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Questionnaire auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions !
 par   - 933 lectures  - 4 commentaires [3 décembre 2022 @ 16:04]

Bonjour tout le monde,

Je me permets de poster sur ce site afin de m'aider dans une étude que je mène actuellement sur les auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions. Nous nous appelons Lucie, Maud, Pauline et Manon et sommes en master 2 de Médiation et Création Artistique à l'Université Sorbonne Nouvelle.
Dans le cadre d'un cours sur la Conception de projet et la participation culturelle, nous nous intéressons au public (lecteur.ices et auteur.ices) des fanfictions en France.
Si vous habitez en France et que vous êtes lecteur.ices et auteur.ices de fanfictions, ce questionnaire est pour vous !

Les données recueillies ne seront utilisées qu'à des fins d'analyse et ne seront divulguées qu'à notre professeur.

Voici le lien si vous êtes lecteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc6_1itz9IVJhUfLejHlxD4zotRwUFU8wl2bTlfC_hHKzoRWg/viewform?fbclid=IwAR2T-hRSCR1g2Sys-LUqyEU4M4KA9uNKNmUB0gWXr_cnSXosVq_gsro6_qQ

Voici le lien si vous êtes auteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccZedHtCGfet4edRy2iPPhTXYEUusmsZU2feTEqGByRPrgDQ/viewform?fbclid=IwAR1RkBx6Fj1ZZ9_oH1I2L1-YaoMUg6fCZPWZbjH4nkF-BOC5rNctEsmCPqI

Vous pouvez bien entendu répondre aux deux questionnaires si vous vous sentez concerné.es par les deux.

Merci pour votre aide qui nous sera précieuse !!

Lucie, Maud, Pauline et Manon

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 4063 lectures  - 6 commentaires [1 septembre 2022 @ 23:42]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

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Naruto


Défi : autre sensei.
La volonté du feu
[Histoire Terminée]
Auteur: marin-chan Vue: 37982
[Publiée le: 2011-12-29]    [Mise à Jour: 2012-08-04]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 94
Description:
La volonté du feu : expression donnée par le Shodai Hokage, fondateur du village caché de la feuille. Premier dirigeant de Konoha, le village ninja du pays du feu. Expression qui à travers les âges semble perdre en puissance.

La troisième grande guerre a été meurtrière. Nombreuses ont été les pertes. Pendant cette ère, une équipe en particulier a été bouleversée. Celle dirigée par Minato Namikaze, plus tard nommé Yondaime Hokage. En effet, un de leur membre, récemment nommé jounin est mort. Hatake Kakashi décéda lors d'une mission de sabotage.

De nombreuses choses ont suivis, mais tel est l'évènement important qui apporte de nombreux changements. Ses coéquipiers Rin et Obito Uchiwa ont survécu. Qu'est-ce que cela implique donc pour la nouvelle équipe 7 dont fait parti Naruto ?

Quelle est cette volonté du feu qui semble disparaître ?
Crédits:
Défi de Zephyr.
Personnages et Univers de Masashi Kishimoto.
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Chapitre 12 : La volonté de réformer

[6317 mots]
Publié le: 2012-05-08Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Hello !

Je suis très contente de revenir enfin poster un nouveau chapitre et suis désolée de vous avoir fait attendre. En fait, pour la petite anecdote, j'ai tardé en raison du titre et de la citation de la fin. Comme vous l'aurez remarqué, ce n'est pas "la volonté des responsabilités" comme je l'avais dit en fin du chapitre précédent. Et bah en fait, j'avais mal calculé la longueur que prendrai ce chapitre avec ses descriptions et son action.

Bref, je vous souhaite une très bonne lecture et on se retrouve en bas !

Chapitre 12 : La volonté de réformer

 

 

            Il faisait presque noirs alors que l’après-midi était à peine entamé. Naruto, dans son petit appartement, finissait d’enfiler sa tenue de deuil. Tout de noir vêtu, il se regarda dans le miroir de sa minuscule salle de bain. Le jeune garçon était fatigué. Des cernes bleutés creusaient ses pommettes et ses yeux étaient encore un peu rouges. Ce matin-là, Danzô le cinquième Hokage était décédé après lui avoir révélé l’identité de ses parents. Après cela, il avait été se défouler dans sa clairière favorite et Jiraya était venu le calmer. S’il avait eu peur, puis avait été en colère, maintenant, il était complètement amorphe. Ses yeux bleus avaient perdus leur lueur malicieuse et le ciel gris n’arrangeait pas la couleur terne de sa peau qui semblait d'habitude doré par le soleil. Il était pâle. Et ce n’était pas seulement dû à ses blessures. L’adolescent se détourna du reflet qui lui renvoyait l’image d’un enfant brisé et partit mettre ses sandales pour sortir.

 

Toutes ces informations étaient trop soudaines. Il n’arrivait pas à digérer. Sa gorge se serra alors qu’il se remémora le nom de ses deux parents. Allait-il en parler à Tenten ? Allait-il en parler à son équipe ? Pour son amie, il hésitait encore. Mais il savait qu’il n’en dirait rien à Sakura ni à Sasuke. Il les aimait beaucoup, mais pas assez pour se confier. Est-ce que Rin-sensei était au courant ? Et Obito ? Qui, au fait, était conscient de ça ? Il se demandait même comment un truc aussi gros n’était jamais sorti. Cela devait être un énorme secret. Peut-être même plus secret que pour Kyûbi

 

- Alors, petit humain, on déprime ? ricana la voix caverneuse du bijuu.

 

Naruto releva subitement la tête et remarqua qu’il se trouvait devant la cage du renard à neuf queues. Il regarda à droite puis à gauche, se demandant comment il avait atterri à cet endroit.

 

- Tu… hésita le blond.

- J’étais au courant évidemment ! le nargua la créature orange.

- Et tu n’as rien dit ?! s’énerva le jinchuuriki.

 

Il jeta un regard noir à son colocataire qui lui offrit un sourire carnassier.

 

- Je n’avais pas envie de te le dire.

