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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 2868 lectures  - 5 commentaires [08 mai 2022 à 23:21:27]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

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Naruto

Parce qu'elle le veut.
[Histoire Abandonnée]
Auteurs :
[Groupe: Fubuki]
akimoto & Etsukazu
Vue: 11646
[Publiée le: 2010-05-31]    [Mise à Jour: 2010-08-20]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure Commentaires : 38
Description:
L’amour… Qu’est-ce ?

Ou plutôt… Les sentiments… Qu’est-ce ?

Fuu, réputée kunoichi de Taki gakure no satô ne connait pas la réponse à cette question. Pourquoi ? C’est une Jinchuuriki… Réceptacle du légendaire et craint démon scarabée à sept queues, Fuu a uniquement été conçue dans l’objectif de consolider la force militaire du village caché de la cascade.

Dans un monde incarné par la violence et le sang, une chose aussi futile que les sentiments ne peut exister. Et pourtant… qui peut vraiment vivre sans sentiments ?

Vivant telle une arme de la mort, on ordonne à Fuu et elle exécute. Pourtant, le quotidien de la terrible kunoichi va basculer d’un jour à l’autre.


Un beau jour, alors que celle-ci part en mission, un autre Jinchuuriki fait son apparition. C’est alors le début d’un renouveau… Dans quel sens ?

Je vous conseillerai de tourner la page pour en savoir plus.

Romance, action et bien d’autres ingrédients seront au rendez-vous… Venez découvrir ce mélange explosif qui vous fera connaitre ce monde de ninjas sous un autre jour.
Crédits:
L'univers Naruto est la propriété de Masashi Kishimoto et des studio Perriot.
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Partie IV.

[4417 mots]
Publié le: 2010-06-20
Mis à Jour: 2010-08-10
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Commentaire de l'auteur Voici la partie IV !

Chapitre de transition, on découvre ici l'avis partagé entre les ninjas de Konoha suite à l'entendre des quatre nations.

Je n'ai pas grand chose à dire, à part que je trouve le chapitre trop court, hélas, je n'ai pas pu couper autrement, les scènes étant déjà écrites, il ne suffisait plus qu'à les coller les unes aux autres.

C'est pour cela qu'un autre chapitre paraîtra dans la semaine, soit mardi soit mercredi, c'est à dire, très tôt, pour que vous puissiez lire à votre rythme. Dans l'espérance, bien sûr, que cela vous plaise toujours autant.

- Galère ! Me voilà encore enrôlé dans un sacré sac de nœuds, il ne me manquait plus que cela ! »  pensa Shikamaru à voix haute.

 

Il savait que cela allait mal se finir. Le jeune Jônin savait que cette tranquillité n’allait pas être éternelle. Pas trop de missions à assumer. Pas de paperasses à s’occuper. En clair, pas de casse-tête…

 

Après la guerre de l’œil de la lune, sa vie s’était révélée bien trop paisible pour être celle d’un shinobi. L’héritier des Nara avait obtenu les honneurs du village caché de la feuille en se détachant parmi ses semblables par des hauts faits de guerre. Son appui en tant que fin stratège avait été primordial, voir crucial pour déjouer les plans des forces ennemies, l’alliance des forces mercenaires de Kabuto et de la puissance de l’Akatsuki. Certains s’accordaient même à dire aujourd’hui que c’était en grande partie grâce à lui et au Chuunin Naruto que ces deux forces avaient été éradiquées.

 

Shikamaru lui, n’accordait pas d’importance à cette soudaine gloire. Comme son père le lui répétait souvent « L’opinion publique est très instable et capricieuse. Un jour, on peut être considéré comme un moins que rien, et le lendemain, comme une idole aux yeux de tous. La seule chose qui importe, c’est que toi, tu te sentes bien et que tu restes toujours égal à toi-même, mon fils. »

 

Et comme la plupart du temps, Shikamaru avait suivi les conseils de son géniteur. Il avait poursuivi sa vie sur la même note. Toujours fidèle à son éternelle nonchalance, il restait égal à lui-même. Dès qu’il avait un peu de temps de libre, il s’allongeait sur le toit de sa demeure pour contempler les nuages. Il fréquentait toujours la même bande d’amis hurluberlus et aimait toujours autant jouer au Shôgi.

