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Naruto

 [Grimoire Je le suiciderai d'un coup de couteau dans le dos Auteur: misslilie Vue: 26215
[Publiée le: 2009-06-18]    [Mise à Jour: 2012-05-16]
G  Signaler Romance/Humour Commentaires : 227
Description:
Je ne sais pas par où commencer.
C'est vrai quoi, comment se présenter décemment sans faire bimbo qui se la pète ou introvertie de service?

Bon, je vais commencer par les informations neutres.
Je viens de passer le cap des dix-sept années passée sur cette terre polluée et surpeuplée appelée autrefois «la planète bleue», je ne suis ni droguée, ni alcoolique, ni enceinte, ni suicidaire, ni dépressive... du moins pour le suicidaire et dépressif ça dépend des jours.
Forcément on a tous un coup de blues un jour où l'autre.

Et moi mon coup de blues je l'ai maintenant.
En même temps on peut dire que j'ai des circonstances atténuantes.
En premier lieu ma mère a décidé de faire vivre son copain avec nous, sans m'en parler, ce qui fait toujours plaisir.
Ensuite j'apprends que cet empêcheur de tourner en rond est à peine plus âgé que moi.
Et pour finir je ne peux pas voir en peinture ce blanc bec en couches culottes.

Ma mission: Lui pourrir la vie.

Sortez les couteaux. La guerre est ouverte. Qui se suicidera le premier?

Chapitre 5 (enfin) publié !
Crédits:
Les personnages appartiennent au créateur de Naruto, Masashi Kishimoto.
Tout le reste m'appartient.
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Chapitre 4

[5972 mots]
Publié le: 2010-04-04
Mis à Jour: 2010-05-08
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Avertissement: Cette fiction a été écrite selon les situations pouvant être trouvées dans les mangas (shojos en particulier) voilà pourquoi l'idée de départ peut paraître rocambolesque.

Cette histoire est censée être distrayante voire même drôle pour changer de toutes les histoires tragiques qui bien que intéressantes me dépriment complètement.

J'espère que vous apprécierez et que cela vous changera les idées.

Bonne Lecture à tous.




Chapitre 4



Cela va probablement vous sembler très étrange mais depuis ces «révisions» avec le Roi des Imbéciles nos relations se sont, comment dire, améliorées.

Enfin on peut dire ça comme ça, maintenant fini les coups tordus, on ne se parle presque plus. Pratique pour un pseudo prof et sa pseudo élève non?


En vérité nos relations sont plus corporelles. Mais je vous vois venir alors ne vous faites pas d'idées nous n'en sommes pas encore à se jeter l'un sur l'autre comme des Yacks en chaleurs.


Néanmoins je mentirais en disant que notre trêve muette est uniquement due à cet effroyable cours de maths où Duchmol à tout fait pour me... séduire.

Beurk beurk beurk, j'en tremble rien que d'y penser. Ces sourires empruntés, ces manières de gentleman... C'était affreux.


Tout le monde me croit non?


Bref tout ça pour dire qu'il a tout fait pour me rendre mal à l'aise... Et qu'il a réussi. Je devais être aussi rouge que les portes-jarretelles de ma mère (je ne vous dirais pas comment j'ai su qu'elle possédait cette horreur) et j'avais l'impression d'être dans un micro-onde.

Est-il utile de préciser que je n'ai rien entravé de ce que le Mollusque a tenté de m'enseigner durant ces deux laborieuses heures de cours?


Après cette joute fantastique que fût mon cours de maths et qui consistait à marmonner pour moi en regardant mon plafond blanc Ô combien intéressant et pour l'autre andouille à parler de tout sauf de mathématiques (Et je peux vous assurer qu'il ne parlait pas de mathématiques, dés qu'il le pouvait il me sortait des propos mal placés que mon esprit tordu ne pouvait que comprendre, merci bien).


Tout ça pour dire qu'après cette heure je n'ai plus reparlé à ma mère de mes difficultés en maths et encore moins de mes jours de contrôle.


Mais la vie aurait été trop simple si Sasuke le Bellâtre s'en était tenu là, mais ce pervers vicieux à l'esprit retors semblait avoir compris que l'affrontement de front ne valait rien et donc tentait à présent une attaque plus vile de serpent à sonnette visqueux.


Un exemple flagrant fut l'épouvantable épisode de la douche!


