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Animes-Mangas

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Naruto

Remember Auteur: misa Vue: 2405
[Publiée le: 2009-02-05]    [Mise à Jour: 2016-03-28]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Lime Commentaires : 20
Description:
"Je n'aime pas leur regard... Cette façon qu'ils ont de compatir avec vous, de vous montrer que vous n'êtes pas seul. Mais que savent-ils réellement de la solitude ?..."

Comment continuer à vivre alors que l'essence même de votre vie vous a échappé ? Sakura a oublié une partie entière de son existence et alors que tout le monde s'obstine à lui mentir elle doit avancer, Le retrouver pour stopper cette déferlante douleur. Il est quelque part... Elle en est persuadée.

SakuraXSasuke
L'histoire se déroule au temps des Shinobis, dans le monde de Naruto
Crédits:
-Masashi Kishimoto
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Prologue

[2014 mots]
Publié le: 2009-02-05
Mis à Jour: 2015-12-18
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Bonjour à tous,

Me voilà reparti pour reprendre une ancienne fiction que j'avais commencé. La trame reste la même mais les chapitres sont réécris. En espérant que vous prendrez plaisir à la lire.
N'hésitez pas à me faire part de vos avis. Toute suggestion est la bienvenue, évidemment.

Chapitre 1

Je n'aime pas leur regard... Cette façon qu'ils ont de compatir avec vous, de vous montrer que vous n'êtes pas seul. Mais que savent-ils réellement de la solitude ? ...

Le froid m'enveloppa, s'engouffrant violemment sous mon étoffe noire et rouge. Je tentais de garder les yeux rivés vers le socle de pierre d’un blanc immaculé, témoin inébranlable qui subsisterai à travers les époques. Mais je sentais leurs prunelles vriller mon dos. Qu'attendaient-ils ? Des larmes ? Des cris ? Je ne pouvais le leur donner. Je n'avais pas mal. Que voyaient-ils ? Que pensaient-ils ? Peut m'importait. A cet instant, je ne ressentais rien. Pas une once de tristesse, d'amertume ou d'angoisse qui aurait pu m'accabler. J'étais vide. 

La situation aurait pourtant dû me bouleverser. J'aurais dû sentir mes genoux fléchir sous le poids inégalable du chagrin, pleurant encore et toujours, m'acharnant sur une entité qui m'avait volé bien trop tôt celle qui m'avait mise au monde. Mes mains gelées étaient paralysées jusqu'aux poignets. Je m'appliquais ponctuellement à les bouger, tentant de maintenir le peu de chaleur que mon corps me prodiguait pour empêcher le froid de les engourdir encore un peu plus, c'était trop tard. Le sang ne parvenait plus jusqu'à mes doigts. Mes jointures se crispèrent une énième fois, sans résultat. Le vent qui soufflait véhément était bien trop glacial. A quelle époque étions-nous ? Il me fallut quelques instants pour me rendre à l’évidence : je n’en avais pas la moindre idée. Ou plutôt je m'attachais à ne pas y penser. Les journées défilaient sans discontinuité, les mêmes, inlassablement.

Une intense chaleur vint se loger sur mon épaule gauche. Je n’eu pas besoin de tourner la tête pour savoir à qui elle appartenait tant son chakra se faisait insistant. Je sentis ses doigts puissants exercer une légère pression sur mon membre. Puis un son rauque parvenu jusqu'à mes tympans.

« Il faut y aller, Sakura... » Encore ce ton compatissant...Je savais que Kakashi se sentait désolé des évènements. Que pouvait-il y faire ?

Je n'avais pas vu le temps passé, trop occupée à chercher ce qui n'allait pas chez moi.

Naruto était parti après la Grande Guerre, nul ne savait où. Il avait simplement disparu, une nuit, ne laissant derrière lui qu’une unique note, à mon attention. Je me souvenais du désarroi qui s’était emparé de moi lorsque Tsunade-sensei m’avait tendu ce petit morceau de parchemin sur lequel était inscrit d’une écriture maladroite et gondolée :

« Je n’ai rien pu faire pour tous les sauver. Ce sentiment m’est insupportable.

Je dois puiser ma force ailleurs, expier mes échecs.