 

En fait, il n’avait pratiquement pas changé. Quoi que, à bien y réfléchir, cette affirmation n’était plus entièrement vraie. Deux choses très importantes avaient changé sa vie. La première, il s’agissait de son quotidien. Après avoir été décoré durant cette guerre, Shikamaru Nara avait obtenu le rôle de Jônin et avait accédé au conseil tactique militaire de Konoha, et ceci, au plus grand dam de son père, qui le considérait encore beaucoup trop jeune pour en être membre à part entière. Ainsi, comme cela pouvait être évident, ces maudites décorations avaient fini par chambouler tout son train-train habituel.

 

Depuis cette époque, Shikamaru accumulait missions sur missions, les unes plus importantes que les autres. De plus, fait étrange, la femme qui dirigeait Konoha lui en demandait toujours d’avantage. D’un autre côté, ces épuisantes requêtes avaient eu du bon. Depuis ce jour, sa mère Yoshino Nara ne lui criait plus dessus prétextant qu’il était aujourd’hui devenu un homme important pour le village et que la Sannin légendaire était la bienfaitrice de Konoha. Pourquoi cela ? Shikamaru n’avait toujours pas cerné la réponse mais d’après lui, il valait mieux éviter d’essayer de comprendre la psychologie féminine.

 

Et puis, la deuxième chose qui avait radicalement changé sa vie n’en était pas moins importante. Il y’avait cette fille, bien entendu…. Celle qui lui avait dérobé son cœur sans crier gare. Dans son pays, on l’appelait la princesse des vents. Lui, préférait l’appeler « la fille galère ». Ou plutôt, « SA » fille galère. Quoi que, il se contentait de garder pour lui l’utilisation de l’article personnel. Connaissant le caractère violent de la kunoichi du village caché des sables et ses idéaux féministes, il évitait de l’attifer d’un tel surnom en sa présence pour s’éviter les coups d’éventail, qu’il savait par expérience, considérablement douloureux.

 

Une chose était sûre, il aimait Sabaku no Temari et cela, rien ne pouvait le changer. Pas même une autre guerre.

 

En proie à toutes ces pensées, Shikamaru continua d’avancer dans la ville, et sans qu’il ne s’en rendre compte, l’héritier du clan convergea son chemin, pour finalement arriver au temple du village, là où il s’était rendu compte, pour la toute première fois, qu’il aimait cette kunoichi.

 

***

 

C’était un jour d’été, alors que Shikamaru était encore Chuunin et que tout s’annonçait calme et paisible à l’horizon. Pour une fois, l’Hokage du village n’avait pas surchargé Shikamaru de travail ces derniers jours, qui eu aussitôt fait d’en profiter sans vraiment en chercher la raison. Malheureusement, comme le disait si bien le dicton : « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours, avant de l’avoir tué.» Tsunade le convoqua dans son bureau, et ce fut ainsi que tout commença. Il arriva à son bureau et toqua à la porte.

 

- Entrez ! » fit la voix autoritaire de Tsunade.

 

- Vous m’avez fait appeler, Hokage-sama ? » demanda Shikamaru tout en s’inclinant respectueusement.

 

- Ah, Shikamaru ! Tu tombes à pic… » s’exclama l’Hokage. J’avais justement besoin de toi ! Tu ne salues pas notre invitée ?

 

- Plait-il ? » fit Shikamaru étonnée de ne pas avoir senti la présence d’un autre shinobi dans la salle.

 

En effet, le jeune Chuunin au catogan ne l’avait pas ressenti, car il ne s’agissait nullement d’une présence masculine. Bien au contraire. Il s’agissait d’une kunoichi bien spéciale. Il l’aurait reconnue entre mille. Il ne s’agissait ni plus ni moins que de…

 

- Fille galère ? » s’écria Shikamaru.

 

- Salut, pleurnichard ! » s’empressa de lui répondre la belle Temari d’une même réplique cinglante.

 

Intriguée par l’étrange relation que les deux ninjas entretenaient et principalement par ces surnoms affectifs plutôt étranges, un sourire se dessina sur le visage de l’Hokage qui reprit la parole.

 

- Bien ! » fit-elle. « Vous vous connaissez déjà. Cela va arranger les choses ! »

 

- Arranger les choses ? » répéta Shikamaru. « Que voulez-vous dire, Hokage-sama ? »

 

- Eh bien ! Nous nous approchons d’un autre examen Chuunin, et vois-tu, Temari est l’ambassadrice du village de Suna. C’est pourquoi, étant donné que tu es le seul shinobi disponible qui puisse mener cette mission à bien, je t’ai nommé ambassadeur du village par la même occasion, et vous allez devoir vous occuper ensembles de la préparation de cet examen. »

 

- Quoi ?! » s’écrièrent cette fois-ci les deux ninjas en chœur.

 

- Vous m’avez bien compris. Vous allez tous les deux vous occuper de cet examen. »

 

- Hokage-sama… Avec tout le respect que je vous dois, n’y aurait-il pas quelqu’un d’autre que moi pour réaliser cette mission ? J’ai peur que… »

 

- Non. » l’interrompit l’Hokage. « Il n’y a que toi de disponible et d’apte pour faire cette mission. »

 

- Mais, il y a encore Chouji, par exemple. Vous l’avez bien envoyé me chercher tout à l’heure, non ? » tenta Shikamaru.

 

- Cette mission consiste à préparer l’examen Chuunin, Shikamaru. Or, tu es celui qui a obtenu ce titre depuis le plus longtemps, parmi ta promotion. De plus, Chouji part en mission cet après-midi, avec son père. »

 

- Mais… »

 

- Il suffit, Shikamaru ! » s’emporta cette fois-ci l’Hokage. « Tu vas accompagner Temari dans cette mission que tu le veuilles ou non, est-ce que c’est clair ? »

 

- Hai, Hokage-sama. » répondit Shikamaru tout en s’inclinant à nouveau.

 

Comme lui avait déjà dit son père, l’une des choses les plus à craindre dans la vie était la colère des femmes. Shikamaru savait donc qu’il n’avait plus d’issu, et qu’il valait mieux ne pas insister face à la princesse des limaces. Les poings de la légendaire n’étaient pas réputés pour leur extrême délicatesse.

 

Voilà donc qu’il se retrouvait là, à servir de guide touristique à cette satanée fille de malheur. Plus il y réfléchissait, plus il se demandait s’il allait survivre à cette période d’examens. Quand il y repensa, les poings de la grande Tsunade ne semblèrent plus une si mauvaise option à son goût.

 

Temari, elle, semblait particulièrement s’amuser pendant cette promenade. Elle n’avait de cesse de le titiller et de lui envoyer des sourires plus malicieux et provocateurs les uns que les autres. Si ce n’était sa fierté d’homme qui entrait en jeu, Shikamaru aurait même pu dire que sa compagnie n’était pas si désagréable que cela. Mais une bête sournoise le rongeait de l’intérieur. Le jeune homme aux longs cheveux noirs avait été obligé de le faire dans une mission et cela l’irritait énormément.

 

Temari et lui s’entendaient plutôt bien depuis la mission de sauvetage de Sasuke. Même si celle-ci l’affublait toujours du même surnom ridicule, il ne s’agissait là que de simples plaisanteries et la présence de la blonde se révélait la plupart du temps plaisante. Pourtant, Shikamaru n’arrivait pas à sortir de sa tête l’ordre que lui avait donné la Sannin. Surtout sur ce ton. Tsunade avait vraiment été trop injuste avec lui.

