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Changement d'adresse IP non prévue
 par   - 8 lectures  - Aucun commentaire

Fanfic Fr a été inaccessible suite à un changement d'adresse IP non prévu.
Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 851 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Buddy or More ?
[Histoire Terminée]
Auteur: pouletfree Vue: 5789
[Publiée le: 2016-09-06]    [Mise à Jour: 2019-06-02]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Policier Commentaires : 63
Description:
Ne lisez pas cette fic sans avoir lu les 2 précédentes : Buddy or Not et Buddy or What.

Shikamaru crie vengeance. Naruto le soutient tant bien que mal. Temari démêle ses sentiments et sa grossesse. L'Hôte tient la pègre sous sa coupe. Tous ces destins vont s'entrecroiser, et les coups de feu retentiront bientôt dans les rues de Leafville. Certains ne se relèveront jamais, d'autres en sortiront plus forts et heureux. Mais une chose est sûre, cette guerre les changera tous.
Voici la dernière partie de la trilogie.

Buddy or What a passé la barre des 10 000, Buddy or Not s'en approche de plus en plus... Autant dire que cette saison a la pression pour arriver à aller aussi loin que les deux autres... et son auteur aussi...
M'enfin bon les gars, on va aller jusqu'au bout et péter une fin de ouf! Avec de la chique, du mollard et du sang! Et un peu d'amour aussi, quand même. On est pas des bêtes.

La partie IV est en ligne
Crédits:
Les personnages sont a Kishimoto
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Mauvaise Graine II

[2873 mots]
Publié le: 2018-12-04Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur J'ai découvert une petite fic très cool aujourd'hui dans les fics originales, où je ne passe quasiment jamais.
L'auteure en question à publier* énormément de fics sur pas mal de fandoms donc il y a moyen que certaines d'entre elles soient faites pour vous.
Allez harceler sa fic:
https://www.fanfic-fr.net/fanfics/Fics-Originales/S/Science-Fiction/L-enfant-maudit/86489/399585.html

* par soucis d'honnêteté j'ai décidé après mure réflexion de laisser cette faute d'orthographe honteuse dans cette intro. Vous pouvez me flageller sur la place publique.

Mauvaise Graine II



Les chaussures du Docteur Sarutobi claquaient sur le sol du couloir tandis qu’il terminait sa tournée du soir. Les patients étaient retournés dans leur chambre pour la nuit, et le silence prenait peu à peu ses droits sur l’établissement. Un stylo serré entre les dents, le psychiatre salua l’un des gardiens avant d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur. Il était tendu, son pied battait la mesure d’une musique inexistante et ses yeux bougeaient rapidement entre le bouton clignotant et le petit écran qui indiquait l’étage. Lorsqu’enfin les portes automatiques s’ouvrirent, il vida ses poumons de leur air avant de prendre une profonde inspiration. Il fit deux pas en avant et les mâchoires mécaniques se refermèrent sur lui.

Le sous-sol était plongé dans l’obscurité lorsque les portes s’ouvrirent. La lumière de l’ascenseur traçait tant bien que mal un couloir dans les ténèbres. Sarutobi s’empressa d’actionner l’interrupteur pour allumer les néons du couloir. Après quelques secondes de clignotements aléatoires, la lumière se stabilisa dans un bourdonnement continu. Il était seul dans l’estomac putride de l’hôpital qu’il avait contribué à bâtir. Un organe gangrené par la tumeur qui y avait été installée.

Après le meurtre, Dany – ou Hidan, comme il voulait désormais qu’on le nomme - avait été placé en isolement dans l’une des cellules capitonnées de l’hôpital. Sarutobi avait sous-estimé sa dangerosité, et son erreur avait coûté la vie d’une patiente, il avait juré qu’on ne l’y reprendrai plus. Les seules sorties accordées à Hidan étaient les courts moments durant lesquels sa cellule était nettoyée, et bien sûr ses entretiens avec le Docteur Sarutobi.

Jamais de toute sa carrière Sarutobi n’avait craint l’un de ses patients. Mais lors de la première séance après le meurtre, lorsqu’il croisa le regard glaçant du jeune garçon, il goûta pour la première fois à la peur. La sensation de pouvoir à tout moment devenir la victime d’un tueur dérangé et inarrêtable. Comment un adolescent pouvait être à ce point consumé par le mal ? Il était à l’âge où l’on se découvrait, où l’on flirtait avec des jeunes filles et on buvait ses premières bières… Pourtant deux personnes avaient péri de ses mains, sans qu’il ne montre aucun remords.

_ Que s’est-il passé, Dany…Hidan, pardon, c’est bien comme ça que tu veux que l’on t’appelle désormais ?

Il faisait tout pour conserver un masque de sérénité sur son visage, mais il avait l’impression que le jeune homme faisait fondre ses protections d’un simple regard.

_ C’est mon nom.

_ Très bien, Hidan donc. Que s’est-il passé ? Pourquoi as-tu tué cette femme ?

_ Elle pleurait.

_ Tu l’as entendu pleurer ?

_ Oui. Elle était bruyante, elle geignait. Elle avait l’air triste, alors je me suis dit que ça ne la dérangerai pas.

_ De mourir ?

_ Il faut être vivant pour pouvoir mourir, répondit Hidan avec un haussement d’épaules.

_ Qu’est-ce que tu veux dire par là, Hidan ?

Le jeune garçon soupira.

_ Vous allez me faire le coup classique du psy, de poser cette question à chaque fois que je vais vous dire quelque chose ?

_ C’est mon métier, Hidan.

_ Et arrêtez de répéter mon nom en espérant créer un lien affectif. Je connais vos petits tours merdiques.

Il avait dit ça sans agressivité, sans colère, mais cela sonnait comme une menace. Sarutobi n’arrivait pas à croire qu’un garçon du même âge que son fils puisse irradier d’un charisme aussi froid et écrasant. Hidan sembla sentir la tension du psychiatre, car il esquissa un léger sourire et se pencha lentement en avant.

_ Vous transpirez, Docteur.

_ Il fait un peu chaud.

_ Non. Je pense que vous avez peur.

Sarutobi garda toute sa contenance, mais ne put répondre, car c’était vrai.

_ Vous avez peur car vous êtes confronté à quelque chose que vous ne comprenez pas, et que ça ne doit pas vous arriver souvent. Je ne corresponds pas à vos schémas préétablis, à vos leçons, aux théories de tel ou tel connard qui se prend pour Freud, et ça vous angoisse car vous ne savez pas de quoi je suis capable. Vous ignorez où se trouvent mes limites, et je vais vous faire une confidence…

Il s’approcha un peu plus, ses yeux noirs enfoncés comme des lances dans ceux du psychiatre.

_ Je l’ignore aussi.

C’était avec le souvenir de cette conversation imprimé dans la tête que le Docteur Sarutobi marchait dans le couloir du sous-sol. Les néons grésillaient toujours au-dessus de sa tête comme si des insectes se cachaient dans le faux plafond. Son cœur battait jusque dans ses tempes et ses mains moites, il avait la sensation que le sol palpitait sous ses pieds comme s’il se trouvait dans le corps d’un titan. Après des minutes qui lui parurent interminables et pourtant bien trop courtes, il se retrouva enfin devant la cellule d’Hidan.

La cellule avait été construite rapidement, lorsque le personnel avait compris qu’aucun des protocoles de sécurité de l’hôpital n’était suffisant pour assurer la protection des patients contre le démon qui avait élu domicile entre ces murs. Le meurtre d’Eimiko n’était pas son seul fait d’armes. Quelques semaines plus tard, il avait poussé un autre patient au suicide. C’était un homme d’une quarantaine d’années au mental brisé par des années d’alcoolisme et par le viol et le meurtre de sa femme et de sa fille lors d’un recouvrement de dettes.

