Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 318 lectures  - 3 commentaires [05 décembre 2021 à 21:22:58]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Naruto

L'Ermite du temps et de l'Espace Auteur: clems17 Vue: 46352
[Publiée le: 2012-11-13]    [Mise à Jour: 2013-11-22]
13+  Signaler Général/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 144
Description:
Dans un passé pas si lointain, un jeune homme traversa le temps et apparut devant ses parents qu’il n’avait jamais vu.
Mesurant toutes les possibilités d’un tel périple, le jeune voyageur du temps décida de faire connaissance avec sa famille amenée à disparaître.
Il acquit connaissances et forces au cours d’une ultime bataille qui laissa des séquelles psychologiques profondes l’amenant à partir en exil.
Ce jeune homme était Naruto Uzukaze, Yondaime Hokage, héritier de la Volonté du feu. Héros de Konoha….et grand farceur.
Alors que le temps a passé, une nouvelle épopée est sur le point de débuter. Le passé, le présent et l’avenir sont promis à des changements terribles.


Il s'agit de la suite de ma fiction "Les Voyageurs du Temps" que je vous demande de lire avant toute chose, sous peine de ne pas comprendre l'essentiel. Le premier chapitre sera une allusion à tout. De grâce LISEZ LA FIC PRECEDENTE !!!!
Par ailleurs, il se pourrait qu'il y ait du spoil, des liens avec les scans hebdomadaires. Je le préciserai en début de chapitre.
Crédits:
La grande majorité de mes personnages appartiennent à l'univers du manga "Naruto" de Masashi Kishimoto
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

le retour du héro

[6589 mots]
Publié le: 2012-11-17
Mis à Jour: 2012-11-17
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Non, vous ne rêvez pas. :)

Je vous offre mon premier chapitre de la nouvelle fic

Konoha le Village des Feuilles du Pays du Feu.

Oh on pouvait en parler des heures sans avoir fait le tour de la question. Il y avait eu des moments de gloire et de défaites. Tout avait commencé il y a près de 100 ans lorsque deux ninjas hors du commun créèrent Konoha. Les plus grands rivaux que ce monde ait connus depuis des décennies.

Les décennies passèrent, de grands ninjas virent le jour, grandirent, enseignèrent….

Konoha devint l’un des plus beaux Villages et plus puissants.

Dans un passé pas si lointain, un jeune homme traversa le temps et apparut devant ses parents qu’il n’avait jamais vus.

Mesurant toutes les possibilités d’un tel périple, le jeune voyageur du temps décida de faire connaissance avec sa famille amenée à disparaître.

Il acquit connaissances et forces au cours d’une ultime bataille qui laissa des séquelles psychologiques profondes l’amenant à partir en exil.

Ce jeune homme était le Yondaime Hokage, héritier de la Volonté du feu. Héros de Konoha….et grand farceur.

 

Près de 8 années passèrent dans le Monde Ninja

 

 

Dans un village d’une taille plus que respectable, situé au pays du Feu, la pluie ne cessait de tomber depuis quelques jours. A force l’humidité était telle que la visibilité en devenait quasiment nulle.

 

Les deux gardiens, exerçant à l’heure actuelle « le plus énervant, frustrant et stupide des travails » selon leurs dires, ne purent distinguer la silhouette qui s’engageait lentement dans le village. Cette silhouette marchait d’un pas tranquille comme si elle était en terrain connue.  Elle portait une veste blanche avec des flammes noires lui descendant jusqu’aux pieds. Et par-dessus le marché, une épaisse capuche dissimulait ses traits aux plus curieux. 

 

-           Quelle tristesse, pensait la silhouette en question, la Troisième Guerre des Ninjas vient à peine de se terminer, et pourtant la surveillance est à un niveau ridiculement bas. N’eut été ma technique de la barrière il y a 8 ans, qui sait ce qui aurait pu arriver à Konoha.

 

Comme pour lui répondre, une autre voix retentit dans sa tête. Cette voix terriblement grave respirait la puissance, l’expérience et une certaine trace de bestialité.

 

-           A la fin d’une guerre, les humains ont une tendance marquée à se relâcher, afin de digérer la haine et la souffrance subies sur le champ de bataille. Il ne faut pas leur en vouloir.

 

-           Peut-être as-tu raison, après tout, tu en as connu des guerres toi.

 

-           En effet…..beaucoup trop. Les  ninjas apprennent que le Monde a connu 3 grandes guerres depuis sa création. C’est évidemment faux. A l’époque du Vieil Homme, le monde avait déjà été la proie des flammes à 28 reprises.

 

La silhouette leva la tête vers la falaise surplombant le village. 4 visages taillés dans la pierre  y étaient visibles. Elle sourit sous son capuchon en observant le quatrième.

 

-           Hey, j’avais oublié les trois marques sur la moitié du visage. J’avais vraiment eu une idée marrante quand je suis parti. Ah c’était le bon temps…. Mais toujours pas de cinquième visage ? Le vieil Hiruzen-sama a repris son poste comme prévu. C’est heureux. Il comprendra bien mieux que quiconque le bien fondé de ma requête.

 

-           Tu veux toujours…..

 

-           ….restaurer le clan ? En effet. Qui mieux que moi ne sait à quel point mon nom est destiné à l’oubli.

Deux yeux rouges s’ouvrirent. Une mâchoire redoutable se dévoila dans l’obscurité. 

-           Je croyais que nous étions tombés d’accord pour ne plus modifier le futur, gamin. Le coupa l’autre. Je ne comprends pas tes motivations. Rien ne s’est jamais aussi bien passé. Ton père a fait un discours pour te présenter à la population. TU as fait un discours, et en tant qu’Hokage,  pour que les gens connaissent ton nom, celui de tes parents et ce qu’ils te doivent. Tu n’as plus rien à prouver maintenant. Les craintes de ton enfance sont derrière nous.

