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Animes-Mangas

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Naruto

La renaissance du papillon Auteur: Yuzuka Vue: 4998
[Publiée le: 2011-02-11]    [Mise à Jour: 2013-03-01]
13+  Signaler Romance/Tragédie/Amitié Commentaires : 13
Description:
Ma mère était tout pour moi. J'avais eu une enfance heureuse à ses cotés et maintenant c'était à moi de la rendre heureuse. Elle voulait que je réussisse alors pour une bonne élève comme moi avec un diplôme en poche, l'avenir s'annonçait heureux, je m'attendais à un futur merveilleux... J'étais pleine de détermination. Je voulais y arriver, dans tout ce que j'entreprenais. Je pensais avoir un Dieu de la chance qui veillait sur moi sous les lumières de la ville de Tokyo. Enfin c'est ce que je croyais à l'époque, mais je me suis bien trompée...

Les personnages sont ceux de Naruto avec Sakura Haruno en principal.
Les couples seront certainement classiques à la fin...

Cette fiction est la plus réaliste possible, ici la vie n'est pas toute rose, mais dure, telle qu'elle est vraiment.
Ne vous fiez pas aux premiers chapitres.

~ Chapitre 9 en ligne ! ~

○•● Bonne lecture...
Crédits:
Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.
Je me suis inspirée du Manhua Butterfly in the air de Li Ming.
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Une villa à la campagne

[5731 mots]
Publié le: 2011-07-27
Mis à Jour: 2012-05-14
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La fatigue... Beaucoup de fatigue... Je ne voulais pas ouvrir les yeux, comme si cette simple action me demandait trop d'énergie. Pourtant, il fallait bien que je les ouvre, que je me réveille pour savoir où j'étais et ce qui se passait. De plus, j'entendais des voix non loin de moi, des voix qui prononçaient de temps à autre mon prénom...

 

La lumière m'agressa dans un premier temps les yeux, comme une attaque pour m'empêcher de les ouvrir. Je les refermai puis retentai à plusieurs reprises de m'accommoder à la vive lumière du jour qui passait au travers la fenêtre de... L'hôpital ? Oui, c'était bien là que j'étais comme pouvait le témoigner la pièce blanche dans laquelle j'étais qui m'était inconnue, le lit sur lequel je me trouvais, les bandages que je pouvais ressentir sur certaines parties de mon corps...

 

Me revint alors en mémoire quelques instants de conscience avant que je ne sombre : la dispute avec mon patron, puis l'arrêt de la voiture, un arrêt trop fort. Mes bras protégeant ma tête lorsque celle-ci fut éjectée sur le pare-brise, mon corps roulant sur le capot de la voiture, puis le froid de la route sur mon flanc. Je ne pensais pas avoir été longtemps consciente, mais malgré tout, certains petits détails me revenaient comme Sasuke appelant une ambulance. Il me semblait que ce dernier avait tenté de me parler, mais je n'étais sûre de rien sauf d'une chose : tout était de sa faute, ses paroles m'étaient allées droit au cœur et m'avaient blessée.

 

« Sakura, tu m'entends ? »

 

J'essayai de me concentrer sur cette voix, une voix douce, posée...

 

« Je crois qu'elle est encore dans les vapes » commenta une autre personne.

 

Oui, ça ne faisait aucun doute : Hinata et Temari étaient présentes. Je dirigeai mon regard vers la brune qui me demanda si j'allais bien, ce à quoi je répondis que ma tête me faisait effroyablement mal.

 

« Et encore, le médecin a dit que ça aurait pu être bien pire, insista la blonde. T'as la tête dure quand même, je te rappelle que t'es passée au travers d'un pare-brise !

 

- O-Où est-il ? réussis-je à articuler après un moment d'hésitation.

 

- Si tu parles de Sasuke, on sait juste qu'il est monté dans l'ambulance puis a expliqué ce qu'il s'est passé avant de partir, "une affaire à régler" d'après lui. On ne l'a qu'à peine croisé. »

 

Alors, comme ça, il s'était sauvé en simulant une affaire urgente alors que l'on devait être aux alentours de minuit... Non, mais quel culot celui-là !

 

« Et qu'a-t-il dit exactement ? demandai-je, voulant savoir sa version.

 

- Qu'un animal a traversé la route et qu'il a dû freiner brutalement, répéta la blonde, mais que tu n'étais pas attachée. »

 

Un animal ? Au beau milieu de Tokyo ? À part un chien ou un chat et encore... Il ne s'était vraiment pas cassé la tête pour trouver une histoire qui tienne debout ! Mais c'était mieux pour tout le monde cette version plutôt que la vérité...