- Mais…

- Nous n’avons rien en commun, sale bipède. Et je reste un démon. Je fais ce que je veux.

 

Les deux se défièrent du regard puis l’élève de Jiraya poussa un soupir. Il replongea dans ses pensées.

 

- Tu es vraiment un être pathétique.

 

Naruto regarda Kyûbi sans comprendre.

 

- Ce matin j’ai eu la joie de manger deux bons plats. Ta peur et ta colère. Maintenant t’es qu’un vieux rat mouillé. Et j’ai plus rien à bouffer.

- Quoi ?!

- Et dire que c’est ça mon gardien… cracha-t-il avec mépris. En plus, j’ai à subir toutes tes réflexions indolentes. Fous-moi le camp !

 

Le garçon revint brutalement à la réalité et serra les dents, prit d’un vertige. Il voulut pester contre Kyûbi mais n’en trouva pas la force. Il se leva et sortit de son appartement pour rejoindre le bâtiment de l’Hokage, où se déroulait la cérémonie d’honneur des morts au combat.

 

Il parcourut la distance qui le séparait du lieu administratif sans s’en rendre compte et arriva parmi les premiers. Le blond monta sur le toit où se déroulerait les sacrements et prit place sur la première ligne où se trouvait déjà Iruka et Konohamaru. D’autres genins et ninjas arrivèrent les uns après les autres, puis se rangèrent en ligne. Il commença à pleuvoir et on leur distribua à chacun une fleur blanche. Le silence devint roi. Plus une seule parole ne fut échangée. La plupart regardaient à leur pied. Naruto remarqua que ces funérailles étaient bien moins émues que celles du Sandaime. Il eut un pincement au cœur. Quoiqu’on en dise, Danzô, lui au-moins, lui avait dit quelque chose de vrai.

 

- La cérémonie pour le cinquième Hokage, ainsi que tous ceux qui ont donné leur vie au combat va pour débuter, annonça Homura Mitokado le membre du conseil.

 

Des gongs retentirent et les shinobi commencèrent à défiler pour déposer les fleurs blanches. Un ninja ne doit jamais montrer ses émotions. Un ninja doit toujours donner la priorité à ses missions et ne pas montrer ses larmes. L’hôte de Kyûbi n’était pas d’accord avec cette vision des choses. Et pourtant, il se dit que c’était tout simplement un conseil pour ne pas tomber dans l’état dans lequel il se trouvait. Puis ce fut son tour, il déposa la plante.

 

- Je suis désolé, je ne deviendrai pas la racine de l’arbre. Hokage-sama… Merci, se dit-il intérieurement.

 

Surprenant tout le monde, il s’inclina rapidement puis, retourna à sa place. Kyûbi avait raison, il avait été pathétique de se comporter de la sorte. Il avait été une branche de Konoha, dirigée par le tronc et secouée par le vent. Danzô lui avait conseillé de devenir la racine qui plonge dans les profondeurs ténébreuses de la terre. Il ne serait ni l’un ni l’autre. Naruto décida de faire partie intégrante du tronc. Il croisa le regard de Rin, qui debout à côté d’Obito, lui offrit un sourire qui se voulait réconfortant. Le blond, armé d’une détermination nouvelle, lui en rendit un pour ne pas l'inquiéter. Finalement, le renard n’était peut-être pas aussi mauvais qu’on le disait. Après tout, c’était lui qui lui avait secoué les puces. Quoiqu’il se passe désormais, il pourrait y faire face. Il allait changer. Non, il changeait déjà.

 

oOoOoOoOoOo

 

            Sur le balcon d’un large bâtiment gris, un homme riait, une longue-vue entre les mains. Ses joues, légèrement rosées par l’exitation, convulsaient de temps en temps. A son habitude, Jiraya observait les femmes des bains publics.

 

- Les demoiselles de Konoha ont une belle moyenne… Héhéhé !

- Vous faites toujours des choses aussi stupides ? le gronda la voix d’un autre homme.

 

L’ermite des crapauds sursauta et se retourna.

 

- C’est ce qu’on appelle de la collecte d’information. Qu’est-ce que le conseil me veut ?

 

Il s’agissait en effet de Koharu et Homura, les deux doyens du conseil. Le vieillard regardait sévèrement l’élève du Sandaime à travers ses lunettes vertes.

 

- Vous n’avez pas besoin qu’on vous le dise, répondit-t-il.

- Vous savez très bien pourquoi nous sommes là ! haussa la voix Koharu, la vieille femme.

 

Le silence s’installa quelques secondes, le temps pour Jiraya de ranger son instrument d’espionnage. Il leur offrit un sourire coquin et reprit la parole.

 

- Allez, c’est quoi ces têtes de déterrés ? Euh sans mauvais jeux mots ! Il paraît que les discussions avec Suna se sont plutôt bien passées.

- Le village caché du sable a déclaré officiellement que tout était la faute d’Orochimaru. Ils ont retrouvé leur Kazekage assassiné. Et ils ont également déclaré qu’ils capitulaient.

- Konoha n’avait d’autres choix que t’accepter cette offre pour garder une image forte du village, continua la conseillère.

- Je peux vous contredire sur ce point, fit Jiraya. Avec Danzô au pouvoir, nous aurions très bien pu attaquer Suna et gagner facilement.

- C’est vrai, admit Homura Mitokado. Mais malgré cela, nous avons préféré éviter de faire des vagues. Le Raikage en aurait profité pour nous « aider » et demander une alliance qui nous serait défavorable. Rien que le fait qu’il ait participé à la bataille avec son équipe est un grand déshonneur pour nous.

- De toutes façons, reprit la dame, la priorité pour l’instant c’est de réparer les brèches et de se préparer pour les crises à venir. Nous ne savons pas quand les autres villages essaieront de nous attaquer. Depuis la mort d’Hiruzen, le village n’a plus eut beaucoup de contact avec les pays étrangers et nos alliés ont été – pour la plupart – perdus.

- Et donc ? s’enquit Jiraya.

