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Changement d'adresse IP non prévue
 par   - 41 lectures  - Aucun commentaire

Fanfic Fr a été inaccessible suite à un changement d'adresse IP non prévu.
Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 875 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Naruto

Buddy or More ?
[Histoire Terminée]
Auteur: pouletfree Vue: 5812
[Publiée le: 2016-09-06]    [Mise à Jour: 2019-06-02]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Policier Commentaires : 63
Description:
Ne lisez pas cette fic sans avoir lu les 2 précédentes : Buddy or Not et Buddy or What.

Shikamaru crie vengeance. Naruto le soutient tant bien que mal. Temari démêle ses sentiments et sa grossesse. L'Hôte tient la pègre sous sa coupe. Tous ces destins vont s'entrecroiser, et les coups de feu retentiront bientôt dans les rues de Leafville. Certains ne se relèveront jamais, d'autres en sortiront plus forts et heureux. Mais une chose est sûre, cette guerre les changera tous.
Voici la dernière partie de la trilogie.

Buddy or What a passé la barre des 10 000, Buddy or Not s'en approche de plus en plus... Autant dire que cette saison a la pression pour arriver à aller aussi loin que les deux autres... et son auteur aussi...
M'enfin bon les gars, on va aller jusqu'au bout et péter une fin de ouf! Avec de la chique, du mollard et du sang! Et un peu d'amour aussi, quand même. On est pas des bêtes.

La partie IV est en ligne
Crédits:
Les personnages sont a Kishimoto
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Les Limites que fixent les Lois

[4117 mots]
Publié le: 2017-10-08Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Bonjour à tous !

Je suis désolé d’avoir autant tardé, mais voilà la suite ! Il est long mais c’est parce que je vous ai mis deux chapitres en un seul, pour me faire pardonner du retard. Je suis pardonné ?

Rien de spécial à vous dire aujourd’hui. Simplement vous mettre l’url de mon projet musical sur Youtube, qui regroupe un côté instrumental et un côté rap, même si pour l’instant j’ai surtout étoffé le côté rap puisque je tâtonne beaucoup plus sur l’instrumental.

https://www.youtube.com/channel/UC5WTTbJflP9ZvIWuon86EFA

Toutes les chansons ne sont pas géniales, mais j’essaye de me perfectionner au fil du temps. Et malheureusement je ne peux miser que sur le bouche à oreille pour que mes sons soient écoutés, donc n’hésitez pas à partager et à vous abonner. Merci. Et sur ce...

BONNE LECTURE !

Précédemment : Naruto s’est dénoncé et s’est rendu à la police pour que l’Akatsuki ne remonte pas la piste du Tueur au Cerisier jusqu’à Shikamaru. Malheureusement, en faisant ça, Naruto se condamne à la prison, et révèle à Temari le mensonge de Shikamaru, qui avait maquillé une scène de crime pour couvrir son ami et faire croire qu’il avait abattu le Tueur. Temari est furieuse, et Shikamaru a pris la décision de ne plus lui mentir. Il veut tout lui avouer.



La nuit avait vraiment été pourrie. Temari n’avait réussi à fermer l’œil qu’aux alentours de deux heures du matin, harcelée par la rancœur qui tournait et tournait encore dans son esprit. Shikamaru. Il avait osé lui mentir, à elle. Sa coéquipière, son alliée, celle qui l’aimait plus que tout. La réaction de la jeune femme avait été très agressive. L’éruption de sa fierté, plus qu’une réelle réaction à ce mensonge. Elle avait tourné le dos et avait quitté la pièce avant que les larmes ne coulent, elle savait que Shikamaru n’allait pas lui courir après. Il avait besoin de temps pour réfléchir à une situation, il ne se lançait pas dans quelque-chose sans avoir pris longuement le temps de la réflexion. Elle avait fini par comprendre comment fonctionnait les surdoués.

Mais tandis qu’elle buvait son café dans la cuisine de l’appartement de son menteur de coéquipier, et maintenant que la brume de sa colère s’était légèrement dissipée, Temari ne pouvait s’empêcher de ressentir l’amère déception qui tapissait sa gorge. Il n’était pas rentré.

