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Animes-Mangas

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Naruto

Point de rupture
[Histoire Terminée]
Auteur: Iliena Vue: 10488
[Publiée le: 2010-09-06]    [Mise à Jour: 2014-10-12]
13+  Signaler Romance/Drame/Action-Aventure Commentaires : 23
Description:
En l'espace de quelques mois, Sasuke Uchiha vient d'enchaîner à une vitesse incroyable les combats les plus difficiles et les plus épuisants qu'il n'ait jamais eu à fournir.
Jusqu'où l'ombre de la vengeance peut-elle l'emmener avant que quelque chose en lui ne cède mais y a-t-il encore un point d'amorce dans cet être empli d'amertume et de colère?

Chapitre 12 : Sur la plage abandonnée

Sasuke eut du mal à s’endormir ce soir là, depuis quand lui arrivait-il de trop penser ?
Crédits:
Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto
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Une odeur de désinfectant

[4221 mots]
Publié le: 2014-08-06Format imprimable  
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11. Une odeur de désinfectant

 

La rage qui l’envahissait au réveil de se souvenir était toujours la même. Longtemps après cette cuisante défaite, il émergeait encore des limbes du sommeil dans une colère noire. Orochimaru l’avait bel et bien humilié au plus profond de son être durant cet entraînement. Non seulement il avait souffert le martyre, apprenant plus tard que non contant de le blesser, le sannin avait aussi fait le nécessaire pour que sa convalescence soit aussi désagréable que possible mais en plus il avait tenu parole. Kabuto l’avait soigné comme un vulgaire civil aurait été pris en charge dans un hôpital de campagne. Les plaies causées par le chakra se referment peut-être très vite quand elles sont soignées avec la même énergie il n’en est pas de même quand la médecine traditionnelle doit le faire.

 

Il lui avait fallu des semaines, des mois, pour se remettre, lentement. Une amertume profonde s’était alors développée à l’encontre de son maître mais il était parvenu à la soustraire à la vigilance de se dernier en mettant toute son énergie dans sa convalescence. Pourtant, nichée quelque part, ce qu’Orochimaru avait involontairement fait naître causerait sa propre perte plusieurs années plus tard.

 

En ouvrant les yeux, Sasuke était encore secoué par ce mélange de haine et de soulagement amer. Ses pupilles peinèrent à faire la netteté sur ce qui l’entourait. Une vague impression de déjà-vu, ce blanc. Un hôpital, encore et toujours, il ne parvenait juste pas à faire suffisamment le tri dans ses souvenirs pour expliquer sa présence dans un tel lieu. Le bip sonore du moniteur lui fit comprendre qu’à défaut d’une banal blessure, il avait du écoper de quelque chose de beaucoup plus sérieux cette fois.

 

Pourtant sa respiration se faisait normalement et jusqu’à présent, il ne sentait pas de douleur particulière irradiée d’une partie de son corps. Son regard se porta sur ses bras, ses mains. Un tuyau translucide remontait de son poignet gauche en direction d’une poche d’eau. Il fronça les sourcils. Une deuxième installation, identique, se trouvait un peu plus haut sur le même bras. Le liquide coulant depuis le goutte à goutte était légèrement tinté de vert. Une transfusion de chakra ? Il n’avait jamais entendu parler d’un tel procédé.

 

Il fut tiré de ses questionnements par l’ouverture subite de la porte de sa chambre. Trop loin pour que sa vision encore vacillante puisse faire la netteté, il n’eu tout de fois pas guère à se concentrer pour reconnaître la cinquième Hokage dans cette démarche volontaire et cette chevelure blonde cendrée. Elle saisi le dossier au bout de son lit et le parcouru.

 

-       Tu es réveillé. affirma-t-elle, sans lever la tête de sa lecture. Les dosages semblent bons. Est-ce que tu ressens quelque chose de particulier ? Douleurs ?