- Nous avons décidé de créer un comité d’urgence composé de l’élite de chaque unité du village pour s’occuper des problèmes jusqu’à ce que nous ayons retrouvé toutes nos forces.

 

Le sannin croisa les bras. Ce qu’il comprenait ne lui plaisait pas du tout.

 

- Mais avant ça… Nous avons besoin d’un leader fort et digne de confiance.

- Il y a tant de problèmes de nos jours, et ce n’est pas seulement Orochimaru. Kiri est à surveiller de près, de même qu’Iwa.

- Ha, soupira l’ermite aux cheveux blancs. Ce n’était pas la peine de venir me voir pour me dire tout ça. J’étais au courant, et si ça se trouve, bien avant vous. Et de toutes façons, je dois terminer mon prochain best-seller.

- Ce que nous vous annonçons n’est qu’une politique de base, poursuivit Homura. Nous avons immédiatement besoin d’un Hokage. Mais surtout d’un Hokage qui impose le respect.

- Et, hier à la réunion du comité avec le Daimyo du pays du feu, Jiraya

- Nous vous avons choisi vous.

- Pourquoi moi ?

- Vous êtes l’un des trois sannin de la feuille. Un des ninjas de légende qui pourra imposer crainte, par votre statut, mais aussi parce que Hiruzen Sarutobi, Sandaime Hokage, a été votre instructeur. Le monde entier connaît votre réputation, et ce, depuis la dernière guerre.

- Et Tsunade ?

 

Les deux conseillers se regardèrent un instant avant de lui répondre.

 

- Elle pourrait convenir en effet, même si payer ses dettes s’avèreraient être un véritable trou dans notre budget.

 

Jiraya émit un petit rire.

 

- Très bien dans ce cas ! Ce sera elle ! déclara-t-il.

- Jiraya, cessez donc ces enfantillages ! le gronda Koharu. Nous vous préfèrerions vous car vous n’avez pas disparu comme cette jeune arrogante.

- Oui, mais c’est la dernière des Senju, c’est aussi un argument de poids contre les villages voisins.

- Elle ne maîtrise pas le Mokuton, alors cela ne leur dira rien du tout !

 

L’ermite fronça les sourcils. Comment allait-il se débarrasser de ces deux-là ? Il ne voulait absolument pas devenir Hokage. Rien de tout ce que les conseillers pouvaient lui dire ne pourrait le faire changer d'avis. Il était bien sur les routes, à vagabonder à travers la péninsule ninja et à apprendre des informations capitales de son réseau d'espionnage. Non, il ne deviendrait pas Hokage.

 

- Vous avez fui vos responsabilités, résonna la voix de Naruto dans son esprit.

 

C'était ce que le gamin lui avait jeté au visage le matin précédent. Choisissait-il encore la facilité ? Jiraya soupira bruyamment.

 

- Laissez-moi le temps de trouver Tsunade et on verra ensuite pour ma réponse.

- Très bien, firent les deux vieillards à moitié convaincus. Vous avez un mois.

- Par contre ! les coupa l'ermite. Je veux partir avec quelqu'un.

- Qui ? fit Koharu, suspicieuse.

- Naruto Uzumaki.

- Il est hors de question que vous partiez avec le jinchuuriki du village. Seul avec lui. Pourriez-vous maîtriser Kyûbi s'il y avait un problème ?

- Bien sûr que oui ! s'énerva, cette fois-ci franchement Jiraya. Pour qui me prenez-vous ?

 

Cette discussion enflammée ne les mènerait nulle part.

 

- Dans ce cas, prenez le jeune Sasuke avec vous.

- Ah ça non ! Orochimaru en veut après lui et venir avec moi serait trop dangereux !

- C'et bien vous qui avez dit maîtriser Kyûbi ! le coinça la vieille dame.

 

Le sannin marmonna quelques insultes bien senties, incapable de répliquer. Il s'était fait avoir comme un bleu.

 

- Dans ce cas, je prends aussi la fille.

- La petite Haruno ? Non ! Elle est médecin, nous avons besoin d'elle !

- C'est ça ou rien ! clama Jiraya.

 

Les conseillers grimacèrent de mécontentement. Finalement, Tsunade était peut être plus facile à vivre.

 

- D'accord, cédèrent-ils finalement.

 

oOoOoOoOoOo

 

Naruto tomba sur le dos, essoufflé. Il expira fort et ferma les yeux. Il venait de terminer son entraînement matinal. Un sourire s’accrocha à ses lèvres. Malgré tout ce qui s’était passé, on n’avait pas essayé de le tuer après sa perte de contrôle dans la chambre de l’Hokage.

 

- Yo ! fit une voix d’homme.

 

            Le garçon se releva et découvrit Obito. Il lui sourit et se releva pour lui faire face.

 

- Tricheur-sensei, ça fait un bail !

- Ne m’appelle pas comme ça ! Je te l’ai déjà dit !

- Héhé… Qu’est-ce que vous faites là ?

- Il paraît que Rin te cherche. Elle veut réunir l’équipe. Et comme je passais par là…

- Rin-sensei ? Vous savez ce qu’elle me veut ?

- Absolument pas.

 

L’adolescent s’apprêtait à partir, quand l’aîné de la fratrie Uchiwa le retint par le poignet.

 

- Sois prudent, Naruto.

- Gné ? Vous êtes bizarre tricheur-sensei

 

            Le genin croisa son regard noir et reprit du sérieux. Obito ne plaisantait pas du tout. Il hocha la tête.

 

- Je le serais, promit-il.

 

Il partit sans se retourner. Il l’avait prévenu de quelque chose, mais il ne savait quoi. Il sortit ainsi de la forêt et courut à travers le village. Lorsque l’équipe sept avait rendez-vous, c’était toujours sur les balcons près des sculptures de visage des précédents Hokage. En les regardant, Naruto les trouva un peu effrayantes. Surtout la dernière, celle de Danzô. Il sauta sur un mur et grimpa sur le toit avec son chakra. Passer par les toits était toujours plus rapide, et en plus il évitait les passants qui lui lançaient des regard mauvais.