Il avait pourtant eu toute l’après-midi et la soirée d’hier pour réfléchir, mais il n’était pas là. Avait-il préféré la fuite ? Etait-il arrivé à la conclusion que Temari ne valait pas le coup qu’il se justifie ? Elle n’avait aucune idée de ce qu’il pouvait se manigancer dans le cerveau grouillant de son petit ami. Les scénarios défilaient dans la tête de Temari, allant du plus réaliste au plus abracadabrantesque. L’enlèvement par les aliens pouvait d’ores et déjà être rayé de la liste des probabilités. Cette idée la fit sourire malgré elle. Typiquement le genre de plaisanteries qu’aurait pu faire ce crétin de Shikamaru.

Le sourire disparut lorsque ses doigts descendirent sur son ventre arrondi. Bryan, si parfait en apparence, s’était révélé un manipulateur narcissique de haut rang. Mais Shikamaru...s’était-elle trompée à ce point ? Jamais il n’avait cherché à lui vendre du rêve, à se faire passer pour quelqu’un d’irréprochable, il était vrai tout simplement. Mais ce mensonge...

La confiance, Temari en avait peu. Peu nombreux étaient ceux à qui elle l’avait accordée, et encore moins nombreux à s’en être montrés dignes. Shikamaru avait pourtant l’air d’être de ceux-là.

Le cœur lourd, Temari termina sa tasse de café et se dirigea vers la salle de bain.

**********************************************************************************

_ Hey mec, qu’est-ce qu’il y a ? fit Shikamaru en s’accroupissant.

Naruto essuya ses yeux d’un revers de manche avant de lever la tête. Assit contre un arbre de la cour du lycée, il s’était mis à l’écart des autres, et faisait plutôt peine à voir, seul dans son coin. Shikamaru savait que le blond n’était pas du genre à s’isoler, à part quand quelque chose clochait.

_ Ah, salut Shika. Je suis un peu fatigué, c’est tout. J’ai baillé ça m’a fait pleurer.

_ Hum...

L’air peu dupe, Shikamaru sortit deux cigarettes de son paquet et en tendit une à Naruto. Avec un sourire de gratitude, ce dernier l’accepta et la plaça entre ses lèvres. Shikamaru alluma les deux Red Apple, et les deux amis aspirèrent une longue bouffée de fumée. Ils n’avaient pas le droit de fumer dans l’enceinte de l’établissement, mais ils savaient que les surveillants avaient depuis longtemps lâché l’affaire.

Le brun s’assit à côté de son ami.

_ Alors, tu veux pas me dire ce qui ne va pas ? demanda-t’il.

_ J’ai l’impression d’être un lépreux.

La phrase surprit le brun, qui ne s’était pas attendu à un aveu aussi soudain et tranché. Il cacha sa surprise pour ne pas mettre son ami mal à l’aise. Il enfila son masque d’impassibilité avant de reprendre la parole.

_ Comment ça ?

Naruto tendit son doigt vers un groupe de lycéens qui discutait dans un coin de la cour. Parmi eux, Shikamaru reconnut Konan, une fille étrange à qui il n’avait jamais adressé la parole. Facilement repérable à ses cheveux violets, elle tranchait avec tout le reste des élèves. Sa taille aidait également à la différencier des autres, étant donné qu’elle dépassait d’une bonne tête toutes les filles du lycée. Sans être spécialement magnifique, elle avait ce charme intriguant qui la rendait séduisante. C’était bien vers elle que pointait le doigt de Naruto.

_ Konan ? demanda Shikamaru.

_ En cours de bio on est assis à côté elle et moi, c’est le prof qui a fait le plan de classe. On discute beaucoup, je lui raconte pas mal de trucs persos, tu vois ?

Shikamaru acquiesça sans couper la parole de son ami.

_ Je l’ai toujours trouvé belle moi, Konan. Mais elle est intimidante, j’ai mis trois cours de bio avant d’oser lui dire « salut. ».