Pardonnes moi Sakura-chan. »

Il nous avait littéralement abandonné, pas seulement moi mais le village entier, son village qu’il chérissait tant. Les pertes avaient été lourdes, de nombreux membres de l’Alliance avaient péri au combat. Je me souvenais de Neji. Du regard de Naruto démuni face à l’inévitable. Neji avait succombé de ses blessures en le protégeant et cela était inacceptable. Alors il était parti trouver ce qui lui manquait encore. Une force nouvelle, plus puissante, qui lui retirerait la culpabilité et le dégoût de lui-même. Naruto était absent au moment où j'avais eu le plus besoin d'une épaule sur laquelle m’appuyer. Il n’était pas le seul à avoir perdu quelqu’un. La mort se répandait, langoureuse et acide, elle touchait tous les êtres et personne ne l’avait blâmé pour ces pertes. Mais Naruto était comme ça, il avait décidé de faire ce qu’il avait toujours fait : prendre l’entière responsabilité des évènements. Mais tout cela était bien trop lourd pour une seule personne. Et il y avait la timide Hinata qui attendait patiemment son retour. Je ne comprenais pas bien pourquoi cette dernière s’acharnait à garder espoir. Mais pouvais-je vraiment la juger ? Moi qui m’était senti si blessée lorsque je compris que ma seule présence serait toujours insuffisante pour soutenir le jinchuriki. J’avais tenté, un soir où nous dinions ensemble, avec la plus grande délicatesse dont je pouvais faire preuve, de faire comprendre à Hinata qu’il lui fallait lâcher prise, qu’elle devait continuer à vivre et que le temps effacerait de lui même la douleur. Sa réaction avaient été sans appel, si violente que je n’osais même plus mentionner le nom de notre ami. Pourquoi m’avait-elle regardé avec ces yeux plein de mépris ? Elle avait affirmé que je ne comprenais rien avant de me cracher à la figure que j’étais la plus grande lâche qu’elle n’avait jamais connu. Ses mots m’avaient laissé sans voix et continuaient de résonner dans ma tête telle une injure sans fin. Je sentais encore la rage de ses propos et ils m’étaient personnellement destinés. Et puis, Hinata s’était levée en s’excusant, le visage verrouillé et elle était rentrée, me laissant azimutée. Encore aujourd’hui, je ne parvenais pas à comprendre la raison qui l’avait poussé à prononcer de telles paroles, comme si ces reproches reflétaient la frustration de choses qu’elle avait dû passer sous silence.

Impossible de me souvenir du moment précis où Naruto avait quitté le village mais cela faisait bien assez longtemps pour comprendre qu’il ne reviendrait pas. J’avais tellement pleuré que désormais, la haine avait remplacé la tristesse. Je me sentais trahi, laissée pour compte, telle une vulgaire connaissance que l’on fait au détour d’une rue. Ne me considérait-il pas plus ? Juste un sourire, un simple sourire de sa part m'aurait réconforté. Mais Naruto avait déserté. Et à l’époque, je dû refouler cet abandon pour ne pas sombrer littéralement.



Et puis le village avait progressivement repris des couleurs, les bâtiments se reconstruisaient à une vitesse phénoménale mais les habitants, eux, continuaient de porter leur deuil, de toutes ces vies disparues trop tôt et qui continueraient d’honorer les espérances de paix de nos ancêtres. L’ambiance morbide avait imprégné chaque parcelle du village et personne n’avait célébré la fin de la Grande guerre.

Je me retournai lentement voulant faire face à celui qui m'avait sorti de ma torpeur. Mais Kakashi n'était déjà plus là. Alors j’entrepris une marche lente, dénuée de conscience qui me ramena tout droit chez moi. Un endroit désormais désert. Je continuais de fouiller au plus profond de moi pour mettre le doigt sur l'évènement qui avait tout déclenché. Je me revoyais sourire, rire même, dans une époque qui me paraissait lointaine. Pourquoi tout cela m'avait-il quitté ? Certes, la Grande guerre et la perte de nos amis me maintenaient dans un constant mal-être mais de l’eau avait coulé sous les ponts depuis. Chacun avait repris le cours normal de sa vie. Les missions s’enchainaient, je pouvais désormais entendre les rires des jeunes enfants heureux, insouciants et imperméables à ce qui les avait précédés, pas tout à fait conscient de l’horreur que nous avions vécue. Je voulais vraiment comprendre. Pourquoi ne pouvais-je pas goûter moi aussi au bonheur ? La vie avait un arrière-goût amer, chaque rire qui traversait mes lèvres sonnait faux, chacun de mes sourires se figeait avant de s’effriter, ne me laissant qu’un horrible sentiment de solitude et de vide que rien ne semblait pouvoir combler. Je voulais comprendre. Ou peut-être pas finalement. Peut-être y avait-il des endroits reculés de l'âme qu'il valait mieux ne pas explorer. 

