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Animes-Mangas

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Naruto

Remember Auteur: misa Vue: 2406
[Publiée le: 2009-02-05]    [Mise à Jour: 2016-03-28]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Lime Commentaires : 20
Description:
"Je n'aime pas leur regard... Cette façon qu'ils ont de compatir avec vous, de vous montrer que vous n'êtes pas seul. Mais que savent-ils réellement de la solitude ?..."

Comment continuer à vivre alors que l'essence même de votre vie vous a échappé ? Sakura a oublié une partie entière de son existence et alors que tout le monde s'obstine à lui mentir elle doit avancer, Le retrouver pour stopper cette déferlante douleur. Il est quelque part... Elle en est persuadée.

SakuraXSasuke
L'histoire se déroule au temps des Shinobis, dans le monde de Naruto
Crédits:
-Masashi Kishimoto
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Quand le froid devient brûlant

[4628 mots]
Publié le: 2016-01-12
Mis à Jour: 2016-01-20
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Chapitre 2

« " Sakura-chan tu viens ?! " Qu’est-ce que Naruto pouvait-être bruyant ! Heureusement qu'elle n'était pas la seule à devoir le supporter. La jeune fille se retourna espérant trouver un peu de soutient chez son autre compagnon de route. Mais elle ne rencontra qu'un regard dur et froid, semblable à de la glace… »

« La nuit était déjà bien avancée et pour la première fois elle avait été désignée pour se charger de la garde du campement. Elle s'était tout d'abord réjouit de cette confiance qu'on daignait enfin lui accorder mais avait bien vite changé d'avis lorsque le froid s'était épris de ses membres. Son corps endolori par la position inconfortable dans laquelle elle se trouvait depuis deux bonnes heures, frissonna. La prochaine fois elle réfléchirai à deux fois avant de faire des réflexions sur son manque d'activité au sein de l'équipe.

C'est sur cette pensée que la brise glaciale eu raison d'elle et de sa chair si faible. 

Une chaleur plaisante s'empara de ses membres. Ce changement brusque la fit soudain ouvrir les yeux. L'inévitable était arrivée. Quelle idiote ! Le corps avait été plus fort que l'esprit et la malheureuse s'était endormie. Depuis combien de temps ? Aucune importance, là ce qui importait c’était cette masse sombre se profilant à ses côtés.

Sakura se redressa lentement gardant la matière douce et encore chaude contre son corps. 

" - Je..Je me suis endormie..Pard..
- Je me fou de tes excuses. " La voix était restée neutre, sans aucune pitié pour celle qui l'écoutait. Elle reçut ces quelques mots comme une gifle violente qui lui donna la nausée. Malgré tout, la jeune fille continua. 

" - Merci pour ta veste. " Elle regardait ses mains crispées sur ses cuisses. Une légère rougeur avait envahi son visage entier. Les yeux noirs de son vis-à-vis se braquèrent un instant, même fugace et imperceptible, sur elle. Ce bref instant avait suffi pour qu'il se rende compte de l'état émotionnel de sa camarade. Elle le dégoutait. Elle était répugnante avec ces rougeurs stupides aux joues.

" - Ne te fait pas d'illusion, c'est seulement pour ne pas que tu tombes malade. Cela retarderai encore un peu plus la mission que tu as déjà assez ralenti. " Les mots claquèrent, se détachant dans une incroyable indifférence, s'écrasant, se ramassant sur eux même et martelant sa tête de coup de fouet. Bien sûr la mission, qu'avait-elle espéré ? Qu'il lui donne pour son propre bien-être ? Pitié, c'était ridicule. Elle était ridicule. Pourtant Sakura s'en fichait, car aujourd'hui, aujourd'hui il lui avait parlé. Alors comme un petit chiot qu'on aurait grondé trop fort, elle se contenta de se blottir un peu plus sous l'épais vêtement tout en inhalant à plein poumon l'agréable et enivrante odeur qu'il dégageait, cette odeur qui dominait subitement l’atmosphère... »

