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Animes-Mangas

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Naruto

Décélération
[Histoire Terminée]
Auteur: NaN Vue: 1917
[Publiée le: 2008-03-31]    [Mise à Jour: 2011-12-20]
G  Signaler Romance/Angoisse Commentaires : 6
Description:
Tout tourne autour d'Hinata, son esprit vole et s'échappe... Depuis combien de temps était-elle enchaînée au fond de ce gouffre obscur ?

Et quelle était cette voix dans sa tête ?
Crédits:
Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.
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Espace blanc

[3134 mots]
Publié le: 2008-07-01
Mis à Jour: 2011-12-20
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DECELERATION  

 

Chap. 2 : Espace blanc

 

 

Tout était blanc.

 

Il n’y avait rien autour. Que du blanc, et du blanc, encore du blanc. Ah, si, quelque chose brillait là-bas…Qu’est-ce que c’était ? …

 

Un rayon de soleil.

 

Hinata avait oublié sa couleur, sa texture. Il scintillait paisiblement, tombant de nulle part au milieu de nulle part.

 

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. C’était si beau.

 

Mais où était-elle ? Ce n’était plus l’enfer noir du gouffre. Non. C’était un néant immaculé.

 

Le non-être.

 

Ah !

 

Un bruit !

 

Des pleurs. Les gémissements émergeaient du rien, coulaient vers Hinata, s’insinuaient dans son esprit étrangement clair ; ils étaient une mélodie fredonnée à mi-voix, belle, si belle dans cet espace infini…

 

Qui pleurait ? Un petit enfant ?

 

Alors tu l’entends, Hinata ? Tu l’entends pleurer ? Tu ne sais pas qui c’est, ça non, tu aimerais bien savoir hein tu aimerais bien, seulement tu devras le découvrir toute seule Hinata. Tu as vu, tout est blanc ici, c’est agréable hein reposant oui serein, parce que le noir, ça te faisait peur, et puis ici il fait chaud, ici il n’y a plus la pierre dans ton dos tu le sens ça ?

 

Mais… Sur quoi reposait-elle, alors ?

 

Sur rien Hinata, tu ne repose sur rien, c’est le vide absolu tu sais. C’est beau, hein ?

 

Elle cligna des yeux. Ouvrit la bouche. Elle avait encore un corps…

 

Tu t’inquiètes Hinata ? Tu te crois morte peut-être, tu crois que tu y es passée hein ? Mais tu ne te souviens pas, que s’est-il passé après, qu’est-ce qu’il y a eu lorsque tu t’es réveillée du cauchemar ? Mais si tu sais le gouffre obscur les gouttes qui tombaient le sang qui coulait les chaînes qui crissaient les larmes salées qui te noyaient et puis le noir qui t’entourait, le noir qui t’attirait, le noir qui t’engloutissait, le noir…

 

Le noir. Le froid… Le froid ? Oui, elle se souvenait de cette sensation. C’était donc de la chaleur, ce qu’elle ressentait à présent ?

 

Et l’air tu y as pensé à l’air ? Tu sais, le vent, le souffle, tu sais si tu sais souviens-toi Hinata, cette caresse…

 

Non, elle ne se rappelait pas. Qu’est-ce qu’une caresse ?

 

Son esprit était aussi limpide que du cristal. Aussi transparent que de l’eau. Ses pensées volaient sans être arrêtées, tout était simple et évident. Mais sa mémoire n’était pas là, sous les couches de verre… Rien, il n’y avait rien. Un vide plein. C’était tout, tout, tout… Qui étais-elle ?

 

Qui es-tu, Hinata ?

 

Que faisait-elle là ?

 

Que fais-tu là, Hinata ?

 

 

Tu ne sais pas. Tu ne sais plus.

 

Tout fuyait entre ses doigts comme de l’eau. Pas une pensée, pas un souvenir…

 

Tu dois te rappeler, Hinata. Ce que tu as vécu n’était qu’un rêve, la vie n’est qu’un rêve et quand on s’éveille on ne sait pas ce qui est vrai, les deux mondes s’entremêlent et on ne sait plus ce qui fut ou qui semblait avoir été, on ne sait plus ce qui nous entourait, on ne sait plus…

 

Je sais que c’était moi, et qu’est-ce qu’il y avait, qu’est-ce qu’il y avait ?

