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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 210 lectures  - 1 commentaire [21 novembre 2021 à 14:54:06]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

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Naruto

L'Ermite du temps et de l'Espace Auteur: clems17 Vue: 46344
[Publiée le: 2012-11-13]    [Mise à Jour: 2013-11-22]
13+  Signaler Général/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 144
Description:
Dans un passé pas si lointain, un jeune homme traversa le temps et apparut devant ses parents qu’il n’avait jamais vu.
Mesurant toutes les possibilités d’un tel périple, le jeune voyageur du temps décida de faire connaissance avec sa famille amenée à disparaître.
Il acquit connaissances et forces au cours d’une ultime bataille qui laissa des séquelles psychologiques profondes l’amenant à partir en exil.
Ce jeune homme était Naruto Uzukaze, Yondaime Hokage, héritier de la Volonté du feu. Héros de Konoha….et grand farceur.
Alors que le temps a passé, une nouvelle épopée est sur le point de débuter. Le passé, le présent et l’avenir sont promis à des changements terribles.


Il s'agit de la suite de ma fiction "Les Voyageurs du Temps" que je vous demande de lire avant toute chose, sous peine de ne pas comprendre l'essentiel. Le premier chapitre sera une allusion à tout. De grâce LISEZ LA FIC PRECEDENTE !!!!
Par ailleurs, il se pourrait qu'il y ait du spoil, des liens avec les scans hebdomadaires. Je le préciserai en début de chapitre.
Crédits:
La grande majorité de mes personnages appartiennent à l'univers du manga "Naruto" de Masashi Kishimoto
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La Prison de Taki

[5736 mots]
Publié le: 2012-11-24Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Je dédie ce chapitre à ceux qui trouvaient que tout se passait trop bien. :)

Bureau du Sandaime

-          Tu dis que tu peux t’en occuper. Répéta le vieil Hiruzen. Y trouverais-tu un quelconque intérêt.

 

-          Oh, je n’irais pas jusque-là. Fit espièglement Naruto. Cependant avant de vous répondre…..

Il se retourna légèrement vers le chunin qui était toujours présent dans la pièce.

-          Hey, mon ami, nous ne voudrions pas te déranger dans tes occupations probablement précieuses. Ne t’inquiètes pas, nous nous occupons du reste.

Le sourire chaleureux et le ton badin ne cachaient aucunement l’ordre implicite. Aussi, le ninja plia les jarrets avant de s’en aller légèrement déçu de ne pas pouvoir entendre la suite.

-          Nous disons donc ? Reprit Naruto. Ah oui….la raison de cette mission. Bah ça fait des années que je ne suis plus allé à Taki. En plus ça m’a tout l’air d’être une mission suicidaire et particulièrement exaltante. Ce qui, selon moi, ne mérite pas d’impliquer toute une cohorte de ninjas. J’ai donc bien l’intention de m’y rendre.

Sarutobi eut un petit sourire. Ce jeune homme était vraiment un phénomène. Il arrivait encore à l’étonner même après tout ce temps.

-          Je vois. En ce cas il n’y a pas de problèmes. Uzukaze Naruto, vous êtes requis pour l’accomplissement de cette mission de rang….

 

-          Oh, pas la peine d’en faire tout un plat. L’interrompit Naruto en prenant le dossier sur le bureau. Nous sommes entre vieilles connaissances.

Il s’empressa de jeter un coup d’œil aux rares informations dont ils disposaient.

-          Une demande d’aide…..je vois…..des mercenaires et chasseurs de primes.

Il haussa un sourcil avant d’interroger son interlocuteur.

-          Du plus loin que je me souvienne, il y avait des ninjas à Taki. Pourquoi le gouvernement ferait-il appel à des mercenaires ?

 

-          Il semble, d’après nos informations, que Taki a dissous son système ninja parce qu’ils ont subi de trop lourdes pertes durant la Guerre.

 

 

-          Je ne comprends pas où vous voulez en venir, Sandaime. Ça devrait être le contraire, non ? On a plus l’habitude de renforcer ses capacités militaires après une défaite.

 

-          C’est-à-dire, expliqua l’Hokage, qu’ils en sont arrivés au stade suivant, c'est-à-dire celui de la Haine de tout ce qui se rapproche de près ou de loin à un ninja.

Naruto grimaça. Le caractère particulier de la mission s’expliquait maintenant.

-          Je vois. Je vous remercie pour ses informations, Hiruzen-sama. Je serais de retour d’ici une semaine environ.

Le jeune blond sortit du bureau sous le regard admiratif de son prédécesseur. N’ayant pas de temps à perdre, il se dirigea immédiatement vers l’entrée principale du village, saluant au passage les quelques villageois.

C’est à cet instant précis qu’il croisa une ancienne connaissance.

-          Tiens, Kakashi. Dit-il en voyant son futur senseï. Nos chemins ne font que se croiser ces derniers temps. Que puis-je pour toi ?

Le jeune homme qui lui faisait face semblait être mal en point. Blême, il transpirait légèrement.  

