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Changement d'adresse IP non prévue
 par   - 60 lectures  - Aucun commentaire

Fanfic Fr a été inaccessible suite à un changement d'adresse IP non prévu.
Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 887 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Buddy or More ?
[Histoire Terminée]
Auteur: pouletfree Vue: 5823
[Publiée le: 2016-09-06]    [Mise à Jour: 2019-06-02]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Policier Commentaires : 63
Description:
Ne lisez pas cette fic sans avoir lu les 2 précédentes : Buddy or Not et Buddy or What.

Shikamaru crie vengeance. Naruto le soutient tant bien que mal. Temari démêle ses sentiments et sa grossesse. L'Hôte tient la pègre sous sa coupe. Tous ces destins vont s'entrecroiser, et les coups de feu retentiront bientôt dans les rues de Leafville. Certains ne se relèveront jamais, d'autres en sortiront plus forts et heureux. Mais une chose est sûre, cette guerre les changera tous.
Voici la dernière partie de la trilogie.

Buddy or What a passé la barre des 10 000, Buddy or Not s'en approche de plus en plus... Autant dire que cette saison a la pression pour arriver à aller aussi loin que les deux autres... et son auteur aussi...
M'enfin bon les gars, on va aller jusqu'au bout et péter une fin de ouf! Avec de la chique, du mollard et du sang! Et un peu d'amour aussi, quand même. On est pas des bêtes.

La partie IV est en ligne
Crédits:
Les personnages sont a Kishimoto
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Cafetière en zinc

[3058 mots]
Publié le: 2018-12-23Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Bonjour à tous !

Balek aujourd’hui pas d’intro on a pas le temps !

Bonne lecture !





Il marche seul, dans une rue qui pue la pisse et les poubelles.

Elle rit, dans les bras de celui qui l’a remplacé.

Il pleure, dans sa bouteille coulent les larmes cruelles.

Elle sourit et s’éveille loin des fantômes du passé.

Il prie pour qu’elle revienne, qu’elle voit son amour.

Elle est calme est sereine, sur une voie sans retour.



Kiba avala son verre d’un trait et le fit claquer sur le zinc du bar. Sur l’estrade un groupe de jeunes chantait une chanson populaire. Ils massacraient une chanson populaire, pour être plus exact, aidés dans ce sacrilège par la forte dose d’alcool qu’ils semblaient avoir chacun ingéré au court de la soirée. Une main tapa l’épaule de Kiba et le fit sortir sans ménagement de la douce torpeur qu’il avait fait sienne après le onzième verre.

_ Tu connais la différence entre une mandarine et une clémentine ? lui brailla un saoulard dans l’oreille.

_ Non, grommela Kiba.

_ Moi non plus ! répondit l’autre en explosant de rire, apparemment très fier de sa plaisanterie.

Aussi fier que pouvait l’être quelqu’un d’aussi alcoolisé. Malgré lui Kiba accompagna l’homme dans son fou rire, cueilli à froid par la stupidité de la plaisanterie. L’homme dut prendre ça comme une invitation à s’asseoir, car il s’installa sur le tabouret voisin. C’était un homme d’une cinquantaine d’années aux longs cheveux gris et au visage amical.

_ Tu sais que t’es la douzième personne à qui je fais cette blague, et le seul à avoir rigolé, reprit-il en appelant le barman d’un signe du doigt.

Kiba haussa les épaules, essuyant les larmes de rire qui avaient coulé toutes seules.

_ Je vais prendre une vodka. Sans glaçon, après je suis malade. Et toi, mon pote ? demanda le saoulard à Kiba.

_ Ah euh..bah..la même chose, répondit ce dernier en montrant son verre.

_ C’était quoi ? s’enquit le barman.

_ Euh, pour être honnête je sais plus, avoua Kiba avec un sourire.

_ Je vous mets la même chose qu’à monsieur ? proposa l’employé.

_ Vendu, acquiesça le policier.

Leurs deux verres furent servis, et le saoulard leva le sien pour trinquer. Surpris, Kiba joua le jeu et ils firent tinter leurs boissons l’une contre l’autre.

_ Alors, qu’est-ce que c’est que cette gueule triste que tu tires depuis tout à l’heure ? lâcha l’homme sans préambule.

_ Comment…

_ Mec, t’es accoudé à ce bar depuis deux heures, forcément que je t’ai repéré. T’as le pif plongé dans ton verre et tu parles à personne.

