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Naruto

La renaissance du papillon Auteur: Yuzuka Vue: 4999
[Publiée le: 2011-02-11]    [Mise à Jour: 2013-03-01]
13+  Signaler Romance/Tragédie/Amitié Commentaires : 13
Description:
Ma mère était tout pour moi. J'avais eu une enfance heureuse à ses cotés et maintenant c'était à moi de la rendre heureuse. Elle voulait que je réussisse alors pour une bonne élève comme moi avec un diplôme en poche, l'avenir s'annonçait heureux, je m'attendais à un futur merveilleux... J'étais pleine de détermination. Je voulais y arriver, dans tout ce que j'entreprenais. Je pensais avoir un Dieu de la chance qui veillait sur moi sous les lumières de la ville de Tokyo. Enfin c'est ce que je croyais à l'époque, mais je me suis bien trompée...

Les personnages sont ceux de Naruto avec Sakura Haruno en principal.
Les couples seront certainement classiques à la fin...

Cette fiction est la plus réaliste possible, ici la vie n'est pas toute rose, mais dure, telle qu'elle est vraiment.
Ne vous fiez pas aux premiers chapitres.

~ Chapitre 9 en ligne ! ~

○•● Bonne lecture...
Crédits:
Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.
Je me suis inspirée du Manhua Butterfly in the air de Li Ming.
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Révélation

[3840 mots]
Publié le: 2011-11-01
Mis à Jour: 2012-05-17
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

_

_

Pour la première fois de ma vie, mais aussi la dernière, je m'étais réveillée sur un air de piano. Un doux air dont je percevais quelques notes depuis ma chambre. Qui pouvait donc jouer aussi bien ? Mikoto peut-être...

 

Étant attirée par cette agréable musique, je m'étais rapidement vêtue pour descendre en silence vers le lieu d'où provenait la mélodie qui n'était autre que le salon principal. Ne voulant pas déranger, j'étais restée en retrait derrière la porte pour apprécier les sons qui émanaient de la pièce voisine.

 

Lorsque le morceau fut terminé, une voix féminine prit la parole :

 

« Ça faisait longtemps que je ne t'avais pas entendu jouer du piano, Sasuke. »

 

Ainsi, c'était Sasuke qui jouait si bien du piano ? Je sentis comme un malaise parcourir mon corps, que je ne pouvais expliquer que par la jalousie que cet homme me procurait. Pourquoi lui ? Pourquoi excellait-il dans autant de domaines ? Je l'enviais tellement de toutes ses connaissances, de la vie qu'il menait au quotidien dans le luxe et le respect.

 

Je me revis alors quelques semaines plus tôt, avant que j'apprenne la maladie de maman, lorsque je pensais encore pouvoir progresser vite dans cette société. Oui, je venais juste d'obtenir mon diplôme et j'étais encore si naïve... J'avais désormais cette désagréable impression de désillusion qui me secouait l'esprit, je me rendais compte que toutes mes idées préconçues étaient fausses, que ce n'était pas aussi facile que ce que j'avais bien voulu croire. C'était comme un réveil brutal, la fin d'un beau rêve et le retour à la dure réalité qui n'était pas toujours aussi belle à voir.

 

Mais quand avais-je arrêté de croire en mes rêves ? Mes pensées se tournèrent alors vers ma mère, allongée dans son lit d'hôpital, le teint blême, les yeux cernés de fatigue. Et puis mon travail à l'hôtel pour pouvoir rembourser ma dette envers Sasuke Uchiha, comment pouvais-je encore oser espérer un quelconque retournement de situation ? Je travaillais sans gagner de l'argent : tout ce que je faisais été dans le but de payer les soins de ma mère et cela ne m'aiderait certainement pas à avoir ma place au dernier étage d'un building, dirigeant des centaines, voir plus, des milliers d'employés qui sans moi, n'auraient pas de travail. Je rêvais de dominer, mais je n'étais qu'une vulgaire personne parmi tant d'autres, voilà tout. Je n'aurais jamais de grosses responsabilités, d'entreprises à gérer... Certes, il me restait le travail dans la société Hyûga, mais je m'en voulais d'avoir abandonnée toute ma motivation aussi vite, telle une traînée de poussière qui s'envole dès le premier courant d'air.

