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Animes-Mangas

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Naruto

Maniolia Auteur: Aligato Vue: 5516
[Publiée le: 2010-01-17]    [Mise à Jour: 2010-04-22]
G  Signaler Romance/Drame/Amitié Commentaires : 18
Description:
Ils vivaient tous. Ils avaient tous un avenir et une perspective pour réussir leur vie. Il aimaient tous une personne et auraient souhaité qu'il ne lui arrive rien. Ils étaient ensemble mais en même temps séparés, ils n'étaient pas libres.

Que se passe t-il lorsqu'on tente de se libérer ? Quand notre esprit sous la douleur craque et s'inverse ? Que se passe t-il lorsqu'on en peut plus et qu'il faut mettre un terme à tout ça ? Comme crier ? Comme raconter ?

Voici leur histoire.

Couples : aléatoires
Je précise que le caractère des persos est parfois OOC
Crédits:
personnages de masashi kishimoto
Je précise que je m'inspire parfois d'histoire tirée de manga mais je dirais à chaque fois de quel manga il s'agit si je m'inspire. Sinon le reste est à moi !
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rouge + sang = toi (Gaara)

[3886 mots]
Publié le: 2010-01-24Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

One shot 5 ( à écouter avec breakaway et all about us (surtout pour la deuxième partie)

 

 

 

Rouge + sang = toi

 

 

            Un petit garçon est assis dans le noir. Il appelle doucement sa mère mais elle ne vient pas. Il marche et cherche à tâtons la sortie de la pièce mais ne la trouve pas. Il s’asseoit dans le noir et se met à compter à haute voix.  A mille, personne n’est venu le chercher. Il a compté, ça fait cinq heures qu’il était enfermé dans ce petit espace clôt. Il ne manque pas d’air mais sa respiration se ralentit par moment. La petite montre digitale qu’il a au poignet s’allume. Minuit. Pourquoi « il » ne veut pas le laisser sortir. Le petit garçon s’enroule sur lui-même. Il sent un matelas près de lui et s’allonge. Il regarde le plafond et se demande combien de temps il va rester ici. Il n’a pas mangé et son petit ventre se met à hurler. Il se remet à compter. « trois, quatre, cinq, six, sept… ». Personne ne vient. « huit, neuf, dix, onze, douze… ». Maintenant c’est sur, ils l’ont oublié. « treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept… ». Alors l’enfant se met à réfléchir. Il se met à avoir envie de tuer ce « il ». Il se met à dormir et à rêver. Il se met à rêver d’une allumette et d’un bidon d’essence*, ses cheveux de sang flamboyant dans l’obscurité.

 

 

Gaara était en train de dormir lorsqu’il ouvrit brusquement les yeux. Encore ce rêve, ça n’en finissait pas. Dire qu’il était maintenant en terminale. Il devait se ressaisir à présent ! ça faisait beaucoup trop longtemps que cette époque était révolue et il devait oublier le froid et la solitude. Il se toucha le front à gauche et sentit les scarifications qu’il s’était faites. Il enleva sa main, dégoûté.

 

 

Le jeune homme avait dix huit ans. Il était plutôt grand (dans les un mètre quatre-vingt dix) et ses cheveux rouges coulaient librement sur son crâne et sa nuque. Il avait bien grandit à présent et avait gagné en maturité et en self contrôle. Ses yeux turquoises brillaient. Il était heureux d’être là aujourd’hui. Pourtant, il ne pouvait pas oublier tout ce qu’il avait fait. Ce passé désagréable qu’il traînait derrière lui. D’ailleurs, même si il avait dix huit ans, Gaara était un adulte instable et il était sous la responsabilité d’un tuteur. Son tuteur s’appelait actuellement Temari et c’était sa grande sœur. Il n’aimait pas du tout être dans cette situation. Il n’était qu’un petit félin énervé qui tentait vainement de lacérer les barreaux de sa cage dorée avant. Maintenant, le chaton avait laissé la place au tigre et Gaara était bien décidé à faire payer ceux qui s’en était pris à sa famille et à lui.