Naruto n’était pas vraiment à l’aise avec son physique. Il avait sans cesse l’impression qu’on le jugeait, que ce soit sur son corps, ses habits, ses cheveux... Issu d’un orphelinat, il vivait dans un foyer qui logeait des orphelins non adoptés dans des studios plutôt miteux, et n’avait pas grand-chose pour s’acheter de quoi s’habiller. Cette pauvreté apparente était source de moqueries, et peu de gens souhaitaient être associés à lui. Shikamaru était son seul ami, ce qui avait renforcé leurs liens de manière indéfinissable.



Leur première rencontre s’était faite à l’école primaire, lors de la rentrée. Shikamaru se tenait à l’écart des autres, ne supportant que très peu les filles et leurs jérémiades. Il était l’un des rares à ne pas pleurer lorsqu’on l’avait déposé. Il avait fait un bisou sur la joue de sa grand-mère, et lui avait assuré que tout allait bien se passer. Il voyait du coin de l’œil une petite fille s’accrocher en pleurant à la jambe de son père. Curieuse attitude. Il parcourut le reste de l’assemblée du regard et tomba sur un petit blond assit sur une balançoire, très loin du groupe. Ce dernier semblait ne vouloir parler à personne, et avait les yeux rivés sur l’herbe. Il semblait infiniment triste.

_ Salut, lui dit Shikamaru après s’être approché de lui.

Le blond sursauta et faillit tomber de sa balançoire. Il regarda le brun avec des yeux ronds comme des billes. Quelqu’un venait lui parler, à lui ?

_ Désolé de t’avoir fait peur, j’ai vu que tu étais tout seul, alors je me suis demandé si tu voulais devenir mon copain ?

Comme pour illustrer sa phrase, Shikamaru sortit de sa poche le paquet de mikados au chocolat que sa grand-mère lui avait donné, et en sortit deux. Il en tendit un à Naruto, qui le plaça entre ses lèvres. Shikamaru fit de même.

_ Comment tu t’appelles ?

_ Naruto, et toi ?

_ Shikamaru, enchanté.



Naruto souffla sa fumée de cigarette, sans quitter Konan des yeux.

_ C’est à cause de Konan que t’as l’impression d’être un lépreux ? s’enquit Shikamaru.

_ Hier je lui ai donné un petit papier en cours de bio.

Shikamaru arqua un sourcil.

_ J’avais écrit dessus que je la trouvais vraiment très belle et que j’aurai aimé l’invité au ciné ce week-end.

Le brun sentait venir la suite. Il commençait à comprendre l’état de détresse de son ami.

_ Je l’ai fait glisser jusqu’à elle sur la table. Elle m’a regardé bizarrement et elle l’a lu...

Il ne semblait pas très à l’aise de continuer son récit. Shikamaru comprenait qu’il se soit senti humilié, mais il encouragea son ami à vider son sac :

_ Et ?

_ Et elle s’est foutue de ma gueule, lâcha le blond à contre-cœur. Elle a roulé une clope avec mon papier et elle l’a fumée à la récré d’après.

Il baissa immédiatement les yeux, honteux. Shikamaru expulsa la fumée de ses poumons avant de jeter sa cigarette et de tapoter l’épaule de son ami avec réconfort. Sans un mot, il se leva, et se dirigea d’un pas décidé vers le groupe où se trouvait Konan.

Sans comprendre, Naruto le suivit du regard. Le brun avait changé d’attitude, se comportant comme les sportifs sûrs d’eux dont les filles raffolaient. Il s’approcha de Konan et l’attira à l’écart du groupe. Le garçon et la fille aux cheveux violets discutèrent quelques instants. La jeune femme paraissait surprise de l’assurance du brun, et avait légèrement rougie. Shikamaru sembla faire une plaisanterie, qui fit glousser la jeune femme. Après quelques minutes, la jeune femme sortit une feuille de son sac, la déchira et écrivit quelque-chose dessus avant de la donner à Shikamaru. Ce dernier la remercia d’un sourire charmeur que Naruto n’avait jamais vu sur le visage de son ami. Le brun revint ensuite vers Naruto et lui tendit le bout de papier.