 

L’Uchiha fit signe que non de la tête. Il porta à nouveau son regard sur la poche verte.

 

-       Une transfusion de chakra médical.

 

Elle vint s’assoir sur le bord du lit et posa une main nappée de chakra contre sa poitrine. Il voyait à présent parfaitement la ride creusée par la concentration sur le front de la sannin. Elle changea la position de la main et le ronronnement causé par la technique de soin monta en puissance mais il ne ressenti rien de particulier.

 

-       Tu dois une fière chandelle au clan Hyuuga. Sans eux, tu ne serais plus de ce monde.

 

Sasuke fronça les sourcils.

 

-       Ils sont parvenus à développés un circuit de chakra synthétique pour te sauver la vie.

-       Kabuto… murmura le noiraud d’une voix bien trop rauque à son goût.

-       Non, tu commençais à te remettre de son injection. Tu as du le sentir, je me trompe ? Cette attaque contre Madara, c’était un coup de maître.

 

Elle se releva et alla se poster devant la fenêtre.

 

-       Mais quelle folie ! Tu as puisé jusque dans tes dernières forces. Quand on vous a retrouvé, les brancardiers n’ont pas voulu admettre que tu étais encore vivant.

 

Le regard marron se détourna du jardin de l’hôpital pour venir à nouveau se concentrer sur le jeune homme. Rien sur son visage ne laissait transparaître la moindre émotion. Se sentait-il encore concerné ne serait-ce que par sa propre santé ?

 

-       Elle… elle était aussi là.

-       Sakura ?

 

Il hocha la tête.

 

Tsunade expira un peu fort, un petit sourire aux lèvres. « Quel être étonnant ce garçon » se fit-elle la remarque.

 

-       Elle se remettra, grâce au ciel, elle n’était pas trop près de toi. Je n’en dirais pas de même pour Madara.

 

La blonde s’attendait à ce qu’il demande confirmation de la mort de son ainé. Pourtant, il n’en fit rien. Peut-être l’avait-il sentit au moment ou le chidori était entré en contact avec l’ancêtre du clan Uchiha ? Une telle décharge d’énergie ne pouvait laisser personne indemne sur un rayon de plusieurs dizaines de mètre.

 

-       Vous voulez dire qu’elle est encore entre ces murs ? voulu-t-il savoir.

-       Oui, nous avons du la plonger dans un coma artificiel. Tu as détruits une partie de son circuit de chakra mais grâce au même procédé que toi, elle pourra bientôt à nouveau compter sur sa propre énergie.

-       Je retrouverai mon chakra ?

-       Non, tu devras passer le reste de ta vie avec ce distributeur artificiel qui te permettra seulement de mener une vie, disons, de civil. Expliqua-t-elle, gênée de devoir lui apprendre les choses de manière aussi franche.

 

Elle aurait préféré conserver un peu de temps pour préparer encore cette mise devant le fait accompli. Etonnement, Sasuke ne montra aucune forme de colère, d’amertume ou de regret. Elle cru même deviner une pointe de soulagement sur le visage froid du déserteur.

 

-       Quand se réveillera-t-elle ?

-       Nous allons la sortir du sommeil d’ici une petite semaine.

-       Et que va-t-on faire de moi ?

-       Tu n’es plus une menace ni pour le village, ni pour qui que ce soit. Le conseil accepte ton retour, sous certaines conditions que nous te présenterons quand tu seras en meilleure forme. En attendant, tu restes dans ce lit. Tu n’as pas mal à cause des calmants mais les sensations vont gentiment se réveiller.

