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Animes-Mangas

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Naruto

Entre la Statue de la Liberté et le fils du patron Auteur: Mimoo Vue: 14898
[Publiée le: 2008-02-04]    [Mise à Jour: 2010-09-16]
13+  Signaler Général/Romance/Humour Commentaires : 156
Description:


~¤~¤~

Le rêve Américain est quelque chose d’utopique, que tout le monde veut réaliser. Elle, elle est en train d’atteindre ce rêve.

Elle vit au cœur de "la ville qui ne dort jamais".

Son domicile ne ressemble en rien à la Maison Blanche de Washington. Non. C’est un simple petit appartement.

Cet appartement, elle le paye avec son misérable salaire de guichetière. Mais ça lui suffit, surtout quand elle est un maillon de base de la grande banque de Madison Boulevard. Un loyer ne va pas l’arrêter.

Ce loyer, elle le partage avec un homme. Pas n’importe quel homme. Quelqu’un de formidable, sur qui elle a toujours compté, qui a quasiment toutes les qualités du monde.

Trois rêves…

Vivre à New York, travailler à New York, partager sa vie avec un homme fabuleux.

Tout lui sourit, n’est-ce pas ?

Seulement, perdue dans son bonheur, elle a oublié une notion pour le moins importante.

On ne prend jamais sans donner…

Et quelqu’un pourrait bien le lui réapprendre.

~¤~¤~

UA, romance, mélodrame XD, langage sous-entendus et rating 13+ qui risque de passer en R...
Crédits:
Rien n'est à moi... Les persos sont à Masashi Kishimoto, les Etats-Unis appartiennent au monde entier... et je ne peux revendiquer que mon inspiration!^^ (ah si, je peux me nommer propriétaire de la banque sur Madison Boulevard!^^)
Je me suis inspirée de:
-Grey's Anatomy
-Embrouilles à Manhattan
-Gossip Girl (série et livres)
-Hôtel Babylon
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Mauvais pressentiment

[4490 mots]
Publié le: 2008-11-30
Mis à Jour: 2008-11-30
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Mwahaha !

 

*sors, et reviens*

 

Bijour everybody !

 

Tout d’abord, je voudrais m’excuser pour tout ce temps qui s’est écoulé entre le dixième chapitre et celui-ci… Il faut dire que je ne dispose pas de tout mon temps comme je le veux. Bref, le onzième est ici, c’est déjà pas mal xD

 

Ensuite, je suis désolée également de n’avoir pas répondu à tous mes commentaires. Je vais vite me rattraper, mais ce ne sera certainement pas approfondit…

 

 

Bonne lecture !

 

 

Chapitre 11: Mauvais pressentiment

 

 

Avec un créneau parfait qui ne lui ressemblait pourtant pas, Temari gara sa vieille voiture devant le grand immeuble et en sortit au pas de course. Elle monta les étages à toute vitesse et finit par entrer dans son propre appartement en manquant fracasser la porte sur le mur.

 

-        Hey ! protesta Deidara, en caleçon, qui la regardait avec des yeux ronds depuis le couloir.

-        Désolée Dei, j'ai oublié un dossier ! Et je suis en retard !

 

Le grand blond la regarda s'emparer vivement d'une chemise noire sur la table de la cuisine et ressortir de l'appartement en courant. Il haussa un sourcil, secoua la tête et finit par soupirer.

 

*¤*¤*¤*

 

-        Tu es en retard !

 

Elle assassina Naruto qui passait du regard et posa sa veste sur le dossier de sa chaise.

 

-        Tiens, vous voilà ! Dix minutes de retard ! Encore heureux, Gai n’a pas encore fait son petit tour !

 

Ce fut au tour de Kiba de se prendre le regard furieux de la jeune Sabaku mais cette dernière ne s'attarda pas plus longtemps sur le brun qui repartait vers son box. Elle se mit à fouiller dans les tiroirs de son bureau, à la recherche d'un stylo afin de signer au bas d'un formulaire pour une cliente. Cliente qui devait normalement arriver dans un peu moins de dix minutes.

 

-        Bon sang, mais c'est pas possible ! Où j'ai foutu ces putains de stylos ?! gémit-elle en regardant tout autour d'elle.

 

Elle tourna la tête et ses yeux s'écarquillèrent d'horreur alors qu'une mine de stylo bille menaçait de lui crever l'œil droit, à seulement deux centimètres d'elle.