_ Le numéro de Konan, j’ai rencard avec elle au ciné ce week-end.

**********************************************************************************

Temari sortit de la douche, une simple serviette enroulée autour d’elle. Les gouttes d’eau mutines tombaient sur son visage et le long de son corps harmonieux. Elle alluma le sèche-cheveux et sentit l’agréable souffle chaud de la machine caresser son visage et soulever ses cheveux mouillés. Elle ferma les yeux pour profiter de ce moment de légèreté. Cette caresse lui rappela l’espace d’un instant celles de Shikamaru lorsqu’ils faisaient l’amour. Elle ouvrit les yeux pour chasser cette idée, et sursauta en apercevant une silhouette dans le reflet du miroir. Elle se retourna d’un bond, prête à se battre, mais son regard croisa celui de Shikamaru, et sa garde se baissa immédiatement. Elle se maudit pour sa faiblesse face au regard de son homme.

Il se maudissait de sentir son courage disparaitre face au regard noir que son aimée lui lançait. Ils restèrent quelques secondes ainsi, sans que l’un d’eux n’ose prononcer le moindre mot.

_ Je suis désolé, Temari, fit Shikamaru en brisant ainsi le silence.

La riposte de Temari se fit plus agressive que ce à quoi Shikamaru s’était attendu.

_ Toute une nuit d’absence et c’est tout ce que tu trouves à dire ? répliqua Temari plus méchamment qu’elle ne l’aurait voulu. A quoi ils te servent tes deux-cents points de QI ?

Shikamaru fut soufflé par la soudaineté et la violence de cette réponse. La jeune femme était réellement en colère contre lui. Penaud, il était vraiment déstabilisé de voir celle qu’il aimait le foudroyer du regard. Jouant avec son briquet dans sa poche, il essaya de trouver le courage de répondre.

_ Naruto est mon ami depuis l’école primaire, il m’a aidé à surmonter tellement de choses dans ma vie...y compris la mort de ma grand-mère. Je lui dois tellement de choses.

Elle ne l’interrompit pas, curieuse d’entendre la suite, et malgré tout touchée qu’il se confie à elle sur son passé douloureux.

_ J’ai eu du mal à croire ce que je voyais quand toutes les pistes me menaient à penser qu’il était le Tueur au Cerisier. J’avais la sensation que le monde entier se foutait de moi, j’étais seul pour gérer mes doutes, je pouvais en parler à personne ! Jusqu’au dernier moment j’ai essayé de me prouver à moi-même que je me trompais, mais je suis fini par arriver à la conclusion qu’il n’y avait aucune erreur possible. Mon meilleur ami, mon frère était le Tueur au Cerisier.

Le visage du brun s’était crispé tandis qu’il parlait, ses yeux humides étaient emprunts de regrets et de tristesse. Temari se rendait compte qu’il avait du se sentir bien seul dans cette situation.

_ Je l’ai mis face à la vérité en lui annonçant que je savais tout. J’espérais que je n’aurai pas à l’arrêter, que l’électrochoc suffirait à lui faire réaliser que tout devait finir. Mais ça n’a pas été le cas, ou dans un sens si.

L’air accablé, il voulut sortir une cigarette, mais en voyant le ventre arrondi de Temari, jeta le paquet par terre, la faisant sursauter.

_ Il a voulu se tuer. Ou plutôt s’arranger pour que l’une de ses cibles le tuent, mais je l’ai suivi. Il avait donné une arme à un homme qu’il venait de kidnapper, et lui demandait de le tuer. J’ai demandé à l’homme de lâcher son arme, mais il n’a pas écouté. Je l’ai abattu. J’étais tellement en colère...Naruto et moi on s’est battus. Toute la douleur, la rancœur, on a tout expulsé dans nos coups.

Temari commençait à rassembler les pièces du puzzle. Elle comprenait pourquoi on avait retrouvé Shikamaru évanoui dans le dit terrain vague.

