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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 187 lectures  - 1 commentaire [21 novembre 2021 à 14:54:06]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

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Naruto

Rock City Boy Auteur: jessnal Vue: 5147
[Publiée le: 2011-12-12]    [Mise à Jour: 2012-05-27]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 66
Description:
De retour à la vie parisienne... Miwaku tente de se reconstruire comme elle le peut. Mais c'est sans compter l'acharnement de ses amis de Konoha, décidés à franchir la barrière séparant leurs mondes pour la retrouver et la ramener avec eux.
Venez suivre les aventures d'un quatuor de ninjas perdus dans les rues de Paris. Beaucoup d'obstacles se dresseront sur leur route et ils devront affronter des ennemis redoutables : le métro et le macdo... entre autres.

Cette fiction est la suite d'Apple and Ananas, que je vous conseille de lire pour une meilleure compréhension de l'histoire.
Crédits:
Masashi Kishimoto
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Chapitre 12

[3272 mots]
Publié le: 2012-05-27Format imprimable  
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Le temps s’arrête parfois d’une étrange façon. Il fige tout autour de nous et plus rien n’a d’importance que l’instant présent. C’est bien mieux ainsi. Ce bref instant, fixé dans une réalité qui nous dépasse en reste davantage scellé dans nos cœurs. Ce moment si court a tant d’effet… on ne respire plus, on ne pense plus, on n’existe plus… nous sommes juste victimes d’une émotion plus forte que nous.

C’était exactement ce que Miwaku ressentait. C’était exactement ce que Shikamaru ressentait.

Emprisonnés l’un et l’autre dans le même regard, le même battement de cœur suspendu, ils ne pouvaient plus faire fonctionner quoi que ce soit dans leur corps. Ni raison, ni mobilité, il n’y avait plus rien de valide.

Tout était réduit à néant devant cette force démesurée qui se présentait à eux. Chacun devait rompre avec le fardeau qu’il avait trainé depuis plus d’un an, il fallait couper la chaine du manque qui les avait anéantis et se retrouver…

Cela paraissait trop facile. Cela ressemblait trop aux rêves qu’ils avaient souvent faits lorsque le désespoir se faisait sentir. Devaient-ils s’accrocher à cette vision, ce mirage, cette impossible rencontre ?

Miwa fut la première à réagir et dans un souffle apparut le nom qu’elle avait banni de son langage, nom qu’elle ne voulait plus se risquer à prononcer après l’avoir hurlé trop de fois dans la nuit froide.

- Shi… Shikamaru…

Il s’échappa de ses lèvres, comme délivré. Ce nom avait subi l’emprisonnement au sein même de son corps. Enfin, il s’envolait et trouvait l’oreille qui lui était destinée.
Cet appel le fit fléchir et il tomba en face d’elle. À genoux l’un devant l’autre, trempés par la pluie, trainant dans la boue, ils se scrutèrent. Il ne s’agissait pas là de banales retrouvailles, il s’agissait d’une nouvelle rencontre.
Le premier sentiment qui vint à Shikamaru fut la stupéfaction. Bordel, elle était toujours aussi belle, toujours aussi envoutante. Elle ne faisait rien pour, c’était naturel, inné chez elle, et l’innocence qui se dégageait de sa beauté ne faisait que l’amplifier. Des larmes silencieuses inondaient ses joues, larmes qu’il ne supporterait jamais, quand bien même elles seraient de joie.

Il avança doucement son bras autour d’elle et la plaqua contre lui. Premier contact depuis ce qui leur avait paru une éternité. À peine se touchèrent-ils que les aiguilles se remirent à tourner, la pluie à tomber et la gravité à exercer sa force.

Ils y étaient… là, ensemble, pour de vrai.

Miwaku se laissa porter par cette étreinte une dernière seconde, puis s’accrocha à lui de toutes ses forces. Elle s’écartait de lui, prenait son visage entre ses mains, le regardait, l’étreignait à nouveau, le regardait encore, suffoquant sous le rythme de son cœur affolé.

C’était trop pour les nerfs de la jeune femme, au dessus de ce qu’elle avait pu concevoir. Il était là, en chair et en os, émanant cette délicieuse odeur dont elle avait oublié les essences, l’enveloppant de toute sa force et de toute la détermination dont il avait fait preuve pour enfin être à ses côtés.

