Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Conflits
    Dissonances
    Nb de signes : < 9 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/01/2021
  • Comme un cochon
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 500 - 10 000 sec
    Genre : policier - noir
    Délai de soumission : 15/11/2020
  • Imaginarium
    Editions L'Imaginarium
    Nb de signes : 240 000 - 500 000 sec
    Genre : imaginaire - steampunk - dystopie - science-fiction - fantastique - fantasy - uchronie
    Délai de soumission : 04/12/2020
  • Chaud comme la braise
    Revue Squeeze
    Nb de signes : < 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/12/2020
  • Collection Atlantéïs
    Éditions Exæquo
    Nb de signes :
    Genre : science-fiction - fantastique - fantasy
    Délai de soumission : 31/12/2020
  • Arachno et autres phobies
    animal DEBOUT
    Nb de signes : < 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/01/2021
  • La France des villes moyennes
    La Fabrique de la Cité
    Nb de signes : 10 000 - 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/12/2020
  • Emmenez-nous au bout de la Terre !
    l'Aquilon Editions
    Nb de signes : 5 000 - 100 000 sec
    Genre : récit de vie
    Délai de soumission : 15/11/2020
  • K-Pop - K-Dramas
    K! World
    Nb de signes : 300 000 - 300 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/10/2020
  • Musique enchantée
    Fantasy Art and Studies
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : fantasy
    Délai de soumission : 05/01/2021

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Victor Sierra : financement participatif pour leur 5ème album
 par   - 149 lectures  - Aucun commentaire

Victor Sierra est un groupe français de musique steampunk.

Jje les suis depuis plusieurs années et nous sommes devenu amis.
Ils lancent un financement participatif pour leur cinquième album sur indiegogo :
Victor Sierra's 5th album

Ils chantent dans plusieurs langues : français, anglais, un peu d'espagnol et de yiddish dans certains titres.

Vous pouvez écouter des morceaux et voir des vidéos sur leur sites https://victorsierra.net/ ainsi que sur youtube, itunes, spotify...

 

Problème d'alimentation
 par   - 94 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour à toutes et à tous.

Désolé pour les interruptions réccurentes. Il y a un gros problème avec l'alimentation des serveurs. L'onduleur à laché.
Je les ai momentanément branché directement, mais ça eut dire qu'en cas de coupure de courant il faudra attendre que celui-ci revienne.

 


Lire la suite...
La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 1713 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Naruto

Bitch Paradise Auteur: Tite_elfe Vue: 70857
[Publiée le: 2007-08-30]    [Mise à Jour: 2009-05-02]
13+  Signaler Romance/Humour/School-Fic Commentaires : 516
Description:
Je suis Sakura Haruno.
Là comme ça vous devez vous dire "Rien à battre.." et j'avoue : je vous comprends.

Cependant, ma vie n'est pas si normale que ça!

De un, mes parents ont eu la brillante idée de m'envoyer à Kunoichi's School, le lycée privée pour jeunes filles le plus respecté et le plus classe qui existe.
De deux, j'ai trois amies dégénérées, dont deux aussi riches que Pixou multiplié par dix et avec qui je fous un bordel des plus complet dans l'établissement.
De trois, je ne m'entends pas du tout avec la bande la plus branchée de mon lycée. Que voulez-vous, c'est sûrement car nous les jetons souvent à l'eau ou peut-être à cause de la peinture qu'on leur balance dessus en arts plastiques... Allez savoir...
De quatre, mon lycée de tarées botoxées est à proximité d'un établissement identique au mien, à la différence près qu'il abrite des garçons (vous savez cette espèce des plus étranges mais parfois utile ! Si si je vous jure ils peuvent l'être !)
De cinq, je viens de faire la connaissance de dix d'entre eux : deux beaux gosses glaçons polaires arctiques, trois séducteurs complètement allumés, un timbré aux sourcils identiques à deux chenilles mutantes, un toujours souriant, et trois bizarres...

Je me demande vraiment si j'aurais pas mieux fais d'aller vivre au Népal et me faire éleveuse de lamas roses!

Je suis donc Sakura Haruno, fille pas très chanceuse dans bien des domaines et future maîtresse du monde mouhaha ! (Auteur : cette partie là était prévue O_o ?)

