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Animes-Mangas

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Naruto

One day, You will see. You will be mine. Auteurs :
[Groupe: Koukiam & Comatose]
comatose & Koukiam
Vue: 4729
[Publiée le: 2008-06-04]    [Mise à Jour: 2008-06-04]
13+  Signaler Général/Romance/School-Fic Commentaires : 33
Description:

« Il est trop beau. » « Je crois que je l’aime. » « Je suis tombée amoureuse. »
Des exclamations habituelles jaillissant de nombreuses lèvres d’adolescentes, dans ce lycée qu’est BullWorth.
Seulement, un seul homme en est la cible. « La cible », oui. La cible de toutes ces jeunes filles dont les yeux s’enflamment lorsqu’elles ne font que croiser son regard. Sombre, sensuel. Sasuke Uchiha.

Un jeune homme dont le charme n’est inégalable. Un être parfait, à part peut-être cet air froid et impassible qu’il arbore continuellement. Et pourtant, derrière ce masque de glace se cache un homme aux multiples défauts.
Sasuke est un emmerdeur, un frimeur par-dessus tout. Arrogant, il prend les autres tels des chiens à ses pieds. Ses amis l’aiment pour ce qu’il est, oui. Ses copains, ses potes… des délinquants.

Elle, la nouvelle. Cette fille aux airs si innocents. Elle ne lui prête attention. Elle ne regarde Sasuke Uchiha, elle ne le regarde pas. Le désir. Oui, il désire cette femme qui lui résiste. Il la veut, maintenant et tout de suite.

__U.A


Koukiam & Comatose
Crédits:
Les personnages ne sont pas à nous
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Chapitre 1 : " Que demander de plus ? "

[3390 mots]
Publié le: 2008-06-04Format imprimable  
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Chapitre 1 : « Que demander de plus ? » 

 

 

     En cette saison, les fleurs commençaient à tomber. Les routes et les trottoirs seraient bientôt recouverts de ces feuilles d’arbres devenues brunâtres par le temps. Le vent caressait le visage de chaque passant, vêtu d’habits guère réchauffant ; et crissait en un son agréablement doux. L’astre lumineux, siégeant dans ce ciel dégagé, brillait de telle sorte que de nombreux rayons étincelants illuminaient le pays.

Et son visage. Les paupières closes, la tête projetée en arrière, ce jeune homme savourait les bienfaits que cette chaleur exerçait sur sa peau laiteuse. Adossé à un mur de couleur blanchâtre, il inspira puis expira la fumée qui jaillit de ses fines lèvres. Le nuage brouillardeux se répandit sur son corps, laissant comme seule trace de son passage la vilaine odeur du tabac. Le jeune homme toussa, pressant une de ses mains sur ses lèvres. Il se cambra légèrement et, après avoir stoppé ses toussotements, glissa ses doigts dans sa chevelure aux crins bruns coiffés à l’aide de gel. Poussant son épaule contre le mur, il se releva, et réajusta sa chemise blanche légèrement entrouverte. Sa cigarette fumante vint rencontrer le bitume, à qui il infligea une torture sadique.

 

-         Putain, quel monde de merde ! entendit-il.

 

     Le brun se redressa nonchalamment, et ouvrit avec la plus grande délicatesse, ses paupières closes. Un regard ténébreux. Sombre, sensuel. Il fixa la silhouette au loin. Elle venait, supposa-t-il, d’entrer par le grand portail du lycée, et d’hurler ces paroles au ciel sans grande honte. Elle se rapprochait, chaque pas qu’elle faisait, la rapprocher de lui. Il fut un moment où son visage lui apparut. Une fille. Des traits fins, des yeux verts soulignés à l’aide de crayon noir, et une chevelure étrangement rose. « La nature fait parfois des erreurs. » pensa-t-il, arborant un sourire malsain.

D’une démarche incertaine, elle avançait dans sa direction. Le regard sombre du jeune garçon suivait le moindre mouvement qu’effectuait la belle inconnue. Arborant une effigie froide et impassible, ne laissant aucun sentiment minable émerger sur son visage, il détourna ses yeux quand elle fut à proximité. Le bruit qu’émettaient les chaussures de la jeune fille se stoppa. Le brun, désirant lui faire comprendre qu’il ne l’avait toujours pas remarquée, frotta ses lourdes paupières, soufflant bruyamment.

 

    -         Vous êtes mademoiselle Haruno ? interrogea une voix féminine qui venait de se glisser dans la cour, ignorant le jeune homme comme s’il n’avait été visible.

 

-         Oui.

 

-         Alors vous êtes la nouvelle ? s'enthousiasma ce que le ténébreux avait identifié comme une pionne.

 

-         Oui, madame, répondit-elle poliment.

 

     Sans ajouter un mot de plus, la femme commença à cheminer vers l’entrée du grand bâtiment qui se dressait devant eux, suivie de près par la jeune fleur, chancelante. « Nouvelle » ? C’était donc pour cela que ce visage peu commun ne lui revenait pas… Mais d’où pouvait bien venir cette fille à la chevelure anormalement de couleur rosée ? La tête du taciturne se tourna alors vers la direction qu’elle venait d’emprunter.

Il passa à son tour la porte du fameux hall pour retrouver la jeune inconnue au milieu de cette grande salle spacieuse et sans intérêt. Elle était plantée là, semblant perdue dans cette vaste pièce aux murs blanchâtres. Droite comme un piquet, ses deux mains enchevêtrées l’une dans l’autre, et le regard baissée telle une pauvre gamine qu’on avait méchamment grondé.

 Le beau brun était désormais adossé au mur, se délectant de ce spectacle à la fois ridicule, et plaisant. Se sentant intensément observée, la jeune fille se retourna. Son regard croisa alors celui du jeune homme. Déstabilisant, intimidant. Elle dévia soudainement les yeux, et reprit sa précédente posture. Une bouffée de chaleur s’empara des ses joues, leur donnant une couleur rouge pivoine. Un raclement de gorge se fit entendre, semblant provenir de derrière elle. De nouveau, l’attention de la jeune fille se reporta sur le beau brun.

Elle aperçut son dos finement musclé qui venait de basculer en avant, geste qu’il effectuait souvent pour se donner de l’élan au cours de sa démarche éloquente. Alors qu’il s’approchait dangereusement de ce qu’il qualifierait de « nouvelle rencontre », il l’observait, elle, cette jeune fille angélique qui ne savait que faire au beau milieu de cette vaste salle. Ses sourcils à la couleur rosée s’étaient soulevées et ne faisaient qu’accentuer ce regard confus ainsi que cette innocence qu’elle dégageait. La jeune fleur était tellement absorbée par ses pensées farfelues qu’elle ne se rendit compte que très tard de ce visage parfait qui se tenait à une très faible proximité du sien.

 

-    Bonjour…

 

     Il venait de parler. Sa voix était dite la plus sensuelle du lycée. La plus suave. Mais ce n’était que ce que disaient les filles de cette ville. Elle, cette délicieuse rose, que voyait-elle de vrai dans ces rumeurs ? De simples mensonges. Peu importe sa voix, elle n’en comprenait que le ton. Un ton arrogant et orgueilleux. Un peu trop à son goût. Pas besoin de connaître ce genre de type pour savoir à quel point il devait être imbu de lui-même…  

Était-ce réellement une fille ? Car une fille, une vraie, aurait déjà rougi de cette proximité gênante et envoûtante. Certaines lui auraient sauté dessus, d’autres seraient tombées dans les pommes… Et des scénarios inimaginables auraient trotté dans la tête de ces malheureuses adolescentes qui avaient cette fâcheuse tendance à se faire un peu trop de films.

Il se réveilla de son léger choc intérieur en sentant une main fine et chaude se poser délicatement sur son torse. Ce petit plaisir fut de courte durée puisque la jeune fleur de cerisier n’avait effectué ce geste que dans l’espoir de repousser l’Uchiha. Elle s’éloignait…

 

-         Je pourrais au moins savoir qui tu es ? Tenta t-il, alors que la jeune fille semblait continuer son chemin comme s’il n’avait prononcé aucune parole.

 

     Non, elle ne se retourna pas. Ou plutôt, s’acharnait-elle à ne pas le faire.

     A présent, il fixait la jeune femme qui semblait s’effacer au loin. Se déhanchant au rythme de sa marche, elle suivait, supposa-t-il, la pionne qui lui indiquait le chemin de son prochain cours. Il laissa échapper un soupir de mécontentement, et s’appuya au mur blanchâtre du bâtiment comme il en avait l’habitude. Pourquoi diable devait-il attendre ici, or qu’une ravissante demoiselle venait de lui passer sous le nez ? Enervé, il franchit le hall, et atteignit son casier qu’il ouvrit sans grande délicatesse. De ses doigts, il empoigna son Eastpak noir qu’il jeta sur son épaule. Refermant violemment son casier, il s’autorisa un rapide coup d’œil dans la direction qu’avait emprunté la belle inconnue. Rien. Elle n’était plus visible.

