Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Articles

(Consulter tous les articles)

Questionnaire auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions !
 par   - 881 lectures  - 4 commentaires [3 décembre 2022 @ 16:04]

Bonjour tout le monde,

Je me permets de poster sur ce site afin de m'aider dans une étude que je mène actuellement sur les auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions. Nous nous appelons Lucie, Maud, Pauline et Manon et sommes en master 2 de Médiation et Création Artistique à l'Université Sorbonne Nouvelle.
Dans le cadre d'un cours sur la Conception de projet et la participation culturelle, nous nous intéressons au public (lecteur.ices et auteur.ices) des fanfictions en France.
Si vous habitez en France et que vous êtes lecteur.ices et auteur.ices de fanfictions, ce questionnaire est pour vous !

Les données recueillies ne seront utilisées qu'à des fins d'analyse et ne seront divulguées qu'à notre professeur.

Voici le lien si vous êtes lecteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc6_1itz9IVJhUfLejHlxD4zotRwUFU8wl2bTlfC_hHKzoRWg/viewform?fbclid=IwAR2T-hRSCR1g2Sys-LUqyEU4M4KA9uNKNmUB0gWXr_cnSXosVq_gsro6_qQ

Voici le lien si vous êtes auteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccZedHtCGfet4edRy2iPPhTXYEUusmsZU2feTEqGByRPrgDQ/viewform?fbclid=IwAR1RkBx6Fj1ZZ9_oH1I2L1-YaoMUg6fCZPWZbjH4nkF-BOC5rNctEsmCPqI

Vous pouvez bien entendu répondre aux deux questionnaires si vous vous sentez concerné.es par les deux.

Merci pour votre aide qui nous sera précieuse !!

Lucie, Maud, Pauline et Manon

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 4043 lectures  - 6 commentaires [1 septembre 2022 @ 23:42]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Naruto

Elle & Lui ~
[Histoire Terminée]
Auteur: Natsuhi Vue: 15124
[Publiée le: 2008-09-05]    [Mise à Jour: 2012-03-26]
13+  Signaler Romance/Humour/Drame Commentaires : 51
Description:
Uzumaki Naruto a subit un accident. Depuis, il est condamné à rester à l'hôpital durant un certain temps.. Malgré le fait qu'il n'aime pas du tout cette idée.

Ce qu'il ne savait pas, c'est ce qu'il allait découvrir en allant dans cet hôpital..

Lui, cherchant à tout prix de vivre
Elle, l'espoir perdu de cette vie.
___

U.A, OOC surement..
Crédits:
Les personnages ne m'appartiennent pas.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

L'Ange brisé ~

[6241 mots]
Publié le: 2009-01-29
Mis à Jour: 2011-09-15
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voilà c'est le dernier Chapitre. Mis à part les épilogues. Merci à tout ceux qui ont suivis cette histoire. Bidouw !

Elle & Lui

 

Chapitre 6 : L’ange brisé

 

 

 

 

Mais non de dieu ! Pourquoi faillait-il toujours que l’on soit dérangé ? Bon j’avoue… Le fait d’avoir joué de la guitare avait sûrement interpellé les médecins. Mais quand même ! Le pire c’est que finalement, ce n’était pas un médecin. Je reconnus la petite tête grise de Chiyo qui nous lança son petit sourire ridé. Je le soupçonnais d’ailleurs être un tantinet pas net, voir même pervers. Elle referma la porte délicatement et s’approcha de nous sans dire un mot. L’ambiance était un peu gênante. Du coin de l’œil, je vis Sakura se gratter la joue du doigt en souriant bêtement.

 

-         Ah petit ! Dit-elle enfin. C’était donc toi. L’hôpital est dans tous ces états, surtout cette partie ! Tu ferais mieux de déguerpir avant qu’Anko te trouve dans le coin. Je l’ai retardé. Rit-elle, en m’envoyant un clin d’œil.

 

Je reconnaissais bien là le côté conspirateur de cette vieille.

 

-         Vous êtes la meilleure ! M’écriais-je, en l’enlaçant. A demain Sakura ! La saluais-je d’une caresse sur la tête, tout en attrapant ma gratte au passage.

 

Après des coups d’œil dans les couloirs à présents éclairé, je m’activais à retourner dans ma chambre en essayant de ne pas me faire repérer. Autant dire que c’était mission impossible. Anko me chopera tôt ou tard. Et j’aurais de sérieux ennuies. Surtout qu’elle devait être en plein cycle menstruelle car en ce moment, ses nerfs étaient à fleur de peau.

 

Par je ne sais quel miracle, je retournais dans ma chambre sans encombres. Je posais ma guitare dans un coin et m’écroula sur le lit en retirant ma chaussure. Je m’endormis épuisé et heureux, faisant défilé son visage dans ma tête.

 

 

Quelques jours passèrent. Anko m’avait demandé de ne plus rendre visite à Sakura pendant quelque temps pour qu’elle se repose et qu’on puisse l’ausculter tranquillement. Je n’avais pas protesté contre toute attente et j’avais même dis que c’était bien. Anko ne s’était pas gêné pour se foutre de ma gueule. Bon je l’avoue, ca ne fait que deux jours et je n’en peux déjà plus. C’est bien pour ça qu’une fois de plus je me faufilais dans sa chambre en pleine nuit échappant de peu à Kakashi qui passait dans le coin.

 

-         Tu n’es plus très discret jeune Naruto. Murmura une voix dans mon dos.

 

Je sursautais d’un coup manquant de tomber à la renverse. Je reconnus de suite la petite voix fluette de Chiyo qui m’avait pris en pleine action de discrétion. Je repris mon souffle et lui envoya un regard accusateur.

 

-         Mémé ! Grognais-je en chuchotant. Vous n’avez pas honte d’effrayer un pauvre jeune homme comme moi ? Innocent qui plus est ! M’indignais-je, ironique.

-         Petit garnement ! Ricana-t-elle. Tu vas encore embêter la pauvre Sakura. Ca doit être épuisant de te côtoyer tous les jours.

-         Vous me blessez mémé.

-         Va donc ! Je te couvre petit. Kakashi va encore me sortir son discours rasoir. S’esclaffa-t-elle, ignorant qu’elle réveillait tous le monde aux alentours.

 

Je m’apprêtais à filer quand elle me retint par le bras et plongea ses yeux ridés dans les miens.

 

-         Fais attention à toi jeune Naruto.

 

Je ne compris pas vraiment ces paroles mais je lui balançais mon sourire ravageur comme à mon habitude. Après ça, j’arrivais devant la porte 066. Je pourrais faire le chemin les yeux fermés tellement je l’avais fais. J’entrais doucement ne voulant la réveiller. Et comme d’habitude, elle dormait profondément, le visage caché par ses mèches roses. J’approchais ma main de son visage et le dégageait de ses mèches rebelles. M’accroupissant, je posais mon visage près du sien la fixant et profitais de ce moment. J’aimais la regarder dormir. C’était le seul moment ou elle n’était pas violente… Mais je parlais trop vite, comme à mon habitude. Ses yeux s’ouvrirent d’un coup et je reçu une patate phénoménal en plein nez.

 

-         Mais putain ! Fulminais-je. Tu m’as cassé le nez !

-         Arrête de faire le gros bébé. Bailla-t-elle. Ca t’apprendra à t’infiltrer en pleine nuit dans ma chambre.

-         T’es pas possible comme nana ! Me plaignis-je, avec une sublime voix de canard.

-         Vient me voir.

 

Je m’approchais doucement faisant mine d’avoir peur, ce qui l’amusa. Elle tripota mon nez désespérée de mes gémissements. Ses petits doigts froid me fit frissonner et je m’empressais de les prendre dans mes mains pour les réchauffer.

 

-         Tu es encore torse nue.

-         Ca te dérange tant que ça ? Lui demandais-je, perplexe.

-         Pas spécialement.

 

Elle tapota de sa petite main gauche son matelas pour m’inciter à m’assoir près d’elle. C’est sans protester que je m’approchais tout en passant mon bras autour d’elle, la serrant près de moi. Rien que ce geste me rendait fou. Je plongeais mes yeux dans les siens puis dans la seconde d’après, elle m’embrassa, lentement. Elle balada ses mains sur mon torse pendant que les miennes s’occupaient à passer sous sa robe. L’étreinte devenait plus brulante et l’excitation grimpait à une vitesse fulgurante. Les baisers devenaient à leur tour plus intense, plus passionnés. Je commençais à l’allonger quand elle suffoqua. Inquiet, je me relevais au dessus d’elle. Elle passa ses deux mains sur son visage, semblant honteuse.

 

-         Je… Excuse-moi… Je ne… Suffoquait-elle.

 

Compréhensif, j’enlevais ses mains voulant la regarder dans les yeux.

 

-         Ne t’en fais pas.

 

Je me relevais, tout en lui déposant un baiser sur le front. Cependant, elle m’agrippa de ses petites mains, plongeant son regard brûlant dans le mien.

 

Je l’embrassais. Plus fort. Elle ne m’arrêtait pas. Je voulais partager plus avec elle. Et elle aussi. Je le savais. Durant ces heures qui paraissaient plus longues que jamais, j’avais fais attention. Avec sa maladie, elle ne pouvait pas faire un quelconque sport, ou un quelconque effort physique trop intense. Elle s’était excusé des tonnes de fois, le visage honteux. Je l’avais évidement de suite démenti.

 

J’étais resté avec elle. Longtemps après qu’elle se soit endormi, l’entourant par la taille. D’un geste affectif, je lui avais caressé le bras durant de longues minutes. Sans oublier de passer par ses cheveux de temps en temps. Le sommeil m’avait emporté une heure après.

 

 

Le lendemain, je voulus par je ne sais quel envie, parler à Anko. En fait, je voulais lui parler d’une chose qui m’avait trotté toute la nuit dans l’esprit. Hélas, la conversation que je surpris une fois de plus me rendit fou et je perdis le sourire.

 

-         Que s’est-il passé ? Demanda Anko, inquiète.

-         Sakura a eut une grave crise dans la nuit. La plus grave. Répondit Kakashi, la voix grave.

 

Cette nouvelle me fit perdre le peu de moral que j’avais en ce début de matinée.

 

-         Elle a eut de nombreuses suffocations… Elle ne tiendra plus.