 

-        C'est ça que vous cherchez ? demanda une voix moqueuse.

 

Temari déglutit difficilement. Elle ne fit pas un geste et ne dit pas un mot, jusqu'à ce que Shikato accepte enfin de baisser le stylo et l'éloigner de son œil. La jeune femme devint alors écarlate, songeant à l'état d’emportement dans lequel son patron l'avait vu.

 

-        Merci... Monsieur, fit-elle d'une voix étranglée.

-        De rien.

 

Puis, sans plus s'occuper de son employée, le directeur de la banque reprit le cours de son chemin, en direction des box voisins. De son côté Temari soupira de soulagement et se remit au travail hâtivement. Quelques minutes passèrent, puis l'ascenseur s'ouvrit devant elle.

 

-        Mademoiselle Sabaku ?

 

La fiancée d'Itachi releva la tête, sourcils levés, et découvrit une vieille femme habillée richement, un grand sourire aux lèvres dévoilant une rangée de dents impeccables que Temari soupçonna provenir d'un appareil dentaire.

 

-        …Vous êtes Madame Mackenzie ?

 

Pour toute réponse la vieille dame s'installa en face d'elle. Temari lui serra la main et fit un petit sourire en commençant à s'occuper d'elle.

 

*¤*¤*¤*

 

Sasori semblait encore plus inaccessible que d'habitude. Il coupait les cheveux d'une enfant avec des gestes mécaniques, froids, peu gracieux, qui ressemblaient plus aux coups d'un poissonnier frappant son poisson tout frais contre un mur qu'à des coups de ciseaux.

 

A quelques pas Tayuya regardait son ami, une moue étonnée sur le visage. Elle finit cependant par hausser ses épaules et s'occupa plus attentivement de son client plutôt que du rouquin. Après tout, elle n'était pas d'assez bonne humeur pour aller le voir, d'autant plus qu'elle s'était, la veille même, imposée quelques nouvelles règles dans sa vie. La première étant : occupe-toi de toi un peu, met les autres de côté.

 

Egoïste? Elle s'en foutait.

 

Un petit sourire sadique apparut sur les lèvres de la jeune femme. Un ras-le-bol général s'était installé dans son esprit le jour où elle avait croisé Shino dehors. Depuis, c'est à dire un peu moins de cinq jours, elle avait décidé de ne plus trop essayer de comprendre les autres.

 

-        Tayuya !

 

Houlà, ce ton autoritaire ne lui allait pas, mais alors pas du tout. Cet air furieux non plus d'ailleurs.

La rouquine regarda son collègue et ne pu s'empêcher d'avoir un petit rictus.

 

-        Shampoing antipelliculaire, grogna l'autre.

-        Derrière toi ! indiqua la jeune femme d'une voix chantante.

 

De son côté, Sasori se mit à maudire  ces femmes qui souriaient tout autour de lui.

 

Il y avait d'abord Tenten, qui affichait un éternel petit sourire alors qu'elle lui racontait pour la énième fois la journée absolument formidable passée en compagnie de Sai. Ensuite Temari qui était passée les voir et avait fait l'éloge d'Itachi venant d'obtenir une prime. Et enfin, il y avait Tayuya. Tayuya qui d'ordinaire ne souriait que rarement mais qui là, affichait le plus grand sourire du monde.

 

Et tout ça l'énervait.

 

-        Merci...

 

Son amie le regarda se tourner et prendre un flacon d'un geste sec. Elle croisa les bras sur sa poitrine et haussa un sourcil, amusée.

 

-        Sasori ! héla-t-elle.

 

Il se tourna, sourcils froncés, aura meurtrière émanant de lui.

 

-        Quoi ?

-        ...Tu viens de prendre le shampoing anti-poux.

 

Le jeune homme regarda le flacon, puis le cuir chevelu de sa toute jeune cliente qui lisait un magazine pour enfant, et finit par le reposer pour en prendre un autre. Le tout sans le moindre sourire, sans la moindre envie apparente d'être doux.

 

*¤*¤*¤*

 

C'était une mauvaise journée. Ou plutôt, ça allait être une mauvaise journée. Temari en était persuadée. Tout allait bien, trop bien, et même si elle aurait du s'en réjouir, elle en était plutôt inquiète.