Kiba esquissa un sourire. Voilà qui résumait bien les soirées qu’il passait depuis un mois ou deux. Il but une lampée de vodka.

_ Chagrin d’amour, finit-il par murmurer.

_ Ah…

L’homme but également, laissant s’installer quelques secondes de silence. Enfin de silence, façon de parler car les jeunes continuaient à hurler les paroles de la chanson qu’ils avaient cru bon de saccager.

_ Rupture difficile ?

Kiba acquiesça doucement.

_ Elle s’appelait Akiko. Elle s’appelle Akiko, se reprit-il en songeant que la jeune femme n’était pas morte.

C’était plutôt lui qui l’était depuis tout ce temps. Abandonné par la femme qu’il aime, dépouillé de l’enquête qu’il avait menée pendant près d’un an, laissé pour compte par ses amis qu’il avait lui-même repoussé.

Le saoulard, voyant le trouble de son compagnon de beuverie, brisa le silence :

_ C’est toujours difficile de laisser au passé une femme qu’on aime ou qu’on a aimé. On essaie de se convaincre que c’est la meilleure chose à faire, qu’on n’a pas besoin d’elle. Mais il y a toujours cet enfoiré d’espoir qui nous empêche de réellement faire le deuil.

Ils burent chacun une longue gorgée qui leur brûla la gorge.

_ Les ruptures…reprit l’homme d’un air pensif. Le seul moment où l’espoir est un ennemi.

_ Amen, approuva Kiba.

Ils trinquèrent une nouvelle fois, et terminèrent leur verre d’une traite.

_ On rhabille le petit ? proposa le saoulard.

_ Allez.

**********************************************************************************

La lumière agressive de la pièce immaculée agressa le Docteur Akuseko lorsque le capuchon qui masquait son visage lui fut arraché sans prévenir. Il voulut instantanément placer ses mains devant son visage mais ses poignets étaient attachés au bras du fauteuil confortable dans lequel il était assis.

_ Bonsoir Docteur, fit une voix grave dans son dos.

Un homme apparut dans son champ de vision, vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise rouge au col ouvert et aux manches retroussées. De longs cheveux noirs tombaient sur ses épaules. Il semblait décontracté mais sa présence avait quelque chose de dérangeant. Un verre de whisky se balançait paresseusement dans sa main.

_ Je m’appelle Orochimaru, je suis le chef des Trois Familles unifiées de Leafville.

Les yeux du pauvre docteur s’écarquillèrent. De la peur. Une peur intense. La peur de mourir. La peur d’avoir mal. L’Hôte posa sa main sur l’épaule tremblante de son invité, le faisant frémir.

_ Ne faites pas cette tête, vous êtes ici chez vous.

Il claqua des doigts pour appeler l’un de ses sbires.

_ Amène donc un verre à ce bon docteur. Qu’est-ce que vous buvez ?

Akuseko dut faire un effort surhumain pour parvenir à former correctement le moindre mot entre ses lèvres arides.

_ Je ne bois pas merc…

_ Qu’est-ce que vous buvez, Docteur ? répéta l’Hôte en approchant son visage pâle de celui de sa victime.

_ Whi…whisky…

_ Tu as entendu ? dit l’Hôte à son subordonné en se redressant. Va chercher un whisky. Et du bon.

Orochimaru s’assit sur la table basse de manière à être à la hauteur du Docteur Akuseko. Il attrapa un livre posé à côté de lui et le montra à son invité. C’était une couverture assez simple, sur laquelle figurait en bas la photo d’Akuseko. Le livre traitait des troubles mentaux, des différentes causes et des différents traitements qui pouvaient venir en aide aux malades. L’Hôte laissa tomber l’ouvrage sur les genoux de son auteur.

_ Bon bouquin, commenta-t’il. C’est du sérieux ?

_ Je..je me fais fort de penser que oui, réussit à articuler le psychiatre.

Le sbire revint avec un verre de scotch. Il coupa le sparadrap qui retenait la main droite du Docteur afin que celui-ci puisse boire.

_ L’un de mes amis est en proie à des difficultés psychologiques depuis son enfance. De très sérieux troubles, déclara l’Hôte après quelques secondes. J’ai grand peine à ne pas donner raison à ceux qui le disent fou. Mais c’est mon ami, et je veux le tirer de là.

Akuseko semblait de plus en plus se demander dans quoi il avait mis les pieds. Voilà qu’il se retrouvait face à face avec l’un des plus grands bandits de la ville, à discuter psychiatrie comme avec l’un de ses confrères. Cela n’avait aucun sens. Il but une longue gorgée d’alcool tandis que l’Hôte poursuivait.

_ Je vous ai fait venir car il paraît que vous êtes le meilleur dans votre domaine.

Devant le manque de réaction de son invité, Orochimaru approcha son visage du sien d’un air menaçant.

_ Ai-je eu tort ? Interrogea-t’il avec agacement.

_ Non ! Enfin je…ce n’est pas à moi de le dire mais disons que j’ai quelques…aptitudes, il est vrai…

_ Très bien, vous commencez la thérapie dès maintenant, trancha l’Hôte en se levant d’un coup. Amenez Hidan.

_ Comment ? Mais je…

L’Hôte saisit le psychiatre à la mâchoire d’un geste brusque et serra avec une force insoupçonnable au vu de sa carrure relativement frêle. Il plaça son visage furieux à quelques centimètres de celui d’Akuseko, le foudroyant de ses yeux noirs.

_ Ne commettez pas l’erreur de me contrarier, Docteur. Je suis poli, mais pas patient. Vous ferez ce que je vous dis de faire, et vous aurez peut-être la vie sauve si le cœur m’en dit. Vous avez tout à perdre dans cette histoire.

Il relâcha la pression et disparut hors du champ de vision d’Akuseko. Ce dernier n’entendait plus rien autour de lui hormis sa respiration saccadée. Une larme de terreur roula sur sa joue et gagna son menton avec une facilité insolente. Allait-il mourir ici, dans cet appartement luxueux, entouré de malfrats fous à lier ?

Il entendit une porte s’ouvrir, et des bruits de pas. Quelques secondes plus tard, deux armoires à glace déposaient un homme aux cheveux gris sur le canapé qui se trouvait de l’autre côté de la table basse. Il avait les yeux rivés sur le sol, les cheveux sales et le visage émacié comme s’il n’avait pas dormi depuis des jours.

_ Voilà votre patient, Doc, fit l’un des gardes du corps.

Ils quittèrent ensuite la pièce. Tendu, Akuseko se racla la gorge. Cela sembla attirer l’attention de l’homme face à lui, qui leva les yeux lentement. Des yeux noirs sans aucune humanité.

Un regard de démon.

**********************************************************************************

_T’as une sale gueule.

Naruto laissa échapper un petit rire fatigué.

_ J’ai suivi ton conseil. Je me suis fait défoncer une bonne fois pour toute.

Randy sourit à son tour.

_ Je vois ça. Espérons que ça leur suffira.

_ La prochaine fois qu’ils essaient je ne serai pas aussi passif, rétorqua le blond.

_ Je sais bien, mais tu ne gagneras rien à entrer en guerre avec ce genre de trous du cul.

Naruto haussa les épaules avec un sourire insouciant.

_ De toute façon je n’ai rien à gagner à être ici.

Randy ne put s’empêcher de sourire face à l’insolence de ce petit gars. Il lui donna une grande tape dans l’épaule qui envoya Naruto valdinguer sur sa couchette.

_ Oh désolé petit !

**********************************************************************************

_ Et le gars lui dit : « Mais enfin Suzanne, c’était ma bite ! »

Les deux hommes éclatèrent d’un rire gras et bruyant dans la petite ruelle où ils avaient élu domicile avec une bouteille de saké chacun. L’homme aux cheveux blancs s’adossa à une poubelle, essuyant ses larmes de rire.

_ Ah je suis complétement schlass…

Kiba le rejoignit et se plaça à côté de lui contre le container.

_ Ca faisait un paquet de temps que je m’étais pas marré comme ça, déclara-t’il après une énième gorgée.

Le saoulard darda un regard pensif vers son nouvel ami.

_ Comment un mec aussi jeune peut-il avoir l’air aussi abattu ?

Kiba se passa une main sur le visage.

_ Je suis flic, répondit-il.

_ Ça arrive à des gens très bien, plaisanta l’autre.

_ J’étais sur une affaire, j’y passais tout mon temps. J’étais obsédé par ce gars, j’en ai oublié tout le reste, et Akiko a fini par se casser. Je suis parti à la dérive, j’ai envoyé chier tout le monde. J’ai merdé partout, professionnellement et personnellement…

Ils restèrent quelques instants en silence, perdus dans leurs pensées confuses et embrumées.

