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Animes-Mangas

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Naruto

La renaissance du papillon Auteur: Yuzuka Vue: 5052
[Publiée le: 2011-02-11]    [Mise à Jour: 2013-03-01]
13+  Signaler Romance/Tragédie/Amitié Commentaires : 13
Description:
Ma mère était tout pour moi. J'avais eu une enfance heureuse à ses cotés et maintenant c'était à moi de la rendre heureuse. Elle voulait que je réussisse alors pour une bonne élève comme moi avec un diplôme en poche, l'avenir s'annonçait heureux, je m'attendais à un futur merveilleux... J'étais pleine de détermination. Je voulais y arriver, dans tout ce que j'entreprenais. Je pensais avoir un Dieu de la chance qui veillait sur moi sous les lumières de la ville de Tokyo. Enfin c'est ce que je croyais à l'époque, mais je me suis bien trompée...

Les personnages sont ceux de Naruto avec Sakura Haruno en principal.
Les couples seront certainement classiques à la fin...

Cette fiction est la plus réaliste possible, ici la vie n'est pas toute rose, mais dure, telle qu'elle est vraiment.
Ne vous fiez pas aux premiers chapitres.

~ Chapitre 9 en ligne ! ~

○•● Bonne lecture...
Crédits:
Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.
Je me suis inspirée du Manhua Butterfly in the air de Li Ming.
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Tête baissée dans les obstacles

[4208 mots]
Publié le: 2011-04-23
Mis à Jour: 2012-05-17
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« Shikamaru apporte les meubles ce matin. Hinata est partie à un entretien d'embauche et moi, je dois faire l'ouverture du bar, tu dois absolument l'attendre, il n'a pas les clés.

 

- D'accord, je l'attendrai ! » criai-je depuis ma chambre pour que Temari m'entende.

 

La porte claqua et j'étais désormais seule. Ce jour-là, je commençais mon premier jour de travail pour Sasuke Uchiha, et c'était sur cette pensée que je m'étais levée : il ne fallait vraiment pas que je sois en retard.

 

Sept heures cinquante-cinq... Non, mais ce n'était pas possible !

 

Huit heures... C'était mon premier jour et j'étais déjà en retard, mais qu'est-ce qu'il foutait encore celui-là ! Je vis finalement arriver au loin un camion, et je reconnus la tête endormie de mon ami.

 

« Non, mais t'as vu l'heure ! m'écriai-je. Il y a des personnes qui travaillent tu sais !

 

- Alala, mais de quoi tu te plains ?! Sois contente que je vienne t'apporter les meubles au lieu de râler... »

 

Je lui lançai un regard incendiaire avant de me retourner pour courir aussi vite que possible attraper un bus. J'arrivai finalement devant l'hôtel, mais là encore, il me fallait trouver le lieu de réunion.

 

« Vous commencerez demain à la première heure à l'hôtel Binfen, il y aura une réunion au dernier étage, soyez-y. »

 

Oui, cette journée-là avait vraiment mal commencé...

 -

 -

ıllıllııllıllııllıllııllıllııllıllııllıllı

 -

 -

« Pourquoi un siège est vide ?! Qui n'est pas là ? » entendis-je au bout du couloir.

 

J'avais enfin trouvé la salle de réunion grâce à la voix du directeur qui n'allait certainement pas être tendre avec moi vu le retard que j'avais dès le premier jour. Et quand je pense que je lui avais dit la veille de me faire confiance... Je n'arrivais même pas à être à l'heure !

 

Je restai plantée devant la porte fermée, n'osant pas l'ouvrir... Mais j'étais suffisamment en retard pour ne pas avoir le droit de me permettre d'hésiter.

