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Animes-Mangas

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Naruto

Miracle
[Histoire Terminée]
Auteur: Corine-Chan Vue: 1064
[Publiée le: 2012-08-28]    [Mise à Jour: 2013-08-30]
13+  Signaler Romance/One-Shot/Surréaliste Commentaires : 3
Description:
Le regret est humain n’est-ce pas ? Pour ma part, j’en ai eu plein, et vous ?

Oublier la personne que vous aimez parce que vous partez ? C’est idiot, non ?

Êtes-vous déjà tombé sur une enfant qui vous est complètement inconnue ? Cela peut arriver à n’importe qui, mais cette enfant a-t-elle changé votre vie ?

J’en pose des questions, n’est-ce pas ?

Mais celle qui commence et clôture mon histoire est celle-ci : croyez-vous aux miracles ?
Moi non.

Mais voyez vous, ça, c’était avant d’avoir échappé à une explosion d’avion.
***
One-Shot
UA
POV Naruto

Édit : simple mise à jour
Un grand merci à Silver Fang pour la correction !

Crédits:
Tout les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto sauf Mira qui est à moi ^^
<< ( Préc )
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Miracle

[4059 mots]
Publié le: 2012-08-28
Mis à Jour: 2013-08-30
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur J'espère que vous apprécierez.
Bonne lecture à vous tous

Correctrice : Silver Fang Un grand merci à elle

Miracle

« Dis, Naruto. Tu crois aux miracles ? »

 

Je regrettais de m’être moqué d’elle quand elle m’avait posé cette question. Mais il n’y avait pas que ça que je regrettais. Je me reprochais également d’avoir gâché l’amitié que je partageais avec cette même personne. Comme un imbécile, il y avait deux mois, j’avais laissé mes pulsions agir… et nous avons couché ensemble. Dès mon réveil, je l’avais regretté… mais elle était si belle dans cette tenue, sa chevelure légèrement remontée, son regard opalin, et sa voix cristalline qui m’avait avoué plus d’un secret… tout cela avait eu raison de moi et vu que j’allais bientôt partir… Non je n’avais aucune excuse, tout ce que j’avais fait cette nuit-là, je l’avais fait par envie et parce que je l’avais voulu.

 

Je la connaissais depuis tellement longtemps que je ne saurais même pas vous dire comment je l’avais rencontré. Elle m’avait toujours encouragé, m’avait fait confiance et tous les deux, nous avions partagé de belles comme des mauvaises expériences. Mais pour tout dire ce que je me reprochais le plus ; c’était de ne pas avoir eu le courage de lui dire en face que je l’aimais. Et maintenant ? Je me baladais dans les rues de Konoha. Le ciel était gris et une goutte me tomba sur le visage. Je sortis un mini-parapluie de mon sac à bandoulière et l’ouvris au-dessus de moi, avançant d’un pas nonchalant. Je regardai ma montre : treize heures. Dans deux heures et quarante minutes, mon avion décollerait.

 

J’avais décidé de recommencer ma vie à Suna. Je fêtais aujourd’hui mes vingt-deux ans et je venais d’apprendre l’identité de mes parents, car oui, je ne les avais jamais connus. Il y avait vingt ans, la Grande Guerre nous avait séparés et après de longues recherches, ils m’avaient enfin retrouvé. Du jour au lendemain, j’étais passé de Naruto Umino à Naruto Uzumaki. Iruka, mon père adoptif, avait été plus que sceptique après le coup de fil de mon père biologique. Cependant après avoir vérifié leurs identités et vu des photos d’eux, nous étions venus à cette conclusion : ils étaient mes parents. Après plusieurs coups de fil et courriels, ils avaient réussi à me persuader d’accepter un poste de comptable à Suna, le village où ils habitaient. Après mes cinq ans d’études en économies, j’avais envoyé mon CV un peu partout sans faire attention à cette entreprise qui disait que leur bureau se trouvait à Konoha, mais qui allait déménager vers Suna.  Comme un imbécile, je m’étais arrêté de lire après le mot «  Konoha ». Le voici le pétrin dans lequel je m’étais fourré. J’avais annoncé cette nouvelle il y a deux mois à mes amis pendant une fête et ce fut à ce moment-là que je l’avais fait avec elle.

