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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 955 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Animes-Mangas

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Naruto

Peter Pan : the truth Auteur: Aligato Vue: 6407
[Publiée le: 2010-03-14]    [Mise à Jour: 2010-06-02]
13+  Signaler Romance/Drame/Surnaturel Commentaires : 35
Description:
Sakura intègre un bien étrange lycée. Tout d'abord, le fait qu'un étonnant système de privilèges soit mis en place et ensuite, que ces privilégiés aient des noms très inhabituels puisqu'ils sortent tout droit sortis du roman à succès "Peter Pan" de James Barrie. Bien évidemment, elle connait l'histoire par coeur pour adorer son personnage principal. Elle intègre le groupe des privilégiés et se voit attribuer un surnom qu'elle n'est pas sûre de mériter. Elle apprend alors que derrière Neverland se cache un plus grand secret qu'elle ne le pense.

Va t-elle découvrir son passé ? Sera t-elle vraiment la réincarnation d'un personnage de roman qui aurait apparemment existé ? Va t-elle découvrir de nouveaux sentiments ? Va t-elle le changer ? Va t-elle réussir à les sauver ? Et que lui veut donc cette étrange créature qui semble s'intéresser à elle ?

Et puis arrivera t-elle à voler de nouveau ?

Entre drame, magie et mystère, venez découvrir la véritable histoire de Peter pan. Sur fond psychologique et amusant, un remake pas banal.

CHAPITRE 11 EN LIGNE !!!
CHAPITRE 12 EN ECRITURE !!!

personnages OOC

couple : Vous verrez. Pas les traditionnels en tout cas. Sauf pour certains.
Crédits:
J'ai puisé dans de nombreuses œuvres et je me demande encore si ce n'est pas du plagiat à l'état pur. Je m'excuse d'avance aux principaux intéressés des bêtises mon cerveau stupide. Je ne pouvais pas m'en empêcher.

- "Peter pan" le film 2004
- "Peter pan" de James Barrie
- "Peter pan" de Loisel
- "Finding Neverland" film sur james barrie
- "Naruto" personnages de Masashi Kishimoto
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  Commenter ce chapitre 

sixth dream - nightmares are forced back never forgotten

[5493 mots]
Publié le: 2010-03-24
Mis à Jour: 2010-03-27
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Commentaire de l'auteur alors...Je sais qu'à la fin il y a love's divine de seal...Pour le reste je sais pas désolée >




Chapitre 6



Le bonheur forcé est

un cauchemar.

[Amélie Nothomb]



Lorsqu'on est un enfant, on se forme pour l'avenir. On vit avec ces deux parents. Ils sont sur un pied d'égalité, s'aiment, donnent un exemple de couple unis et heureux à leur enfant qui voudra reproduire cela plus tard. L'enfant est éduqué selon les valeurs de sa famille et il ne se pose jamais de question.


Mais que ce passe t-il lorsqu'il manque une de ces conditions ?

La réponse est simple : l'enfant dévie de sa route et ne revient jamais sur ses pas.






Choji était pétrifié sur place. Il n'arrivait plus à bouger ses muscles et s'était encore pire lorsqu'il tentait de détourner le regard de la chose qui lui faisait si peur. Il aurait voulu aller se réfugier dans un coin pour pouvoir être seul. Dans le noir le plus total et le plus profond possible. Il aurait voulu pouvoir s'enlever cette image de la tête et ne plus jamais la voir. Pourtant, elle était là, devant lui, montrant ces formes obscènes. Ce corps qui ressemblait plus à une aiguille qu'à de la chaire et du sang. Ce n'était pas un corps, c'était un os. Ce n'était peut-être pas la faute de cette fille mais elle lui faisait peur. Ce n'était pas normal d'être fin comme ça. Il se mit à trembler légèrement. Elle le regardait, l'air assez perdue et un peu effrayée aussi. Le garçon émettait de petits gémissement effrayés et en cet instant, il avait l'air le plus misérable du monde.


  • Tout va bien ?

  • Ne me touches pas ! Hurla t-il à la fille. Dégages !

  • Je...

  • Dégage !