 

La pièce était claire, spacieuse. Au milieu se trouvait une table rectangulaire, et au bout de celle-ci, à l'ultime place qui permettait de voir toutes les personnes présentes, Uchiha Sasuke. Derrière lui, une grande baie vitrée donnait une vue magnifique sur Tokyo, avec ses grands immeubles... Non, je n'étais pas là pour regarder le paysage, d'autant plus que des dizaines de paires des yeux me dévisageaient. Je sentis le rouge empourprer mes joues. Tous étaient bien habillés : costard et cravate pour les hommes, alors que les quelques femmes présentent portaient leur tenue de travail qui consistait en une chemise blanche avec une jupe noire. Ne sachant pas encore où se trouvaient les vestiaires des employés, je n'avais pas pris la peine de les chercher. C'est ainsi que je m'étais retrouvée habillée d'un débardeur jaune ainsi que d'un pantacourt en jean durant une réunion d'un des plus grands hôtels - et surtout un des plus chers - de Tokyo. Je faisais vraiment tache au milieu de toutes ces personnes.

 

« Excusez-moi. »

 

Un silence imposant régnait dans la salle de réunion, personne ne pipait mot. Le directeur eut la "gentillesse" de ne faire aucune remarque quant à mon retard. Il me lança tout de même un regard chargé en signification : nous aurions une petite discussion lorsque la réunion sera terminée. Je pris donc place sur la dernière chaise qui restait de libre et la réunion commença.

 

Celle-ci passa à une vitesse relativement lente, je faisais de mon mieux pour comprendre ce qui était dit, sans réel succès.

 

« Vous pouvez disposer. »

 

Ouf ! Enfin fini ! Je me levai pour me diriger vers la porte de sortie lorsque j'entendis mon nom.

 

« Mademoiselle Haruno, restez ici une minute s'il vous plaît. »

 

Malheureusement pour moi, cette réunion – d'un ennui rare – n'avait pas fait oublier au directeur mon retard. Il me fixait avec insistance, attendant une quelconque réaction de ma part qui ne vint pas.

 

« Une excuse peut-être ? » me demanda-t-il finalement.

 

Je baisai les yeux car je n'avais rien à répondre à cette question. Je ne pensais pas que : « en réalité, cela fait peu de temps que j'ai aménagé dans un appartement avec des amies et aujourd'hui, elles ont dû partir plus tôt que moi donc j'ai dû attendre que Shikamaru, un éternel dormeur, arrive pour que je lui donne les clés et qu'il puisse ainsi déménager les meubles » soit une réponse qui lui conviendrait.

 

« Monsieur le directeur, c'est son premier jour, elle est surement en retard car elle ne trouvait pas la salle de réunion » déclara une jeune femme restée dans la pièce qui avait des cheveux châtains coiffés en deux macarons.

 

L'Uchiha releva un sourcil devant la prise de parole inattendue de cette personne.

 

« Bien, conformément au règlement, une amende de cinquante yens sera prélevée sur votre salaire, quant à vous, Tenten, accompagnez là jusqu'aux vestiaires et mettez-vous au travail : elle travaillera dans le même secteur que vous. »

 

La dénommée Tenten m'accompagna aux vestiaires sans un mot, je décidai donc d'engager la conversation : si je devais servir environ quatre ans dans cet hôtel, autant que je me fasse quelques amies.

 

« Vous travaillez ici depuis longtemps ? demandai-je poliment.

 

- Cela va bientôt faire trois ans, répondit-elle en m'indiquant une porte. Ce sont les vestiaires, allez vous changer, je vous attends. »

 

Lorsque je revins, je portais les mêmes habits qu'elle, chemisier blanc et jupe noire, cela marquait mieux que ma tenue d'avant...

 

« Je ne me suis pas vraiment présentée, moi c'est Tenten Matsuda, et vous ?

 

- Sakura Haruno, répondis-je.

 

- Bien, et pourquoi Monsieur Uchiha vous a-t-il embauché ?

 

- En fait, c'est une longue histoire, je... heu..., bafouillai-je.

 

- C'est bon, laissez tomber, c'est pas grave. »

 

On prit l'ascenseur en silence, et lorsque celui-ci s'ouvrit, elle m'entraina dans les couloirs puis ouvrit une porte. J'étais complètement perdue, comment allai-je faire pour retrouver mon chemin après le travail ?