 

Mes ongles s'enfoncèrent dans la peau de ma main : je devais me ressaisir, reprendre ma vie en main, je ne voulais pas passer ma vie à recevoir des ordres, à être une personne comme une autre, à être « remplaçable » facilement. Je gâchais mon talent dans cet hôtel, il fallait que je trouve un moyen pour que mon travail là-bas m'aide d'une manière ou d'une autre, mais lequel ? Un léger bruit se fit entendre, m'arrachant de mes pensées : Sasuke venait de refermer l'abattant du clavier du piano.

 

« C'est Itachi qui en joue habituellement, il est bien plus doué » rappela-t-il simplement.

 

Le silence s'installa à nouveau, je profitai de cette occasion pour faire mon apparition dans le salon.

 -

-

ıllıllııllıllııllıllııllıllııllıllııllıllı'

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-

« Hey Naruto ! Ça va ? » demandai-je en le rejoignant.

 

Après avoir passé une courte partie de la matinée à la villa, Sasuke m'avait ramené et j'avais ainsi pu passer l'après-midi à me concentrer sur mon travail au sien de l'entreprise Hyûga.

 

« Super bien ! s'exclama-t-il plein d'enthousiasme, je suis content que tu aies pu te libérer aujourd'hui. »

 

Naruto m'avait appelé le dimanche matin pour me demander si j'étais libre : il voulait me voir et avait en plus une nouvelle à fêter, chose qu'il tenait à ce que je l'apprenne de vive voix. Ce garçon était étrangement très attachant...

 

« Je vais vous laisser... articula une personne que je n'avais pas encore remarqué.

 

- Oh non, tu peux rester tu sais ! Ça ne te dérange pas Sakura ? me questionna Naruto.

 

- Oh, bien sûr que non » affirmai-je.

 

C'est ainsi que nous nous étions retrouvés tous les trois : Naruto, Karin et moi dans un bar au beau milieu de Tokyo. À peine le blond eut fini de gesticuler pour s'asseoir que son portable sonna.

 

« Un scoop pour le journal, je suis vraiment désolé, s'excusa-t-il en se grattant nerveusement la tête. Je dois y aller, une prochaine fois Sakura. »

 

Ses mots résonnaient encore dans le bar qu'il courait déjà dans la rue. Karin ne fit aucune remarque et resta sur place, je fis donc de même.

 

« Tant pis pour la bonne nouvelle » murmurai-je irritée d'avoir été aussi vite abandonnée.

 

Un serveur nous apporta notre commande quelques instants plus tard et le silence s'installa. Karin semblait perdue dans ses pensées, comme ailleurs. En vérité, je pensais qu'elle s'ennuyait... Mettait-elle toujours autant de distance entre elle et les personnes qui l'entouraient ?

 

« J'ai comme l'impression de te faire perdre ton temps, je me trompe ? » demandai-je sèchement.

 

Elle détourna son regard du point invisible qu'elle semblait fixée depuis un bon moment pour me détailler longuement, puis elle plongea sa cuillère dans sa tasse et soupira :

 

« Qu'est-ce que tu me veux au juste ? répliqua-t-elle, lassée.

 

- Rien..., répondis-je incertaine au début, désarçonnée par sa question. Rien qui justifie que tu sois aussi froide à mon égard. Si prendre un café en ma compagnie te gêne à ce point, tu n'as qu'à partir. »

 

Elle remonta machinalement ses lunettes, alors que son autre main était toujours occupée à remuer son café.

 

« Pourquoi avoir accepté de rester si c'est pour être aussi peu amicale ? » m'énervai-je sans raison apparente.

 

Karin ouvrit la bouche pour répliquer, sans que je ne lui en laisse réellement le temps.

 

« Et puis arrête de remuer ainsi ton café, le sucre est dissous depuis longtemps, renchéri-je.

 

- Mais c'est quoi ton problème ? » réussit-elle finalement à placer devant mon énervement certain.

 

Sa question m'interloqua : elle avait raison, pourquoi me mettait-elle tant en colère ?

C'est en considérant sa parfaite manucure, son tailleur impeccable que je compris : comme pour Sasuke, j'étais jalouse d'elle. De sa réussite. Karin était une journaliste accomplie et comme tous ceux de sa catégorie, un simple article dans un journal pouvait prendre de grosses proportions.