***

NEW : chapitre 15 en ligne! Bonne lecture !
État de correction : chapitre 1, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14.
Crédits:
La plupart des personnages sont à Masashi Kishimoto et quelques rares protagonistes sortent tout droit de ma tête. (d'où le fait que vous me preniez sans doute pour une espèce d'allumée à l'heure qu'il est...)
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Chapitre quatorzième

[8658 mots]
Publié le: 2008-12-15
Mis à Jour: 2008-12-16
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Bonsoir à vous tous, chers lecteurs assidus que vous êtes !

 

Tout d’abord je tiens à m’excuser auprès de Bai’ d’amour et Tsuky (XD) que j’aime pour n’avoir posté ce chapitre que ce soir et non hier. Certaines circonstances ont fait que je n’ai pas pu.

Bref ensuite un immense merci aux quelques 38 commentaires que j’ai reçu pour le chapitre 13 ! C’est énorme, aussi merci milles fois à ceux les ayant posté !

Voilà sinon pardonnez mon retard, je suis malade depuis plus d’une semaine, ce qui a retardé l’écriture du chapitre. Sans raconter ma vie, je commence à en avoir marre de cet état, le docteur ne sait pas ce que j’ai…bref _ _° Je n’en peux plus.

 

Mais pour rester dans la bonne humeur, je vous souhaite en avance de très bonnes fêtes, un Joyeux noël, et pleins de bonnes choses si je ne poste pas avant le 25 décembre ! Chacun de mes lecteurs a le droit à une pensée de ma part, je vous embrasse bien fort ! J

 

Et juste en bas je réponds à quelques questions de mes lecteurs qui m’ont faites rire !

 

Pour finir, je lance des Kiribans pour cette fin d’année ^_^ J’aime faire des cadeaux !!

Le premier est pour le 300ème commentateur. Le second pour le 22 222 lecteur et le troisième pour le 23 456 lecteur. Pour les deux derniers, vous devrez faire une capture d’écran prouvant que vous êtes bien ce lecteur, et me l’envoyer par MP.

Les trois gagnants auront le droit à (au choix) :

-         un dessin au critérium du personnage de leur choix de moi (évidemment)

Ou

-         un One shot de leur choix sur l’un des fandoms suivants : Naruto, Fullmetal alchemist, Le seigneur des anneaux, Vampire Knight ou Harry Potter. Je ne fais ni Yuri, ni Yaoi.

 

Voilà alors bonne chance à tous et soyez aux aguets huhuhu !!    

 

 

EDIT : Mon dieu comment ai-je fait ?? Olala. Après avoir édité j’ai failli me faire assassiner par ma sœur nympha-chan pour la raison suivante. J’ai oublié de préciser l’aide précieuse et délirante qu’elle m’apporte quant à l’écriture de certains passage de cette fiction. Si elle n’aime pas écrire, préférant de loin lire, elle est pleine d’idées qui finissent en général dans cette histoire. Bref, un immense merci à ma poulette, avec qui je me suis tapée un énorme délire dans notre salle de bain lorsque nous parlions de la scène des bois. <3  Je t’aimeuuh !

 

 

 

Gros bisouuuus

 

Tite_elfe.

 

 

A lire, important :

 

  1. Votre auteur déjantée ne se drogue pas avant d’écrire ^^  
  2. Votre auteur déjantée aime les longs commentaires !! Elle en raffole !
  3. Non, Hinata n’est pas attirée par Neji, c’est Tenten u___U
  4. Ma beta lectrice, c’est moi-même. D’où les fautes restantes.  
  5. Je ne fais plus d’escrime depuis mes huit ans X’D
  6. J’aurai très bientôt 17 ans.
  7. Je publie une fois tous les mois environ. Car c’est difficile à croire mais j’ai une vie en dehors de ces fictions XD.

 

 

 

 

 

 

Si j’avais cru pendant un moment qu’être distante et détestable face à Sasuke Uchiwa (alias Dora) réussirait à cautériser la plaie sanguinolente présente en moi, je déchantais vite en apercevant le nombre de groupies qui l’entouraient. Toutes les poules hystériques de ce lycée – un vrai catalyseur au suicide quand j’y pense – se mettaient à hurler dès qu’elles le voyaient approcher. Bien sur, elles percutaient toujours les armoires à glaces qui lui servaient de gardes du corps avant d’avoir pu entamer un strip-tease ! (Dans un fol élan de naturisme sans doute. Perso, ça me donnait une de ces envies de dégobiller…je ne vous raconte même pas.)

Avant je me serais sûrement moquée de cette situation, mais à présent il me semblait qu’on avait lâché une bête sauvage en moi, bête qui devait sûrement lacérer de ses griffes mes pauvres entrailles au vu de la douleur (la sadique !).

Seulement, plus je le voyais, plus j’avais l’impression de m’éloigner de lui. Nous étions devenus tels des aimants contraires. Nos mondes étaient tellement opposés …et surtout l’orgueil dont j’étais emplie jusqu’au bout des doigts m’empêchait de comprendre ce qui m’arrivait vraiment. Comment moi, une fille si narcissique indépendante et fourbe, aurait-elle pu s’avouer aimer quelqu’un !? Lui en plus ! Impossible, complètement contre nature ! Non et non, c’était diablement inimaginable. Pour vous donner un exemple très imagé, c’était comme si Jasmine s’était finalement rendu compte que Jafar avait un sex-apeal impressionnant. (je vous autorise à vomir) (Quoi qu’avec sa super barbiche…euh bref. J’arrête là)

Mais quand j’y pense, à l’époque cette constatation sur mes sentiments m’aurait sans doute achevée …

 

Depuis le match d’escrime que j’avais tout de même gagné (par ruse…), je ne lui avais pas adressé un seul regard si ce n’est bien sur quelques uns en mode je-vais-te-faire-la-peau-mon-gros. Après tout…cet imbécile dégénéré du cervelet supérieur avait tenté de me tuer ! (Seulement tenté bien sur, pas très doué ce mec…) Moi ! Moi ?!! Une pauvre âme sans défense et dépourvue de tous défauts. (mouai…ou pas… J’ai l’impression de parler d’Hinata là) Attenter à ma vie avec son masque en plus !! (Au cas où certain se préoccuperaient de l’état de Kin, elle n’eut finalement que le nez explosé. Bref, son groin resterait finalement aussi moche que d’habitude, je vous rassure) Huhuhuhuhu…serais-je affreuse ?

 

Brefouille. Changeons de sujet avant que vous ne me preniez réellement pour une cinglée (Ah…c’est déjà le cas ? Et mince, moi qui essayais de passer incognito…c’est foutu.)

Si il y avait bien une chose à retenir concernant la fin du mois d’octobre ce fut qu’un certain mardi 25, je passais un coup de fil à une certaine Mme Uchiwa concernant une certaine séance de photo. Résultat : j’avais rendez-vous le week-end suivant à Konoha.

 

Argh…tuez-moi ! (Ce n’était pas un ordre ! Plutôt une exclamation ! Non mais ! Baissez tous vos flingues merci ! …J’hallucine !! Même mes lecteurs veulent me tuer maintenant ! )

 

 

*

*    *

 

Oh mon dieu…

 

Oh mon dieu…

 

Oh mon…ok d’accord, j’arrête. Enfin, c’est bien parce que c’est vous ! Quoi qu’il en soit, la situation actuelle avait de quoi me laisser pantoise ! (j’enrichie mon vocabulaire attention !)

Quelques secondes passèrent tandis que trois piétons s’interrogeaient visiblement sur mon état mental. C’est vrai que je faisais sans doute peur : les yeux aussi exorbités que si on m’avait dit que cet idiot de Naruto était en fait le héros d’un manga (bah quoi…invraisemblable !!) ; la bouche grande ouverte ; les épaules tombantes ; et à la limite de faire une apoplexie.

Vraiment…c’était trop fort.

Pour vous expliquer mon comportement (qui quand on y pense était presque aussi normal que d’habitude, j’avais juste l’air un peu plus cinglée) je me trouvais ce samedi d’octobre devant une immense bâtisse plutôt ancienne, haute de cinq étages, en plein centre des quartiers chics de Konoha. La seule chose qui différenciait cet immeuble de ses voisins était les stores rouges tendus aux fenêtres, et sur lesquels était brodé en lettres magistrales « DIOR ».

-         Pfiooouu. La classe quoi ! s’exclama la voix de Tenten dans mon dos.

Aussitôt, je sortis de mon état léthargique pour me rappeler pourquoi j’étais là, et surtout qu’elles m’avaient accompagnée. Ce « Elles » désignaient évidemment Temari, Tenten et Hinata qui se tenaient juste derrière moi et qui visiblement jubilaient (du moins les deux premières.) 

-         Saku-chou va devenir une star ! minauda sournoisement Temari en me lançant un regard appuyé. J’suis trop émue !!

Le grognement mécontent qui jaillit de ma bouche les fit rire aux éclats. A croire que se foutre de moi était devenu le nouveau loisir à la mode. Ah Ah Ah. Je m’en tenais les côtes…

-         Bon allez Charlie ! intervint Ten en me poussant devant elle. Ton heure de gloire te tend les bras, alors bouges toi !

Même mon adorable air de cocker aux yeux larmoyants et à la lèvre inférieure tremblotante ne les fit pas craquer. Traîtresses ! J’étais déjà verte qu’elles aient osé me conduire ici…vraiment : j’aurai dû prendre un taxi !

                                                                                  

Lorsque enfin j’eus fait les trois premiers pas qui me mèneraient droit en enfer (selon moi), je grimaçai. Qu’avais-je donc fait à Dieu et aux restes des divinités pouvant bien exister pour mériter un châtiment si terrible ? Tout en me morfondant intérieurement, je levai des yeux dubitatifs vers l’enseigne (ok j’ai vu ce mot hier dans « des chiffres et des lettres »…et alors ?...). Moi ? Poser pour des photos ? Pour Dior en plus ? J’en étais arrivée à un tel stade d’interrogation que je m’étais carrément persuadée que Motoko Uchiwa abusait du pétard au gazon.

-         Qu’est ce que tu fous, Saku ? s’impatienta soudain Temari en s’arrêtant devant la porte.

Les deux autres se retournèrent vers moi, adolescente en pleine séance de débat intérieur que j’étais. Nan mais vraiment…rappelez-moi ce que je fichais là ? Avais-je soudain une irrépressible envie d’en finir avec la vie ?!

Tandis que je commençai à repartir dans l’autre sens, Tema et Tenten se précipitèrent et m’arrêtèrent avant que j’aie pu atteindre la voiture jaune canarie.

-         Où crois-tu aller chérie ? me susurra Ten, un parfait sourire de garce collé aux lèvres.

J’allais les tuer.

-         Laissez moi me casser d’ici les filles. Je peux pas faire un truc pareil ! C’est contre les lois de la nature, tentai-je de dire en essayant de m’échapper.

-         Oh non ! Je veux trop te voir toute vêtue de Dior en fixant un objectif ! Ce sera mortel ! s’extasia Temari en me ramenant vers l’entrée. Et puis grouilles ou tu seras en retard.

-         Rien à faire ! Je m’en balance complètement, grommelai-je buttée. Et en plus vous n’êtes pas invitées à me voir me ridiculiser.

Non sans avoir tenté par trois fois de me défaire de leur étreinte qui  n’avait rien d’amicale, je me retrouvai de nouveau devant les portes vitrées.

-         Arrêtes donc de faire ta gamine insupportable, chérie, se moqua Temari. Rentres, et que ça saute !

Mais j’en étais justement une de gamine insupportable ! Et fière de l’être en plus. (Allez savoir ce qui était le pire…)

 

C’est ainsi, alors que je m’imaginais déjà plusieurs scénarios qui me faisaient froid dans le dos, que j’entrai. Le hall était tout simplement immense, immaculé de blanc et de noir. Des dalles au plafond, tout était parfait et resplendissant. Le tout avec naturel, sans chichis ni surcharges. Vraiment…c’était génialissime. De petits spots à la lumière éblouissante éclairaient de grands posters en noir et blanc présents sur les murs à mes cotés. Ce n’étaient que des clichés de mannequins, très simples mais qui dégageaient un certain effet branché.

Mme Uchiwa savait y faire, pas de doute.

 

Tout en tentant de ne pas avoir une tête d’ahurie, j’avançai vers un impressionnant comptoir de réception, au fond de la pièce. Derrière moi, les filles suivaient, gloussant comme des dindes. Visiblement, elles étaient ravies. Seule Hinata parvenait à rester plus ou moins impassible. Enfin je ne m’attendais pas à ce qu’elle hurle comme une barge non plus !

Derrière le comptoir se tenaient aussi droites qu’un i deux jeunes et impeccables réceptionnistes. Impeccables dans le sens où il n’y avait aucun plis sur leurs vêtements, aucune mèche qui frisait sur le sommet de leurs crânes, aucune trace de mascara ayant coulé sous leurs yeux. En un mot : impeccables. Habillées de tailleurs noirs, elles levèrent aussitôt la tête vers nous.

-         Mesdemoiselles, bienvenues. Pouvons-nous vous aider ? fit la première avec un sourire.

Si tout était parfait, j’en étais mal-à-l’aise. Pour la simple et bonne raison que justement tout était parfait. Le moindre de leur mouvement semblait calculé.

Muette face à elles, je n’eus même pas à bafouiller que Temari prit les devants :

-         Cette jeune fille a rendez-vous avec Mrs Uchiwa.

Les secrétaires tournèrent les yeux vers moi, avant de hocher la tête en une impeccable synchronisation. L’une d’elles se saisit d’un téléphone en me demandant :

-         Qui dois-je annoncer ?

-         Mademoiselle Haruno.

Mon ton n’avait rien qui aurait pu signifier mon anxiété, et pourtant…À l’intérieur j’étais en proie à une séance de pétage de plomb express. Tandis que la jeune femme était au téléphone avec – visiblement - l’unes des secrétaires de Mokoto, je tentai d’échapper à Temari et surtout à son sourire fier.

 

Une minute plus tard, nous déambulions le long d’un couloir gris à la suite de l’une des secrétaires. Ses talons claquaient sur le carrelage tandis qu’elle nous entraînait vers le bureau de Mrs Uchiwa. Les rares personnes – uniquement des femmes - que nous rencontrâmes étaient toutes aussi parfaites, habillées de façon élégante et toujours chaussées de talons dépassant les sept centimètres. A croire que les ballerines plates étaient prohibées par ici. Je fus reconnaissante à Temari de m’avoir faite porter des sandales Oscar de la Renta prochaine saison (hautes d’un décimètre).

Finalement nous passâmes deux portes en verres et déboulâmes dans un bureau où se trouvaient déjà trois secrétaires.

-         Mademoiselle Haruno est là, annonça celle qui nous avait amené ici.

Et elle partit avant même que je n’ai pu ouvrir la bouche. Au secours ! Me laissez pas seule ici ! Seule car même mes amies ne me semblaient plus être de très bonnes alliées à cette heure-ci !

-         Si vous voulez bien me suivre Mademoiselle. Mrs Uchiwa vous attend.

La voix de l’unes des secrétaires de la maman de ducon provoqua une vague de sueur froide en ma pauvre personne qui – après tout – n’avait rien demandé.

Et après un dernier regard implorant à mes amies (qui me faisaient des signes de la main très ironiques du genre « A jamais ma vieille ! »), je passai la porte du bureau de Mokoto, tout en me disant que finalement j’aurais vraiment dû naître quelque part au Népal.

 

 

 

     Comme je m’en étais douté, son bureau était tout simplement impressionnant. Dans des tons de bleu, il comportait une grande table en verre où s’étalaient des dizaines de croquis et de patrons ; des armoires blanches emplies de dossiers parfaitement rangés (du moins j’en avais l’impression) ; et son grand bureau fait de verre et de bois sombre. Installée face à lui, elle m’attendait d’un pied ferme, un sourire aux lèvres.

La porte du bureau se referma derrière moi sans un bruit, et même si j’aurai préféré m’enfuir d’ici à vitesse grand V, j’avançai vers elle.

-         Bonjour Sakura ! Je suis contente de voir que tu ne t’es pas désistée au dernier moment, se moqua t’elle gentiment.

Si elle savait…si elle savait !

-         Bonjour Mme Uchiwa, réussi-je à articuler malgré ma gène.

Vous ai-je déjà dit comment cette femme avait le don de m’impressionner ? C’était carrément pire que ma mère, c’est pour vous dire !

-         Oh appelles-moi Mokoto ! rit-elle en me faisant signe de m’asseoir.

Elle fit le tour de son bureau et s’assit face à moi, visiblement ravie.

-         Alors…prêtes pour ta toute première séance photo ? 

Sa question me fit rire intérieurement comme une débile profonde (ce que j’étais). Non mais vraiment. Comme si j’attendais avec impatience le début de ce calvaire ?! Manquant de lui expliquer gentiment mon point de vu, je me mordis l’intérieur des joues.

-         Euh…, tentai-je après un instant de silence. Est-ce grave si je vous dis que non ?

Contre toute attente, et me détendant au passage, elle éclata de rire. Ouf. Moi qui avais eu peur qu’elle ne m’assassine…

-         Je me doutais bien que tu serais plus réticente à cette idée que la plupart des adolescentes, me sourit-elle moqueuse. Mais ce n’est pas plus mal. Et d’après les dires de mon fils cadet, tu n’as pas la langue dans ta poche aussi, je crois que nous allons bien nous entendre.

Elle me fixa un instant, de ses grands yeux noirs. Et j’avouerai sans honte que je l’appréciai de plus en plus. En règle général, je n’aimais pas beaucoup les adultes. Elle - en revanche - était parmi les exceptions.

-         Bon, se reprit-elle en sortant un papier de son sous-main. Comme tu es mineure, j’ai appelé tes parents au sujet de cette séance photo. J’en ai longuement parlé à ta mère et elle n’est pas contre.

-         Elle m’a dit de faire ce qui me semblait le mieux, approuvai-je.

Elle hocha la tête.

-         Aussi, nous avons élaboré un contrat te concernant. Je te passe les détails administratifs mais voilà les grands traits : cette séance ne suppose pas de lien entre la maison Dior et toi. Aussi, tu es libre de faire ce que bon te semble après. Cependant, si à la suite de cette séance d’essai, je te juge apte à travailler pour nous, nous serons lié par un autre contrat si tu es d’accord. Nous verrons les détails de celui-ci après les photos. Pour ce qui est du premier, il stipule que tu seras rémunérée même si les photos ne sont pas publiées. Ta mère l’a déjà signé hier. Il ne manque que ta signature.

Le papier qu’elle me tendit me sembla bien important. Après tout, je n’avais jamais fait cela de ma vie. Mais malgré tout, je me rappelai ce que me disait ma mère. « Toujours lire un contrat, en particulier les plus petites lignes du bas. »

Je le fis aussitôt, veillant à ne rien laisser passer. Mais heureusement, il ne faisait qu’une seule page. Apposant finalement ma signature, je pensai que j’étais un peu trop suspicieuse. Après tout Mokoto n’avait rien d’une arnaqueuse.

-         Voilà une chose de faite ! s’exclama t’elle ravie. Bon…si nous passions aux choses sérieuses !

Elle décrocha le téléphone :

-         Ici Mokoto. Dites à Rei et aux autres que notre mannequin est là. Qu’ils se tiennent près, nous descendons.

Assurément, je faisais les gros yeux du genre Gollum si il avait su que Frodon avait un faible pour lui. Maintenant j’avais encore moins envie d’y aller, une bouffée de stress m’envahissant au passage. J’allais devoir faire face à une équipe au complet en tant que mannequin. Certains auraient-ils tenté un calumet de la paix à l’eucalyptus ? Question intéressante, nous tenterons d’y répondre plus tard.

 

 

*

*    *

 

 

Vous est-il déjà arrivé d’être à deux doigts de l’apoplexie générale ? A deux doigts que votre unité centrale ne court-circuite ? Que le haut de votre crâne ne se détache du reste car un boulon aurait sauté ? Bref…vous avez dû comprendre le truc… Tout ça pour dire que c’était approximativement ce qui m’arrivait.

Lorsque que nous étions dans l’ascenseur qui nous mènerait au studio, je m’étais imaginé en train de sourire à un photographe qui m’aurait dit de faire l’amour à l’objectif, les cheveux pleins de gel, habillée par un styliste gai. Vous voyez le tableau ? Eh bien maintenant que j’étais entrée dans l’un des immenses studios, je m’empêchai à grande peine de rire comme une hyène.

Pourquoi me demanderez-vous sûrement ?

Pour la simple raison, qu’à peine avais-je fait deux pas qu’un homme d’environ 35 ans plutôt petit, au crâne partiellement dégarni, monstrueusement efféminé se rua sur Mokoto et moi.

-         Mokoto chérie ! Enfin tu es là !

Ah bah tiens…quand je parlais d’un gai, j’avais touché juste. Encore fallait-il parier qu’il soit l’habilleur. N’allez surtout pas croire que j’avais une dent injustifiée contre les homosexuels. Cela aurait été une lourde erreur de votre part, je les appréciai comme j’appréciai tout le monde, après tout en quoi étaient-ils différents ? 

Tandis qu’il engageait la conversation avec ma pseudo patronne de sa voix fluette, je jetai un regard autour de moi. Nous étions dans une grande pièce haute de plafond, identique à l’idée que je m’en étais faite. Tout était là : les luminaires et les spots, les projecteurs, les atténuateurs et réflecteurs de lumières, les ordinateurs portables, les appareils photo ainsi que leurs nombreux objectifs.

Sans parler d’une foule de personnes affairées à tout mettre en place, les chaises en tissu genre réalisateurs de film, les miroirs etc…Dans un coin s’élevait d’immenses cabines d’essayages, ainsi qu’un espace dédié au maquillage et à la coiffure. Et c’était sans parler des tringles où attendaient patiemment une vingtaine de vêtement.

-         Bellisima ! Mais ma parole Mokoto ! Tu nous as déniché une perle rare ! s’exclama soudain le dégarni.

Me sortant de mes inspections, il se posta face à moi, un sourire taquin aux lèvres. Je le vis - non sans envie de lui en mettre une – m’inspecter de la tête aux pieds. Qu’avaient-ils tous à faire ça ? Je n’étais pas non plus une pâtisserie !

Cependant, son intervention avait réussi à piquer la curiosité de toutes les personnes de la pièce. Je fis donc un effort surhumain en ne m’enfuyant pas lorsque certains approchèrent plus près de notre groupe. Argh…une corde ! Une corde ! 

-         Je vous présente Sakura Haruno. Elle sera notre mannequin pour cette séance, leur apprit Mokoto.

Visiblement, elle leur avait déjà dit tout ça, car ils hochèrent simplement la tête.

-         Jeune fille, bienvenue ! s’exclama encore une fois le presque chauve tandis que les autres retournaient à leurs activités. Je suis Rei Matsuuri. Mais appelles-moi simplement Rei.

J’hochai la tête en marmonnant :

-         Enchantée.

-         Je suis l’un des stylistes de Dior, mais surtout l’habilleur, m’apprit-il.

Gagné ! J’ai le droit à une sucette ?

 

Au cours des minutes qui suivirent, je parlais avec lui et découvris sous ses airs sereins un homme complètement extraverti. Je réussi même à rire lorsqu’il me fit un topo discret de chacune des personnes de la pièce.

-         Lui c’est Shun, le photographe, marmotta t’il en me désignant un jeune homme roux du pouce. Un vrai hétéro. Même avec toute la meilleure volonté du monde, je n’ai jamais réussi à le faire succomber à mon charme. C’est d’ailleurs bien dommage car il est vraiment bien foutu. Tout à fait mon style, ajouta t’il en me faisant un clin d’œil.

Je me mis aussitôt à rire, la main devant la bouche afin d’éviter d’avoir l’air trop conne.

-         Vraiment…tu es une bien étrange jeune fille, fit-il en mimant d’être vexé. Lorsque je dis ça, c’est dans le but de faire fuir les petites nouvelles mais toi tu en ris. Pour couronner le tout, ton physique est bien plus attrayant que celui des blondes fades qui nous voyons d’habitude.

Sous le compliment, je ne sus pas vraiment quoi lui dire. Mais il ne sembla pas s’en formaliser et continua :

-         Ta couleur de cheveux est naturelle ?

-         Et oui. Ma mère me les a offert en héritage je suppose, ris-je en enroulant une mèche autour de mon doigt.

-         Pourrais-tu les détacher un instant ? J’aimerai les voir.

Si en temps normal j’aurai dû lui dire d’aller voir au Népal si j’y étais, j’obtempérai. Ma masse de cheveux qui me faisait plus ressembler à Barbie au pays des abrutis finis qu’à une adolescente futée s’écroula sur mes épaules et dans mon dos.

-         C’est peu commun. Mais je suppose que c’est l’un de tes atouts. Nous n’avons jamais eu de mannequin aux cheveux roses. Rouges oui, bleus aussi, verts une fois peut-être. Mais rose, jamais ! avoua t’il narquois.

-         Comme quoi tout arrive, marmonnai-je.

Si il y avait bien une chose que je détestais par-dessus tout (en plus de Ducon-poil-au-couillon bien sur) c’était qu’on parle de mes cheveux. Depuis l’âge de six ans, je mordais chaque personne osant en parler de manière péjorative. Enfin je me voyais assez mal voler son doigt à ce pauvre Rei, qui après tout, était exactement le genre de personne avec qui je m’entendais. Il était presque aussi drôle et narcissique que moi ! (C’est pour vous dire comme ça volait bas)

 

 

Cependant, avant même que j’ai pu m’en m’apercevoir, on m’avait cloué sur une chaise face à un miroir et mouillé mes cheveux. Les trente minutes qui suivirent, je ne les vis pas plus passer que si elles n’avaient jamais existé. Sans que j’ai pu comprendre le pourquoi de la chose, je me retrouvai avec une coiffure très simple mais qui pourtant avait réquisitionné une quantité appréciable de gel, et surtout assise sur un autre fauteuil où on s’occupa de me maquiller. Tandis que trois jeunes femmes armées de pinceau s’extasiaient sur, et là je les cite, « Mon grain de peau si parfait », je pensai à mes possibilités de sortir de cet endroit. M’enfin malgré tout, il serait mentir que de ne pas dire combien c’était agréable. On prenait soin de moi, massait mes paumes de main et mon visage (et surtout on flattait mon ego surdimensionné qui n’avait pas besoin de ça…) Comme je le disais donc : c’était très agréable !

 

Les yeux aussi charbonneux qu’il était possible, les lèvres brillantes, on me jeta dans une cabine où je manquais de m’étaler pour cause de maladresse aiguë. Deux secondes plus tard, Rei y entra, un mètre à mesurer dans les mains.

-         Bon. Nous allons prendre tes mesures même si je les ai déjà estimées. Enlèves tes vêtements, tu peux rester en sous-vêtement, me dit-il.

Ma mâchoire faillit se décrocher du reste de mon crâne et je me mis à rire comme une demeurée. Même si il semblait sérieux, il me fit un sourire compréhensif alors que je dus m’asseoir afin de me calmer.

-         C’est une blague ?

-         Absolument pas. Ne t’inquiètes pas, aussi belle que tu sois, seuls les hommes m’intéressent, dit-il d’un ton léger comme si c’était une évidence.

Comme si ça allait me rassurer … Je n’étais pas prête à me mettre en souvet’ face à un homme. Même si cela avait été Mokoto, je n’aurai pas bougé d’un pouce !! Il y avait des limites quand même ! Quoi que…si Rei s’était subitement changé en Orlando Bloom…Ahem…oubliez !                 

-         Oh si tu préfères ton petit ami peut s’en charger, intervint-il soudain avec un sourire très moqueur.

-         Mon…petit ami ?

Les yeux aussi ronds que des tomates, j’ouvris le rideau en menaçant de l’arracher.

Au fond de la pièce, discutant avec sa mère…Dora.

Alors que j’ouvrai la bouche, muette, il tourna son regard vers moi. Et je sus instantanément que j’allais lui en foutre une. Qu’est-ce qu’il fichait là cette espèce de mollusque lobotomisé ? Non mais…qu’est-ce que c’était que ce BORDEL ?? Ils s’étaient ligué contre moi ou étais-je parano ?? (ne prenez pas la peine de répondre, je risquerais de me vexer).

-         Ce n’est pas mon petit ami Rei ! grognai-je en refermant le rideau.

-         Je sais. Dommage, il est canon.

Entendant mon nouvel ami gai dire ça de Ducon, je m’étouffai de rire. