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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 159 lectures  - 1 commentaire [21 novembre 2021 à 14:54:06]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

 > 

Naruto

Kage
[Histoire Terminée]
Auteur: jainas Vue: 1495
[Publiée le: 2007-03-31]    [Mise à Jour: 2008-08-07]
G  Signaler Général Commentaires : 11
Description:
Un pas, deux pas... Comment un enfant psychopate peut il devenir Kage ? Comment changer, alors que tout ce que l'on a jamais su faire, c'est tuer ?
Gaara, ou comment devenir Kazekage alors qu'on est un démon unanimement détesté. Exploration du personnage de Gaara, ou "bienvenu chez les humains..."
Crédits:
Gaar et tout l'univers de Naruto ne m'appartiennet pas. Je ne fais que les emprunter.
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Troisième Pas

[6092 mots]
Publié le: 2007-05-06Format imprimable  
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Troisième pas

 

Gaara ouvrit les yeux, lentement, et fixa sa main étendue devant lui, paume tournée vers le ciel immense, comme s’il ne l’avait jamais vue.

« Non, » dit-il. Puis, comme avec l’arrière-pensée que ce n’était peut-être pas assez explicite et qu’une précision était nécessaire : « C’est hors de question. »

Deux pas derrière lui, le souffle de Zakyo Shinji se ralentit une fraction de seconde, avant de reprendre en même rythme lent qu’a l’accoutumée.

C’était un Ancien, mais il avait été un combattant redoutable dans son temps… Et quelques mois auparavant, Gaara aurait très certainement  considéré l’infime rupture de rythme comme un signe que l’homme s’apprêtait à attaquer.

Il y aurait évidemment remédié sans même y réfléchir, un pur instinct et une giclée de sable.

Mais à présent il savait que ce n’était sans doute pas le cas –du moins pas ici, en public. Il n’était pas certain, mais il avait plus l’impression que le changement de cadence avait à voir avec le fait que le Conseiller Militaire était exaspéré, et qu’il le cachait de son mieux. On ne s’exaspérait pas après un supérieur hiérarchique (ou du moins on ne le montrait pas) et on ne s’exaspérait certainement pas après Gaara du Désert : Règle de Survie Absolue dans la hiérarchie de Suna. (En même temps, même si on le cachait parfaitement on n’était pas certain de survivre…)

Évidemment, à présent que Gaara du Désert n’était plus seulement le croque-mitaine du village mais aussi -presque- le supérieur hiérarchique absolu… Hé bien l’acclimatation était un peu dure, et on pouvait mettre sur le compte de la pression la légère trépidation dans la respiration de l’homme…

Trépidation qui vibra un instant plus fort lorsqu’un long serpent de silice s’éleva du précipice sablonneux, suivant l’infime mouvement de la paume de son maître, avant de se stabiliser de nouveau.

« Gaara-sama… Soyez raisonnable. C’est une formalité dont vous ne pouvez vous dispenser. » Son ton était parfaitement égal. « Le kazekage se doit de- »

« Je refuse. »

Le visage impassible du jeune homme était partiellement tourné dans sa direction, et les pierres turquoise qui figuraient les pupilles étaient inertes. « Je ne sacrifierais pas inutilement l’un des jounins dont je vais être responsable sous prétexte qu’il s’agit d’une formalité nécessaire. »

La façade calme que tentait de maintenir la respiration se fissura de nouveau –après tout c’était la cinquième fois en deux jours que cette conversation avait lieu… Enfin si on pouvait appeler conversation les monologues des différents anciens qui s’étaient succédés et les réponses le plus souvent monosyllabiques –et toujours négatives- de Gaara.

Et puis pour les Anciens, l’assurance réitérée de sa bonne volonté et le fait que le jeune homme n’ait encore tué personne ne présentait certainement pas la garantie qu’il ne change pas d’avis. Apparemment  tout le monde s’attendait à ce qu’il fasse tôt ou tard un bain de sang, histoire de rattraper le temps perdu.

On le traitait donc comme on l’avait toujours traité : comme une bombe à retardement susceptible d’exploser à tout moment  si l’on faisait une mauvaise manœuvre –ou pas. Qui pouvait savoir, avec le démon ?

Le respect et la diligence ne cachaient pas la peur.

Elle était présente depuis toujours, autour de Gaara, et les changements de quelques semaines n’avaient certainement pas entamé les réflexes de toute une vie : tant qu’on restait dans les parages de Gaara du Désert subsistait le risque aléatoire –et d’autant plus terrifiant- de finir en bouillie sanglante mélangée au sable : cela n’avait pas changé.

Et étrangement, la peur qu’il suscitait était un ancrage pour Gaara. À peu près le seul sentiment des humains normaux –avec la haine- qu’il soit à même d’identifier, de comprendre et de manipuler. Le seul face auquel il sache vraiment comment réagir.