 

Ce n’est pas important Hinata, oublie. Oublie maintenant, laisse-toi guider. Si si viens, lève-toi allez un dernier effort, lève-toi et marche, marche vers les pleurs tu les entends toujours hein ? Marche vers ce petit enfant marche il a besoin de toi allez c’est ça vas-y un pied devant l’autre tu vois tu sais encore…marcher.

 

Pourquoi est-ce que je t'entends moins bien ? Tu t'éloignes !

 

Je suis là je suis là Hinata, viens on cherche le petit enfant, viens on le retrouve suis la mélodie suis les cris les larmes les pleurs suis !

 

Je suis seule… Il n’y a personne ici !

 

Tu te souviens ? Tu te souviens qu’il y avait des autres ? C’est beaucoup Hinata c’est beaucoup…

 

Qui étaient-ce ? Ces visages, je les aperçois, ils tournent autour de moi, ils ne s’arrêtent pas… Je les connais, je les ai connus, qui sont-ils ?

 

Réfléchis Hinata réfléchis, ils sont cachés au fond de toi dans ton cœur, tu as un cœur pose ta main dessus pour voir ? Voilà c’est bien, tu le sens battre ?

 

C’est doux. Comme le flanc d’un oiseau qui palpite…

 

Oui c’est bien, tu vois l’oiseau est sorti du cristal de ta mémoire défaillante, continue, encore, souviens-toi…

 

Il fait du bruit. Ça vibre. Top-top. Top-top. Top-top. J’ai déjà entendu ce bruit. Je l’ai déjà entendu, mais où ?

 

 

Le bruit devient très fort. Mon cœur s’accélère. Top-top, top-top, top-top ! Il emplit tout, il résonne, je n’entends plus la mélodie !

 

 

Ne me laisse pas ! Ne me laisse pas toute seule, dans ce blanc insoutenable, avec ce bruit qui… !

 

Je suis là, tu n’es pas seule. Tu as peur Hinata très peur, c’est la vie Hinata, la vie, je sais c’est effrayant mais familiarise-toi avec elle, un chaton Hinata pas un tigre un chaton n’oublie pas…

 

Un chaton…

 

Oui un chaton tu sais c’est tout petit tout doux tout chaud, ça roule il y en avait plein…

 

Où ? Où est-ce qu’il y en avait plein ?

 

Ecoute la mélodie Hinata écoute elle revient ton cœur se calme, laisse-la te guider encore…

 

Où est-ce que je vais ?

 

Nulle part Hinata, tu n’es nulle part tu ne vas nulle part, le non-être n’oublie pas…

 

Les couleurs étaient parties. Il y avait l’éclat doré du rayon, là-bas, puis le blanc, partout. Une tache sombre là-bas…

 

Non la mélodie va de ce côté, ne va pas voir là-bas Hinata…

 

Qu’est-ce que c’est ?

 

C’est un souvenir Hinata mais tu ne dois pas l’approcher de trop près, il va te retenir sinon, viens de l’autre côté…

 

C’était une personne, non, ils étaient trois…

 

Attention Hinata ne vas pas par là pas par là !

 

Mais… Elle y était ! La petite silhouette, c’était elle.

Une voix légère perça les épaisseurs de l’atmosphère blanche qui l’entourait, et elle entendit :

 

 - Tu sais que ça me manque, Hina ?

 

La plus grande silhouette riait, son visage était joyeux, ses yeux plissés, elle le connaissait…

 

Hinata viens !

 

Son rire était encore présent sur ses lèvres quand il ne l’était plus dans ses yeux. Hinata le vit basculer en avant, lentement, très, très lentement… Puis il y eut un cri strident, un cri qui ne venait pas des silhouettes, un cri qui déchirait les brumes qui l’entourait pour pénétrer dans sa tête, il dura, interminable, insoutenable…

 

Hinata tomba à genoux, les mains crispées sur ses tempes. Kiba !

 

Oui Hinata c’est Kiba qui meurt, Kiba, enfin tu te souviens mais ce n’est pas lui qui crie, tu devines qui c’est ? Tu devines ? Viens maintenant tu t’es trop approchée viens tu ne dois pas voir la suite… Il y a des choses pour les morts et d’autres pour les vivants Hinata…

 

Une douleur insupportable lui traversait tout le corps, comme une lame glacée, et la peur lui serrait le ventre, l’empêchant de respirer. Pourquoi avait-elle si mal ?