 

Tsunade s’arrêta la main sur la poignée de la porte. Elle jeta un dernier regard au déserteur. Sa peau était plus pâle que jamais, son regard d’un noir sans expression tranchait avec l’intérêt qu’il avait marqué ou du moins feint pour sa santé et celle de son ancienne équipière. Une vaste énigme, le jeune Uchiha même déchu de ses pouvoirs, redevenu simple humain, ce qu’il n’avait soit dit en passant jamais été, restait un grand mystère pour l’Hokage. Quand elle eu complètement refermé la porte, elle décida de garder cette image paisible du jeune homme regardant presque rêveusement par la fenêtre. « On découvre des choses surprenantes tous les jours. » se dit-elle. Malgré les derniers évènements, les mois de convalescence et de surveillance, elle ne s’attendait pas à si peu de réaction de la part du dernier héritier du clan à l’éventail. Il avait accueilli l’information concernant sa perte définitive de chakra d’une manière si calme et sans la moindre surprise ; pas même un froncement de sourcil agacé, juste ce visage calme, presque détendu. Elle sourit.

 

-       Sasuke, je crois que tu as plus à nous apprendre sur la maturité que beaucoup dans ce monde.

 

 

Ce fut seulement à la fin de la première semaine après son réveil que Sasuke pu enfin parler d’amélioration, du moins à son sens. Il parvint enfin à se lever et à se déplacer, certes toujours sous la surveillance vigilante du personnel soignant, jusqu’à la salle de bain et au WC de sa chambre. Une victoire pour l’éternel indépendant qu’il était.

 

L’infirmière attendit jusqu’à ce qu’il soit à nouveau allongé dans son lit avant de sortir. Elle ne lui laisserait pas l’opportunité de lui faire le coup des deux jours précédents. Ses collègues avaient été très claires, Uchiha Sasuke ne devait pas sortir de son lit avant aujourd’hui. Inutile de préciser qu’il était passé outre et que à deux reprises, il avait été retrouvé allongé sur le sol de sa chambre, la seconde fois après presque une nuit entière, grelotant de froid mais une lueur de défi accroché à son regard sombre.

 

Le jeune homme poussa un long soupir après c’être assuré que personne ne l’entendrait. Il détestait les hôpitaux, l’inactivité, l’odeur de désinfectant qui saturait l’air ambiant de toutes les pièces. Il s’ennuyait un peu, il fallait bien le reconnaître. Ses derniers passages en milieu hospitalier avaient été rendu nécessaires par un état de santé extrêmement préoccupant. Certes, il n’avait pas été admis ici parce que la prison de Konoha manquait de place, une réelle nécessité en était l’instigatrice. Il avait tout de même été dans le coma presque une semaine entière. Physiquement, il ne se sentait pourtant pas si las et épuisé que lors de ses derniers combats. Le problème de font était son système de chakra profondément mis à mal par la violence de son attaque.

 

Affirmer qu’il ne s’attendait pas à ça serait un mensonge. Il avait une petite idée de ce que cette débauche d’énergie causerait au moment du geste ultime mais pour dire vrai, il ne s’attendait pas vraiment à en sortir vivant. Vivre en gérant un filet d’énergie quand on en a brassé des torrents tumultueux durant presque toute ça vie était plus difficile que ce à quoi il s’attendait. Pourtant, il était certain qu’il s’en sortirait, il survivrait.

 

Le soleil était descendu sur la ville depuis plusieurs heures, les visites étaient elles aussi terminées à en croire le silence régnant maintenant dans le bâtiment. L’infirmière qui l’avait surveillé était en charge des veilles pour cette nuit, elle ne passerait pas avant l’aube, il en avait la certitude. Parfait ! Il se leva précautionneusement, pris la poche de chakra suspendu au goutte à goutte pour la glisser en travers de sa poitrine, un peu comme il aurait sanglé une besace de ravitaillement. Il atteignit la porte de la chambre sans encombres ; la gestion de son chakra lui causait pas mal de souci. Il ne pouvait plus s’appuyer sur cette aide pour contrecarrer les manquements de son corps physique. Jamais auparavant, il n’avait dû être pareillement à l’écoute de son enveloppe physique, des signaux vitaux les plus basiques. Un tremblement, un frisson, tant de chose que le chakra coulant en quantité illimitée à l’époque lui restituait par résonnance, il devait à présent l’écouter, l’entendre, le deviner.