Et puis une saine dose de peur bien employée était un outil tout à fait efficace, avait-il découvert. 

 

-

 

 Quiconque y passait plus de deux jours s’en rendait vite compte : le désert était un endroit rude, dangereux. Une terre fondamentalement inhospitalière balayée par les vents et écrasée par le soleil, ou la moindre goutte d’eau avait valeur de trésor.

Les gens du Sable étaient à l’image de leur Pays : taciturnes et durs à la peine, capables de tout endurer et de se relever après. Et l’on pouvait reprocher beaucoup de choses aux ninjas de Suna, mais la versatilité n’était pas de celles-là : une fois une décision prise, on s’y tenait.

Et les Anciens avaient peut-être résisté bec et ongle, mais une fois décidé que Gaara du Désert serait le Cinquième Kazekage… Hé bien s’il y avait une chose que l’on pouvait mettre à leur crédit, c’est qu’ils ne perdaient pas de temps.

Après moultes palabres et autres débats enflammés, il avait été décidé que l’intronisation du jeune homme aurait lieu deux mois plus tard. Officiellement le temps d’organiser la cérémonie, de convier les Kage et autres dignitaires, d’informer les villageois sans déclencher une émeute. Le temps également de régler quelques points que les Anciens jugeaient cruciaux : mettre le futur Kazekage au courant de la situation politique, financière et militaires du village –en un mot le former. Officieusement  le temps, aussi, d’évaluer à quel point le futur Kazekage de Suna était sensible aux… conseils de ses aînés,  et celui de régler quelques écueils juridiques.

 

Depuis l’endroit ou elle s’était immobilisée derrière lui, en contrebas de la dune et quelques pas en retrait de Zakyo, Ryuusaki repoussa ses voiles de désert pour dégager son visage tatoué.

« Gaara-sama, rien ne dit que vous le tuerez. »

Le jeune homme –si jeune, quatorze ans presque, et bientôt Kazekage- pivota sur lui-même pour lui faire face et une coulée de sable orangé sur le flanc de la dune accompagna le mouvement raide et pourtant gracieux.

« Non. Le risque est trop grand comparé à l’utilité finale. »

« Gaara-sama c’est impossible… » Même la très composée Ryuuzaki commençait à perdre patience. « Pour pouvoir être nommé Kazekage il vous faut posséder le rang de jounin, et pour cela vous devez passer les différentes épreuves comme n’importe qui d’autre. Les jounins que vous affronterez sont des ninjas de Suna, et prêts à mourir comme tel si nécessaire. Ils feront leur devoir. »

Une ride d’expression butée marquait le front du jeune homme, là ou ses sourcils se seraient rejoints –s’il en avait eu. Il croisa les bras par-dessus le baudrier qui maintenait la gourde.

« Ce n’est pas nécessaire. Ils n’ont pas une chance contre moi. »

« Gaara-sa-… »

« Justement, leur mort n’est pas une issue inévitable Gaara-sama, vous pouvez-… »

« S’ils m’attaquent de toute leur force, si. Et comme vous venez de le dire Ryuusaki-san, ce sont des ninjas de Suna : ils feront leur devoir. Ils mettront tout ce qu’ils ont dans le combat. Je n’en attend pas moins d’eux. »

« Mais-… »

« Et ils mourront ou seront grièvement blessés, parce que si je suis… réellement menacé, ou pris par surprise… le Sable réagira en automatique- » Je réagirais en automatique, et ils mourront. Et peut-être que j’aimerais ça. « C’est un risque qui ne vaut pas la peine d’être couru. »

Les deux jounins échangèrent un regard et se renfrognèrent. C’était plus d’explications que Gaara n’en avait avancées depuis le début du ‘débat’ quelques jours auparavant. Mais c’était aussi une référence directe au Sable ; et le Sable de Gaara du Désert était un moyen infaillible de mettre un ninja de Suna mal à l’aise.

Ryuusaki croisa à son tour ses bras sur sa poitrine en un geste qui se voulait austère mais dans lequel une fêlure d’hésitation transparut un instant. Nul autre que Gaara ne savait très bien ou commençait le Sable, et ou s’arrêtait le Démon. C’était un terrain miné sur lequel on ne s’aventurait pas.

Elle échangea un nouveau coup d’œil avec Zakyo, ouvrit la bouche, la referma avec une moue irritée, puis sembla décider qu’elle ne voyait rien à répondre sur le coup.

« Nous transmettrons vos désirs au Conseil, Gaara-sama, » dit-elle finalement.

En silence les deux Anciens se retirèrent, laissant Gaara seul aux portes du désert, scrutant les étendues arides de son regard indéchiffrable.