Là je vous voit tressaillir de bonheur en pensant à des détails scabreux.

Et bien raté! Ce qui c'est passé dans cette hideuse sale de bain n'avait rien de glamour et de sensuel je peux vous le garantir.


Il faut savoir que même si dans les romans à l'eau de rose ça semble super sympa en fait dans la vraie vie en plus d'être foncièrement gênant cela peu aussi porter atteinte à votre équilibre psychologique selon la personne se trouvant dans sa plus belle nudité (imaginez votre grand-père). Et cela arrive plus souvent qu'on ne le croit alors méfiez-vous.


Il faut savoir que ma salle de bain peut facilement s'apparenter à une voie d'autoroute, ou encore à un hall de gare...

Tout le monde connaît le coup imparable du «je ne ferme la porte de la salle de bain, l'Homme rentre, m'aperçoit, devient fou de désir et hop c'est plié.»

Bon pour que ça marche il faut que la nana ressemble à Claudia Schiffer dans toutes les situations, même pénibles, ou que le gars soit miro et déjà très excité.

Bref chez moi, il n'y a pas de verrou, ça n'existe pas. Même pas dans les toilettes, habitudes de femmes seules et dépressives ça. Tout ça pour dire que quand un être de l'autre sexe débarque il faut changer ces habitudes dangereuses pour le bien de tous. Et c'est pas forcément évident.


Pour revenir à mon exemple, le jour où je prenais ma douche Tête d'Ampoule est rentré dans la salle de bain.

Je vous passe les détails qui renforcent ma honte. Le genre de détail du style je chante Hakuna Matata très fort et très faux, avec la danse mouillée qui l'accompagne. Quel enfer.


Réflexe prioritaire on arrache le rideau de douche, on lâche le pommeau qui, par conséquent, met de l'eau partout et on hurle. Jusque là je remplis tous les critères.

L'intrus, lui, doit se sentir mal à l'aise, au mieux rougir et se faire la malle rapido presto. Un homme normal oui, Sasuke non. Cet idiot ne m'a même pas regardé (pas comme si je le voulais hein?), il a pris son portable et est sortit sans un mot.


Pauvre naze.


Comprenez bien, je ne voulais pas qu'il me saute dessus en me promettant un amour éternel et en vouant une religion à mon corps de déesse (je ne me fais aucune illusion) mais qu'il me dédaigne comme si je n'étais qu'une limace mutante agonisante dans une marre boueuse sur l'autoroute (j'aime mes comparaisons) ça me révoltait.


C'est d'ailleurs à partir de ce jour que je n'ai plus adressé la parole à Mônsieur Sasuke Uchiwa, laissant mon chat prendre la relève des coups foireux.

Mon chat.

Il est fabuleux ce chat.

Depuis l'incident de l'armoire où il a faillit être, lui aussi, enseveli, il ne peut plus encadrer le petit prétentieux qui croit pouvoir le remplacer dans le rôle de mâle dominant. C'est une lutte de pouvoir en quelque sorte. Le chat castré d'un côté, le futur castré de l'autre.

Donc comme je le disais mon merveilleux chat est de mon côté (c'est d'ailleurs le seul dans cette foutue baraque), et il hait Sasuke autant que moi. Il lacère ses affaires (ou lui tout court d'ailleurs) en se faisant les griffes dessus, miaule comme un perdu devant la porte de ma mère à l'instant T fatidique coupant les deux tourtereaux en pleine action, crache à sa vue, et a décidé que ses vêtements abandonnés lui serviraient de litière.

Je l'aime!


Mais malgré la virulence de mon adorable minou, la Trêve était née entre Sasuke et moi...

Et elle n'allait pas durer longtemps c'était sans compter sur ma mère.


Ma fabuleuse môman. Elle a décidé de me pourrir la vie jusqu'au bout et je ne sais même pas ce que je lui ai fait... Faudrait que je lui pose sérieusement la question si je tiens à mon équilibre mental.


Tout ça pour dire que ma mère eut l'excellente idée de proposer, un beau jour comme ça, sans que rien ne nous ai jamais avertit de ses graves problèmes neurologiques, que Sasuke m'emmène au lycée en voiture vu qu'elle lui avait promis qu'il pourrait essayer son automobile. Une magnifique Opel noire décapotable qui lui a coûté les yeux de la tête et qu'elle refuse de me prêter pour mes heures de conduite accompagnées, que je dois faire avec l'autre naze dans sa caisse pourrie (il est possible que mes pitoyables performances sur Mario Kart Wii soient à l'origine de son refus. Il faut dire que pour tourner je fais rebondir mon véhicule sur les murs...)