 

« Nous voilà arrivées, il existe différents départements comme celui de la restauration ou encore de la réception, ici c'est le département des ventes, je travaille dans ce secteur. Pour être exacte, je suis la chef de ce département, vous serez donc sous mes ordres maintenant » déclara-t-elle.

 

Cet endroit me fit penser à mon poste dans la société Hyûga : là aussi les bureaux étaient séparés par des cloisons, bien qu'ici il y ait plus de bruit, le personnel étant comme une équipe alors que dans mon premier travail, il fallait justement faire ces preuves pour  "écraser" les autres.

Tenten me conduisit à un bureau encore libre, me laissa puis revint quelques minutes après pour me tendre un dossier.

 

« Tiens Sakura, exerce-toi d'abord à appeler les clients au téléphone, m'expliqua-t-elle.

 

- D'accord. »

 

Après avoir passé ma journée à répéter des « bonjours, ici... », je pus enfin rentrer chez moi... Pour retrouver des dizaines de cartons disposés négligemment dans tout l'appartement.

 

« Ah ! T'es enfin rentrée, tu vas pouvoir nous aider, c'est super ! s'exclama Temari toujours énergique malgré l'heure avancée.

 

- Bon, bah maintenant que Sakura est là, je vais pouvoir vous laisser...

 

- Même pas en rêve Shikamaru ! À cause de toi, je suis arrivée en retard à mon premier jour de travail, alors tu n'as pas intérêt à partir avant que cet appartement ressemble enfin à quelque chose !

 

- Non, mais qu'ai-je fait pour mériter un tel traitement ? souffla-t-il en levant les yeux au ciel.

 

- Un peu de courage Shikamaru, à quatre, ça va aller vite, précisa Hinata qui restait toujours aussi douce.

 

- Au fait Sakura, pourquoi Uchiha a accepté de te prêter une telle somme sans même te connaître ? me questionna Temari.

 

- Il a peut-être trop d'argent et ne sait plus quoi en faire, alors il en donne à toutes les...

 

- Shikamaru, tes réflexions, tu peux te les mettre là où je pense, rétorqua-t-elle.

 

- Eh, du calme, je donnais juste mon avis... »

 

Cela relevait presque de l'impossible que ces deux-là soient toujours ensemble. Ils se disputaient souvent et avaient un caractère tellement différent... D'ailleurs, il avait fallu du temps pour qu'ils se trouvent tous les deux ! Leur première rencontre remontait à la première année du collège, je m'en rappelais encore... C'était durant le cours de sport, voyant que le garçon ne se déplaçait que très peu dans le terrain de basket par manque de motivation, Temari lui avait – avec une force impressionnante – lancé le ballon dans la tête... Ce qui fut une réussite, le pauvre était tombé au sol et avait même saigné du nez. S'en était suivi leur toute première dispute. La première d'une longue série. Malgré tout, ils étaient tombés dans les bras l'un de l'autre durant la dernière année de lycée. Et voilà où on en était aujourd'hui...

 

« Mais on te le demande pas ton avis !

 

- C'est bon, je me tais, de toute façon j'ai même plus envie de parler, rétorqua-t-il.

 

- Tant mieux, bon je disais, reprit Temari, tu es sûre qu'il ne t'oblige pas à... À te prostituer dans cet hôtel ? Tu nous le dirais autrement, hein ? »

 

À l'entente de ces paroles, Shikamaru et Hinata arrêtèrent leur activité qui consistait à déplacer le canapé vers sa place définitive.

 

« Non mais tu délires ! criai-je, le rouge aux joues. Je me contente juste de travailler à son compte dans son hôtel pour rembourser mes dettes !

 

- C'est bon, calme toi. Je voulais juste être sure, se défendit-elle.

 

- M'ouais. Changeons de sujet... Comment s'est passé ton entretien d'embauche Hinata ?

 

- Heu... Bah... En fait, bafouilla Hinata qui ne s'attendait pas à cette question. Je... Je crois que je n'ai pas été assez convaincante...