 

- Tu n’en as pas assez de regarder vers le ciel quand tu marches, baka ? » demanda la blonde aux cheveux nattés en le sortant ainsi de ses pensées. « Regarde-moi un peu cette posture. »

 

- Une fille galère comme toi ne comprendrait pas… » répondit-il.

 

- Fille galère ? répéta la sœur du Kazekage. « Qui est-ce que tu traites de fille galère ? »

 

- Verrais-tu une autre fille que toi qui m’accompagne en ce moment ? » demanda-t-il ironiquement.

 

- Hmmm… » grogna Temari, boudeuse.

 

- A moins que tu ne te considères pas comme une fille, ce qui ne me surprendrait pas beaucoup. »

 

Mais il était allé trop loin, et il le savait. La kunoichi s’était figée subitement et le fixait à présent de ses beaux yeux verts, choquée que le Nara l’ait insultée de cette manière. Shikamaru s’arrêta à son tour, puis, comprenant son erreur, il s’avança jusqu’à elle. Mais la fille ne lui laissa pas le temps de s’excuser, lorsqu’il parvint à sa hauteur, elle le gifla de toutes ses forces et partit en courant.

 

- Tu es vraiment trop con, Nara… »

 

Shikamaru n’en était pas sûr, mais il crut apercevoir un liquide briller du coin de ses yeux. Il tenta de l’appeler mais en vain. L’adolescente était déjà partie, et il resta là, ainsi, pantois pendant une dizaine de minutes. Il se frotta la joue endolorie, puis décida de rentrer chez lui après ce douloureux échange.

 

- Non, mais qu’est-ce qui lui prend ? » grommela Shikamaru à haute voix. « Elle est dingue, ma parole. Je ne méritais quand même pas une telle baffe. »

 

Il continua de marcher, mais se ravisa de rentrer chez lui à mi-chemin. Que dirait sa mère si elle le voyait rentrer à la maison à cette heure-ci ? Intérieurement, Shikamaru vit la scène se dérouler dans sa tête. Ce fut pourquoi, préférant éviter un conflit inutile, il changea de direction.

 

- Il faut que je trouve un coin calme pour me reposer… » se dit-il à lui-même.

 

Il prit la direction du temple du village qui ne se trouvait pas très loin, et c’est là qu’il la vit. Elle était là, les mains liées, priant agenouillée devant l’une des statues shintoïstes. Ne voulant pas provoquer une nouvelle querelle, Shikamaru hésita. Sans en comprendre vraiment la raison, il ne s’avança pas et se cacha parmi les arbres qui entouraient ce temple.

 

La kunoichi, elle, ne bougea pas. Beaucoup trop absorbée par ces prières à Kami, elle ne s’était probablement pas rendu compte de sa présence. Shikamaru prit donc le soin de la détailler, pour la première fois. Et c’est là qu’il se rendit compte de sa stupidité et de ses erreurs. Temari no Sabaku était une fille. Non, cela ne suffisait pas. C’était une femme… Une très belle femme… Ses beaux cheveux dorés brillaient sous la lumière intense du soleil. Ses lèvres qui se remuaient pendant qu’elle susurrait des incantations semblaient douces et délicates.

 

Belle comme le jour, la princesse des vents semblait avoir oublié son masque de garçon manqué. Il comprit. Il comprit que tout ce que celle-ci avait montré jusqu’à maintenant n’était rien de plus que des barrières et des faux semblants. Mais dieu, qu’elle était belle ! Sans comprendre pourquoi, le cœur de l’héritier des Nara s’emballa dans une course effrénée. Que lui arrivait-il ? A cette époque, il n’en savait rien.

 

Finalement, après être resté quelques minutes là à l’observer, Shikamaru décida de sortir de sa cachette et s’avança jusqu’à la belle blonde. Temari, ressentant cette fois-ci quelqu’un s’avancer, se retourna brusquement.