_ Quel âge t’as, petit ?

_ Vingt-huit ans.

_ Alors ne te fais pas de bile pour ce genre de choses. Tout peut se réparer avec le temps. La question est simplement : qu’est-ce qui vaut réellement le coup d’être réparé ?

Kiba baissa la tête silencieusement.

_ Je n’en sais rien, avoua-t’il avec amertume.

_ T’as le temps d’y penser, mon gars. Ceux qui tiennent à toi t’offriront toujours une porte ouverte, même si l’accueil paraît froid.

_ Il risque d’être glacial.

_ Tente le coup. T’as rien à perdre.

**********************************************************************************

Le téléphone de la jeune femme vibra sur la table de nuit, la tirant du léger sommeil dans lequel elle avait commencé à s’enfoncer. La luminosité de l’écran l’agressa, aussi elle ne vit pas le nom que celui-ci affichait avant de décrocher d’un geste du doigt. Elle porta l’appareil à son oreille et murmura un « allo ? » fatigué.

_ Akiko ?

Les yeux de la belle endormie s’écarquillèrent à l’entente de cette voix familière.

_ Kiba ?

_ Je..je te dérange ?

Instinctivement, Akiko quitta le lit dans lequel son compagnon dormait et s’éclipsa de la chambre sur la pointe des pieds pour se rendre dans la cuisine. Elle n’alluma pas la lumière, se plaçant simplement devant la fenêtre pour profiter de la faible luminosité de la rue et du clair de lune.

_ Tu sais quelle heure il est Kiba ?

_ Je..non je n’ai pas regardé. J’avais besoin de t’appeler.

La jeune femme se frotta les yeux avec une gêne mêlée de lassitude.

_ Tu as bu ?

L’absence de réponse fut plus qu’éloquente. Akiko soupira.

_ Qu’est-ce que tu veux Kiba ?

_ Je sais que tu avais de bonnes raisons de partir, Akiko, mais les choses sont différentes aujourd’hui. Le Tueur au Cerisier il..il a été arrêté.

_ Oui, je l’ai vu aux infos.

_ Tu es au courant ?

_ Evidemment Kiba, toute la ville est au courant.

_ Mais alors pourquoi tu n’es pas…

Akiko l’interrompit.

_ Kiba, j’ai rencontré quelqu’un.

Un silence de mort accueillit sa phrase. Si elle n’entendait pas la respiration lourde du jeune homme sur le micro du téléphone, elle aurait pu croire qu’il venait de disparaître dans la nuit. Akiko se frotta le visage de sa main libre. Elle détestait avoir à vivre une situation aussi gênante. Voilà qu’elle se retrouvait à avoir une conversation nocturne avec son ex dans l’appartement de l’homme qu’elle aimait.

_ Je vais devoir te laisser, Kiba.

_ Attends !

_ Quoi ?

_ Dis-le…

_ Dire quoi ?

_ Que tu ne m’aimes plus. Je veux t’entendre le dire…

Akiko soupira. La réponse mit quelques secondes à sortir, mais elle sortit.

_ Je ne t’aime plus Kiba.

Ce fut lui qui raccrocha.

**********************************************************************************

Naruto était perdu dans ses pensées, le visage posé sur son poing fermé au-dessus de son plateau repas repoussant. Randy mangeait avec appétit en face de lui, écoutant d’une oreille distraite les blagues graveleuses de leurs compagnons de table. En prison, la vision que les hommes avaient des femmes changeait drastiquement. Avec l’isolement et le temps passé entre quatre murs, même le plus respectueux des hommes se laissaient aller à une misogynie de circonstances. Celle-ci naissait peu à peu de la frustration et de l’aigreur, jusqu’à devenir un solide tronc d’hormones adolescentes et de fantasmes inassouvis.

Le visage si blanc, si pur, d’Hinata lui vint à l’esprit. Jamais il ne voudrait en arriver à la considérer comme un simple bout de viande sur pattes. Allait-il finir par devenir comme ces gars qui l’entouraient ? Avides de sexe, abrutis par le manque ? Randy ne semblait pas particulièrement touché par ce phénomène, ou du moins ne le montrait-il pas, alors peut-être qu’un espoir demeurait.

Hinata.

Le repas se termina et on permit aux détenus d’accéder à la cour pour la sortie digestive. Comme si sortir allait les aider à digérer la bouffe immonde qu’on leur servait. C’était toujours plaisant cela dit. Naruto était toujours hanté par le visage de l’infirmière lorsqu’il fut percuté par une épaule solide qui lui bloquait la route.