La fille était troublée. Il le voyait dans ses yeux noirs. Elle pouvait pleurer, il était désormais au bord de la syncope et si elle ne disparaissait pas maintenant, il tomberait au sol, de la bave plein la bouche. Heureusement pour lui, la fille disparu immédiatement et sans demander son reste. Il sentit son coeur se ralentir petit à petit et reprendre un rythme normal. Il se sentait mieux comme ça. Il alla s'asseoir près de son meilleur ami Shikamaru. Celui-ci était assis et il n'avait pas perdu une miette de la scène. Il secoua la tête à la négative lorsque Choji s'assit. L'autre ne lui dit rien. Il n'avait pas envie de parler de ça. Oui, il savait que sa conduite relevait de la maladie mentale ! Oui, il savait que ça avait un rapport direct avec sa condition de garçon perdu ! Oui, il savait aussi que ce n'était pas juste pour les filles ! Mais non ! Non ! C'était au dessus de ses forces de devoir supporter ça sans réagir.


  • Cho...Il faut quand même te dire que les filles peuvent prendre ça assez mal tu vois...Et je te parles même pas des mecs...

  • Nan mais...Je sais...soupira le concerné. Mais je serai toi je n'essayerai pas de m'aider tu vois Shikamaru ?

  • Et pourquoi ça ?

  • Règle d'abord ton problème et ensuite occupe toi du mien.

  • Je n'ai pas de problème...souffla le surdoué, peu sur de lui.

  • Ah oui ? Et hurler quand on ferme à clé une pièce et que tu es dedans tu trouves ça normal toi ? T'as une phobie mon vieux. Tout comme moi ! Mais tu ne pourras rien faire pour moi tant que t'iras mal toi aussi...

  • Oui je sais...soupira finalement son ami. Mais j'osais espérer qu'on puisse se guérir l'un l'autre. Apparemment la solution n'est pas celle-là.

  • En effet.

    Ce fut l'apparition d'une tornade rose qui les sortis de leur déprime. Elle se jeta sur Choji et lui fit un énorme câlin bien mérité. Elle fit ensuite de même avec Shikamaru et s'assit ensuite en face d'eux, un large sourire collé sur son visage. Sakura, Wendy, elle restait la même agréable folle.


  • Les garçons ! S'exclama t-elle, Maman a besoin de votre aide !

  • Que veux-tu ? Demanda poliment Shikamaru en souriant.

  • Je voudrais que toi Shikamaru, tu ailles voir Temari et que toi Choji, tu restes avec moi pour me tenir compagnie et me protéger en même temps !

  • Pardon ? S'exclamèrent les deux garçons. Tu plaisantes c'est ça ?

  • Pas du tout !


Shikamaru se mit à ronchonner. Lui aussi aurait voulu rester avec leur mère. C'était toujours lui qui devait se taper le sale boulot de s'occuper de Temari et Choji qui pouvait profiter à fond de leur petite protégée préférée.

Car oui. Même si ils ne laissaient rien paraître, ils étaient tous fous d'elle. Pas amoureux non. Car les garçons perdus sont trop purs et trop hors du chemin pour exprimer de l'amour, cependant, c'en était presque et ils ressentaient le manque d'amour maternelle. Ils l'aimaient tous énormément et ils ne savaient pas combien ça lui faisait plaisir d'être aimée en ce moment.


Wendy regarda Shikamaru s'éloigner. Elle soupira. Dire qu'elle n'avait pas adressé la parole à Peter depuis ce jour d'il y a un mois. Pendant tout ce temps, elle avait fait son possible pour l'éviter. Lorsqu'il entrait dans l'entre, elle la quittait, lorsqu'il était dans le jardin, elle en partait, lorsqu'il tentait de l'approcher, elle fuyait en courant. Autant dire qu'elle avait peur de se retrouver face à lui. Et pas seulement parce que cette nuit là l'avait troublée mais aussi parce que son coeur n'était plus qu'un vase cassé et que pour le moment, le revoir ne ferait que renforcer le sentiment qu'un cochon était en train de piétiner les débris de son pauvre organe – remarquons la poésie du texte – qui était déjà assez en morceaux comme ça. On disait qu'un miroir cassé faisait sept ans de malheur, c'était aussi valable pour le coeur. Un coeur brisé, des années de malheur qui variaient entre un à dix ans.