 

Le jeune humain acquiesça de la tête. 

-          En effet. Aussi, n’est ce pas pour changer davantage les choses, de ce côté-là en tout cas, que je fais tout ça. Les choses sont bien comme elles doivent être. Non, j’aspire juste à recréer une famille comme tout homme normal. Ne puis-je pas y prétendre après tout ce temps ?

Il y eut un grognement dubitatif.

-           Naruto, ne fais pas comme ce jeune Uchiha qui a fait de son clan une affaire de vengeance. Tu sais ce que ça entraîne.  Tu as vu ce qu’il est devenu !

 

-          Ne t’y trompe pas, Renard, je te répète que ma vengeance ne concerne pas un Village. Konoha est ma patrie et je la défendrai corps et âme, comme ancien et futur Hokage. Elle concerne une organisation de monstres. Elle concerne un seul et Unique homme. Madara Uchiha. Ce à quoi aspire cet imbécile de Sasuke, qui veut faire payer au monde entier son étroitesse d’esprit, n’est en rien comparable.

 

-          Je l’espère sincèrement. Répliqua l’autre pas entièrement convaincu. Même si, entre nous, je doute qu’un ninja puisse prétendre véritablement au repos.

 

Tout en continuant leur discussion, deux entités se dirigèrent vers le nord du Village.

La brume s’était encore épaissie, rendant la visibilité assez délicate.

C’est alors, qu’encore immergée dans la brume, une silhouette de grande taille se laissa entrevoir. Une forme reconnaissable entre mille.

Une forme à neuf queues.

Naruto fronça les sourcils avec méfiance. A sa connaissance il n’y avait ici strictement rien ressemblant de près ou de loin à une telle silhouette.  

-          Qu’est ce que c’est encore que ça ? Je me suis trompé d’époque et il y a un troisième Kyubi ?

Le Renard poussa un grognement vexé.

-          Gamin, j’espère que tu plaisantes. Ça fait bien 3000 ans que je ne suis plus aussi petit. De plus, si tu étais attentif tu t’apercevrais que cette silhouette ne dégage aucun chakra. Et encore moins le mien.

  

-          Ah…oui c’est juste. Mais à ma décharge, je ne connais pas beaucoup d’autres créatures à neuf queues et cette brume est trompeuse, on se croirait à Kiri. FUTON……

Aussitôt, un petit vent se leva, soufflant la brume et révélant aux yeux des visiteurs une surprise inattendue.

La statue représentait Kyubi dans une posture d’attaque, ses neuf queues dressées autours de lui. Tout était fidèlement reproduis, des yeux à pupille horizontales jusqu’aux détails de la fourrure.

Entre les deux pattes avant se trouvait un écriteau parcouru d’écritures.

 

Statue du grand Esprit aux Neuf Queues.

Protecteur de Konoha, divinité du Pays du Feu.

Allié du Yondaime Hokage.

 

C’est alors que Naruto avisa un petit complément sur la tête du Renard de pierre. Il y avait un personnage humain se tenant fièrement debout. La cape qu’il portait, les minuscules moustaches sur une joue et la minuscule boule dans sa main droite ne laissait aucune place au doute.

-          Et bien. Souffla Naruto. Je ne m’y attendais pas du tout. Quand je t’avais nommé Protecteur de Konoha, je n’aurais jamais pensé qu’ils aillent aussi loin. Encore une preuve que la situation est optimale. Konoha qui te vénère c’est totalement ce que j’avais espéré. Quel bonheur…..

 

-          Je dois reconnaitre que ce n’est pas si mal fait. Se rengorgea le Renard en lissant sa fourrure d’une griffe. Néanmoins, pense à leur rappeler que j’ai cinq griffes à chaque main et non quatre. Une erreur de débutant.

 

 

-          Il faut surtout vérifier si la statue montre ton caractère masculin. Ajouta Naruto avec un air très sérieux. Tu imagines la honte, Démoniaque Renarde à Neuf Queues.

 

-          SOMBRE CRETIN D’HUMAIN, LES DEMONS A QUEUES SONT ASEXUES.

 

 

-          Allons, mon ami. S’étouffa Naruto qui luttait maintenant contre une terrible envie de rire. Il n’y a pas de honte à avoir. Nous pouvons en parler un de ses jours si tu veux.

 

-          Alors que tu n’as jamais connu de femelle ? Rétorqua Kyubi. C’est Kushina qui se moque des ramens, là. S’il y a bien un humain qui n’y connaît rien, c’est toi !  

 

Il partit alors dans un grand ricanement qui résonna lentement dans la tête de Naruto. Lequel perdit son sourire rapidement.

-          Tu es obligé de me rappeler ça à chaque fois. Grommela le blond. Maintenant tu vas croire que tu as réussi à me faire taire, ‘ttebanio.

Olé. Il a dit ‘ttebanio. Ça veut dire qu’il perd son sang-froid et que j’ai gagné. Et le champion est……Kurama !

-          Parce que ce n’est pas le cas ? se moqua le Renard à voix haute. Pensais-tu avoir une chance d’être plus rusé que le Renard, bébé Naruto ?

 

-          Ne m’appelle pas comme ça ! 

 

-          Oh pardon, grand Naruto. Continua Kyubi en faisant mine de s’excuser. J’aimerai tant m’incliner devant votre classe légendaire, mais même allongé par terre je n’arrive pas à être aussi petit que Votre Majesté.

 

Le rire du Renard retentit pendant de longues minutes sans discontinuer.

