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Animes-Mangas

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Naruto

Rock City Boy Auteur: jessnal Vue: 5119
[Publiée le: 2011-12-12]    [Mise à Jour: 2012-05-27]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 66
Description:
De retour à la vie parisienne... Miwaku tente de se reconstruire comme elle le peut. Mais c'est sans compter l'acharnement de ses amis de Konoha, décidés à franchir la barrière séparant leurs mondes pour la retrouver et la ramener avec eux.
Venez suivre les aventures d'un quatuor de ninjas perdus dans les rues de Paris. Beaucoup d'obstacles se dresseront sur leur route et ils devront affronter des ennemis redoutables : le métro et le macdo... entre autres.

Cette fiction est la suite d'Apple and Ananas, que je vous conseille de lire pour une meilleure compréhension de l'histoire.
Crédits:
Masashi Kishimoto
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Chapitre 11

[3049 mots]
Publié le: 2012-05-20Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Bonjour à tous ! Comme promis, voici le nouveau chapitre de Rock City Boy. J'espère qu'il ne vous laissera pas trop sur votre faim, mais n'ayez crainte, je ne manque pas d'inspiration pour le prochain, il est déjà bien avancez.
Encore merci infiniment pour tout vos encouragements, qu'ils paraissent en messages privés ou en commentaires... merci du fond du coeur.

Aki tenait à garder les yeux fermés pour ne pas voir comment Naruto procédait. Elle n’avait jamais été fragile à la vue du sang, les vaccins, piqures ou prises de sang ne l’avaient jamais effrayée. Mais la pression des garrots que Naruto lui avait apposés sur les bras, mieux valait ne pas tenter le coup de s’évanouir. Elle se mordait nerveusement l’intérieur des joues et respirait bruyamment.

- Calme-toi ! S’énerva le blond en face d’elle, une bande de tissu coincée entre les dents, tu vas pas mourir.

- Je vais me faire saigner, alors laisse-moi le prendre comme je veux ! Répliqua la petite fée.

- Hey Aki, quelle est la quatorzième lettre de l’alphabet ?

- Si tu crois franchement que tu vas détourner mon attention avec ces Co…

Tout à coup, elle sentit comme une brûlure au niveau de ses poignets. Quelque chose semblait la mordre et aspirer son sang. Elle eut la sensation d’être hémophile, que son sang tout entier partait dans cette aspiration douloureuse. Il ne s’agissait pas d’une douleur insupportable, mais incroyablement dérangeante. Devait-elle se risquer à ouvrir les yeux ? Elle hésita plusieurs secondes qui lui parurent une éternité…

Sans se décrisper, elle jeta un petit coup d’œil furtif avant d’hurler de dégout. Naruto la maintint pour l’empêcher de bouger et de rendre l’opération inefficace, voir dangereuse. Horrifiée, Aki découvrit la présence de deux immondes têtards noirs visqueux et gluants, parsemés de petits points jaunes. Les deux créatures frétillaient gaiement, leurs grosses bouches en forme de ventouse collées aux bras de la petite fée qui gémissait et se dandinait autant qu’elle pouvait.

- Mais c’est dégueulasse ! Piailla-t-elle de sa petite voix aigue.

- Reste calme. Ce sont des Hirobates, un croisement entre les crapauds et les sangsues marines. Ils sont réputés pour aspirer l’énergie contenue dans les fluides. Ils vont te…

- Mais j’en ai rien à foutre ! C’est carrément débéquetant ! Enlève ça ! Enlève ça ! Couina-t-elle en maintenant ses bras le plus loin possible de son visage.

Naruto éclata de rire, tandis que la petite fée commençait à fulminer.

- Alors, on se fait sucer par un têtard ?

Ils se retournèrent tous deux pour découvrir le nouveau venu qui les observait, les bras croisés sur la poitrine, l’air franchement contrarié, le regard aussi froid et blanc que la neige.

- Salut Neji. L’accueillit Naruto avec un sourire innocent.

En tant normal, Aki aurait répliqué par un « va te faire voir » piquant. Mais là, elle se figea et baissa honteusement la tête. Au-delà de la fascination et de l’intimidation qu’elle ressentait à son égard, les remords refirent surface, la poussant malgré elle à se fermer instantanément.

Il se pencha sur elle et observa le processus d’extirpation du sceau, visiblement dégoûté.