 

- Qui va là ? » s’écria-t-elle

 

Quelle ne fut sa surprise quand elle vit que l’étranger n’était ni plus ni moins que l’objet de ses larmes et de sa douleur. Le jeune chuunin était là face à elle, et ne disait rien, la regardant simplement de son air impassible et nonchalant. Aussitôt, elle se retourna, puis, tout en se frottant les yeux, elle lui demanda brusquement :

 

- Qu’est-ce que tu me veux, Nara ? »

 

Embarrassé par la situation, Shikamaru prit une grande bouffée d’air, puis dit tout bas :

 

- Je… suis désolé. »

 

- Hein ? » fit Temari qui n’avait rien entendu de ce qu’il avait dit.

 

- J’ai dit que je suis désolé. » répéta Shikamaru cette fois-ci plus fort qu’il ne l’avait prévu.

 

Surprise, Temari ne dit rien. Ce fut donc le jeune homme au catogan qui reprit la parole.

 

- En fait… » commença-t-il… « Si je regarde le ciel, c’est que ça me permet d’oublier que je suis un shinobi… Ça me permet de me rappeler à quel point Asuma était un type bien. »

 

Et elle resta là, ébahie. Le silence désagréable prit place à nouveau, ce qui gêna d’avantage le jeune Nara qui ne savait plus quoi faire.

 

- Tu parles d’un temple ! » dit Shikamaru sans vraiment croire ses propres mots.

 

- Je te comprends, Shikamaru… » dit finalement Temari à son tour.

 

- Tu me comprends ? » répéta-t-il un regard interrogateur.

 

- Etre ninja, c’est une vie… » dit-elle sans vraiment prêter attention aux derniers mots du Chuunin. « Protéger ses proches, son village… Je sais pourquoi tu regardes autant le ciel, je ne suis pas aussi bête que tu peux le penser. »

 

Etrangement, quand il croisa l’éclat intense qui brillait dans ces beaux yeux verts, le cœur de Shikamaru s’emballa à nouveau. Il comprit ce qui était en train de lui arriver.

 

- On rentre ? » finit-il par demander à la kunoichi en lui tendant la main.

 

- On rentre ! » répéta-t-elle se saisissant de sa main et s’éloignant du temple.

 

***

 

Et il était là, se tenant devant ce même temple où tout avait commencé, des années auparavant. Cela avait beau s’être passé il y a fort longtemps, il s’en souvenait comme si c’était hier. Il esquissa un sourire. Bien du temps était passé… Aujourd’hui, Shikamaru était déjà en couple avec la fille du désert. Ils avaient fini par s’avouer leur amour, non sans peine. Aujourd’hui ils s’assumaient et se vouaient un sentiment sans limite et sans frontière.

 

L’héritier des Nara s’arrêta un instant, profitant d’une bourrasque de vent frais qui était un vrai don des dieux en ces temps chauds. Alors, voyant que personne n’était là pour l’écouter, il prononça à haute voix ces pensées, comme si le vent porterait sa question jusqu’à sa bien-aimée :

 

- Un mariage arrangé, hein ? Qu’est-ce que tu en penserais, toi… Temari ? »         

 

***

 

Furieux... C’était le mot. Il était littéralement furieux. Konohamaru n’était pas de nature à se plier docilement aux ordres, mais il le faisait quand même, en tant que shinobi. Mais là, c’était allé beaucoup trop loin. Jamais encore on ne l’avait insulté de la sorte.

 

- Un mariage arrangé ? Et puis quoi encore ? »  pensa-t-il.

 

Il avait beau essayé de ne pas y penser. Les mots résonnaient encore dans sa tête de shinobi solitaire et libre.

 

- Selon les ordres, selon les ordres… Je t’en donnerais des ordres, moi… » maugréa-t-il.

 

Lui, qui avait toujours prêché son indépendance et sa liberté, les voyait s’enfuir toutes deux sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit. Alors comme cela, on voulait lui dicter sa vie ?

 

- Je ne me laisserai pas faire ! » grogna-t-il dans sa barbe naissante.

 

De plus, il y avait encore autre chose qui le tracassait. Même si le récent chef du clan Sarutobi ne l’avouerait jamais de son orgueil extrêmement gonflé, il pensait déjà à une autre femme. Penser était d’ailleurs un bien piètre mot pour décrire ce qu’il ressentait.