Il la saisit pour la serrer contre lui, encore plus fort. S’il avait pu la faire rentrer dans sa chair, il l’aurait fait. Il s’imprégnait d’elle à nouveau, sentant de violent frisson saisir son corps tout entier lorsqu’elle s’agrippait à lui, désireuse d’être encore plus proche. Elle était là, plus belle et fragile que jamais, s’accrochant désespérément à lui, lui transmettant toute la force de son amour qui n’avait jamais cessé de grandir.

Il existe des amours qui faiblissent, qui se perdent et meurent. Celui de l’Ananas et de la Pomme n’en faisait pas partie. Quelque soient les barrières qu’ils avaient rencontré jusqu’alors, jamais il ne leur était venu à l’idée de s’oublier. Renoncer… peut être, mais jamais il n’aurait pu étouffer la moindre étincelle. De toute façon, il en avait conscience, le feu de leur amour était un brasier destructeur, autant ne pas essayer de contrôler quoi que ce soit.

Shikamaru écarta Miwaku presque brusquement. Cette dernière ne supporta pas d’être détachée de lui et renoua aussitôt ses mains derrière sa nuque.

Il attrapa sa petite tête brune pour la regarder dans les yeux le plus gravement du monde. Les larmes se déversaient toujours sur ses joues qu’il effleura des pouces pour les sécher.

- Miwa… je…

Les mots ne sortaient pas, sa voix était terriblement enrouillée.

Elle le guettait, accrochant son regard à chaque parcelle de son visage. Ses yeux, sa bouche, sa mâchoire, elle redessinait inlassablement les traits du visage du jeune homme.

- Je…

Shikamaru ne se rendait même pas compte qu’il n’arrivait pas à placer une phrase complète. Sa préoccupation première battait des cils et le couvait d’un regard qu’il ne lui connaissait pas. Les mots se confondaient les uns avec les autres, embrumant même ses pensées. S’il n’y avait eu que le langage, il aurait certainement pu s’y retrouver.

Il essaya une nouvelle fois d’ouvrir la bouche pour lui parler, il le devait. Il avait tant de choses à lui dire… Mais au moment même où il essaya de reprendre la parole, les lèvres de Miwaku s’emparèrent des siennes avec une rare violence.

Leurs cœurs bondirent, s’arrachèrent certainement, il ne pouvait en être autrement. Et s’épancher encore et encore sur la puissance de leurs sentiments serait inutile. À quoi bon perdre son temps à décrire ce qui ne peut l’être ? C’était fort, c’était beau, c’était insensé, c’était leur amour.

 

~*~

 

Appuyé dans l’encadrement de la porte fenêtre, Sasuke Uchiha ne pouvait s’empêcher de sourire en faisant semblant de s’impatienter. Il avait senti la présence de Shikamaru au moment même où ce dernier avait posé un pied pourtant discret sur le toit.

Pour avoir lui-même été séparé une éternité de l’amour de sa vie, il comprenait parfaitement ce que les deux amants pouvaient ressentir, aussi il attendait le moment propice ou il pourrait se manifester. Ne rien gâcher, ne rien compromettre, ces minutes fugaces leur appartenaient.

À bout de souffle, Miwa détacha enfin ses lèvres de celles de Shikamaru qui ne l’entendait pas de cette manière. Il se mit à embrasser avec précipitation chaque petite parcelle de son visage, ses joues, son front, son nez, ses paupières closes…

- Tu m’as manqué souffla-t-il avant de la serrer à nouveau contre lui.

- Tu n’as pas idée… soupira doucement Miwa. 

Il la soutint et ils se redressèrent ensemble sans se lâcher du regard. Ils étaient dans des états lamentables, couverts de pluie, de boue et de larmes et cela la fit rire. Elle se mit à rire contre son torse. Depuis combien de temps cela ne lui était-il pas arrivé ? Elle ne se l’expliquait pas, mais c’est ainsi qu’elle relâcha la tension qui les avait suspendus un bref instant, les avait emportés dans une autre dimension ou plus rien n’existait si ce n’est l’être aimé.

Shikamaru caressa sa joue et se mit à rire aussi, c’était irrévocablement contagieux et mélodieux. Il ne connaissait aucun son qui ne valle celui là, le rire de Miwa était ce qu’il avait de plus précieux.

Il souleva doucement l’une de ses mains pour présenter à la jolie brune exaltée le médaillon qui lui avait échappé plus tôt. Il l’avait saisi au vol dans un reflexe inespéré. Aussitôt, elle releva ses cheveux pour qu’il lui attache autour du cou, c’était sa place. Lorsqu’il eut fini de se débattre avec le fermoir du bijou, la voix grave et imposante de l’Uchiha retentit, les sortant de leur contemplation.