- Tu as finalement réussi à invoquer ces trucs… remarqua-t-il en grimaçant.

- Ouais, répondit le renard en croisant ses bras derrière sa nuque. Sasuke m’a pas mal aidé. Ça a l’air de fonctionner.

- Au moins Miwaku n’aura plus de souci à se faire pour son chakra.

Aki les regarda tour à tour, soudainement consciente que la technique ne lui était pas destinée.

- As-tu déjà testé ces bêtes sur quelqu’un d’autre Naruto ? Osa-t-elle lui demandé, les yeux pleins d’espoir.

- Non.

- Mais je vais te défoncer ! Pourquoi serais-je le premier cobaye de cette horreur ? Gémit-elle en mimant un haut-le-cœur.

- Considère ça comme une maigre punition par rapport à ce qui t’attend.

La voix glaciale et distante de Neji avait tranché, la faisant baisser les yeux et se taire.

~*~

Shikamaru étira ses bras vers le ciel pour essayer de faire craquer sa colonne vertébrale. Merde… Neji ne s’était pas retenu et l’un de ses coups lui avait peut être bien cassé une côte.
Ses yeux fixaient les énormes nuages noirs qui se dissipaient au-dessus de sa tête… laissant percevoir un morceau de ciel bleu. Il se laissa tomber sur le sol, frissonnant légèrement de froid. La pluie l’avait trempé, affaibli. Une brise légère glaça son visage torturé, impuissant et le poussa à fermer les yeux. Une minute… il voulait s’accorder une minute de faiblesse.

Chaque jour, c’est ainsi qu’il avait procédé. Lorsque la douleur était trop forte, lorsque son esprit était trop troublé par le manque, il s’accordait une toute petite minute pour ouvrir le tiroir. À peine l’effleurait-il que ses souvenirs éclataient, colorés, lumineux, éclatant du sourire de celle qui torturait son cœur.

Ainsi, il occulta ce qui l’entourait, le toit bétonnés et tagués de l’immeuble, le vrombissement des moteurs, le ciel gris et la douleur qui lui martelait les côtes. Paris n’était plus… et Miwaku apparut.

Elle lui apparut…

Elle lui apparut… déboulant à toute vitesse sur un toit de Konoha qu’il avait élu pour faire une sieste, trébucher sur lui et en rire.

Elle lui apparut… épuisée après un entrainement difficile, lui ouvrir sa porte pour la première fois et commencer doucement à le fasciner, à s’emparer de lui.

Elle lui apparut… assoupie dans l’herbe en bordure de Konoha, un doux sourire sur les lèvres.

Elle lui apparut… avec toute son innocence et sa tendresse. Ses petites manies, son rire mélodieux, son regard espiègle et taquin, son petit caractère… elle lui apparut, belle, entière, rien qu’à lui.

Tout ce temps, il s’était accroché à ce court instant d’évasion où il la retrouvait et la contemplait dans leurs meilleurs moments, leurs plus beaux partages.

Lorsqu’enfin, il devait refermer la porte, sceller sa mémoire et attendre le jour suivant, il lui semblait que son cœur allait se déchirer. C’était une douleur violente et impossible à anesthésier.

Mais cette fois, quelque chose faisait la différence. Elle était là.

Ses yeux s’ouvrirent brusquement.

Elle était là.

Il réalisait enfin. Miwaku n’était qu’à quelques rues… s’il voulait la voir, lui parler, l’étreindre, elle était à sa portée.

Un rire nerveux commença à s’emparer de lui.

« Je suis vraiment con. »

Il tenait ses côtes douloureuses tandis qu’il pleurait littéralement de rire. Il mit du temps à se calmer, c’était fou ce qu’il ressentait, incompréhensible. Il se rendait compte de sa fragilité. L’avoir si près, d’un coup… cela avait été trop grand, trop fort, quelque chose dans son esprit l’avait inconsciemment protégé de ce Tsunami de sensation. Mais… merde… Miwa était là.
Il se releva d’un coup et se mit à courir dans la direction qu’il avait fuie plus tôt, escaladant les toits, surpassant de loin ses capacités à se mouvoir.

C’était vrai, il n’était pas perdu dans un rêve. Peu importait ce qu’il avait vu, peu importait la présence d’un homme dans sa maison… et même si elle le repoussait et lui demandait de partir. Il pouvait la voir. Il le voulait. Comment avait-il pu se croire capable ne serait-ce qu’un instant de ne pas tout essayer pour la ramener avec lui ? Comment avait-il pu être aussi lâche vis-à-vis d’elle ?