 

 

Lorsqu’il était enfant, Gaara avait vécu avec son père. Temari et Kankuro avec sa mère. Leurs parents s’étaient séparés lorsqu’ils étaient tout petits et l’esprit de Gaara en avait été à jamais perturbé. Sa mère lui manquait terriblement et il savait que son père ne voulait pas qu’il la voit. Pourtant, c’était son rêve le plus cher. Son père était un ivrogne, doublé d’un imbécile. Gaara le détestait. Depuis le départ de sa mère, il était régulièrement obligé de s’occuper de lui tout seul. Son père n’était plus qu’une loque misérable, avachie devant le canapé à boire des bières et à regarder les matchs de foot qui passaient. A l’époque, il vivaient tout les deux dans une grande maison. Elle avait été le théâtre des pires cauchemars de Gaara. Il se souvenait encore de cette nuit. Chaque fois il y repensait, ne pouvant l’effacer de sa mémoire. Son père était particulièrement ivrogne et il l’avait frappé. Il l’avait ensuite enfermé dans la cave et l’avait laissé enfermé pendant quinze heures. Gaara avait failli mourir. Son père l’avait finalement laissé sortir mais le petit garçon qu’était Gaara resterait à jamais marqué. Quinze heures sans boire, ni manger. A ruminer. Gaara n’avait que huit ans, mais ça avait suffit pour le débloquer complètement. A dix ans, il était hyperactif et excité en permanence. Les maîtresses ne le comprenait pas. Gaara n’avait pas besoin qu’on le comprenne. A ce moment précis de sa vie, la seule chose qu’il souhaitait c’était courir dehors et ne pas rester enfermé dans une salle de classe. Rester enfermé c’était son pire cauchemar.

 

 

Lorsqu’il fut plus grand, son père le renferma une nouvelle fois dans la cave. Cette fois là, il le regretta amèrement. Gaara avait grandit. Il avait désormais treize ans. Son père le frappa sans ménagement et le mit dans la cave. Son fils se mit à hurler à la mort. Le père prit peur. Pourquoi le gamin réagissait-il de cette façon ? il aurait dût avoir peur normalement ! Au lieu de ça il faisait une crise d’hystérie. Gaara à l’intérieur, s’énervait de plus en plus. Il continuait à hurler furieusement.

-         Laissez moi sortir père !!! Faites moi sortir immédiatement ou je vous jure que je vous tue quand je sort !!! Je vous tuerai !!!

-         La ferme Gaara. Ou je te laisse encore plus longtemps que la dernière fois.

-         Ordure ! Fais moi sortir d’ici immonde connard ! Je vous préviens père ! J’arracherai votre cerveau à la petite cuillère et si ça ne suffit pas, je vous ouvrirai le ventre et je vous dévorerai vos organes internes !!! Vous entendez père ! Je vous massacrerai !!!

Ce qui sauva le père de Gaara cette nuit là fut probablement la porte de la cave qui était en bois très solide. Tellement solide que Gaara se cacha les deux mains à frapper sur la porte comme un dingue pendant toute la nuit. Son père s’enfuit durant la nuit et se furent des voisins qui découvrirent Gaara, gisant à moitié mort dans la cave. Il avait les phalanges cassées et les mains en sang. Sur ses poignets, des marques profondes, des plaies et des bleus un peu partout sur son corps. Personne ne sut jamais ce qui s’était passé cette nuit là, mais ce qui fut clair, c’est que cette nuit là, l’esprit de Gaara sombra définitivement dans la folie.

 

 

Quand Temari revit son petit frère pour la première fois, elle ne le reconnut pas. Il était plus grand qu’elle et souriait mais il n’était pas comme le Gaara d’autrefois. Son regard l’effrayait. Il était terrifiant même. On aurait dit que Gaara avait soif de sang. D’une certaines façon c’était le cas, sauf que Temari ignorait duquel il s’agissait.

 

 