Choji tourna alors la tête vers Sakura. Et il remarqua qu'elle était un peu préoccupée. Cependant, lorsqu'elle sourit – elle était en train de penser au moment où Peter l'avait prise contre lui – il lui apparut une autre femme à la place. Elle était blonde platine, des yeux bleus, des lèvres pleines et un corps de rêve. Il avait envie de se jeter dans ses bras et de pleurer de tout son saoul. Parler lui ferait peut-être du bien après tout. Peut-être que Shikamaru avait raison. Il inspira. Si Ino apparaissait à la place de Sakura et que Sakura prenait un air protecteur, il se sentait l'âme de se confier. Il tourna la tête vers elle et lorsqu'elle vit son regard douloureux, elle vit que lui aussi avait un problème.


Puis tout s'écoula comme un robinet bouché qu'on répare. Tout ce qu'il avait emmagasiné jusqu'à aujourd'hui se vida sur Sakura comme un torrent furieux. Il n'avait pas prévu ça. Il n'avait pas prévu que ça ferait ressortir autant d'émotions et pourtant, les larmes qu'il sentait couler sur ses joues un peu grasses n'étaient pas une illusion.






Choji était encore petit lorsque sa mère avait commencé à travailler pour une agence de mannequin. Son père était mort alors qu'il venait d'avoir deux ans,

d'une maladie effrayante dont sa mère n'avait pas voulu lui parler. Sa grande soeur, Ryoko, entrait en quatrième et déjà, sa mère et elle ne s'entendaient pas. La mère et la fille étaient en conflit permanent. Choji devait subir leurs hurlements, leurs disputes quotidiennes, les larmes, les coups. Il subissait tout, tout seul, car même si Ryoko avait pu l'aider, elle ne voulait pas le faire. C'était une fille qui avait été pourrie gâtée par son père et qui ne comprenait pas le sens des mots «justice» ou encore «savoir-vivre». La mère n'était pas beaucoup mieux non plus, cependant elle avait des circonstances plus atténuantes que celles de sa fille. Elle devait élever deux enfants toute seule avec un petit salaire d'infirmière et elle devait s'occuper de Choji qui n'était pas encore près pour rentrer à l'école.


Il se souvenait lorsqu'elle était apparut maquillée, bien habillée et si belle dans cette robe bleu-roi de chez Diir. Il avait l'impression de voir un véritable saphir dont l'écrin était des projecteurs, des appareils photo et des éblouissements. Elle avait continué à travailler là-bas pendant dix ans et elle avait peu à peu repris un semblant de goût à la vie. Choji vivait plus ou moins normalement, sa soeur était partie depuis longtemps et n'était plus jamais réapparue et il s'entendait plutôt bien avec sa mère. Il venait alors d'avoir douze ans. Douze ans, me direz vous, est un age où l'enfant devient un adolescent. Il traversera des crises, des problèmes d'identité, des problèmes sociaux mais il se relèvera pour devenir encore plus fort.


En ce qui concernait Choji, se relever après «ça» était aussi peu envisageable que d'apprendre à danser le tcha-tcha-tcha à une souris des champs et un éléphant.


Il était rentré chez lui comme d'habitude, sauf que cette fois il avait vu sa mère effondrée, la tête dans les mains en train de pleurer sur la table de la cuisine. Il s'était alors demandé ce qui avait bien pu se passer pour qu'elle se mette dans un état pareil. Il l'apprit rapidement : elle avait été renvoyée.


Et puis tout avait dégringolé trop rapidement. Comme un château de carte, comme un gâteau d'anniversaire mal préparé, comme une bougie qui s'éteint parce qu'elle a trop fondue. Choji avait vu sa mère sombrer lentement mais sûrement dans la dépression. Il ne pouvait rien faire que la regarder s'enfoncer de plus en plus dans son malheur, sa douleur et sa peine.


Et elle avait voulu arrêter de se nourrir.


La mère de Choji était devenue anorexique et avec ça toutes les conséquences. Elle n'avait plus ses règles, était devenue quasi stérile, pesait 37 kilos pour 1m70 et ne mangeait qu'un yaourt par jour et encore. Elle buvait beaucoup d'eau, mangeait un peu mais vomissait le tout par la suite. Son visage s'était embelli. Elle était devenue magnifique, mais sous ses vêtements, il y avait une horreur que personne ne pouvait deviner. Choji était le seul à savoir. Le seul à voir l'horreur chez lui. Le seul a côtoyer une femme qui semblait être revenue des camps de la mort. Il était seul face à un combat qu'il n'aurait pas dût mener tout seul. Il était face à la mort de sa propre mère.