_ Je lui ai dit de partir, je pouvais pas me résoudre à le mettre en prison. J’ai frappé le corps afin qu’on puisse croire à une bagarre entre lui et moi, j’ai mis mon sang sur ses mains et j’ai appelé la police.

Il n’osait plus croiser le regard de la blonde, tandis que celle-ci continuait à le regarder intensément, buvant chaque mot du récit de son aimé.

_ J’ai maquillé une scène de crime et j’ai menti dans l’un de mes rapports par amitié. J’ai trahi mon serment de policier et j’ai été complice d’un meurtrier. Voilà la vérité.

Une larme coula le long de la joue du brun. Temari était comme figée face à l’homme qu’elle aimait.

******************************************************************************

Shikamaru avait parfaitement compris comment une fille comme Konan fonctionnait. Elle cultivait son unicité comme un étendard, voulant à tout prix se distinguer des gens plus discrets qu’elle appelait les moutons. Ce mépris des autres s’exprimaient par une envie irrépressible d’être sans arrêt au centre de l’attention de son groupe d’amis (ou de partisans, selon Shikamaru). Mais pour que ce genre de filles soit attiré par un garçon, il fallait qu’il ait un tempérament plus fort que le sien, et un côté dominant qu’elle pourrait exposer aux autres pour montrer à quel point son copain était parfait. Ce genre de pimbêche n’aimait pas les garçons gentils, elles préféraient les machos stupides et primaires. Soit, il allait lui donner ce qu’elle voulait.

Il se fit volontairement attendre et arriva quinze minutes après l’heure de rendez-vous prévue, histoire d’ajouter cela à son portrait du parfait macho sans considération qui faisait mouiller la culotte de Konan. L’humiliation que celle-ci avait infligé à son ami avait énervé Shikamaru plus qu’il ne l’aurait cru lui-même. Il allait lui faire payer.

En cinéphile curieux, il la laissa choisir le film. Dis-moi quel film tu vas voir je te dirai qui tu es. Elle choisit un film d’auteur sur les adolescents et leurs errances toxiques. Cela ne surprit pas Shikamaru outre mesure.

Durant la séance, il n’eut pas à faire beaucoup d’efforts pour feindre l’indifférence. fit celui qui se fichait royalement d’elle. Elle aimait les garçons qui s’en foutaient d’elle, ceux qui jouaient au loup solitaire. Il sentit qu’elle mettait sa main sur sa cuisse, réclamant de l’attention et tentant d’émoustiller ce garçon si mystérieux. Shikamaru lui adressa le parfait regard du brun ténébreux, ce qui eut l’effet escompté : un gloussement de poule excitée. Tout se déroulait comme il le voulait, et les caresses de plus aventureuses de la jeune femme le confortaient dans l’idée que la vengeance viendrait plus vite qu’il ne le pensait.

Beaucoup plus vite même, puisque dès qu’ils furent sortis de la salle de cinéma, la jeune femme l’invita à la raccompagner chez elle. Elle n’habitait pas loin, aussi firent-ils le chemin à pieds. Il feignait toujours l’indifférence, tandis que la jeune femme s’accrochait à son bras prétextant la température basse. Piètre excuse. Arrivés devant la maison de Konan, une grand bâtisse assez luxueuse, ils s’arrêtèrent et se regardèrent dans les yeux.

_ J’ai vraiment passé une bonne soirée, dit-elle d’un ton mielleux. Et toi ?

_Ouais, c’était cool, répondit-il toujours dans son personnage.

_ Ca te dit..de monter ? Mes parents dorment ils ne s’en rendront pas compte... Et ils n’entendront rien.

Inutile d’être un fin psychologue pour comprendre quels types de bruits elle faisait référence. Il fit un signe de tête montrant qu’il acceptait, et la jeune femme le fit entrer chez elle. L’intérieur était aussi luxueux que l’extérieur. Meubles d’artisans, sol en marbre et grand escalier recouvert d’un tapis blanc. Le sentiment d’injustice que Shikamaru éprouvait s’intensifia de plus belle. Cette pimbêche avait grandi dans le luxe et se permettait de mépriser Naruto, qui avait traversé des choses plus dures dans son enfance que la plupart des adultes dans toute leur vie.