Rien d'anormal ne s'était produit aujourd'hui, mais je doutais que mon corps ne me laisse un peu de répit avant que mes paupières ne se ferment jusqu'au lendemain. J'avais pensé que l'enterrement de ma mère ferait ressortir quelques souvenirs enfouis, mais rien ne c’était manifesté. Du moins aucune image nouvelle n'était apparue. Cette quête constante de moi-même me détruisait peu à peu, mais plus que tout, c'était cette horrible douleur qui surgissait lorsque j'étais vide. Et j'étais vide. 

Que signifiait-elle ? Je ne parvenais pas à trouver un sens logique à ce mal qui me consumait. Tsunade-sensei m'avait occulté, elle était la seule personne à le savoir tout simplement parce qu’elle était la seule en qui j'avais vraiment confiance. Mais elle n'avait rien trouvé. Cette douleur proche du supplice qui me lancinait le ventre et le cœur ne pouvait appartenir qu'à mon passé. Un passé qui m'échappait, me fuyait, et que mon esprit semblait vouloir à tout prix occulter. Mon maitre avait prononcé le diagnostic : Amnésie. Cela m’avait paru impossible.


Je me souvenais pourtant de mon enfance, de l'académie, de maman et de...de... Mes sourcils fins se plissèrent. Un mur venait de se dresser inconsciemment, m'empêchant toute réflexion plus profonde. Comment avais-je bien pu faire pour oublier une partie de mon existence ? Mais par-dessus tout, qu'avais-je bien pu vivre pour vouloir m'enfermer dans le présent ? Je n’étais pas dupe et avais fini par conclure que tout cela était bien volontaire. Pire encore, je me l'étais imposé de force.

Je pénétrais dans la petite maison que mes parents m'avaient laissée. Tout était sombre, évidemment. Je traversais le petit corridor, montais les escaliers et ouvris une seconde porte avant de m'engouffrer à l'intérieure, laissant tomber lamentablement ma tenue de deuil qui vint s'écraser au sol. Je détachais mes cheveux qui dévalèrent en cascade le long de mon dos et retirais mes chaussures. Il n'était pas très tard mais la fatigue m'avait déjà assailli.



Alors que j'analysais ce qui m'entourait, cherchant inlassablement un indice, mes yeux de jade se focalisèrent sur le morceau de papier brillant que j'avais tenté de ne pas regarder. Peine perdue. Il m'attirait, m’engloutissait, cette force motrice contre laquelle je ne pouvais pas lutter. 

La photo représentait deux jeunes enfants : moi, en l'occurrence et Naruto ainsi que notre ancien sensei Kakashi. Nous avions l'air heureux mais je ne me rappelais pas du jour où nous l'avions prise. Peu importait. En revanche ce que je redoutais le plus n'allait pas tarder à se manifester. Mon regard se porta instinctivement sur la partie gauche de la photo. 

C'était inévitable.

Une légère distorsion témoignait des derniers vestiges d'une flemme qui semblait avoir consumé une partie de la photographie. 

Je me précipitais sur mon lit puis m'allongeais, résignée à endurer la souffrance qui avait enfin daigné se ranimer. C'était toujours au même moment, lorsque je regardais cette partie manquante s'apparentant au trou béant qui creusait ma poitrine. J'haletais, cherchais de l'air, m'agrippais à mes draps tentant de retrouver une respiration normale. Mais je savais que mes efforts étaient vains. Il fallait attendre, endurer, puis la douleur cesserait comme elle était arrivée, en un instant. Mes mains glacées me donnèrent l'impression d'être bleues. Je m'appuyai contre le mur serrant mes côtes pour contenir au maximum la brûlure. C'est dans cette atroce souffrance que l'incohérence de mes pensées me fit perdre la notion du temps. Je m'obligeais à retrouver mon hébétude, mon déni pour le monde. Mais ils s'obstinaient à me fuir. 

C'est alors épuisée par mon calvaire quotidien que je sombrai peu à peu, transpirante et essoufflée, dans les méandres de ma mémoire. Et pour la première fois depuis des années, un visage apparu ou du moins ce qui semblait en être un. Les contours étaient flous, fuyants, mais bien là. C'était un garçon...un garçon à l'incroyable pâleur.
Qui était-il ? Je ne parvenais pas à me dissocier de cette image confuse, hésitante et vaporeuse. Je tendis la main. Trop tard. Elle s'éloignait déjà...

Je sentais néanmoins sa présence et c'est avec un insolent détachement que sa voix fusa comme un éclair dans mon esprit, aussi nette que s'il avait été en face de moi, aussi tranchante qu'elle l'avait toujours été. 

« Sakura, souviens toi. »

Puis le son disparu, me laissant inconsciente. 

Moi, Sakura Haruno, j'avais irrévocablement perdu mon passé.

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