 

Cette douce peau pâle si propre à son clan. Ses cheveux noirs comme l’ébène. Son regard si perçant. Ses fines lèvres qui lui semblaient si inaccessibles. Tout en elle l’attirait et l’obsédait malgré lui. Mais pourquoi ? Pourquoi devait-il l’aimer elle et pas une autre ? Pourquoi devait-il s’éprendre d’une kunoichi qui ne lui accorderait jamais un seul regard ? Il n’en savait rien.

 

- L’amour est une chose très complexe qui peut s’avérer extrêmement douloureuse… » lui avait un jour dit son aîné et son vieil ami, Naruto. « Ero-sennin a passé toute sa vie à en éclaircir les mystères. Moi, il y a bien longtemps que j’ai cessé d’y accorder de l’importance et d’y comprendre quelque chose. »

 

- Aaaah ! hurla Konohamaru. »

 

Mais pourquoi pensait-il encore à elle ?

 

Le feu de sa colère attisé par sa propre imbécillité, le jeune Jônin s’éloigna du bâtiment en courant et ne vit même pas son ancienne coéquipière Moegi en l’apercevant. Il courut encore et encore à en perdre haleine. Finalement, quand il cessa sa course, il se trouvait à son ancien terrain d’entraînement là où de nombreux souvenirs refirent surface.

 

***

 

C’était un jour chaud d’été, comme les autres. Après avoir enfin conclu sa phase d’études et d’apprentissage à l’académie des ninjas, Konohamaru venait tout juste de passer son examen pour être Genin. Il était particulièrement heureux, car il venait de passer encore une étape pour se rapprocher de son rival qui, lui, était parti en période d’entraînement avec l’ermite légendaire. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Son sensei, Ebisu, l’avait convié, lui et sa nouvelle équipe à un entraînement particulier où tous devaient l’affronter.

 

- Aaaah ! Libérez-moi de là…. » cria Konohamaru, outré d’être tombé dans le piège de son sensei et de se retrouver là, attaché au tronc d’arbre, sans rien pour manger.

 

- Ça t’apprendra, Konohamaru ! » répliqua sa coéquipière, la rouquine, Moegi. « On t’avait dit d’attendre pour élaborer une stratégie d’équipe. Mais il a fallu que tu n’en fasses qu’à ta tête, pour montrer que tu es le meilleur. »

 

- Et je le suis ! » répliqua le jeune garçon piqué au vif. « Je suis bien plus fort qu’Ebisu-sensei. Si cette corde n’avait pas été là, je lui aurais mis la raclée de sa vie. »

 

- Mais oui… » approuva Moegi ironiquement. « D’ailleurs on voit tous où tu en es, maintenant. Ah, il est bien beau, le ninja surpuissant ! » s’exclama-t-elle, moqueuse.

 

- Je vous ai dit de me détacher ! » insista le jeune garçon étroitement lié au tronc d’arbre.

 

- On ne peut pas… » répondit finalement la jeune fille. « Ebisu-sensei nous a formellement interdit de t’aider. »

 

- Et tu es d’accord avec ça ? » demanda timidement Udon à Moegi.

 

C’était la première fois qu’il avait pris la parole, ce qui avait surpris Konohamaru et Moegi. Udon était le troisième membre de l’équipe et ne parlait pas beaucoup… Il passait la plupart de son temps en retrait par rapport aux autres, voir carrément effacé. C’était un garçon souvent isolé, dont rien ne jouait en sa faveur. Aucun signe particulier… Il était brun, portait d’énormes lunettes de vue qui laissaient d’ailleurs à questionner ses capacités de ninja. De plus, pour combler le tout, il avait un filet de morve qui coulait constamment de son nez et lui laissait une image qui allait à son désagrément. Konohamaru le trouvait plutôt étrange, mais n’en disait rien. Le fréquenter ou pas ne changeait rien à son quotidien

Pourtant, le simple fait de l’avoir entendu parler aujourd’hui en sa faveur avait aboli tous jugements qu’il s’était fait sur lui.