 

- Ne t'inquiètes pas, tu vas finir pour trouver un emploi, tu es gentille toi au moins » déclara Shikamaru non sans avoir insisté sur le « toi ».

 

La réaction de Temari fut quasi immédiate : elle prit la première chose qui lui passa sous la main – à savoir un coussin – et le lança sur Shikamaru qui l'évita facilement : l'entrainement sans doute...

 

Nous finîmes environ trois heures plus tard le déménagement, bien qu'il restait encore quelques cartons par ci par là, mais rien de très encombrant. Nous partîmes ensuite nous coucher, exténués par la journée, même Shikamaru décida de rester dormir. Quant à moi, j'étais bien heureuse d'avoir troqué le vieux matelas et ses ressorts contre un bon lit confortable.

 -

 -

ıllıllııllıllııllıllııllıllııllıllııllıllı

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 -

En me dirigeant vers le bureau que Tenten m'avait attribué la veille, je me sentis quelque peu observée. À croire qu'il n'y avait que peu de nouveaux employés dans ce secteur. J'entendis de nombreux « c'est la nouvelle », mais aussi des « oh oui, pas mal » venant de la gente masculine, jusqu'à l'arrivée de Tenten.

 

« C''est pas une agence matrimoniale ici ! cria-t-elle pour tout le monde. Tiens Sakura, tu dois avoir passé tous les coups de fil avant midi, compris ?

 

- Oui, bien sûr, je m'en occupe. »

 

La pile de coups de téléphone à passer était énorme, je n'aurais jamais fini à temps.

 

Trois heures plus tard, je vis Tenten me regarder de loin. Voyant que je la fixais, elle s'approcha de moi.

 

« Tu rêves Sakura ? me questionna-t-elle. Tu as bientôt fini ? Tout sera fait pour midi ?

 

- Je ne suis pas sûre... Il reste environ deux cents appels à passer, j'en ai pour encore plusieurs heures. Je vais faire de mon mieux.

 

Pourquoi était-elle devenue si désagréable ? Mais peut-être était-ce juste une impression...

 

« Elle est caractérielle. Normal qu'elle ne trouve pas de mari ! » entendis-je derrière moi.

 

Je m'étais retournée vivement pour voir qui avait prononcé cette phrase, mais derrière moi se trouvait la machine à café qui venait d'être désertée.

 

Peut-être qu'elle avait mal prit les réflexions faite ce matin à mon égard, mais dans tous les cas, ce n'était pas de ma faute. Quand je repensais à mon enfance ainsi qu'à mon adolescence... Jamais les garçons n'avaient fait attention à moi, et encore aujourd'hui, cela n'arrivait que très rarement à cause de mes cheveux. Ces satanés cheveux ! Mais pour dire vrai, je m'y étais habituée et maintenant, ils ne représentaient plus un complexe. Je pouvais désormais différencier les vraies personnes des fausses. Ceux qui jugeaient sur l'apparence ou ceux qui voulaient tout simplement apprendre à me connaître. Cela réduisait sûrement mon cercle d'amis, mais au moins, ces derniers étaient des vrais, des personnes sur qui je pouvais compter.

 

Je ne pris pas le temps d'aller manger à la cantine, je préférais me concentrer sur le travail, je devais finir au plus vite d'après Tenten.

Dans les environs de dix-sept heures, à peine eus-je soufflé un « fini » que Tenten arriva.

 

« Tu sais conduire ?

 

- Euh... Oui, enfin ça fait quelque temps que...

 

- Oui ou non ? insista-t-elle.

 

- Oui ! affirmai-je.

 

- Bien, alors va à l'aéroport, une cliente arrive de New York, la voiture est au sous-sol, emplacement trois cents treize.

 

- Bien, chef Matsuda.