 

« C'est vrai cette histoire ? » me questionna la blonde suspicieuse.

 

L'entrée d'un docteur me sauva la mise : Temari arrivait toujours à savoir si je mentais ou pas.

 

« Bonjour, je suis le médecin qui vous a pris en charge lors de votre arrivée à l'hôpital. Comment vous sentez-vous ce matin ?

 

- J'ai très mal à la tête et je suis fatiguée, expliquais-je alors que l'impression d'avoir un marteau piqueur en marche dans mon cerveau devint presque réaliste à cause de la douleur.

 

- C'est normal, vous avez reçu un grand choc : vous avez une commotion cérébrale, m'expliqua-t-il. Comment vous appelez-vous ? Savez-vous quel jour nous sommes ? »

 

Je répondis sans difficulté première à ses questions.

 

« C'est ça, nous sommes bien mardi... Vous étiez à moitié consciente lorsque vous êtes arrivée, puis après vos soins vous avez fini par vous endormir. Bon, vous n'avez aucun trouble de la mémoire qui aurait pu être un symptôme, conclu-t-il. Nous vous avons fait passer lors de votre admission une radiographie du crâne pour exclure toute lésion osseuse. Vous n'avez rien de grave, une chance pour vous.

 

- Tu vois, je te l'avais dit : t'as la tête dure » plaisanta la blonde.

 

Cette phrase fit sourire le médecin avant qu'il ne reprenne :

 

« Cependant, vous pourrez ressentir des vertiges ainsi que d'éventuelles nausées durant les prochains jours.

 

- Je vois, dis-je en détaillant les bandages qui couvraient la paume de mes mains ainsi que mes avant-bras.

 

- Vous vous êtes coupée avec les éclats du pare-brise en vous protégeant la tête par vos bras, c'est un réflexe commun. Et si tout va bien, vous pourrez sortir demain » poursuivit-il avant de ressortir de ma chambre.

 

Mes deux amies partirent peu de temps après, car la blonde devait aller travailler tandis qu'Hinata s'était faite baby-sitter pour un certain temps. Bien qu'elle ne comptait pas exercer ce métier toute sa vie, cela lui permettait au moins de gagner un peu d'argent en attendant.

 

La journée passa trop lentement à mon goût – malgré le somme que j'avais fait dans la matinée – je n'avais aucune occupation. À midi on m'apporta à manger, puis plus de visite.

 

Je décidai finalement de me lever pour me dégourdir les jambes, mais je fus prise d'un fort étourdissement et je n'eus pas le temps de faire deux pas que je m'étais déjà écroulée lamentablement au sol. Ma tête me tournait beaucoup trop, et je réussis après un certain temps à me redresser par la force de mes bras sur le lit. Je décidai de ne pas réitérer l'expérience et je retournai donc me coucher.

 

Je pris le miroir qui se trouvait sur la table de chevet pour contempler les dégâts de l'accident. De gros cernes bleutés surlignés mes yeux, alors qu'un bandage recouvrait mon front. Par une petite marque rouge passée au travers, je pouvais deviner que je me l'étais ouvert avec les éclats de verre. Ma lèvre inférieure aussi était entaillée. Je devais reconnaître que je faisais sérieusement peur à voir... Et avec tous les bandages recouvrant mes bras, je ressemblais à une vraie momie vivante ! Mais ce qui m'embêtait certainement le plus, était le fait que Sasuke, lui, n'ait rien eu, alors que moi j'étais bloquée ici. Il n'avait même pas eu l'amabilité de prendre de mes nouvelles alors que l'accident était majoritairement de sa faute.

 

La porte s'ouvrit finalement en fin d'après-midi, « sûrement une infirmière pour me donner des cachets » pensais-je. Je fus cependant surprise de constater que l'infirmière en question était Ino : j'avais oublié qu'elle travaillait dans cet hôpital.

 

« Sakura ?! Qu'est-ce que tu fais là ?

 

- Oh, rien de grave, juste un accident de voiture, expliquai-je d'une petite voix : je savais que j'allais passer un sale quart d'heure.

 

- Tu aurais pu me prévenir quand même ! » broncha-t-elle.