Elle avait travaillé sur des affaires difficiles et seul son avis pouvait faire bouger les choses, faire changer l'opinion des gens. En tant que femme, elle avait réussi à acquérir une certaine notoriété et il était indéniable que ma petite personne devait la lasser au plus haut point.

 

Inintéressante pour Karin, remplaçable pour Sasuke, voilà tout ce que j'étais. Inutile et insignifiante. Mais cela devait changer, et rapidement. J'en avais assez de cette stupide position, il me fallait seulement encore un peu de temps, un tout petit peu, pour que je trouve une idée intéressante à développer qui me ferait sortir de cette situation...

 

Quoiqu'il en fût, je m'étais levée pour quitter ce bar, mais surtout pour ne plus avoir à faire à cette personne.

 

Tandis que je traversais la route pour rejoindre un arrêt de bus, j'entendis une voix me héler : Karin venait de me rejoindre.

 

« Fais attention à toi, Sakura, c'est un conseil amical » dit-elle en pesant bien sur ses mots.

 

Et elle repartie sans se retourner, me laissant dubitative. Que signifiait cette mise en garde ?

Mon bus venait de s'arrêter devant moi : que faire ? La rattraper pour lui demander plus d'explication ou prendre le dernier bus ? Ma décision fut vite prise : prendre un taxi n'était pas encore dans mes moyens.

 

Ce soir-là, allongée dans mon lit et ne trouvant pas le sommeil, je me rendis compte qu'il y avait autre chose dans la présence de Karin qui me dérangeait... Et ce quelque chose n'était autre que les paroles prononcées par Sasuke à son égard :

 

« Naruto m'a fait le pari stupide que même moi ne pourrais pas l'approcher. »

 

Je m'en voulais de m'être tenue devant elle tout en sachant qu'elle partageait sa vie avec une personne qui ne l'aimait absolument pas. Ce n'était pas mes affaires et je ne n'avais pas à m'en mêler, mais je ressentais en plus de ma jalousie pour elle, une certaine gêne que j'avais bien eue du mal à dissimuler...

 

Et si ce jour-là je ne sus ce que Naruto voulait me dire, Karin avait quant à elle réussit à me faire douter... Mais de quoi ?

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ıllıllııllıllııllıllııllıllııllıllııllıllı

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« Désolée je suis en retard, j'avais encore de la paperasse à remplir, expliquai-je en rejoignant d'un pas pressé Hinata.

 

- C'est pas grave, je viens juste d'arriver » mentit-elle avec un parfait sourire.

 

Cette dernière était venue m'attendre à la sortie de mon travail pour que l'on fasse les courses ensemble, le réfrigérateur étant complètement à sec. Sauf que j'avais vingt bonnes minutes de retard et que par conséquent, Hinata devait m'attendre depuis tout ce temps : elle n'était pas du genre à être en retard.

 

« Eh Sakura ! entendis-je derrière moi.

 

- Naruto ? Qu'est-ce que tu fais là ? »

 

Il m'expliqua qu'il avait attendu la fin de mon service pour pouvoir me voir et s'excuser de s'être éclipsé aussi vite la dernière fois.

 

« Je vais vous laisser... débuta Hinata, mal à l'aise devant ce parfait inconnu.

 

- Oh, désolé, je ne savais pas que tu étais déjà accompagnée, une prochaine fois alors ! » s'excusa Naruto.

 

Ma curiosité piquée à vif car je voulais savoir ce qu'il avait de si important à me dire la dernière fois, je lui avais proposé de faire les courses avec nous. Il avait ri bêtement avant d'accepter. Je fis brièvement les présentations entre la brune et le blond, puis nous partîmes tous les trois en direction du premier supermarché.

 

« Alors, dis-moi, c'était quoi ta bonne nouvelle ? le questionnai-je directement.

 

- Ah oui c'est vrai ! En fait, ça concerne mon travail : Karin a accepté de nous aider, Lee et moi, pour le développement de notre journal ! C'est pas fantastique ça ? »

 

Je lui répondis par la positive, heureusement de voir quelqu'un d'aussi bonne humeur.

 

« Mais pourquoi tenais-tu tant à ce que je l'apprenne ?

 

- Bah parce que c'est grâce à toi ! C'est lorsque tu en as parlé à table la dernière fois que ça a mis le doute à Karin, elle ne te l'a pas dit ?

 

- Euh... Non, elle a dû oublier... estimai-je, surprise en repensant à la conversation que j'avais eu avec elle...Tu n'aurais pas son numéro ?

 

- Si, pourquoi ? demanda-t-il, étonné par mon soudain intérêt.

 

- Umh, en fait, c'est que... commençai-je en cherchant une excuse valable. J'ai oublié ma veste la dernière fois au café, je voudrais savoir si elle ne l'a pas récupéré par hasard. »

 

Il me cita rapidement son numéro pour mon plus grand bonheur – j'allais enfin pouvoir demander à Karin ce qu'elle avait voulu me dire la dernière fois – puis entama un long monologue qui dura le temps de faire nos courses, expliquant ce qu'il faisait de ses journées, tandis qu'Hinata passionnée par ce travail, écoutait attentivement.

 

« Ça a vraiment l'air de t'intéresser, quand tu seras libre, je te ferais venir avec moi sur le terrain si tu veux, proposa le blond.

 

- C'est gentil de proposer, ça serait avec plaisir » confessa-t-elle en rougissant, ce qui m'arracha un sourire : avec sa peau pâle, Hinata prenait des couleurs assez rapidement.

 

Sur ce, nous nous étions quittés : il commençait à être tard. Dans le bus, je questionnai Hinata pour savoir où elle en était dans ses recherches pour trouver du travail. Elle me répondit qu'elle continuait de garder des enfants de temps en temps car elle n'avait encore rien trouvé.

 

« D'ailleurs, je ne serai pas là demain soir, je dois garder des enfants toute la nuit. »

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ıllıllııllıllııllıllııllıllııllıllııllıllı

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Je fus surprise de me retrouver dans cette situation, comment étais-je tombée ici ? Mes souvenirs étaient vagues, je ne comprenais pas ce qui m'arrivait... Je voulais bouger, mais mes membres étaient tout engourdis par le froid, j'étais même glacée, je n'osais plus faire de gestes. Le froid me brulait la peau, je voulais sortir de là, mais comment ? Par un effort que me sembla insurmontable, je me débattis mais ce fut sans résultat : il n'y avait rien autour de moi, rien à quoi j'aurai pu m'agripper pour sortir d'ici. Personne pour me guider. J'étais abattue, que faire ? Peut-être que quelqu'un allait venir me chercher et me sortir de là... Encore une minute... Personne... C'était fini, la fin. Trop tard, je le savais. Mes membres se faisaient lourds, je n'arrivais plus à bouger, frigorifiée, et je commençais à manquer d'air... J'ouvris les yeux avec peine, une mouvement considérable qui me fit mal : je voyais trouble alors que tout n'était qu'obscurité autour de moi, personne n'était présent aux alentours... Je me sentais couler, sans rien pour amortir ma chute, sans personne pour me rattraper. Situation horrible, comme une certitude, une fatalité... J'allais mourir. Noyée. L'eau commença à s'engouffrer dans mes poumons, tandis que je ne pouvais plus retenir ma respiration. Je m'étouffais, j'avais froid, je me sentais couler, mes yeux se fermèrent, puis plus rien, le noir...

 

Mon cœur eut un fort soubresaut, j'ouvris les yeux : c'était la fin de ce cauchemar. Je m'étais relevée brutalement sur mon lit, secouée par les images de ma noyade. Le souffle court, je transpirais abondamment dans mes draps.

 

Pourquoi un tel cauchemar ? Je me levai, encore toute tremblante, pour aller prendre un bain. Le reflet de mon visage dans le miroir me renvoya une image peu favorable de moi-même. En effet, mes cheveux en batailles étaient pour certains collés à mes tempes pour cause de forte transpiration, tandis que des cernes bordant mes yeux témoignaient de la nuit agitée et courte que je venais de passer. Ce fut lorsque je vis l'eau se remplir dans la baignoire qu'un profond dégout s'empara de mon être. De l'eau... Il y en avait trop. J'arrêtai le robinet, vidai entièrement le bain, puis retournai dans mon lit. Le réveil affichait seulement trois heures du matin. J'étais fatiguée, mais j'avais peur de me rendormir. Mon lit étant humide de transpiration, je décidai de m'allonger à même le sol où le froid du carrelage me fit du bien. Après quelques minutes seulement, je réussis à me rendormir, épuisée.

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ıllıllııllıllııllıllııllıllııllıllııllıllı

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« Temari ! Allez, debout ! criai-je dans sa chambre pour la réveiller.

 

- Eh ! Doucement un peu, je ne suis pas morte, ronchonna-t-elle.

 

- Tu vas être en retard après, précisai-je en ouvrant en grand les rideaux.

 

- C'est de ta faute, tu n'as pas arrêté de crier et de gesticuler hier soir, impossible de dormir, t'as rêvé de quoi ?

 

- Oh, euh... Je ne me souviens plus » menti-je, étonnée d'avoir été aussi bruyante.

 

Je profitai du trajet en bus pour me rendre au travail afin d'appeler Karin : je tenais à la revoir pour lui demander la signification de ses paroles. Elle accepta, aussi étonnant que cela puisse paraître, que l'on se retrouve à la fin de la journée.

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Karin était déjà installée lorsque je me rendis dans le même café que notre précédente rencontre. Déçue qu'elle ne débute pas la conversation mais qu'elle attende plutôt une quelconque réaction de ma part, je décidai d'y aller gentiment :

 

« Naruto m'a dit que tu as proposé ton aide, c'est gentil de ta part, commençai-je, tout aussi gênée que la dernière fois de me tenir devant elle alors que j'en savais tant...

 

- C'est toi qui m'as mis le doute, avoua-t-elle simplement. Puis j'ai eu une discussion avec Naruto et j'ai bien repensé à ce qu'il m'a dit, alors je me suis décidée. »

 

J'étais étonnée de la réaction de Karin. Elle avait parlé si facilement, elle semblait différente de la dernière fois, comme plus fragile.

 

« Je suppose que tu ne m'as pas demandé de venir ici pour me dire ça ? estima-t-elle, perspicace.

 

- Non effectivement, avouai-je en cherchant mes mots. Je voulais savoir ce que tu as voulu me dire quand...

 

- Tu te souviens m'avoir demandé pourquoi je restais si c'était pour être aussi peu amicale ? me coupa-t-elle, tandis que je répondais par la positive. C'est parce que j'avais besoin d'être avec des personnes simples, ne le prend pas pour toi, c'est juste que le milieu dans lequel je vis ne me plaît finalement pas. C'est dur tu sais, mon métier. Il faut toujours être le premier au courant de tout, être impartial, ma vie personnelle en a beaucoup pâti... Je me demande parfois si c'est à cause de ça que l'on s'est tant éloigné, avec Sasuke... »

 

Sa confession me fit mal. Je m'attendais à tout sauf à ça : elle était loin d'être satisfaite, pour ne pas dire triste de sa vie. Moi qui l'enviais tant... Devinant mon trouble quant à sa déclaration, elle se leva précipitamment dans un simple « excuse-moi ». Je réussis à la rattraper par la manche de sa veste :

 

« Reste, s'il te plaît » demandai-je en la fixant droit dans les yeux, voulant comprendre ses sentiments jusqu'au bout.

 

Elle hésita un moment, les yeux tournés vers ses chaussures, avant de se rasseoir.

 

« Je suis désolée, c'est juste qu'en ce moment, ça ne va pas très bien et je n'ai pas grand monde à qui me confier... Et je te connais à peine... »

 

Un voile de tristesse masqua ses yeux. Elle évitait mon regard, cherchant un point invisible à quoi s'accrocher. Je ressentais une envie de l'écouter et de l'aider, mais je m'en voulais tellement de savoir certaines choses sur sa vie qu'elle ne devait pas soupçonner...

 

« C'est bizarre, je ne voulais vraiment pas m'en mêler au début, pourtant... Naruto arrive à me redonner de l'ambition, c'est ce que j'ai certainement perdu en restant dans mon petit quotidien avec Sasuke, conclut-elle dans un murmure.

 

- Mais... L'as-tu vraiment aimé ? » tentai-je, ayant tout de même peur de sa réponse, peur que Sasuke se soit entièrement moqué d'elle.