 

À Suna, j’espérais pouvoir l’oublier…


        J’avançais, regardant un peu partout et m’arrêta sur une statue de bronze que je regardasse, mais la délaissa aussitôt ayant perdu l’intérêt soudain que j’avais eu pour elle. En me retournant, je tombai sur une petite fille qui me regardait avec des yeux émerveillés. Je la contournai afin de continuer mon chemin, mais elle s’agrippa à la manche de ma veste noire et me dit :

 

— S’il-vous-plait !

 

Hein ?! Quoi « s’il-vous-plaît »  ? Que me voulait-elle ? Je la regardai et remarquai qu’elle laissât ses cheveux mi-longs noirs se mouiller sous cette pluie. Alors je plaçai mon parapluie au-dessus de sa tête et m’accroupis à sa hauteur. Elle ne devait pas avoir plus de dix ans.

 

— Excuse-moi, lui dis-je. Mais je ne comprends pas bien pourquoi tu me supplies.

— Je… Je… J’ai faim ! cria-t-elle.

— Ok ! Tiens ! marmonnais-je en lui tendant un billet. Pas besoin de crier comme ça.

 

Il n’y avait pas qu’elle qui avait faim, car au même moment où elle avait pris l’argent, mon ventre s’était mis à gargouiller. Je lui donc au revoir et continuai mon chemin. Je m’aperçus bien vite qu’elle me suivait, semblant être en proie à un autre problème.

 

— Dis, tu vas me suivre encore longtemps comme ça ? lui demandais-je un tantinet agacé.

— Je ne sais pas où manger… répondit-elle

— Ok, viens ! lui dis-je en lui tendant la main.

 

Je ne savais pas pourquoi j’agissais comme ça, mais c’était instinctif chez moi. On me l’avait souvent dit, je pouvais tendre la main à n’importe qui et me lier d’amitié comme ça, d’un simple claquement doigt. Je regardais la petite fille prendre ma main et j’avançais avec elle vers le fast-food le plus proche. Je lui demandai où étaient ses parents et elle me répondit qu’elle avait fugué de chez sa maman.

 

— Et où est ton papa ?

— Il est… mort, dans une explosion d’avion… lâcha-t-elle.

— Oh…

 

On continuait de marcher et je vis mon fast-food préféré : Ichiraku. C’est l’une des choses parmi tant d’autres qui allaient me manquer. J’entrai et Ayame m’accueillit comme à son habitude. Ça avait plutôt le look des restaurants des années cinquante, mais avec des couleurs un peu plus sobres. Cependant, ça restait pour moi un fast-food, car je ne croyais pas que dans un restaurant normal on offrait un plat en à peine dix minutes et à moins de cinq euros.

 

— Alors comme d’habitude ? me demanda Ayame en me montrant une place pour deux. Mais pour cette jeune demoiselle ? Que puis-je lui servir ?

— Pour… ?

 

C’est vrai, je ne connaissais pas son prénom. Je m’accroupis devant elle et lui demanda son prénom sous le regard surpris d’Ayame.

 

— Mira. Je m’appelle Mira.

— Alors… Mira, continua Ayame. Des ramens au porc, ça te dit ?

 

Elle acquiesça et elle s’assit à notre table, tandis qu’Ayame me demandât de la suivre vers le comptoir. Elle se mit derrière celui-ci et cria à Teuchi, son père, nos commandes respectives tandis que je jetais un regard à Mira qui balançait ses pieds en fixant ses genoux.

 

— Mais que fais-tu avec cette enfant ? s’exclama Ayame en chuchotant.