- Miwa ? Kim se réveille.

Elle se mordit la lèvre. Elle l’avait complètement oublié. Après un bref coup d’œil à droite et à gauche, elle saisit la main de son ananas et bondit en avant pour atterrir avec souplesse sur le balcon.
Elle s’était interdit ce genre de manipulation « ninja » lors de son séjour, mais cela n’avait plus d’importance. Elle le sentait, bientôt elle retrouverait les siens.

 

~*~

 

Shikamaru se délecta de l’eau tiède qui ruisselait sur sa peau. Il était légèrement penché en avant, la tête reposant sur son avant bras lui-même appuyé contre le carrelage froid. Devant l’état pitoyable ou elle l’avait retrouvé, Miwa lui avait aussitôt proposé de prendre une douche. Il frotta le sang séché sur son visage, dernière trace de son combat sur les toits parisiens contre Neji.
Il n’arrivait pas à se comprendre lui-même. Qu’est-ce qu’il lui avait pris tout à coup ? Se battre avec Neji, cela avait été ridicule.

Il sortit un peu précipitamment. Pour une fois, il n’avait pas envie de se laisser endormir par la vapeur, il voulait la retrouver. C’était tout ce qu’il lui importait.

 

Pendant ce temps, Miwa se penchait sur la tête endolorie du pauvre Kim qui peinait à reprendre confiance.

- Tu n’y es pas allé un peu fort ? Reprocha-t-elle à l’Uchiha en grimaçant.

- Pas assez. Feignit-il dans le désintéressement le plus total.

Elle soupira exaspérée, mais ne put se retenir de sourire. Toutes ces taquineries lui avaient manqué.

Le pauvre Kim fronçait les sourcils, certainement perdu dans un rêve agité. Miwaku était vraiment désolée pour lui. Il s’était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Le jeune homme avait beau manqué de tact en ce qui concernait ses relations avec les filles, il n’en était pas moins adorable. Après avoir commis l’écart de l’embrasser dans le cou, il avait passé son après-midi à la consoler et à se comporter comme un ami, un camarade.

- Surveille-le. Ordonna-t-elle à l’Uchiha. Je vais allez lui chercher de quoi ne pas avoir trop mal à la tête.

Elle s’arrêta, anxieuse devant la porte de la salle de bain. Etonnamment, elle ignorait ou non si elle devait enter comme cela, sans frapper. C’était ridicule de se poser ce genre de question alors qu’elle l’avait déjà vu nu… mais cela n’était arrivé qu’une seule fois. Elle laissa son poing timide heurter la porte, qu’il ouvrit presque aussitôt. Il lui apparut dans un nuage de vapeur, alors seulement vêtu d’un jean qu’il avait prit la liberté d’emprunter à Kim.

Elle se demanda alors comment il était possible qu’il soit si parfait et comment elle avait pu oublier ce détail. Le jean lui allait plutôt bien. Il tombait sur ses hanches qui se dessinait sur le bas d’un ventre parfaitement plat. Tout était précis sur le corps de Shikamaru, chaque ligne s’esquissait avec charme et finesse. Si Miwa avait dû mettre un mot sur le sentiment qu’elle éprouvait alors, cela aurait été « la gourmandise ». Oui, c’était exactement ça, cette envie subite de le dévorer tout cru.

Elle déglutit difficilement en passant à côté de lui.

- Excuse-moi, je dois juste aller chercher des médicaments pour…

Elle ne put aller plus loin parce qu’il lui bloqua le passage, en refermant ses bras sur elle. Blottie contre son corps chaud, elle cru s’évanouir tant elle peinait à reprendre son souffle. Elle entoura à son tour ses bras autour de sa taille et leva la tête pour lui voler un baiser.

- Je t’aime…

Il sourit en frottant son nez au sien.

- Je t’aime Miwa.

Elle lui vola un nouveau petit baiser, furtif et lourd de sens, si bien qu’elle peina pour qu’il la relâche.

- Arrête, ne te colle pas trop à moi. Je n’ai pas encore pris de douche… répliqua-t-elle en riant.

- hum… ça doit sans doute vouloir dire qu’après je pourrais ? Répondit-il malicieusement en attardant son regard sur ses lèvres.

- Shika… arrête. Ne me regarde pas comme ça. Minauda-t-elle en cherchant dans sa boîte à pharmacie.

Il fit un pas vers elle pour arriver dans son dos. Il repoussa la longue tresse brune de sa nuque pour y déposer un doux baiser qui la fit frissonner.