-          Je me suis dit que vous voudriez savoir quelque chose. Je n’ai pas pensé à vous dire ça tout à l’heure, mais vous devez le savoir. Après tout ça vous concerne aussi d’une certaine façon.

 

-           De quoi s’agit-il ? S’enquit le blond en fronçant les sourcils.

Il s’inquiétait à juste titre du ton de son interlocuteur, mais jamais au grand jamais il n’aurait pu imaginer ce qu’il allait entendre. L’Hatake ne s’embarrassa pas d’effets de style et alla droit au fait.

-          Rin est morte. Fit-il avec une émotion palpable.

L’air sembla se refroidir brusquement tandis que Naruto mettait un sens sur ce qu’il venait d’entendre.

-          QUOI ? s’écria Naruto perdant son sang-froid pour la première fois. C’est pas vrai ! Quand ? comment ?

 

-          Nous étions en mission peu de temps après votre départ et nous avons été attaqués par des ninjas de Kiri.  Ils étaient largement supérieurs en nombre. Nous avons été écrasés. Alors que j’étais occupé avec un groupe d’entre eux, je l’ai entendu hurler. Je me suis retourné mais elle était transpercée par une lame et son assassin était toujours là. Je me suis jeté sur lui afin de l’éloigner d’elle et….

 

 

-          Et quoi ? fit Naruto d’un ton pressant. Que s’est-il passé ensuite ?

 

-          Je lui suis passé au travers et il m’a assommé. Juste assez pour que je ne puisse m’échapper. Pas assez pour me permettre de rater ce qui a suivi.

Naruto sentit une sueur froide lui couler dans le dos.

Non….ça ne pas être….

-          Tu veux dire que…..

Le gris acquiesça de la tête.

-          Oui. Il s’agissait de Madara à travers Obito. Et il n’a pas fait que la tuer. Il l’a littéralement massacré.

Naruto fut révulsé devant tant d’horreur. Même un ninja expérimenté, même un Hokage, ne pouvait rester de marbre. Une dernière fois il tenta de nier l’affirmation.

-          Non…c’est impossible. Ça ne peut pas être vrai….

 

-          Je ne pourrai jamais oublier cette scène, Naruto-sama. Rétorqua Kakashi. De même que je ne pourrais jamais oublier le visage de mon meilleur ami figé dans cette expression sadique lorsqu’il en a fini avec son corps exsangue sous mes yeux impuissants. Elle est morte de la plus horrible des façons, torturée et tuée par une des personnes en qui elle avait eu le plus confiance.

Naruto accusa le coup. Tout compte fait, la situation n’était pas si réjouissante. Pour la première fois depuis bien longtemps les larmes lui montèrent aux yeux. Des larmes acides, chargées de tout le chagrin et le dégoût qu’il ressentait.

Lui qui avait promis sur sa vie de protéger Rin et Obito, voilà qu’il les avait perdu tous les deux. Obito Uchiha, le seul être sensé de ce clan d’extrémistes, possédé par le pire psychopathe d’entre eux.  Et Rin, tuée par son ami, Rin qui ne cessait de sourire. Rin qui l’avait embrassé il y a huit années.

Madara….enfoiré. Tu n’es qu’une ordure et un pervers sadique. Voler le corps d’Obito ne t’a pas suffi ? Il faut encore que tu t’en serves pour tuer Rin. Ce qu’elle dû ressentir en voyant ça….en voyant son ami la tuer avec un plaisir évident….je n’ose imaginer une telle barbarie.  C’est vraiment ignoble. Innommable.   Même dans mes pires cauchemars ça ne me serait pas venu à l’esprit.

Son désir de retrouver Madara n’en fut que renforcé. Mais il ne céderait pas à la haine comme Sasuke Uchiha le ferait dans quelques années. Oh ça non. Il battrait Madara comme Yondaime et lui  s’étaient battus, en réprimant leur haine, même si actuellement il doutait sérieusement d’avoir la réserve nécessaire à ce genre d’entreprises.

-          Ne cède pas à la Haine, gamin. Lui souffla Kyubi dans sa tête. Nous devons faire très attention.

 

-          Je sais, mais c’est le choc…je….quelle horreur, ‘ttebanio. Comment une telle chose a pu arriver ?

 

-          Madara aime se délecter de l’horreur qu’il inspire aux autres. Chacun de ses actes est dicté par son esprit sournois et tordu. C’est une créature vicieuse qui s’arrange toujours pour faire le plus de mal possible à ses ennemis. Jadis, il aimait à torturer ses adversaires et à les vider de tout espoir. Et ce n’est qu’au tout dernier moment d’une agonie extrêmement  longue et douloureuse qu’il se décidait enfin à les achever. Il a utilisé son nouveau corps, celui de ton ami, pour tuer une personne chère à ton cœur sous les yeux de ton futur maître. Ce n’est pas un hasard. Il s’attend à ce que tu perdes ton sang-froid pour devenir aussi sanguinaire que lui. Hashirama Senju, votre Shodai Hokage a senti dès la première seconde la folie meurtrière de cet homme. Il l’a tenu à l’œil et a considéré comme son devoir de  mettre un terme à ses entreprises maléfiques.