Mon corps fut parcouru d'un spasme tandis que l'air me manquait. J'ouvris soudain les yeux, me relevant brusquement et émergeant par la même occasion d'un sommeil agité. Mon souffle saccadé tentait de s'accommoder à l'air ambiant mais en vain. Ce n'était pas cet air-là dont j'avais besoin. Comme un poisson qui tenterai de respirer à la surface de l'eau. Je passai la main sur mon front et constatai qu’une épaisse pellicule de sueur collait çà et là mes mèches roses. Alors la réalité suffocante se présenta à moi. Je venais de refaire encore un de ces rêves étranges dans lesquels je me retrouvais plus jeune. Ces bribes de rêves que je ne pouvais associer à aucun souvenir commençaient à me rendre nerveuse. Rien n'était cohérent, ni les lieux, ni les conversations ne m'étaient familiers. Seul, lui était présent dans chacun d'entre eux. Il en était le fil conducteur. 

A force j'avais réussi à me faire une image assez précise de cet inconnu : froid, distant, méprisant, hautain. Tous ce dont j'avais toujours eu horreur. Mais par-dessus tout, au terme d'une intense maturation de mes sens, l'attirance physique qui me reliait à lui était indéniable. Sa beauté m'aveuglait si bien que ses traits ne m’étaient jamais apparu clairement. Son visage était flou comme si mon esprit tentait d'occulter cet être derrière une barrière infranchissable. Mais son regard pénétrant parvenait avec une facilité déconcertante à transpercer les armes de mon inconscient. 

Aujourd'hui j'étais arrivée à deux conclusions. La première, j'étais persuadée que quelqu'un de semblable à cet homme existait quelque part, autrement dit, qu'il était bel et bien réel et non le pur fruit de mon imagination. La deuxième, j'avais l'ultime conviction que cet être me détestait. Et étrangement, cela me pourfendait le cœur.

***

" - Tu te rendras à Oto pour accomplir cette mission, je compte sur toi.
- Bien Tsunade-sensei.

Je n'avais qu'une envie depuis quelques temps, quitter le village. J'avais besoin de m'évader quelques jours du lieu de mes martyres quotidiens. Il fallait me rendre à l’évidence, les crises se faisaient de plus en plus fréquentes et violentes.

" - Tu es sûres que ça ira? Tu as l'air fatiguée..." 

Fatiguée ? Bien sûr, quelle question. Je ne fermais pas l'œil sans penser à tout cela, à tout ce qui m'accablait. Je me heurtais sans cesse à ce mur informe, celui qui cachait sournoisement la solution de mon existence. Je savais que je devais continuer à vivre coûte que coûte. Je n'en savais pas la raison mais le fait était bien là. Je me sentais incomplète, comme si un organe vital me manquait, comme si on avait arraché une partie de mon être et que cette partie m'appelait, m'hurlait de la retrouver et de la scinder une nouvelle fois à mon âme. 

Je croisai un instant les yeux de Shizune. Pourquoi avait-elle cette expression si compatissante sur le visage ? Elle ne savait strictement rien. 

" - Oui. Toujours les mêmes rêves..."

Le visage des deux femmes en face de moi se ferma. Et, comme si Tsunade voulait couper court à la conversation, elle me pria de bien vouloir me mettre en route. Je quittai la pièce en laissant derrière moi une atmosphère plus que pesante. 

Je n'avais pas compris.

La porte se referma instantanément. Je fis trois pas en avant, tentant d'oublier ce pourquoi je me sentais si mal à l'aise. Etait-ce un signe du destin qui m'amena à faire cela ? Un pressentiment qui me poussa à faire demi-tour? Trouvant dans la seconde un prétexte tangible, je me dirigeai jusqu'à la porte dans le but de confirmer mes doutes. Mais quels doutes ? N'étais-je pas paranoïaque ? 

Je m’apprêtai à tourner la poigner lorsque des voix parvinrent à mes oreilles.

" - Il faudra lui dire un jour où l'autre...
- Non, jamais ! Elle ne doit pas savoir ! Elle me l’a elle-même demandé..."

Je m'obstinais à fermer les yeux.

" - Et je me demande si cela n'était pas une erreur. Sensei..vous ne voyez donc pas que Sakura ne s’en sort pas ? Je me demande s'il ne vaudrait pas mieux tout lui avouer. Peut-être que..."