 

- Qu’est-ce que tu veux dire, Udon ? » demanda Moegi qui semblait toute aussi intriguée que Konohamaru.

 

- Je veux dire que c’est plutôt bizarre qu’on se retrouve là, tous seuls. A manger pendant que Konohamaru nous regarde. Il n’y a rien qui t’intrigue ? » questionna-t-il à son tour.

 

- Ben, c’est de sa faute s’il en est là ! » répondit Moegi en pointant du doigt le jeune Sarutobi. « Que veux-tu qu’on fasse ? »

 

- Je ne sais pas… » Fit-il la tête rivée vers le sol, comme s’il réfléchissait intensément. « On n’était pas supposés agir en équipe ? »

 

- Ben… »

 

- Moi, je vais lui donner mon bentô ! » l’interrompit Udon. « Après tout, j’ai déjà assez mangé. »

 

Eberlué, Konohamaru fixa le garçon qui se trouvait en face de lui et lui tendait son bentô. Jamais au grand jamais, il n’aurait cru que ce garçon puisse avoir un tel comportement.

 

***

 

A ces souvenirs. Un sourire se dessina sur le visage du leader du clan des Sarutobi qui avait été le petit garçon avec ces préjugés, autrefois. Il rit un court instant de sa stupidité, puis se remémora les paroles que son grand-père lui avait dites autrefois : « Les apparences sont parfois trompeuses, Konohamaru… ! » Puis tout à coup, un autre souvenir lui revint en mémoire, celui-ci bien plus douloureux.

 

***

 

Cette fois-ci, le temps était sombre et orageux. C’était au cours de la grande guerre de l’œil de la lune. Konohamaru était déjà devenu Chuunin et avait appris beaucoup de choses dans la vie. Ce jour là, il revenait d’un enterrement. Un enterrement qu’il n’oublierait jamais, et qu’il aurait préféré éviter. Il s’agissait là des funérailles de son ami Udon qui était mort en mission… Ce n’était pas une mission ordinaire. Sachant pertinemment ce qui l’attendait, son ami s’était nommé volontaire pour une mission suicidaire qui consistait à attirer les troupes ennemies sur un pont et le faire exploser. Konohamaru avait tenté de le raisonner, mais le regard de son meilleur ami avait été sans appel. Il lui avait fait face, lui répondant que la mort souriait à tous.

 

Après ces longues heures de cérémonie, la foule se dispersa et s’éloigna. Seul Konohamaru et Moegi étaient restés près de l’autel où ils observaient la photo de leur ami, armé de son éternel sourire.

 

Finalement, ce fut Moegi qui brisa le silence. Elle s’approcha de Konohamaru, puis, lui posant une main sur son épaule, lui dit :

 

- Konohamaru, il faut qu’on parle. »

 

Le concerné se retourna et l’observa un moment, son visage accrochant toujours la même expression dure et froide. Il jeta un dernier regard en arrière, puis, signe qu’il l’avait entendu, il la suivit. Une fois de plus, ce fut au même terrain d’entraînement qu’ils s’arrêtèrent. Voyant que Konohamaru n’allait pas commencer à parler de son plein gré, ce fut Moegi qui prit la parole.

 

- Konohamaru, commença-t-elle. Je dois t’avouer quelque chose. »

 

Le Jônin ne dit rien, présageant déjà ce que la jeune femme allait lui dire.

 

- En fait… Tu sais… La mort d’Udon m’a ouvert les yeux… » commença-t-elle.

 

Il l’observa, un regard interrogateur laissait clairement dire qu’il remettait en question l’équilibre et la santé mentale de son ancienne coéquipière.