 

Bureau de l’Hokage du village

 

Le bureau de l’Hokage était une pièce chaleureuse, remplie de portraits et de dossiers d’une épaisseur variable. C’était le lieu d’où le Chef du Village de Konoha accomplissait son rôle. En effet, le bâtiment était le plus haut  et était situé juste sous une falaise gigantesque. L’endroit idéal pour veiller à la bonne marche des affaires de la Feuille.

A l’heure actuelle, près de quatre Hokages s’étaient succédé dans la rude tâche de protéger Konoha. Trois avaient perdu la vie en l’accomplissant. Hashirama et Tobirama Senju, Shodai et Nidaime Hokage ; Hiruzen Sarutobi toujours au poste de Sandaime ; Minato Namikaze Yondaime Hokage exerçant il y a encore huit ans au combat. Chacun des Hokages avait apporté sa pierre à l’édifice qu’était Konoha. Chacun avait considéré le Village comme sa propre famille. Ils étaient la fierté des habitants. La Volonté du Feu, tel était le mot utilisé pour désigner ce sentiment très fort.

A l’heure actuelle, deux personnes discutaient d’une voix sérieuse à l’intérieur du bureau.

 

-           C’est pourquoi, disait une femme blonde à deux couettes et à poitrine proéminente, je renonce à conserver mon poste à la tête du service médecine du Village, Sarutobi-senseï.

Elle s’appelait Tsunade, médecin de grand talent et petite-fille du Shodai Hokage.

-           Je te demande d’y réfléchir encore un peu, Tsunade, répondit tristement un homme aux cheveux grisonnants, je sais que la mort de ton compagnon t’a énormément perturbé il y a plusieurs années, mais….

Sarutobi Hiruzen, Sandaime Hokage sortis de sa retraite, n’arrivait pas à croire ce qu’il entendait. Tsunade, une élève talentueuse, une éventuelle successeuse, s’en allait hors de Konoha. Quelle tristesse. 

-           Je regrette, senseï, mais ma foi a été complètement ébranlée. Je ne pourrais plus être comme avant. Si j’ai longtemps pensé que je m’en relèverai, je m’aperçois aujourd’hui que c’est impossible. J’ai raté cette opération, et cette femme est morte après une horrible agonie. J’ai peur de tuer encore plus de gens. J’ai besoin de m’exiler….

Hiruzen soupira. Que répondre à ça. Il ne pouvait évidemment pas demander à son meilleur médecin d’exercer contre sa volonté au risque de commettre une erreur par manque de conviction. S’il y avait bien quelque chose qu’il savait à propos des médecins, c’est que la partie « moral » tenait une place primordiale. Ne pas avoir un mental d’acier c’était courir de très gros risques. 

-           Je ne peux que respecter ta décision, finit-il pas répondre. Mais ce faisant, nous perdons un médecin de grand talent.

Elle essuya une larme au coin de son œil. La décision lui peinait, mais sa peur et sa honte d’avoir jadis échoué à sauver deux personnes chères l’avait brisée. D’autant plus par ce nouvel échec.  

-           Je….j’ai peur de voir à nouveau le sang couler à cause de mon manque de réussite dans ce que j’entreprends.

L’Hokage dû s’incliner.

-           Il semble, reprit le vieil homme l’air éteint, que les Sanins n’existent plus. Orochimaru qui a déserté il y a quelques années, Jiraya qui disparaît du jour au lendemain sans donner de nouvelles, et maintenant toi ? Quelle tristesse…..

 

-           J’en suis consciente, et croyez-moi ça ne me plaît pas d’être obligé d’en arriver là,  mais c’est comme ça et je ne peux pas passer outre. Je sollicite comme dernière faveur de pouvoir amener ma nouvelle élève avec moi.

 

-           Qui est-ce donc ? Je n’avais pas souvenir que tu aies pris une élève ces dernières années.

 

-           Shizune. C’est la nièce de…..Je lui avais promis que je m’en occuperais en cas de….malheurs. Et elle est maintenant assez grande pour pouvoir entamer un voyage initiatique.

 

La porte s’ouvrit soudainement, et la silhouette encapuchonnée qui s’était introduite dans le  village entra.

 

-           Tu devrais éviter de ressasser ton passé, Tsunade baa-chan, sinon tu vas finir par retomber dans l’alcool et le jeu. Et comme tu perds à chaque fois, enfin je ne t’apprends rien…..A croire que tu aimes te faire du mal. Non, mais je ne critique absolument pas, hein. Il faut de tout pour faire un monde après tout.

 

La blonde vit rouge. Qui était ce grossier personnage.

 

-           Qu’est-ce que tu as dit ?  Répète si tu l’oses !

Il y eut un petit rire moqueur. Un rire d’où sortait tant de joie et de lumière que Tsunade hésita sur la conduite à adopter.

-           Allons donc ! Voilà que je commence à dire n’importe quoi. Cette époque n’est pas encore arrivée….j’oublie à chaque fois que tu n’as que 50 ans ici.

 

Ironie mordante teinté d’un soupçon d’humour. La silhouette en question ne semblait pas le moins du monde effrayée par le teint furieux de son interlocutrice. Il avait pris l’habitude depuis longtemps.

 

-           42 morveux !  Ou as-tu appris les bonnes manières ?

 

La silhouette fit mine de se concentrer. Puis avec un ton joyeux répondit.

 

-           Tu sais Tsunade, je n’ai pas vraiment connu mes parents dans mes premières années. Un an n’est guère suffisant pour pouvoir véritablement parler de vie de famille. Mais bon soit, passons à autre chose puisque tu le souhaites. Je te prédis un brillant avenir dans l’art de ronfler sur les bureaux une bouteille de Saké à la main. Quelle belle perspective, ‘ttebanio.