Je ne voulais pas comprendre ce qui avait toujours était évident.

" - Et si après ça elle décide une nouvelle fois d’en finir ? Hein ? Que fera-t-on ?! 
- Je pense juste qu'on ne devrait pas le lui cacher, nous n'en avons pas le droit...
- Alors tout cela n'aura servi à rien." La voix s'était faite plus douce à la fin, où peut-être était-ce de la résignation ? Puis les voix s'estompèrent pour ne laisser place qu'à un profond silence. 

Mon visage se convulsa avant que je ne sois prise d'un vertige qui m'obligea à m'accroupir. Je tentais d’analyser les quelques paroles que je venais d’intercepter. Elles confirmaient sans le moindre doute que quelque chose clochait. Si personne ne voulait me dire ce qui n'allait pas chez moi, j'allais le découvrir seule. Prise d'un nouvel élan de courage mes jambes me précipitèrent à l'extérieur du bâtiment. Je courrais à présent à en perdre haleine. Une fois chez moi je pris un sac et fourrai avec précipitation tous mes effets. J'enfilai ma tenue d’Anbu avant de partir à la hâte. Mes jambes redoublèrent d'intensité, j'allais être au village d'Oto dans très peu de temps...

***

Les paysages défilaient devant mes yeux. Il fallait que je m'arrête. J'étais presque à la frontière du pays son. J'avais parcouru en un temps record un nombre impressionnant de kilomètres. Mais ma puissance mentale ne dépassait pas celle physique. Ma condition humaine me rattrapa et je dus me résigner à faire une halte dans une petite auberge. 

A première vue, elle semblait répondre aux caractéristiques typiques des auberges : mal famée. Mais peu importait, les ninjas ne traînaient pas dans ce genre d'endroit, c'est pour cela que cette auberge était le lieu parfait pour ma couverture. J'avais pris soin d'emmener avec moi ma cape de voyage, très utile contre froid mais aussi, elle me permettait de cacher ma chevelure rose si distinctive.

C'est ainsi vêtue que je pénétrai dans le lieu de débauche. Instantanément, tous les regards se dirigèrent vers moi, pour la plupart curieux voir même intéressés. La routine. J'avais adopté une posture droite tandis que je gardais la tête inclinée sous ma capuche noire. Un petit homme aux traits durs et dont les dents avaient jaunies avec le temps se présenta à moi. Son haleine empestait l'alcool.

" - Que puis-je pour vous mam'zelle?
- Une chambre, pour une nuit."

Pas la peine d'être plus courtoise avec ce genre d'individu, tout pouvait très vite déraper. J'attendis donc avec impatience mon trousseau qui se faisait attendre. Je sentais derrière moi tous les regards avides me transpercer le dos. Ces chiens en ruts ne pouvait-ils pas se satisfaire de l'une des nombreuses filles de joie présente dans la pièce ? Elles se collaient les unes aux autres, se déhanchant de manière vulgaire contre de grands hommes à moitié souls. La turpitude qui régnait et se propageait peu à peu jusqu'à moi me donna subitement envie de me précipiter à l'extérieur.

C'est alors avant même que cette main infecte ne se pose sur mon bras que celui qui avait osé cette impudence se retrouva à plat ventre sur le bar, poignet à l'envers, coincé entre mon corps et le bois grossier du bar. Le fracas des verres tombés aux sol dans la manœuvre résonnèrent, me plaçant ainsi au centre de toutes les attentions.

" - Ne t'avise plus jamais de me toucher." Mon ton avait été ferme, froid et menaçant. Que je pouvais paraitre forte en apparence...S'ils savaient...

" – Héla ! Doucement Mam'zelle, faut pas vous énervez en agressant mes clients !" Mon regard dût le pétrifier sur place car son expression se transforma et divulgua son anxiété. 

" - Mes clef." Lui ordonnais-je d'un ton menaçant. 