Bref passons, injustice quand tu nous tiens.


Je hais donc ma mère (pour changer) mais j'obtempère parce que dehors il fait froid et que ma mère m'a promit le super portable que je veux si jamais j'acceptais.

Je suis vénale, oui et j'assume.


Une fois en voiture silence tendu, je mets ma ceinture (je ne veux pas mourir qui sait, s'il est pris d'envies suicidaires) et je fixe l'autoradio avec un regard torve avant de mettre un des disques que j'avais eu la bonté de graver pour ma mère adorée.

Et là c'est la drame.

L'autre mou de bulbe éjecte mon super CD et met à plein volume une espèce de soupe passant sur une radio inconnue des honnêtes gens. Discrètement je réinsère le super CD pour apprécier mes super chansons et là rebelotte, le Crétinus remet sa merde.

Je vous passe les détails mais durant les dix malheureuses minutes de trajet entre mon adorable chez moi et mon fabuleux lycée, nous n'avons cessé de nous battre comme des chiffonniers utilisant toutes les armes à notre disposition allant du paquet de chewing-gum vide à la boite de CD, en passant par la morsure, la griffure, le coup de coude vengeur, le coup de boule sournois et j'en passe.

J'ai lamentablement perdu après que l'autre tordu ait menacé de balancer mon super CD (et moi aussi d'ailleurs) par la fenêtre.


J'ai donc du écouter son infâme assortiment de bruits, qu'on ne peut décemment appeler musique, durant exactement une minute quarante deux secondes, et ce fut un supplice.


Énervée par le sourire satisfait de l'autre je lui demande le plus aimablement du monde de me déposer au bout de la rue.

Loin du lycée.

Faudrait pas qu'on me voit avec lui. Cette attitude me fait penser à ce que toutes les gamines ont fait un jour quand leurs parents les emmenaient encore en voiture.


«Mais nan me déposes pas devant! Va plus loin, t'imagines la honte si jamais on me voyait avec toi»


Et ouais sale lépreux. A cet âge on rêve de prendre le bus pour faire comme les grands. Qu'est-ce qu'on peut être con! Plus tard quand les parents ont la bonté de les emmener (une fois l'an, pour Noël) là le refrain n'est plus le même c'est plutôt du genre:


«Mais avance t'es super loin là t'es malade, autant ne pas m'amener t'es à dix km du lycée bientôt!».


Mais dans ce cas précis empêcher Sasuke de m'amener devant le lycée est une question de survie.

Si jamais quelqu'un s'aperçoit de qui est dans la voiture de ma mère ça va causer un tas de complications.


J'explique.


Outre le fait que l'autre mollusque ait une connerie à la hauteur de sa beauté (et il est très très beau) si jamais on l'aperçoit avec moi certaines personnes, ayant la langue un peu trop pendue pour leur propre bien, vont croire que c'est mon petit ami (plutôt crever) et vont donc vouloir les détails «croustillants» de notre love story inexistante et ne vont plus me lâcher.


D'autres encore, vont croire que c'est mon demi frère caché qui est venu vivre avec nous par dépit et je vais être assaillie de questions en tout genre et de compassion mièvre. Le tout saupoudrée de remarques crues indispensables et on ne peut plus indésirables sur le degré de beauté et de charisme de mon chauffeur.


Définitivement non, pas devant le lycée.


Mais Ducon ne m'écoute pas (ça m'aurai étonné aussi) et se rapproche dangereusement du parking du lycée où comme par hasard les trois quarts du lycée sont là à fumer leurs clopes au lieu de bosser.

Bande de feignasses.

Mais je crois que le pire moment a été l'instant fatidique où j'ai vu Tenten m'attendre nonchalamment posée contre le grillage (il est d'ailleurs rageant de s'apercevoir que cette nana a toujours la classe même en s'étouffant avec son bouchon de stylo bic ou en courant au toilettes une serviette hygiénique vert fluo de l'infirmerie bien visible dans la main) et s'approcher de moi en faisant de grands gestes au risque d'éborgner les personnes présentes ne connaissant pas la distance de sécurité à respecter avec une fille qui parle beaucoup trop par gestes amples.


Celle-ci s'approchait donc dangereusement de la voiture malgré mes gestes désespérés pour l'en empêcher. Connaissant sa discrétion j'étais foutue.

Sasuke sourit en me voyant frapper sur le pare-brise à coup de poings en hurlant des trucs inutiles du style «Attention champs de mines!» ou encore «Danger terroriste à bord!» alors que Tenten courrait à présent vers moi et donc vers le fou furieux.


Mon dieu que t'ai-je fait?

Quelque chose de grave apparemment vu que tu ne m'accordes aucune pitié.

En effet Sasuke venait d'ouvrir sa fenêtre (côté lycéens fumeurs évidemment) et d'adresser à ma super coupine un sourire ravageur.


- Je t'ai amené ta copine entière ne t'en fais pas, susurra-t-il en la noyant dans son regard.


Je ne m'étais fait aucune illusion, mais quand j'ai vu Tenten, MA Tenten battre des cils plusieurs fois avant d'ouvrir la bouche pour tenter de lâcher quelques borborygmes incompréhensibles par les Terriens ça m'a fait un choc!


- Mais t'as pas bientôt fini tombeur de mes deux! M'exclamais-je bruyamment en lui donnant un vigoureux coup de coude.


Il sourit de nouveau de ce sourire tordu et vraiment trop sexy pour son propre bien avant de se rapprocher de moi et en me faisant la bise (il devrait être interdit t'embrasser quelqu'un comme ça d'ailleurs) de me souffler un taquin:


- J'adore les femmes jalouses.


Auquel je répondit par un réflexe très peu féminin qui consista à lui mettre un coup de poing dans le ventre.

Ô toi Ode à la Féminité Sensuelle!

Je ne dû pas frapper très fort car je sortis aussi dignement que possible de la voiture sous ses éclats de rire, alors que tous les lycéens me dévisageaient (après l'avoir dévisagé LUI) et que certaines de mes connaissances femelles se mettaient en position pour me soutirer de précieuses indications les premières (trois, deux, un, feu!).

Mais avant l'attaque des commères Tenten m'arracha le bras pour m'entraîner devant notre salle dans un couloir exigu qui se terminait en cul de sac...

Maman j'ai peur, Sasuke l'a ensorcelé pour qu'elle me vide de mes boyaux et me laisse mourir là.


- Mais qui est ce Dieu? Brailla-t-elle


Ok, on se détend. Pas de viscère sur le sol pour l'instant.


- Au début c'est exactement ce que je me suis dit, et après j'ai changé d'avis, ses neurones sont inversement proportionnels à sa beauté.


- Mais c'est tout de même le plus bel homme que j'ai jamais vu, un apollon vivant et accessible qui n'est pas gay, ajouta-t-elle rêveusement.


Pitié si même elle, elle s'y mettait je ne répondait plus de rien.


- Il n'est pas gay au moins? S'informa-t-elle un peu trop précipitamment à mon goût.


Si seulement il l'avait été ça aurait arrangé énormément de choses dans ma vie.


- En fait non on ne peut pas vraiment dire qu'il soit de l'autre bord, il sort avec ma mère.

L'air soulagé de Tenten fit place à l'horreur. Comme je te comprends.


- Tu veux dire que l'homme absolument merveilleux qui en plus d'avoir un corps de Dieu grec, une voix grave envoûtante a des yeux de braise ne fait qu'un avec le suppôt de Satan qui te fait vivre un enfer depuis trois mois?


Hey ho ça va les compliments, va falloir lui trouver un mec rapidement parce que là ça va plus du tout, sa libido lui bouffe la seule partie raisonnable de son cerveau de dingue.

Mais je répondit tout de même à sa question par un hochement de tête frénétique accompagné d'un regard larmoyant et terrifié (tout le monde y croit).


- Il va m'achever! Pleurnichais-je faussement en me jetant dans ses bras, ce qui eut pour seule réaction de la faire hurler de rire. Vive la compassion.


-T'en fait pas (j'aimerai l'y voir) hoqueta-t-elle péniblement. Comme samedi je vais chez toi pour bosser sur ce stupide exposé d'anglais à la con qui ne nous servira jamais à rien (quel langage!), on en profitera pour trouver une solution à ton beau problème.