 

- Tu es en retard ! le réprimanda Sakura une fois qu’il fut sur place.

- Sakura-chan… Désolé !

- Mouais. C’est bon.

- Bien, les coupa Rin. Maintenant que tout le monde est là, on va pouvoir discuter.

- Que se passe-t-il ? demanda Sasuke acerbe. Je n’ai pas arrêté mon entraînement pour rien j’espère !

 

La sensei soupira tandis que les deux autres levaient les yeux au ciel. Sa défaite contre Shin n’était pas passée. En pensant à Shin, le jinchuuriki se perdit dans ses pensées. Quelques heures après la fin de l’attaque, tous les ninjas de Kumo étaient reparti pour le pays de la foudre. Il n’avait pas eu le temps de se revoir, mais Naruto espérait qu’ils se recroiseraient.

 

- Allô ! Ici Konoha ! faisait Sakura en secouant sa main devant ses yeux.

- Ah ! Désolé je n’écoutais pas ! s’excusa-t-il.

- Idiot ! le frappa la rose sur le haut de la tête.

 

Alors qu’il se frottait douloureusement le crâne, l’ancienne coéquipière de Kakashi reprit.

 

- Je disais donc, que le comité d’urgence vient d’attribuer une mission de recherche à l’équipe sept.

- Une mission de recherche ? répéta Sasuke. Une équipe spécialisée dans cela ne serait-elle pas plus appropriée ?

- Oui, gamin, mais moi je serai là ! fit une voix joyeusement derrière eux.

 

Sakura et le petit frère d’Itachi se retournèrent vivement tandis que, Rin et Naruto, blasés, se contentèrent d’un soupir.

 

- Ero-sennin, vos apparitions font vraiment pitié.

- Que… ? Je ne te permets pas !

- Jiraya-sama, ne vous enfoncez pas… rajouta la jeune femme.

- Vous êtes tous contre moi de toutes façons, fit-il semblant de bouder.

- Tsch... fit le blond.

 

Ses équipiers le regardèrent, troublés. Naruto ne montrait jamais son aversion ainsi. Au pire, il criait beaucoup pour pas grand chose. Cependant, le petit bruit qu'il venait de faire avec sa langue traduisait la colère sourde qui l'animait. Rin fronça les sourcils. Que s'était-il donc passé pour que son élève se comporte ainsi ? Elle n'avait pas besoin de deux Sasuke dans l'équipe.

 

- Vous nous accompagnez ? demanda la jeune kunoichi.

- Oui, je suis à la recherche d’une femme.

- Comme par hasard... marmonna l'hôte de Kyûbi avec mauvaise humeur.

- Qui t’as dit que c’était pour mes recherches ?

- Stop ! les arrêta net Rin. Reprenons calmement. Jiraya-sama part en voyage à la recherche de Tsunade-sama dans le pays du feu.

- Ça n’explique toujours pas pourquoi on doit partir avec lui, remarqua Sasuke. Il se débrouillerait aussi bien sans nous.

- Si tu veux tout savoir, lui répondit Jiraya, j’ai insisté auprès du conseil pour emmener Naruto. Eux ne voulaient pas que je parte seulement avec lui et m’ont ordonné de te prendre avec moi. Or je ne pouvais pas abandonner votre coéquipière Sakura et j’ai donc décidé de faire participer l’équipe en entier. Malheureusement, la petite-amie de ce cher Obito que voici ne viendra pas avec nous.

- Mais tu vas te taire, vieillard ?! Et puis d’abord je ne suis pas sa petite-amie !

- Oh oh ! rit l'ermite. Plus de Jiraya-sama ?

 

Rin leva les yeux au ciel.

 

- En gros, vous êtes un homme capricieux et légèrement sénile, commenta Sakura.

 

Naruto éclata de rire et Rin afficha un petit sourire mutin. Elle avait totalement cerné le personnage en quelques minutes. Jiraya commença à pleurer et à demander pourquoi les jeunes filles d’aujourd’hui n’avaient plus aucun respect.

 

- Attendez deux secondes ! s’exclama soudain le fils de Minato. Vous ne venez pas avec nous Rin-sensei ?

- C’est seulement maintenant que tu le remarques ? souffla Sasuke.

- De quoi je me mêle ?!

- Doucement les garçons… Pour répondre à ta question Naruto, non je ne viens pas. Etant médecin, je dois aider à l’hôpital.

- Vous m’abandonnez avec ce vieux pervers pas net !

- Naruto ! Bref, vous partez pour une assez longue durée, expliqua la sensei. Allez préparer vos affaires et faire vos adieux. On se retrouve à midi devant les portes est du village.

 

oOoOoOoOoOo

 

Obito marchait dans la rue. Silencieux, il tentait, tant bien que mal, d’ignorer les coups d’œil envieux et les gloussements des jeunes femmes qu’il croisait. Au bout d’un moment, l’Uchiwa pensa franchement à adopter un masque comme son ami Kakashi le faisait avant son décès. Et dire que, plus jeune, il espérait qu’on le remarque. Il s’arrêta devant une boutique-restaurant de dango et voyant Kurenai et Asuma approcher, il les salua poliment.

 

- Hé, vous deux ! fit joyeusement le ninja. Vous vous entendez bien comme d’habitude.

 

            Sous ce message implicite concernant leur relation, la kunoichi rougit tandis que le fils du Sandaime Hokage se contentait de lever un sourcil.

 

- Imbécile, railla-t-elle pour reprendre contenance. Anko m’a seulement demandé de passer lui acheter des dango. Et cas où tu ne l’aurais pas remarqué, tu te trouves juste devant la boutique.

- Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ? fit son ami en tirant sur sa cigarette.

- En fait je suis venu acheter des fleurs pour la stèle des héros… Et j’avais rendez-vous avec Itachi, mais il semblerait qu’il m’ait foutu un lapin.

 

            Tout en regardant cela, Obito avait lancé un regard suspect aux deux clients qui se trouvaient derrière les tentures du petit salon de thé. Les deux jounin comprirent de suite, Itachi était toujours à l’heure et s’excusait à l’avance s’il ratait un rendez-vous.