 

Le Sandaime Hokage, Hiruzen Sarutobi, observa le nouvel arrivant. Quelque chose dans la façon de parler de cet inconnu lui faisait  penser à une vieille connaissance. D’après ses souvenirs, il n’y avait guère qu’une seule personne pour allier ainsi politesse et insolence. D’autant plus que cette longue veste ne laissait plus de place au doute.

 

-           Est-ce que par le plus grand des hasards tu ne serais pas…..

 

L’inconnu répondit à la demande  de son interlocuteur d’une voix placide mais toujours un tantinet moqueuse, comme s’il s’amusait bien. Il salua de la tête.

 

-           Je suis Naruto Uzukaze, fils du Yondaime Hokage ( et son intérimaire) l’Eclair Jaune de Konoha et de Habanero la sanglante Kushina Uzumaki. Ermite des crapauds, Ninja à mes heures perdues et amateur de ramens de toutes sortes, de toute couleur et de toutes recettes. Je peux aussi vous donner ma pointure si vous voulez. Sachez donc, pour votre information que mes sandales ont été confectionnées par un grand artisan d’Iwa du nom d’Imanako. Et ce pour un prix dérisoire. Pensez-vous, quasiment rien.

Sarutobi étouffa un sourire soulagé. L’heure du retour semblait enfin avoir sonné. Naruto, le Héro de Konoha était enfin de retour.

-           Naruto……alors tu es revenu. Après 8 années sans aucunes nouvelles ? J’ai presque cru que tu étais mort.

-                     En effet. Mais pour ma décharge, j’avais un travail phénoménal. Répondit Naruto avec flegme.  Le genre de travail qui ne permet guère de discuter du bon vieux temps. Enfin je ne vous apprends rien puisque c’était la raison de mon départ.

Tsunade, qui était restée silencieuse pendant les salutations d’usage reprit soudainement la parole.

-                     Je ne savais pas que Naruto, le fils de Minato,  serait devenu aussi mal élevé. s’étonna-t-elle.  Quand je pense que tu étais un garçon adorable en partant.

Naruto sourit. C’était gentil de sa part, mais il se devait de la détromper avant qu’elle ne commence à se montrer moins sympathique.

 

-           Bah n’en prend pas ombrage, la vieille, je n’ai pas tellement changé que ça. Je ne sais pas si on se verra toujours autant à l’Hôpital, mais compte sur moi pour t’empêcher de braire tes âneries.

Trop c’est trop.

-           Enlève donc ta capuche, s’écria cette dernière qui commençait en avoir assez de ses plaisanteries, que je puisse voir à qui je m’adresse.

 

-           Le savoir est une source de conflit en ce bas monde. Enonça gravement Naruto comme s’il prononçait un hommage funéraire. Sauf quand on le noie dans le Saké bien sûr……Mais je ne t’apprends rien une nouvelle fois……

 

-          Je t’interdis de te moquer de moi ! S’écria la Sannin outrée de tant d’impertinence.

Le rire clair et moqueur retentit à nouveau.

 

-          Tu me donnes des ordres ? s’étonna Naruto avec un grand sourire. A moins que je ne me trompe tu n’es pas Hokage et le titre de Sanin est purement honorifique. De plus, je te retourne ton conseil, docteresse, tu t’adresses à un Hokage.  Par conséquent, bien que tu aies un bon fond je ne vais pas pouvoir accepter ta requête.  Autre chose à ajouter ?

Il adorait se moquer de Tsunade, et ce depuis toujours. Ses sarcasmes n’avaient bien évidemment rien de sincère c’était une façon comme une autre de réchauffer l’atmosphère. Aujourd’hui, par cette journée humide,  il ne s’en privait pas.

Mais Tsunade n’était pas d’accord. Elle s’élança prête à en découdre (en fichant son interlocuteur dans le mur si possible). Elle frappa….le mur à la droite de la tête de Naruto. Le Sandaime eut la surprise de voir la force qu’elle avait mise dans ce coup quand il entendit le mur exploser littéralement. Ça devenait sérieux.

Le blond, lentement, attrapa délicatement le poignet  de son « adversaire » afin de le remettre devant lui et l’empêcher de réattaquer. La Ninja médecin sentit dans la main de Naruto un chakra gigantesque. Une force monstrueuse. Pourtant, rien dans son attitude ne laissait voir une quelconque agressivité. Il lui tenait la main avec douceur et courtoisie, comme pour la convier à une danse.

Hiruzen Sarutobi, qui s’apprêtait à intervenir se rassit, estomaqué. Il pensait que son élève avait frappé le mur exprès. Mais non. Naruto avait…..évité le coup d’une façon incompréhensible. Il n’avait absolument pas bougé pourtant.

Je ne pensais pas qu’elle mettrait autant de chakra. Si elle l’avait touché, il aurait été gravement atteint. Mais que s’est-il passé ? Il n’a pas bougé mais le poing de Tsunade ne l’a pourtant pas effleuré. Je ne comprends pas sa technique.

 

-           Tu ne peux pas m’atteindre Tsunade et tu ne le pourras jamais, soupira Naruto. Petit secret personnel, ne m’en veut pas. Chacun ses techniques familiales.  Cependant, puisque tu seras amenée dans le futur à me sauver la vie et à m’accepter en tant que Ninja, je veux bien accéder à ta requête et te montrer mon visage puisque tu y tiens tellement.

 

Il lui lâcha le bras et enleva enfin sa capuche.

 

Le jeune homme, reconnu comme étant Naruto,  avait subi quelques changements physionomiques depuis son départ de Konoha 8 ans auparavant. En premier lieu, son visage s’était allongé et les os des mâchoires étaient plus saillants que d’habitude.