 

Et là commença une leçon de morale typique de la blonde. Oui, j'aurais dû la prévenir que j'étais dans cet état. Oui, je savais qu'elle travaillait ici. Oui, on était des amies proches. Oui, il faut toujours mettre sa ceinture de sécurité – je ne lui avais quand même pas raconté la vraie histoire, mais plutôt la version de Sasuke. Surprise que je reconnaisse aussi rapidement mes "fautes", elle me fixa droit dans les yeux avant de déclarer :

 

« Pff, non mais j'te jure, t'en rates pas une toi ! »

 

Et après cette phrase, elle s'assit sur une chaise et resta avec moi. Elle me donna bien sur les médicaments – qui devaient calmer mes maux de tête – mais décida de rester dans ma chambre.

 

« Tu ne travailles pas ? la questionnais-je.

 

- Si, mais je viens de finir mon service, il ne me restait qu'à t'apporter tes médicaments.

 

- Rentre chez toi alors, tu dois être fatiguée » lui conseillais-je gentiment.

 

Elle me dévisagea longuement et me répondit que non, elle ne bougerait pas.

 

« Après tout ce que tu as fait pour moi, je peux bien rester pour te veiller ce soir. »

 

Il me revint alors en mémoire des moments de notre enfance. Ino en avait eu une dure : à l'âge de treize ans, on lui avait détecté un type de cancer : une leucémie. Malgré le traitement, elle avait voulu continuer d'aller à l'école jusqu'à ce que ça ne soit plus possible. Elle était restée vivre à l'hôpital, ne quittant plus ce lieu : son traitement était difficile, elle était toujours fatiguée et elle avait bien d'autres symptômes...

 

Cela avait été très dur pour elle et bien que je n'étais pas très proche d'Ino à cette époque, sa maladie m'avait touché. Alors, j'avais décidé d'aller la voir presque tous les jours : je lui apportais les leçons et les devoirs qu'elle se faisait un plaisir de faire lorsqu'elle s'ennuyait et que cette dernière n'était pas trop fatiguée.

 

Au début, je n'étais pas la seule à venir la voir : d'autres élèves prenaient le temps de lui tenir compagnie. Puis ces quelques élèves s'étaient vite fait rares. Hinata venait rarement et le plus souvent, elle disait à sa famille qu'elle venait chez moi, car ses parents ne voulaient pas qu'elle traine dans les hôpitaux.

 

Puis s'en était suivi un autre coup dur pour Ino : la perte de ses cheveux, elle qui en prenait tant soin... Après cet événement, elle s'était beaucoup refermée sur elle-même, souhaitant rester seule : elle ne voulait plus de visite. Mais j'avais persévéré, je lui disais que « je m'en fous si t'as pas de cheveux, t'es belle quand même et puis les cheveux, ça fait pas tout ».

 

J'avais ainsi réussi à lui décrocher son premier sourire depuis son arrivée à l'hôpital.

 

Et pour confirmer mes dires, j'étais venue le lendemain avec une perruque - que j'avais acheté avec mes propre petit sous - couleur peau qui masquait mes cheveux. Sur le coup, elle avait pris ça pour une moquerie, mais je lui avais répondu que si elle se sentait mal à cause de ce problème physique, alors je voulais partager sa peine et je resterais solidaire avec elle.

 

Ce fut son deuxième sourire.

 

Elle s'était alors moquée de moi en disant que mon front était déjà bien assez large sans cette perruque, puis elle avait rigolé.

 

Je me rappellerais toujours de ce jour, de ce rire : un rire magnifique.

 

Bien sûr, c'était la seule fois où j'avais toléré de la part d'Ino qu'elle me dise « grand front », car elle avait des circonstances atténuantes et c'était la seule raison autrement, je ne lui aurais jamais permis.

 

Et ce fut ainsi tout le long de son hospitalisation : j'allais la voir tous les jours et je restais toujours un peu plus longtemps à ses côtés. Je n'osais pas me l'avouer à l'époque, mais j'avais peur qu'elle parte, peur qu'elle ne soit plus là le soir quand j'allais la voir après les cours. Peur de perdre une si bonne amie tout simplement. Mais ça, je ne lui avais jamais avoué : je supposais que sa peur à elle devait être encore plus grande et je ne pouvais pas faiblir : c'était à moi de l'aider à surmonter cette épreuve et non le contraire.

 

Puis, un jour, elle m'annonça que les médecins étaient venus la voir pour lui dire qu'elle n'était plus malade, j'avais alors retiré ma perruque pour la jeter par la fenêtre. C'était juste un signe symbolique, mais il nous avait marqués à toutes les deux : c'était la fin de la maladie.