-         Il lui reste moins de temps que l’on espérait…

 

Plus j’entendais leur conversation et plus la rage grimpait en moi. Je n’arrivais pas à croire qu’ils se laissent aller au moindre problème. J’étais décidé à lui sauver la vie. Quoi qu’il arrive. Même si pour cela, je devais lui donner la mienne. J’entrais dans la pièce en défonçant la porte sous les regards médusés d’Anko et Kakashi. J’aurais voulu leur donné une baffe mais je me retins à temps. Leurs précédentes paroles me révoltaient.

 

-         Donnez-lui mon cœur ! M’écriais-je. Donnez-lui !

-         Tu es fou. S’énerva Anko, hébété. Jamais nous ne ferons une chose pareille. C’est interdit.

-         J’en ai rien à carrer de ça ! M’emportais-je. Donnez-lui mon cœur !

-         Naruto, c’est impossible. Intervint Kakashi. Nous n’avons pas …

-         Fermez là ! Je sais que nous avons le même groupe. Je suis en bonne santé. Il sera parfait.

 

Ils me regardèrent incrédule en poussant des grognements de désapprobations. Anko baissa la tête en signe de désolation quant à Kakashi, je n’arrivais pas à déchiffrer son expression. J’en avais rien à foutre de crever. Je voulais qu’elle vive. Je voulais lui donner cette chance.

 

-         Même si nous pouvions faire ça, je doute que Sakura soit d’accord.

-         Je m’en fou. Elle n’aura pas besoin de savoir.

-         Crois-tu que cela la comblerais de joie que tu fasses une telle connerie ? Maugréa Anko.

-         Du moment qu’elle vit ! Donnez-lui mon cœur.

 

La porte grinça. Synchro, nous tournâmes la tête en direction du bruit. Une touffe de cheveux rose se trouvait dans l’encadre de la porte. Sakura restait bloqué, les yeux d’horreurs. Je n’entendis qu’un petit soupire venant de derrière.

 

-         Naruto… Chuchota Sakura, trop doucement. Qu’est ce que tu raconte… Tu n’es pas sérieux ?

 

Je me maudissais en cet instant. Son visage était si douloureux que ça me brisait le coeur. Je m’approchais d’elle lentement, mais elle eut un mouvement de recul en me toisant d’un regard que je n’avais jamais eut l’occasion de voir sur son visage.

 

-         Je le suis. On ne t’a pas trouvé de cœur alors je t’offre le mien. Répondis-je, catégorique.

-         Je refuse ! Dit-elle, en élevant la voix. Je n’ai pas besoin que tu perdes la vie pour me permettre de continuer la mienne. Je ne pourrais vivre en sachant que j’ai tué… Que je t’ai tué.

-         Mais si tu… Si tu meurs… Je ne peux pas accepter ça ! M’écriais-je, sentant ma voix partir un peu trop dans les aigus.

-         Tu le savais depuis le début que ça se passerait comme ça. J’étais prête à mourir alors ne complique pas les choses je t’en prie.

-         Jamais je ne laisserais faire ça ! Fis-je, horrifié à l’idée qu’elle meurt.

-         Naruto. Gémit-elle. S’il te plaitC’est déjà dure alors ne vient pas compliquer la situation. Je ne supporterais pas être la cause de ta mort.

-         Tu n’en seras pas la cause car c’est moi qui l’ai choisi. Je suis libre de faire de ma vie ce que je veux. Et je veux te donner mon cœur.

-         C’est hors de question ! Trancha-t-elle. Je ne me pardonnerais jamais. Je ne supporterais pas… Je ne pourrais pas vivre si tu n’es plus là.

 

J’avais l’impression qu’on me poignardait le cœur au fur et à mesure de notre dispute. Evidemment que je savais que ça finirait comme ça. Mais j’avais l’espoir qu’on lui trouverait un cœur. Si elle meurt, je ne pourrais plus vivre… Je ne pourrais pas la regarder mourir. Ca me serait insupportable. Comment pouvait-on rester là, planter devant celle qu’on aime et la regarder s’éteindre ? Ce serait invivable, d’être si impuissant.

 

-         Je refuse de vivre sans toi.

 

C’était une voix sans issue. Je haïssais le seigneur de toute mon âme de nous avoir mis dans cette putain de merde.

 

-         Si tu fais ça je ne te le pardonnerais jamais Naruto ! Cria-t-elle. Je veux que tu vives et que tu m’oublie.

-         Je préfère que tu me haïsses en vivant, plutôt de me haïr de n’avoir pu te sauver.

 

Elle s’approcha de moi en me prenant le visage dans ses mains. Pendant un instant, je fermais les yeux en imaginant que tout allait bien. Qu’il n’y avait pas cette maladie qui nous tuait tous les deux. Qu’il n’y avait personne d’autre que nous deux.

 

-         Je t’en prie Naruto. Supplia-t-elle. C’est déjà trop dur. Avant je n’aurais pas hésité à tendre les bras vers la mort mais maintenant… Maintenant j’ai peur car je ne veux pas te quitter.

 

Je caressais sa main de la mienne, souriant tristement. J’inhalait son odeur florale qui me calmait et me donnait des frissons.

 

-         Alors ne rends pas les choses difficiles.

-         Je préfère mourir plutôt que de te perdre.

 

Elle repoussa ma main d’un coup de griffe et émit un grognement désapprobateur.