Gaara était tellement heureux de revoir sa mère qu’il oublia pour un temps son objectif de tuer son père. Malheureusement, cela ne dura qu’un temps, car peu de temps après, Gaara fut mêlé à plus de bagarres que le plus violent des chefs de gang. Chaque fois qu’il trouvait un adversaire, faible ou fort, il se battait contre lui. Son ennemi ne ressortait jamais indemne la plupart du temps, Gaara en faisait de la chaire à pâtée. Il était tellement violent avec les combattants qu’il se posa plusieurs fois la question de savoir si il était fou. Il avait quatorze ans. Il intégra un gang et se mit à sécher l’école fréquemment. Sa mère cessa de compter le nombre de fois qu’elle allait le chercher au commissariat à partir du moment où Gaara s’y retrouva tout les jours. Les policiers lui étaient presque devenus familiers. Parfois, Gaara finissait à l’hôpital et il y restait trois ou quatre jours. Durant ces moments, il réfléchissait au sens de sa vie. Il se disait que si il arrivait à retrouver son père, il pourrait enfin lui régler son compte. Il pensait aussi qu’il était à présent claustrophobe et que si un jour il se retrouvai dans une pièce fermée, s’en serait fini de sa réputation de « terrible dangereux et taré ». Il savait pertinemment que pour retrouver son père, il avait intérêt à se faire un nom. Non seulement parce que les combats de rue attiraient du monde mais en plus parce que les informations y circulait plutôt bien et qu’il n’était pas difficile de retrouver un « putain d’enfoiré » qui avait abandonné son gosse dans une cave avant de s’enfuir de la maison.

Gaara était assis dans un long couloir miteux. Il attendait son tour tranquillement, un pull à capuche rabattu sur sa tête. Il ne cessait de penser à la tête que ferait son adversaire en se prenant dans la face un bon crochet du droit. Son sang coulerait-il de son nez comme une petite cascade ? Se casserait-il comme un bambou ? Il avait décidément hâte de voir ça. C’était malheureux, mais Gaara était en fait devenu l’exactitude parfaite de ce que voulait son père. Et ça, il n’en avait absolument pas conscience.

 

 

La première fois qu’il rencontra Ino, c’était en troisième, il était venu à l’école pour une fois. Ça faisait très longtemps qu’il n’y avait pas mis les pieds. Lorsqu’il était revenu, un prof avait essayé de le punir, ça avait lamentablement échoué. Gaara l’avait regardé avec un regard terrifiant et l’autre l’avait lâché. Un sourire de Gaara faisait fuir le monde entier. D’un côté, il aimait se défendre et protéger les autres en étant un voyou. De l’autre, il détestait être rejeté et devoir se battre pour retrouver le père qui l’avait traumatisé. Ce jour là, les élèves de sa classe eurent la très mauvaise idée de vouloir lui donner une leçon. C’était très mal connaître Gaara, car leur idée fut de l’enfermer dans un placard. L’occasion se présenta lorsque le rouquin dût aller chercher du matériel. Il fut suivit par deux garçons qui le poussèrent violemment dans une armoire en métal. Il n’eu pas le temps de réagir et se retrouva prisonnier une deuxième fois. Il se mit à hurler de rage et de colère. Il était de nouveau en cage. Et puis la peur prit le dessus et il se mit à implorer celui qui avait été son premier gardien et qui le replongeait toujours dans la peau de se retrouver enfermé quelque part.

-         Je vous en supplie père…Laissez moi sortir…Je vous en prie….Libérez moi…

La porte de l’armoire s’ouvrit alors brusquement et il découvrit une fille blonde, haletante et les cheveux légèrement en bataille. Elle avait de beaux yeux bleus et une silhouetter à faire damner un saint. Il la regarda comme si elle était la sainte vierge.

-         ça va ? J’ai entendu ton appel quand je passais dans le couloir et je suis venue aussi vite que possible. Tu es claustrophobe c’est ça ?

-         ou…oui…balbutia t-il un peu désorienté. Je…Je peux sortir ?

-         Bien sur que oui ! s’exclama t-elle en souriant. Tu n’es pas dans une cage Gaara !

-         Comment tu connais mon nom ? cracha t-il en se relevant, tentant de reprendre une certaine contenance.

-         Ne m’agresses pas ! Je t’ai sauvé !

-         Pas faux…

-         Je m’appelle Ino et je suis dans ta classe.

-         Une bombe pareil dans ma classe ? Pourquoi je ne viens pas plus souvent en cours...

-         Parce que tu es un crétin ! dit elle en riant.

-         Ça suffit Miss pékinois.

-         Miss pékinois ? S’offusqua t-elle. C’est quoi ce surnom pourri ?

-         Le seul que j’ai trouvé, dit il en souriant.

-         Si on m’avait dit que je ferais sourire le terrifiant et sanguinaire Gaara no Sabaku, Je crois que je lui aurait dit d’aller manger les pissenlits par en dessous.