Il ne pouvait en parler à personne. Car même ses amis, même sa rare famille, même eux ne pouvaient pas le comprendre. Ils ne pouvaient pas savoir ce que c'est que de voir sa mère se replier sur elle même. Ils ne pouvaient pas savoir ce que ça faisait d'avoir treize ans et de ne pouvoir rien faire pour sauver celle qu'on aime le plus. Ils ne pouvaient pas comprendre sa douleur et ses angoisses. Il était seul. Aussi seul qu'une souris dans son trou, aussi seul qu'un petit pois oublié au fond d'une boite de conserve, aussi seul qu'un petit enfant oublié dans le noir.


Tout avait pris fin brusquement. Il ne s'y attendait bien évidemment pas et il n'avait pas non plus prévu que sa mère tenterait de l'entraîner avec lui dans la mort. Un souvenir très net. Elle qui l'attendait en train de préparer le diner. Elle qui sourit et qui lui demande si la journée s'est bien passée. Lui qui s'assoit à la table sans savoir ce qui va se passer dans les prochaines secondes voir minutes. Elle qui se retourne vers lui. Elle qui tient un grand couteau de cuisine. Elle qui s'approche de lui en souriant. Lui qui se lève brusquement. Elle qui approche tout doucement, petit à petit de Lui qui sent la sueur dégouliner lentement le long de son dos. Elle qui lève le bras. Lui qui s'enfuit. Elle le poursuit dans la maison mais il arrive tout de même à se cacher. Une cachette enfantine que n'importe quel petit garçon aurait cherché en premier. Il se cache sous son lit parce que ça le rassure. Il l'entend hurler. Elle se met aussi à pleurer. Des phrases coupées par des larmes et des pleurs. Des phrases douloureuses qui lui enserre le coeur. Elle dit qu'elle va se tuer. Il sort brusquement de sa cachette en hurlant. Il ne veut pas qu'elle meurt. Il entend le bruit. CE bruit. C'est un bruit de couteau qui pénètre la chaire. C'est le bruit d'un couteau qui fait couler le sang.


Il s'agenouille près du corps. Ses yeux sont écarquillés. Elle ne bouge plus. Il passe délicatement sa main sous sa nuque. Il la ressors rouge de sang. Il regarde sa main et regarde le liquide carmin qui dégouline le long de son poignet et vient caresser son avant bras. Il pleure. Les larmes salées se mêlent au sang. Le pire peut-être doit être qu'elle a un sourire radieux aux lèvres.





Sakura le regarda longuement. Ses joues étaient strillées de larmes et il avait l'air très secoué. Quoi de plus normal d'ailleurs. Elle le prit doucement dans ses bras et le posa contre son coeur. Il fut d'abord un peu surpris mais quand elle commença à fredonner une berceuse(*), il garda son oreille contre la poitrine de la jeune fille et ferma les yeux. Sakura continua à chanter. Elle éleva doucement la voix puis finit par chanter normalement. Choji ne pu s'empêcher qu'elle avait une voix magnifique. Il se sentit alors apaisé. Oui. C'était bien elle. Il savait qu'ils avaient eu raison de la choisir. C'était bien elle Wendy.


Alors qu'il s'endormait, Sakura entrait de plus en plus dans son chant et lui caressait doucement les cheveux. Elle repensa à sa discussion avec Gaara. Elle était déjà une femme. Elle n'était plus une enfant comme lui. Confrontée aux enfants perdus, elle acquérait, chaque jour qui passait, un peu plus de maturité. Lorsqu'on est un enfant, on ne peut pas comprendre les problèmes graves. Pour les petits, quand quelqu'un meurt, il est mort d'accord, mais il va revenir bientôt parce qu'ils n'ont pas de notion de mort. Lorsqu'un problème se pose, ils le fuit le plus possible. Ils tentent de s'en écarter car cela leur fait très peur.