 

Bien Hinata la douleur est sortie aussi à présent, avec l’air enfin tu te souviens de l’air… Respire Hinata respire et vois comme c’est bon…

 

Elle haletait. L’image de Kiba s’était fixée dans sa mémoire, avec celle de l’oiseau, du rire, de la douleur.

 

Oui Hinata c’est leur retour qui fait mal, c’est une renaissance tu sais. On va y arriver ne t’en fais pas tout va revenir doucement mais on va y arriver… Relève-toi il faut continuer.

 

Hinata tremblait de tous ses membres. Le froid, le chaud, la peur, la souffrance, le rire, la joie… Sur quoi reposaient ses mains et ses genoux ? Rien ne l’entourait. La matière n’existait pas !

 

Relève-toi, Hinata.

 

Elle se releva.

 

Les pleurs, tu les entends ? Ils sont par là. Allez marche, marche. Et ne t’arrête pas.

 

Kiba. Kiba. Kiba, Shino !

 

Oui c’est ça continue, ne t’arrête pas…

 

Le soleil… Le ciel… De quelle couleur était le ciel ? Quelque chose remua dans les épaisseurs scintillantes de sa mémoire. Deux yeux. Hinata sentit son cœur se dilater. Naruto !

 

C’est ça Hinata maintenant parle-le !

 

 - Na…NARUTO !

 

Au lieu de s’étouffer dans les limbes, le cri éclata majestueusement dans l’espace. Des yeux azur. Des cheveux dorés. Un sourire comme un trait de pinceau, une ligne de couleur tracée d’un geste, Naruto…

 

Ne retiens pas tes larmes, Hinata. Une naissance, ça fait pleurer.

 

Hinata éclata en sanglots, de joie, de tristesse, de désespoir : elle pleurait parce que c’était la seule manière d’évacuer le trop-plein des émotions qu’elle sentait affluer par vagues, et les larmes dégringolaient sur ses joues comme des diamants.

 

C’est du bon travail Hinata ça va plus vite que prévu tu sais ! Tu n’as plus peur hein, plus du tout. C’est normal maintenant tu sais ce que tu es, car ce qui te terrifiait, c’était toi-même hein…

 

Ça y est, elle se souvenait de tout à présent : son père, Neji, ses entraînements, les examens, ses amis, Akamaru, les arbres, les fleurs, le riz, la cannelle, un petit renard, Kurenai-sensei, le masque d’Anbu, le tatouage, l’équipe, l’embuscade, sa fuite, sa capture, puis un trou noir, et elle se réveillait dans un cachot, puis un rayon de soleil et le blanc…

 

Et cette mélodie…

 

Souviens-toi Hinata c’est tout ce que tu dois faire, souviens-toi, rappelle-toi, remémore-toi…

 

Elle avançait vers le bruit, une forme recroquevillée se distinguait au loin…

 

Tu y es presque Hinata, maintenant souviens-toi, un chat, pas un tigre.

 

Oui, un chat, pas un tigre. Je me souviens, je me souviens. Il y en avait plein dans le jardin de Naruto, plein de chatons, il adorait ça.

 

Encore souviens-toi encore, souviens-toi qui est venu te chercher au fond du gouffre au fond du noir, qui t’a lancé un câble qui est allé te chuchoter de tenir qui ?

 

 

Et les odeurs, réfléchis, tu te rappelles d’une odeur au moins ? Les odeurs…

 

Hinata ferma les yeux. Rien ne lui revenait…Si, une odeur chaude, de cannelle. C’est doux, c’est parfumé, c’est épicé…

 

C’était bien un petit enfant, il est accroupi, il gémit. Elle le voyait de dos.

 

C’est ça, avance encore. Tu y es presque.

 

Un pas, un autre. Les sanglots secouaient les épaules de l’enfant, ses cheveux noirs brillaient.

 

Et n’oublie pas Hinata, n’oublie plus : un chat…

 

Elle s’arrêta. Elle était tout près de lui, à présent. Hinata le regarda un instant, puis se pencha, mais avant qu’elle n’ait pu le toucher, l’enfant tourna son visage vers elle, son visage au regard fou ravagé par les larmes. Hinata suspendit son geste et sentit quelque chose dégringoler en elle.

 

C’était son visage.

 

C’était elle.

 

Oui Hinata tu vois, c’est toi c’est moi tu vois…

 

Elle avait de nouveau peur. L’enfant –son double plus jeune- la regardait, les yeux grands ouverts ; il avait l'air dangereux.