-         Tu ne sais pas ce qui se passe dans ma tête, souffla t-il. Personne ne comprend les gens qui sont violents. Ce n’est pas pour s’amuser. Du moins pas pour moi. Je t’expliquerai un jour. Mais sache que les stupides idées reçues sur les loubards sont fausses. On est pas tous des petits branleurs qui se battent pour s’amuser…

Son regard se perdit dans le vague et il oublia qu’elle était à côté de lui. Quand à Ino, elle ne comprit pas l’impact que ses paroles aurait sur Gaara.

 

 

Après cette désagréable expérience, Gaara décida de se reprendre en main. Il fallait qu’il réussisse le concours d’entrée au lycée. Il continuerait à se battre mais pas pendant les cours. Il n’avait pas besoin de ça pour tuer son père. Il savait qu’il n’aurait jamais besoin d’être violent avec Ino et qu’elle serait son pilier. Depuis l’incident, ils restèrent ensemble. Ils devinrent amis et proches et à plusieurs reprises, on leur demanda pourquoi ils étaient ensemble. Lorsque ça arrivait, les deux amis se regardait en souriant. Ils allaient souvent réviser dans le parc du collège. Ino était très heureuse de la compagnie de Gaara. Non seulement parce qu’il était gentil, instruit et intelligent et doux et pas le violent qu’on lui avait décrit mais en plus parce qu’il tenait ses fans à distance. Parfois, elle s’endormait sur ses genoux et il attendait patiemment qu’elle se réveille. Il discutaient de tout. Littérature, médecine, mathématique (même si Gaara les tenait en horreur), histoire, philosophie, sociologie et économie. Elle se rendit compte qu’il était très bien renseigné. Elle l’ignorait, mais Gaara s’étant rendu compte des capacités intellectuelles de la jeune fille et ayant peur qu’elle se lasse trop vite de lui, il avait étudié comme un fou pour lui arriver à la hauteur. Il avait à présent de la culture, du vocabulaire et des connaissances à ré-exploiter. Il aimait bien cette vie. Elle était paisible et tranquille. Plus de sang, plus de bagarres. Il était libre pour un temps.

 

 

Lorsque son gang voulut le récupérer, il les écrasa les uns après les autres. A quoi bon ? Maintenant il vivait avec Ino à ses côtés. Il n’avait besoin de rien d’autre. Il avait une amie et c’était tout ce qui comptait à ses yeux.

 

 

Et puis Ino sombra dans l’anorexie et son paysage se mit à se flétrir. Il la vit maigrir de jour en jour et son sourire briller de plus en plus. Il avait remarqué qu’elle ne mangeait plus vraiment normalement et qu’elle faisait beaucoup d’exercices et pourtant, il n’aurait jamais imaginé une seconde qu’elle puisse être malade à ce point. Il entrèrent au lycée et sa maladie la dégrada de plus en plus. Shikamaru, son meilleur ami qu’il jalousait par-dessus tout, la fit encore plus sombrer lorsqu’elle apprit qu’il allait mourir. Il aurait voulu casser la figure de tout ceux qui lui faisait du mal et pourtant ce n’était pas dans ses compétences.

C’est après l’avoir entendue vomir qu’il comprit vraiment qu’elle souffrait beaucoup. Lorsqu’elle s’était enfuie, il l’avait rattrapée. Juste avant qu’elle arrive à l’hôpital.

-         Ino ! Attend !

-         Laisse moi Gaara !

-         Pourquoi ? Je veux juste…t’aider.

-         Tu ne peux pas m’aider ! Tu ne vois pas la folie qui bas sous ma tête ? Tu ne vois pas que je suis malade et folle ? Que personne ne veux de moi ?

-         Tu n’es pas folle…lui avait-il murmuré en lui attrapant doucement le poignet.

-         Je suis seule Gaara ! Toute seule !

-         Et moi ? Je n’existes pas moi ? Si je vis c’est parce que tu es là ! Tu ne peux pas dire que tu es seule ! c’est faux Ino !

-         Laisse moi Gaara.

-         Ino je suis ton ami ! Ecoutes moi ! Il faut te résonner ! ça va te détruire !