 

Elle poussa un long soupir, incertaine :

 

« Je ne sais pas. »

 

Le bruit d'un verre se brisant au sol après sa chute depuis le plateau du serveur nous parvint, tandis que Karin réfléchissait toujours à ma question :

 

« Non, je ne pense pas. Ce n'était pas de l'amour, juste une certaine attirance, savoir qu'une personne telle que lui s'intéressait à moi était plaisant, souffla-t-elle, surtout à cette époque où je ne pensais qu'à être la première dans tous les domaines, laissant de coté tous sentiments tels que l'amitié ou l'amour. »

 

Elle s'arrêta pour reprendre contenance. Mon portable sonna à cet instant, mais je n'y prêtai aucune attention, pensant que cette discussion était bien plus importante.

 

« Un jour, Naruto est venu me parler, me mettre en garde. Il m'a prévenu que Sasuke ne faisait ça que pour le jeu, que c'était un stupide pari entre eux et que je ferais mieux de m'éloigner rapidement de lui. »

 

J'eus du mal à cacher ma surprise : elle était donc au courant sans que ne Sasuke le sache, mais elle était toujours avec lui ? Je n'osais penser à ce qu'elle avait dû endurer toutes ses années... Ma jalousie envers elle venait de se transformer en pitié.

 

« Et qu'à tu fais ? demandai-je un peu trop rapidement ce qui lui valut un froncement de sourcil.

 

- Je ne l'ai malheureusement pas écouté. J'allais le faire, puis je me suis dit « pourquoi pas ? », après tout, rester auprès de Sasuke pour un certain temps pouvait m'apporter de la notoriété, me permettre d'accéder plus facilement à mes ambitions... Et ça a plutôt bien marché, conclut-elle, le visage fatigué et les larmes aux yeux. Mais je ne pensais pas que cela durerait tant de temps...

 

- Karin, commençai-je, cherchant mes mots. Je suis sûre que si tu es devenue une journaliste aussi reconnue et célèbre, c'est uniquement par ton travail et non grâce à Sasuke, je t'assure. »

 

Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, ce qui eut pour effet de me déculpabiliser. Je n'avais pas dit ça dans ce but ni par pur égoïsme, mais j'étais heureuse qu'elle se soit confiée pour que je sache maintenant qu'elle était au courant de tout.

 

« Ça faisait longtemps que l'on ne m'avait pas écouté comme tu viens de le faire, merci, souffla-t-elle. Et pour ce que je voulais te dire la dernière fois, c'est que j'ai vu toute l'ambition qui brille dans tes yeux, mais fais bien attention de ne pas te perdre, car c'est souvent trop tard après.

 

- Je ferais attention, promis.

 

- Et surtout, si tu parles à qui que ce soit de cette conversation, tu le regretteras amèrement, compris ? » dit-elle cette fois-ci d'un ton très sérieux, ce qui me fit frissonner, mais qui m'arracha tout de même un sourire.

 

Alors que je fixais toujours Karin après les révélations qu'elle venait de me faire, mon téléphone sonna à nouveau. Je ne pris pas la peine de regarder qui m'appelait, mais je décidai tout de même de répondre :

 

« Allô ? articulai-je dans le téléphone.

 

- Sa-Sakura, v-vient me chercher, je t'en supplie. »

_

_

Commentaire de l'auteur On peut voir dans ce chapitre que Sakura retrouve sa motivation, que va-t-elle faire à votre avis ?

Sinon, le gros du chapitre porte sur Karin, je voulais faire quelque chose de "bien" pour elle : elle est tellement massacrée dans les fictions !
Mon but est ici de la montrer la plus humaine possible, mais je voulais surtout d'un personnage travaillé, avec des sentiments, une histoire... Et pas une vulgaire "pouf" !

Je suis d'ailleurs contente de ma fin : qui passe cet appel à Sakura ?
Une idée ? Et pourquoi ? Qu'est ce qui se passe ?
C'est certainement un peu flou pour vous, il n'y a qu'un seul petit indice dans le texte qui puisse vous guider sur la personne...
Tout ce que je peux dire, c'est que cela m'est venue d'un coup à l'esprit, mais j'aime l'improvisation.
Ça sera un sujet important à traiter.

Pour finir, je dirais qu'il n'y a pas vraiment eu de grosses actions dans ma fiction pour l'instant, mais tout va un peu plus s'enchainer par la suite.

Merci de lire, à bientôt.
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