Il s'empressa de me tendre un petit objet métallique que j'identifiai rapidement comme étant ce que je désirais. Je lâchai brusquement l'homme toujours sous mon emprise qui s'empressa de se masser le poignet. Avec toute l'assurance qu'il m'eut été donné je tournai les talons pour prendre le petit escalier qui menait à ma chambre. Seulement, quelque chose m'en empêcha. 

" - Jolie couleur..." Ce ton, cette voix... 

Mes mains remontèrent lentement jusqu'à mon crâne et tâtèrent ce qui devait le recouvrir. Ma capuche s'était enlevée et c'est gelée sur place que je me retournai au ralenti vers le propriétaire de cette phrase.

Ce visage m'heurta de plein fouet. 

Impossible.

J'avais l'impression de ne jamais avoir vécu. 

La vie affluait dans mes veines. Mon sang battit jusqu'à mes tempes. Je ne parvenais pas à coordonner mes pensées. Mais le gèle qui paralysait mes membres ne tarda pas à laisser place à une étouffante chaleur.

Un être aussi sublime ne devait pas exister. Sauf dans mes propres rêves. Aucune erreur possible, c'était lui. Il se tenait là, fier et droit, aussi puissant qu'une explosion, aussi méprisant qu'un roi. Et moi, je retombais peu à peu dans mon mal qui me consumait à petit feu. Tout ce que je savais à cet instant c'est que mes tripes allaient imploser, que mon corps entier se convulsait. Je n'eu d'autre solution que de me pencher en avant et de plaquer une main sur ma bouche, les yeux révulsés. J'allais vomir...

***

Je n'avais jamais réellement cru aux hallucinations ponctuelles. Ces hallucinations qui surgissaient n'importe où, n'importe quand, sans prise du moindre stupéfiant. Pourtant, en cet instant rien ne ressemblait plus à cela que ce qui venait de se passer. 

Pourtant, je n'avais pas rêvé, il était bien réel. Je revoyais la façon narquoise dont il m'avait toisé, ses yeux noirs pleins de mépris. Rien n'avait changé. J'avais dû faire un effort surhumain pour me redresser conservant de ce fait ma dignité et m'enfuir vers les escaliers, que j'avais monté quatre à quatre. Enfournant précipitamment la clef dans la serrure de ma porte je l’avais ensuite claqué violemment. 

Appuyée à celle-ci, je tentais de calmer ma respiration tandis que mon corps ne me permettait pas d'aller plus loin. Le souffle court, une main enserrant mon ventre, l'autre tenant ma tête, j'avais glissé le long de la porte me retrouvant ainsi dans cette position pitoyable, recroquevillée sur moi-même.

Depuis quand avais-je peur ? Peut-être que ceci n'avait été qu'un leurre, un simple coup-monté de ma conscience ? Derrière ces hypothèses invraisemblables, je savais pertinemment qu'il était là, pas très loin, surement envieux de connaître une explication à tout ce cinéma. Mais qu'avais-je comme explication ?

A présent je grelotais et c'est les jambes flageolantes que je me relevai. La secousse avait été d'une violence extrême. Prenant appuis sur le mur pâle derrière moi, je repris mon souffle afin d'avancer jusqu'au lit. Mais je n'avais en aucun cas prévu ce qui allait se passer. J'aurais voulu que ce bruit de porte qu'on ouvre furtivement ne soit pas réel, que j'eu été folle depuis le début. 

C'est avec une incroyable vitesse que mon dos rencontra violemment le bois froid du mur que j'avais précédemment quitté. Le choc brutal m'assomma un instant et je dus fermer les yeux sous la secousse. Je voulus hurler lorsque ma gorge fut encerclée par une main puissante tandis qu’une autre venait de s’abattre contre ma bouche. 

J'ouvris alors brusquement les yeux et rencontrai à quelques centimètres de moi un regard noir. Je ne savais pas qui il était, ce qu'il voulait, pourquoi je semblais instinctivement le connaitre mais j'étais persuader d'une chose, cet homme ne me voulait pas du bien. Je n'avais pas pu contrer sa vitesse mais ma force pourrait peut-être faire la différence. Il dû percevoir un changement brusque dans mes yeux à présent déterminés car il stoppa mon élan de lucidité.

" - N'y pense même pas." 

Je pouvais l'interpréter de plusieurs façons mais la plus probable était qu'il avait décrypté mes intentions. Comment osait-il me menacer ? Savait-il au moins à qui il s’adressait ? N’était-je pas la Kunoichi la plus redoutée dans tout le pays ? Alors que je fronçais les sourcils sous la colère de cet affront et toujours incapable de prononcer un mot tant ma gorge était serrée, un rictus mauvais se dessina au coin de ses lèvres. Il n'en fallu pas plus pour déclencher ma fureur, il se foutait royalement de ma gueule.

Mon poing se propulsa rageusement pour venir cogner l'homme qui me faisait ces outrances mais la main verrouillant mes lèvres se décolla pour la stopper avec vivacité avant qu'elle n'atteigne son visage. Dans la manœuvre je sentis son autre main se desserrer. Il allait reprendre la parole mais n'en eu pas le temps car je déployai gracieusement ma jambe qui heurta le sol de plein fouet dans un vacarme ahurissant.

C'est à cet instant que je compris qu'il me sous-estimait, qu'il ne savait pas à qui il avait réellement à faire. Son rictus s'intensifia quand il vu décoller mon pied puis se ravisa lorsque la commissure de mes lèvres s’étendit également. Le sol trembla, puis toute la chambre. Je pensai un instant aux dégâts que j'allais causer et à la note de la chambre qui allait subitement augmenter. 

Trop tard. Le sol se fendit creusant un écart monstre entre lui et moi ce qui me permis de me jeter par la fenêtre se situant sur ma droite. J'atterris avec souplesse pieds joints à l'extérieur du bâtiment délabré. Je me réjouissais d'avance de sa stupeur. La satisfaction que me procurait chaque destruction, chaque coup porté, était toujours d'une telle intensité que parfois je me faisais peur moi-même. A cet instant je me sentais toute puissante. 

J’entendis quelques cris de colère ce qui accentua encore un peu plus mon sourire. Bientôt, une silhouette se dessina dans la fumée épaisse des décombres. C'est ce moment que choisi l'une de mes nombreuses visions pour apparaitre. Tandis que l'ombre avançait calmement vers moi, des images nouvelles m'heurtèrent de plein fouet.

« "Ne pars pas !" Qu'avait-elle fait pour mériter cette punition, car oui ceci en était une. Le garçon, ou du moins ce qu'elle parvenait tout juste à déceler, était de dos, ses cheveux d'un noir ébène se balançant au rythme du vent. Sakura se reconnue comme la jeune fille qui venait de crier cette supplication. 

"Si tu le fais je vais crier..." Il faisait nuit et la lune étincelante propageait ses rayons argentés sur le village. Cette vision n'était pas la même que d'ordinaire, cette fois elle n'était plus réellement la personne qui parlait, elle se trouvait là, tout près de la scène mais semblait y être totalement extérieur, invisible. Elle assistait à quelque chose dont elle n'avait strictement aucun souvenir. Sakura eu peine à croire que l'adolescente qui pleurait tel un enfant était bien elle. Elle semblait si jeune et sa voix encore si fragile. Non ce n'était pas possible. 

"Sakura, t'es lourde…"Il venait de se retourner. »

La scène s'interrompu brutalement comme si je sortais d'un rêve en pleine nuit. Encore trop abasourdie par ce que je venais de voir et d'entendre, je ne vis pas qu'il se trouvait désormais à quelques mètres de moi, prêt à reprendre l'assaut. Son identité ne faisait plus aucun doute. Cet homme était le jeune garçon de mes illusions. J'avais enfin pu me saisir de ses traits reconnaissables entre mille tant leur perfection était archangélique. 

Mais la réalité de cette constatation me lassa encore plus perdu que d'habitude. Tant de questions restaient en suspens et j'avais terriblement peur qu'elles ne le restent à jamais. Pourtant, lui aurait pu m'éclairer, m'expliquer mais pour cela il aurait fallu que je puisse parler. J'étais contrainte, figée, gelée sur place par son seul regard d’une rare intensité. Mon corps entier l'appelait de toute ses forces et je dus secouer la tête pour ne pas répondre aux soubresauts frénétiques de mon corps qui m'ordonnaient d'avancer dans sa direction. 

Il me toisait, immaculé et fier d'avoir causé chez moi ce qu'il, je suis sûr et il avait totalement raison, prenait pour le plus grand désarroi qu'il eut été donné de faire transparaitre. Il n'y avait pas de logique dans tout cela. Il fallait que je sois sûre.

" - Que voulez-vous ? "

J'avais parlé la première mais malheureusement il ne répondit pas et je ne compris pas pourquoi il fronçait soudainement ses sourcils bruns. Quelque chose semblait lui échapper et cela me fit intérieurement rire car de nous deux je pensais que c'était moi qui devait être la plus déstabilisée. Quel lien pouvait bien me rattacher à lui ? Ma perte partielle de mémoire ne pouvait être qu'en rapport avec lui. Maintenant qu'il se trouvait en face de moi je ne pouvais me permettre de le laisser s'échapper. De toute manière il ne semblait pas vouloir partir. Peut-être que la solution était plus proche que je ne le croyais, peut-être était-elle sous mon nez ?

Il parut réfléchir un instant puis se contenta de faire un pas en arrière. Mon cœur s'emballa. Pourquoi reculait-il ? Je crus desceller un instant une vague de tristesse voilant ses prunelles d’encres. Je ne comprenais absolument pas la situation. Son humeur si changeante me perturba. C'est lorsque je compris qu'il allait tout simplement tourner les talons qu'une idée me traversa l'esprit. 

" - Ne..Ne partez pas."

Pourquoi ne ferais-je pas ainsi, puisque je devais vaincre le silence de celui qui allait à présent me tourner le dos, et que tant d'autres cris demeuraient encore sans réponse ? Ma prière devint donc une adjuration, aussi forte que le permettait ma faiblesse. Comment ne pas croire que cette idée m'avait été suggérée, à ma demande, et qu'elle était vraiment un signe ? J'allais tout bonnement reproduire le même schéma que dans mon souvenir..

L'homme se retourna brutalement cette fois le visage dur et fermé.

" - A quoi tu joues, Sakura ? " Il entreprit le chemin inverse se rapprochant peu à peu de moi. "- De quoi te souviens-tu réellement ? "

Avait-il compris quelque chose ? Moi-même je n'étais parvenue à aucune conclusion plausible, comment lui aurait-il pu comprendre ce qu'il se passait ? Il m'avait appelé par mon prénom, me confirmant ce qui semblait pourtant limpide : nous nous connaissions.

" - Comment connaissez-vous mon nom ? " me risquais-je. Il ne silla pas, contrairement à tout à l'heure et se contenta de me lancer un regard navrant, ce qui m'offensa plus qu'autre chose. Se moquait-il de mon ignorance ? L’homme se confina dans son mutisme. 

" - Parle !" La colère m'avait emporté, je ne pouvais plus soutenir cet affront. La tentions que je ressentais dans tout mon corps allait exploser et il fallait à tout prix que j'obtienne une réponse rapidement. J'avais crié et il n'avait pas été surpris. 

L’homme aux cheveux corbeau soupira.  

J'avais la réelle impression que je l'ennuyais profondément et cet être commençait sérieusement à m'énerver alors pourquoi mon cœur persistait-il à cogner contre ma poitrine d'une telle façon que je n'aurais bientôt plus le contrôle de moi-même ?

" - Tu as tout oublié et j'imagine que cela est mieux ainsi, même si j'en ignore la raison. " 

Il était au courant que quelque chose que moi j'ignorais.

" - Cela n'a pas de sens, je..je ne comprends rien.. dis-je en secouant la tête l’air désemparée.
- Ce n'est plus mon problème."  Lâchât-il impassible.

"Plus", cela l'avait donc été un jour, certainement à cette période que mon esprit occultait. Il fallait qu'il parle plus. C'était le seul moyen de m'aider. Mais cet être semblait complètement désintéressé de ma situation, sa voix avait tranché l'air et j'eu le souffle coupé tant cette réplique me blessa. Mon corps réagissait indépendamment de mon esprit qui ne décodait absolument rien. J'avais mal, très mal. 