 

Ce n’est pas ton double Hinata, pas exactement. Tu ne comprends pas ?

 

L’enfant entrouvrit la bouche, révélant des dents pointues – Hinata sursauta et poussa un cri. Il sourit, c’était inquiétant, il semblait prêt à lui sauter dessus… Et tout d’un coup, il avait disparu.

 

Hinata tremblait de tous ses membres en regardant de tous les côtés. Où était-il ? Où est-il ! Je ne le vois plus !

 

Tu veux vraiment le revoir Hinata ? Mais écoutes, tu entends, l’ambiance a changé.

 

Les pleurs s’étaient tus. A la place, un chant s’élevait des profondeurs immaculées des brumes, un chant clair, sans paroles, juste une variation dans la voix, le son.

 

Hinata, quelqu’un va venir.

 

Qui ça ? Qui ?

 

Quelqu’un. Tu verras. Il n’existe pas c’est un souvenir tu ne dois pas le suivre… Il te sourira, te parlera, il sera plus vrai que nature mais il n’existe pas. Il va venir.

 

Le chant était d’une beauté sans pareille. Hinata avait peur de devenir folle. Qui va venir ? Qui ?

 

Un petit chien émergea soudain en bondissant. Tout joyeux, il aboya et trottina vers Hinata. Akamaru !

 

Non Hinata ce n’est pas lui pas lui…

 

Akamaru, viens… Tu es tout petit, comme ça se fait ? Tu avais grandi, non ? Tu es si mignon, viens…

 

Non Hinata ne le laisse pas s’approcher…

 

Le petit chien sourit soudain. Des crocs aiguisé. Des yeux méchants. Hinata poussa un cri. Le chien bondit sur elle en grognant, puis se volatilisa.

 

Il est parti Hinata parti, Kiba ne reviendra pas tu ne verras pas ses yeux tristes son sourire mélancolique il ne te retiendra pas, c’est bien, c’est…bien…

 

Hinata baissa les yeux sur le kunai qu’elle tenait à la main. Du sang gouttait le long du métal. La couleur intense du rouge lui agressa les yeux dans cet univers feutré.

 

Hi…nata…marche enco   marche all 

 

Qu’est-ce qu’il se passe ?! Tu t’en vas ?

 

Je suis l    Hinata ne t’en f   pas

 

Où vas-tu ? Où vas-tu sans moi ?

 

N’ai pas peur, c’est bon je suis là ne t’inquiète pas, je t’accompagnerais jusqu’au bout.

 

Reste près de moi !

 

Oui je suis toujours là, marchons ensemble viens… Tu vois les visages autour de toi ? Tu les reconnais maintenant hein Hinata…

 

Hinata sentit soudain le sol sous ses pieds. Rien n’avait changé, il n’y avait que du blanc, le rayon de soleil et le chant, mais cette fois, elle avait le sentiment de marcher sur quelque chose. Un chemin ?

 

Tu arrives au bout de ton voyage Hinata, c’était long hein c’était difficile le gouffre le noir le vide le néant le blanc le cristal mais tu arrive à la fin, je vais bientôt pouvoir te laisser continuer toute seule Hinata…Ne te perds plus Hinata ne te laisse plus avoir et la prochaine fois on…

 

Une lueur au loin… Hinata pressa le pas. Un courant d’air coulait sur son visage, le chant s’entendait de plus en plus fort, de plus en plus fort !

 

Ne laisse plus tes ténèbres t’envahir Hinata…

 

Les brumes semblaient se dissiper autour d’elle au fur et à mesure qu’elle courait vers la lumière.

 

Tu t’en es bien sortie Hinata, c’est bien joué Naruto serait fier de toi Kiba aussi il sera toujours là tu sais toujours là…

 

Hinata courait à perdre haleine.

 

Plus vite encore plus vite ! Tu es un oiseau Hinata un bel oiseau blanc vole vole à travers tout vole vers l’autre côté…

 

Tu vas venir avec moi ?

 

Non Hinata moi je reste là moi je suis le noir le blanc le cri le chant je ne peux pas venir avec toi, je ne peux pas te suivre…

 

Mais…

 

Tu dois continuer toute seule Hinata, c’est ton combat ta vie mais je serais là comme Kiba comme Shino comme les autres…

 

Je ne veux pas me retrouver seule, encore ! Non !

 

Tu n’as jamais été seule Hinata jamais j’ai toujours été là moi.

 

Pourquoi tu ne parlais pas, avant ?