 

***

 

Au final ce fut le Conseil qui céda, quand il finit par devenir évident que sur ce point précis la patience et l’obstination du jeune homme étaient aussi vastes et inamovibles que le désert dont il portait le nom. Et ceux des Anciens qui s’inquiétaient de la raison de sa détermination et murmuraient que peut-être il perdait sa touche, que peut-être il répugnait à tuer (ce qui aurait été embarrassant pour un ninja, et inadmissible pour un Kage) se virent rapidement détrompés.

D’abord parce que nulle personne saine d’esprit n’aurait pu confondre les vagues d’énergie sombre qui lui échappaient parfois et la fixité glaçante de son regard pour une quelconque conversion au pacifisme.

Ensuite car quiconque aurait eu le moindre doute aurait aussitôt été détrompé par le massacre qu’il fit lors de la mission.

 

Contrairement à l’épreuve de force de l’examen chuunin durant lequel les Pays se mesuraient les uns aux autres par Villages et genins interposés et tentaient d'appâter les clients potentiels à coup de jeunes prodiges prometteurs, la promotion au titre de jounin était laissée à l’appréciation des villages. C’était une affaire importante, et entourée de maintes précautions. Après tout on ne dévoilait  pas ses meilleures armes et ses secrets à un ennemi potentiel…

Si l’examen du village de la Brume était notoirement très peu encadré, plutôt sanglant, et provoquait régulièrement des plaintes de la part des autres pays pour cause de dommages collatéraux, les quatre autres cités ninja utilisaient un système d’évaluation basé sur des missions réelles et des matchs contre des jounins.

Mais cela ne signifiait pas pour autant qu’ils étaient faciles ou sans danger. L’examen jounin, où qu’il se déroule, avait toujours son lot de blessures plus ou moins graves et parfois de morts, que ce soit du côté des examinateurs ou des participants.

À Suna, un jounin devait soutenir la candidature du chuunin pour qu’il puisse être autorisé à passer l’examen. Ce dernier était séparé en deux parties distinctes. La première consistait en une série de duels contre des jounins du Sable, testant séparément la valeur du combattant et ses réactions face aux techniques de ninjutsu, taïjutsu et genjutsu de haut niveau. La seconde comportait l’accomplissement d’une mission de rang S en solo ou en tant que Capitaine, sous l’observation d’un jounin…

 

Si à se voir confier une mission S Gaara n’avait émis qu’une froide satisfaction qui fit reculer intérieurement les ninjas endurcis qui étaient présents, il ne modifia pas d’une once sa position quand aux affrontements.

Ou du moins il ne l’aurait pas modifée, si les Anciens à court d’arguments n’avaient décidé de jouer leur va-tout, et fait appel à Temari et Kankuro.

 

***

 

Ce fut Kakishi du Sable Gris qui les fit mander et les reçus.

C’était un homme imposant d’une quarantaine d’années, au port droit et au maintien austère. Tout dans sa personne, malgré les robes de notable qu’il portait, hurlait même aux yeux les moins expérimentés que s’il n’était peut-être plus ninja il l’avait forcément été, et un sacrément bon pour ne rien gâcher.

De fait il avait quitté le service actif à l’âge de trente-cinq ans, après une blessure grave, et s’était depuis contenté de postes administratifs et décisionnels. Sa main droite qui reposait sur des genoux était une masse effrayante de tissus cicatriciels dont n’émergeait que trois doigts inertes : il ne pouvait plus former de sceaux.

Pour résumer, Kakishi du Sable Gris était un homme très influent au sein du Conseil, et dangereux par lui-même ; un homme dont il ne valait mieux pas se faire un ennemi.

Et accessoirement c’était également un homme lié par le sang à la lignée des Kazekage, et depuis la mort du Quatrième c’était à lui, leur cousin, qu’était revenue la tête du clan.

 

Temari entra à genoux dans la pièce austèrement meublée, suivie de près par Kankuro, et s’inclina respectueusement face à lui avant de se redresser avec une raideur non dépourvue de grâce et poser ses mains à plat sur ses cuisses.

C’était peut-être excessif, aux yeux de la loi shinobi ils étaient tous deux des adultes, et leur rang les mettait presque sur un pied d’égalité avec lui, mais son âge, son rôle au sein du conseil et leur lien de parenté exigeait le respect.

« Nous vous saluons cousin. Cela faisait longtemps que nos pistes ne s’étaient croisées. »

« En effet Temari-san, trop longtemps. Mon toit et mon eau sont ceux de mon sang si vous le désirez. »

C’était la formule rituelle de l’hôte qui accueille sa famille. Temari déclina avec une politesse et une déférence égales. Ils étaient installés en ville et ne voulaient pas avoir à imposer leurs horaires exigeants…

En vérité, loger les descendants du Quatrième –même si Gaara avait difficilement l’usage d’une chambre, et que de toute manière il serait bientôt l’heureux occupant des quartiers du Kazekage- confèrerait une aura supplémentaire au pouvoir de leur cousin, et ferait d’eux ses débiteurs. Et puis la famille n’avait jamais été la préoccupation de leur père, et les rapports qu’il avait entretenu avec ses différents parents avaient au mieux été froids et distants, au pire teintés de paranoïa. Les considérations émotionnelles n’entraient guère en compte.

