, me répétais-je au moment où j'ouvrais la porte. Je restais un instant bouche bée par ce qui se trouvait à l'intérieur. La pièce était d'un blanc immaculé, le sol était en parquet et il y avait une immense fenêtre qui donnait sûrement sur le jardin qui baignait la pièce de lumière. Parfaite pour peindre. Mais ce qui m'a le plus chamboulé fut le chevalet au milieu de la pièce avec une toile vierge posé dessus. J'étais entrée dans l'atelier sans m'en rendre compte pour admirer le matériel de plus près. Cela faisait des années que je n'en avais pas vu, par manque de temps et de moyen. Cet endroit était l'atelier de mes rêves les plus fous.

 

- Je... C'est super que tu ais gardé une chambre pour Keisuke, je t'aiderais volontiers à l'aménager.

- Et qu'est-ce que tu penses de cette pièce ?

- Je ne pense pas en avoir l'utilité.

- Pourquoi ?

- Parce que je me vois mal passer mon temps ici, chez toi hormis pour Kei-kun. Tu me dis que tu es séparé d'Akuma-san mais aux yeux de tous et des miens vous êtes toujours ensemble. Et jusqu'à preuve du contraire, je ne peux pas croire que tu sois rester avec elle sans le moindre sentiment ou même la toucher pendant tout ce temps-là.

- Qu'est-ce que je peux faire pour que tu me crois ?

- Je n'en sais rien Naruto... Je veux juste rentrer chez moi, je ne me sens pas très bien, pas après tout ce que tu viens de me dire.

 

* * *

 

Lorsque je regagnais l'appartement Yuhi-san vint à ma rencontre sur le pas de la porte.

 

- Alors ? Me demanda t'elle anxieuse.

- Il m'a montré sa nouvelle maison. Il m'a offert deux pièces de sa villa. Une chambre pour Kei-kun et un atelier pour moi.

- Ce n'est pas un peu étrange, il est fiancé non ?

- Oui, non, je ne sais pas trop. Selon lui, ils sont restés ensemble pour couvrir une histoire sans lendemain et protéger leurs carrières respectives. Mais j'ai du mal à y croire que ça soit uniquement pour ça qu'il est resté avec elle.

- Je ne connais pas le Naruto d'aujourd'hui, c'est vrai. Cependant le Naruto adolescent ne mentait pas et encore moins sur ces sentiments.

 

Je restais silencieuse, je savais qu'elle avait raison. Naruto ne m'avait jamais mentis, jamais. Mais n'avait-il pas mentit au monde en restant avec une femme qu'il n'aimait pas ?

 

- Je vois bien que cette histoire te perturbe. Il faut que tu y réfléchisses à tête reposé pour savoir quoi faire. Et tu sais quoi ? Je reste dîner ce soir, un repas entre femmes qu'en dis-tu ? Me proposa Kurenai.

- Ca serait génial... Tu as raison comme d'habitude.

 

 

A suivre...

Réponses aux commentaires :

 

evaha07 : Félicitations, tu seras la première à qui je répondrais ! ;) Merci de ton commentaire et j'espère que ce long chapitre t'auras convaincu ? Oui le père d'Hinata est de retour et ce n'est pas fini, il reviendra ! Hélas je n'ai pas prévu le meurtre de Shion dans les prochains chapitres... Dommage, hein ? Haha, à bientôt ? :)

En visite, Yakihio : Merci d'être revenue commenter ^^ Du coup dans quel catégorie tu classes Hiashi Hyuga ? Parce que je ne te l'ai surement pas rendu sympathique avec cette brève apparition !

enzila : Je suis heureuse que ma fiction te plaise. Shion ne créer pas le scandale, c'est LE scandale ! Une diva si tu préfère... Je compte "régler son compte" à Sakura bientôt, la vraie méchante ! >< J'espère trouver un nouveau commentaire de ta part pour ce chapitre : )

Taraimperatrice : Saaaaluuuuuuuuuttttt ! Je suis certaine que tu as été rassasié avec ce long chapitre ? Tu as vu juste elle s'est faite réprimander par son père, pour changer. Je suppose que tu détestes encore plus Sakura après ce chapitre? En tout cas merci de venir commenter le nouveau chapitre à chaque fois. Du coup j'attends toujours le tiens maintenant :)

 

Commentaire de l'auteur Bonjour, je suis encore en retard je le sais sauf que j'ai une excuse cette fois-ci ! J'ai enfin eu ma première semaine de vacance depuis Août, j'avoue ne pas avoir fait grand chose mais bon... J'ai été productive étant donné la longueur de ce chapitre, le suivant ne sera pas aussi long mais plus rapide à venir. Je vous dis à bientôt ! :)
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