 

-         Je refuse ! Je ne veux pas que tu meurs pour moi ! Cria-t-elle. Laisse-moi mourir !

-         Jamais ! Criais-je à mon tour.

-         Ca suffit. Intervint Anko, la voix brisée. Arrêtez…

 

Sa voix alarmante m’obligea à tourner la tête en direction d’Anko. Elle passa une main sur son visage dégoûté et déformé par la peine. A présent, nous la regardâmes tous.

 

-         Ne vous disputez plus. C’est déjà une situation affreuse...

 

Jamais je n’avais vu Anko avec une telle expression sur le visage.

 

-         Mais laissez-le donc lui donner son cœur ! Ricana une voix, dont j’avais reconnu le possesseur. Ca nous débarrassera d’une vermine.

 

Je me jetais sur lui mais Kakashi et Anko me retinrent de toutes leurs forces.

 

-         Lâchez-moi ! Hurlais-je. Laissez-moi le tuer !

 

Je me débattais comme un enragé pour lui tordre le cou et sentir ses os craquer sous mes doigts. Cependant, ce que Sakura fit me surprit et je stoppais net mes mouvements. Elle s’avança vers cet enfoiré et abatis sa main d’une telle puissance qu’elle explosa les lunettes du médecin. Ce dernier la regarda incrédule et totalement perdu.

 

-         Mais mademoiselle… Commença-t-il en se massant la joue gauche.

-         Hors de ma vue espèce de sale pourriture. Cracha-t-elle de dégoût.

 

Sakura sortis précipitamment de la salle pestant des jurons prononcés trop bas pour être comprit. Je courus à l’extérieur de la salle tout en bousculant d’un puissant coup d’épaule ce fumier de Kabuto. J’arrivais trop tard car en tournant la tête de droite à gauche, elle n’était déjà plus là.

 

-         Merde ! Fulminais-je.

 

En revenant dans la salle, je surpris une conversation – ça en devenait une habitude – entre les médecins.

 

-         Tu es fière de toi Anko ? Disait Kakashi d’un ton sinistre. Grâce à toi deux personnes seront détruites quelque soit la solution choisie. Finit-il, achevant Anko de ces mots atroces.

 

Anko s’écroula sur les genoux, main sur la bouche le regard détruit de culpabilité. Kakashi remarqua ma présence en me jetant ce regard indéchiffrable, puis sortit sans même se retourner. Kabuto le suivit de près et je dus faire appel à une incroyable contenance de moi-même pour éviter de commettre un meurtre horrible.

 

Je m’avançais vers Anko. C’était la première fois que je la voyais dans cet état et ça me perturbait. Elle semblait détruite et son visage se tordait d’horreur.

 

-         Anko

-         Pardonne-moi Naruto. Sanglota-t-elle. Pardonne-moi. Par ma faute… C’est ma faute tous ça…

 

Je m’accroupis ignorant la douleur de ma jambe, pris ses mains dans les miennes pour plonger mes yeux dans les siens remplis de larmes.

 

-         Dis pas de connerie, c’est pas ta faute. Cette rencontre a été la plus belle de ma vie et je ne peux que te remercier. Si on doit en vouloir à quelqu’un, c’est bien à cet enfoiré de Dieu.

-         Mais c’est… C’est horrible de vous voir endurer ça. Dès le jour où l’on t’a retrouvé dans sa chambre en pleine nuit, j’ai vu cette lueur dans tes yeux ainsi que dans les siens. Depuis, j’ai eu peur de ce jour fatidique…

-         Anko. Dis-je, la forçant à me regarder tout en essayant de ne pas craquer. Je le savais depuis le début ce que ça impliquerait. Avant ma venue ici, je ne faisais que des conneries ! Ma raison de vivre avait disparu en même temps que mes parents. Tous ce que je faisais, c’était rendre dingue mes profs, les parents de Sas’ et faire des tonnes d’actes dangereux, inconscients et débiles.

-         Et tu m’en faisais baver. Ajouta-t-elle, reniflant en émettant un petit rire.

-         Le bon temps. Plaisantais-je. Alors aujourd’hui, j’ai trouvé ma raison de vivre. Je souhaite lui donner sa chance, celle de vivre et de découvrir le monde qu’on lui a refusé. Je veux lui donner ma vie.

-         Et tes amis ?

-         Ils comprendront.

 

Elle baissa le regard. Ses bras vinrent m’enlacer durant presque une minute dans laquelle la salle fut plongé dans un silence presque entier, entrecoupé de la respiration encore bruyante d’Anko. Elle se retira en me lançant un sourire peiné. Je restais planté là encore quelques minutes sans pouvoir bouger.

 

Que pouvais-je bien faire ? C’était horrible d’être impuissant. C’est tout en poussant des jurons blasphématoires envers Dieu que je quittais la pièce pour rejoindre Sakura.

 

 

Elle était là, devant moi assise sur le banc que j’avais souvent squatté. Ses cheveux virevoltaient face au vent, laissant son visage angélique découvert. Ses yeux se perdaient dans le grand jardin morne et dépourvu de couleurs. Je m’approchais d’elle, enlevant ma veste noir à motif orange et la lui tendit en remarquant ses frissons du au froid. Elle me la prit en souriant puis se couvrit les épaules.

 

-         Ne va pas attraper froid.