«J’ai cru comprendre que vous aussi passiez l’examen Jounin ? »

« On vous a bien informé mon cousin. Je part dans la soirée, et Temari le lendemain. Les Epreuves auront lieu à notre retour… Je ne peux malheureusement vous en dire plus, vous le savez, » répondit Kankuro d’une voix égale ponctué d’un petit signe de tête.

« Bien entendu. Je vois que vous prenez votre tâche à cœur… Vous vous montrez digne de votre sang. »

À la mention de leur père le visage de Kankuro se durci un peu, mais ce fut à peine perceptible derrière les peintures Kabuki.

« Nous servons notre village, Takishi-san. »

« Je le sais Kakuro-san. C’est pour cela que le conseil voudrait vous confier une mission un peu particulière. Nous voudrions que vous parliez à votre frère, et le convainquiez de participer à l’examen dans son entier. »

 

 

Kankuro se renfrogna brutalement, et les mains de Temari se crispèrent sur ses cuisses, froissant le tissu de sa tunique courte. Une fraction de seconde ils songèrent la même chose et atteignirent la même conclusion.

La grande question qui agitait les Anciens était à présent : « jusqu’à quel point le nouveau Kazekage est-il manipulable ? »

Même s’ils avaient été conscients des risques dès le début, ceux du Conseil pensaient avoir malgré tout fait une bonne affaire en nommant un jeune homme inexpérimenté qui aurait forcément besoin de Conseillers Avisés… Et réalisaient un peu tard que ce dernier ne souhaitait absolument pas pourvoir au poste d’Eminence grise.

La crainte latente un instant apaisée revenait… Et ils cherchaient à présent quels pouvaient bien être les leviers de Gaara…

Ils songèrent la même chose, et prirent la même décision.

 

Le visage de Kankuro se décrispa, et il aboya un éclat de rire dérisif.

« Gaara ne nous écoutera pas, » traduisit Temari sur un ton sec mais surpris qui indiquait que c’était également son point de vue sur la chose, et que seule la conscience de sa propre place la retenait d’imiter son frère cadet face à une suggestion aussi stupide.

« Il est peut-être notre frère, mais cela s’arrête là Takishi-san. Notre parole n’a pas de valeur pour lui. »

« Il a dit… une fois… que le seul lien entre nous était un lien de sang et de haine. Qu’est-ce qui vous pousse à croire que cela ait changé ? »

Takishi soupira très légèrement, et Temari réalisa avec soulagement qu’il avait utilisé cette dernière ressource sans trop y croire –ou alors il jouait remarquablement bien la comédie, ce qui était également fort possible…

Elle n’était pas fille de Kage pour rien, et elle savait parfaitement que s’ils favorisaient en temps normal une autorité implacable et les ordres auxquels nul n’aurait osé désobéir, les Anciens n’étaient pas au-dessus d’un peu de subtilité pour atteindre leurs fins.

« Il a changé, » souligna Takishi d’un ton placide. « D’autres choses ont pu changer également. Et un Kazekage incapable d’écouter ses conseillers n’ira pas bien loin. »

Elle se retint de réajuster sa tunique –ce qui aurait été une preuve de nervosité- et à la place se redressa un peu plus.

Est-ce que Temari et Kankuro avaient une chance d’influencer Gaara ?

Peut-être.

La réalisation était déstabilisante, mais aussi étrangement enivrante.

 

Le monde était sens dessus dessous depuis que Gaara du Désert avait unilatéralement décidé de devenir Kazekage… Quoique, non. Le monde semblait marcher sur la tête depuis bien avant ça.

Depuis qu’un nabot Konohien orange avait cassé la figure du susmentionné Gaara, en fait… Et l’avait Changé.

Heureusement les ninjas du sable étaient réputés pour leur stoïcisme à toute épreuve. Sinon Temari aurait été tentée de s’assoire par terre (ha non, impossible : elle était déjà assise par terre) et de se prendre la tête entre les mains.

Gaara avait changé, c’était vrai.

Il allait même être Kazekage

Et s’ils pouvaient vraiment influencer ses décisions… Que faire ?

 

Temari, Kankuro et Gaara étaient les enfants du Quatrième Kazekage de Suna, et d’ici quelques années ils auraient sans doute occupé avec succès des postes non négligeables au sein de la hiérarchie militaire du village…

Bon sang ne saurait mentir disait-on, et s’ils étaient loin de porter leur père dans leur cœur, elle était aussi parfaitement consciente que l’entraînement qu’ils avaient subi et de leurs capacités les avaient toujours destiné à cela.