Elle ferma les yeux, savourant le contact de ses lèvres sur sa peau. Il déposa doucement ses mains sur ses hanches pour l’attirer contre lui, et embrasser plus sensuellement sa peau dorée.

La jeune femme se sentait emportée par une vague de chaleur et de bien être. Ce n’était ni le lieu, ni le moment. Sasuke et Kim attendaient…

Elle fit volte face et le pointa d’un index faussement menaçant.

- Ne crois pas que tu m’auras à chaque fois qu’on se retrouvera seul à seul dans une salle de bain. Le nargua-t-elle. Je ne suis pas une fille facile !
Il rit, amusé de l’allusion à leur premier et unique moment d’amour. Il avait démarré un peu similairement et avait si bien terminé.

- tss… soupira-t-il. T’as pas changé Miwa.
Il embrassa le bout de son doigt avant de reculer d’un pas.

Satisfaite, elle se saisit de ce dont elle avait besoin, et voulu regagner la porte, sous le regard fou de désir de l’homme de sa vie. Elle commença à poser sa main sur la poignée de la porte, puis fit brusquement demi-tour pour plaquer sa bouche contre la sienne.

 

~*~

 

Aki observa les deux pansements qu’elle avait resserrés à ses poignets. Avec la bonne vingtaine de breloques qu’elle portait, cela ne faisait pas si mal. La mode est au pansement, s’amusa-t-elle à penser gaiement en sautant au-dessus d’une flaque d’eau.
Qu’est-ce qui mettait notre Aki de si bonne humeur ? Elle n’avait aucune idée d’où elle se trouvait en ce moment même dans Paris et ce n’était pas faute d’être venue trainer un bon nombre de fois dans le quartier. Lorsqu’elle se paumait, le chemin menant à Miwaku se dessinait de lui-même, et à la manière de Thésée suivant un fil d’Or, elle arrivait toujours sans encombre à trouver la sorties du plus tortueux des labyrinthes. Désormais, elle était incapable de retrouver sa route.  Elle n’était guidée par rien, si ce n’était sa propre volonté… et peut être aussi Neji et Naruto qui la dépassaient de plusieurs mètres. Pourtant, de son corps frêle et fatigué par l’intervention qu’on lui avait fait subir, Aki ne trainait pas. Elle marchait à un rythme qui lui faisait perdre son souffle. Naruto trépignait de retrouver son amie, elle le sentait bien. Elle l’avait d’ailleurs invité à plusieurs reprises de poursuivre sa route. Elle avait aussi vite oublié l’idée de le convaincre de la laisser en arrière. Cela ne faisait absolument pas partie de la conception de l’amitié du jeune homme.

Neji soupira bruyamment en se retournant vers elle.

- Tu le fais exprès ? S’impatienta-t-il tandis qu’elle s’efforçait de les rattraper.

 Naruto s’arrêta lui aussi. Il était assez heureux de voir Aki affranchie de ce maudit sceau. La jeune femme semblait sereine, libre. Le changement était perceptible.

- Va te faire voir ! Marmonna la petite fée en passant au niveau du jeune Hyuuga.

En revanche, elle n’avait rien perdu de son caractère.

- Hé ! Aki, est-ce que ça te dérangerait si je te portais ? Lança l’ex jinchuriki, affublé de son éternel et immense sourire.

La petite fée se tourna vers Neji. Le jeune homme fulminait. Et c’est en le fixant droit dans les yeux qu’elle répondit :

- Absolument pas, Naruto.

Le blond s’approcha d’elle et lui désigna son dos. Elle s’appuya sur ses épaules pour sauter agilement et y prendre place.

- On y va ! S’écria joyeusement Naruto.

Aki eut tout juste le temps de narguer Neji d’un clin d’œil et de resserrer ses bras autour du cou de son porteur avant de se sentir projetée à une vitesse folle.

 

~*~

 

Assis en tailleur sur le canapé, Kim se massait nerveusement l’arrête du nez. Accroupie en face de lui, Miwaku se mordait négligemment la lèvre inférieure. La situation la gênait terriblement.

- Tu peux répéter ?

C’était la cinquième fois que la jeune femme s’expliquait quand à la présence des « personnages » de Naruto dans la réalité… et Kim n’était visiblement pas disposé à y croire.

- Je t’en supplie Kim, fais un effort. Soupira la jolie brune en essayant de garder le sourire.

Sasuke s’était lancé dans l’exploration d’une revue people abandonnée sur la table basse.