Moi j'ai déjà trouvé une solution, mais elle n'est pas vraiment du goût de ma mère, et je doute que Tenten, malgré toute l'affection qu'elle me porte, consente à m'accompagner en prison pour homicide volontaire et prémédité.


- Va pour la solution made in Tenten, soupirai-je dramatiquement en entendant hurler la sonnerie infernale de ce lycée de fou.




Tenten est donc venue chez moi par un bel après midi de Février, froid, gris et moche (Ironie? Quelle ironie?).


Mais allez savoir pourquoi, l'autre crétin, dont Tenten chante les louanges depuis deux jours, a décidé que puisque moi je ramenais une copine ( Dois-je lui rappeler que je suis accessoirement chez moi?) il ramènerai lui aussi un ami.


C'est ainsi que j'ai rencontré pour la première fois le plus grand ami (et je suis sûr que c'est le seul) de l'amoureux transi de ma mère:

Neji Hyuga.


Et ce mec est pratiquement aussi canon que Sasuke (Je suis sûre que c'est la seule raison pour laquelle ils acceptent de se supporter l'un l'autre).

De longs cheveux noirs, des traits virils et altiers, un corps d'athlète (forcément, la vie est injuste, ils sont tous monté comme des dieux) et des yeux gris perle qu'on croirait sans pupilles et qui sont absolument magnifiques.


Mais vous imaginez bien que deux hommes aussi beau qu'eux et deux jeunes filles innocentes et prudes dans une maison sans présence parentale ça peut vite déraper, surtout connaissant le caractère fougueux d'une brune, définie ci-dessus comme une fille innocente et prude, en compagnie de deux fantasmes féminins vivants.


J'ai donc abrégé les présentations et tenté d'expédier les deux hurluberlus au premier étage avant l'arrivée d'une future nymphomane, le tout sous le regard surpris du beau gosse glacial et hilare de l'autre taré (il rigole beaucoup trop souvent à mon goût ces temps-ci).

Alors que je traînais pratiquement Neji dans les escaliers la sonnette d'entrée retentit et je n'eus que l'unique réflexe de me figer toute couleur ayant disparu de mon visage (je dois être encore plus présentable que d'habitude...).


Seigneur pourquoi ne m'aimes-tu pas?


Durant mon blocage interne j'eus juste le temps d'apercevoir Sasuke et son énorme ego se diriger sur la porte un sourire charmeur aux lèvres.

Une idée, vite une idée!

Je décide alors de me jeter sur Sasuke pour le plaquer comme au rugby avant qu'il n'ouvre cette satanée porte mais c'est trop tard, et mon action inconsidérée n'a servi qu'à nous expédier tous les deux à l'extérieur dans une position plutôt inconfortable. C'était une mauvaise idée.


Beug général. Je vais le tuer.


- Sasuke, commençai-je d'une voix trop douce pour être normale. Aurais-tu l'extrême obligeance de retirer sur le champ ta main de MON POSTERIEUR! GOUGEAT! IDIOT! PERVERS NOTOIRE! FOU DANGEREUX! MAMOUTH ANALPHABETE! HOMME PREHISTORIQUE EN RUT!


Mais pendant que je l'assomme d'insultes plus raffinées les unes que les autres (et qu'il ne bouge pas sa main d'un pouce d'ailleurs) Tenten et Neji ont, eux aussi, eut un beug cérébral mais pas pour les mêmes raisons.

Alors que je me relève péniblement m'écartant le plus vite possible du corps tendu et bouillant du copain de ma mère (parfois faut se le rappeler histoire de garder le contrôle) je surprends Tenten, ma meilleure amie, la fille la plus géniale, la plus barge de la planète Terre, en transe.

Et pas en transe devant n'importe qui, elle est en admiration devant Neji Hyuga qui n'est pas dans un meilleur état.


Les deux se regardent dans les yeux comme si l'autre était la huitième merveille du monde. Je ne savais même pas que ce genre de regard existait, on dirait qu'on leur a arraché le cerveau à la petite cuillère pour le mettre dans un pot de cornichon et que ça a causé des dommages irréversibles.

Je suis poète.

Mais malgré mon débat interne palpitant je suis sous le choc.