 

- Et bien… ricana Asuma. C’est plutôt rare. Ces fleurs sont pour Kakashi ?

- Kakashi ? répéta Kurenai.

- Ouais, on peut dire ça…

- Obito, je te défie ! cria une voix à l’autre bout de la rue.

 

            Gai courrait vers eux. Se retournant, Obito vit les deux sensei lui faire un signe de tête pour signifier qu’ils avaient compris et disparurent dans un Shunshin no jutsu.

 

oOoOoOoOoOo

 

            Naruto frappa à la porte. Un « J’arrive » retentit et quelques instants plus tard, Kenji, le père de Tenten lui ouvrait. L’homme d’une quarantaine d’années lui fit un grand sourire et l’invita à entrer.

 

- Oh, ça fait plaisir de te voir mon garçon ! Ça fait longtemps… Tenten ! Naruto est là !

 

            On entendit du bruit dans l’escalier et la jeune fille ne tarda pas à apparaître. Blessée lors de leur combat contre Gaara, elle n’avait cependant rien de grave. Une côte cassée et le bras en écharpe. Le tout pour une dizaine de jours, avec les soins journaliers d’un médic-nin. Elle lui fit un grand sourire et l’invita à la rejoindre dans le salon. Elle jeta un regard lourd de sens à son père, qui signifiait : « Cette fois, n’oublie pas de lui remettre son cadeau ! ».

 

- Tu restes pour déjeuner ? lui proposa-t-elle.

- Non, je suis venu car je pars en mission.

- Déjà ? Pour combien de temps ?

- J’sais pas. Peut-être entre une semaine et un mois. On part à la recherche d’une femme.

 

            Le silence retomba. Grimaçant de cette gêne impromptue, Tenten sentit que quelque chose troublait son ami…

 

- Il s’est passé quelque chose… Pas vrai ?

 

            Naruto plongea dans son regard chocolat et soupira. Il ne pouvait pas lui dire. Mais il n’avait pas non plus la force de lui mentir.

 

- En effet, il s’est passé quelque chose… Ou disons plutôt que j’ai découvert un secret troublant.

- Et…

- Mais je ne peux pas t’en parler.

- Quoi ?! s’énerva-t-elle.

- Ce n’est pas contre toi, mais il s’agit d’une information de rang S, et je ne veux pas te mettre en danger inutilement.

 

            Sous l’air sérieux du garçon qu’elle appréciait beaucoup, la kunoichi se calma. Elle finit par soupirer.

 

- Mais un jour je t’en parlerai, c’est promis.

- J’espère bien ! grommela-t-elle.

 

            Ils restèrent silencieux un moment. Tenten se demandait ce que faisait son père pour durer aussi longtemps. Elle repensa à leur dernier tête à tête et rougit subitement. Cet imbécile lui avait embrassé la joue ! Et maintenant, il faisait comme si rien ne s’était passé…

 

- Est-ce que ça va ? T’es toute rouge… Tu n’as pas de fièvre au moins ? s’inquiéta soudainement le garçon.

- Je vais très bien ! répliqua-t-elle un peu sèche. C’est ta faute !

 

            Se giflant mentalement, l’équipière de Neji regretta sa dernière phrase. Elle perdait vraiment les pédales.

 

- Ma faute ?!

- Tu… Tu… Tu…

 

            C’était quoi cette perte de moyens complètement débile ? Elle le vit froncer les sourcils et ses yeux bleus se teinter de tristesse.

 

- Je ne suis pas en colère, seulement gênée…

- Gênée, pourquoi ?

- Tu… tu… tu… Tu m’as embrassé sur la joue la semaine dernière, murmura-t-elle finalement.

 

            Naruto écarquilla soudainement les yeux, se souvenant de son geste. Il avait complètement oublié avec le combat contre Gaara puis tout ce qu’il avait appris par la suite. Le rouge lui monta aux joues et il détourna le regard.

 

- Tu m’en veux ?

- Non ! s’écria-t-elle un peu trop précipitamment. Tu pourrais recommencer…

 

            Pourquoi avait-elle dit ça ? Non mais quelle idiote ! Son cœur battait la chamade, elle crut qu’elle allait mourir de honte.

 

- Bon… Je vais y aller…

 

            Les deux adolescents se levèrent et la jeune fille le raccompagna jusqu’à l’entrée. Sur le pas de la porte, le jinchuuriki se retourna, et s’approcha pour lui refaire la bise.

 

- Tenten ! cria son père depuis la cuisine attirant son attention.

 

            La jeune fille tourna subitement la tête et leurs lèvres se rencontrèrent. Ils s’écartèrent vivement l’un de l’autre, chacun plaçant une main devant sa bouche.

 

- Désolé, fit le garçon.

- C’est pas grave, répondit-elle.

- Désolé, répéta-t-il avant de sortir dans la rue.

- Tenten ! Ça y est j’ai retrouvé le cadeau de Naruto.

- Aaaah ! cria la jeune kunoichi. Je vais devenir folle !

- Hein ? fit son père, pris au dépourvu.

- Tout ça c’est de ta faute ! lui lança-t-elle avant de fermer la porte et de rejoindre sa chambre.

- Bah… Qu’est-ce que j’ai fait ?

 

oOoOoOoOoOo

 

            Près du canal, marchaient deux personnes. Les deux, qui semblaient être des hommes d’après leur carrure, portaient de longs manteaux noirs brodés de nuages rouges. Leur visage était caché par l’ombre de leurs larges chapeaux de paille sur lesquels pendait une clochette. La seule chose qu’on pouvait aisément distinguer d’eux était leurs sandales de ninjas et la grande épée enveloppée de bandages dans le dos du plus massif. Kurenai et Asuma apparurent devant eux.

 

- Vous n’êtes pas du village, n’est-ce pas ? s’enquit le sensei de Shikamaru.

 

            Cela sonnait plus en affirmation qu’en une question.

 

- Qui êtes-vous et que faites-vous ici ?