J’en sais rien ! Je marchais tranquillement dans la rue, je suis tombé sur elle et elle avait faim, alors je l’ai amené ici !

— Mon Dieu Naruto ! N’importe qui aurait pu te prendre pour un…

— Oh non ! Je n’en suis pas un, mais qu’est-ce que tu voulais que je fasse ?! La laisser sur le trottoir pour qu’ensuite elle tombe sur l’une de ces personnes suspectes qui trainent dans Konoha ?!

— Et ses parents ?

— Son père et mort et elle a fugué !

— Ok… Ramène-la chez elle. Et si elle ne te dit pas son adresse amène-la au bureau de police pour qu’ils puissent retrouver son adresse.

— Mais je n’ai pas le temps de jouer les bons samaritains ! J’dois prendre mon avion. Tu peux ne pas t’en occuper ?

— Oh non Naruto ! J’ai encore des clients, finit-elle en montrant les quelques têtes qui peuplaient l’endroit. Et de toute façon ton avion décolle dans deux heures et vingt minutes, conclut-elle en regardant l’horloge qui ornait l’un des murs.  Alors profite de ton dernier repas ici et ramène cette pauvre fillette chez elle.

 

Je secouais mes cheveux blonds à cause de ma frustration et repartis vers la table que je partageais avec Mira. Je plongeais mes yeux bleus dans les siens qui l’étaient aussi en lui demandant quel âge elle avait. C’était le début d’un petit jeu qui, je l’espérais, me donnerait quelques informations à son sujet.

 

— Huit ans !

— Ta couleur préférée ?

— Bleu !

— Ta meilleure amie ?

— Yui !

— Ton amoureux ?

J’en ai pas !

— Ton sport préféré ?

— La natation !

— Ton Adresse ?

— Peux pas !

 

Eh merde ! Je balançais ma tête en arrière en me tapant sur le front. Ce n’était pas grave, au moins j’en avais appris quelques choses. Elle me regarda et je lui lançais un petit sourire. Ayame revint avec deux bols de ramens et en déposa un petit devant Mira et un plus gros devant moi et  rajoutant avec un clin d’œil que c’était un cadeau de la maison pour leurs plus fidèles clients. Nous prîmes tous les deux nos baguettes, les séparèrent, nous nous souhaitâmes un bon appétit, les plongèrent dans nos bols et en ressortirent nos nouilles que nous portâmes à notre bouche avant de nous regarder. Elle rougit légèrement et baissa les yeux vers son bol. En la voyant, ça me rendit un peu nostalgique. Bon Dieu qu’elle allait me manquer ! Je repris mes esprits, me reprochant d’avoir de telles pensées envers une fillette que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam, et elle me posa à son tour des questions.

 

— Et le nom de ton amoureuse ?

 

Je commençais à lui répondre, mais je ne pus terminer ma phrase, car mon téléphone émit ma sonnerie message. Je le pris en main et vis un message de Tenten.

 

« Call me. Plus de crédit. »

 

Et merde ben tiens, moi non plus j’en avais plus. J’allais devoir en acheter, car je reçus trois autres messages de sa part. Ça avait l’air urgent. Mira n’avait pas encore terminé son bol,  je demandai donc à Ayame de bien vouloir la surveiller le temps que j’aille chercher du crédit au magasin du coin. Elle accepta à condition que je laissasse mon téléphone et mon sac ici. Elle croyait vraiment que j’allais laisser la pauvre petite derrière moi ? Quelle parano ! Je pris mon portefeuille et me dirigea vers la sortie. Je pris à droite et arrivé au coin de la rue, je rentrai dans ce mini super marché. Il n’y avait personne à la caisse ; or c’était là que je devais demander mon crédit. Je regardai à gauche et à droite en tapant du pied. Où était ce foutu caissier ?

 

— Hé Naruto !