 

-          Mais il a échoué.

 

-          Une erreur subtile, légitime. Lui-même ayant été blessé, ses perceptions du chakra étaient amoindries, et il n’a pas senti l’infime partie de vie subsistant dans cette charogne d’Uchiha.  Mais je peux t’assurer ( car j’y étais)  que ce jour-là Madara a reçu la plus grande correction de sa vie. Il a été mis à mal par le Senju.

-          Et je te promets, Renard, que nous allons recommencer. A nous deux nous allons finir le travail. Il est hors de question que cette ère d’horreurs recommence.

 

-          J’en ai bien l’intention.

 

Naruto reprit contact avec la réalité. Ses yeux étaient noyés de larmes.

-          Kakashi. Tu as subi une terrible épreuve ce jour-là. Et sache que je m’en voudrais toute ma vie pour ça ( car j’avais juré de vous protéger vous trois). Mais ma motivation d’en finir avec cette abomination d’Uchiha n’en est que plus virulente. J’ai le pressentiment que la bataille finale sera dure. Vraiment dure. Aussi, j’ai l’intention de m’y préparer au maximum.

 

-          Naruto-san. Fit alors Kakashi. J’ai une faveur à vous demander.

 

 

-          Et de quoi s’agirait-il ? s’enquit le blond avec curiosité.

 

-          Entrainez-moi.

Pour la deuxième fois de la journée, Naruto manqua de s’étrangler. Lui, enseigner à Kakashi ? Kakash-senseï ? Celui qui lui avait appris de nombreuses choses ? L’homme qui lui avait inculqué l’esprit d’équipe.

Ce passé part vraiment en vrille……

-          Euh….c’est une blague ?

 

-          Pas le moins du monde. Rétorqua l’Hatake qui avait recouvré son flegme. Vous êtes assurément bien plus puissant que moi j’en suis totalement sûr,  de plus vous êtes comme Minato-senseï et mon futur élève, ce qui implique que nos méthodes et nos tactiques doivent avoir des points communs à utiliser. Et enfin, vous savez comme moi que nous aurons besoin de toutes les forces en présence puisque Madara s’est allié à Kiri.

Toujours son esprit logique et précis. En tout cas, ses arguments sonnent juste. Ce Kakashi là n’a pas le Sharingan. Sa marge de progression risque d’être différente. Il ne sera jamais celui qui a copié plus de mille techniques. Pour autant, c’est un génie, le fils d’une Légende comme moi, son soutien pourrait être des plus précieux. Et en plus, je ne peux que comprendre son ressenti à propos de tout ça. Il a perdu toute son équipe. Il voudrait lui-même en finir mais se sait trop faible. Je ne peux pas laisser le dernier des trois que j’ai juré de protéger, mon futur senseï, mourir. Je ne sais pas si j’ai la fibre de senseï mais je vais tenter le coup et l’aider de mon mieux. 

-          C’est d’accord. Finit-il par dire. Dès mon retour de mission nous nous donnerons rendez-vous sur un des terrains pour discuter stratégie et autres. Je ne peux promettre des changements spectaculaires, mais je ferais tout mon possible. Autre chose, nous n’aurons pas une relation de maître à élève, puisque tu es Jonin, mais de ninjas qui se respectent mutuellement.

Il tendit la main tout en souriant de la même façon que le faisait Minato avant lui.

Kakashi la serra reconnaissant avant de baisser la tête, montrant qu’il était d’accord.

-          Très bien. Alors à bientôt,….Naruto-senseï.

Naruto eut un petit sourire chassant, au moins pour un temps,  la tension. Kakashi, son maître, qui l’appelait comme ça. C’était juste incroyable.

-          Oui, à bientôt, Kakashi.

Les deux hommes se séparèrent. L’un vers le centre du Village, l’autre vers la porte principale. Sa mission commencerait là-bas.

 

Pendant ce temps

 

Le Village de la Pluie, Ame était calme. Comme toujours. Le déluge incessant faisait gonfler l’océan et les passants dans les rues se faisaient rares.

Dans la plus haute tour, l’ambiance était aussi joyeuse que le ciel nuageux du dehors.

Deux hommes se tenaient face à face. L’un des deux dissimulant son visage derrière un masque sobre à deux trous, l’autre abordant 7 piercings sur son visage et deux yeux aux pupilles composées de cercles sur fond violet clair.

-          Madara, fit le second avec un ton inamical. Pourrais-je savoir ce qui vous amène ici ?

 

L’autre fit mine de s’offusquer.

-          Quel ton désagréable tu as. Allons donc, n’ai-je pas le droit de rendre visite à de vieux amis ?

 

-          Ne me faites pas perdre mon temps en humour de seconde zone. Rétorqua l’autre.  Je vous le redemande. Qu’êtes-vous venu faire à Ame.