Ma meilleure amie a eut un coup de foudre pour le meilleur ami de Sasuke Uchiwa? Et c'est réciproque? Mais c'est pas possible, pourquoi ça ne m'arrive jamais à moi ça?


Je jette rapidement un coup d'œil à Sasuke qui à l'air aussi perdu que moi (ce qui ne change pas trop de d'habitude).

Et après dix minutes de contemplation débile et inutile, je prends Tenten par le bras alors que Sasukette fait de même avec Neji et je l'amène dans ma chambre avec la plus grande difficulté.



Je vous passe les détails pénibles, où pendant vingt minutes elle m'a fait l'éloge en long en large et en travers d'un mec qu'elle venait juste de rencontrer. Plus les vingt huit fois suivantes où, comme par hasard, elle a dû aller aux toilettes et passer devant la chambre où était enfermé Neji. Et les douze fois où elle n'est tout simplement pas revenue de son escapade car nos deux tourtereaux avaient réussi à se retrouver dans la jungle qu'est ma baraque, et où Sasuke et moi les avons retrouvé dans la cuisine à boire les paroles de l'autre comme de l'eau bénite et à se regarder à en devenir myope.

Je vais finir dans un asile.

En résumé elle est partie au bout d'une heure et demie et nous n'avons pas fait une seule seconde de notre exposé d'anglais. Tout va bien, nous n'aurons même pas deux.


En fait je ne sais pas ce qui me choque le plus, qu'elle ai eu un coup de foudre, que ce soit réciproque, ou que ce soit avec le meilleur ami du copain à ma mère.

Si je regarde ma vie objectivement on peut dire sans mentir que celle-ci est quand même un joyeux bordel passez-moi l'expression.


Malgré tout, Tenten est mon amie et comme je me méfie de Sasuke, je décide de me méfier aussi de Neji (qui se ressemble s'assemble) et je me met en tête d'enquêter sur la teneur de ses sentiments envers ma chère amie.

La teneur de ses sentiments! Quelle blague, je m'amuse moi-même.

Me prenant donc pour une espionne hautement qualifiée ayant acceptée une mission au péril de sa vie, je rampe sur le parquet comme un ver de terre en pleine mutation afin d'atteindre mon objectif. Imaginez la tête de ma mère si elle m'apercevait dans cette position.


C'est donc en me bidonnant comme une hyène que je me rapproche de la chambre de ma mère qui sert actuellement de QG aux deux mâles que tout le monde connaît.


Je colle discrètement mon œil au trou de la serrure et manque de me crever celui-ci en plus de ne rien voir d'intéressant. Connerie de porte mal placée, ils doivent se prélasser comme des pachydermes sur le plumard et je ne peux pas les voir d'où je suis.

Tant pis pour le visuel, l'audio se met en route. Je colle mon oreille contre le trou précédemment utilisé (c'est moins risqué l'oreille) et réussi à comprendre quelques bribes de la conversation.


La dite-discussion ne m'a pas passionné longtemps. Il faut dire que seul Neji parlait et qu'il sortait les mêmes conneries que Tenten m'a sortit y a pas dix minutes, alors comme j'avais déjà eu droit à une première représentation je me suis autorisé à sauter quelques passages espérant entendre des informations plus croustillantes.

En quelques minutes ma mission de «teneur de sentiments» se transforma en récupération de données compromettantes sur l'ennemi infiltré dans le campement (ici l'ennemi est bien entendu Sasuke).


J'attendis encore cinq minutes et alors que j'allais me barrer lassée de jouer à la guerre avec mes doigts sur le parquet Neji posa enfin une question intéressante:


- Mais dis-moi vieux qu'est-ce que tu fous ici?


Et bien ça mon pote c'est une bonne question, je t'autorise à utiliser tous les arguments à ta disposition (menaces en tout genre inclues) pour qu'il aille voir ailleurs si on y est. Si tu réussis à le convaincre j'organise ton mariage avec Tenten.


- A la fac on commence à se poser des questions, te voir avec une vieille ça surprend surtout si tu ne t'expliques pas.


Sasuke poussa un soupir tellement long que j'ai cru qu'il nous claquait entre les doigts. Il est hors de question que je lui fasse un massage cardiaque, par contre si il y a un défibrillateur je suis partante. Balancer quelques volt dans le corps de Sasuke l'Idiot devrait me plaire.