- Hn ! sourit le premier dans l’ombre de sa cape. La politesse voudrait que vous vous présentiez d’abord. Moi je vous connais Asuma Sarutobi et Kurenai Yûhi, mais ce n’est pas le cas de mon équipier.

- Cela veut-il dire que tu as fait parti de Konoha ? lança la kunoichi.

- Hum… fit-il hésitant visiblement à les faire mariner un peu plus. Oui, j’ai été shinobi de ce village de minables.

 

            Il retira son chapeau révélant une chevelure noire et épineuse ainsi que des yeux tout aussi ténébreux. Il s’agissait d’un homme, peut-être leur âge, qui arborait le bandeau rayé du village et affichait un sourire narquois.

 

- Vous ne me reconnaissez pas ?

- On devrait ?

- Non, on ne s’est pas vraiment connu. Je m’appelle Kei ! annonça-t-il d’un ton faussement enjoué.

- Et si je me présentais aussi ?

 

            L’autre retira également son couvre-chef, laissant apparaître le visage bleuté d’un homme portant le bandeau de Kiri. Il s’agissait également d’un déserteur et il avait – étrangement – des branchies sur chaque joue.

 

- Kisame Hoshigaki. Vous vous rappellerez de moi dans le futur.

- Il n’y aura pas de futur, le coupa Asuma.

- Kei-san, tu ne sembles pas très apprécié dans ton village.

- Qu’est-ce que j’y peux ?! haussa-t-il les épaules.

- Je te connais aussi, continua Kurenai, Kisame Hoshigaki. Ancien shinobi du village de la Brume, recherché par le pays de l’eau car tu es soupçonné d’avoir assassiné le daimyo et projetais de renverser le pays.

 

            Le requin afficha un sourire.

 

- Asuma-san, Kurenai-san, ne vous préoccupez pas de moi… Je n’ai pas l’intention de vous tuer.

- Je n’ai pas confiance en les paroles d’un déserteur tel que toi, répliqua le premier. Je ne te connais peut-être pas, mais je suis sûr que tu n’es pas venu ici sans intention particulière. Quel est ton but ?

 

            Kisame attrapa son épée et frappa fortement le sol devant lui, soulevant un nuage de poussière.

 

- Ce gars-là est trop curieux et me tape sur le système… Dois-je le tuer ?

- Je ne suis pas ta mère, fais ce que tu veux ! Mais fais-le vite, tes techniques ne passent pas inaperçu.

- Yeah, boss !

 

            Le dénommé Kei lâcha son chapeau, qu’il tenait depuis le début de la conversation, et ce fut le signal de départ. Le requin de Kiri balança son épée qu’Asuma évita d’un saut puis bloqua à l’aide de ses lames. Kurenai qui se trouvait derrière lui s’éloigna d’un pas pour réaliser cinq mudra avant de fermer les yeux. Elle commença à disparaître sous leurs yeux.

 

- C’est un genjutsu, pensa Kei.

 

            Il eut un petit sourire et l’espace d’un instant, ses yeux rougeoyèrent. Entre Kisame et Asuma, la bataille de force pure se poursuivait. Le nukenin le repoussait seulement avec la lame de son épée. L’oncle de Konohamaru se demanda qu’elle était donc cette force. Puis, l’homme à la peau bleue retira son épée qui blessa le bras du fumeur.

 

- Ma grosse épée, Samehada… Ne coupe pas, mais déchiquète !

 

            De la boue commença à engloutir le déserteur de Kiri puis un arbre poussa et emprisonna Kei de ses branches. Ce dernier, totalement détendu se laissa faire. Le buste de la kunoichi sortit du tronc, elle tenait un kunai en main, prête à égorger son adversaire. Il leva doucement les yeux vers elle.

 

- C’est la fin…

 

            Kei eut un fin sourire et soudainement, elle se retrouva prisonnière du même arbre. Le brun en face d’elle lui lança un regard méprisant.

 

- Les techniques d’illusions de ce niveau sont inutiles contre moi.

- Genjutsu Gaeshi ! pensa-t-elle. Le reflet de l’illusion…

 

            Un kunai tomba des longues manches du nukenin de Konoha et il le prit en main. Pour échapper au genjutsu, Kurenai se mordit la lèvre, laissant couler un mince filet de sang sur son menton. Elle échappa de peu à la mort en esquivant le coup de kunai mortel en se baissant, mais quelques unes de ses mèches de cheveux y passèrent. De suite, Kei enchaîna avec un puissant revers de la jambe qu’elle bloqua avec ses deux bras. Cependant, cela ne fut pas suffisant et la sensei d’Hinata fut éjectée dans le canal.

 

- Kurenai ! s’écria Asuma.

- Tu n’as pas le temps de regarder ailleurs ! lui rappela Kisame.

 

            La jeune femme se rétablit sur l’eau, à genoux.

 

- Je m’attendais à mieux, Kurenai-san… fit la voix de Kei derrière elle. Dommage.

- Dommage pour toi, déclara une autre voix derrière le déserteur.

 

            Asuma évitait du mieux qu’il pouvait les coups de Kisame. Il en esquiva un et contrattaqua en tentant un coup avec sa lame sur le visage du requin. Ce dernier recula la tête mais à sa grande surprise, une estafilade se dessina sur sa joue.

 

- Hein ?

 

            Il remarqua alors que les lames du jounin étaient parcourues de chakra. Il fit quelques signes.

 

- Suiton : Suikoudan no jutsu, le requin aqueux.

 

            Alors que l’attaque se dirigeait vers Asuma, la même exactement s’interposa et les deux s’annulèrent.

 

- Pourquoi es-tu venu ? s’enquit le fumeur, blasé.

- Et bien, fit Obito, je vous ai demandé de les suivre…

- Mais j’étais curieux de savoir qui c’était, dit un autre Obito qui menaçait Kei avec un kunai.

- Kage Bunshin ? souffla Kurenai.

- Ça faisait longtemps… dit le déserteur en se retournant. N’est-ce pas Obito-kun ?