 

Je me retournai et vis Kiba arriver avec un tablier où était imprimée l’enseigne du magasin ainsi que son prénom. J’y croyais pas…

 

— Alors c’était ça ton « fabuleux » nouveau travail que t’avais déniché en draguant la patronne ? dis-je en riant.

— Ouais, c’est ça moque toi de moi ! J’aime bien ce boulot !

— T’inquiète j’ai rien contre les caissiers. Mais s’t’plais, j’peux avoir dix euros de crédit ?

— Ok donc ça fera dix euros, s’il-vous-plait, monsieur !

 

Je cherchai mon billet de dix, mais ne le trouva pas. Ha mais oui ! Je l’avais donné à Mira. Je sortis ma carte, paya et Kiba me tendit mon ticket.

 

— Dis, Naruto… Tu l’as revu récemment ?

 

Je sortis ma tête de mon portefeuille et l’interrogea du regard. Pourquoi cette question ?

 

— Au café la semaine dernière… Elle m’a dit qu’elle viendrait peut-être à l’aéroport pour me dire au revoir.

— Ouais… Sinon désolé, j’peux pas venir, j’ai mon fabuleux travail qui m’attend !

— J’te laisse Kiba ! dis-je en partant et en lui serrant la main.

— Viens nous rendre visite un de ces jours !

 

Ouais, un de ces jours. Je regardai ma montre, treize heures quarante-cinq. Encore une heure et cinquante-cinq minutes. Je repensai au fait que la plupart de mes amis travaillaient aujourd’hui, ils ne pouvaient se libérer… à part elle. Je rentrai à nouveau dans le fast-food et me rassis devant Mira, qui me lança un regard timide. Je sortis mon téléphone et entra le code pour avoir du crédit et composa ensuite le numéro de Tenten, mais elle ne répondit pas. Je ne comprenais pas…  

 

— Alors, revenons à nos moutons ! Ton adresse : tu ne peux pas ?

 

Elle hocha de la tête et répéta : peux pas !

 

— Ok alors tu sais ce qu’on va devoir  faire ? On va devoir se rendre chez les policiers pour qu’il te ramène chez toi. Ta mère a sûrement dû appeler pour signaler ta disparition.

— Non, murmura-t-elle. Elle n’a rien signalé. Elle n’a surement rien remarqué.

— Qu’est-ce que tu racontes ? Ta mère doit surement s’inquiéter, c’est comme ça chez la plupart des parents. Même moi, j’m’inquiète. Bon tu finis ton bol et on y va.

 

Je la regardais entamer ses nouilles et je repris mon téléphone et rappela Tenten qui décrocha aussitôt.

 

— Naruto ?!

— Ouais…

— Bon Dieu merci, tu sais j’ai quelque chose à te dire ! Elle ne voulait pas, mais, faut que tu le saches, commença-t-elle.

— Non ! Lâche ce téléphone Tenten ! S’il-te-plait ! entendis-je en fond. 

 

Hinata ?! Je comprenais rien et je regardais Mira et ses cheveux mi-longs qui menaçaient d’aller se tremper dans son plat. Je pris sa mèche de cheveux et la fit glisser derrière son oreille. J’entendis ensuite les deux amies s’engueuler un peu. Tenten lui reprocha de ne penser qu’aux autres et qu’il fallait qu’elle pense à elle aussi et Hinata semblait ne pas vouloir, car elle ne voulait pas retenir quelque chose ici et puis qu’une certaine chose (je ne sais pas quoi) était peut-être fausse.

 

— Mais tu l’as fait trois fois ! s’écria Tenten.

— Hé ! m’exclamais-je. Je suis encore là et je ne comprends rien !

— Naruto ! Excuse-moi ! continua Hinata qui semblait avoir pris le téléphone de Tenten. Mais je ne pourrais pas venir à l’aéroport. J’ai des nausées et… oh et puis zut ! Je suis vraiment désolée je ne pourrais pas venir ! Désolé !