Sakura n'était pas comme ça car elle prenait en elle la souffrance. Depuis qu'elle était petite, elle engrangeait la souffrance de nombreuses personnes. Il y avait eu Naruto, puis Sasuke, son petit frère, sa mère, même son père une fois et maintenant Choji. En elle sommeillait une douleur partagée et collective. Elle n'avait rien relâchée. Comme une éponge, elle absorbait le tout et le gardait en elle. C'était une boite de pandore qu'il ne fallait pas ouvrir au risque de tout découvrir. Sakura était excellente Wendy et excellente actrice aussi car personne ne soupçonnais rien. Et pourtant, le pouvoir de Wendy était terrifiant. Sakura était une aspirine, une vitamine, un calmant, une éponge, une douche, un lit douillet, une maman, un nounours, une confidente. Elle était Wendy.





Sakura avait ramené Choji à la cachette. Elle erra longtemps dans le parc de Neverland puis décida de se rendre au jardin. A cette heure de la journée elle aurait dût être en cours et Gaara s'y trouvait forcement car il ne ratait jamais. Tsunade lui avait fait promettre de participer au cours même si c'était ennuyeux afin d'avoir un minimum de culture. En contre partie, il ne serait pas obligé de travailler dans un bureau et pourrait rester jeune et libre.


Lorsqu'elle entra dans le jardin, le soleil vint caresser son visage. Il l'enveloppa et elle se blottit entre ses rayons protecteurs et agréables. Elle leva la tête vers le ciel. Elle n'avait pas envie de voler aujourd'hui. Elle était fatiguée, déprimée, seule et sa famille lui manquait. Pour la première fois depuis qu'elle était ici, elle avait envie de voir ses parents et ses frères et soeurs. Elle aurait voulu les serrer dans ses bras et s'assurer qu'ils étaient bien là, toujours vivants, avec elle. Elle n'avait pas pleuré devant Choji, mais là, ses larmes débordèrent. Elle se mit à courir à travers les arbres, les larmes affluant de plus en plus sur ses joues. Elle en avait assez de tout. Elle aurait voulu se cacher sous sa couette comme lorsqu'elle était enfant.


Grandir signifiait avoir des sentiments et se mettre à réfléchir. Et parfois, trop réfléchir faisait mal. Elle s'en rendait compte en ce moment, couchée contre le gros chêne central, à l'arroser avec ses perles argentées. Elle pensait à Choji et à sa mère. Le sang. Trop de sang.


Soudain, elle se figea. Elle revint dans le passé pendant quelques secondes. Le sang l'avait fait penser à sa propre mort. Violente. Elle revit la scène en accéléré et tout à coup, l'image se stoppa. Sur un visage. Un visage qu'elle ne connaissait pas. Un visage qu'elle n'avait jamais vu avant. Ce visage était relié à un corps et ce corps tenait le grand fusil qui l'avait tuée. Elle baissa la tête vers son abdomen pour observer la plaie qui rougissait de plus en plus. Elle hurla de douleur. Elle n'arrivait plus à faire la différence entre la réalité et le rêve. Pour le moment, elle était coincée entre les deux. Elle se plia en deux sur le sol et ouvrit les yeux. Le sang était tout autour d'elle. Elle était dans une grande flaque rouge. Elle leva sa main droite et sentit son esprit s'embrumer. Elle regarda sa main et le paysage changea. Car lorsqu'elle baissa la main, ce fut la mère de Choji qu'elle eu en fasse d'elle. Son hurlement se répercuta dans le jardin.




Elle sentit qu'on la secouai doucement. Elle avait mal à la tête et eu du mal à ouvrir les yeux. Il faisait nuit apparemment mais elle avait l'air d'être toujours dans le jardin de Neverland. La personne l'appela doucement et lui mit de petites tapes sur les joues. Elle fit papilloter ses paupières puis ouvrit finalement les yeux, au prix d'un très douloureux effort. Des cheveux rouges. Elle savait déjà qui s'était. De toute façon, il n'y avait que lui qui avait le droit d'entrer dans le jardin alors ce n'était pas très compliqué.


Elle le sentit essuyer ses joues et se demanda pourquoi. Lorsqu'elle leva doucement sa main vers ses joues, elle se rendit compte que les larmes coulaient encore sur ses joues. Elle se souvenait parfaitement de ce qu'elle avait vu. Elle savait qui l'avait tué, pas pourquoi mais en tout cas, ce n'était pas Hook. D'ailleurs, ce n'était pas quelqu'un du pays imaginaire. Elle se souvenait que son visage lui avait fait terriblement peur et qu'ensuite elle avait brusquement dévié sur le souvenir de Choji. Gaara la releva doucement et la berça dans ses bras. Elle se mit à parler car il fallait absolument qu'ils discutent. Elle ne pouvait pas continuer à l'éviter comme ça. Il fallait qu'il comprenne ou qu'elle parte.