 

            Les sharingan se croisèrent et l’équipier de Rin écarquilla les yeux.

 

- Kei…

 

oOoOoOoOoOo

 

- Sakura-chan…

- Hum, Naruto ?

- Comment tu as su que tu étais amoureuse de Sasuke ?

- Pardon ? s’exclama la jeune fille. Ça se pose pas comme question ça !

 

            Elle se retourna vers lui et s’apprêtait à le gronder en bonne et due forme mais s’arrêta net en voyant son visage sérieux. Il était rare de le voir avec cet air anxieux. Le blond leva les yeux vers elle et se rendit compte que son interrogation était déplacée.

 

- Pardon, s’excusa-t-il. Tu n’as pas à me répondre.

 

            Le silence s’installa entre eux, alors qu’ils étaient en avance d’une quinzaine de minutes sur l’horaire donné par Rin-sensei. La kunoichi soupira et vint s’asseoir à côté de son ami. Elle s’adossa tout comme lui sur la muraille et regarda le ciel. Cependant, le geste machinal de la main droite de Naruto sur sa bouche attira son attention. Elle fronça les sourcils, suspicieuse.

 

- Je ne peux pas te dire comment j’ai su que j’étais amoureuse de lui, c’est trop personnel… Mais je peux peut-être t’aider si ça ne me concerne pas.

 

            Le jinchuuriki lui offrit un sourire timide. Cela signifiait donc qu’il allait devoir déballer quelques secrets. Et il n’avait pas vraiment envie. Mais bon… En même temps, Sakura était une fille, elle aurait certainement une vision différente des choses.

 

- Comment te sens-tu avec elle ? s’enquit la rose.

- Euh, bah… Ca dépend…

- Grrr… Je ne pourrais pas t’aider si tu n’es pas un peu plus précis.

- Je me sens bien avec elle.

- Cela veut donc dire que tu la connais.

- Oui.

- Et elle te connaît.

- Oui. La plupart du temps je ne sens rien de particulier… Je veux dire pas comme avec toi avant.

- Ouais… Tu étais même assez collant.

- Héhé, ricana Naruto. Mais bon, il y a des moments où j’ai l’impression de vraiment la voir et là, je sais pas… Ce n’est absolument pas comme quand je te regardais à l’Académie. Mon cœur bat la chamade mais pas vraiment rien qu’en la voyant, mais parce que j’ai l’impression d’avoir fait une bourde ou d’être sur le point d’en faire une !

- Attend deux secondes là ! J’ai rien compris. Eh mais… Tu rougis !

- Même pas vrai !

- Si si je t’assures !

- Mais arrête je te dis !

- Hey ! Je cherche juste à t’aider je te signale !

 

            Naruto soupira et s’excusa. Il leva les yeux vers le ciel et observa les nuages. Il faisait un peu froid en ce début novembre, mais le soleil était présent.

 

- Est-ce que… commença-t-il avant de se taire. Est-ce que pour une fille c’est important son…

- Son quoi ?

- Premier baiser, chuchota-t-il.

 

            Sakura piqua un fard et pour cacher son embarras simula un énervement. Comment s’était-elle embarquée dans ce genre de conversation ? Avec un garçon en plus !

 

- Tu ne l’as forcée j’espère !

- Non, non ! C’était un accident !

- La bonne excuse !

- Mais je t’assure ! J’allais lui embrasser la joue comme la dernière fois, mais elle a tourné la tête au même moment et… et… Je lui ai demandé pardon deux fois si ça peut te rassurer !

- Mouais… Ok je te crois. C’est vrai que tu n’es pas le genre à faire ça.

 

            Le genin soupira de soulagement. Il avait évité de peu le poing de sa coéquipière. Cette dernière eut un petit sourire. Elle avait peut-être une idée sur ce qui embêtait le blond.

 

- Je crois savoir ce qui te dérange…

- Ah oui ?

- Comme vous étiez amis avant que ça ne… Progresse ? Maintenant tu ne sais pas vraiment où tu en es. Elle ne te dit pas clairement qu’elle t’aime, mais pas non plus qu’il est hors de question que vous… Soyez en couple.

 

            Sakura jurait en son fort intérieur. Elle était pas psychologue de formation ! C’était le boulot d’Ino ça ! Mais le pire ! C’était que Naruto était casé avant elle ! Le jinchuuriki quand à lui, semblait méditer sur ses paroles.

 

- C’est vrai, tu n’as pas tort… Mais ça ne me dit toujours pas ce que je dois faire !

- Tu lui dis « Je t’aime » !

- Tu as donc changé de cible Sakura ? fit Sasuke qui arrivait à l’instant même.

- Je t’arrête de suite ! s’énerva-t-elle. Je disais à Naruto de dire clairement à la fille qu’il aime ses sentiments.

- Hn

- Et puis d’ailleurs, sourit-elle narquoisement, Naruto t’as dépassé dans ce domaine. Il a déjà sa petite-amie…

- Sakura-chan ! s’écria le garçon. Ça ne va pas de dire ça !

- Une petite-amie ? rit Jiraya qui venait d’apparaître.

 

            De suite, Naruto, qui riait bien que gêné redevint sérieux. Cela surpris d’autant plus qu’il accueillit l’ermite avec hargne.

 

- Mêlez-vous de ce qui vous regarde, Jiraya-sama.

 

            Le blond croisa les bras et se détourna d’eux, le visage fermé. Le sannin, blessé, n’en montra pourtant rien. La marque de politesse utilisé par son filleul sonnait fausse. Il était encore fâché. Le « Jiraya-sama » montrait la distance que souhaitait mettre le garçon entre eux deux.

 

oOoOoOoOoOo

 

- Obito, tu le connais ? demanda Kurenai.

- Evidemment qu’il me connaît ! rit Kei. Nous sommes cousins après tout !

- Cousins ? firent tous les autres, Kisame compris.

 

            Obito grimaça intérieurement. Ils ne pouvaient pas tomber sur pire.

 

- Je suis enchanté de faire la connaissance du fameux Obito !