-         Tu sais c’est drôle car je voyais souvent un garçon aux cheveux blonds assis sur ce banc. Parfois, son ami le rejoignait et d’autre fois on entendait les cris hystériques d’une infirmière lui courant après. Raconta-t-elle. Ca m’intriguait car il semblait être très connu dans l’hôpital pour être un véritable gamin arrogant. Je ne me serais jamais douté un jour que ce « vaurien » viendrait toquer à ma porte.

-         La vie est si surprenante parfois ! Riais-je doucement.

-         Vient t’asseoir. Dit-elle, tapotant le banc.

-         Heureusement que tu es intervenue tout à l’heure car sinon c’est pas une simple gifle qu’il se serait reçu. Pestais-je, en m’asseyant.

 

Elle rit.

 

-         Sakura. Repris-je, sérieux. Laisse-moi te faire ce cadeau.

-         Tu m’as déjà fais don du plus beau cadeau Naruto. Répondit-elle, m’empêchant de continuer. Grâce à toi j’ai vécu des sensations que je n’avais jamais ressenties et imaginé, même dans mes rêves. Tu m’as donné l’envie de vivre. Même si ma vie se termine bientôt, j’aurais vécu les derniers plus beaux jours de cette vie.

 

Quand elle parlait de sa fin de cette manière si détachée, je ne pouvais m’empêcher de grimacer. C’était tout bonnement inconcevable de la laisser mourir. Je ne le supporterais pas.

 

-         J’ai pris ma décision.

-         Vie Naruto. Vie pour moi.

-         Je vivrais en toi.

-         Je t’en prie non de Dieu ! Dit-elle, agacée. Tu crois que c’est facile pour moi ? Tu crois que je supporte le fait de crever en te laissant ? Ne soit pas égoïste et vie.

-         Parc’que je suis égoïste ? M’indignais-je. Tous c’que je veux c’est te sauver la vie.

-         Pas au dépend de la tienne.

 

Je frappais le banc de colère.

 

-         Arrête de te montrer têtue !

-         Cesse de te montrer idiot. Tu as un avenir devant toi.

-         Aucun. Rétorquais-je.

-         Tu es doué pour la musique et plus tard tu pourrais te tourner vers ce domaine. Je suis certaine que tu pourrais devenir une vraie star ! Tu es quelqu’un d’actif. Dit-elle en étouffant un rire. Quelqu’un d’attentionné, fort et plein de volonté. Jamais je ne te laisserais gâcher ça. Et je vois claire dans ton jeu. La seule façon que tu as d’être heureux c’est de faire l’abruti arrogant. Derrière il y a une souffrance caché.

-         N’essaye pas de m’analyser. M’énervais-je. C’est mon tempérament d’être comme ça.

-         Sans doute.

 

C’était sans issu. Elle n’accepterait jamais le fait que je donne mon cœur et je n’accepterais jamais le fait de ne pas lui donner. Comment pouvait-on se sortir d’un pareil dilemme ? Comment pouvait-on s’en sortir… C’était une impasse. Et ça me tuait.

 

Elle m’enroula dans ses bras, collant sa tête rose contre mon torse tout en soufflant. J’aurais pu rester de cette manière durant l’éternité. Dans ce coin paisible malgré le fait qu’il se trouve dans un endroit horrible.

 

-         Quel est ton rêve ? Demandais-je subitement. Aimerais-tu posséder quelque chose.

-         Hm… J’ai toujours voulu un chien. Me dit-elle, levant la tête. Seulement mes parents ne voulaient pas s’en encombrer.

-         Je retourne à l’intérieur. Je te rejoins dans la chambre plus tard.

-         D’accord. Me sourit-elle.

 

Je l’embrassais furtivement serrant sa main puis la lâcha et partis en direction de ma chambre. Pour le moment, je refusais l’idée qu’elle allait mourir dans les prochains jours. Et je lui réaliserais ce petit rêve. C’est tout c’que j’pouvais faire. J’aimerais tellement faire plus… Je shootais dans une des chaises de l’accueil et j’entendis un vague « sale gosse » venant d’un visiteur. Bordel ! Je pestais comme un diable en allant dans ma chambre. Il n’était que cinq heures mais je tenterais quand même de l’appeler. En arrivant dans ce qui était ma chambre depuis des semaines, je fonçais chercher mon portable sur la table de chevet. Tout en m’allongeant sur le pieu, je tapais le numéro de Kiba en espérant qu’il n’était pas entrain de draguer. Je m’demande vraiment comment Ino fait pour le supporter ! Riais-je tout seul comme un dingue.

 

-         Allô ? Grogna la voix au bout du fil.

-         Kiba ? Ouais c’est moi. Non tout va bien.

 

Enfin si on peut dire…

 

-         Tu pourrais me rendre un p’tit service ? Ouais t’inquiète. Ben ca serait de ramener Akamaru. J’m’en fou t’sais. Ils gueuleront mais rien à battre. Ouais ! C’est ça. Tu peux passer là ? Ouais. Ah bon ? Ben tu pourras la rejoindre. Ok. Bye.

 

Je raccrochais content de la surprise que je préparais pour Sakura.

 

 

Un peu plus d’une demi-heure plus tard, Kiba arrivait dans ma chambre avec la surprise sous son manteau.