— Hinata ?!

 

Merde ! La liaison a coupé. Je regardais devant moi et Mira me regardait en souriant et me reposa la question : ton amoureuse ?

 

— C’est elle, Hinata. Je l’aime plus que tout au monde… Mais vois-tu, je ne lui ai encore rien dit.

 

La petite me regarda émerveillée et me demanda si j’avais une photo d’elle. J’en sortis une qu’on avait prise dans un photomaton qui trainait dans mon portefeuille. L’une des seules photos où nous n’étions que tous les deux.

 

— Qu’elle est belle, soupira Mira. Dis, elle sourit souvent ?

— Heu, oui ! Je préfère quand elle sourit, alors j’essaye de la rendre heureuse…

 

Je regardai ma montre et constatai qu’il était quatorze heures.

 

— Houlà ! Il est temps !

 

Je mis mon sac et pris Mira par la main et cria un au revoir Ayame qui me répondit aussitôt qu’elle espérait me revoir bientôt, me souhaita un bon voyage et comptait sur moi pour Mira. On quitta le fast-food et je me dirigeai vers le poste de police le plus proche qui se trouvait à dix minutes de marche. La petite trainait un peu des pieds et me demanda constamment quelle heure il était. Elle me raconta soudainement qu’elle n’avait jamais connu son père qu’il était mort avant même sa naissance et qu’il n’avait jamais appris son existence. J’entrai dans le poste de police en constatant qu’il était quatorze heure vingt. J’ai confié Mira à l’accueil en expliquant les circonstances de notre rencontre et en disant que je devais me dépêcher, car je devais prendre un avion. Elle me demanda mon numéro de téléphone en remarquant que j’étais très pressé. L’embarcation commençait dans quarante minutes et je n’avais pas enregistré mon bagage à main et je n’étais toujours pas dans un de ces foutus taxis ! Je remarquai alors que tout ça, je l’avais pensé à voix haute.

 

— Mira… Je suis désolé je vais devoir te laisser ici, je dois partir, commençais-je  en m’accroupissant. Tu vas retrouver ta maman…

 

J’expliquais ce que je savais sur elle à l’accueil et je partis en faisant un signe d’au revoir. Je téléphonai à un taxi pour qu’il vînt me chercher. J’attendis dix minutes et celui-ci arriva. Je fis un signe de la main et il s’arrêta devant moi. J’embarquai en fermant la porte derrière moi et demanda au chauffeur de me conduire à l’aéroport.

 

— Attends !

 

Je regardai par la fenêtre et vis la petite Mira qui tapait à la portière. Je demandai au chauffeur de ne pas encore démarrer et de m’accorder quelques minutes.

 

— Qu’est-ce que tu fais là ?! Tu devrais rentrer ! Je dois prendre mon avion !

 

Elle me regarda avec ses yeux bleus et les ferma en joignant ses deux mains. Ses cheveux mi-longs commençaient à flotter en l’air et sa jupe volait comme s’il y avait un petit courant d’air. Son visage s’illumina…Tout cela était tellement bizarre. Il n’y avait pas de courant d’air qui pouvait faire flotter ses cheveux ni de lumière pour l’éclairer autant.

 

— Dis, Naruto. Tu crois aux miracles ?

 

Elle avait encore ses yeux fermés et cette lumière qui entourait son corps. Je ne comprenais rien ! Et cette question… j’avais l’impression de la revoir, elle, quand nous étions enfants. Elle me l’avait posé aussi cette question et j’avais répondu que non tout en me moquant…

 

— Maman, m’a toujours dit que les miracles se produisaient que pour ceux qui y croient, j’y ai cru toute ma vie… commença Mira

 

J’avais déjà entendu ça avant… oui on me l’avait dit, mot pour mot. J’avais l’impression d’entendre la voix de Mira et une autre se superposer. Je tombai sur mes genoux, en tenant ma tête entre mes mains, bon Dieu qu’elle me faisait mal. Je ne comprenais rien à rien. J’avais l’impression d’avoir oublié quelque chose d’important.

 

— Qui est ta maman ?

— Elle était tellement triste, elle avait un sourire sincère seulement quand elle revoyait des photos de toi et même quand elle les regardait, il y avait toujours un voile de tristesse…

— Qui est ta… maman Mira ? m’exclamai-je avec difficulté remarquant qu’elle ne me répondait pas.

— Hier soir, je ne sais plus, mais j’ai eu la visite d’une créature qui disait être un ange… Elle m’a dit qu’il m’accordait un vœu. Tu sais ce que j’ai demandé ?

 

Non ! Je ne sais pas ! Je n’en sais rien ! Je ne comprends rien…

 

— J’ai demandé de pouvoir faire en sorte de changer les choses. De voir ma mère sourire tout le temps. Il m’a dit que pour ça, je devais changer ton destin ! Maman ne t’a jamais expliqué la vérité malgré le fait qu’elle en ait eu l’occasion à plusieurs reprises. Au final, tu es mort sans même savoir qu’elle m’attendait et elle le regrette beaucoup. Elle m’a dit qu’elle aurait peut-être pu t’empêcher de prendre l’avion si elle te l’avait dit… Elle se sent tellement coupable…

 

Qui ? De qui me parlait-elle ? Je ne comprenais pas !

 

— J’espère avoir réussi et quand je me réveillerais, j’espère pouvoir te voir près de moi et revoir le sourire de maman… Tu sais, quand je t’ai vu, tu étais comme je l’imaginais, mais en mieux. Maman me parlait tout le temps de toi. Elle disait que tu étais merveilleux et gentil en toute circonstance. Je voulais la voir sourire comme avant, comme sur la photo …

— Hinata ? dis-je en relevant la tête.

— Oui, elle t’aime plus que tout au monde, elle aussi… Tu sais quoi, je m’appelle Mira, Mira Uzumaki, Mira de Mirari qui veut dire Miracle en portugais et Uzumaki, ça vient de toi, car tu es mon papa…

 

Elle ouvrit enfin ses yeux et je les regardais à nouveau : bleu azur comme les miens et ses cheveux noirs, ils avaient des reflets bleus, comme elle. Elle me sourit en laissant des larmes coulées le long de ses joues. J’ai fermé mes yeux pendant quelques centièmes de secondes et quand je les ai ouverts, elle avait disparu.

 

— Hé, Monsieur, ça va ? me demanda le chauffeur en me voyant à genoux par terre.

 

Je me relevais le regard vide et je demandais à celui-ci de me conduire à l’aéroport.

 

***

 

Arrivé là-bas, il était quinze heures dix. L’embarcation avait déjà commencé et je fis enregistrer mon bagage à main et fis contrôler mon passeport. Je passai les contrôles et arrivai devant les portes d’embarcation, je donnai mon ticket à l’hôtesse qui me souhaita un agréable voyage. Je regardais ma montre : quinze heures vingt-trois. Je regardai ensuite l’avion à travers la grande baie vitrée.

J’avais juste mon bagage à main, j’avais vendu la plupart de mes affaires. Ma nouvelle vie était là, dans cet avion. Au Diable, cette histoire de miracle ! Cette petite disait n’importe quoi ! Je n’étais pas son père et Hinata n’était pas enceinte. Elle me l’aurait dit sinon. Et puis si j’étais réellement son père, j’étais censé mourir dans cet avion. Est-ce qu’il avait l’air d’exploser ?  Non ! Cette fillette n’avait été qu’un simple mirage, un fruit de mon imagination. J’étais sûrement stressé. Après tous j’allais quitter tous ceux que je connaissais et surtout celle que j’aimais. Mais il fallait m’y faire… Je regardais encore une dernière fois l’avion avant que celui-ci explose, que l’aéroport tremblât, que les vitres et des centaines de cris explosèrent à leurs tours.