    • Tu m'as manqué pendant ce mois, murmura t-il.

    • Pourquoi tu me dit ça ? Souffla t-elle fatiguée.

    • C'est vrai.

    • Tu sais pourquoi je ne suis pas venue.

    • Oui.

    • Et tu sais ce que je veux te dire je supposes ?

    • Oui.

    • Mais c'est impossible pour toi d'imaginer ça alors tu espères que je ne vais pas le dire ?

    • Oui.

    • Au moins ça a le mérite d'être claire, murmura t-elle en sentant sa voix se briser sur le dernier mot. Elle sentait que ça allait recommencer les torrents de larmes.

    • Je sais que...Tu tiens à grandir.

    • ...

    • Je l'avais deviné parce que la dernière fois aussi tu es partie pour ça. Tu ne t'en souviens que depuis la dernière fois probablement mais moi, j'ai bêtement espéré que cette fois je pourrais te garder et que tu ne serai pas si grande et si mature par rapport à moi.

    • Tu ne comprend pas ce que sont les sentiments ?

    • Non.

    • Quel sont tes sentiments pour moi ?

    • Je ne sais pas.

    • Hum...Joie ?

    • Je...

    • Jalousie ?

    • Clochette !

    • Colère ?

    • Crochet !

    • Amour ? Murmura t-elle finalement.

    • L'amour ? Je ne sais pas ce que c'est...

    • Je suis sure que si. Tu en a au moins reçu une fois.

    • Oui c'est vrai...

    • Ah ! Tu vois que...

    • De toi, la coupa t-il. Mais à vrai dire, le mot même me dégoute...

    • Je te...Dégoute ?

    • Non, certainement pas Wendy ! S'écria t-il en réalisant tout à coup son erreur. Jamais ! Ne penses jamais ça.

    • Alors quoi ?

    • Je ne peux pas te répondre. Je ne sais pas quoi te dire.

    • Il faut que je grandisse tu sais...

    • Je le sais...

    • Je vais aller voir ma famille.

    • Je sais...

    • Et je vais sûrement partir dans deux ans.

    • Je sais...

    • Je t'aime.


Il se figea. Qu'était-ce que cette chose si douce contre ses lèvres ? Etait-ce comme la dernière fois ? Oui. Il le reconnaissait maintenant. Il l'avait toujours gardé dans un coin de son coeur. C'était le baiser caché de Wendy. Et il pouvait en profiter à présent car elle était là. Elle l'embrassait. Et étrangement, eh bien c'était plutôt agréable que désagréable. Il se sentait bien. Le sentiment qui lui faisait sauter le ventre se remit en marche lorsqu'elle passa une main derrière sa nuque. Elle se détacha lentement et le regarda dans les yeux. Elle posa son front sur le sien et il ne sut quoi répondre. Tout ce qu'il savait pour le moment, c'est qu'il en voulait encore. Et il ne se fit pas attendre. Quelques secondes plus tard, il produisait de nouveau ce contact charnel si bon et si soyeux.


Si il avait dût décrire ce qu'il ressentait en ce moment, il aurait commencé par les lèvres de Wendy. Il aurait dit qu'à cet instant précis, il avait humé une bonne odeur de chocolat fondu et qu'il avait sentit la douceur d'un caramel. Le goût était indéfinissable, cependant il était merveilleux. C'était la deuxième fois – enfin la troisième – que Wendy et lui se donnaient un dé à coudre. La première fois, il ne s'y attendait pas du tout. La deuxième fois non plus. La troisième fois c'était son œuvre. Il passa tranquillement ses mains derrière le dos de la jeune fille et la garda contre lui, tout en approfondissant le dé à coudre. Hors de question de quitter cet idylle, ce paradis vivant, ce «Neverland».