Lorsque l’autre répondit, ce fut sur un ton bien plus sérieux. Sa voix était sombre et malveillante. L’homme parlait avec une certaine morgue et dédain pour son interlocuteur. Il n’appréciait assurément pas de se faire parler ainsi.  

-          Je vais te le dire, jeune Nagato. Je suis venu t’annoncer que l’opération débute dès maintenant. Il est temps que nous commencions à collecter les démons à queues, afin de les sceller dans le Gedo Mazou.

L’autre écarquilla légèrement les yeux.

-          Alors, ça y est ?  

 

-          Oui, le début d’une paix durable est à portée de main. Nous avons déjà la localisation de certains d’entre eux.

 

 

-          Tout cela est bien beau, mais n’oubliez pas que nous sommes en nombre insuffisant pour couvrir la superficie du Monde Ninja.

L’autre agita la main d’un air agacé, semblant dire que c’était le cadet de ses soucis.

-          Oh, de cela, je m’en occupe. J’ai repéré bon nombre de ninjas tous plus….exotiques les uns que les autres qui seront ravis de faire un peu de vacarme.

 

-          Je vois que vous avez tout prévu. Par lequel commençons-nous ?

 

 

-          Et bien, j’ai ouï dire que l’un d’eux avait été capturé récemment. J’irai le chercher d’ici peu.

 

Taki

 

Le voyage avait été relativement court avant d’apercevoir les contreforts du Pays de la Cascade.

A cet instant, Naruto observait ce paysage tapissé par une gigantesque forêt. Près de neuf ans auparavant, il y avait combattu et découvert la Guerre.

Chaque instant du conflit lui revenait, comme si cela s’était passé la veille. Mais pour l’instant ce n’était pas sa préoccupation, loin s’en faut. D’après les maigres informations dont il disposait, l’appel à l’aide venait d’un petit hameau situé dans les environs.

 

Comme quoi, un petit village a survécu à la Guerre pourtant si proche.

Continuant à avancer, il ressentait le chakra éparpillé dans les environs. Les combats avaient déversé de nombreuses essences dans l’atmosphère perceptibles pour celui sachant détecter l’énergie naturelle.

A un instant, le jeune blond crut même ressentir son propre chakra étroitement lié à celui de Kyubi. Ce jour-là il avait perdu le contrôle et les bois s’en souvenaient encore.

Perdu dans ses réflexions, il finit par arriver à la lisière du hameau indiqué. Et il se ravisa à l’instant en voyant l’état de désolation apparent.

Tsss….quel désastre, on dirait que les informations étaient correctes. Ce petit bourg a été attaqué. Et les assaillants n’ont pas fait les choses à moitié. Pour autant, je ne ressens pas d’effluves de chakra, comme ailleurs aux alentours. Ceux qui sont venus ici n’étaient pas des ninjas. Bon, voyons voir s’il y a des survivants.

Il prit le temps d’absorber l’énergie naturelle omniprésente dans cette forêt avant de se mettre à la recherche de vie humaine. Il inspecta chaque ruine de maison ainsi que les alentours avant de rendre à l’évidence qu’il n’y avait aucun survivant. Le travail n’avait pas été bâclé

Bon, en ce cas, je vais pister la trace la plus forte  jusqu’à ce que je trouve quelque chose de concluant.

En l’occurrence, ce que le jeune Uzukaze appelait « trace la plus forte » était une série de traces de pas cheminant à travers la forêt. En alternant perception et marche rapide, notre ami parvint à une clairière à la lisière de la forêt.

Et ce qu’il y vit le mit sur le qui-vive. Devant lui se trouvait une sombre bâtisse aux murs de pierre noire d’une épaisseur incroyable. Même à cette distance, il en émanait une sensation déplaisante comme si elle était faite de désespoir et d’horreur.  

-          Mais quel est cet endroit ? s’interrogea Naruto. Je n’en ai jamais entendu parler.

Dans son esprit, un Renard géant prit le temps de s’asseoir. Puis d’un geste de son énorme patte il se créa un semblant de lunettes avec du chakra sous le regard agacé et amusé de Naruto. Chaque fois qu’il lui posait une question, Kyubi s’amusait à se faire passer pour vieux sage, arguant que la paire de lunette était indispensable pour ce rôle.

-          Nous sommes ici en présence de la célébrissime prison de Taki. Là où toutes les fripouilles sont envoyées et disséquées. Jadis, il y a 1000 ans, c’était un terrain agréable dénué de forêt. Les humains y vivaient en harmonie dans des abris rudimentaires faits en bois. D’aucuns prétendent que c’est un émissaire des ancêtres du clan Yotsuki qui aurait apporté la civilisation en voulant tisser des relations diplomatiques. Mais la réalité est comme toujours totalement différente. Ainsi, c’est lorsque le seigneur du lieu, un certain Ridalko a été découvert par son peuple en pleine occupation avec pas moins de cinq femelles à la fois que les nomades se sont lassés de vivre à la marge du reste du monde. La prison en elle-même date de 253 ans et a vu défiler son bestiaire de spécimens de foire. Parmi tes connaissances on peut citer le célèbre Kakuzu, enfermé pour s’être fait fracassé par le Shodai Hokage. C’est là qu’il a appris le goût de l’argent et est devenu le chasseur de primes que tu connais.

 

Une fois de plus, on ne pouvait qu’être soufflé par la quantité d’informations retenues par Kyubi. Naruto en venait à se demander parfois comment une telle créature avait-pu assister à tant de choses sans se faire remarquer.

-          Bien, j’imagine qu’il va falloir s’infiltrer là-dedans pour retrouver les villageois enlevés.

 

-          As-tu un plan ? s’esclaffa l’animal légendaire. La dernière infiltration en date m’a laissé d’excellents souvenirs, mais là nous entrons dans un lieu vraiment différent.

 

 

-          Tsss….as-tu vraiment besoin de me ressortir cette histoire à chaque fois ? Peut-importe, cette fois ça va marcher. Je sens arriver un humain. C’est l’occasion ou jamais d’avoir des informations.

 

 

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Umeko Watanuki revenait de son bureau tout à l’est du périmètre. Il ne put s’empêcher de frissonner en traversant la clairière. Sous cette nuit et du fait de la proximité de la prison, l’ambiance était on ne peut plus lugubre.

Mais néanmoins, l’homme se sentait serein. Un nouveau groupe venait d’arriver et bientôt ils fileraient doux comme les autres après avoir dévoilé la moindre de leurs pensées. Malgré quelques remords de temps à autre, Umeko s’était endurci, et aujourd’hui il pouvait l’avouer, plus rien ne parvenait à l’effrayer.

Il en était là dans ses autocongratulations lorsqu’il sentit une espèce d’épaisse liane lui entourer le cou et la bouche. Avant même qu’il ait pu proférer un son,  quatre autres vinrent lui lier les membres le saucissonnant très serré. Puis, sans crier gare, il fut attiré vers l’arbre au-dessus de lui à une vitesse ahurissante. Son corps heurtait les arbres, toujours tiré qu’il était par ces cinq  cordes qui, du peu qu’il pouvait voir et toucher, étaient recouvertes d’un pelage dru.

Alors qu’il s’en remettait à tous les dieux du Monde Ninja, l’homme se sentit stabilisé sur une branche imposante. Devant lui se tenait une silhouette encapuchonnée. Les « lianes » semblaient sortir de son dos.

-          Bonjour cher monsieur. Fit-elle avec un sourire de prédateur. J’aimerai que vous me racontiez en détail tout ce que vous pouvez sur cette prison, incluant le moyen d’entrer. J’ajoute que vous n’avez évidemment pas le choix.

Umeko pensa un instant lui cracher dessus avec mépris, mais celui qui lui faisait face dégageait une telle présence qu’il sentit qu’un tel geste lui coûterait très cher.

« L’homme sans peurs » se résolut à dire tout ce qu’il savait.

 

Un quart d’heure plus tard.

-          Tu aurais peut-être dû le tuer, non ?

 

-          Le tuer ? S’étonna Naruto.  Alors que je pouvais effacer les souvenirs de notre rencontre ? L’art du fuinjutsu est bien trop jouissif pour s’en passer dans de telles situations.

 

 

-          Et bien désolé de tirer le grand Naruto no fuinjutsu de ses rêves de grandeur, mais nous devons toujours entrer.

 

-          Détends-toi, boule de poils, ce gars nous a dit une chose très intéressante. Cette prison est plus ou moins officielle, ce qui fait que j’ai un alibi parfait pour y rentrer.

Il tira un rouleau de sa poche. Trois mudras plus tard, une tenue d’aspect sobre et sérieuse apparaissait devant lui.

-          Et j’ai la tenue idéale pour ça. Conclut le blond.

 

-          Mais non, quelle perte de temps, nous allons nous y  introduire par les canalisations des toilettes.  

 

 

-          Euh,….non. refusa catégoriquement Naruto. Il n’en est pas question. Si c’est une prison, qui sait ce qu’on peut trouver dans les canalisations. Je vais plutôt utiliser ma solution, cette fois.

Un instant après il avait revêtu une tenue d’agent de l’administration du Pays. Sans pouvoir s’empêcher de faire une grimace dégoutée devant ce costume hideux, il se dirigea vers la porte principale.

Deux gardes, plus ou moins éméchés semblaient veiller sur l’entrée verrouillée.

Naruto alla droit au but.

-          Messieurs. S’écria-t-il avec une arrogance digne d’un Uchiha. Je suis Minato Namizuki, administrateur de la Province et envoyé par Son Altesse pour inspecter cette prison.

 

-          Euh….ouep….fit l’un en se grattant la tête. Vous avez rendez-vous ?

 

 

-          Bien sûr que non, pauvre simplet, c’est une inspection non-prévue. Conformément à l’article 883-8-5 du Code de Gestion des Prisons. Allez-vous oui ou non m’ouvrir cette porte et me quérir un responsable ?

Les deux gardiens se regardèrent d’un air mi- effarés mi- surpris. C’était la première qu’une telle chose arrivait ici.