 

- Ah, tiens j'allais oublier, me dit-elle en me donnant une pancarte avec inscrit dessus le nom de la personne que je devais prendre « Mikoto Yajuan ». L'avion atterrit à dix-sept heures quarante-cinq, ne sois pas en retard. C'est une cliente très importante. »

 

Je descendis rapidement au sous-sol et m'installai dans la voiture. Voiture qui se révélait être un 4x4 de taille assez imposante... Le problème était que cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas conduit. On m'avait souvent dit que c'était comme le vélo, que ça ne se perdait pas, mais recommencer avec un 4x4 n'était pas une très bonne idée.

 

Il fallait que je fasse les choses point par point : régler mon rétroviseur puis vérifier le point mort au niveau du levier de vitesses, ok. Tourner la clé pour faire démarrer le moteur, débrayer et enclencher la première vitesse, enlever le frein à main et pour finir, appuyer sur la pédale d'accélérateur. Bien, j'allais y arriver...

 

Un bruit sourd me parvient et ce qui devait arriver arriva : je venais de toucher la voiture garée en face. Prise de panique, j'avais enclenché la marche arrière mais dans ma précipitation, j'avais cogné le mur de derrière qui pourtant m'avait semblé éloigné au début... Je sentis battre mon cœur dans ma poitrine, non mais qu'est-ce que j'étais en train de faire ?

 

Je me remis en première, accélérai doucement de manière à être entre le mur de derrière et la voiture de devant, puis mis le frein à main. Je sortis rapidement du véhicule pour constater les dégâts : la voiture de devant n'avait rien, le devant de la mienne non plus ce qui n'était pas le cas du derrière... Quelques rayures étaient présentes, elles ne se voyaient à peine mais elles étaient tout de même présentes.

 

Je repensai alors à Tenten qui m'avait demandé de ne surtout pas être en retard. Je remontai rapidement dans la voiture et je réussis tant bien que mal à sortir du sous-sol. Les routes ne furent pas une tache plus facile : ce 4x4 avait une accélération rapide... Il y avait en plus de cela beaucoup de circulation à cette heure-ci, je ne serais certainement pas à l'heure.

 

Alors que je m'approchais doucement mais sûrement de l'aéroport, je remarquai que le chauffeur de la voiture devant moi ne cessait de s'arrêter et de redémarrer. Puis, je vis à ma droite un homme y courir après. Dans un élan d'absurdité, je décidai d'accélérer pour le doubler et une fois devant, de m'arrêter. Ce dernier klaxonna, mécontent. Il sortit de sa voiture et m'injuria.

 

« Connasse ! Ça va pas la tête ?! Tu sais pas conduire ou quoi ? »

 

Non mais ce n'était pas possible, tous les malheurs du monde avaient décidé de me tomber dessus ou quoi ?! L'homme vint se poster devant ma vitre et attendit que je descende de mon véhicule. Je ne savais que faire, et s'il levait la main sur moi ? Il semblait tellement énervé !

 

« Monsieur, notre journal n'est pas gratuit, merci de bien vouloir me le payer » précisa l'homme qui courait après la voiture et qui avait pu le rattraper grâce à mon intervention.

 

Ce dernier avait des cheveux blonds, pas coiffé, pour ne pas dire désordonné et possédait des yeux bleus pétillant d'ambition.

 

« Aller, prends cet argent pour ton p'tit journal et barre toi !

 

- Eh, pour qui vous vous prenez à me parler ainsi ! Vous allez voir quand mon journal aura du succès et qu'il deviendra le plus vendu du Japon, vous serez obligé de reconnaître que mon journal n'était pas si cher payé, précisa le blond.

 

- Tiens, un rigolo qui se fout de ma gueule ! »

 

Je décidai à ce moment-là de sortir de la voiture, avant que la conversation ne dégénère.

 

« Pas de bagarre, calmez-vous tous les deux, demandai-je alors que les deux hommes me dévisagèrent.

 

- Que ce passe-t-il ici ? » lança une voix derrière moi.

 

Et merde ! Il ne manquait plus qu'un policier au tableau. D'ailleurs ce dernier me disait quelque chose...

 

« Cette femme m'a coupé la route, regardez, elle est complètement au milieu, m'accusa le chauffeur.