 

-         T’as réussi à rentrer avec ça sans te faire repérer ? M’étonnais-je, lui tapant la main.

-         Ben qu’est ce tu crois mec ! Rit-il, pointant un doigt vers lui. Je suis le meilleur.

 

Je levais les yeux au ciel et l’emmena dans les couloirs. On entendait de vague soupire de la veste à Kiba dont les gens ne pouvaient s’empêcher de lever un sourcil. Parfois même, ça gigotait… Je plaignais la pauvre bête.

 

La chambre était en vue et je m’apprêtais à ouvrir la porte quand je découvris qu’elle l’était déjà. Des voix parvinrent à nos oreilles et je stoppais Kiba d’une main voulant entendre la discussion.

 

-         Oui ! C’est ça ! Ria l’une des filles, que j’identifiais être Ino. C’est incroyable que tu en sache autant.

-         Maman m’avait apporté un livre dessus et j’ai eu le loisir d’apprendre plein de chose. Hélas, je n’ai jamais eu l’occasion d’en voir en vrai.

 

Sakura…

 

-         En tous cas c’est très gentille de ta part Ino. Ca me fait très plaisir.

-         Ce n’est rien voyons ! Et c’est tout à fait normal. Je voulais passer hier mais je n’ai pas eut le temps. Mes parents me donnent un vrai travail de monstre !

-         Oh, ce n’est pas grave.

-         Mais que vois-je ! Il te l’a donc offert hier ? N’est-il pas magnifique ?

-         Oui beaucoup.

-         Je parie qu’il ne t’a point dit que c’était mon œuvre ? Bon celui de ma mère aussi.

 

Je levais les yeux au ciel sous le ricanement silencieux de Kiba qui comprenait.

 

-         Vraiment ? C’est très joli.

 

-         Franchement Naruto… Me chuchota Kiba. Déjà que c’est mal d’écouter aux portes, mais là c’est une conversation privée et banale.

 

Je secouais la main en fronçant les sourcils pour qu’il se la ferme.

 

-         Ino… Je peux te demander une faveur ? J’ai remarqué que tu étais proche de Naruto alors je me suis dis…

-         Tous ce que tu veux. Lui dit-elle, d’un ton que je reconnaissais sérieux.

-         Ne laisse pas Naruto faire de bêtises. Je… Je vais mourir dans quelques temps et j’aimerais que tu le soutiennes avec les autres. Vous me semblez très proche alors…

-         Je ferais de mon mieux.

-         Je ne connais pas trop ce qu’il a vécu et je n’aurais sans doute jamais le temps de lui demander… Alors…

-         Naruto a toujours été comme ça tu sais. La coupa-t-elle. Il a toujours eut cette joie de vivre, ce tempérament actif et bout en train, cette arrogance ! Rit-elle. En fait, il s’est un peu détourné du chemin depuis un drame il y a huit ans. Mais… Il semble avoir un peu reprit goût depuis qu’il te connait.

-         J’en suis heureuse alors. J’aurais au moins accomplie quelque chose avant de partir.

 

Je serrais le poing tout en me retenant d’éclater le mur. Kiba posa sa main sur mon épaule tout en serrant son étreinte. Sans faire attention, je poussais la porte et elle poussa un petit grincement. Les deux filles tournèrent la tête et je fis mine d’entrer comme d’habitude.

 

-         Tiens salut la blonde ! M’exclamais-je, m’efforçant de sourire.

-         Quand on parle du loup. Ricana Ino.

-         Ah j’me disais aussi. Mes oreilles n’arrêtaient pas de siffler.

 

Je lui fis une petite tape sur la tête dont elle m’en redonna un beaucoup plus brutal. Je l’injuriais poliment et m’assis sur le lit près de Sakura.

 

-         A la base je venais faire une surprise pour Sakura mais ca en sera une pour toi Ino… Dans un sens.

-         Vraiment ? S’exclama-t-elle, faussement. La surprise que l’on pourrait me faire c’est castrer cet imbécile de chien qui me sert de petit copain.

 

Je ne pus m’empêcher de rire sous les regards incompréhensifs des deux filles.

 

-         Et bien tu vas être à moitié ravi ! Kiba ! Roucoulais-je. Si tu nous présentais un ami.

 

Ce dernier entra dans la pièce sans oublier de fusiller du regard sa tendre et chère Ino. Cette dernière pesta contre elle-même mais de toute façon, c’était toujours comme ça entre eux. Ils se cherchaient mutuellement. Enfin bref… Kiba ouvrit sa veste et laissa une petite boule de poil apparaitre.

 

-         Whouaf !

 

L’animal courra partout dans la chambre jusqu’à se jeter sur Ino qu’il connaissait très bien. Cette dernière lui caressa la tête tout en lui murmurant des mots doux.

 

-         Oh il est mignon le petit hein ? Mon Aka d’amour ! T’es le plus adorable des chiens.

-         Dis-toi que le chien à droit à plus de caresses que moi ! S’indigna Kiba, dégoûté. Y’a des jours ou je rêverais d’être un chien…

 

Je ris et observais Sakura qui en faisait de même. Ses yeux pétillaient en regardant l’animal gigoter dans tous les sens. Ino lui tendit alors le chien qui remuait dans ses bras. Sakura tendit les bras timidement et attrapa la boule de poil. Ce dernier lécha le visage de la rose qui riait sous les chatouilles que lui procurait la bête.