Naruto s’impatienta de leur inaction.

-          Très bien. Vous ne me laissez pas le choix. FUTON….

Un instant après un terrible vent se leva, projetant les deux gardes contre la porte. Ils retombèrent assommés.

Le blond se pencha afin de récupérer la clé. Puis il ouvrit la porte et entra sans un regard en arrière.

-          Merci, sombre idiot. Tu n’en auras plus besoin.   

Il referma la porte derrière lui, puis s’engagea dans le couloir s’étalant sous ses yeux. L’intérieur de la prison était à peu près aussi sombre que l’extérieur. Le désespoir et la haine suintaient de chaque mur. On pouvait même sentir une odeur de sang, ce qui laissait présager des activités se déroulant ici.

De chaque côté on pouvait apercevoir des portes blindés avec un numéro au-dessus, probablement des cellules.

Le sol, anciennement carrelé, n’avait assurément pas été récuré depuis des lustres. Il était maculé par des tâches sombres  variant du rouge sombre au marron boue.

L’ensemble était vraiment affreux.

Mais, le pire était de très loin les hurlements. Des cris horribles remplis de douleur, de haine, de désespoir. Certains ressemblaient plus à ceux d’animaux que d’humains. Ou plutôt, les humains qui se déchiraient ici la gorge avaient perdu toute humanité.

Une porte s’ouvrit soudain devant le blond et deux personnes entrèrent en reculant tout en tirant ce qui semblait être un corps.

Naruto bondit soudain et se stabilisa au plafond grâce à son chakra. Se dissimulant dans l’ombre, il écouta attentivement ce que disaient les gardiens.

-          …..le ramener dans sa cellule. Celui-là en a pris un sacré coup.

 

-          Tu sais très bien qu’il ne faut pas contrarier Manako. Répondit l’autre. 15455 l’a appris à ses risques et périls.

 

 

-          Tu crois pas que c’est un peu abusé. Questionna l’autre. Il ne purgeait qu’une peine de 6 mois.

 

L’autre soupira avant de répondre d’un ton froid.

-          Tu es encore trop tendre Yosuke. Aucun des prisonniers ne vaut la peine qu’on se contrarie pour lui. Ce ne sont que des animaux.

Il éclata d’un rire gras avant d’ajouter une phrase qui donna des sueurs froides à Naruto.

-          Et puis….tu sais bien que la durée de peine n’a aucune signification ici. Tu es condamné à vie et tu ne ressorts que mort. 6 mois, deux ans…..avec ou sans caution. Innocent ou non il n’y aucun changement, aucune remise de peine. Ces sous-merdes ne servent qu’à nous passer les nerfs dessus et nous amuser. Et encore, j’aurais voulu faire partie du département scientifique pour pouvoir les ouvrir et….

Il se tut. Une chaine faite de chakra bleu lumineux avait jailli du plafond et enserrait son cou l’empêchant de respirer. Son coéquipier sursauta, cherchant à voir d’où provenait l’attaque. Il ne vit rien.   Il y eut un claquement d’acier et la chaine se rétracta, entrainant son prisonnier avec elle.

Puis un dernier craquement et sa nuque se brisa. Le gardien était mort, pendu. Pour finir, la chaine disparut, laissant tomber le corps sans vie.

-          C’est toi qui ne mérite pas de porter le titre d’humain. Fit une voix aussi glaciale qu’un blizzard et provenant du plafond. De quel droit oses-tu de comporter ainsi ? Qu’est-ce qui t’autorise à rabaisser les prisonniers au rang de choses ?

Il y eut une lueur semblable à un éclair jaune et une silhouette apparut derrière le second gardien.

-          Et toi ? fit-elle en le pointant du doigt telle la Justice elle-même. Toi qui semble avoir des hésitations à agir de la sorte. Comment peux-tu cautionner de telles horreurs ? Comment parviens-tu encore à dormir en torturant des innocents ?

 

-          Je ne cautionne absolument pas de telles choses. S’empressa de répondre l’autre effrayé. Mais il m’a clairement été signifié qu’à la moindre incartade, ou traitrise je serais emprisonné également. Et sans aucun traitement de faveur. Il y a près de sept gardiens qui ont été enfermés ici pour désobéissance.

Voyant que l’autre ne répondait rien. Il s’agenouilla suppliant.

-          Je vous en prie, ne me tuez pas !  Je vous promets que je changerai les choses de mon mieux.

 

-          Je n’en ai pas l’intention, Yosuke. Fit l’individu. Mais crois bien que ce n’est pas pour autant que je te fais confiance.

Il composa cinq signes de main avant d’apposer sa paume contre le torse du gardien survivant sans que ce dernier n’ait eu le temps de faire un geste. Aussitôt des écritures noires, à peine visibles dans la pénombre, apparurent un instant avant de se résorber.

-          Sceau du contrat. Indiqua-t-il. Un échange équilibré. Manque à ta parole et tu le regretteras sincèrement. Honore ta promesse et tu éviteras les pires ennuis. Maintenant dis-moi, où pourrais-je trouver le directeur ?

 

Bureau du directeur

 

Manako Yasosumaru épluchait les formulaires s’étalant sur son bureau. Formulaires de décès, demande de soins à l’hôpital de Taki, entrée de nouveaux prisonniers…..Il y avait vraiment de quoi faire.

L’homme se passa une main dans ses cheveux grisonnants. Ses hommes avaient capturé un bon nombre de personnes il y a quelques jours. Mais la prison était surpeuplée. Il allait falloir faire de la place. Très vite. Quitte à élaguer manu militari.

Le grincement de sa porte lui fit lever les yeux.

-          C’est pour quoi ? aboya t-il.

 

-          Yasosumaru-sama, un homme a demandé un rendez-vous avec vous.

 

-          Un rendez-vous ? Mais qui est-il pour demander un rendez-vous ici ?

 

-          C’est un envoyé de l’Administration du Roi du Pays de ce qu’il m’a dis.

 

-          Oh….encore une huile. Je vais m’en occuper. Amène le donc ici !

La porte s’ouvrit brusquement et Naruto entra un air neutre sur le visage.

-          Inutile. Je suis déjà là. Minato Namizuki, Inspection Générale de l’administration de Taki, mandaté par les hautes sphères du gouvernement.

 

-          Oh, quel honneur. Fit l’autre avec une voix mielleuse.  Je vous présente les prisons du Palais. Nous y enfermons les détenus politiques dont on veut se débarrasser.

 

-          Oui. J’ai pu voir ça, coupa Naruto. Ce lieu est vraiment d’une propreté douteuse.

 

-          Mais les prisons ne sont pas censées être des havres de paix, Namizuki-san. Etes-vous déjà rentré dans une autre prison ? Vous sauriez, si tel était le cas, que nous nous classons dans le haut du panier.

Zut….on dirait qu’il se doute de quelque chose. Il faut que je sois prudent.

Une voix retentit dans son esprit.

-          C’est un as des subtilités du langage. Une de ces charognes qui arrivent à te tirer tous tes secrets sans que tu ne puisses rien y faire. Un talent idéal quand on est geôlier et bourreau.

 

-          Que faisons-nous, alors ? Dois-je le menacer physiquement ?

 

-          Oh je ne doute pas que ça pourrait marcher, mais j’ai mieux. Nous allons le battre à son propre jeu.

 

-          Qui, toi ?

 

-          Ouep, laisse faire le Renard, gamin. Je prends ta place et vais te montrer comment on plume un pigeon sans se faire détrousser. C’est mon domaine de prédilection.

 

Aussitôt, l’expression sur le visage de Naruto se fit plus sauvage, presque moqueuse. Quand il parla ce fut avec une voix plus grave et teintée de confiance en soi.

-          Je ne vous le fais pas dire, cher monsieur. Mais je ne cherche pas à vous remettre en question. Non, en fait je ne cherche qu’un exutoire à mes travaux dans mon bureau. J’ai toujours été attiré par le domaine physique et ces stupidités de paperasse m’ont toujours horrifié.

 

-          C’est mon cas aussi, Namizuki-san. C’est la raison pour laquelle je me tiens à l’écart de tout ceci.

 

-          Mon inspection sera brève, sachez-le.  Fit Naruto-Kyubi. Je n’ai aucunement pour intérêt de vous noter mal. Ce serait tellement préjudiciable pour nous deux.

 

-          Ravi de vous savoir ainsi. Se réjouit l’autre. J’ai failli croire que vous auriez moins de largesse d’esprit.

 

-          Ce serait mal me connaître, très cher. Rétorqua le blond.  Je n’aspire qu’à une vie tranquille après avoir fini mon travail ennuyant.

A cet instant, un pot situé juste derrière le directeur tomba au sol dans un grand bruit faisant sursauter son propriétaire.

-          Tranquillisez-vous donc, mon ami. S’amusa Kyubi avec un sourire narquois. Il ne s’agit que d’un simple objet. Mais dites-moi donc, qu’est ce qui a vous a donné envie de choisir une prison plutôt qu’un autre lieu plus…..calme ?

 

L’autre hésita à répondre. Il avait perdu l’avantage psychologique mais pour autant il se devait de répondre afin de le reprendre.

-          Les lieux agités m’ont toujours plus sans que je ne sache l’expliquer.

 

-          Comme je vous comprends. Soupira Kyubi. Il n’y a pas si longtemps j’étais moi-même juge suprême de la Cour du Pays. Mes verdicts étaient alors si craints qu’on me surnommait le « Démon des Neuf ».

 

-          Des « neuf » ? Pourquoi Neuf ?

 

-          Ho ho….une blague de potache. Répondit-il en ayant l’air de bien s’amuser. A cause des neuf corrompus que j’ai contribué à faire tuer. Les pauvres…hé hé hé….ils avaient pourtant une défense quasi parfaite, ces ordures. Mais je n’ai jamais pu supporter ces individus qui usurpent leur place et se vautrent sur des tas d’or au-dessus de la misère et des nécessiteux. Si vous saviez combien j’en ai fait condamner de ces oiseaux-là,…Il faut dire que j’ai l’œil.   