Elle le mena dans la chambre à coucher, et ferma la porte derrière eux.

_ Mets-toi à l’aise, lui susurra-t’elle avec un sourire évocateur.

*****************************************************************************

Le temps était comme suspendu entre Shikamaru et Temari. Trois mètres entre eux, mais chacun pouvait sentir la présence et la chaleur de l’autre comme s’il ne s’était trouvé qu’à quelques centimètres. Temari sentait toute la douleur et tous les remords que dégageait l’aura de son compagnon. Il avait fait des choses qu’il n’aurait jamais pensé faire pour protéger son ami. C’était noble de sa part, bien sûr, mais il lui avait menti.

_ Tu avais peur que je vous dénonce ? le questionna Temari. C’est ce que tu pensais ?

Il la regarda l’espace d’un instant, apparemment soulagé qu’elle ouvre enfin la bouche, mais baissa très vite les yeux de nouveau.

_ Je ne sais pas de quoi j’avais peur.

Les dents serrées, Temari ne parvenait plus à repousser le chagrin qui se frayait un chemin en force jusqu’à son cœur. Les barrages sous ses yeux cédèrent et les larmes coulèrent.

_ Tu crois que mon amour pour toi s’arrête aux limites que fixent les lois ?! s’écria-t’elle.

La détresse était perceptible dans ce cri du cœur. Shikamaru en fut profondément ébranlé. Leurs regards se croisèrent, ils se regardèrent à travers les larmes salvatrices qui coulaient de leurs yeux. Ils s’aimaient au-delà de la colère et de la rancœur, mais la douleur que peut infliger l’amour est toujours proportionnelle à son intensité. Shikamaru était assailli de tout côté. Tout lui revenait en pleine face. Il n’avait pas encore tout dit à sa belle.

_ J’ai fait des choses horribles Temari..., dit-il d’une voix brisée. Je pensais que j’étais assez fort...je pensais qu’il me suffisait de ne pas me poser de questions...

Il ne parlait plus de son mensonge ou du maquillage de la scène de crime, Temari en était certaine. Elle entrevit l’espace d’un instant l’immense poids que portait son homme sur les épaules, comme un titan supportant le monde. Un fardeau qu’il était seul à endurer. Qu’avait-il fait ?

_ De quoi est-ce que tu parles, Shika ?

Il tomba à genoux, les épaules secouées de sanglots incontrôlables et douloureux. La jeune femme oublié sa rancœur et se précipita sur lui pour l’enlacer et le soutenir. Jamais elle ne l’avait vu dans cet état.

_ Shika ! Calme-toi, écoutes le son de ma voix ! Respire profondément mon amour, concentre-toi sur le son de ma voix... Je suis là...tout va bien aller...

Le berçant comme un enfant ayant fait un cauchemar, la jeune femme se rendit compte que jamais elle n’avait senti un homme aussi vulnérable face à elle.

_ Je suis un meurtrier, parvint-il à articuler. J’ai tué..j’ai tué un homme.

**********************************************************************************

Shikamaru était allongé sur le lit, et Konan assise à califourchon sur lui, déboutonnant sa chemise délicatement tout en se mordant la lèvre inférieure. Elle avait retiré son t-shirt et affichait fièrement ses seins moulés dans un soutien-gorge transparent en dentelle. Une fois qu’elle lui eut enlevé sa chemise, elle se baissa pour embrasser son torse à plusieurs reprises. Pour ne pas céder à l’excitation, Shikamaru dut faire appel à toute sa volonté et réciter ce qu’elle avait fait à Naruto en boucle, comme un mantra.

_ Je suis un peu serré là-dedans, dit-elle en montrant son soutien-gorge. Tu me l’enlèves ?

Il s’exécuta et libéra la poitrine de Konan. Cette fois, il était vraiment temps de passer à la phase finale. Alors qu’elle allait s’attaquer à sa braguette, Shikamaru se redressa et retourna vivement la jeune femme afin d’être au dessus d’elle. Avec un sourire d’acteur porno des années soixante-dix, il descendit lentement son visage en apposant légèrement ses lèvres sur le ventre de la jeune femme, qui ferma les yeux pour savourer l’instant. Bientôt sa bouche atteignit l’élastique de la culotte de Konan, et il tira dessus légèrement avec ses dents.