Des gens plus faibles auraient appelé cela de l’arrogance. Ce n’était que la vision claire de ses forces et ses faiblesses.

Même s’il n’était qu’un idiot paresseux affublé d’un sens de la mode déficient, Kankuro était également un marionnettiste hors pair du haut de ses quatorze ans, et elle-même se savait parfaitement capable de vaincre à peu près n’importe qui si le besoin s’en faisait sentir –ou elle n’aurait pas présenté l’examen jounin avec la ferme certitude de le réussir.

Quand à Gaara, il était carrément hors catégorie en s’apprêtant à devenir le plus jeune Kage de l’histoire des cinq Pays.

Ce n’était pas de l’arrogance. Elle était peut-être fille de Kazekage, mais être la sœur aînée de Gaara du Désert lui avait apprit à ne pas s’appuyer sur cela : ce n’était ni son lignage ni un talent non développé qui lui auraient sauvé la vie si Gaara décidait soudain de faire mumuse avec le sable…

La vérité, c’est que pendant la plus grande partie de sa vie, la chose qu’elle avait le plus craint n’avait été  ni l’échec, ni l’ennemi, ni Baki-sensei, ni même son père, figure aussi effrayante que toute-puissante. Non, ce qu’elle avait craint, c’était Gaara.

Son petit frère la terrorisait.

 

Ils avaient été assignés avec Gaara quand celui-ci avait sept ou huit ans, était haut comme quatre kunaï et avait décidé que réduire les gens en pulpe sanglante serait désormais sa raison d’exister.

C’était l’époque où les tentatives d’assassinat se suivaient avec une régularité mensuelle, et où Gaara tenait de longues conversations avec le fantôme imbibé de sang de leur mère qui résidait d’après lui dans le sable.

On avait espéré qu’ils auraient une quelconque influence positive sur leur petit frère psychotique, ou quelque chose d’aussi improbable. En ce qui la concernait, Temari estimait presque miraculeux qu’aucun d’entre eux ne se soit fait tuer, et que les stigmates les plus marquants de cette période soient seulement une cicatrice longue comme la main sur la hanche de Kankuro, et la kunoïchi en elle-même.

 

Ils ne savaient pas vraiment ce qui s’était passé entre le nabot de Konoha et Gaara. Cependant les bribes de conversation avec leur frère, son changement et un peu de réflexion leur en donnaient une assez bonne idée, quand bien même cela n’aidait pas vraiment à comprendre.

Et maintenant qu’elle était plus âgée, peut-être un peu plus sage et beaucoup moins effrayée, Temari réalisait à quel point Gaara avait dû souffrir toutes ces années. Il ne s’en rendait probablement pas vraiment compte, et elle n’avait pas le moindre début d’idée de ce qu’elle aurait pu faire pour l’atteindre à cette époque-là –sans finir en engrais pour cactus bien entendu.

À vrai dire, elle ne savait pas non plus comment l’atteindre à présent. Gaara était sous bien des aspects un mystère, et aussi éloigné que faire ce peut de toute normalité, et ce même selon les critères déjà passablement tordus des ninjas.

Gaara ne serait jamais « normal ». Mais cela dit, il ne concevait sans doute pas ce que « normal » pouvait bien impliquer.

Il y avait trop de sang, de morts, de blessures secrètes et d’ombre. Cela Temari pouvait le dire. Gaara était une créature unique et complexe, endommagée et dangereuse. Et à défaut de trouver la normalité, il cherchait un équilibre interne qu’il était probablement le seul pouvait percevoir. 

Durant leur voyage loin de Suna, il avait peu tué, en comparaison d’avant. Il avait porté les coups fatals sans hésitation, mais avec une qualité d’attention différente, comme s’il cherchait à percevoir quelque chose. À s’emparer des bribes de mots d’une voix interne qui lui aurait murmuré des réponses à des questions que nul à par lui-même n’aurait pu comprendre…

En deux occasions il avait… perdu le contrôle, supposait-elle -ou l’avait peut-être volontairement relâché-, et proprement massacré ses adversaires.

Temari et Kankuro avaient prudemment pris le large et laissé leur frère évacuer l’instabilité et l’énergie brute qu’ils avaient senties grandir les jours précédents.

Plus tard Kankuro avait plaisanté, et s’était plaint de ne pas pouvoir s’entraîner si Gaara tuait tous les adversaires tout seul. Il n’avait récolté pour sa peine qu’un coup d’œil inexpressif, mais à la bataille suivante, lui et Temari avaient eu plus que leur part de chuunin déserteurs de la Roche.

Pas de doute, les choses avaient vraiment changées. C’en était un peu effrayant.