Ses collègues ne lui disaient plus rien, ne faisaient plus aucun commentaire. Ils restaient dans leur coin, à faire leur boulot sans jamais s'occuper d'elle alors que pendant près de deux semaines, ils n'avaient cessé de se moquer de la jeune femme. Ce changement brutal de comportement pourtant anodin lui faisait un peu peur.

 

Mais le pourquoi de sa certitude quant au fait que ça allait être une mauvaise journée, c'était que Deidara vienne de l'appeler, pour lui annoncer qu'il partait. Partir où ? Elle n'en savait rien, elle n'avait préféré poser aucune question. Mais il partait... Et c'était, évidemment, une très bonne nouvelle.

 

Tout allait relativement bien. Ce n'était absolument pas bon signe. Elle était prête à le parier. Avant la fin de la journée quelque chose allait lui arriver. C'était impossible sinon.

 

La jeune femme appuya sur le bouton qui la mènerait au rez-de-chaussée du bâtiment et soupira en s'adossant à la paroi de l'ascenseur vide. Elle ferma un instant les yeux et inspira profondément. Beaucoup de clients ce matin, mais c'était encore une fois une bonne chose, si ce n'est qu'elle était à présent crevée alors qu'il lui restait toute une après-midi.

 

Elle entendit les portes de l'ascenseur commencer à se fermer mais soudain, un petit "cling" retentit et la cage en métal eut un petit mouvement de bascule pratiquement imperceptible.

 

Temari rouvrit les yeux, mais fut tentée de les refermer immédiatement.

 

-        Tiens, encore vous ! Deux fois depuis ce matin ! fit Shikato avec un immense sourire. Quelle coïncidence !

-        …Oui, en effet.


Elle se força à lui rendre un sourire dans lequel le cœur n'y était pas. Son patron, bien droit devant elle, fourra ses mains dans les poches de son costard et l'ascenseur se ferma pour commencer sa descente.

 

La jeune femme se redressa peu à peu, tenta de faire le moins de bruit possible en commençant par ne plus respirer et joignit ses mains sur son ventre. Elle se concentra sur chaque son alentour, prise d'une peur panique qu'il ne commence à lui reparler et qu'elle ne l'entende pas, qu'elle ne le comprenne pas et qu'il en soit vexé.

 

En réalité, elle se sentait bien ridicule de réagir comme ça.

 

-        Comment va votre petit ami ?

 

La blonde resta pantoise une seconde, le temps qu'il fallut hélas à l'appareil pour s'arrêter à l'étage demandé.

 

-        Oh, il... Il va bien ! lança-t-elle alors que son directeur commençait déjà à sortir.

 

Il se tourna, lui fit un petit sourire suivit d'un signe de main et s'en alla. Le corps de la jeune femme recracha tout son stress dans un soupir et elle se dépêcha de sortir de la banque. Plus tôt elle serait à l'air "pur" plus tôt elle se sentirait mieux.

 

*¤*¤*¤*

 

Allongée sur son canapé, Tenten regardait distraitement la télévision, repensant à la conversation téléphonique qu'elle venait d'avoir. Sai l'avait appelée. Il l'avait appelée, et invitée à déjeuner avec lui. En vitesse parce qu'il devait ensuite retourner travailler, mais déjeuner tout de même.

 

La brune était sur son petit nuage. Du moins était-ce l'impression qu'elle avait d'elle-même et puis aussi la définition que lui avait faite Temari il y avait de cela deux jours, lorsque la blonde était passée la voir.

 

Oui, sur un magnifique petit nuage.

Sai était gentil, compréhensif, prévenant, protecteur, drôle, touchant. Il savait lui parler. Il savait lui sourire mais aussi la faire sourire. Il savait comment s'y prendre avec elle avec son innocence naturelle. En clair, à présent il n'y avait plus aucune raison de ne pas se l'avouer, il lui plaisait bien. Très bien même.

 

Elle jeta un coup d'œil à sa montre et se redressa lentement. Dans un peu plus de deux heures, elle serait aux côtés de l'homme si séduisant rencontré banalement dans un bar.

 

Tenten s'étira tout en commençant à marcher en direction de sa chambre. Elle mit un temps particulièrement long à choisir ses vêtements mais une fois ceci fait, il ne lui resta plus qu'à se doucher et mettre tout en œuvre pour plaire un minimum au jeune homme.