 

- Tu vois… » poursuivit-elle. « On ne sait jamais ce qui peut nous arriver le lendemain. Nous sommes en pleine guerre… et… je sens que je vais exploser si je ne te le dis pas… En fait, Konohamaru… je… je t’aime ! »

 

Mais il ne bougea pas. Ce que venait de lui dire la jeune fille ne le surprit pas le moins du monde. Bien au contraire, cela confirmait ses craintes. Tous ses regards qu’elle lui lançait continuellement… Cette distraction dont elle faisait preuve au cours des missions d’équipe… Les avances qu’elle rejetait continuellement de ses prétendants… Tout correspondait et malheureusement, Konohamaru ne pouvait rien y faire. La jeune femme avait beau être devenue incroyablement belle et séduisante, il ne pouvait pas répondre à ses attentes. Son cœur battait déjà pour cette autre fille et son ami…. Oui, son ami…

 

- Je suis désolé, Moegi. Mais je ne peux pas… » répondit-il évitant de croiser son regard dont il savait que les larmes n’allaient pas tarder à couler.

 

- Pour… Pourquoi ? » demanda la femme, la voix chevrotante.

 

- Udon… Udon t’aimait, Moegi. Je ne peux pas salir sa mémoire. »

 

- Udon ?! » s’écria-t-elle surprise de cette confession. « Tu plaisantes, j’espère ? Udon n’a jamais rien été d’autre qu’un ami. Pas une seule fois, il ne s’est approché de moi de cette façon… Il… »

 

- Parce que tu crois qu’il est comme tous les autres qui ont essayé de te draguer ? » demanda Konohamaru dans un hurlement qu’il n’avait pu contrôler, sa peine beaucoup trop forte.

 

- Je… Non… » répondit-elle, honteuse.

 

Un silence pesant s’installa dans l’atmosphère quelques minutes, mais la jeune fille reprit de plus belle. Elle ne voulait pas abandonner !

 

- Udon… » commença-t-elle difficilement. « C’était quelqu’un de bien. Il ne voudrait probablement pas que tu te retiennes à cause de lui. Il voudrait que nous soyons heureux, nous… ses amis… »

 

- Heureux… » répéta Konohamaru riant sarcastiquement de ce mot qu’il trouvait si mal placé.

 

- Si… Si tu as des sentiments pour moi… Konohamaru… Il faut que tu les assumes. Nous ne connaîtrons jamais la paix si nous ne vivons pas librement pendant ces temps de conflits. Nous… »

 

Mais il l’interrompit, ne pouvant pas la laisser aller plus loin.

 

- Je… Je suis désolé, Moegi… »

 

- Désolé ? » répéta Moegi ne voulant pas comprendre la suite des ses explications.

 

- Oui… Je suis désolé… mais… j’en aime une autre. »

 

Et c’est là qu’il la vit… Cette peine sans nom et sans retenue. Celle qu’il aurait préféré éviter, mais dont son cœur ne lui avait pas laissé le choix. Malgré la pluie qui coulait torrentiellement autour d’eux, Konohamaru put distinguer très clairement les larmes qui coulaient des joues fines de la belle rousse.

 

***

 

Pourquoi ?

 

Pourquoi devait-il en être ainsi ?

 

Konohamaru avait beau se poser ces questions, il n’arrivait pas à avoir de réponses. Pourquoi sa vie était si compliquée ? Pourquoi son ami était mort ? Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-il pas aimer sa coéquipière qui était l’une des femmes les plus désirées du village ? Pourquoi celle qu’il aimait lui était si indifférente ? Pourquoi cette kunoichi l’obnubilait-elle de cette manière, sans lui accorder un seul répit ?

 

Il se tenait sur l’entraînement de terrain numéro neuf et ne bougeait pas, toujours en proie à ces questions sans réponse. Il prononça alors à haute voix ce qui assaillait son esprit, sans répit.

 

- Pourquoi ? As-tu une réponse ? Hyuuga Hanabi ? »

Commentaire de l'auteur Voilà pour ce chapitre, akimoto m'avait demandé d'en publier un aujourd'hui, ce que je respecte, bien sûr. Rien ne vaut une demande ou un ordre de mon teammate !
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