Sarutobi s’était méfié du soudain rapprochement qu’Hidan avait opéré avec ce patient, mais ses doutes avaient laissé place à une joyeuse incrédulité, car il semblait que le jeune homme avait une bonne influence sur le malade. Il mangeait avec lui, l’aidait pour ses tâches quotidiennes et le consolait lors de ses crises d’angoisse. Le psychiatre avait alors imaginé que le fait d’avoir quelqu’un sous sa responsabilité servait Hidan dans sa propre guérison, comme un enfant à qui l’on offre un animal de compagnie à des fins thérapeutiques. Il avait tout de même demandé aux gardiens de garder un œil sur eux. Malheureusement, cela n’avait pas suffi.

Quelques jours plus tard, l’homme s’était ouvert le ventre dans sa cellule avec un éclat de miroir qu’il avait volé dans une pièce commune. Tandis qu’il se vidait de son sang et que les infirmiers essayaient tant bien que mal de maintenir ses organes dans son corps, il ne répétait qu’une seule et même phrase, comme une comptine :

_ Jashin et Hidan, les pères de ma souffrance. Jashin et Hidan les pères de ma souffrance. Jashin et Hidan, les pères de ma souffrance…

Il mourut en quelques heures. Bien sûr, il était impossible de considérer cette crise de folie comme un témoignage tangible, mais au fond de lui Sarutobi savait qu’Hidan avait influencé le malade à commettre cette atrocité. Mais qui était ce Jashin ?

Un jour, dans le réfectoire, Hidan s’était mutilé afin de répandre son sang sur les tables. Il faisait gicler le liquide rouge partout autour de lui en riant comme un dément, déclenchant une crise de panique chez une dizaine de malades schizophrènes. Un gardien avait essayé de maîtriser le jeune garçon, qui s’était saisi d’une fourchette et l’avait enfoncé dans la gorge du malheureux. Ce dernier avait survécu à ses blessures, mais il était désormais impossible de laisser Hidan au contact des autres patients. Une cellule fut alors construite spécialement pour lui, dans le sous-sol de l’établissement.

Un grand bloc de béton hermétique, avec une porte en métal. Aucune fenêtre, seulement des murs capitonnés et une lumière artificielle. Construite à la va-vite, elle était d’une simplicité presque soviétique. On faisait sortir Hidan une fois tous les deux jours, pour nettoyer la pièce. L’opération se déroulait sous la surveillance de cinq gardiens armés de matraques. Le reste du temps, il restait enfermé jusqu’à ce qu’on l’emmène en entretien avec le Docteur Sarutobi. Même les séances avaient désormais lieu au sous-sol. Aucun risque ne devait être pris. Ce garçon était le malade le plus dangereux de l’hôpital.

_ Bonsoir Hidan, fit le docteur à travers la porte. Je venais voir si tu avais besoin de quelque chose avant de dormir.

Le visage du jeune garçon apparut à travers la petite fente dans la porte.

_ Il va pleuvoir cette nuit, murmura-t’il. Quelqu’un va mourir.

Un frisson parcourut l’échine du médecin, qui se fit violence pour ne pas laisser paraître son trouble.

_ Comment le sais-tu Hidan ?

_ Jashin me le dit.

Encore ce nom, Sarutobi fronça les sourcils.

_ Tu ne veux toujours pas me dire qui est ce Jashin, Hidan ?

Les deux yeux noirs s’éloignèrent lentement de la fente jusqu’à disparaître dans le noir.

_ Faites de beaux rêves, Docteur.

Puis plus rien. Ce fut avec un soulagement mêlé de précipitation que Sarutobi remonta dans le mondes des vivants. Les paroles de son patient se répercutaient en écho dans sa tête. Quelqu’un allait mourir. De la part de n’importe quel autre patient, cette phrase aurait sonné comme des menaces en l’air. Mais dans la bouche d’Hidan, cela prenait des airs de prédiction.

Arrivé chez lui, Sarutobi gara sa voiture dans l’allée privative de sa grande maison de Treecity. Contact coupé, phares éteints, il resta durant de longues minutes seul face à son volant, perdu dans ses pensées. Hidan avait raison, il avait peur. Peur de l’inconnu, et peur des sommets de violence que pouvait atteindre ce rejeton du diable. Il aperçut une tête brune aux cheveux courts qui l’observait par l’une des fenêtres de l’étage. Son fils lui faisait coucou de la main. Il sourit et sortit enfin de sa voiture, tentant tant bien que mal de chasser le tueur juvénile de son esprit.