Un bruit assourdissant retentit, faisant écho dans la vaste salle. Des crissements, des voix, la sortie des élèves, la fin de la première heure de cours. Première heure qu’il avait ratée. Oui, Sasuke Uchiha avait été renvoyé de cours. Et il s’en fichait. Il se savait intelligent, beau, riche, et célèbre. Que demander de plus ? « Cette fille… »

Etirant ses lèvres en un sourire charmeur, il s’avança dans le couloir, sous les regards admiratifs des autres élèves, et des cris aigues qu’émettaient ses groupies. Il aimait cela. Les voir ouvrir la bouche à son passage, et écarquiller les yeux devant cette beauté dont il était victime.

Hâtivement, il rejoignit la salle où se passerait la prochaine heure de cours. Personne. Sûrement était-il déjà tous rentrés. Sans grande gêne, il tapa fortement sur la pauvre porte, et entra avant même que l’homme assis dans son confortable fauteuil daigne le lui demander. Ne s’excusant, il détailla la salle de ses sombres pupilles, et se raidit lorsqu’il l’aperçut. Cette touffe rose. Arborant un sourire malsain, il s’avança vers elle et s’installa à sa gauche, occupant ainsi la seule place libre de la salle.

Tous ces faits s’étaient passés dans un calme religieux. L’enseignant, devant cette soudaine entrée n’avait réagi, et s’était contenté de suivre le jeune brun du regard. L’adolescent en question posa délicatement son sac sur ses genoux tandis que sa main, plongée à l’intérieur, cherchait ses cahiers et livres. Il reposa à terre sa sacoche, et croisa les bras sur sa poitrine. Elle… Elle n’avait pas bougé. « Paralysée par la peur d’émettre un mouvement suspect... » pouffa-t-il intérieurement.

 

-    Nous vous remercions pour cette présentation, Mlle.Haruno, commença le professeur. Et nous allons commencer, malgré cette arrivée tardive de M.Uchiha.

 

     Il sembla émettre un léger soupir d’agacement.

     Le jeune brun, irrité par l’inattention que lui portait sa chère voisine, tourna la tête de telle sorte que le fond de la classe lui fut percevable. Une tête blonde, des crins châtains et une touffe rousse. Ils étaient bien tous là. Se redressant sur sa chaise, il déboutonna le haut de sa chemise et se rapprocha dangereusement de la jeune fille aux cheveux rosâtres. De là où il était, l’enseignant ne pouvait le voir se mouver aux côtés de sa camarade.

 

-    C’est quoi ton p’tit nom ? lui murmura-t-il d’une voix toujours si sensuelle.

 

     Elle sursauta, intensifiant la boule pesante que le brun supportait dans son bas ventre. Elle sentit une forte poigne la tenir à la hanche. Un souffle naquit de ses magnifiques lèvres rosées.

 

-    Lâche moi, chuchota-t-elle.

 

     Il lui servit son sourire en coin, ce qui l’agaça davantage.

 

-    S’il te plait…

 

     Ces paroles avaient été suivies d’un brusque mouvement de la jeune fille, la dégageant des mains du jeune brun. Lui, vexé de sa réaction, détourna le regard, et reboutonna avec hâte sa chemise blanchâtre. Un ricanement fut audible. Un bruyant pouffement qui semblait émis du fond de la salle. Et une moquerie retentit, jaillissant des lèvres d’un jeune homme y étant attablé.

 

     Le lycée BullWorth était réputé pour ses excellents résultats au bac, de bons enseignants ainsi qu’une discipline stricte et respectée. Malheureusement, un règlement tel qu’il soit ne peut en aucun cas les rabaisser. Eux. Ces voyous.

 

-    On dirait bien que le tombeur ne fait plus d'effet !

 

     C'était la même voix du fond qui venait de parler. La jeune fille aux cheveux roses se tourna vers celui qui avait lancé cette pique au jeune perturbateur qui ne faisait que l'importuner depuis qu'elle l'avait rencontré. Une tête blonde apparut alors dans son champ de vision.

 

-    Et dire que celui qui dit ça n'a jamais fait tombé personne ! se défendit le beau brun.