- J'ai pourtant dit que je l'aimais non? Souligna nonchalamment le crétin. Alors qu'ils me lâchent la grappe tous.


Triple beurk, je vais rendre mon repas, où sont les toilettes? L'amour ça me rend malade.

Mais je cessais mes singeries quand j'entendis le rire de Neji:


- Pas à moi vieux, je sais très bien que tu ne te traînes pas une momie par amour. Je veux juste savoir pourquoi t'es partit de chez tes parents et pourquoi t'es venu t'installer ici.


Dis donc la tapette je te permets pas d'insulter ma mère, saleté d'efféminé (pardon Tenten je hais déjà ton copain).


- Mes parents n'ont jamais voulu que je fasse cette fac tu le savais non? Et bien mon père n'a pas bien pris le fait que je ne me range pas à son avis. Il m'a coupé les vivres et m'a éjecté de chez moi jusqu'à ce que je reprenne mes esprits. Je ne veux pas perdre la face devant lui, j'ai donc dû trouver une alternative. Cette poire de momie comme tu l'appelles est tombée à point, elle me mange dans la main et grâce à elle je suis nourri, logé et blanchi.


- Tu vas vendre ton corps jusqu'au diplôme? Tu dois encore tenir un an et demi, plus si tu veux aller plus loin dans tes études. Et puis ça ne te dégoûtes pas de la toucher?


- C'est bon Neji n'insiste pas, tu sais bien qu'il n'y a pas d'autre solution, mon père s'est arrangé pour que je ne puisse pas trouver de job. Quand à être dégoûté, elle n'est plus toute jeune mais elle se débrouille.


Neji émit un son inconnu qui pouvait être perçut comme du dégoût ou de la satisfaction.


- Et sa fille? Elle ne se doute de rien?


Sasuke eut un rire.


- Elle ne m'aime pas, et elle se demande pourquoi je suis avec sa mère, ou plus probablement pourquoi sa mère est avec moi, mais non, elle ne se doute de rien. Tu n'imagines même pas à quel point elle m'amuse, elle et son grain de folie. Je peux tenir jusqu'au diplôme juste pour continuer à la voir et à l'emmerder.


-Tu t'es mis dans un sacré pétrin mon grand, tu sors avec la mère et tu es sur le point de tomber amoureux de la fille, ricana Neji.


Le ricanement dédaigneux de Sasuke et ses blagues salaces n'arrivèrent pas à traverser ma bulle.


Sasuke, le con absolument magnifique dont ma mère était follement amoureuse n'était avec elle que pour profiter de sa baraque et de son pognon parce que le père de celui-ci lui avait coupé les vivres pour pouvoir diriger son avenir.


Il va y a voir un génocide chez les Uchiwa dans très peu de temps. Et je vais commencer par cet espèce de petit parasite qui va en prendre pour son grade. Il va devoir manger à la paille et dire adieu à une descendance probable pour le restant de sa vie de minable rat d'égout.


Mais alors que je me relevai pour foncer me replier dans ma chambre afin d'y méditer la porte s'ouvrit.


J'ai toujours eu de la chance.





Bonjour à tous!


Je sais ça fait un bail et je vous présente toutes mes plus plates excuses pour cette attente impardonnable.


Je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont laissé des commentaires et m'excuser (encore une fois, pour changer) auprès de ceux auquel je n'ai pas répondu je réparerai cette erreur dés que possible.


J'espère que ce chapitre vous a plu, il est un peu plus long que les autres et il s'y passe plein de pitites choses.

Je me suis un peu écarté de l'ambiance des premiers chapitres mais j'espère que ce chapitre ne vous a pas rebuté, c'est un petit peu ma crainte.


Enfin quoi qu'il advienne voici le chapitre quatre enfin publié!


Vos commentaires me font toujours autant plaisir, rire, et améliorer ma fiction alors n'hésitez pas, que vous ayez une remarque, un conseil ou une bêtise à dire je vous lirai (encore heureux) et j'essaierai toujours de vous répondre!



Merci de votre soutient, vive Pâques qui m'a donné l'inspiration et bonne chance à tous ceux qui devraient commencer à réviser le Bac (comme moi par exemple).



Amicalement

Misslilie



Ps: Que tous ceux ayant des idées de surnoms pour notre brun international se manifestent. J'adore vos idées, alors n'hésitez pas!

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