- Hn, fit l’ancien coéquipier de Kakashi. Qui aurait cru que les deux inconnus du bar à dango seraient Kei Uchiwa et Kisame Hoshigaki ?

- C’est dommage que Sasuke et Itachi ne soient pas là ! geignit le déserteur. On aurait pu faire une belle réunion de famille !

- Désolé, mais très peu pour moi… poursuivit l’épéiste de Kiri. Ça n’a jamais été mon truc. Et si on passait plutôt aux choses sérieuses ?

- Arrête-toi Kisame, ordonna calmement Kei, redevenu froid. Si tu t’en prends à lui, je ne te le pardonnerai pas. En ce moment-même, beaucoup de ninjas peuvent et vont interférer.

 

            Kei était effrayant pour cela, il faisait semblant d’être joyeux et avenant. Mais derrière cela se cachait un homme ambitieux et ténébreux.

 

- Mais…

- N’oublie pas notre objectif. Nous ne sommes pas là pour nous faire des ennemis.

- Dans ce cas, reprit Obito. Dites-nous quel est votre objectif…

 

            Le clone qui se trouvait près d’Asuma disparut et Kei se retourna vers l’original. Toute trace de sourire – même hypocrite – avait quitté son visage.

 

- Nous sommes ici pour chercher quelque chose.

- Que cherchez vous ? s’enquit l’équipier de Rin en se faisant plus menaçant.

- Hn ! sourit de nouveau le déserteur. Si tu m’affrontes à place de Kisame tu ne tiendras pas longtemps.

- Nous sommes tous les deux des Uchiwa, je te rappelle.

- Comme tu veux…

 

            Des shuriken sortirent des manches de Kei et Obito s’écarta vivement en réalisant des mudra.

 

- Suiton : Suijinheki, La barrière aqueuse.

 

            La protection d’eau apparut à temps, car des piques aqueux se dirigeaient vers lui.

 

- Tu as progressé Obito-kun.

- Ne m’appelle pas comme ça.

- Mais ce n’est pas suffisant !

 

            Il réapparut derrière le jounin et lui planta un kunai dans les reins. Seulement, Obito se transforma en eau, signe qu’il s’agissait d’un clone aqueux. Puis, l’équipier de Rin attrapa Kurenai avant que le clone explosif de Kei ne les touche. Asuma les rejoignit rapidement.

 

- Restez sur vos garde, Kei est celui qui m’a entraîné après la mort de Kakashi. Et il n’a pas encore montré toute sa force.

- Obito-kun, tu ne sais toujours pas utiliser correctement ton sharingan… Copier une technique n’est pas suffisant. Quoique… Tu as eu une jolie promotion depuis le massacre du clan. De membre exilé tu es devenu chef.

- Lorsqu’Itachi aura vingt et un ans, il reprendra les rennes, expliqua-t-il calmement.

- En tous cas, je vais te donner ma dernière leçon ! Si tu es d’accord…

 

            Il rouvrit les yeux doucement.

 

- Vous deux ! cria Obito. Ne regardez pas ses yeux ! Seul un Uchiwa peut faire face à lui.

 

            Les deux jounin s’exécutèrent.

 

- Effectivement, reprit Kei, un sharingan est nécessaire ici. Cependant, pour me battre il faut disposer du même Kekkei Genkai que moi. Un sharingan évolué. Et toi tu ne l’as pas… Dommage !

 

            Une seconde plus tard, Obito tombait à genoux, épuisé.

 

- Que se passe-t-il ? lui demanda Kurenai. Tu parlais et puis tu t’es effondré !

 

            Respirant fort, le jounin essayait de se reprendre, mais après tout ce qu’il venait de subir dans le Tsukuyomi de Kei, ce n’était pas facile.

 

- Kei-san, encore cette technique pour briser l’esprit de ton adversaire ? Tu ne devrais pas l’utiliser autant.

- Que… cherchez vous ? fit Obito entre deux respirations.

- L’héritage du Yondaime, répondit froidement le déserteur.

 

            De suite, le cousin de Sasuke pensa à Naruto. Il fut soulagé de savoir qu’il était parti avec Jiraya et son équipe. Mais avec Kei pour adversaire, rien n’était joué. Il tituba, sa vue se troublant, et jura intérieurement contre la technique de Kei. Elle lui avait montré les pires souvenirs de sa vie. La mort de Kakashi. Encore et encore. Pendant des jours. Malgré cela, une seule seconde s’était passée dans le monde réel. Obito sentit ses yeux le picoter et une petite brûlure désagréable le fit tomber dans l’inconscience.

 

« Il est parfois dur d’obéir à un ordre. Mais il est plus difficile encore de suivre son nindô. Chacun d’entre nous faire ses choix qui auront des conséquences. L’important est de ne rien regretter. J’ai changé le village et établi des réformes. J’ai été détesté et craint. Rien n’arrêtera jamais Konoha. Aucun démon, ni aucune guerre. »

Danzô ShimuraGodaime Hokage

Commentaire de l'auteur Me revoilà !

Ainsi donc, il y a de nombreuses choses dans ce chapitre. Je ne suis d'ailleurs pas totalement convaincue par sa qualité. Mais bon, je n'arrivais pas à le modifier...

L'apparition d'un certain Kei Uchiwa, j'espère que vous l'aimerez (ou pas...) qui a un caractère totalement différent d'Itachi. Sinon, Naruto qui change un peu, il reste encore acerbe avec Jiraya et a eut son premier baiser avec Tenten ! Bon c'était accidentel, mais quand même ! Je rappelle que ce n'était pas son premier vrai baiser puisqu'il avait embrassé Sasuke avant la remise des diplômes... Sakura devient psy...

Je me demande si je ne part pas un peu dans tous les sens... Enfin bon, je suppose que c'est normal vu qu'il n'y a pas les mêmes actions que dans la version originale. Bon je crois que j'ai assez blablaté. Le prochain chapitre arrivera quand il arrivera, je préfère ne pas faire de promesse, mais je ferai de mon mieux !

A bientôt !
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