 

Je t’ai toujours parlé Hinata, la nuit le jour dans tes rêves et tes cauchemars, mais tu ne savais pas écouter les gens ne savent pas écouter. Ne t’inquiète pas ais confiance…

 

Qu’est-ce qu’il y a là-bas ? Qu’est-ce qu’il y a derrière la lumière ?

 

Tu t’interroge encore Hinata cours ne t’arrête pas, là-bas il y a tout et rien, ce là-bas t’attend tu dois le retrouver…

 

Je me suis fais attrapée, je n’ai pas pu sauver mes amis, je ne reverrais pas… tout est fini, je peux partir…

 

Bien Hina, tu as su écouter tu as su te souvenir. Alors maintenant oublie et cours encore, va vers l’avant et ne te retourne pas oublie le gouffre oublie le non-être oublie-moi, tu es, Hinata tu es…

 

Tu dois retrouver les autres Hinata ils t’attendent. La prochaine fois tu entends la prochaine fois que tu m’écouteras la prochaine fois ce sera pour un autre voyage Hinata, la prochaine fois ce sera la bonne Hinata la prochaine fois c’est moi que tu suivras c’est toi que tu suivras, pas le reste non toi moi et c’est tout…

 

N’ai plus jamais peur Hinata… N’oublie pas de te souvenir, n’oublie pas d’oublier n’oublie pas d’écouter même quand je ne serais plus là… Entend le cristal, il craque, tu entends ? C’est un son tintant, un son déchirant, il va faire mal tiens-toi prête il va éclater et tout reviendra, tu sera blessée par les éclats mais tu tiendras bon hein Hinata tu tiendras tu sais le faire ça, tu sais… On te donne encore du temps tu vois, du temps, tu en a manqué pas vrai ? Mais le temps fuit il s’échappe il blesse il creuse il tue mais il s’apprivoise aussi tu sais tu le sais ça… Tu te souviendras Hinata ?

 

Oui.

 

Souviens-toi de la mort, souviens-toi du gouffre, souviens-toi du blanc. N'oublie pas l'absolu, le vide, le tout. N'oublie rien, Hinata.

 

Tout se mélange. Le cristal tinte, il grince, c’est douloureux.

 

Il ne va plus tenir très longtemps tu verra, il est beau hein regarde-le une dernière fois ferme les yeux tu vois la lumière qui palpite ?

 

Je la vois.

 

Elle est belle hein ? Elle est rien que pour toi Hinata.

 

Des larmes grosses et brillantes comme des perles s’échappaient de ses paupières et roulaient sur ses joues. Les méandres de son esprit, ses profondeurs, ses coins les plus reculés… tout n’était plus qu’un labyrinthe de verre.

 

Tu t’y retrouve Hinata tu vois, tu t’y retrouve… Regarde la porte, elle est devant toi, toute proche à présent regarde qu’est-ce que tu vois ?

 

Une surface lisse. Un plafond.

 

Quoi d’autre hein quoi d’autre ?

 

 Une fenêtre. Des rideaux. Ils sont fermés, le soleil passe à travers, il y a… un bouquet de fleurs.

 

Quelles fleurs Hinata ?

 

Des lis.

 

C’est bien Hinata il ne reste plus beaucoup de chemin à faire. Ecoute le cris ta l  va se bris r éc  te le bruit qu’i l  fera c’   magni f que  éc oute     éc ou te      souviens-t o i   d’oubl  r  souviens-t oi

To u t  s’  en va  t out    fu  it   t out  fi l e  c’est  la  f  i n  Hin at a  la f  i  n  m  ais le   dé  bu  t    au  ssi       le dé   but          l    e    dé  b  u    t

 

Sou  vi  ens  t  oi   Hinata un  ch at   pa s  

 

 - Un tigre…

 

 - Hinata ! Tu te réveilles ! Ohé ! Hinata reviens à elle !

 

Un plafond. Une fenêtre. Des rideaux, un bouquet de fleurs.

 

Hinata cligna des yeux et tourna la tête : un soleil ébouriffé était penché au-dessus d’elle, fou de joie et d’inquiétude. Sa bouche se crispa et une larme s’échappa de l’œil azur.

 

 - Bon sang Hinata, j’ai vraiment cru que… que j’étais arrivé trop tard…

 

Hinata leva une main, posa sa paume contre sa joue.

 

 - Mais je suis là, Naruto… Je suis revenue.

 

 

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