_ Oui, vas-y continue, susurra-t’elle.

Il retira l’ultime rempart qui le séparait de l’intimité de la jeune femme. Celle-ci frissonna en sentant l’air froid chatouiller cette partie si sensible de son anatomie. Sa respiration s’était faite plus rapide, haletant d’impatience de recevoir la caresse humide et chaude qu’elle attendait. Mais cette caresse ne vint jamais. Elle rouvrit les yeux, et découvrit sa chambre vide. Shikamaru était parti, emportant sa chemise, et ne laissant derrière lui qu’un petit bout de papier posé sur le ventre nu de la jeune femme. Effaré, elle lut :

« Ils vont être contents de savoir comment tu occupes tes soirées au lycée. Sans parler de tes parents.

Signé : ton voisin de bio »

*****************************************************************************

Tandis que le fourgon de transfert de prisonniers s’engageait sur l’autoroute, Naruto ne put s’empêcher de sourire en se remémorant les moments fondateurs de son amitié avec Shikamaru. Cet ami pour lequel il avait sacrifié sa liberté. Il allait passer quelques années derrière les barreaux, mais une chose était sûre.

Aucun regret.

Il voulait bien mourir en prison pour s’acquitter de la dette qu’il avait envers Shikamaru. Ce frère qui l’avait plus d’une fois sauvé de la galère.

Aucun regret.

**********************************************************************************

Temari était sous le choc. Comment avait-elle pu être aveugle à ce point ? Comment n’avait-elle pas pu voir que son petit ami était à ce point rongé par la vengeance et la haine ? Il venait de littéralement craquer devant elle, se confessant en pleurant toutes les larmes de son corps. Elle se sentit profondément meurtrie de ne pas s’être rendue compte de la détresse qu’avait pu ressentir Shika après la mort d’Asuma.

Il avait tué un homme par vengeance.

Cela semblait tellement irréel d’imaginer un garçon aussi gentil et aimant que Shikamaru appuyer sur la gâchette et abattre un homme de sang-froid. Mais elle n’avait pas saisi à quel point les liens entre Shikamaru et Asuma étaient puissants. Plus qu’un mentor il avait été un père. Comment aurait-elle réagi si son père n’était pas mort dans un accident mais qu’on l’avait abattu ? Aurait-elle voulu le venger ? Aurait-elle été prête à tout pour enterrer vivant l’enfoiré responsable de sa mort ?

Oui, c’était évident. Flic ou pas, ils étaient humains.

Shikamaru n’aurait jamais pensé que l’aveu aurait été si douloureux. Mais il avait été frappé si violemment par ce qu’il avait fait, toute la culpabilité, tous les remords. Il s’était dit que cet homme méritait de mourir, qu’il n’y avait aucun doute à avoir, mais il avait tout de même mit fin à la vie d’un être humain. Il s’était autoproclamé juge et bourreau, et avait appliqué la sentence de mort. Qui était-il ? Qui était-il pour avoir le droit de vie ou de mort sur qui que ce soit, criminel ou innocent ?

Flic ou pas, il n’était qu’un humain.

Temari resserra son étreinte autour de l’homme qu’elle aimait plus que tout. Elle le sentait si fragile contre elle, c’était à elle de le protéger, de le rassurer. Cela allait être long, mais jamais elle ne le lâcherait. Elle approcha ses lèvres de l’oreille de son aimé et y glissa trois mots. Simplement trois mots, mais qui portaient à eux seuls l’espoir et une promesse d’avenir lavé de toute rancœur.

_ Je te pardonne.



Voilà !

A la prochaine, je vais commencer à écrire le chapitre suivant dès maintenant pour prendre de l’avance !

Commentez please ! Ca encourage vraiment, et hésitez pas à aller voir ma chaine youtube ça ne vous mangera pas























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