Oui, il n’y avait pas d’autres mots que la lâcheté pour exprimer sa fuite. Il avait simplement été terrorisé. Jamais l’idée que Miwaku ai pu cesser de l’aimer et de l’attendre ne lui avait effleuré l’esprit. À trop s’enfermer dans sa quête de la retrouver à tout prix, il en avait oublié ce qu’elle avait pu ressentir, elle. Être confronté soudainement à cette émotion lui avait fait perdre la raison, la peur avait pris le dessus et il s’était échappé.

Maintenant, il courait, bondissait, de plus en plus vite…

« Pardonne-moi Miwa… j’arrive. »

~*~

Neji observait toujours la manipulation des Hirobates sur Aki. Ces bestioles avaient été soigneusement recherchées par Naruto et Sasuke cette dernière année, dans le but d’ôter à Miwaku le mauvais flux de chakra qui circulait dans son corps.
Aki tenait ses bras loin devant elle, révulsée par les petites créatures visqueuses qui se délectaient de son sang. Elle gardait les yeux fermés et palissait seconde après seconde.

- Tes têtards ont bientôt fini ? Demanda-t-il un peu inquiet.

- Selon Sasuke, ces petites bêtes sont réputées pour pomper l’énergie négative. Tant qu’elles restent accrochées, c’est que le sceau génétique est encore dans le sang d’Aki.

Le Hyuuga, même s’il gardait une rancune illimitée envers celle qui l’avait trahi selon lui, ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour elle. Il s’accroupit aux côtés de la jeune femme et constata ses lèvres pâles, ordinairement teintées d’une jolie couleur framboise. Même dans la faiblesse, elle arrivait à le troubler et à mêler d’étranges émotions en lui… Lorsqu’il la regardait, en premier venait la colère, le mépris d’une tromperie ridicule et vaine. Qu’avait-elle espéré face à des ninjas de leur rang ? Combien de temps avait-elle cru se jouer d’eux ?

En réalité, ce qui blessait réellement le jeune homme, c’était qu’il avait été le seul à se fier à elle, rien qu’un peu. Tous avaient compris assez vite qu’elle représentait un obstacle entre eux et Miwaku, lui avait préféré croire le contraire.

Aki était l’image même de ce que le Hyuuga détestait retrouver chez une fille. Arrogante, provocatrice, égocentrique et égoïste. Cependant, elle avait capté son attention au-delà de ce qu’il avait imaginé. Quelque chose de fascinant se cachait dans son petit corps fragile. Il ne parlait pas du trouble qu’il ressentait lorsqu’elle se plantait à proximité de lui, le narguant avec sa jolie bouche sucrée, il entendait par là un bouleversement plus profond. Tant d’émotions contraires émanaient de lui. Une volonté inexpliquée de la protéger du mal qui la rongeait, de l’affranchir pour de bon de ce putain de sceau… et en même temps, le profond désir de l’étrangler.

Il prit le temps de faire un tour sur lui-même et de mesurer le poids de chaque sentiment. Qu’éprouvait-il pour Aki ? Qu’est-ce qui la rendait si indispensable tout à coup ?

Sa peau ordinairement pâle devenait translucide.

- Naruto, intervint le jeun Hyuuga, ça fait combien de temps qu’ils sont sur elle ?

Naruto commençait lui aussi à être soucieux. Ce genre de drainage ne prenait que rarement autant de temps.

- Aki ? Tout va bien ? Tu peux tenir ? Demanda-t-il à la jeune femme.

- T’inquiète Naru… je gère…

Le sourire qui se dessina sur le visage de la jeune femme était fragile, fatigué. Elle avait pris grand soin à bien écarter ses bras d’elle, mais elle ne tenait plus et les laissa doucement reposer sur le sol. Elle sentait son corps s’engourdir et fourmiller, la tête lui tournait… elle manquait d’énergie.

Tout à coup, un bruit familier vint la tirer de l’abîme dans lequel elle plongeait. Une mélodie rock dont elle avait oublié l’existence envahit la petite pièce et fit sursauter Neji. Cela n’échappa pas au renard qui lui jeta un regard moqueur.