Et s’ils pouvaient vraiment influencer Gaara…

 

« Pardonnez-moi cousin, mais je doute que nous puissions influer sur les décisions de Gaara. Mais même si c’était le cas, je ne pense pas que sur ce… sujet là, il puisse changer d’avis. »

Normalement c’est Temari le porte-parole officieux de la fratrie, mais cette fois Kankuro l’avait devancée avant qu’elle ne sache vraiment quoi répondre. La voix de son frère la décida. Kankuro n’était pas un très bon orateur, même s’il comprenait le jeu tout aussi bien qu’elle. (Et puis il était en train de muer, et sa voix le trahissait de manière embarrassante et aléatoire en passant allègrement trois octaves aux moments les plus inattendus et les plus malvenus…)

Il n'y a plus que nous trois maintenant. Juste nous trois, personne d'autre.

Peut-être que finalement la décision n’est pas si difficile.

Il ne faut pas que le conseil puisse douter de leur loyauté…

 

« Cousin, me permettez-vous de vous faire part de ma pensée sur le sujet ? »

Takishi paru surprit, mais acquiesça gracieusement.

« Je vous en prie Temari-san, je vous écoute. »

« Merci cousin. Pardonnez-moi si ma réflexion est importune… Mais je partage l’avis de Kankuro. Je ne pense pas que Gaara change sa position sur ce sujet. Et je ne pense pas qu’essayer de l’y pousser soit une bonne chose. 

Il est… déterminé. Vous le savez… et son contrôle sur lui même n’a plus rien à voir avec ce qu’il était… 

Il a décidé que pour être, il doit protéger plutôt que tuer, cousin… Du moins je le crois. Et c’est une chose… précieuse pour le village. Peut-être pourrait-il y avoir une autre solution que les duels ? »

 

En bon ninja du sable qu’il était, le visage de Takishi ne laissa rien paraître, ne reflétant qu’une impassibilité attentive.

« Vous prenez fort soin de votre frère, Temari-san. »

Aucune hésitation.

« Je sers Suna mon seigneur. Et j’ignore s’il est possible de faire céder Gaara sur ce point, mais je sais que le pousser dans ses retranchements n’apporterait rien de bon. »

C’était une bonne réponse, habile. Déférente comme celle d’une kunoïchi se devait de l’être, mais aussi poliment franche et éludant la question sous-tendue avec élégance. L’éclair mince d’un sourire froid traversa le visage de Takishi et il frotta posément son menton entre deux doigts.

« Je protège donc je suis…  C’est intéressant si vous ne vous trompez pas jeune fille. Mais un Kazekage ne doit jamais hésiter à sacrifier la vie de certains au profit de ceux qu’il protège. »

Temari baissa les yeux et ravala tout commentaire inapproprié, toutes ses hésitations et ses doutes, pour ne laisser paraître encore une fois que l’humble déférence que l’homme attendait d’elle et, -malgré elle- des éclaboussures de son caractère bouillonnant

« Je ne me trompe pas cousin. Et je ne doute pas un instant que Gaara du Désert ne soit capable de prendre les décisions militaires nécessaires. »

 

Takishi paru à la fois contrarié et étrangement satisfait de la légère impertinence.

Cela ne dura pas.

« J’apporterais votre argument au conseil Temari-san. »

Elle s’inclina.

« Nous nous excusons de ne pouvoir vous aider Takishi-san. Nous porterons cependant votre requête à Gaara, mais je crains que toute décision ne soit la sienne. »

Son cousin ne répondit pas, le regard plongé dans le vide.

Il finit finalement par les congédier d’un geste courtois.

 

***

 

Kankuro et Temari marchaient côte à côte dans la grande rue de Suna, quasiment déserte à cette heure du jour pour cause de chaleur écrasante.

Temari était silencieuse, mais jouait avec un éventail de papier qu’elle ouvrait et refermait d’un geste sec du poignet, faisant claquer l’armature avec une régularité délibérée. Entre ses mains, le moindre éventail de crépon devenait une arme à craindre.

Le fin papier se déplia devant son visage, dissimulant sa bouche au regard d’éventuels observateurs.

Clac

« Il va falloir jouer subtilement. »

 

Kankuro n’avait peut-être pas d’éventail, mais comme tout marionnettiste qui se respecte c’était un ventriloque confirmé.

« Je suppose que oui. »

Clac

« Le conseil est à l’affût du moindre de ses faux-pas. »

« Ils tenteront de nous utiliser s’ils pensent que cela peut les aider à avoir le moindre pouvoir sur lui. »

Le sourire de Temari derrière l’éventail se fit soudain froid et prédateur, et la parenté avec Gaara fut évidente l’espace de quelques secondes.

Elle fit volter l’éventail entre ses doigts et le referma deux fois, très vite. Clac, clac

« Qu’ils essayent. Mais dans ce cas ils ont intérêt à être nombreux et armés… »

Puis, soudain plus butée.

« Nous servons Kuna et son Kazekage, et eux aussi, ils ne devraient pas l’oublier. »

Kankuro ne répondit pas immédiatement et ils cheminèrent un instant en silence.