 

Au Diable cette histoire de miracle ?

 

Vraiment ?

 

***

 

On m’avait pris en charge à l’hôpital et j’étais vite reparti, car il n’y avait rien de très sérieux comparé aux autres. Quelques morceaux de verre était entré dans mon bras, mais on me les avait enlevés et quelques égratignures. Mon téléphone était encore intact et on me l’avait rendu à ma sortie. En l’allumant, j’avais des trentaines d’appels en absence. De mes parents, de Tenten, de Kiba, d’Iruka, d’Ayame, et de bien d’autres encore, mais aussi une dizaine d’elle. À la sortie, j’appelai un taxi et lui demandai de se rendre à une adresse. Arrivé à cet endroit, mon sac avec moi, je pris mon téléphone en main et composa un numéro,  je soupirai et monta après avoir demandé au concierge de m’ouvrir. Je cliquai sur «  appeler », dès que je me suis retrouvé devant une porte. J’entendis la sonnerie retentir de l’autre côté de cette porte beige. Deux tonalités plus tard, j’entendis sa voix me répondre. Elle semblait fatiguée et vu sa réaction, elle n’avait pas du tout fait attention au numéro qui s’était affiché à son portable.

 

— Allo ?

— Tu veux bien ouvrir la porte, s’il-te-plaît ? lui demandai-je doucement.

— Tu…

 

Je l’entendis se précipiter vers la porte et l’ouvrir. Elle avait ses cheveux noirs attachés en une couette haute et des mèches rebelles qui en dépassaient. Ses yeux habituellement blancs étaient rouges ainsi que son nez et elle tenait un mouchoir en main. Elle me dévisagea et ses jambes tremblaient. Elle s’effondra en pleurs, mais je la rattrapai. Je vis son poste de télé allumé et un flash spécial qui passait montrant un avion en feux et de centaine de blessés.

 

— Le vol deux cent treize en direction de Suna a explosé cet après-midi avec à son bord le tiers des passagers qui venait d’embarquer. Des morts sont à déplorer et de graves blessés se trouvent…

— Hinata… soupirai-je. S’il-te-plaît, ne pleure pas, je suis là. Je suis là…

 

J’arpentais du regard son appartement et découvris trois tests de grossesse positifs.

 

« Mais tu l’as fait trois fois ! » avait dit Tenten.

 

C’était donc de ça qu’elles parlaient au téléphone. Je la regardais encore en train de pleurer en s’excusant dans mes bras. Je pris son visage entre mes mains et l’embrassa, elle me répondit en m’entourant de ses bras. J’avais été le plus gros des imbéciles dans cette histoire. Comment et pourquoi avais-je osé vouloir l’oublier ? Elle qui avait toujours été là pour moi, qui avait laissé passer mon bonheur avant le sien. Je l’embrassais encore et encore, les actes valaient mieux les mots. Elle mit fin à nos baisers totalement essoufflé et me regarda les yeux mouillés avant de me demander :

 

— Comment ?

— Je suis tombé sur une petite fille qui m’a ouvert les yeux et qui a réussi à me retarder suffisamment avant l’explosion… C’est long à expliquer…

 

***

 

Je me retrouvai une nouvelle fois dans les rues de Konoha en train de me balader. À côté de moi, il y avait cette même statue de bronze et ce même ciel gris, mais cette fois-ci je tenais la main de ma fille et non un parapluie.

 

— Mira, ça va ? lui demandais-je en voyant son air songeur.

 

Elle releva sa tête vers moi et ses yeux bleus me regardaient toujours songeurs. Elle se balançait sur ses pieds et faisait couiner ses bottillons noirs. 

 

— Je me demandais…

— Vas-y dis ?

— Dis, papa. Tu crois aux miracles ?

— Oui, Mira, j’y crois.

 

 

 

Fin

 

 

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