 

-         Il est trop mignon. S’émerveilla-t-elle.

 

Durant presque trente minutes, pendant que Kiba et Ino se chamaillaient tout en finissant par s’embrasser à chaque fin de disputes, installés au bout du lit, Sakura caressa Akamaru tout en lui roucoulant des mots doux. C’est dingue. A croire que les animaux avaient effectivement le droit à plus d’attention.

 

-         Qu’on-t-il de plus ? Demandais-je soudain, soupirant. Qu’est ce que les chiens ont de plus que nous, les mecs, pour être si bien traité ? M’exclamais-je, indigné.

-         Disons que leurs queues ne traînent pas partout. Rétorqua Ino, le sourire large.

-         Très drôle. Rétorqua Kiba, éberlué.

 

Alors que durant cette seconde, tout allait parfaitement bien, la seconde d’après tourna au véritable cauchemar. Pendant que j’observais sans lassitude Sakura, elle fut prise de douleur. Elle se mit à tousser fortement, ayant du mal à respirer.

 

-         Sakura ? L’interpella Ino, inquiète.

 

La rose laissa le chien retourner à terre tandis qu’elle recrachait du sang de sa bouche, se tordant les membres sous la douleur.

 

-         Na… NarutoNar… Suffoquait-elle. Je… J’ai mal… Mal !

 

Ses cris de supplices me détruisaient le cœur. J’essayais tant bien que mal de lui donner de l’air, de la soutenir. J’écrasais mon poing sur ce fichu bouton pour que ces putains de médecins se bougent le cul. Son visage était enduit de transpiration, dégoulinant du front au cou. Ses yeux rougissaient et leurs couleurs à l’origine verts étaient voilés par le rouge. Ses cris augmentaient en même temps que ses suffocations.

 

-         Bouge Naruto ! Hurla une voix derrière moi, qui était Anko.

 

-         Je reste ! Ripostais-je, ne voulant enlever ma main de celle de Sakura.

-         Tu ne peux pas rester. Rétorqua-t-elle.

 

Je ne pus me défendre contre les quatre médecins qui me virèrent de la chambre. En poussant des hurlements de rages, je partis dans la salle réservée aux personnels du troisième étage. Ino et Kiba m’emboitaient le pas, leurs regards chamboulés. Je m’adossais contre un mur, éclatant mes mains à tour de rôle sur ce dernier. Kiba tenta des milliers de fois de m’arrêter mais à plusieurs reprise, il faillit se prendre mes coups mal placés. Ino n’en était que plus effrayé quand je prenais la peine de la regarder. Mon regard devait être méprisant car elle déglutissait à chaque fois qu’elle croisait mon regard. Elle aussi, m’intimait de me calmer mais rien à faire. Je ne supportais pas être loin de Sakura quand elle n’allait pas bien.

 

Nous attendîmes une bonne heure avant qu’Anko daigne entrer dans la pièce. Je compris la situation dès que nos regards se croisèrent. Ils étaient vides. Elle marcha doucement se plantant face à moi, soulevant la tête pour me regarder dans les yeux.

 

-         Elle veut te voir. Finit-elle par dire, après une minute de silence.

 

Sans mot, je m’activais à rejoindre Sakura. Je courus dans le couloir menant à elle en dégageant d’un coup d’épaule le patient qui avait l’audace de me gêner. Ignorant ses plaintes, j’entrais dans la chambre. Kakashi était à son chevet et se décala contre le mur d’en face. J’aurais préféré crever plutôt que de la voir dans cet état. C’était comme si des milliers de tuyaux plastifiés s’enfilaient en elle. Son visage n’exprimait plus que la douleur, la souffrance… Et que sais-je encore. Elle paraissait avoir pris dix ans d’un coup. Elle transpirait. Sa respiration était saccadée par de petits toussotements. J’en déglutis.

 

Je m’approchais doucement d’elle, m’assis sur la chaise en lui prenant la main. Elle n’avait même pas la force de me la serrer. Sa tête s’inclina de mon côté et ses yeux m’envoûtèrent comme à leurs habitudes. Malgré les vaisseaux rouges qui ressortaient, je voyais toujours ses beaux yeux verts éclatants. Elle tenta de me sourire. Sourire qui n’en était presque pas. Elle donnait l’impression d’y mettre toute sa force. Intérieurement, j’avais mal. De la voir comme ça, si faible, tremblante. J’avais peur de casser sa main.

 

-         Naruto. Chuchota-t-elle.

-         Je suis là.

-         Je t’aime.

-         Dis pas ça putain ! M’emportais-je.

-         Je… Je préfère le dire… Au cas où.

-         Il n’y a pas d’au cas où ! Tu iras mieux.

 

Ma voie se brisait à chaque parole que je disais. Un nœud se formait, grossissant au fond de ma gorge.

 

-         Dis… Le moi.

 

Si un cœur pouvait pleurer, le mien aurait déjà versé des torrents.

 

-         Non ! Refusais-je.

-         Alors tu… Tu ne m’aime pas. Conclut-elle, un sourire ironique.

-         Sois pas ridicule… Maugréais-je.

-         Dis-le. Supplia-t-elle.