 

De là était née notre forte amitié : elle pouvait compter sur moi et je pouvais compter sur elle.

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Comme prévu, je sortis le lendemain aux alentours de midi. Malgré la dispense de travail qui m'avait été donné pour au moins une semaine, je pensais y retourner le plus vite possible, ne pouvant pas me permettre de rater trop de jours : je ne voulais pas passer toute ma vie active dans cet hôtel.

 

J'en avais tout de même profité pour poursuivre mon programme dans la société Hyûga le jeudi. Mes plaies n'étaient pas encore bien cicatrisées et que je devais garder encore ce jour-ci les bandages, mais ne connaissant personne là-bas, cela ne m'avait posé aucun problème.

 

J'étais donc retournée travailler à l'hôtel le vendredi. Ma plaie au front qui avait diminué de taille et qui était bien cachée par mes mèches ne se voyait presque plus, même si je me doutais que j'en garderais une belle cicatrice. Pour ce qui était de mes marques sur mes bras, elles restaient bien dissimulées sous mon gilet que je ne quittais pas avec le froid ambiant de février.

 

Comme habituellement depuis quelque temps, je pris l'ascenseur pour rejoindre mon service. Un employé d'entretien s'y trouvait déjà et appuya sur le bouton du dernier étage : là où se trouvait la dernière personne que j'aurais aimé voir en ce début de matinée... Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent finalement, l'employé sortit, tira son chariot de nettoyage et alors que les portes allaient se refermer, je surpris une conversation :

 

« Tu as des nouvelles de Sakura ? demanda une voix féminine. Je ne l'ai plus vu depuis lundi soir. »

 

Je sortis rapidement de l'ascenseur avant que celui-ci ne se referme complètement.

 

« Non, aucune » répondit une autre personne catégorique.

 

La porte du bureau du directeur étant mal fermée, je pouvais entendre la discussion entre mon patron et sa mère assez distinctement. Oui cela ne se faisait pas, je le savais, mais après tout, ils parlaient de moi – si j'avais bien compris – donc ça me concernait en quelque sorte.

 

« Elle n'est pas venue travailler ?

 

- Je ne sais pas moi, peut-être, j'ai des centaines d'employés dans cet hôtel, ce n'est pas moi qui m'occupe de leur absence, s'impatienta-t-il.

 

- Pourquoi t'énerves-tu dès que je te parle de cette fille ? Karin ne te suffit plus, il y a quelque chose de spécial entre toi et elle ?

 

- Non, mais d'où te viennent ces idées ? Tu as vu Tenten, c'est ça ? en déduit le brun.

 

- Pourquoi me parles-tu d'elle ? »

 

Sasuke poussa un long soupir d'exaspération, comme s'il était le seul à comprendre la situation, alors que Mikoto ne voyait pas le problème. Tel était du moins l'impression que j'avais eue en écoutant derrière la porte.

 

« Tenten veut tellement que j'épouse sa cousine pour se rapprocher de notre famille que dès que je parle à une autre femme, elle devient mauvaise.

 

- Tu exagères Sasuke, surtout qu'elle ne m'a rien dit, affirma Mikoto. Je te fais juste cette remarque car j'ai remarqué que tu étais étrange lundi soir à table.

 

- Mais c'est normal ! s'énerva-t-il cette fois-ci : c'était la première fois que je l'entendais parler en étant si... Humain dans ses paroles. On ne la connaît même pas cette fille, et tu l'invites comme ça à la maison. Tu veux que je te dise ? Elle est souvent en retard et Tenten m'a même rapporté qu'elle flirtait avec ses collègues masculins. Si elle travaille ici, c'est juste que j'ai eu pitié pour sa pauvre mère et c'est tout. C'est juste une employée, pourquoi lui accordes-tu tant d'importance ? »

 

Mais comment Tenten pouvait-elle se permettre de raconter des mensonges aussi gros sur mon dos au directeur ? J'étais stupéfaite de savoir ce qu'elle disait sur moi !

 

« Parce que je sens que c'est quelqu'un de bien. Alors que toi, mon fils, tu es beaucoup trop méfiant, tu ne vois même plus le bon du mauvais et ce, parce que tout le monde veut ta place. Tu en viens à te méfier de tous sans aucune raison. »

 

Un long silence s'installa dans le bureau du directeur. J'avais peur désormais qu'un des deux Uchiha ne sorte et que je me fasse repérer. Je sentais battre mon cœur rapidement, avant que l'un d'entre eux ne reprenne finalement la conversation.

 

« Tu as certainement raison » reconnut-il dans un murmure que je faillis ne pas entendre.

 

Je fus étonnée d'entendre Sasuke Uchiha reconnaître ses torts, surtout à mon égard. Car si les paroles de sa mère m'avaient fait plaisir, celles de ce dernier n'en restaient pas moins offensantes. Mais en écoutant l'explication de la vieille dame, je me surpris à comprendre ce que pouvait peut-être ressentir l'Uchiha.

 

« Tu ne sais donc pas pourquoi Sakura n'est pas là ? » insista-t-elle en changeant de sujet.

 

La question de Madame Uchiha fut accueillie par le silence éloquent de son fils.

 

« Tu me caches quelque chose, n'est-ce pas ? » demanda Mikoto suspicieuse.

 

Je croisai les doigts pour que mon patron ne dise rien, vainement.

 

« On a eu un petit accident l'autre jour, rien de grave... » expliqua-t-il d'une voix plus faible.

 

Le visage de la vieille femme dut montrer de l'indignation, car Sasuke se reprit vite :

 

« J'ai pris de ses nouvelles, elle n'a rien de bien méchant, une petite commotion cérébrale et elle est à peine ouverte » indiqua-t-il avec assurance.

 

Non, mais quel menteur de première classe ! Il n'était même pas passé une seule fois me voir et il disait avoir pris de mes nouvelles ? Il avait dû se contenter d'appeler le médecin qui s'était chargé de mon cas. Enfin, c'était déjà ça...

 

« Tu aurais pu me prévenir ! Non, tu aurais dû, dit-elle en insistant bien sur le dernier mot. Heureusement que ce n'est rien de grave comme tu le dis, mais... »

 

Je décidai à ce moment-là d'arrêter mon écoute furtive avant de me faire prendre. Je quittai rapidement mon poste de surveillance et en me retournant, je remarquai que l'employé d'entretien me regardait bizarrement : il m'avait certainement vu écouter à la porte, mais n'avait rien dit. Je lui lançai un rapide «merci » avant de me faufiler dans l'ascenseur.

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Je n'arrivais décidément pas à me concentrer sur mon travail : non, pas après ce que je venais d'entendre. J'étais perdue dans mes pensées depuis un bon bout de temps lorsque le téléphone sonna :

 

« Bonjour, ici le département des ventes de l'hôtel Binfen, commençais-je.

 

- Bonjour, pourrais-je avoir Mademoiselle Haruno, s'il vous plaît ?

 

- C'est moi-même, annonçais-je.

 

- C'est madame Uchiha à l'appareil, comment allez-vous ? »

 

Après de brèves explications sur mon état de santé et les excuses de Madame quant à son ignorance sur l'accident, elle m'exposa ses idées :

 

« Je suis actuellement en route vers une villa qui appartient à ma famille et je voudrais vous inviter pour me faire pardonner. Si ce n'est pas trop demandé, je souhaiterai également que... Que vous donniez l'opportunité à Sasuke de s'excuser, il devrait vous accompagner à la villa.

 

- Pourquoi devrait-il s'excuser ? demandais-je faussement : savait-elle que j'avais épié leur conversation ?

 

- Oh, c'est vraiment gentil de prendre sa défense, mais Sasuke m'a tout raconté à propos de votre accident et je crois savoir qu'il a eu des propos déplacés. »

 

Alors comme ça, il avait dit toute la vérité à sa mère ?

 

« Il m'a fait savoir qu'il vous attendrait à la fin de votre service au le sous-sol, vous y serez ?

 

- Oui, sans problème » répondis-je, ne pouvant pas refuser de recevoir des excuses venant de lui : cela était plus fort que moi.

 

Sasuke Uchiha – riche héritier de nombreuses fortunes, directeur d'hôtels, d'hôpitaux et bien d'autres – allait présenter des excuses à moi, Sakura Haruno – simple employée dudit directeur, tout juste diplômée et avec un compte en banque ne dépassant pas les cinq zéros*. J'en étais ravie, enfin... D'après sa mère, car rien n'était gagné d'avance avec lui...

 

Cette journée passa bien trop lentement à mon goût : j'étais impatience d'être le soir...

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« Je me doutais que vous ne voudriez pas monter si je conduisais » m'expliqua-t-il alors que je dévisageais son secrétaire, Jûgo, derrière le volant.

 

Sasuke Uchiha s'apprêtait à monter à l'arrière, avant que je ne réplique :

 

« Ça lui fait faire beaucoup d'heures supplémentaires.

 

- Il est payé, rétorqua-t-il comme une évidence.

 

- Je peux toujours conduire alors » proposai-je, avant d'indiquer au roux qu'il pouvait y aller.

 

Ce dernier commença à se lever, mais se figea à l'entente des paroles de son patron :

 

« Non. Cette voiture est ma voiture et non celle de l'hôtel, par conséquent, je ne vous autorise pas à la conduire. Ensuite, moi et seulement moi ai le droit de congédier mes employés, me suis-je bien fait comprendre ? »

 

Il m'observa de ses yeux noirs depuis l'autre côté de la voiture, attendant une quelconque réaction de ma part. J'étais pourtant restée là, sans bouger, à soutenir son regard, avant de me décider de monter du côté passager à l'avant. Je ne voulais pas prendre la soirée à Jûgo, c'est pourquoi je laissai Sasuke prendre place côté conducteur et ce, malgré une certaine peur qui me nouait l'estomac, je devais bien l'avouer.

 

Le début du trajet se passa sans un mot alors que nous traversions la ville. Les néons brillaient à l'extérieur de la voiture, puis nous nous perdîmes dans la pénombre : nous venions de quitter la ville pour trouver à la sortie un petit chemin vide de campagne, comme coupé du monde.

 

« Je m'excuse pour l'accident, déclara-t-il subitement, mais je ne regrette en rien mes paroles, je vous ai dit ce que je pensais de vous, c'est tout. »

 

Il appelait ça des excuses ?! Elles ne valaient pas grand-chose, mais c'était déjà mieux que rien et pour une raison inconnue, j'étais satisfaite.

 

« Ça a le mérite d'être clair, rétorquais-je vivement, ne voulant pas me laisser faire. Je trouve personnellement que vous n'êtes qu'un impudent, un sale gosse de riche prétentieux, un fils à papa qui s'efforce d'être à la hauteur de ce qu'on lui demande, mais qui n'a pas tant de vrais amis que ça. Vous êtes juste un miroir qui reflète ce que l'on attend de vous et vous vous êtes perdu dans cette illusion. Voilà tout ce que vous êtes. »

 

Après une seconde d'hésitation, un sourire se dessina sur ses lèvres : un sourire en coin, narquois, typiquement lui. Typiquement Sasuke Uchiha.

 

« Et ce sourire que vous affichez est juste là pour prouver que mes paroles ne vous ont pas atteinte alors qu'au fond, vous savez très bien que je dis vrai, rajoutai-je pour le pousser à avoir une quelconque réaction face à ce que je venais de lui dire.

 

- Vous vous faites psychologue à vos heures perdues ? me questionna-t-il ironiquement, détournant encore une fois le problème, qu'est-ce qu'il m'énervait ! Mais faites attention, c'est moi qui conduis en ce moment. »

 

Il me fixa quelques secondes dans les yeux pour clore cette conversation, avant de reporter son regard sur la route qui se faisait étroite et sinueuse.

 

La pleine lune présente dans le ciel éclairait l'obscurité d'une fine lumière bleutée. Nous traversions les bois depuis quelque temps lorsqu'il s'arrêta devant une belle et grande demeure.

 

Madame Uchiha nous accueillit à l'entrée, radieuse que nous soyons enfin arrivés. Elle interrogea son fils du regard qui eut pour seule réaction de partir, mécontent. C'était donc bien elle qui l'avait "forcé" à me présenter des "excuses". Satisfaite, elle me proposa de me faire visiter la villa qui était somptueuse. Tout à l'intérieur témoignait de la richesse des propriétaires. « Il me faudrait une année entière pour connaître toutes les particularités de cette habitation » songeais-je. En effet, elle comportait beaucoup de salles et je me perdis dans le compte du nombre de chambres et de salles de bains, comment pouvait-on posséder autant de pièces ? Nous nous arrêtâmes finalement sur un balcon situé au premier étage qui donnait une vue magnifique sur le paysage de campagne, éclairé par une belle pleine lune.

 

« Pourquoi teniez-vous à me montrer cette villa ? demandais-je par curiosité.

 

- Elle a beaucoup de valeur dans la famille, me répondit-elle, contente que je m'intéresse au passé de cette maison. La villa a était acheté par mon beau-père : c'est le premier bien qu'il s'est offert après avoir commencé à faire fortune, même s'il n'était pas aussi riche que nous aujourd'hui. »

 

Elle s'arrêta un instant de parler, perdue dans ses songes.