Au moment où il terminait sa phrase il y eut un bruit de tonnerre retentissant et un éclair zébra le ciel, projetant sa lumière par la seule fenêtre du bureau. Manako étouffa un cri d’exclamation. Pendant un instant, il avait cru distinguer l’ombre de neuf longues queues mouvantes sur le mur derrière son interlocuteur.

Ce dernier avait sorti un thermos de sa poche et se servait calmement un liquide ambré dans un verre de cristal.

-          Est-ce l’orage qui vous trouble à ce point ? s’enquit-il avec un regard moqueur. Je vous trouve un peu pâle. Puis-je vous proposer du saké ?

 

-          Non…merci ça ira.

 

-          A votre guise. Mais, je m’égare dans mes histoires personnelles, racontez-moi donc vos années dans cet établissement. Nous avons toute la nuit devant nous, et le ciel gronde.

 

-          Nous avons ici près de 750 prisonniers, de toutes les nations. La plupart du temps de sont des voleurs ou des assassins.

 

-          Ah….les gens de nos jours. Mais je comprends la démarche. Il est juste que les gens qui tuent sans motif adéquat ou profitent de leur position, soient punis à leur juste valeur.

 

-          Mais, vous-mêmes, vous faites tuer des gens, n’est-ce pas trop dur ?

Il avait tenté de reprendre l’avantage dans ce dialogue qui commençait à lui échapper. Mais il ne s’attendait pas à la réaction de son interlocuteur.

Ce dernier éclata alors en un grand rire véritablement démoniaque pour l’homme qui lui faisait face. Et le sourire qui lui succéda était effrayant, littéralement maléfique. Ce dernier avala avec difficulté.

-          Ha…vous avez bien raison. Mais ne confondez pas la cruauté et la Justice. Je ne fais pas ça pour mon plaisir. Et j’arrêterai que lorsque tous ces corrompus soient anéantis.

 

-          Je croyais que vous aviez dit avoir changé de travail. Fit le directeur qui ne savait plus où se mettre.

 

-          Qu’est ce que ça change. Il suffit d’avoir….de bons contacts.

 

-          Cela doit être grandiose de voir la Justice dans ses œuvres.

 

-          Je peux vous avoir une place pour le prochain procès. Ce sera…extrêmement facile. Fit Naruto/Kyubi avec un regard ambigu qui fit frissonner l’autre.

La porte s’ouvrit toute seule dans un grincement effrayant. Manako sursauta une nouvelle fois.

-          Allez-vous cesser de vous ronger les sangs, directeur. Je ne pensais qu’un homme de votre trempe sursauterait au moindre bruit. Peut-être devriez-vous demander une mutation si le climat vous est défavorable.

 

-          Mais absolument pas, je….

 

-          A la bonne heure. Le coupa l’autre. Allons visiter cette prison.

Les deux hommes se levèrent dans un même mouvement. Manako s’aperçut alors que son interlocuteur était grand, vraiment grand. Il le dépassait d’une bonne tête, ce qu’il n’avait pas remarqué au début de l’entretien.

Tentant de reprendre contenance, il prit la tête du convoi.

-          Alors ici, nous avons nos plus anciens détenus, ils se sont réfugiés dans le silence pour…échapper à leur condition.

 

-          Oui, ça semble être une preuve de résignation.

 

-          De ce côté-ci, ce sont les prisonniers importants, ils bénéficient d’un confort supérieur aux autres.

 

-          Au cas où vous les laisseriez sortir, n’est ce pas ?

 

-          O…oui.

Menteur…..

-          Et ici. Conclut le directeur en s’épongeant le front trempé de sueur. Nous avons le département scientifique. C’est….un peu l’hôpital, nous….y soignons les patients les plus malades.

Il ment encore. C’est l’endroit où ils font des expériences sur les détenus. J’entends les hurlements de là. Je ne sais pas ce qui me retient de le tuer. Je vois difficilement comment ça pourrait être pire.

C’est alors qu’il ressentit soudain un chakra dans la salle du département scientifique. Un chakra plus fort que les autres.  Un chakra qui lui était familier.

Impossible. Je reconnais ce type de chakra. Serait-il possible que….

Un long hurlement de douleur retentit alors, se répercutant sur les couloirs. Le chakra se fit plus présent.

La possibilité se fit alors probabilité. Et lorsqu’il entendit la phrase qui transperça l’épaisse cloison, la probabilité devint certitude et l’horreur se dévoila.

 

 

-          JE VOUS EN PRIE, LAISSEZ-MOI SORTIR, DATTEBAYO ! !!!!

Commentaire de l'auteur Vous avez droit de me tuer pour la dernière phrase :) mais d'abord je veux plein de commentaires.

Allez allez, on se secoue. Je vous ai écris deux chapitre avant Noel, ce qui n'était pas prévu du tout, allez tout le monde commente, on attend pas le voisin !!!!!
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