- Je hais cette technologie ! Maugréa-t-il en se saisissant de l’appareil qui dépassait de la poche d’Aki, trop faible pour répondre. Elle ouvrit cependant un œil sur le mobile qu’il lui tendait, et son cœur s’arrêta momentanément. La photo de Miwaku s’illuminait.
Son corps tout entier se crispa et se mit à trembler… la panique. C’était bel et bien la panique qui l’envahissait. Inquiet de l’évolution de l’aspiration du sang de la jeune femme, Naruto lui saisit les bras et observa le comportement des Hirobates. Ceux-ci tétaient de plus en plus goulument la peau d’Aki et de légers bleus commençaient à apparaître autour de leurs ventouses de bouches.

Le téléphone s’éteignit dans les mains de Neji. Le calme revint…

- Tu peux entrer en contact avec Miwaku par le biais de cette chose ? Lui demanda-t-il en alternant son regard et Aki qui n’osait plus ouvrir le sien.

- C’est un téléphone. Intervint savamment Naruto avant que Neji ne pousse un soupir exaspéré. L’ex-jinchuriki s’était amusé les jours précédents à mémoriser les noms de chaque appareil technologique au plus grand désarroi de ses compagnons.

Neji reporta donc son regard sur la jeune femme, attendant sa confirmation.

- Hum.

- Fais-le.

Elle laissa lourdement retomber sa tête en avant. Pourquoi ? À quoi bon remuer le couteau dans la plaie ? Était-il vraiment nécessaire d’écouter Miwa lui reprocher tout le mal qu’elle avait pu lui faire ? Était-il vraiment indispensable qu’elle lui annonce maintenant que leur amitié était à jamais brisée ?

Elle serra les poings que Naruto s’efforçait depuis un moment déjà de maintenir détendus. Après tout, c’était sans doute le prix à payer. Si la perdre était le seul moyen de se racheter à ses yeux, alors d’accord… elle l’acceptait.

- Pose-le là. Se laissa-t-elle entendre dire au Hyuuga en indiquant le sol en face d’elle.

Il s’exécuta sans rien ajouter.
La petite fée fixa longuement le mobile déposé en face d’elle, au bord de ses genoux déjà mouillés par les larmes. L’androïde ne tarda pas à vibrer et à sonner de nouveau. Miwa était du genre tenace, cela ne l’étonnait pas qu’elle s’acharne.

Elle appuya fébrilement sur l’écran tactile et actionna le haut parleur. Elle était malheureusement incapable de saisir le combiné dans les mains et de maintenir une conversation privée.

- Aki ? Aki ? Tu me reçois ? Oh ?

À l’autre bout de la ligne, la jolie voix de Miwaku marquait une profonde irritation.

- Salut Miwa…

- Bordel ! Pourquoi t’as pas répondu du premier coup ! Je me suis fait un sang d’encre !

La petite fée écarquilla les yeux. À quoi jouait son amie ?

- T’es où là ? Avec Neji ?

- Hum… Naruto aussi…

- Super. Soupira la jeune femme soulagée. Ils peuvent m’entendre ?

Aki hésita quelques secondes avant de répondre un oui mal assuré.

- Vous deux ! S’écria aussitôt Miwaku, prenez soin de ma copine ! Si vous êtes désagréables avec elle, je vous le ferai payer ! C’est clair ?

- T’inquiète pas Miwa, je m’occupe d’elle. Répondit Naruto sur un ton enjoué. Je te la ramène bientôt.

- Merci Naru‘ ramène toi vite, j‘ai hâte de te voir… Neji ?

- Quoi ? Maugréa l’interpelé d’un air désintéressé.

- Toi aussi, t’es gentil avec Aki.

- Ouais ouais…

Le sourire de Miwaku était presque perceptible et Aki ne comprenait plus rien.

- A tout à l’heure, ma chérie.

- A tout à l’heure… répéta Aki d’une voix faible, désabusée.

- Naru ?

- Ouep !

- Il n’est pas avec vous ?

- Non Miwa, désolé.

- D’accord… à plus tard…

La ligne se coupa. La fée ne bougea pas. Elle fixait toujours l’écran qui s’était maintenant verrouillé. Comment faisait-elle ? Comment Miwa pouvait agir comme si rien ne s’était passé ?

- A quoi tu t’attendais ?

Elle leva enfin ses yeux noisette emplis de larmes vers Neji.