« … C’est étrange n’est-ce pas ? »

Clac

Pas besoin de demander quoi. « Oui. Ça l’est. »

« Tu crois que nous pouvons vraiment… ?»

Clac

« Je ne sais pas. Peut-être.  Et si c’est le cas… »

« Si c’est le cas, rien. Le conseil a bien assez de chiens comme ça. Tu l’as dit Temari, il ne reste que nous trois. C’est le plus important. »

Clac

« Une famille ? » Temari semblait songeuse. « Peut-être est-ce une raison suffisante. Rester à ses côtés non pas parce que le Conseil le désire, ni même parce qu’il est notre Kazekage... Mais parce que nous pensons qu’il en a besoin. Dans ces conditions… Peut-être que oui. Peut-être qu’il nous écouterait. »

« En même temps tu n’as jamais écouté le moindre conseil venant de moi… »

Temari fit volter son éventail, le récupéra de l’autre main et le referma en le claquant contre son épaule avec un sourire suffisant.

« Ça c’est parce que tu n’es pas fichu de concevoir un plan qui tienne la route, frangin. »

« Dit celle qui s’est fait battre à plate couture par (je cite) “un gringalet amorphe que je pourrais assommer d’une seule main”, si ma mémoire ne me trompe pas… »

L’intonation de Kankuro était une exacte imitation de celle de sa sœur, et Temari s’empourpra, que ce soit de colère ou de gêne.

« Hum… J’admets que j’avais peut-être un peu sous-estimé ce type… Il avait bien plus de ressources qu’il ne le laissait paraître. »

« Peut-être qu’il ne faut pas sous-estimer Gaara non plus. »

Un silence.

« Peut-être. »

 

Ils avaient atteint le bout de la route, là ou elle se séparait en deux devant le palais du Kazekage.

« Il faut que je rejoigne le QG, » annonça Kakuro d’une voix calme. « Ma mission devrait avoir été choisie à présent. Tu parleras à Gaara ? »

Temari croisa les bras sur sa poitrine, parut sur le point de dire quelque chose, se ravisa.

«Je… le ferais. Kankuro…»

Il hausa les épaules et sourit.

« Ok alors. Ne te laisse pas faire par les vieux croûtons du Conseil. »

Il fit demi-tour avec un salut nonchalant de la main. Temari releva la tête, et sourit à son tour.

« Pas de risque. Ne fait rien de stupide, Kanku. »

« Hé, tu me connais ! »

Temari ne répondit pas par le prévisible “justement.”

« Bonne chance frangin, que le désert te soit favorable. »

Et reviens entier.

 

 

***

 

       Temari parla effectivement avec Gaara.

Ou plutôt, elle monologua une bonne dizaine de minutes, pendant que son frère cadet l’écoutait avec le même genre d’attention intense habituellement réservée à un scarabée des sables sur sa main, ou à un briefing sur le nouveau schéma de patrouilles frontalières des ninjas de la Roche. Le même genre d’attention qui était auparavant consacré uniquement à ceux se dressant sur son chemin d’existence pour une durée excédant les quatre secondes normalement nécessaires pour les en supprimer.

 

Elle raconta l’entrevue avec leur cousin, et parla principalement des mécanismes de relations humaines… Si Gaara voulait être un Kazekage efficace, alors il devait savoir éviter de s’aliéner l’intégralité du conseil : en d’autres mots, il devait accepter de faire de temps en temps des compromis.

Le concept intéressa beaucoup Gaara, mais ne le convainquit pas : c’était lent, et dans les cas où le temps était un facteur primordial ne permettait pas de prendre les mesures qui s’imposaient.

Et puis s’ils avaient peur de lui, alors pourquoi s’embarrasser avec des compromis ?

Temari soupira, et secoua la tête.

«Qu’ils aient peur de toi ne suffira pas Gaara. Ils seront bien plus efficaces s’ils te soutiennent volontairement. Et puis la peur peut aussi pousser à des actes radicaux… Ils ne soutiendront pas un Kage qui joue les dictateurs omnipotents et n’écoute aucun autre avis que le sien. »

« … Je ne ferais que ce qui est nécessaire pour le bien de Suna. »

Temari pencha la tête, et ses lèvres se pincèrent.

 

« … Père pensait… que s’allier au Son et trahir l’alliance avec Konoha serait bon pour Suna. »

Elle avait eu un autre exemple sur les lèvres, mais l’avait arrêté à temps.  Il pensait que tuer maman pour pouvoir sceller un démon en toi serait une bonne chose pour Suna…

Gaara se figea avec une sorte de spasme qui se transmit au sable autour de lui avant de retomber. Ses prunelles turquoise étaient étrécies et une étincelle instable papillonna un instant au fond, avant de mourir.