 

*¤*¤*¤*

 

-        Je te le passe ! claironna la rouquine en faisant signe à Sasori de venir.

 

Le jeune homme haussa un sourcil et se dirigea lentement vers elle. Elle lui tendit alors son téléphone portable et reprit son balayage en sifflotant allégrement.

 

-        Tenten ? fit son collègue en collant d'autant plus le mobile sur son oreille.

 

Tayuya se redressa légèrement et attendit de voir ce qui allait se passer. Elle vit Sasori devenir plus froid que ce qu'il n'était déjà et ne plus ouvrir la bouche. Finalement, et sans avoir une seule fois reparlé, le rouquin raccrocha et tendit d'un geste sec le petit appareil à sa propriétaire.

 

-        Alors, qu'est-ce qu'elle voulait ? demanda cette dernière ne pouvant s'empêcher d'être inquiète et curieuse.

 

Sasori la regarda alors dans les yeux et la fusilla du regard.

 

-        Mêle-toi de ce qui te regarde.

 

L'ordre claqua comme une gifle sur sa joue et la jeune femme resta complètement ahurie alors qu'il reprenait son travail, à savoir ranger les serviettes de toilette.

 

Tayuya remercia le ciel pour l'absence de clients. Ca lui permettait d'avoir l'air complètement bête et d'avoir les larmes aux yeux sans que personne ne la voit. Elle balaya encore, et encore, jusqu'à ce que Sasori, prit apparemment d'une rage sans précédent le forçant à s'exprimer méchamment, ne lui fasse remarquer que le sol était propre.

 

*¤*¤*¤*

 

Hidan se pencha par dessus le bar et fit un grand sourire à la jeune femme qui venait de s'installer sur l’un des tabourets.

                                                                                                     

-        Qu'est-ce que je te sers ? demanda-t-il.

-        Un grand café s'il te plaît.

-        Tout d'suite !

 

La fiancée d'Itachi le regarda se mettre au travail et tourna un peu la tête. Elle observa les visages autour d'elle, s'aperçut sans aucune surprise que tous les gens présents travaillaient à la banque, s'attarda un instant sur Naruto qui discutait plus loin avec Gai et se mit à prier pour qu'aucun des deux hommes ne la reconnaissent, sachant pertinemment qu'ils lui demanderaient alors de venir avec eux. Et ça, non merci.

 

-        Hidan !

 

Elle tourna la tête en même temps que le barman. Un homme qu'elle avait croisé dans l'ascenseur de son boulot était debout et désignait une petite télévision en hauteur.

 

-        Mets plus fort s'il te plaît ! demanda-t-il en recouvrant le bruit des conversations tout autour.

 

Hidan s'exécuta et, par curiosité, Temari regarda le petit écran télévisé. Une journaliste parlait avec un air grave, derrière elle une dizaine de voitures de polices ainsi que des agents accroupis et semblant attendre quelque chose étaient visibles, de même qu'un grand immeuble aux façades noires.

 

-        Une prise d'otages ! s'exclama un autre homme d'affaire, se trouvant sous le téléviseur et ayant ainsi pu entendre les paroles de la journaliste.

-        Où ça ?

-        Comment ?!

 

Les questions affluèrent, l'homme y répondait petit à petit sans perdre un seul instant le fil de ce que pouvait bien dire la femme à l'écran.

Temari se détourna rapidement du spectacle, qui était une scène plutôt habituelle. Elle s'empara de la tasse que Hidan venait de lui poser sous le nez, avala son contenu rapidement et se leva, déjà prête à partir.

 

-        Tu vas où ? demanda d'ailleurs le barman en arrêtant deux secondes d'écouter l'homme qui répondait aux questions.

-        Oh, je vais faire un tour... Prendre l'air, indiqua la blonde.

-        Tu travailles demain ?

-        ... Manque de chance, oui.

-        Alors à demain ! conclut son vis-à-vis avec un grand sourire.

 

Elle lui fit un signe de main et s'en alla en direction de la porte de sortie.

 

*¤*¤*¤*

 

Le serveur se pencha un tantinet afin de poser l'assiette de la demoiselle puis se tourna vers le seul homme de la table, avec un sourire poli.

 

-        Désirez-vous quelque chose à boire ? demanda-t-il.