 

     Elle n'avait pas entendu la réplique de ce qu'elle considérait pour l'instant comme un pot de colle, non, elle était trop occupée à détailler du regard la créature mystique qui se présentait face à elle. Une chevelure mi-longue et dorée, de la blondeur ensoleillée du blé. Deux iris azur à la lueur cristalline qui pétillaient de manière joyeuse et ironique. Un sourire machiavélique semblable à celui que son nouveau voisin de table lui adressait à chaque fois qu'il la voyait. Une beauté surnaturelle...

Tandis que les garçons de la classe riaient de bon coeur de leur bataille amicale et que les filles gloussaient nerveusement en glissant un « Sasuke-Kun » ou deux de temps à autres, la dénommée Haruno, elle, restait de marbre. Elle se tourna une nouvelle fois pour refaire face au tableau, sans doute de peur que sa façon de regarder le jeune blondin ne paraisse farouche. Dans quel genre d'établissement était-elle tombée ?

Elle sentit une nouvelle fois le regard lourd du taciturne peser sur elle. Il devait se croire beau, invincible, irrésistible... Si seulement il connaissait les difficultés qu'il rencontrerait en essayant de la faire entrer dans sa liste personnelle de fanatiques... Il laisserait sans doute tomber sur le champ !

 

-    Aller, dis-moi, chère amie… Ton prénom ?

 

     Un léger grognement se fit entendre. Oui, il s’agissait bel et bien de la « charmante fleur ». Elle laissait apparaître une ligne de dentition parfaite, tout en émettant ce bruit sauvage qui résonnait toujours au creux des oreilles du ténébreux, totalement sous le charme.

 

-    Très sexy, dit-il soudainement.

 

     Son visage s’était rapproché du sien, de cette manière qu’elle lui détestait déjà. Alors que son regard émeraude, pur et hypnotisant, rencontra le sien brusquement. Elle put le voir se passer langoureusement la langue sur les lèvres, comme un chien se délecterait de la vue de son os préféré. Finalement, les filles n’étaient peut-être pas les seules à se faire des films…

Il adorait ça. Que dis-je ? Il jubilait ! Ce visage fin qui se contractait délicieusement dès le premier signe d’énervement, cette bouche pulpeuse qui formait ce rictus attrayant comme pour prévenir d’un risque de morsure subite et inattendue, cette peur de l’inconnu et cette tendance à s’en protéger en le forçant à reculer, quitte à en arriver aux mains… Rien de plus existant que de se faire repousser !

Mais rien de plus frustrant aussi que de se faire rejeter telle une vieille ordure sans importance. Surtout lorsque l’on a l’habitude d’obtenir ce que l’on veut en un simple et bref claquement de doigt. Finirait-elle comme les autres ? Se mettrait-elle à ses pieds au moment même où il taperait dans ses mains ?

 

     Un bruit assourdissant retentit. Il sursauta, ce qui eut pour effet de le faire émerger de ses songes. Il empoigna ses cahiers et livres étalés sur son bureau, prenant bien soin de les froisser au passage, et les nicha dans son Eastpak noir qu’il jeta férocement sur son épaule, sous le doux regard des jeunes filles de la classe. Ne paraissant porter une quelconque attention à sa voisine, il rejoignit le couloir qui était à présent animé par de nombreux lycéens.

La fleur, surprise et satisfaite par cet hâtif départ, se redressa, rangeant ses affaires dans sa sacoche. Mais quelque chose la percuta. Quelque chose de chaud… D’agréablement chaud. Un homme, un jeune garçon à la chevelure blonde. Elle se raidit, incapable d’émettre le moindre son. Elle aurait voulu s’excuser, mais les mots lui restèrent au travers de la gorge. Il lui sembla percevoir un sourire narquois étirer ses lèvres parfaites. Seulement passa-t-il si vite qu’il lui fût difficile de confirmer ce qu’elle croyait avoir vu. Pourquoi se serait-il moquer d’elle ?

D’une démarche abattue, elle commença à avancer vers la sortie de la salle. Elle se glissa dans l’encadrement de la porte, posant délicatement ses doigts sur le mur jouxtant. Soudain, une forte poigne l’attrapa par le bras, lui faisant émettre un cri aigue. La douleur ne s’estompa, au contraire, son auteur renforça sa prise, intensifiant la souffrance de la jeune fille. Fondu dans la foule de lycéens, il ne lui était discernable. Elle fut violemment emportée par une force colossale. Malgré elle, elle courait. Chancelante, terrorisée. Si elle était tombée, se serait-il arrêté ? Non, il aurait été jusqu’à la traîner à terre telle une vulgaire serpillière.