« Il avait tort. »

« Je sais. Mais lui pensait avoir raison. »

« Et le Conseil l’a soutenu dans cette décision. » C’était, à en croire l’expression minimale de Gaara, une raison plus que suffisante pour oublier toute idée de “compromis” avec les Anciens.

« Parce qu’il a su les convaincre Gaara. »

«… »

« Tu… tu ne peux pas avoir toutes les bonnes idées tout le temps, ou avoir totalement raison à chaque coup Gaara. C’est pour ça qu’il faut savoir écouter les autres, et éventuellement prendre leur avis en compte. »

«… »

 

Cela signifiait s’appuyer sur quelqu’un d’autre. Le concept était encore plus difficile que celui de compromis, d’une certaine façon… Parce que pour quelqu’un de paranoïaque (et tout à fait satisfait de l’être) comme Gaara, cela signifiait laisser d’autres que lui-même au contrôle de sa survie.

Pire, c’était d’une certaine manière confier ce qu’il avait de plus précieux, sa mission, la protection, à d’autres mains que les siennes.

Pas une seule fois en treize ans il n’avait eut de bonne raison de faire confiance à qui que ce soit. Il n’y avait toujours eu que lui, et il avait bien survécu comme ça. Mieux, c’était la raison pour laquelle il avait survécu.

 

« Tu n’es pas obligé d’être convaincu, Gaara. Mais dans ce cas, si le sujet est important, explique la raison de ta décision. Et s’il y a des points qui ne te semblent pas importants, alors tu peux les leur concéder… »

Temari se tue, semblant soudain réaliser que la discussion avait tourné en leçon de moral, et surtout que son frère était silencieux depuis cinq bonnes minutes. Ce n’était pas en soit un fait spécialement inhabituel ni a priori porteur de danger immédiat, mais  ce n’était pas non plus excessivement réconfortant.

Les nouvelles limites étaient… incertaines, pour Gaara, mais aussi pour ceux qui l’entouraient, et il suffisait encore parfois d’un mot maladroit pour outrepasser les barrières. Gaara était solide, et il en fallait à présent plus que cela pour détruire l’équilibre intérieur et écorner le contrôle de fer que le jeune homme avait sur lui-même… Mais…

Mais l’ombre était là malgré tout, elle faisait partie de Gaara. La faim dévorante du démon, sa propre folie.

L’équilibre était fragile, et ne tenait que parce que Gaara se battait de toutes ses forces pour cela, parce qu’il avait un But.

 

« Hum… Gaara ? »

« … »

« … »

« … »

« Fais… ce qui te semble le mieux, d’accord ? Mais pense à ce que je t’ai dit. Tu ne peux pas protéger Suna totalement seul. »

Elle avala d’un trait le thé à présent froid qui reposait devant elle sur la table de pierre, puis se tourna à demi pour récupérer l’éventail posé contre le mur à côté d’elle –à porté de main, la paranoïa était apparemment un réflexe familial bien ancré-, et s’en servit comme appuie pour se redresser.

« Je dois y aller. »

Un non-sourcil haussé de manière impassible mais subtilement interrogative l’arrêta.

« J’ai mission demain. »

« … »

« Il faut que je me repose. »

« Ha. »

Elle sourit largement.

« Ne t’inquiète pas pour moi, je vais les réduire en bouillie. »

« … Je ne m’inquiétais pas. »

« … »

« Ne tire pas trop sur ton genou droit, il n’est pas tout à fait remis de la dernière mission. »

« … Comment ? »

« Tu favorises le gauche au bout de quelques heures d’effort. Ça indique à l’ennemi ton point faible. »

« Ha… »

Que Temari soit changée en caillou si ce n’était pas le premier “soit prudente” qui ait jamais franchi les lèvres de Gaara en treize ans…

 Elle le fixa un instant comme s’il venait de proclamer sa passion pour Amour, Gloire et Ninjutsu (le feuilleton favoris des kunoïchis de moins de trente ans), puis un lent sourire naquit sur ses lèvres.

« Merci. »

 

***

 

Le lendemain matin, aux premières lueurs de l’aube, Gaara se trouvait dans le bureau de Zakyo Shinji, et annonçait impassiblement qu’il avait réfléchi, et qu’il ne participerait pas aux combats de ninjutsu et de Taijutsu –de toute manière tout le monde savait que ça n’aurait strictement servit à rien.

Mais puisque le but final était de prouver sa capacité en tant que ninja à contrer des attaques susceptibles de l’affaiblir, il acceptait de combattre l’expert en genjutsu. Il y avait aussi moins de risque qu’il le tue par inadvertance, puisque le combat pouvait se faire à distance.

C’était son dernier mot, et le Conseil n’avait qu’à s’en satisfaire.

 

Le Conseil s’en satisfit.

 

***

 

 

TBC

 

Le prochain chapitre n’est pas pour tout de suite, mais il viendra, ne vous en faites pas.

 

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