Les cheveux blonds si semblables à ceux de son père avaient légèrement poussés, accentuant encore la ressemblance. Son regard, d’un bleu aussi profond et indomptable que l’océan, présentait deux pupilles verticales. Les curieuses marques semblables à des moustaches sur ses joues avaient disparu.

Et, évidemment, il avait pris plusieurs centimètres durant ces quelques années. Tout cela donnait un curieux ensemble, à la fois sauvage et empli de sagesse. Naruto à 25 ans. 

-          Et peut-on savoir ce qui te ramène à Konoha ? s’enquit Tsunade. As-tu ressenti le besoin de ne plus vagabonder sur les routes comme ce pervers de Jiraya ?

Naruto haussa les sourcils. C’est avec une certaine perplexité qu’il répondit à la question.

-          Que d’animosité Tsunade baa-chan pour ce pauvre Jiraya. Non que je cautionne les torchons qu’il prétend appeler des « livres »  ( bien que Chroniques d’un Ninja fougueux soit un chef d’œuvre) mais il n’est pas si infréquentable que ça. De plus, je te le rappelle, tu m’as mûrement encouragé à aller jusqu’au bout de mon voyage. Tu m’as poussé dans cette voie plusieurs fois en disant que c’était ( je cite) « la meilleure façon de faire le point sur qui je suis réellement » . Enfin, si je me rappelle bien, n’étais-tu pas en train d’évoquer ton départ avec Shizune nee-chan ? Je ne serais pas si pressée de parler si j’étais toi. Tsunade no baa-chan.  

Il détourna le regard de la Sannin scandalisée pour s’adresser au Sandaime.

-          Pour répondre à votre question, Hiruzen-sama, je suis venu pour prendre la place qui me revient, comme il avait été convenu ici-même. Aussi, n’ayant pas envie de gaspiller davantage de votre temps que j’imagine précieux, je vous propose de revenir d’ici quelques temps ( je parle d’heures et non d’années s’entend) pour en discuter de façon officielle, d’une part, et plus au calme d’autre part. Mais toutefois, j’aimerai juste savoir comment vont mes parents ? Seraient-ils….décédés ? s’enquit-il avec une légère tension.

 

-          Non. Répondit Tsunade qui avait recouvré son calme. Ils sont installés tranquillement dans une chambre spacieuse de l’Hôpital. Mais….hélas….ils demeurent dans un comas très profond.

 

 

-          Je vois. Répondit Naruto qui ne semblait pas troublé par la nouvelle. Et en ce qui concerne...mon autre moi ?  

C’est vrai qu’il n’est pas au courant qu’il ne s’agit pas d’un garçon…..

-          Et bien plutôt bien. Répondit le Sandaime avec prudence. Une famille sans enfants s’est proposée pour s’en occuper il y a quelques années. Ce sont des marchands ambulants. Je leur aie demandé de nous contacter régulièrement pour nous tenir au courant.

 

-          Excellent. Approuva Naruto satisfait. C’est la meilleure chose qui pouvait arriver. Vivent-ils au Village même ?

 

 

-          Pas exactement. Fit Hiruzen. Ils sont dans l’un de ces petits hameaux du Pays du Feu comme pied à terre. Et aux dernières nouvelles ils se dirigeaient vers l’est.

 

-          Je vois. La situation est donc sous contrôle et mon futur moi coule des jours heureux. Peut-être devrais-je penser à le laisser vivre tranquille sans chercher à lui causer un choc en appraissant dans sa vie.

 

Il s’interrompit car la voix de son « locataire » retentit dans son esprit. Immédiatement, l’image d’un Renard géant sur lequel il était assis se substitua au bureau de Konoha.

-          Gamin, je sais ce que tu ressens, mais, il est nécessaire que d’une façon ou d’une autre nous nous rapprochions de cet enfant.

 

-          Pourquoi dis-tu ça Kyubi ? Huit années se sont déroulées sans que nous nous soyons croisées une seule fois, il a une vie tranquille et sereine. C’est suffisant je pense ?

 

-          Excepté une chose primordiale. Le retour à ton époque ne se fera que lorsque l’équilibre sera revenu. Et pour cela, vous devez vous connaître l’un l’autre parfaitement.

 

-          Kyubi…..tu sais bien que je ne peux pas faire ça. Ma version jeune n’est pas comme moi. Tu as entendu Hiruzen tout à l’heure. Il vit heureux sans ma présence et ne sera pas confronté aux mêmes horreurs que moi. Qui serais-je pour lui ôter la vie que j’ai tant désirée ?

 

-          Tu es lui et il est toi ! rétorqua Kyubi. Ce n’est pas si simple, gamin. Tu peux modifier le futur des autres soit, mais modifier le tien serait bien plus catastrophique. Je sais ce que je dis. Le Temps est imprévisible, il est soumis à des règles immuables et nécessite un équilibre pour suivre son cours. Lui et toi êtes la même personne. En ce sens, le Destin va se tordre pour que sa vie soit la plus proche de la tienne. Contrairement aux autres individus qui eux changeront simplement de vie.  Si tu n’interviens pas des situations totalement inédites risquent de se produire. Des situations imprévues auxquelles il risque de ne pas survivre.  Et s’il meurt, tu risques de souffrir au-delà de l’imaginable.

 

-          De quels genres de situations imprévues parles-tu ? s’enquit alors le blond.  Des phénomènes spatio-temporels ou autres trucs du genre ?