_ Papa ! l’accueillit son fils en dévalant les escaliers. Il faut que je te montre la rédaction que j’ai écrite pour demain !

_ Doucement chéri, fit la mère de famille en sortant de la cuisine. Papa vient de rentrer, laisse lui le temps de souffler.

Elle embrassa son mari tandis que celui-ci retirait son manteau.

_ Comment s’est passée ta journée ? demanda-t-il à sa femme.

_ Très bien, nous avons enfin avancé sur le dossier Jeriko, même si le service financier bloque encore sur le bas de bilan. Le patron était plutôt content de nous. Et toi ?

_ Une journée comme une autre, répondit-il avec un sourire qu’il espérait convaincant.

Il embrassa son fils de treize ans sur le front.

_ Alors, cette rédaction ?

Apparemment très fier de son travail, le jeune garçon tendit sa feuille à son père, qui se dirigea vers le salon pour s’installer dans un confortable fauteuil en cuir. Il se plongea dans la lecture du devoir de son fils, dont le sujet était « l’impact économique de la seconde guerre mondiale sur le bloc soviétique ». Son fils avait parfaitement structuré son devoir et répondait à toutes les problématiques évoquées dans l’introduction. Avec une telle analyse économique, ce petit semblait marcher dans les pas de sa mère. Il leva enfin les yeux vers le visage du garçon qui attendait, tendu, l’avis de son estimé paternel.

_ C’est formidable Asuma, et très bien écrit. Je suis très fier de toi.

Le cœur gonflé de fierté par les compliments de son père, Asuma récupéra son devoir et quitta le salon d’une démarche assurée.

_ Maintenant que le petit est parti, tu vas peut-être pouvoir me dire ce qu’il se passe ? fit sa femme en entrant dans le salon avec deux verres de vin rouge.

Il n’avait jamais été très fort pour cacher ses émotions à sa femme. Ou peut-être était-ce elle qui avait un sixième sens. Il accepta le verre et sa femme vint s’asseoir sur ses genoux, le regard attentif et bienveillant.

_ Ce garçon est pire que ce que j’imaginais, je ne saurai même pas par où commencer. Il me glace le sang.

Inutile de demander de qui il parlait, elle savait que cet adolescent était le centre névralgique des pensées de son mari depuis des semaines. Il l’obsédait.

_ Je n’ai jamais eu peur de l’un de mes patients, jamais ! En vingt ans de carrière ! Pourquoi ce gamin ? Il a l’âge d’Asuma !

_ Ne fais pas de parallèle qui te ferai souffrir, Hiruzen. Cet enfant est malade, ne fais pas l’erreur d’y voir ton propre fils. Tu es son médecin, et un formidable médecin. Si quelqu’un au monde peut l’aider, c’est bien toi.

_ Je me demande s’il veut réellement de mon aide.

**********************************************************************************

Impossible de s’endormir. Il tournait en rond dans son lit comme dans ses pensées. La respiration régulière de sa femme ne parvenait même pas à l’apaiser. Le réveil indiquait trois heures du matin lorsque son téléphone portable se mit à sonner sur la table de chevet. Il fit taire rapidement la sonnerie pour ne pas réveiller son épouse. C’était le service de sécurité de nuit de l’hôpital. Ce n’était pas normal.

_ Allo ?

_ Docteur Sarutobi, Hidan s’est évadé ! C’est affreux Monsieur, il a tué deux gardiens… Il y a du sang partout. La Police est en chemin !

Une goutte de sueur laissa une longue traînée froide dans le dos du psychiatre à mesure qu’il comprenait que son pire cauchemar devenait réalité. Ce démon à visage d’ange était en liberté. Il ne réveilla pas sa femme, c’était inutile de l’inquiéter. Il se rendit jusqu’à sa penderie et écarta les vestes de costume pour accéder à son coffre-fort. Avec un tueur fou dans la nature, il fallait qu’il protège sa famille. Les chances qu’Hidan viennent ici étaient faibles, mais elles existaient. Il ouvrit la porte du coffre et en sortit son revolver calibre trente-huit, dont il chargea le barillet. Cela faisait des années qu’il n’avait pas tiré, jamais il n’aurait cru avoir à le faire dans sa propre maison.