_ Alors la cerise, on marche pas droit ?

Le blond leva les yeux et reconnut instantanément l’un des hommes qui s’en étaient pris à lui dans la salle de télévision. Une gueule aussi moche, ça se reconnaît. Les autres gus étaient en demi-cercle autour de leur chef, attendant certainement l’ordre d’attaquer comme les chiens galeux qu’ils étaient. Naruto garda la tête haute et toisa l’homme avec froideur.

_ Qu’est-ce que tu veux ?

_ Me parle pas sur ce ton si tu veux pas que je te renvoie à l’infirmerie.

Naruto se demanda l’espace d’un instant si cela aurait réellement été une mauvaise chose, mais il chassa rapidement cette pensée de son esprit. Il vit Randy de l’autre côté de la cour, qui avait mis fin à sa discussion pour reporter son attention vers le petit attroupement.

_ Les gars, vous m’avez déjà fait comprendre que vous ne m’aimiez pas, on peut peut-être passer à autre chose maintenant, voulut tempérer Naruto.

Mais l’autre ne semblait pas d’humeur diplomate.

_ Tu sais combien de potes à nous t’as tué ?

_ Non, avoua le blond. Mais ce que je sais en revanche…

Il s’avança d’un pas, collant presque son nez à celui de son interlocuteur. Ses yeux bleus se firent menaçants.

_ C’est que je ne pleurerai aucun de ces enculés.

Le coup de poing partit vite, mais le blond l’avait vu venir. Il recula d’un bond, esquiva et repartit à la charge en percutant le prisonnier d’un puissant coup d’épaule. Randy se leva brusquement à l’autre bout de la cour tandis que les comparses du premier assaillant sortaient de leur torpeur. Naruto esquiva une droite et répliqua par un coup de genou à l’estomac. Il reçut un coup dans les côtes mais refusa de flancher. Il envoya son front dans le nez de son adversaire dans un bruit sourd, le faisant saigner abondamment. Un autre en profita pour le saisir par derrière et l’immobiliser, mais Naruto frappa à l’aveuglette dans les parties génitales du lâche. La prise se desserra immédiatement, en même temps que disparurent les espoirs de ce gars d’avoir des gosses un jour.

Randy sortit de nulle part tel un grizzly lâché sur des campeurs. Ce fut à cet instant que Naruto put constater à quel point son compagnon de cellule était un colosse. Certes il avait toujours eu conscience de la carrure imposante de Randy, mais lorsque ce dernier était lâché au milieu d’une mêlée, vous ne pouviez qu’être ébahi. L’une de ses grosses mains saisit un prisonnier par le col et le sonna d’un crochet surhumain. L’autre tomba comme un chiffon. Un deuxième fut soulevé de terre par Randy et jeté au sol deux mètres plus loin, s’écrasant comme une escalope dans une poêle.

Naruto eut à peine le temps de mettre le dernier hors combat d’un coup de pied bien placé que les gardiens intervenaient pour maîtriser les belligérants.

**********************************************************************************

Shikamaru ouvrit les yeux aussi rapidement que le lui permettait son sommeil quasi comateux. Un bruit parasite troublait son sommeil. Que dieu protège celui qui en était à l’origine. Il songea l’espace d’un instant que s’il s’agissait d’Alfred, le chat allait sévèrement en prendre pour son grade. Mais il comprit que c’était simplement son téléphone qui vibrait sur la table de chevet.

_ Bordel de merde, putain de…Allo ?

_ Shikamaru ?

_ Kiba ?

_ Euh…je te dérange ?

_ Par politesse je vais répondre non.

Un petit rire accueillit sa remarque à l’autre bout du fil.

_ Je suis désolé de te déranger en pleine nuit, j’étais…je sais pas trop.

_ Tu veux passer ?

Il y eut quelques secondes de silence, puis Kiba reprit d’une voix fébrile où transpirait la gratitude.

_ Avec plaisir.

Shikamaru s’étira longuement et se frotta les yeux.

_ Je fais chauffer la cafetière alors.



Voilà !

Un chapitre que je pensais beaucoup plus difficile à écrire, mais qui vraiment glissé tout seul.

Je le dédie à la fille dont parle le titre du chapitré précédent. A bon entendeur.

A la prochaine !











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