 

Sai réfléchit un instant avant de refuser tranquillement.

 

-        Mon associé préférerait sûrement avoir un homme apte plutôt que saoul, déclara-t-il à l'égard de Tenten qui venait de se saisir de ses couverts.

-        Je suis d'accord avec vous. J'imagine assez mal la tête de Juugo si j'allais à l'école complètement ivre.

 

Ils se sourirent, complices, et commencèrent à manger dans un silence apaisant. Jusqu'à ce que Sai repose sa fourchette, l'assiette vide. Aucun mot ne fut prononcé, ce qui ne dérangea absolument pas la jeune femme et ne sembla pas poser problème à l'homme qui l'avait invitée. Tenten était au contraire plutôt heureuse et sereine. S'ils se sentaient bien ensemble, c'était un très bon signe, non ?

 

-        Que vas-tu faire cet après-midi ?

 

La brune releva la tête de son verre d'eau et haussa les épaules. A vrai dire, elle comptait attendre sagement à l'appartement que Sasori revienne, peut-être devant un épisode de Grey's Anatomy, ou encore devant la chaîne des clips musicaux. C'était toujours bon de se tenir au courant des nouveaux morceaux, même si l'adolescence était loin derrière.

 

Mais de toute façon, quoiqu'elle fasse, il était hors de question d'en faire part à Sai.

 

-        Je verrais, fit-elle, évasive. Et vous, à part travailler ?

 

Sai resta souriant sans parler pendant une demi-seconde, puis il inspira profondément et regarda le bord de son assiette.

 

-        Je vais sûrement rentrer chez moi, puis me reposer après cette journée qui va être fatigante.

 

Il lui sourit de nouveau et le serveur revint bientôt, avec les cartes des desserts.

 

-        Vous vivez seul ? questionna-t-elle soudain, l'air de rien, en consultant le choix proposé sur la carte.

 

Sai la regarda et opina sans perdre une seule seconde son sourire. Il commanda ensuite un flan et attendit que Tenten choisisse à son tour pour recommencer à parler. Elle l'écouta parler de quelques anecdotes passées dans le métro, dans la rue, en ville, mais aussi lors de ses quelques voyages en dehors des Etats-Unis.

Ils ne parlèrent plus une seule fois de leur mode de vie personnel mais ça, elle ne le remarqua pas.

 

*¤*¤*¤*

 

Un corset nacré, une jupe à volant en soie, bien blanche. Le voile en tulle était magnifique aussi. Quelques détails brodés sur la jupe, le corset, de minuscules roses blanches en tissus accrochées en couronne autour du voile. Vraiment... Une robe magnifique. Vraiment magnifique. Idéale pour une future et jeune mariée.

 

Mais Temari n'allait pas être une future et jeune mariée. Non. Elle s'y refusait. Ca ne l'empêchait cependant pas d'admirer les courbes de cette robe dans une vitrine.

 

La jeune femme leva la tête vers l'enseigne de la boutique et soupira, comprenant soudain pourquoi la robe s'élevait à plus de milles dollars. Vera Wang avait donc décidé d'installer une énième petite boutique pour montrer ses talents au cœur de Brooklyn...

 

Temari eut un léger sourire, plutôt amer, et elle s'approcha de nouveau de la vitrine. Ses yeux dévorèrent littéralement la robe des yeux et elle fut même tentée de poser sa main à plat sur la vitre. Elle l'aurait certainement fait, si une ombre dans la glace ne lui avait pas signalé qu'elle n'était plus seule.

 

-        Elle est très belle.

 

Ses yeux se fermèrent, ses sourcils se froncèrent et sa bouche se déforma pour afficher une grimace des plus horribles.

 

-        Qu'est-ce que vous faites ici ? siffla-t-elle sans même se détourner.

-        Voyez-vous, la ville et ce trottoir appartiennent à tout le monde. Et je fais comme tout le monde, je marche sur ce trottoir, dans cette ville. Pour faire plus simple, je fais ce que les gens appellent "se promener".

 

Autant la robe était vraiment magnifique, autant ce type était vraiment lourd, énervant, irritant, désagréable, arrogant, prétentieux, orgueilleux... Et la liste que Temari se faisait dans sa tête pouvait se rallonger à l'infini.

 

-          Dites, vous allez continuer à me détester longtemps ? Non parce que, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais je vais bientôt remplacer mon père le temps de quelques mois. Alors autant que nous partions sur de bonnes bases.