 

- N'importe quoi ! Vous conduisiez tellement mal que j'ai dû vous barrer la route, en plus vous veniez de voler un journal, vociférai-je

 

- Vos papiers tous les deux » exigea le policier qui me faisait penser à quelqu'un, mais qui ?

 

Le chauffeur fou lui montra les siens, mais pour moi c'était une autre affaire, bien sûr, la chance n'avait pas décidé de montrer le bout de son nez.

 

« Je suis désolée, je n'ai pas les miens. »

 

De plus, il constata que c'était effectivement mon imposant 4x4 qui bloquait tout.

 

« Bon, pour vous, Mademoiselle Haruno, cela fera six points en moins et deux cents yens d'amende à régler dans les deux prochains jours » déclara le policier.

 

En peu de temps, j'avais réussi à en accumuler des dettes... Entre les sous pour les soins de ma mère, puis les moins cinquante yens sur mon salaire à cause de mon retard et maintenant deux cents yens d'amende !

Cependant, un point m'échappait.

 

« Vous... Vous connaissez mon nom ? demandai-je à l'agent.

 

- Oui, c'est écrit sur votre boite aux lettres » me répondit-il d'un air malicieux.

 

Mais oui, bien sûr ! Ce policier était Suigetsu, mon voisin ! Je venais à peine de faire le rapprochement. J'étais restée bouche bée, comment cet homme qui m'avait autant effrayé lors de notre première rencontre pouvait-il exercer ce métier ? Il portait toujours ce sourire à vous glacer le sang...

 

« Bon, dégagez le passage maintenant ! » ordonna-t-il.

 

Le chauffeur fou repartit vers sa voiture et Suigetsu de là où il était venu.

 

« Sinon, moi c'est Naruto Uzumaki » me sourit le blond qui n'avait toujours pas bougé.

 

Non, mais je rêvais où cet homme – bien qu'il semblait être très gentil – essayer de me faire la conversation après cette scène et alors que nous nous trouvions au milieu de la route ?

 

« Moi, c'est Sakura Haruno qui va bientôt se faire virer car elle est toujours en retard, alors au revoir !lançai-je en montant vivement dans mon 4x4.

 

- Je suis vraiment désolé, c'est entièrement de ma faute, c'est à moi de payer l'amende, mais je n'ai pas assez d'argent sur moi, où puis-je vous l'envoyer ? » l'entendis-je criai alors que j'avais déjà démarré.

 

En regardant sur le tableau de bord de la voiture, je constatai, effarée, qu'il était déjà dix-sept heures trente. J'arrivai quelques minutes plus tard à l'aéroport, pris la pancarte dans le coffre puis courus jusque dans le grand bâtiment.

 

J'avisai une personne qui semblait attendre des groupes et prit l'initiative de lui demander des renseignements.

 

« Excusez-moi, est-ce que l'avion de New York est déjà arrivé ? demandai-je essoufflée.

 

- Oui, il s'est posé à dix-sept heures et quart...

 

- Dix-sept heures et quart ? Vous êtes sûre ?

 

- Oui, m'assura-t-elle. Avant je venais accueillir les groupes américains.

 

- C'est bizarre, je suis pourtant certaine que le chef Matsuda m'a dit que l'avion se posait à dix-sept heures quarante-cinq... murmurai-je pour moi-même.

 

- Faite un tour dans l'aéroport, peut-être que la personne que vous cherchez est encore ici. Autrement, je vous conseille d'aller voir à la station de taxis, me suggéra-t-elle.

 

- Oui, je vais aller voir, merci beaucoup. »

 

Dehors, le soleil se couchait déjà tandis que la lune prenait sa place. Des frissons me parcoururent l'échine : cette journée avait vraiment été longue. Et à ce moment-là, je ne désirais plus qu'une chose : être chez moi et écouter Temari se plaindre de son travail – ou de Shikamaru – pendant qu'Hinata tenterait de la raisonner.