 

« J'aime tellement venir ici, car ça me rappelle l'enfance des garçons, quand ils étaient encore jeunes et dépendant de leur mère... De moi, m'expliqua-t-elle, mélancolique, mais je ne veux pas venir seule : c'est trop éloigné de la ville et je trouve que la clairière derrière n'est pas très rassurante, même si c'est certainement une peur de vieille femme. Et puis une villa aussi grande n'est pas faite pour une seule et unique personne : elle doit être vivante. »

 

Je souris d'un sourire sincère à Madame Uchiha. Qu'elle m'invite dans une telle demeure me faisait chaud au coeur, car après tout son fils avait en quelque sorte raison : elle ne me connaissait que depuis peu et pourtant, je me sentais déjà si proche de cette personne. Elle avait un charme, une manière de se tenir, de parler, qui donnait envie de rester auprès d'elle. Cette femme posée était tout simplement rassurante et avenante, du moins avec moi.

 

« N'y aurait-il pas une autre raison qui vous fait tant apprécier cette villa ? » osais-je demander, sentant qu'elle ne disait pas tout.

 

Un grand sourire illumina son visage, alors qu'une lueur de nostalgie traversait son regard.

 

« En effet, c'est ici que Fugaku Uchiha, le père de Sasuke, m'a demandé en mariage. Cela reste un des plus beaux jours de ma vie. »

 

Elle leva ses yeux vers le ciel étoilé, pensive. Après quelques minutes de silence plaisant, son visage prit subitement un air sérieux.

 

« C'est aussi la raison de ma venue à Tokyo : il faudrait que j'organise le mariage entre Sasuke et Karin, cela occupera au moins mes journées. Et puis cette histoire devient urgente : ça fait trois ans qu'ils sont fiancés... Mais j'ai l'impression que quelque chose ne va pas avec Sasuke, il en va pourtant de l'honneur de la famille... Il ne peut pas se permettre de faire ce qu'il lui plaît sans penser aux conséquences. »

 

Ne sachant quoi répondre à ses arguments, je me tus. Sasuke allait donc bientôt se marier ? Lui qui semblait si solitaire dans ses manières de faire...

 

« Je suis fatiguée, je vais me coucher, bonne nuit Sakura » déclara-t-elle en commençant à s'éloigner.

 

Devais-je lui poser la question qui me trottait dans la tête depuis ce midi ?

 

« Euh... Madame ?

 

- Oui Sakura ?

 

- Je voulais savoir... Quelle est la vraie raison de ma venue ici ? Est-ce que c'était simplement pour des excuses ? »

 

Elle me sourit et revint sur ses pas.

 

« Non, pas que, avoua-t-elle. Il y a que je t'apprécie beaucoup, le monde dans lequel on évolue est peuplé de personne malhonnête, et je pense que tu n'en fais pas partie. Mais surtout, tu es la seule à te confronter à Sasuke, à lui tenir tête et à ne pas accepter tous ses dires, cela ne peut lui faire que du bien d'être remis à sa place et de voir que tout le monde n'est pas à ses petits soins.

 

- Je vois, dis-je en comprenant enfin ce qu'elle pensait et attendait de moi. Bonne nuit madame.

 

- Tu peux occuper la chambre que tu veux, dit-elle avant de disparaître dans l'obscurité du couloir.

 

- Merci » répondis-je timidement alors que je ne pensais qu'à une chose : j'allais dormir dans la plus belle chambre que je n'avais jamais vue, sûrement digne d'un grand hôtel.

 

N'ayant pas encore envie d'aller me coucher, mais plutôt de profiter de cette nuit dans cette maison, j'étais redescendue au premier étage pour m'asseoir sur le muret qui bordait la piscine de la villa. Sasuke – dont j'avais oublié la présence ici – ne tarda pas à me rejoindre. Je fus étonnée de le voir avec une cigarette à la bouche.

 

« Vous fumez ? » constatais-je, sans être réellement surprise malgré tout.

 

Il me regarda, ne sachant pas s'il devait répondre à ma constatation qui déboucherait certainement sur une autre discussion ou s'il voulait garder le silence et écouter les bruits morts de la nature.

 

« Uniquement lorsque je viens ici, répondit-il finalement après avoir rejeté la fumée de ses poumons. Pour oublier les soucis...

 

- Vous ? Des soucis ? ris-je, sarcastique.