 

Avait-il voulu la tuer ? Si oui, il avait presque réussi. Jamais le cœur de Temari ne s'était arrêté aussi longtemps.


Pour le coup la jeune femme se retourna, trop vite pour que cela passe inaperçu, et elle regarda le fils de son directeur avec des yeux ronds comme des billes. Et encore, les billes étant de taille relativement petite, si elle s'était vue la jeune Sabaku aurait dit que ses yeux étaient ronds comme des balles de base-ball.

 

-          Vous pouvez répéter ? demanda-t-elle d'une voix blanche.

 

Shikamaru eut un sourire narquois et parut amusé de la surprise de la blonde.

 

-          Mon père part en Europe pour deux mois et deux semaines. Pendant ce temps, je vais me charger de ses affaires. J'arrêterai mon propre travail pour bosser à la banque. Je pense donc qu'il nous faudrait repartir de zéro. Qu'en pensez-vous ?

 

La jeune femme ne pouvait pas penser. Elle était restée bloquée sur les mots "deux mois et deux semaines" et commençait à paniquer. Déjà qu'elle avait du mal avec le père, comment pourrait-elle travailler avec le fils qu'elle avait délibérément menacé, puis insulté et enfin ignoré de manière peu convenable ? Impossible.

 

Tout cela était un véritable cauchemar. Elle n'aurait pas cru que ce mauvais pressentiment qu'elle ressentait depuis son réveil se transformerait en réalité. Pas de cette façon là...

 

-          Alors ? Qu'en pensez-vous ? re-demanda soudain le brun, toujours autant amusé par le comportement effaré de la jeune femme.

 

Il lui tendit alors la main, dans un professionnalisme à toute épreuve, mettant même son sourire narquois au placard.

 

-          Shikamaru Nara ! annonça-t-il en se présentant.

 

Le regard de la jeune femme passa du visage à la main tendue du brun. Puis d'un geste mécanique, elle tendit la sienne et leurs mains se scellèrent dans une poignée ferme.

 

-        Te-Temari Sabaku..., marmonna-t-elle en retirant rapidement sa menotte.

-        Enchanté ! Alors à plus tard Future Madame Galère !

-        Pardon ?!

 

Le fils de Shikato qui avait commencé à partir se retourna et inclina un peu la tête.

 

-        Future Madame Galère. Je me comprends ! sourit-il. Au fait, cette robe vous irait très bien.

 

Ce disant il lui montra la robe au corset dans la boutique. Temari, légèrement embarrassée, détourna vivement les yeux et pu entendre le rire grave de Shikamaru encore quelques temps avant que ce dernier ne disparaisse un peu plus loin.

 

*¤*¤*¤*

 

Il faisait frisquet, vraiment. Heureusement qu'elle avait pensé à prendre un pull avant de sortir. Pour une fois qu'elle pensait à quelque chose le matin... Sortez le champagne !

 

Tayuya enfila rapidement son vêtement chaud de couleur noir et frissonna en sortant du salon. A l'intérieur, Sasori était en train de nettoyer un des bacs à eau. Il était pensif, toujours aussi froid. Mais elle s'en était assez fait pour lui pour la journée. A cause de lui, elle avait dérogé à ses propres résolutions.

 

La jeune femme fronça ses sourcils et entama sa marche en direction du métro. Quoiqu'à cette heure, il ne faisait pas encore totalement nuit et un peu de marche ne lui ferait pas de mal… Sans compter le fait qu'elle n'avait pas été du côté des Docks depuis un moment.

 

Elle obéit à son envie première de marrons chauds et prit donc la direction des Docks, sans un seul regard derrière elle.

 

Arrivée près des premiers conteneurs, la rouquine laissa un petit sourire satisfait gagner ses lèvres et alla s'asseoir sur une bitte d'amarrage. Là, la brise marine vint lui caresser le visage. Pour profiter de ce moment de relaxation Tayuya ferma les paupières et se laissa emporter par le bruit des rares vagues qui venaient mourir contre la digue en béton.

 

Une odeur de cramé attira son attention et quand elle rouvrit un peu les yeux, ce fut pour voir, à environ dix mètres devant elle, une petite roulotte éclairée par un néon au-dessus de laquelle un grand panneau "Marrons Chauds" était accroché.