-         N’imagine pas que c’est la dernière conversation que l’on aura !

-         Oui… Souffla-t-elle, grimaçant de douleur. C’est juste pour être sure.

-         Je te le dirais quand tu te seras reposé. M’entêtais-je.

-         Aurais… Aurais-tu honte d’éprouver… Ce sentiment ? Le démonstratif Naruto… Aurait peur d’un simple… Je t’aime ?

 

J’aurais presque cru qu’elle se moquait.

 

-         N’importe quoi.

-         Dis le moi. S’obligea-t-elle à dire en élevant la voix.

-         Je… T’aime… Lui murmurais-je.

 

Elle sembla sourire, satisfaite. Je l’embrassais sur le front tout en passant mes doigts dans ses cheveux m’enivrant de son parfum floral. Sans m’en rendre vraiment compte, je la vie fermer les yeux, toujours ce sourire collé aux lèvres.

 

-         Sakura ? Lui murmurais-je.

 

Mais rien. Ses yeux restaient clos. Elle respirait certes, mais faiblement.

 

-         Sakura ? Dis-je, plus fort.

 

Toujours rien. Je du retenir mes larmes.

 

-         Sakura ! Criais-je.

 

-         Du calme. Intervint Kakashi en m’éloignant. Elle est endormie.

 

Quelque chose me disait que ce sommeil l’emmenait droit vers la nuit éternelle.

 

Furieux, je détalais en dehors de la salle pour me défouler ailleurs. J’ignorais les cris de Kiba et marchais d’un pas rapide et boitant dans les couloirs. Les patients et infirmiers qui avaient le malheur de me croiser, émettaient des plaintes outrés et effrayés. Ma chambre en vue, je m’activais à tous défoncé. Cette image d’elle, faible et tremblante. Cette impression qu’elle pouvait se briser en un pincement de doigt. Ce visage défiguré par la souffrance… Ses yeux n’exprimant qu’une douleur abominable… Ca me tuait. Je ne pouvais supporter de la voir ainsi. Je me haïssais d’être incapable de l’aider.

 

J’étais tellement préoccupé par ma haine que je n’avais pas entendu Sasuke entrer. Il m’avait agrippé par les bras en me bloquant contre le mur. Sous la surprise, je n’eus pas le temps de me débattre. Il m’envoya son regard le plus dur que je lui connaissais mais… Il en fallait plus pour me détendre.

 

-         Lâche-moi ! Hurlais-je.

-         Calme-toi Naruto ! Si tu continue, tu vas détruire tous l’hôpital.

-         Rien à foutre ! Ripostais-je, en le bousculant.

 

D’un mouvement de bras, je soulevais le lit qui se retourna sous la secousse laissant tomber tous ce qui se trouvait dessus. Je balançais le moindre objet qui avait le malheur de se mettre sous ma main. Je sentie alors une secousse au niveau de ma joue et compris que Sasuke venait de me frapper. Pendant un moment, je restais bloqué puis m’écroula sur les genoux. Je pris de mes mains mon visage meurtri et hurla ma peine. Sasuke me prit dans ses bras, et nous restâmes comme ça pendant des heures.

 

 

Trois heures plus tard, je croisais Kabuto dans le couloir qui pour une fois avait un visage mort. Kakashi se trouvait dehors, à côté de la porte adossé au mur le regard vide. Quand je fus à ses côtés, une question stupide m’effleura l’esprit.

 

-         Elle va mourir ?

-         Elle est dans le coma. M’avertit-il, la voix cassé.

 

Mon cœur s’effrita peu à peu à l’entente de cette réponse. Sasuke apposa sa main sur mon épaule, et ensemble nous entrâmes dans la chambre. Les parents de Sakura se trouvaient dans la pièce, une ombre sur le visage. Sans mot, ils sortirent de la pièce. Fubuki me lança tout de même un sourire. Un sourire mort. Kiba et Ino qui étaient restés, partirent également. Kiba me tapota le bras. Ino me souriait tristement. Je m’avançais lentement à son chevet, m’asseyant et prit sa main blanche et froide. Je posais ma tête près de la sienne, et fermais les yeux tout en fredonnant un air. L’air de la chanson que je lui avais écrite. Je repensais à elle. Ses sourires. Ses yeux. Sa voix. Ses rires. Sa chaleur. Ses souffles… Je serrais le pendentif qu’elle tenait dans son autre main et continuais de fredonner la chanson.

 

Personne ne pouvait nous aider. Que pouvait-on espérer. Un cœur ? Non… Ce n’était même pas la peine d’y penser. Personne n’avait le même groupe sanguin qu’elle sur le point de mourir. Devais-je la regarder s’éteindre, d’heure en heure ? La laisser là entrain de dépérir ?

 

Mon cœur mourrait à l’instant même ou le sien cesserait de battre.

 

Je donnerais tout pour la serrer dans mes bras de nouveaux. Pour l’embrasser. Pour sentir ses mains me toucher. Pour sentir son regard me transpercer. Pour l’entendre me crier dessus. Pour l’entendre rire.

 

Je donnerais tout. Ma vie s’il le faut.

 

 

 

L’amour… Ce sentiment de peine, de trouble. Ce sentiment qui nous bouleverse, nous torture, nous consume et nous tue.

 

 

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2023