Lorsqu'ils se séparèrent finalement, Sakura reprit doucement sa respiration. Elle savait parfaitement que ce baiser était amoureux pour elle. Cependant, elle savait aussi que pour lui, c'était un nouveau jeu. Et il ne la détrompa pas lorsqu'il lui posa effectivement la question de savoir quels étaient les règles. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, il était Peter pan et elle était Wendy. Ils ne pouvaient pas avoir une relation normale et sans complication. D'ailleurs, si elle réfléchissait bien, aucun couple ne vivait sans complications. Une chose l'avait cependant surprit de la part de Gaara, c'était qu'il avait provoqué leur troisième baiser et qu'il avait été le plus doux des deux qu'ils avaient échangés.


Ils n'étaient pas un couple, ils n'étaient pas non plus des amis. Car des amis ne s'embrassent pas de cette façon. Un enfant embrasse parfois sa mère sur la bouche car après tout, c'est sa mère, c'est donc tout à fait normal, cependant, ils n'étaient pas non plus une mère et son fils. Et Gaara ne comprenait pas. Il ne voulait pas comprendre non plus, car reconnaître ce qu'il ressentait c'était grandir et il en était absolument hors de question. Il ressera doucement sa prise sur Sakura. Il avait voulu la tuer. Ne l'avoir que pour lui tout seul. En cet instant pourtant, elle était à lui, entièrement et il n'avait pas eu à la tuer pour qu'elle lui appartienne. Il possédait son baiser caché et c'était une chose qu'il serait le seul à cacher dans son coeur pour le restant de ses jours.


Si seulement ils avaient un peu plus tournés la tête, ils auraient vu Clochette, assise sur une branche d'arbre en train de pleurer. Elle le savait mais elle n'avait pas voulu voir la vérité en face et maintenant il n'était plus à elle. Elle pleurait par tintement irréguliers et hoquetait. Clochette hoqueta une dernière fois et disparut sous sa forme humaine. On pouvait donc voir une Karin effondrée psychologiquement et physiquement courir dans la forêt et versant des larmes lumineuses qui brillaient sur le sol, formant derrière elle un chemin de cailloux blanc, comme si elle avait semé ses larmes pour qu'on la trouve.


Pendant ce temps, les deux adolescents sombraient dans le pays des songes, enlacés l'un contre l'autre.






Choji souriait. Il était heureux, tranquille et en paix. Il se sentait bien. Maintenant, son coeur était léger, sa mère l'avait laissé parce qu'il en avait trouvé une nouvelle. Elle l'avait libéré. Avec son sourire, Sakura l'avait fait revivre. Avec ses mots, elle l'avait consolé. Avec son chant, elle l'avait rappelé sur la terre. Maintenant, il pouvait se remettre à grandir comme un garçon normal. Car il le savait, Peter aussi souffrait du même mal qu'eux et maintenant c'était à Wendy de le guérir comme elle venait de le guérir lui.


Il se releva lentement dans son lit et regarda les lits qui étaient autour de lui. Sasuke, à sa droite, dormait à poing fermé, cependant ses sourcils étaient froncés, il faisait un cauchemar. Naruto, à sa gauche, souriait, mais une larme brillait au coin de son œil. Shikamaru, dont le lit se trouvait près de celui de Naruto, se tournait et se retournait toutes les cinq minutes. Il était dans le noir, pas étonnant. Neji ne bougeait pas et pourtant, Choji sentait la tension qui s'échappait de lui. Comme une fumée qui sortirait d'une cheminée. On la voyait de loin. De très loin. Par terre, sur un futon, dormait Kiba. Il avait l'air fatigué mais semblait un peu plus apaisé que les autres. Choji sourit. Lui aussi avait un peu parlé avec Sakura, sans lui révéler non plus les détails de l'affaire. Mais discuter un peu avec cette fille avait suffit à lui rendre un sourire serein dans son sommeil. Lee et Shino étaient serrés l'un contre l'autre et ils tremblaient. Ils étaient entourés d'objets coupants car la cuisine était proche, normal.


Choji soupira. Il leur faudrait parler avec Sakura les uns après les autres afin de se libérer. Cependant, quelques chose lui faisait un peu peur. Car si Sakura était leur éponge à tous, qui serait la sienne ?

Commentaire de l'auteur Rien à dire si ce n'est pas merci aux personnes qui viennent commenter
et ceux qui me mettent dans leurs favoris ou suivis sont remerciés également
en fait, tous ceux qui viennent lire sans pour autant aimer sont remerciés de leur passage =)
Saaki
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