 

Ce fut toujours avec un sourire satisfait qu'elle se releva et se dirigea vers la roulotte en question.


Cette nuit, elle pourrait enfin s'endormir de bonne humeur, ou du moins l'esprit en paix.

 

*¤*¤*¤*

 

Si Tayuya pouvait désormais se vanter de pouvoir aller au lit tranquille, ce n'était pas le cas d'Itachi Uchiha.

 

Assis sur une des chaises de la cuisine, perdu dans le silence de l'appartement, le grand brun regardait son portable posé sur la table.

L'absence de Deidara se faisait ressentir, mais agréablement. Personne pour hurler, personne pour faire d'innombrables bêtises -de tous les genres- et enfin, personne à qui demander de la fermer.

 

Itachi aurait donc dû être le plus heureux des hommes. Assis à attendre que sa fiancée ne rentre, qu'ils puissent enfin passer une soirée ensemble, uniquement à deux, sans personne à proximité. Mais il n'était pas le plus heureux des hommes. Il était même très loin du compte.

 

VRRR

 

Le trentenaire sursauta et regarda immédiatement son portable. Il fronça ses sourcils en constatant que c'était bel et bien le petit mobile qui venait de faire ce bruit. Une icône indiqua qu'il recevait un appel. Cependant, il ne répondit pas. Il attendit que son portable arrête de vibrer, sans faire le moindre geste.

 

Au bout de quelques secondes le petit engin arrêta de trembler, Itachi ferma les yeux et se remit à penser.

 

-        Je suis rentrée !

 

Pour la seconde fois le brun sursauta, mais il se reprit et afficha un large sourire quand Temari entra dans la cuisine. La jeune femme le regarda avec attention, décelant immédiatement une gêne dans le regard de son amant. Elle s'approcha et posa sa main sur le front de l'homme.

 

-        T'as pas l'air bien, murmura-t-elle. Tu as mal quelque part ? T'es fatigué ?

 

Itachi secoua négativement la tête et se dégagea de l'emprise de la blonde. Il la força à s'éloigner un peu puis à s'asseoir sur ses genoux, comme à leur habitude. Les mains de la jeune femme se posèrent sur son torse et elle tenta de comprendre ce qu'il se passait, une lueur inquiète au fond des yeux.

 

-        Je vais parfaitement bien, Temari. Un peu fatigué, mais je vais très bien.

 

Rassurée par le son de sa voix la jeune Sabaku cessa de s'inquiéter en apparence et se releva afin de préparer un dîner, bien qu'elle n'ait absolument pas faim.

Alors qu'elle prenait une casserole dans un placard la scène dans le Pub lui revint en mémoire et elle se tourna vivement vers l'Uchiha, soucieuse.

 

-        J'ai entendu parler d'une prise d'otages ! déclara-t-elle.

-        Ah, oui. Sur Clinton Street.

-        Tu y étais ?

-        Non. En ce moment je travaille pour une affaire à Manhattan.

-        Manhattan ? C'est pour ça que tu pars si tôt le matin?

-        Il y a un monde fou sur les routes, confirma le brun.

 

Elle opina pensivement et sortit un paquet de pâtes sans rien dire d'autre.

 

VRRR

 

Les deux adultes se tournèrent d'un même mouvement vers la table. Le portable d'Itachi recommençait à sonner.

 

-        Tu ne décroches pas ? demanda vivement Temari.

-        Non... C'est... Le boulot. J'ai pas envie de leur parler, fit-il en rangeant son portable dans sa poche.

 

Il était cependant curieux de voir ensuite l'homme s'esquiver vers le couloir. Mais Temari était trop fatiguée, comme chaque soir. Et hors de question d'essayer de comprendre.

 

A suivre...

 

 

 

Comment se faire détester des lecteurs ? Je crois que j’ai trouvé la recette idéale ^-^’

 

Merci à Nykinette pour son soutien, ses idées (<>-<>) et sa correction ! Qu’est-ce que je serais sans elle ?... Je la laisse méditer à la question.

 

Et pis merci à Ranbiloute, parce qu’heureusement qu’elle me booste, sinon vous pourriez facilement attendre jusqu’à juin ^-^’ (je vous ai dit que j’étais née en juin ?... >.>)

 

Thanks for reading and see you later !

 

Mim’

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