 

Toujours aussi silencieusement, il remonta le couloir jusqu’à l’escalier de secours. L’étage des femmes était au-dessus. D’un regard aiguisé, il jaugea le nombre de marches, sa condition physique et l’effort que gravir cette double volée d’escalier allait lui coûter. De prime abord, cela devrait aller. Mais l’autre nuit, il était arrivé à la même conclusion et avait du terminer la nuit allonger à même le sol de sa chambre. Un soupir d’ennui lui échappa. Il l’avait souhaité cette normalité, non ? Il fallait donc faire avec.

 

Toujours aussi doué que lors ce qu’il était encore un ninja, il parvint à se faufiler jusqu’au bureau des infirmières, vide à cette heure là. Les employées de garde devaient être entrain de faire le tour des chambres. Après quelques minutes, il mit la main sur le registre des patientes et trouva rapidement le numéro de la chambre qui l’intéressait. Un faible claquement lui fit lever la tête alors que le son se rapprochait. Il parvint juste à se glisser derrière la porte, sous une chemise d’opération pendue au parterre, quand une grande infirmière un peu trop maigre et aux cheveux noir, raides, retenus en queue de cheval sur la nuque pénétra dans la pièce. Son attitude trahissait un flegme qui ne disait rien de bon qui vaille au jeune homme. Sa tournée probablement terminée, elle allait rester ici durant un certain temps. Il ne pouvait se le permettre. L’infirmière de garde à son étage pourrait remarquer sa disparition mais pire encore, il savait qu’il n’était pas encore suffisamment en forme pour rester debout, coincé derrière cette porte durant des heures.

 

Par chance, une lumière rouge se mit à clignoter juste en dessus de la porte d’entrée. Parfait, on l’appelait. Sasuke profita du départ rapide de la soignante pour se glisser dans son sillage et bifurquer à droite à la première intersection, la perdant de vue et s’enfonçant dans l’ombre en direction de la porte au font du couloir. Il hésita à frapper, puis se ravisa. Délicatement, il ouvrit et se coula silencieusement dans la pièce.

 

Toute comme sa chambre, celle-ci ne possédait qu’un seul lit. La fenêtre donnait sur la falaise des Hokage mais de nuit on ne voyait que les halos de l’éclairage de la ville se refléter sur les visages de pierre, leur donnant de toutes autres mimiques. Des enfants auraient pu prendre peur devant l’étrangeté de ses visages dénaturés par la nuit et la faible luminosité. Délaissant la vue, il posa le regard sur la jeune femme allongée, lui debout au pied du lit. Elle respirait calmement mais contrairement à lui, la poche de chakra n’était plus là. Sa sortie du coma devait probablement être terminée, en déduisit-il.

 

Le visage détendu, abandonnée au sommeil, Sasuke se dit qu’il ne l’avait pas vu ainsi depuis… Depuis leur enfance et les vagues souvenirs qu’il en gardait. Pourtant, la Sakura de son enfance n’était pas aussi captivante. Celle qui était allongé devant lui avait quelque chose d’hypnotisant malgré les pansements le long de ses bras, les égratignures sur son visage. Une mèche de cheveux rose perdue sur sa tempe lui collait à la peau. La chaleur, une autre raison pour laquelle le jeune homme détestait les hôpitaux. Etouffante pour quelqu’un qui comme lui se serrait volontiers qualifié de sang-froid.

 

Une tension dans sa cuisse lui indiqua qu’il fallait qu’il trouve rapidement appui pour reposer la musculature encore mal rétablie de ses jambes. Avançant toujours avec la plus grande discrétion, il attira en même temps la chaise se trouvant un peu plus loin que la table de chevet de la blessée. Il s’assit et se calla le plus agréablement possible pour contempler la jeune femme. Dans un sens, il aurait souhaité qu’elle ouvre les yeux à cet instant, lui confirmant qu’elle allait bien, ne souffrait pas de séquelles à cause de son action. D’un autre coté, profité de l’absence de conscience de son ancienne équipière lui permettait de la détailler longuement sans qu’elle ne le chasse, le rabroue, comme elle l’avait fait durant le temps qu’ils avaient passé ensemble.

 

Sasuke savait qu’elle était parfaitement dans son droit de lui en vouloir. C’était juste qu’il aurait préféré qu’elle l’accueil un peu plus chaleureusement au début et puis il avait compris. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. Le mur les séparant, il en avait jeté les pierres de taille et les bases. Sous un certain angle, elle n’avait fait qu’obéir à sa volonté en montant les briques qu’il lui avait cela dit en passant, littéralement tendu. Au fil du temps, durant la période ou elle le surveillait durant sa première convalescence à Kiri et dans la grotte, il n’avait pas perçu sa présence mais plutôt un regain de curiosité mais aussi d’hésitation provenant de l’une des AMBU le surveillant. Ce n’est que tardivement qu’il avait compris que c’était elle. Est-ce qu’un jour elle pourrait poser les yeux sur lui et voir autre chose que le monstre qui avait voulu la mort de son village, de son ami, de tout ?

 

-       Sasuke ?

 

Le nom fut prononcé si doucement qu’il ne compris pas tout de suite que c’était une voix et pas un rêve. Quand il releva les yeux en direction de la jeune femme, cette dernière le sondait de ses deux orbes verte, visiblement surprise de le voir là mais pas le moins du monde terrifiée ou suspicieuse. Elle avait les yeux cassés, signe qu’elle était encore affaiblie par les conséquences du combat et de son attaque suicide.

 

-       Ne parle pas. lui intima-t-il de sa voix grave.

 

Elle obtempéra, n’émettant aucune objection, probablement au fait de son propre état de santé. Elle était médic-nin après tout. Ils restèrent ainsi à se regarder durant de longues minutes. Et puis Sakura montra des signes de fatigues, ses paupières commencèrent à papillonner. Alors, il se leva.

 

-       Ne t’en vas pas ! murmura-t-elle.

 

Il s’arrêta net, puis fit demi-tour et vint directement au bord du lit cette fois-ci. Il s’assit sur le rebord, ne voulant pas qu’elle remarque qu’au final il n’avait que quelques jours d’avance sur elle au niveau du réveil.

 

-       Rendors-toi.

 

Elle se détendit à nouveau. Il prit sa main dans la sienne. Elle soupira doucement alors il glissa son autre main le long de son visage pour en repousser la mèche collée.

 

 

Les jours passèrent lentement. Le grand hôpital de Konoha fourmillait d’activité. Tant d’agitation provoqué en partie par une nouvelle opération de grande envergure sur le front, plus au nord. Un attaque sanguinaire que la coalition tentait d’endiguer depuis trois jours, au pris de lourdes pertes.

 

Un nouvel arrivage de blessés s’annonçait pour midi. Un peu plus tôt, on était venu prévenir le jeune Uchiha qu’il allait être déplacé dans une autre chambre. C’était la deuxième fois en trois jours. En d’autres temps, il aurait brisé le coup de cette infirmière à la voix trop aigue pour avoir eu l’audace de lui annoncer encore un tel désagrément. Il ne pouvait nier être exaspéré par le coté incommodant de la situation mais au bout du compte si il voulait quitter les murs blanc de l’hôpital, il fallait qu’il prenne son mal en patience. Son circuit de chakra synthétique n’étant pas encore complètement stabilisé et sa condition physique lui jouant encore parfois des tours, il ne pouvait faire autrement que patienter, attendre la fin de journée et se réjouir du soir pour monter discrètement à l’étage des femmes.

 

Sakura avait eu beaucoup de mal à rester éveillée plus d’une dizaine de minutes durant les premiers jours, puis elle avait compris et c’était reposée toute la journée en prévision des visites nocturnes de son ancien équipiers. L’étrangeté de la situation résidait probablement dans le fait qu’ils passaient la plus part du temps à ne rien dire. Il s’asseyait sur la chaise à coté de son lit, la regardait, lui demandant parfois comment évoluait sa convalescence puis restait à nouveau silencieux. Il la quittait aux alentours des vingt-trois heures. Les premiers jours, elle aurait eu milles questions à lui poser mais elle n’avait pas encore la force d’aller au-delà de la première. Et puis, elle s’était questionnée sur l’attitude pour le moins inhabituelle du jeune homme. Enfin, soyons réaliste, jamais Sasuke Uchiha n’aurait perdu son temps ainsi. Même si elle avait pu le découvrir sous un nouveau jour depuis leur fuite de la cache de la forêt de Konoha, elle peinait encore à cerner ce qui semblait être une nouvelle facette de sa personnalité.

 

Ce soir là ne serait probablement guère différent des autres, du moins, c’est ce qu’elle pensa en le voyant se glisser silencieusement dans la chambre. Par chance, elle n’avait pas encore été transférée dans une pièce à plusieurs lits; une grâce qu’elle mettait sur le compte de l’hokage. Sa démarche lui fit noter qu’il avait pratiquement recouvert son équilibre et lors ce qu’il tira la chaise à lui elle ne vit pas cette habituelle ride de crispation au coint de sa bouche. Le choc provoqué par son attaque désespérée avait mis à mal son bras droit et les premières fois, il n’avait pas même essayé de déplacer le siège.

 

-       Bonsoir Sakura.

-       Bonsoir Sasuke. Tu… Tu sembles aller mieux aujourd’hui.

 

Il hocha affirmativement de la tête.

 

-       Je n’ai pas vraiment le choix. Il faut que je quitte cet endroit au plus vite.

 

Elle se rembruni mais au bout du compte, qu’avait-elle espéré ? Qu’il restait ici pour le plaisir de venir la voir tous les soirs ?

 

-       Ils m’ont encore déplacé. C’est une véritable hécatombe, je dirais une soixantaine de nouveaux blessés entre hier et aujourd’hui.

 

Le silence retomba entre les deux, creusé par l’incompréhension de Sakura ainsi que par le manque d’observation du jeune homme à cet instant là.

 

-       Où vas-tu aller quand tu pourras sortir ? demanda-t-elle avec appréhension.

 

Il la fixa longuement, semblant réfléchir au sens de chaque mot qu’elle venait de prononcer. Puis il laissa flotter son regard dans la pièce, fixant des choses connues de lui seul. Le temps sembla s’arrêter et la jeune femme regretta d’avoir parlé. Elle savait qu’il répondait quand il le voulait bien mais que ses silences voulaient dire qu’elle s’était aventurée sur un terrain ou il ne voulait pas de sa curiosité. A son tour, elle laissa ses pupilles verte s’échappées vers la nuit tombante derrière les fenêtres de sa chambre. Les secondes de silence devinrent des minutes.

 

-       Il y a un poste sur un bateau. souffla-t-il de sa voix basse

-       A Kiri ?

 

Il fit « oui » de la tête.

Elle ne rajouta rien. Il y avait très peu de chance pour qu’il prétende vouloir rester à Konoha et en restant terre à terre, il n’y avait rien de vraiment bon pour lui ici. Alors certes, elle aurait aimé l’entendre dire quelque chose montrant un tant soit peu son intérêt pour elle parce que à force de retourner la situation dans tous les sens, son unique conclusion avait été que sa présence ici, dans cette chambre, n’était pas explicable autrement. Mais il restait Sasuke Uchiha et l’art de la communication devenait plus qu’une science quand il s’agissait de lui.

 

Lentement, elle repoussa les draps et s’assis de l’autre coté du lit. Ses pieds glissèrent dans les chaussons roses que lui avait apportés Ino en coup de vent avant de regagner le front. Marcher commençait à se faire sans trop de problème, son chakra compensait à nouveau les défaillances physiques. Pourtant elle traîna un peu les pieds en se dirigeant vers la grande fenêtre. Elle resta là à contempler les rue de Konoha en reconstruction ainsi que l’éclairage provisoire plus violent que l’ancien. Tant de choses avaient changé en moins d’une année. L’été avait fait son retour depuis quelques jours mais elle n’en avait goûté que la chaleur depuis sa chambre d’hôpital. Elle aurait vraiment apprécié pouvoir sortir s’assoir à l’ombre de l’un des arbres vénérables de la forêt entourant le village. Laisser le vent souffler sur son visage et faire danser ses cheveux roses tout en fermant les yeux pour mieux capter les bruissements de la faune, tout ça lui manquait. Tsunade était passée l’après-midi même pour lui annoncer qu’elle devrait quitter les lieux plus rapidement que prévu. La jeune femme en avait déduit que les rumeurs concernant les combats étaient belle et bien fondées. Au vue de ses connaissances médicale, elle pourrait terminer sa convalescence chez elle, moyennant une aide au ménage et des livraisons pour les produits de première nécessité. Contrairement à son ancien équipier, le physique avait plus de peine à se remettre, toute fois le chakra compensait en partie ces faiblesses et la mettait sur un pied d’égalité. Elle ne tarderait pas à le dépasser car lui ne pouvait désormais plus se fier à autre chose que son propre corps.

 

-       Je quitte l’hôpital demain matin. Ils ont besoin de la chambre.

-       Hmmm.

 

Un froissement lui indiqua qu’il s’était probablement levé. Puis une présence dans son dos et son visage se reflétant dans la vitre lui indiquèrent qu’il se tenait juste derrière elle.

 

Sans un mot, il leva les mains. Un instant d’hésitation, elles restèrent suspendues en l’aire. Puis il les déposa doucement sur les épaules de la jeune femme et l’attira contre lui. Elle ne résista pas, quelque chose murmurait en elle que l’hésitation n’était pas feinte. Sasuke doutait et il lui laissait le voir, étrange. Il ouvrit la bouche mais aucun sons n’en sorti. Il cherchait visiblement ses mots. Alors elle prit les devant, parce qu’elle ne pouvait pas prétendre lire parfaitement en lui mais à cet instant, elle était convainque de ce qu’il aurait voulu lui faire comprendre.

 

-       Tsunade ne me laissera pas partir comme ça à Kiri, du moins par pour le moment.

-       J’attendrai. murmura-t-il.

-       Cela pourrait prendre du temps. ajouta-t-elle en se retournant pour lui faire face.

 

Il ne répondit rien, Sasuke ne se répétait jamais et si il disait quelque chose, il le ferait. Sa parole était quelque chose qu’il n’avait jamais donné à la légère et cela ne commencerait pas aujourd’hui. Elle lut tout cela dans la détermination de son regard noir.

 

Et puis le charme se rompit, tous les deux semblèrent se rendre compte de la trop grande proximité dans laquelle ils se trouvaient. Sasuke regarda ailleurs, elle recula d’un pas en s’éclaircissant la voix. Il se frotta distraitement la nuque de la main droite ; elle trouva ce geste terriblement séduisant. Des pas résonnèrent dans le couloir, deux voix féminines s’y ajoutèrent en écho. Il se glissa doucement hors de la chambre mais avant de disparaître dans l’ombre il se retourna et la fixa de son regard sombre. Elle inclina doucement la tête dans un geste qu’elle voulait réconfortant, positif, une sorte de « oui » silencieux, une promesse entre elle et lui. Il hocha à son tour de la tête et referma la porte.

 

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