 

 

-          Je t’ai connu plus intelligent, Naruto. Fit le Renard avec sévérité. Inutile de chercher si compliqué. Tu as vécu orphelin à Konoha, mais Sarutobi t’a cependant assuré une protection contre l’extérieur jusqu’à ce que tu deviennes ninja. Ton autre toi, quant-à-lui, vit avec des marchands ambulants. C’est un métier dangereux. Une embuscade et c’est fini. Et puis des dangers rodent dans le monde ninja. Nous ne savons rien de ces marchands. Qui nous dit qu’ils n’ont pas péri durant un voyage à notre époque ? Imagine que le groupe rencontre Madara ou un autre membre de l’Akatsuki. Aucune chance d’en réchapper.

 

Naruto serra les dents. Kyubi avait raison. Les dangers potentiels étaient bien plus importants pour des civils hors d’un Village Ninja. Une fois de plus, le Renard faisait bon usage son esprit logique et son expérience.

 

-          Que devons-nous faire alors ? Demanda-t-il encore hésitant.

 

-          Facile. Répondit paternellement l’animal géant. Retrouvons sa trace et gardons un œil sur lui. Nous désamorcerons les dangers les plus terribles, ceux qui ne devraient pas exister et que nous avons créés en arrivant ici, le tout en le laissant vivre à sa guise. D’une façon ou d’une autre  il sera confronté à des épreuves et nous devrons le laisser se créer votre personnalité si caractéristique. Mais rien n’empêche un petit coup de patte de temps à autre.

 

-          Très bien. Conclut l’Uzukaze. Je vais le surveiller de loin en attendant que les choses évoluent et qu’on puisse éventuellement faire connaissance avec le temps. Après tout, nous ne sommes pas à quelques mois près.

 

-          Nous sommes d’accords. Va répondre au Sandaime, il commence à s’inquiéter.

Naruto émergea de son esprit et s’adressa cette fois au Sandaime qui effectivement commençait à échanger des regards étonnés avec Tsunade.

-          Il est vrai que je me suis emballé, Hiruzen-sama, Tsunade baa-chan. Mon but premier est de reformer le clan Uzumaki-Namikaze, mais  pour cela je vais attendre qu’il vieillisse un peu. C’est à cette période que nous nous rencontrerons.

Le Sandaime sourit légèrement. Il retrouvait Minato dans cette façon de parler.

-          Tu fais preuve d’une grande sagesse Naruto, mais rien ne t’empêche de la…euh le voir de temps à autre, quand ils passeront par Konoha, sans lui dire, évidemment, qui tu es. Nous recevrons probablement un message de là où ils en sont d’ici quelques temps.

 

Naruto sourit chaleureusement. La situation était à nouveau sous contrôle.

 

-          C’est parfait. En attendant, je crois que je vais devoir séjourner un certain temps ici.

 

Le vieil Hokage se rencogna dans son fauteuil. 

 

-          J’espère pouvoir te faire confiance. Déclara-t-il avec un regard légèrement ambigu.

Naruto comprit les inquiétudes de son prédécesseur et s’empressa de répondre.

 

-          J’aimerai pouvoir vous dire que maintenant que je suis là tout va bien se passer et que Konoha n’a plus rien à craindre. C’est faux. On n’est pas à l’abri indéfiniment. De plus, j’aimerai que vous vous fassiez votre propre opinion de moi. Vous êtes hommes expérimenté et je m’en remets à vos conclusions.  Pour autant, comme je le disais tout à l’heure, je suis toujours le même au niveau de la mentalité et du désir de protéger Konoha. Ne suis-je pas le Yondaime après tout ?

 

-          Tu ressembles de plus en plus à tes parents. Fit le Sandaime en l’observant. Jiraya sera heureux de te savoir ainsi.

 

 

-          Je SUIS comme mes parents. Rectifia Naruto avec un sourire amusé. Tout du moins, j’ai réussi à limiter leur personnalité trop importante ( et leur souvenirs gênants) tout en gardant la majeure partie des souvenirs.

 

-          Oh. S’étonnèrent les deux autres. Tu as finalement réussi ?

 

 

-          Je ne serais pas revenu sinon, fit le blond en faisant semblant de s’offusquer. Malgré encore quelques « réglages » je pense être globalement au point. On peut donc dire que je suis 100 % Uzumaki et Namikaze. C’est d’ailleurs pourquoi, je compte aller me reposer dans une charmante petite maison près de la forêt interdite si vous n’y voyez aucun inconvénient.

 

-          Strictement aucun. Répondit l’Hokage. Mais, malgré ton rang, accepterais-tu de faire quelques missions pour le Village. Si tu es toujours aussi puissant que cette fameuse nuit, nous aurions grand besoin de telles capacités.

 

 

-          Oh, j’ai évolué sur bien des points. Je me contrôle mieux. Quant au rang, laissez-ça de côté, Hiruzen-sama. Je n’ai été Yondaime que par intérim.

Il disait le contraire il y a une minute à peine.

-          Bref, considérez-moi comme ermite et préparez-moi une bonne mission suicidaire, Sandaime-sama, et surveillez bien la buveuse  de Saké à vos côtés. Je vais inspecter les ramens, puis je reviens.

Il sortit tranquillement du bureau.

-          Est-ce que vous avez confiance en lui, Sarutobi-sensei ?

 

-          Le temps nous le dira. Mais si c’est ce que je crois, nous n’avons rien à craindre de lui.

 

 

-          En tout cas quel sale gamin.

 

-          Ha ha ha, rigola gentiment le vieil homme, aussi insolent que Jiraya pour se moquer des autres.  Mais il y a quelque chose qu’il ne pourra jamais imaginer. Quand il va voir que son futur lui est en fait imaginer.

Il se frotta les mains avec un sourire machiavélique. Tsunade sourit elle-aussi. Elle avait hâte de voir la réaction du jeune blond.

Dans la rue,

Naruto n’avait pas remis sa capuche. Le manteau qu’il portait en ce moment présent était sa légendaire tenue d’ermite blanche et noire. Habillé de la sorte, il attira le regard de plusieurs personnes qui  se retournèrent sur son chemin.