- Je suis certaine que t’es en train de te demander pourquoi Miwaku t’avait aussi facilement pardonné. Ça fait longtemps qu’on ne se pose plus ce genre de question. Dit-il avec sarcasme.

- Miwa n’est pas du genre à pardonner… parce qu’elle n’en veut jamais à ceux qu’elle aime. Elle les comprend toujours. Poursuivit Naruto sur un ton beaucoup plus doux que son compagnon.

- Elle aiderait même son pire ennemi, cette idiote. Trancha le Hyuuga en se baissant au niveau de la petite fée et en lui saisissant les poignets avec force.

- Mais tu sais ce qu’elle fait de mieux ? La provoqua-t-il en lui faisant presque mal.

Il lui leva les bras au niveau des yeux. Les deux immondes têtards n’étaient plus, seules deux traces de morsures étaient visibles, rougies et bleuies comme des suçons ouverts.

- Elle nous aide à nous pardonner nous-mêmes.

~*~

Miwa raccrocha nerveusement son téléphone et le balança sur la table basse avant de se lever et de faire les cents pas dans l’appartement. Aki allait bien et était en sécurité. Ça, c’était réglé.

Elle jeta un petit coup d’œil à la porte entrouverte de sa chambre, dans laquelle elle avait obligé Sasuke de s’occuper de Kim. Assommé à double reprises, le pauvre allait avoir beaucoup de mal à s’en remettre.

Elle fit deux pas vers le balcon, pensant être interceptée, mais l’Uchiha ne silla pas. Avait-il relâché sa surveillance vis-à-vis d’elle ?

Magnifique. Elle attrapa son paquet de cigarettes et fila sur le balcon. La nuit tombante apportait une fraicheur horripilante qui la fit frissonner aussitôt. Il ne pleuvait plus, mais on se doutait que la prochaine averse ne tarderait pas trop…

Elle tenta d’allumer sa clope, mais le briquet qu’elle avait emporté avec elle ne semblait pas vouloir créer la moindre étincelle. Agacée, elle fit un geste brutal du poignet pour secouer le maudit briquet et peut être lui donner la chance de fonctionner et de calmer ses nerfs.

Malheureusement, l’objet agrippa la fine chainette qu’elle portait au cou et en cassa les maillons.

Sous les yeux affolés de Miwa, la petite pomme tomba de son cou et passa par-dessus la rambarde du balcon pour tomber plus bas. Elle ne vit pas le lieu précis de l’atterrissage de l’objet qu’elle chérissait tant et se rua par-dessus la rambarde elle aussi. Au sol, une plaque d’égout, en plein dans la trajectoire de la chute. Impossible !

- Non… souffla-t-elle paniqué. Non ! Non ! Non !

Elle se laissa tomber à genoux et tâtonna sur le sol trempé à la recherche du médaillon. Tout lui glissa des mains, cigarettes, briquet… elle se fichait éperdument de tout, sauf de ce foutu médaillon. Elle voulu arracher la plaque qui pouvait peut-être la séparer de l’objet de sa quête, sans aucune certitude. Elle suffoquait, perdue, mal sans ce poids autour de son cou, dépendante de l’amour qu’il lui rappelait, droguée, camée, empoisonnée jusqu’à la moelle par les sentiments qu’elle lui portait. Elle posa ses mains de part et d’autre de la grille sale et commença à concentrer son chakra dans le bout de ses doigts. Peu importaient les ecchymoses, les soins et si elle pouvait en crever, ce n’était pas l’essentiel….

L’essentiel, c’était…

- Ne cherche plus…

Elle leva brusquement la tête. En face de son visage scintillait la minuscule pomme verte, sauvée, récupérée… bien avant sa chute.

- Ne cherche plus…

Une voix qu’elle n’aurait jamais pu oublier.

- Ne cherche plus…

Un mirage inespéré, venu secourir ses pensées qui plongeaient de plus en plus profond dans les abysses de son âme. Qui était-il ? Quelle était cette représentation ?

Elle n’arrivait pas à lui faire face, elle n’arrivait pas à se relever. Ses yeux restaient figés sur la pomme qui pendait au bout de sa chaine, elle-même entortillée autour de longs doigts fins.
Une main qu’elle n’osait observer. Et si elle se trompait ? Et si…

- Miwa…

Elle ne pouvait pas se tromper. Son cœur se souleva lorsqu’elle comprit, et ses yeux le trouvèrent enfin.

- Shi… Shikamaru.

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