Je m'approchai alors, abolissant les quelques pas qui nous séparaient encore l'un de l'autre tandis que mon pouls s'intensifia. Il grimaça avant de me toiser d'un air agacé. 

" - Où que tu ailles emmène-moi. Le suppliais-je spontanément.
- Sakura, rentre chez toi. " Je levai ma main et m'emparais de la sienne, la pressant avec insistance, il ne partirait pas sans moi, il était mon seul lien, ma seule et unique chance. Mon destin était lié depuis le début à cet homme mystérieux. 
"- Je t'en supplies. " Peut-être que le tutoiement serait plus persuasif. Après tout, il s’était permis de s’adresser à moi ainsi et tout indiquait que je le faisais également à une époque. Il fronça une nouvelle fois les sourcils tentant de retirer le membre dont je m'étais précédemment saisis, en vain tant je concentrais mon chakra pour m’y accrocher désespérément. 
"- Lâche moi, bon sang !" S’énerva-t-il.

Je perçus sans difficulté l'irritation de sa voix. Mes efforts s'intensifièrent. Je l'implorais du regard et il allait reprendre la parole lorsque quelque chose le stoppa net. Moi, j'avais considéré le problème depuis quelques secondes déjà. 

Une arme que j'identifiai rapidement comme étant un shuriken entra brusquement dans mon champ de vision, une note explosive y était attachée. Mon sens inné pour l'anticipation s'activa subitement. Relâchant promptement ma prise sur la chair pâle que je tenais, de bondis en arrière et comme une chorégraphie apprise par cœur, il en fit de même dans le sens inverse. La détonation fut puissante et je dus me protéger le visage pour ne pas recevoir des projectiles. Je n'étais pas en état de me battre. Sans concentration mes attaques ne valaient rien et je sentais que notre adversaire était puissant. 

Je fermai les yeux tentant de retrouver mon attention perdue en malaxant le plus précisément possible mon chakra. A présent, je ne décelais plus d’autre présence. Le chakra de l'homme de mes visions venait également de disparaitre. L'avait-il caché exprès pour ne pas se faire repérer par l'ennemi ? Et d’ailleurs, n’était-il pas son coéquipier ? N’avait-il pas tenté non pas de le blesser lui mais moi ? Dans tous les cas, il nous avait interrompu et il allait le regretter amèrement. 

Je rouvris instantanément les yeux. Mes émeraudes lançaient des éclairs. La brise emporta mes cheveux dans un tourbillon dragée. Je savais désormais l'endroit exact où le malotru se trouvait. D'un geste agile je me propulsai dans sa direction mais à l'instant où mon poing allait cogner l'intrus, une ombre apparue devant moi, m'attrapant d'un mouvement habile, me plaquant contre une parois dure puis m'enroula d'une cape noire. L'odeur venait d'éveiller mes sens. Il n'en existait qu'une comme celle-là, la seule que je pouvais respirer par pur plaisir, celle que la folie me permettait d'identifier comme étant la sienne..

Je ne voyais plus rien mais la subite impression d'être en chute libre m'indiqua que nous venions de disparaître, laissant sans aucun doute un nuage de fumée derrière nous. J'avais analysé rapidement la situation, on venait de m'empêcher d'accomplir mon attaque. Me pensait-il trop faible pour combattre ? Je fus blessé du peu de considération que cet être sublime me portait mais me ravisais vite me rendant soudainement compte qu'il me tenait pressé contre son corps. Ma raison fut anéantie, mon esprit divagua et ce qui n'avait été en réalité que quelques secondes me paru une étrange éternité. 

Je ne connaissais même pas son nom.

La proximité de nos êtres me fit plonger au cœur d'une nouvelle confession de mon inconscient. J'allais perdre encore une fois la notion du temps, je n'en demandais d’ailleurs pas plus à la vie...




Commentaire de l'auteur Bonjour à tous !
Le chapitre 3 est en cours d'écriture, j'espère pouvoir publier fin janvier-début février.
Merci d'avoir lu, je vous encourage à me donner votre avis :)
A bientôt
Misa
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