-          C’est le Yondaime Hokage !

 

-          Hokage-sama !

 

 

-          Il est de retour !

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Naruto se retrouva entouré d’une foule de Villageois l’acclamant, s’inclinant sur son passage ou tout simplement cherchant à toucher une partie de la veste du « héro ». Au début il en fut un peu décontenancé, mais se souvenant de la statue de Kyubi il réalisa que sa légende avait atteint de nouveaux sommets. A la bonne heure.

Aussi il bondit en arrière, se juchant sur une colonne afin d’être visible de tous.  Puis il leva un bras pour tous les saluer, comme il l’avait fait 8 ans auparavant.

-          Villageoises, villageois. Oui, vous l’avez dit,  je suis de retour parmi vous après toutes ces années de voyage. Et croyez-moi je suis vraiment heureux de retrouver mon Village aussi vivant et développé, épargné par le Fléau de la Guerre. Je ne peux pas décemment revenir réclamer mon titre d’intérimaire au poste d’Hokage. Il appartient à Minato Namikaze comme vous le savez, mais pour autant, sachez que vous n’aurez pas à vous plaindre de mes services. Car je continuerai à défendre Konoha, à donner ma vie pour chacun des Villageois si le besoin s’en faisait sentir. Vous m’avez appelé  votre Héro ? J’essaierai d’être digne de cet honneur que vous me faites, ‘ttebanio.

Ça y est, l’émotion le reprend.

-          Je risque de partir en mission un certain nombre de fois, mais vous me verrez quand même de temps en temps. Je viendrai discuter avec vous ou aider de mon mieux les nécessiteux. En tout cas, je tenais à vous remercier d’avoir construit une statue de mon ami Kyubi. Je ne m’y attendais vraiment pas mais c’est vraiment une bonne surprise. A nous deux, nous protégerons Konoha. Vous tous, mes amis, mon Village, Naruto Uzukaze est de retour, DATTEBANIO !!!!!

Il leva le poing vers le ciel d’un geste triomphant. Ce fut le signal pour un tonnerre d’applaudissements.

Sur un dernier sourire il disparut dans un souffle de vent qui dégagea le ciel de tous ses nuages.

De la fenêtre de son bureau, le Sandaime qui avait suivi la scène esquissa un petit rire.

Il a mis tellement de chakra dans son sunshin no jutsu que le vent a poussé tous les nuages. Rien à faire, il sera toujours excessif.

Le blond avait plusieurs préoccupations en tête. Pour se changer les idées il décida de recourir au remède qui l’avait sauvé les nombreux jours de solitude de sa jeunesse. Il se dirigea donc vers sa boutique préférée, Ichiraku’s Ramens. Idéal pour passer un moment  agréable.

Durant ses voyages dans le monde, il avait pu observer de nombreuses échoppes de ramens proposant leurs recettes locales. Et dans le domaine exotique certains allaient très loin. Il ne pourrait jamais oublier le jour où il avait constaté qu’un vendeur proposait des ramens avec des tranches de viande de renard. Ce jour-là, le petit hameau avait échappé de justesse à la destruction pure et simple.

Pour résumer, aucun ne valait Ichiraku.

S’asseyant à une table, il commanda sans plus attendre une portion taille maximale et entreprit de déguster le « meilleur plat au monde » selon lui.

Sa dégustation, toutefois ne dura pas longtemps.

-          Naruto-sama, c’est vous ?

Le fils de Minato Namikaze leva un regard curieux vers le jeune homme qui venait de l’interpeller. Il le reconnut rapidement. Et pour cause, il s’agissait de son futur senseï.

-          Kakashi…..ce que tu as changé depuis notre dernière rencontre. Tu es exactement comme à mon époque.

Kakashi Hatake était maintenant fidèle au souvenir que se faisait Naruto de son ancien senseï. Tenue intégrale de jonin et son fidèle masque. A une exception près. Il n’avait pas son sharingan pour une bonne raison.

-          Alors, repris Naruto, as-tu regagné ta forme physique durant ces 8 ans ? Ou même les soins de Tsunade n’ont pas suffi ?   

 

-          Non, j’ai recouvré mes forces, répondit l’Hatake avec la voix flegmatique et blasée que connaissait si bien son futur élève, vous pourriez être surpris.

 

-          Bien. C’est déjà ça de gagné.

 

-          Que voulez-vous dire ?

 

-          Oh…..rien de bien important. Et de grâce cesse de me vouvoyer, c’est horrible pour moi.

La conversation continua encore un instant, avant que Naruto ne pousse son bol de ramens vide.

-          Bien, Kakashi. Désolé de ne pas pouvoir rester plus longtemps, mais j’ai une mission qui m’attend.

Il se leva, et tranquillement se dirigea vers la grande porte du village, laissant un Kakashi un peu désemparé.

-          Tu as vraiment l’intention d’utiliser les ninjas de Konoha dans la bataille finale, Naruto ? fit la voix du Renard dans sa tête.

 

-          Bien obligé, on approche de la période où ces enfoirés vont se lancer dans leur chasse sanglante. Et nous devons les tuer rapidement avant de nous concentrer sur Madara.

 

-          C’est de loin le plus redoutable. Ajouta Kyubi en montrant les crocs. Nous devrons en apprendre un peu plus sur ses activités.

 

-          Exact. Et je compte bien empêcher Itachi de partir pour l’Akatsuki bien que la mort de cet abruti de Fugaku ne me dérange pas plus que ça…..

 

-          Allons, voilà que notre Hokage qui aime son Village veut sacrifier ses brebis égarées. Mais laissons-là cette question pour l’instant. Regarde devant toi, gamin,….