 

 

Et finalement ça l’avait détruit. Lorsqu’il l’avait vue si petite et si faible dans ce lit d’hôpital, il s’était tellement sentit coupable qu’il était resté enfermé chez lui. Il avait simplement à dire ces malheureuses phrases « tu n’as pas besoin d’être un homme pour qu’on t’apprécie ». Et elle s’était mise à pleurer de tout son saoul. Qu’avait il raté ? Pourquoi se sentait il aussi mal lorsqu’il regardait le visage d’Ino ? Pourquoi avait il envie de la prendre dans ses bras et de la tuer ? De la tuer ? Oui…La tuer.

 

 

Il avait de nouveaux replongé. Les combats de rue avaient repris durant toute la semaine qui avait suivie l’entrée d’Ino à l’hôpital. Comment auraient-ils put cesser ? Il aimait tellement ça ? Le craquement des os, le sang qui coulait, les membres arrachés ou retournés. Ça lui donnait une furieuse faim tout ça. Il redevenait fou. Le petit Gaara qui était resté enfermé en lui depuis ses huit ans avait relâché sa vigilance et c’était un démon qui avait ressurgit. Trois jours après, alors qu’il fumait une cigarette sur le balcon d’Ino, elle lui parla.

-         Je me suis remise à manger le lendemain du jour où vous êtes venu…

-         C’est bien, dit il en souriant. Je suis content que tu ailles mieux.

-         Mais…

-         Hum ? il inspira sur sa cigarette et écrasa le mégot dans un cendrier. Il en avait besoin. Le trop plein de rage qui était en lui se libérerait alors et il ne voulait pas faire de mal à ses proches.

-         Tu es couvert de bleus et de sang quand on se voit. Comme…Comme quand on était au collège…

-         Normal, souffla t-il en fermant les yeux et en s’allongeant, profitant de la chaleur de l’été. J’ai repris les combats…

-         Tu m’avais dit que tu avais arrêté !

-         J’ai repris.

-         Mais pourquoi ? Gaara…Je pensais que tu avais changé…

-         Et pourquoi ? Tu crois que tu m’as changé ? Que la soif de sang que j’ai en moi se serait arrêtée parce que tu étais là ?

-         J’ai eu la débilité de penser ça oui…

Il la regarda quelques instants puis se leva et s’assit sur son lit. Il approcha sa main de sa joue et caressa doucement la peau de la jeune fille.

-         Elle s’était calmée un temps. Et puis tu étais seule, alors elle est revenue…

-         Gaara !

-         C’est de ma faute ! dit-il en se levant, un regard de déviant dans les yeux, je l’ai laissée refaire surface alors que je sais pertinemment qu’elle n’apporte rien de bon…

-         Calme toi…chuchota t-elle.

-         Je suis calme Ino, sinon tu serais déjà morte…

Elle se figea. Il avait lancé ça si froidement et si naturellement que ça l’avait choquée. Comment pouvait il lui dire ça à elle ?

-         Je sais ce que tu penses Ino. Je le vois dans tes yeux. Tu te sens trahie par moi, mais je vais te dire une chose, si je t’ai trahie, tu as été la première…

-         Que…

-         Tu te souviens de notre conversation avant que tu tombes ?

-         Euh…oui…dit elle en baissant la tête. Elle aurait voulut s’excuser.

-         Eh bien tu avais raison en fait ! Tu étais toute seule pour la simple et bonne raison que je n’existe pas. Tu vois je suis comme toi ! C’est pour ça que nous nous entendons bien Ino ! Je suis sans âme et j’ai soif de la mort et toi tu es abandonnée par ceux qui t’aiment. Heureusement tu as trouvé un échappatoire. Ce n’est pas mon cas…

-         Et moi ?

-         Toi ? Qui es tu toi ? Une pauvre chose…que j’aime…

Elle se tut et le regarda dans les yeux. Ses yeux turquoises brillaient. Il était on ne peut plus sérieux. Il soupira et lui sourit. Il s’approcha doucement d’elle et lui ébouriffa les cheveux. Peut-être qu’il ne la verrait plus demain. Il ne savait pas ce qui allait se passer après cette nuit mais il savait qu’il aurait voulu pouvoir rester près d’elle plus longtemps.

-         A bientôt petite princesse, ne perd plus ta balle…Je pourrais revenir te la rendre…**

 

 

Gaara sortit dehors. L’hôpital était illuminé de partout. Il alluma une nouvelle cigarette. Ce soir c’était le grand soir. Il avait enfin retrouvé son père et sa vengeance pourrait alors s’accomplir avec succès. Il prit une voiture volée et se dirigea dans la ville. Il avait plusieurs fois épié son père et avait remarqué l’endroit où l’homme dormait. Il sourit. Il s’arrêta à une quincaillerie et acheta un énorme bidon d’essence et une boite d’allumettes. Lorsqu’il fut chez son père, il répandit de l’essence partout et barricada les portes et fenêtres. Ensuite, il fit le plus de bruit possible et vit une forme se découper derrière une fenêtre du haut de la maison. Son père le vit et lui hurla de dégager. Puis il le reconnut.

-         Gaara ! Je te croyais mort ! Comment vas-tu mon petit ?

-         Très bien depuis que tu as essayé de me tuer…

-         Gaara…Je ne voulais pas te tuer voyons…

-         Adieu, au nom du père, du fils et du saint esprit, Amen.

Gaara mis ses mains en forme de prière. Il demanda un dernier souhait qu’on pourrait lui exaucer . Il savait qu’il avait toujours fait du mal dans sa vie mais il voulait qu’on sauve Ino. Parce qu’il n’arrivait pas à oublier la petite frimousse de la jeune fille lorsqu’elle avait ouverte la porte de l’armoire quatre ans plus tôt.

-         Gaara ! appela son père. Que fais tu !

Gaara le regarda en souriant et sortit une allumette de sa poche. Son père se mit à hurler sans résultats sur son fils.

-         Ne fais pas ça ! Tu seras arrêté ! Ne me tue pas !!!

Gaara sourit de plus belle et balança l’allumette dans la maison. Celle-ci prit feu immédiatement grâce à l’essence. Un chat sortit d’une des fenêtres et vint se coucher sur les genoux de Gaara qui était assis en tailleur sur la pelouse. Le chat se mit à ronronner et Gaara sortit des bonbons de son sac. Il regarda la maison de son père brûler et les hurlements de ce dernier retentir en écho dans la nuit. C’était le plus beau film qu’il ai jamais vu de toute sa vie.

 

 

Le lendemain matin, Gaara avait disparu. L’incendie fut découvert le lendemain matin et il fut bien évidemment pris pour cible numéro 1. Et pourtant, le garçon ne comptait pas s’enfuir du tout. Il voulait conserver ses derniers instants de liberté. A présent, il ressentait une douce plénitude. Il était allongé à côté d’une rivière. Il laissa ses pieds trempés. Il attrapa le couteau qui était dans sa poche et se traça un signe sur le front. C’était le symbole de sa victoire et de sa liberté. A présent, plus aucunes chaînes ne pourrait l’entraver hormis celle-ci. Cette plaie formait un Kanji au dessus de son œil gauche. C’était celui de l’amour.

 

 

Il entra dans la chambre d’Ino alors qu’elle dormait. Il décida que le meilleur endroit où il pourrait se cacher c’était ici. Il n’avait pas tué son père après tout. Il avait simplement voulu faire un barbecue. Bon d’accord, son père avait été tué de sa main, mais au moins maintenant il se sentait mieux. Il s’assit sur le lit d’Ino et se mit à lui caresser les cheveux. Combien de temps lui restait il avant qu’on arrive et qu’on vienne le chercher ? Il l’ignorait, mais en cet instant, la seule chose qui comptait était le sourire qu’elle affichait en le regardant et ses yeux bleus qui pétillaient de plaisir.

 

 

 

 

 

 

Bonjours !

Me revoilà !

Pour vous jour !

Un très mauvais tour !

Et je me demande !

D’ailleurs !

Pourquoi ça finit comme ça !

AH AH AH AH AH !

 

Bref…Je remercie ceux qui me commentent et me suivent. Je remercie ma tête et mon inspiration. Je remercie les musiques qui m’ont aidées à composer cette histoire.

 

A bientôt.

 

Saaki

 

Prochain chapitre : Naruto

 

Bonus à

 

* : allusion au livre « la fille qui rêvait d’une boite d’allumette et d’un bidon d’essence » .

 

** : allusion au conte la grenouille et la princesse. La princesse perd sa balle et promet à un crapaud de l’embrasser si il lui ramène sa belle. Il le fait mais elle ne tiens pas sa promesse. Il la harcèle jusqu’à ce qu’elle accepte et lorsqu’elle accepte enfin, le crapaud se transforme en prince charmant.

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