_ Asuma, dit-il en tapotant l’épaule de son fils. Je suis désolé chéri, mais va rejoindre ta mère dans son lit, je dois vérifier quelque chose dans ta chambre.

_ Tu peux pas vérifier ça demain ? grommela l’ado encore endormi.

Sarutobi sourit malgré lui, caressant les cheveux de son fils.

_ Non, Asuma, ça ne peut pas attendre, va dormir dans le lit de maman.

A contre cœur et les yeux à demi clos, Asuma se leva et traîna sa couverture dans le couloir jusqu’à la chambre parentale, laissant son père seul. Le Docteur Sarutobi se laissa tomber sur le matelas, son arme serrée entre ses mains. Il avait la sensation que toute sa vie de famille, toute sa carrière, toute son existence avaient menés à ce moment. Comme si il était face au vide. Sans savoir comment il aurait pu l’expliquer à qui que ce soit, il savait. Hidan allait venir.

Ce soir il allait tuer un adolescent, ou être tué par un fou.

********************************************************************************

Asuma se réveilla en sursaut, le front trempé de sueur. Il mit quelques secondes à se rappeler pourquoi il dormait dans le lit de ses parents. Sa mère était toujours couchée et profondément endormie à côté de lui. Il était plus de cinq heures du matin. Il s’extirpa de sa couverture et du lit pour rejoindre sa propre chambre. Depuis des heures que son père s’y trouvait, il devait avoir fini ce qu’il avait à y faire. Peut-être qu’il s’était couché dans le lit de son fils pour ne pas les réveiller ? Apparemment pas, car Asuma trouva la chambre vide. Il remarqua par la fenêtre qu’il s’était mis à pleuvoir.

L’adolescent descendit les escaliers sans faire de bruit pour se rendre au salon. Parfois quand son père faisait des insomnies, il s’installait ici pour travailler, et s’y endormait parfois. Pas ce soir. Aucune trace de son père. Une pointe d’inquiétude commençait à trouver doucement son chemin jusqu’à l’estomac d’Asuma. Où était son père ?

Il attrapa le téléphone fixe et composa de tête le numéro du téléphone portable de son père, attendant avec appréhension la première sonnerie. Il n’entendit rien au début, mais un bruit lointain arriva jusqu’à ses oreilles. Une mélodie. La sonnerie de son père. C’était comme si elle venait de dehors. Asuma se dirigea vers la porte d’entrée et remarqua qu’elle était ouverte. Il pleuvait à torrents dans la nuit noire mais au loin, le téléphone sonnait toujours. Le jeune garçon se plaça dans l’encadrement de la porte, et alluma la lumière du porche.

Cette vision allait le marquer toute sa vie.

Son père était là, allongé à même le sol détrempé. Une flaque écarlate auréolait son corps entier, et un couteau de cuisine émergeait de la chair de son dos. Et au-dessus du corps sans vie du Docteur Sarutobi, un jeune garçon aux cheveux argentés et aux yeux noirs. L’uniforme de l’hôpital collait à sa peau humide, et ses cheveux gouttaient sur le sol. Asuma sentit son estomac se vriller et son cœur s’arrêter. Ce garçon avait l’air d’avoir le même âge que lui, mais il comprit qu’un monde les séparait lorsqu’il croisa son regard. Cela n’avait plus rien d’humain.

Ils n’étaient qu’à une vingtaine de mètres l’un de l’autre, séparés par une pluie battante et le corps sans vie du Docteur Sarutobi qui avait tout fait pour aider un adolescent à guérir. Les sirènes de police au loin alertèrent le garçon aux cheveux argentés, qui disparut dans les ténèbres après un dernier regard noir à Asuma. Désemparé, ce dernier sortit sous la pluie et vint s’agenouiller auprès de son père. Les larmes de ses yeux se confondaient avec la pluie, tombant en cascade dans la marée rouge.















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