Naruto qui était perdu dans ses pensées depuis un moment, releva la tête.

Devant lui, à deux doigts de lui rentrer dedans,  se tenaient deux jeunes garçons l’un sur le dos de l’autre. Cheveux noirs, yeux d’ébène, peau blanche, les deux jeunes étaient vraiment beaux. Le plus âgé semblait déjà être maître de ses émotions. Ce qui n’était pas une réelle surprise quand on savait de qui il s’agissait.

-          Veuillez nous excuser, monsieur, fit le plus âgé. Je ne voulais pas vous rentrer dedans.

 

-          Je vois, le destin a de l’humour on dirait…..Itachi et Sasuke Uchiha….les deux petits derniers de l’illustre clan Uchiha.

 

-          Vous nous connaissez ? S’enquit le plus jeune avec une pointe de surprise.

 

-          En effet, j’ai…..entendu parler de vous plusieurs fois.

Si détaché qu’il fut, Naruto sentit une pointe d’amertume et de tristesse le traverser. Quel malheur de voir ce spectacle. Ce jeune homme à l’apparence si pure, condamné à un destin si noir. Et Sasuke……ce petit pouvait-il seulement imaginer que quelques années plus tard il ferait de la vengeance son but le plus absolu ? Qu’il voudrait détruire son village natal ?

-          Nous modifierons le futur, fit la voix du Renard dans sa tête sonnant comme une promesse.

 

-          Ne nous faisons pas d’illusions Kyubi…..ça n’empêchera jamais la haine de se répandre. Mais il est clair que je compte le surveiller quand cette date arrivera.

Il reprit conscience avec la réalité et s’adressa à Itachi.

-          Si je me fie à ce qu’on m’a dit, tu serais déjà très fort dans les forces spéciales. Capitaine à 13 ans est quelque chose qu’on ne voit pas chez les autres. Mes félicitations.

Le garçon fit un micro sourire (ce qu’on pouvait traduire dans le langage Uchiha par un éclat de joie).

-          Oh, répondit-il en rougissant légèrement, je pense que c’est un peu exagéré. J’ai encore du chemin devant moi

 

-          C’est qui ce type, nii-san ? intervint Sasuke.

Sale gosse. Dire que je l’ai tenu dans mes bras quand il était bébé.

-          C’est notre Yondaime Hokage, répondit Itachi avec un sourire. Naruto-sama.  

 

-          Je pense que nous aurons l’occasion de discuter tranquillement un de ces jours. Fit Naruto. En attendant, je te souhaite bonne chance pour la suite. Permet moi de te donner toutefois un petit conseil. Fais bien attention aux Anciens du Village et aux missions remplies de haine qui pourraient en découler.

Sur ces paroles énigmatiques, il s’en retourna vers le Palais de l’Hokage où il espérait bien trouver sa mission.

 

Palais de l’Hokage

 

Hiruzen Sarutobi, profitait d’un de ses rares moments de tranquillité pour s’adonner à son activité favorite depuis plusieurs années maintenant : la peinture.

Et inévitablement, au moment où il commençait à entrevoir la forme qu’aurait son chef d’œuvre, la porte de son bureau s’ouvrit avec suffisamment de force pour faire trembler sa fenêtre.

Un cri tristement banal précéda le chunin qui s’était précipité dans le bureau.

-          Hokage-sama ! Un milan messager est arrivé à l’instant avec un message.

Le vieil homme soupira. Dire qu’il était censé avoir pris sa retraite depuis quelques années. Il leva son regard fatigué vers ce maudit messager.

-          Quel est le sujet de cette missive ? Et d’où vient-elle ?

 

-          Le message vient directement du  Pays de la Cascade. Et elle est classé rang A.

L’importance du message fit froncer les sourcils de l’Hokage.

-          Rang A….C’est surprenant de la part de Taki. Ils préfèrent éviter de se lier aux autres villages ninja.

-          C'est-à-dire que la lettre ne vient pas du village lui-même. Il nous est envoyé par un individu isolé.

-          Donne-moi ça !

Le Sandaime lui arracha littéralement la lettre des mains fit un rapide mudra pour rompre le sceau et commença sa lecture.

Pour Hokage-sama,

Je vous envoie cette lettre en urgence pour vous supplier de nous envoyer de l’aide en souvenir de ce fameux jour où mes frères et mois avions mis notre vie en jeu pour votre village.  Les autorités de Taki ont décidé de nous envoyer des assassins pour détruire des habitants de la région et nous craignons pour nos vies. Nous ne pouvons pas espérer survivre si Taki envoie ses mercenaires et chasseurs de primes à nos trousses.

J’espère que ce message vous parviendra le plus rapidement possible

 

-          Je vois, reprit l’Hokage, la situation est plus que grave. Il faut que j’envoie des jonins là-bas pour les évacuer rapidement. 

Puis s’adressant au chunin.

-          Fait convoquer rapidement l’équipe  4 et les anbu Toki et Seko.

-          A vos ordres Hokage…. 

Le reste de sa phrase fut littéralement noyé par le bruit de la porte qui manqua une nouvelle fois d’être arrachée de ses gonds.

-          Ce ne sera pas nécessaire d’envoyer tout un contingent de ninjas, Hiruzen-sama. Je m’en chargerai moi-même.

-          Naruto ?

-          Lui-même. Répondit le blond.

Il était entré sans se faire annoncer et en détruisant à moitié la porte. L’impulsivité de Kushina mêlée à la politesse de Minato donnait toujours un résultat promptement sidérant.

 

 

 

Commentaire de l'auteur ça vous a plus ?

J'attend vos coms avec une certaine impatience. Allez, on se lache :)
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales