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Animes-Mangas

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Naruto

Le fils Auteur: saku77 Vue: 10627
[Publiée le: 2010-06-11]    [Mise à Jour: 2010-10-09]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/School-Fic Commentaires : 46
Description:
Quand des parents n’ont pas réalisé leurs rêves de jeunesse, c’est bien connu, ils les reportent sur leurs enfants. Les attentes sont doubles, la pression est triple et les pétages de plomb sont quadruples.
Haruki Haruno le sait bien puisqu’il en a fait les frais dès sa naissance. La définition d’un garçon ? Dur et implacable, il n’a pas de cheveux longs. Déterminé et sachant imposer sa volonté, il pratique un sport pour se forger le caractère et devenir fort. Voilà comment il a été élevé. Sur ses épaules reposent les rêves brisés de ses deux parents, du moins c’est ce qu’il a toujours cru. Jamais l’idée de remettre en question tout ce qu’on lui a appris ne lui a traversé l’esprit. Il appartient au sexe masculin et ça s’arrête là.
Son quotidien est composé de la vérité mensongère qu’on lui impose, des cours à l’université et des visites en fin de semaine de sa tante. Seulement voilà, depuis quelques temps sa vie prend une tournure moins tranquille et les évènements s’enchainent : Entre cet étudiant – Sasuke Uchiwa – et l’attitude étrange de ses parents qui semblent cacher un lourd secret, Haruki ne doit pas se laisser déstabiliser. Il a un secret à protéger. Un secret mis à mal par Sasuke Uchiwa qui semble bien déterminé à en savoir plus.
A-t-il déjà deviné que le fils parfait est loin d’être parfait ?

** Ceci n'est pas du yaoi **

Crédits:
Les personnages ne m'appartiennent pas. L'univers de Naruto appartient à Masashi Kishimoto.
Seuls les personnages créés pour le besoin de la fic seront à moi.
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La moto du cauchemar

[3159 mots]
Publié le: 2010-06-23
Mis à Jour: 2010-09-05
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Commentaire de l'auteur Avec ce chapitre je termine la réécriture de cette fiction et attaque donc la suite ! saku77

Chapitre 6 : La moto du cauchemar.

 

Mardi 12 octobre 2010

 

Salut journal qui me sert de confident !

 

Hier a été une journée assez riche en mauvaises tuiles. Elles se sont succédées.

 

Pour commencer, il y a eu ce cauchemar étrange et l’attitude bizarre de papa. Peu de temps après, l’accolyte de Sasuke, Naruto Uzumaki, a failli me mettre en retard pour le premier cours de la matinée. Il m’a suivie depuis le bus jusqu’à l’entrée de l’université et j’ai eu bien du mal à m’en débarrasser. Pour couronner le tout, les filles ont semblé s’être données le mot et sont venues les unes après les autres m’offrir gracieusement leur numéro de téléphone. Je déteste cet aspect de la comédie que je joue chaque jour. Se faire passer pour un garçon c’est bien, se faire draguer par une fille l’est beaucoup moins…

 

Finalement le soir, papa m’a questionné sur le déroulement de la journée. Je lui ai rapidement raconté l’essentiel, en omettant volontairement le passage sur les filles et leurs numéros, Naruto et Sasuke et … Presque tout sauf le contenu des cours. Il m’a ensuite gentiment rappelé qu’il me fallait choisir un club dans lequel je m’inscrirai d’ici deux semaines au plus tard. Pourquoi ce revirement de situation ? Cela ne presse pas. Je suppose que je ferai comme il le souhaite. Ce sera comme toujours le football. Rien de surprenant lorsque l’on est fille de coach pour footballeurs, n’est-ce pas ?

 

Quant à Kyu, il est rentré plus tard que d’habitude. Un rendez-vous amoureux à n’en pas douter. J’espère que maman ne découvrira pas que le frangin a une copine, sinon il risque un interrogatoire en règle. Papa lui rappellera que l’histoire des abeilles et des fleurs ne tient plus et qu’il faut penser à se protéger… J’essaierai de garder son secret aussi longtemps qu’il le voudra, après tout, n’ai-je pas réussi à conserver le mien jusqu’à présent ?

 

Je repense au cauchemar que j’ai fait hier soir… Ca me donne des frissons. Maman semblait vraiment concernée quand elle m’en a parlé au petit déj’. Papa aussi.

 

Bon ce n’est pas le principal. Je dois penser à attraper Sasuke à la sortie de la fac et à lui rappeler le pari. Il est parvenu à m’échapper hier, il n’aura pas cette chance deux fois !

 

Haruki Sakura Haruno (tata Tsunade avait fait fort à l’hôpital ! *rire*)

 

Ce matin là en prenant le bus pour se rendre à l’université, un garçon aux cheveux longs ramenés en une queue de cheval attira son attention. Nonchalamment installé dans un siège à l’arrière, il avait la tête qui tombait légèrement en avant et les bras pendants. Sa bouche était ouverte et il respirait fort, nota Sakura en retenant un sourire. Sur le siège voisin au sien se trouvaient posés trois livres et son sac. Un marque-page dépassait de chacun d’eux, ce qui signifiait que le jeune homme en avait entamé la lecture depuis un moment déjà. Elle l’observa discrètement. Quand les secousses causées par le transport en commun se firent plus violentes, il ouvrit les yeux brusquement et s’empara d’un des livres qu’il avait laissé sur le siège. Son expression reflétait une vive intelligence et son visage présentait une sorte de gravité qu’elle n’aurait pas cru pouvoir lire sur celui d’un étudiant. Leurs regards se croisèrent brièvement. Par réflexe elle détourna les yeux.

 

« Tu caches quelque chose toi, n’est-ce pas ? »

 

Elle sursauta en découvrant l’inconnu à côté d’elle. Son accusation l’avait troublée, mais il ne fallait pas nier au risque d’éveiller sa suspicion.

 

« Je suppose que oui. Comme la plupart des gens, j’ai mon jardin secret.

 

- Tu es étrange pour une fille. Tu t’habilles comme un garçon, c’est normal ? demanda-t-il sans détour.

 

- Je-ne-suis-pas une fille, répondit Sakura en découpant chaque mot de sa phrase. Beaucoup font l’erreur. Je sais que j’ai une petite constitution, mais c’est insultant à la longue d’être confondu avec une fille. »

 

Sakura l’entendit pousser un léger soupir. Il se gratta le menton en signe de réflexion puis pencha légèrement la tête, comme pour mieux l’étudier.

 

« Un garçon hein ? répéta-t-il visiblement sceptique. Très bien. J’accepte cette explication pour le moment.

 

- Est-ce que je dois me sentir vexé ou bien rire qu’un garçon ayant une queue de cheval me confonde avec une fille ?

 

- A toi de voir, bâilla le jeune homme. Je ne suis pas là pour décider à ta place.

 

- Depuis combien de temps étudies-tu ici ? C’est la première fois que je te croise dans le bus.

 

- En toute logique, l’université n’a rouvert ses portes que depuis quelques jours. Les probabilités de ne pas me croiser étaient donc élevées. Mais à long terme, tu m’aurais forcément vu dans le bus. En ce qui concerne ta question, j’étudie ici depuis six ans.

 

- Six ans ? fit Sakura incrédule. Tu dois tenter un doctorat alors ?

 

- Non. J’étudie ici depuis six ans, dans les faits je suis seulement en première année.

 

- Tu as redoublé ?

 

- Non.

 

- Tu es prof en alternance ?

 

- Tu as déjà vu un professeur de vingt ans en alternance ? souligna-t-il en arquant un sourcil.

 

- Non, reconnut-elle.

 

- Je venais déjà ici quand j’étais au lycée. Les cours de la fac me semblaient plus intéressants que ceux que j’avais à l’époque. Seul problème aujourd’hui, je connais déjà une partie majeure des enseignements de chaque année. »

 

Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’une telle personne dégagea quelque chose de particulier. Son cerveau s’avérait plus rempli que la plupart des étudiants suivant les mêmes cours que lui. Avec son tempérament et ses connaissances, Sakura songea qu’il ressentait peut-être une grande solitude intérieure. Etre différent des autres et protéger un secret écartait facilement. Elle s’apprêta à ouvrir la bouche, mais il fut plus rapide et la coupa :

 

« Tu veux savoir qui je suis. »

 

Soufflée, elle ne put qu’hocher de la tête en signe d’acquiescement. Comment avait-il deviné ?

 

« Mon domaine fétiche, c’est les probabilités. D’après la situation, la tournure que prenait la conversation et l’expression de ton visage, j’avais peu de chance de me tromper en supposant que tu voudrais savoir mon nom. Shikamaru Nara.

 

- Shikamaru Nara ? répéta-t-elle. »

 

Ce nom de famille lui sembla familier. Où l’avait-elle déjà entendu ? C’était comme s’il était mêlé à quelque chose dont son cerveau interdisait l’accès. Cette impression appartenait aux premières, celles étant souvent fausses, mais après tout il arrivait chaque jour d’avoir la sensation de connaître une personne ou son identité. Alors pourquoi s’en inquiéter ? Le cauchemar pesait sûrement dans son comportement et l’attitude de ses parents ne la rassurait en rien.

 

« Haruki Haruno, dit-elle en le devançant à son tour. »

 

Il esquissa l’ébauche d’un sourire.

 

« L’arroseur arrosé, apprécia-t-il. Je me suis lancé un défi en arrivant ici : Connaître les prénoms de chacun. D’après mes calculs, je dirais que j’en connais à peu près deux-mille –trois-cent sur trois-mille- cinq-cents. Avec le tien, ça se chiffre donc à deux-mille-trois-cent-un.

 

- Intéressant…

 

- Oh pas tant que ça d’après ton regard. »

 

Il se rapprocha davantage et d’un ton sérieux, lui murmura :

 

« Tu risques d’avoir quelques ennuis avec les filles toi.

 

- Pourquoi ? demanda-t-elle instantanément.

 

- Eh bien les garçons efféminés avec un bon style font ravage auprès de la gente féminine ces derniers temps, soupira Shikamaru. C’est déplorable. Tu ne seras qu’une victime de plus.

 

- ….

 

- Si j’ai un conseil à te donner, c’est de profiter de ce côté efféminé et le mettre en valeur. Fais-toi passer pour une fille, de cette façon tu n’auras aucun problème. Crois-moi. »

 

Sur ces dernières paroles plus que sages, il descendit du bus qui venait d’arriver à l’université et prit une direction opposée à la sienne.

 

 

Lorsque la journée fut achevée, Sakura se hâta vers la sortie de l’université pour parvenir à tomber sur Sasuke. Jusqu’à présent il avait réussi haut la main à lui échapper deux fois. Il n’y parviendrait pas cette fois, conclut-elle en l’apercevant. Gants en main et casque de moto sous le bras, il se dirigeait d’un pas résolu vers le parking situé juste à côté de la fac. Sans hésiter une seconde, elle se lança à sa suite et le rattrapa tant bien que mal. Le souffle irrégulier, les cheveux décoiffés par le vent et les joues rougies par sa course, elle le saisit par le bras et l’obligea à lui faire face.

 

« Tu n’oublierais pas quelque chose, Uchiwa ? l’attaqua-t-elle sans lui laisser l’occasion de débuter la conversation. »

 

Il lui retourna un regard fermé et l’expression de son visage se crispa en une grimace de forte contrariété. Peut-être pensait-il pouvoir faire durer ce petit jeu quelques temps encore avant d’être confronté à la réalité. Il n’y avait pas d’échappatoire possible. Les cartes maitresses se trouvaient dans ses mains, lui ne pouvait rien contre elle. Du moins pas tant qu’il ignorait son secret.

 

« Je n’oublie rien du tout, répliqua Sasuke sur un ton buté. Je ne reviens pas sur une parole.

 

- Très bien. J’espère que tu as prévu un deuxième casque alors ? fit Sakura avec un grand sourire. »

 

Il soupira et fronça les sourcils.

 

« Et pourquoi ça ? demanda-t-il en choisissant de faire l’idiot.

 

- Parce qu’il m’en faudra un pour monter sur ta moto. On va passer chez ma tante prendre mes affaires et les déposer chez toi.

 

- Je ne me souviens pas que l’on ait convenu d’une date pour tes affaires, objecta-t-il les lèvres pincées.

 

- Eh bien on vient de le faire non ? Aujourd’hui sera parfait, approuva-t-elle satisfaite. »

 

- Je ne suis pas ton chien, déclara-t-il froidement. Je n’ai pas d’ordre à recevoir de ta part.

 

- Je me demande ce que diront tes parents en découvrant ta passion, murmura Sakura en faisant mine de prendre un air pensif. »

 

Il serra les dents, ferma les yeux comme pour se libérer de sa colère et lui tendit son casque après avoir enfilé ses gants.

 

« Je me passerai de casque cette fois. »

 

Le cadet des Uchiwa la toisa de haut en bas et crut bon de préciser :

 

« Mais toi, tu en auras bien besoin. »

 

Elle s’installa à l’endroit qu’il lui indiquait à l’arrière de la moto et s’accrocha à lui. Malgré ce chantage, elle ne comprenait que trop bien le sentiment qu’il éprouvait certainement à l’idée que son secret ne soit dévoilé : Une peur panique des conséquences que cela provoquerait.

 

« Ce n’est pas parce que tu montes sur ma moto, que l’on est amis. C’est clair ?

 

- Ce n’est pas le cas, le rassura Sakura.

 

- Bien. Maintenant que les choses sont claires, accroche-toi et essaie de ne pas crier. »

 

La conduite du jeune homme s’avéra brusque et violente. Les grondements du moteur, le frottement des pneus sur le gravier et le sifflement du vent n’ajoutèrent qu’à ce sentiment étrange de peur montant lentement en elle. Ses mains s’agrippèrent davantage à la taille de Sasuke et elle se colla à lui. Des larmes lui vinrent aux yeux tandis que des cris résonnaient dans son esprit.

 

« Non ! »

 

« Arrêtez, je vous en supplie ! Arrêtez ! »

 

Sasuke ressentait-il ses tremblements ? Elle espéra de tout son cœur que la réponse soit négative. Devant lui elle ne montrerait pas sa sensibilité, une sensibilité propre à la gente féminine et qui indiquerait à celui-ci un indice supplémentaire pour se rapprocher un peu plus du grand secret. Une fois qu’ils atteignirent la demeure des Uchiwa après être passés chez la tante Tsunade et que la moto fut stoppée, les jambes de Sakura flageolèrent légèrement alors qu’elle descendait. Impossible de s’y méprendre. Il avait roulé à une vitesse extrême dans le seul but de l’effrayer. Il fallait admettre que cela avait marché au-delà de ses espérances, sans aucun doute.

 

« Tout va bien ? lui demanda-t-il avec un sourire moqueur aux lèvres. »

 

Ne pas lui laisser voir sa faiblesse. Dissimuler le vertige faisant tourner sa tête.

 

« Ca va très bien, murmura-t-elle d’une voix faible. »

 

Elle remarqua qu’il l’observait attentivement et que l’expression moqueuse s’était faite grave.

 

« On ne dirait pas.

 

- Il faut juste que je pose le sac à dos dans ton… »

 

Pâle et tremblante, elle ne put poursuivre sa phrase et se laissa tomber. A bout de forces, Sakura éprouva un profond mal être.

 

Qu’est-ce qu’il se passe ? pensa-t-elle dans sa chute.

 

Elle attendit le choc et la douleur, mais ceux-ci ne vinrent pas. Deux puissants bras la rattrapèrent de justesse et la ramenèrent contre le torse de leur propriétaire. Son premier réflexe fut de se débattre pour qu’il relâcha sa prise, mais contrairement à ses attentes, il la resserra et lui ébouriffa les cheveux. Paniquée, elle gesticula dans tous les sens. Il ne fallait pas ! Il ne devait pas savoir ! Dans sa tête régnait un chaos sans nom et son cœur suivait une course effrénée, la rendant incapable de penser de façon réfléchie. Elle tenta de le repousser, mais en croisant son regard, elle comprit qu’il ne la lâcherait pas si facilement. Pourquoi se donner tant de mal à conserver ce masque masculin alors qu’au plus profond d’elle-même, elle le haïssait ?

 

« Ca n’a vraiment pas l’air d’aller. Tu devrais d’abord te poser et boire un verre d’eau, suggéra Sasuke en la soutenant. »

 

Dans le regard de Sasuke brillait une inquiétude sincère. Le pari ne comptait plus. Seule sa santé à elle importait. Après une longue hésitation, elle accepta l’aide qu’il lui offrait et murmura :

 

« Ne va pas croire que tu peux fouiller dans mes affaires… J’ai mis un cadenas. »

 

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres du jeune homme.

 

« Je n’en attendais pas moins de toi, fillette. »

 

Inutile de relever cette réplique n’étant que pure provocation. Se laissant escorter jusqu’à l’intérieur par le jeune homme, Sakura laissa son regard errer dans les alentours. La demeure Uchiwa appartenait à la catégorie des « grandes » et « imposantes » maisons. Très rapidement le luxe et un sentiment glacial frappèrent la jeune fille. Chaque pièce criait la richesse et l’opulence, dénuée d’humanité et de chaleur ; l’air lourd et le vaste espace dégageaient la sensation étouffante d’une prison dorée empoisonnée. Les objets soigneusement posés à un endroit précis, l’absence de poussière, la netteté des murs, ici vivait la perfection. Sakura ne retrouva pas l’amour et la douceur d’un foyer, mais au contraire l’impression de visiter un musé se renforça à chaque pas. Les lieux paraissaient remplis : Des biens précieux tels que des tableaux d’artistes renommés, des cadeaux offerts par des personnalités politiques, des certificats, des statuettes, des souvenirs de voyages. Pas une seule photographie de famille n’ornait les murs. Il n’y avait pas jouets trainant au sol ou posés sur les meubles, pas de vêtements qui trainaient. Aucun souvenir. Tout était mort. Vide. Elle n’aimait pas ce lieu exempt de vie et décoré avec froideur.