 

J'agitais désespérément ma pancarte devant tous les taxis, sans aucun résultat. J'étais vraiment nulle, je n'étais même pas capable de venir accueillir une cliente dans un aéroport. Une main se posa soudainement sur mon épaule. Je me retournai prestement pour voir que se tenait devant moi une femme d'un certain âge. Malgré cela, un certain charme émanait d'elle, comme si sa jeunesse ne l'avait jamais quitté.

 

« Vous êtes Madame Yajuan ? demandais-je sans grande conviction.

 

- Oui, c'est bien moi, me répondit-elle avec un sourire sincère.

 

- Oh, je suis tellement soulagée de vous avoir trouvé ! Donnez-moi votre valise, je suis garée juste un peu plus loin. »

 

Nous nous installâmes dans la voiture puis je démarrai : j'avais finalement réussi à trouver la cliente. Le soulagement était tel que mes mains tremblaient d'elles-mêmes. Je me cramponnais au volant, pour ne pas montrer mon état. Mes jointures devinrent blanches.

 

« Je suis vraiment désolée d'être en retard, réussis-je à articuler alors qu'une larme s'échappa de mon œil.

 

- Oh, ce n'est pas de votre faute, c'est moi, j'avais faim et je suis allée au restaurant » tenta-t-elle pour me réconforter.

 

Le silence s'installa et j'en profitais pour essayer de me clamer : la journée était bientôt fini, il ne me restait plus qu'à accompagner la cliente dans sa suite et je pourrais enfin rentrer chez moi.

 

« Comment va le directeur Uchiha ? me questionna-t-elle.

 

- Je euh... Je suppose qu'il va bien, répondis-je surprise par sa question. Vous le connaissez ?

 

- Oui, je le connais. Très bien même, m'expliqua-t-elle. Pour être juste, c'est mon fils. Je ne sais pas pourquoi l'hôtel vous a donné le nom de famille Yajuan. C'est mon nom de jeune fille. »

 

Mes yeux s'écarquillèrent de stupeur. Pourquoi le chef Matsuda ne m'avait pas averti que la cliente était la mère du directeur ?! Elle devait le savoir pourtant !

 

« Oh, je... Je n'avais pas deviné que vous étiez sa mère avec ce nom... m'expliquais-je.

 

- Peu importe, cela n'a pas d'importance. »

 

Arrivée à l'hôtel, je lui expliquai que je devais l'accompagner jusqu'à sa suite et elle m'en remercia gracieusement.

 

« C'est ici Madame, je vous laisse.

 

- Bien, merci beaucoup » conclut-elle sans se départir de son sourire.

 

Elle ne ressemblait tellement pas au directeur, elle était douce, souriante alors que lui était son contraire : froid, impassible.

 

« Maman ! Mais où étais-tu passée ? J'ai essayé plusieurs fois de te téléphoner, mais sans résultat, je me suis fait du souci ! »

 

Cette voix, c'était...

 

« Mais c'est vous ! me désigna-t-il.

 

- Monsieur Uchiha, pardon, je n'ai pas fait exprès pour le retard... »

 

Il me toisa avec son air de supériorité – que je détestais tant – puis m'expliqua qu'il m'attendrait le lendemain à la première heure dans son bureau.

 

Oh oui, mes deux premières journées de travail avaient été... Catastrophiques.

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Commentaire de l'auteur Alors, comment avez-vous trouvé ce chapitre ?

Plusieurs personnages apparaissent :
Tenten qui aura un rôle assez important, comment trouvez-vous son personnage ?
Naruto, il fallait bien qu'il apparaisse à un moment, après tout le manga porte son nom.
J'ai bien aimé écrire le passage où il déclare qu'un jour son journal rencontrera du succès... J'ai repris quelques termes qu'il dit souvent dans le manga, qu'en pensez-vous ? J'espère que pour lui j'ai bien respecté son caractère...
Mikoto, qui jouera un grand rôle dans ma fiction.
On en découvre également un peu plus sur Suigetsu...

Bref, vu que c'est le début, beaucoup de personnages vont faire leur apparition !
J'espère que ce chapitre vous a plu, merci de votre lecture !
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