Bientôt, elle n'entendit plus le bruit de la foule autour d'elle. Ses oreilles à l'ouïe fine ne percevaient plus que le bruit de leurs pas, à elle et lui. Puis d'une manière si soudaine qu'elle en fut apeurée, elle se retrouva plaquée violement contre quelque chose de métallique. Une fois redevenue consciente, elle put voir qu'elle se trouvait dans un couloir vide, que plus personne ne traversait. Le seul à y être présent était l'être infâme face à elle, qui la pressait de manière étouffante contre ce qu'elle reconnût comme une rangée de casiers.

 

-    Tu me fais mal, souffla t-elle péniblement sous la torture de ce poids imposant qui la compressait sans gêne.

 

-    Excuse-moi princesse, mais tu sais, je me vexe très facilement... Surtout quand on ne m'apporte pas assez d'attention.

 

     Une de ses mains était plaquée sur le casier contre lequel il la détenait prisonnière, tandis que son autre bras venait d'entourer sa taille, la ramenant doucement vers lui. Il avait légèrement relâché l'emprise qu'il avait sur elle, lui ôtant complètement la douleur qui l'avait envahi quelques secondes plus tôt, mais la serrant tout de même contre lui pour être sûr qu'elle ne s'échapperait pas. Son nez fin vint caresser tout à coup sa joue délicate. C'est alors qu'un frisson, semblable à une divine et plaisante décharge électrique, parcourut l'échine de la belle rose, sous le sourire rassuré de l'Uchiha.

 

-    Tu trembles ? fit-il semblant de s'inquiéter alors qu'un rictus vainqueur venait pincer ses lèvres.

 

     Il libéra une de ses mains de son occupation pour pouvoir commencer à déboutonner soigneusement sa chemise alors que quelques unes de ses dents venaient à la rencontre de sa lèvre inférieure pour la mordre sensuellement. Ce geste signifiait le plus souvent que le jeune ténébreux plongeait dans un moment de désir intense. Alors que le torse de l'apollon venait de finir de se dévoiler, l'Haruno sentit une étrange bouffée de chaleur lui monter aux joues. Elle rougissait. Pour la première fois de sa courte et triste existence, elle rougissait. Quoi de plus gênant qu'une situation de ce genre ?

Elle voyait son air fière apparaître. Il avait dû remarquer la couleur qu'avaient prise ses pauvres joues désormais rouge pivoine. Ce qui ne présageait rien de bon... Elle devait reprendre la situation en main, le plus vite possible...

 

-    Au lieu de la déboutonner toutes les cinq minutes, tu ferais mieux de l'enlever, ta foutue chemise ! rétorqua t-elle si rapidement qu'on l'aurait cru dans l'impossibilité de respirer.

 

-    C'est une proposition ? interrogea t-il d'une voix encore plus suave.

 

-    Rêve ! Lança t-elle en lui donnant un puissant coup d'épaule pour le faire lâcher prise.

 

     En vain, il rattrapa hâtivement son bras et prit possession de sa main d'une manière langoureuse. Il la posa sur son torse et lui fit parcourir sa fine musculature, sculptée à l'effigie d'un Dieu grec.

 

-    Tu n'en a vraiment pas envie ? demanda t-il en arquant niaisement un sourcil.

 

-    Pas du tout ! répondit-elle durement en le repoussant.

 

     Inutile de dire à quel point la jeune fille était déboussolée.

C'était même un don extraordinaire que de garder son sang froid dans un moment pareil ! Il devait le reconnaître, elle était très forte pour lui résister comme elle le faisait. Aucune autre adolescente n'en aurait été capable.

 

-    Si tu ne veux pas me donner ta vertu, donne-moi au moins ton nom !

 

     Un soupir sortit de la bouche en bouton de rose de la jeune fleur de cerisier. Le fameux Sasuke se retrouva collé aux casiers derrière lui. Elle venait de se montrer brutale. Et il trouvait ça agréablement malsain. Excitant même... Elle plongea brusquement ses deux émeraudes dans ses deux perles onyx. Elle était brûlante... A point, comme il les aimait. Il sentit alors une boule de feu ardente se former dans son bas ventre.

 

-    Retiens ça : Sakura !

 

     Sakura...

     Il avait beaucoup de peine à sortir de sa léthargie. Il la fixait en train de s'éloigner...

 

     Sakura...

 

 

 

 

 

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