 

« Je vais te chercher un verre d’eau. Je reviens. »

 

Il s’apprêta à partir mais ajouta :

 

« Et ne touche à rien. »

 

Désormais seule dans cet immense salon, Sakura s’accorda la liberté d’exploser brièvement les salles avoisinantes. Sa curiosité concernant la chambre de l’Uchiwa se fit plus forte et pressante. Avançant tranquillement dans un des interminables couloirs, elle tomba sur ce qui ressemblait à une chambre. La présence du sac de Sasuke lui indiqua à qui celle-ci appartenait. Elle ne correspondait en rien à ce qu’elle aurait pu imaginer. La pièce était d’un blanc lumineux. Les meubles choisis et placés avec soin occupaient l’espace de façon optimale. Près du lit situé au bord de la fenêtre, un bureau. Quelques feuilles et cahiers d’école à moitié ouverts trainaient ici et là. Dissimulée sous une des piles, elle découvrit une esquisse dépassant légèrement d’une pochette cartonnée. Le visage représenté ne laissait aucun doute quant à l’identité du sujet. Son cœur manqua un battement et elle sentit son cœur se serrer douloureusement. L’estomac retourné, elle contempla sans mot dire ce sosie d’elle-même. Son visage et son buste. Sasuke avait rallongé ses cheveux, lui conférant un air autrement plus féminin.

Ne sachant que faire, elle décida de remettre l’esquisse à sa place et d’oublier ce qu’elle avait trouvé. Il ne devait pas la surprendre ici. Elle rejoignit rapidement le salon dans lequel il l’avait laissée quelques minutes plus tôt et fit mine d’attendre sagement son retour.

 

« Ton verre d’eau, fit la voix de Sasuke derrière elle. »

 

Elle sursauta sous l’effet de la surprise et contint avec peine un cri de peur.

 

« Merci, parvint-elle à répondre.

 

- Pour tes affaires, suis-moi. Pour accéder au garage, il faut repasser par devant. »

 

Elle le suivit sans rien dire. Impossible d’oublier ce qu’elle venait de découvrir, l’image de l’esquisse la hantait. Comment décrire ce que la vision du dessin avait déclenché chez elle ? Premièrement, il fallait reconnaître qu’il avait indéniablement du talent. Ses traits représentés avec tant de précision et de clarté donnaient l’impression qu’il l’avait contemplée pendant des heures ou qu’elle avait posé comme modèle pour lui. Or, ce n’était pas le cas. La chose n’en demeurait que plus effrayante. Quant à la vision qu’il dépeignait d’elle, celle-ci était féminine et gracieuse. Il avait bien insisté sur son regard, comme si c’était la partie la plus importante de sa personne. Ses cheveux longs et soyeux tombaient en cascade sur ses épaules à peine couverte par un gilet fin. Un sourire joyeux étirait ses lèvres et conférait une autre dimension à l’expression de son visage.

 

« C’est ici. »

 

Perdue dans ses pensées, Sakura mit un certain temps avant de réaliser que Sasuke lui adressait la parole. Agacé, il répéta de nouveau sa phrase.

 

« C’est ici. On est arrivés.

 

- Désolé, bredouilla Sakura encore troublée par sa découverte.

 

- Bon donne-moi ton sac. »

 

Sans se faire prier, elle le lui tendit et demanda :

 

« Je pourrais passer de temps à autres pour prendre des affaires de ce sac ? »

 

Le jeune homme prit un air ironique.

 

« Je suppose que c’est dans la logique des choses non ? A quoi cela te servirait-il de laisser des affaires ici, si ce n’était pas pour passer en prendre de temps en temps ? »

 

Sa petite excursion avec l’Uchiwa se termina sur un « au revoir » assez froid et un léger signe de main, signifiant davantage « bon débarras » que « salut ».

 

Mardi 12 octobre 2010

 

Cher journal,

 

J’ai trouvé une esquisse dans la chambre de Sasuke. Son dessin me représentait trait pour trait, tellement réaliste…. Que c’en est effrayant. Est-ce qu’il se pourrait qu’il sache ? Qu’il ait deviné mon secret ?

 

Je me demande vraiment pourquoi mes rencontres avec Sasuke me laissent à chaque fois si sceptiques ?

 

Sakura Haruno.

 

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