 

- On en a tous pourtant, non ? »

 

Sa question me troubla, il me paraissait tellement... Différent à cet instant.

 

« Malheureusement... » chuchotais-je plus pour moi-même que pour lui.

 

Une lumière dans notre dos s'éteignit : Mikoto venait de se coucher.

 

« Savez-vous ce qu'à ma mère ? Je la trouve étrange ces temps-ci... »

 

Que répondre à une telle question ? Je ne savais pas vraiment sur quel plan il l'a trouvé étrange... Était-ce le mariage qu'elle voulait organiser et qui la tracassait ? Ou bien le fait de voir que son fils avait bien trop grandi dans le monde du business à tel point qu'il était devenu prétentieux et méfiant de tous ?

 

« Elle est venue pour organiser votre mariage avec Karin » lâchais-je finalement.

 

Son sourcil s'arqua : signe qu'il était surprit que j'en sache autant sur son possible futur ?

 

« Je sais, elle m'en a touché deux mots, soupira-t-il en écrasant sa cigarette.

 

- Vous n'avez pas l'air très emballé... » remarquais-je indéniablement.

 

Il prit le temps d'allumer une deuxième cigarette après ma déduction, tira une fois dessus, puis une deuxième fois.

 

« Ma mère ne comprend pas, car elle pense que c'est moi qui l'ai choisi, Karin. Mais au départ, c'était juste un jeu : elle était la seule fille qui ne se mêlait pas aux autres universitaires, elle avait pourtant les meilleures notes. Naruto m'a fait le pari stupide que même moi ne pourrais pas l'approcher. »

 

Il tira longuement sur sa cigarette, puis recracha doucement la fumée vers les étoiles.

 

« Ça fait maintenant six ans que je la connais et trois ans que l'on est fiancés, car mes parents me l'ont demandé et puis, le temps est passé vite » dit-il avec une certaine mélancolie dans la voix.

 

Alors comme ça, Sasuke s'était fiancé à une fille à cause de la demande de ses parents ? Il n'avait donc pas vraiment eu le choix...

 

« Vous ne l'aimez donc pas ? »

 

Un rire à peine audible s'échappa de sa gorge avant qu'il ne me réponde que bien qu'elle ait réussi dans sa vie professionnelle, il n'avait jamais éprouvé des sentiments amoureux à son égard, seulement une quelconque amitié.

 

« De toute façon, vous n'aimez personne, lui lançais-je pour le faire réagir un peu après la méchanceté de ses paroles envers Karin.

 

- C'est vrai, et alors ? confirma-t-il impassible. En quoi cela est-il un problème ?

 

- En rien... C'est juste... Dommage, murmurai-je, troublée par ses paroles que je trouvais triste. Mais je voulais savoir : n'y a-t-il aucun moyen de vous prouver que vous avez tort ? »

 

Il fronça les sourcils, ne voyant pas où je voulais en venir.

 

« Par rapport à ce que vous m'avez dit la dernière fois dans la voiture.

 

- Ah, ça, comprit-il sans enthousiasme, comme s'il se moquait de ses paroles qui pourtant n'étaient pas faciles à entendre. Je change rarement d'avis.

 

- Je vois, répondis-je seulement, vexée de voir que j'étais si peu à ses yeux, mais à quoi devais-je m'attendre d'autre venant de sa part ? On verra bien alors. »

 

Et sur ces dernières paroles, je partis me coucher. J'ouvris une porte au hasard dans un couloir qui s'était avérée être une chambre. Fatiguée, je ne pris pas le temps de bien la détailler, bien qu'elle soit très belle avec ces teintes d'or et de beige qui donnait un vrai effet luxueux. Mais ce qui avait surtout attiré mon attention était les papillons gravés dans les vitres de la fenêtre.

 

Ces papillons me disaient quelque chose... Mais où avais-je bien pu les voir ?

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Commentaire de l'auteur * Il ne faut pas oublier qu'on parle de yens et non pas d'euros, Sakura n'a donc pas plus trois zéros (si on parle en euros).

J'ai vraiment l'impression que c'est la première fois que je passe autant de temps à écrire un chapitre...
Bref.

J'ai adoré écrire le passage sur l'amitié entre Sakura et Ino, et j'en suis plutôt fière pour tout dire...
Qu'en pensez-vous ?
Sinon, c'est la première vraie discussion entre Sasuke et Sakura avec un Sasuke plus humain (il faut bien quand même). Petit temps calme qui succède la tempête... Avant qu'une autre ne revienne ?
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