- Désolée Miwa… je peux pas. Répondit le blond en posant ses coudes sur ses genoux.

- Les gens d’ici sont tarés… murmura Sasuke pour lui-même en tournant les pages. Derrière lui, Shikamaru  fumait nonchalamment une cigarette. 

Kim les désigna du doigt  et secoua la tête de gauche à droite.

- Je peux pas Miwa. Répéta-t-il au bord de la crise de nerfs. Le reconnaître serait signer mon internement dans un asile psychiatrique !

- Ne m’oblige pas à passer par des moyens de persuasion plus efficaces. L’implora sincèrement la jeune femme.

- Tu sais quoi ? Dit-il précipitamment en redressant. Je ne veux pas ! Je ne veux pas que tu me prouves quoi que ce soit.

Il attrapa sa veste et commença à l’enfiler.

- Je vais rentrer chez moi et lorsqu’on aura tous retrouver nos esprits, je viendrai récupérer mes affaires. Ok ?

- Kim… soupira Miwaku en se redressant à son tour.

Mais déjà, le jeune homme avait empoigné la porte d’entrée et s’apprêtait à filer.  Il crut qu’il quitterait pour de bon cette ambiance néfaste à sa santé mentale… voire physique.

Il le crut seulement, car il tomba nez à nez avec une tête blonde au sourire éblouissant, un visage connu dans le monde entier, reconnaissable entre tous grâce à ses cicatrices sur les joues.

- J’ai dit que je ne voulais plus de preuves !  Hurla-t-il en se tournant vers Miwaku.

Mais il ne reçu plus aucune attention de la part de son amie. Le soi-disant « Naruto » se rua vers Miwaku et l’encercla de ses bras musclés. La jolie brune riait aux éclats, soulevée du sol.

C’était trop pour lui. Il fit une deuxième tentative d’évasion mais cette fois ce fut un visage pâle au regard nacré qui lui bloqua la route.

Puis, un silence religieux prit place dans le minuscule appartement. Aki était entrée à pas de chat. Elle attendit patiemment que Miwaku lève les yeux vers elle.

À peine la jolie brune aperçue-t-elle son amie qu’elle se détacha de Naruto pour la rejoindre.

- Miwa… je… balbutia la petite fée en fixant honteusement le sol. Je suis dés…

Elle n’eut pas le temps de prononcer une syllabe de plus. Miwaku l’avait prise dans ses bras.

- Merci Aki.

La jeune femme ouvrit grand les yeux. Elle n’était pas certaine de comprendre la situation. Pourquoi Miwa la remerciait-elle ? Avait-elle eut la bonne version de l’histoire.

- Mais, je…

- Merci de veiller sur moi et d’être à ce point mon amie.

Aki resserra ses petits bras autour de Miwa… et les deux amies pleurèrent dans les bras l’une de l’autre. Les garçons les observèrent, un peu dépassés par ce comportement féminin.

- Pitoyable… marmonna Neji.

- Ferme-là Blanche Neige !

La jolie brune éclata d’un rire sincère. Depuis combien de temps autant de joie ne s’était pas échappé de son petit corps. Elle les regarda tour à tour… Neji et Aki qui s’égueulaient déjà… Sasuke  planqué derrière son magazine people, Naruto saluant chaleureusement un Kim déboussolé… Et lui…

Son homme, son essentiel, indispensable raison d’exister, lui qu’elle n’avait plus osé nommer. Lui qu’elle n’avait pu se résoudre à oublier et quand bien même l’aurait-elle voulu, elle en aurait été incapable. Et tant pis s’ils avaient dû s’user eux-mêmes à force de se chercher et de s’attendre. Ils n’auraient jamais cessé de s’aimer. Elle en était persuadée.

Le jeune homme se sentit observé et leva les yeux vers elle, son demi-sourire railleur accroché à ses lèvres.

Le bonheur se résumait donc à ça ? Être près de ceux qu’on aime ? Elle aimait cette idée. Après tout, elle avait la sensation que plus rien ne l’écarterait des siens. Alors oui, elle y croyait dur comme fer. Elle allait bientôt rentrer « à la maison. »

 

Commentaire de l'auteur Et voilà ! Shika et Miwa enfin réunis ! J'espère que vous avez apprécié ces retrouvailles, que je ne suis pas tombée de trop dans le cliché et les mièvreries... bref... did you enjoy it ???
Encore un grand merci pour tout ceux qui me suivent depuis le début de Apple and Ananas, et aussi à ceux qui l'ont chopé en cours de route.
Bisous à tous !
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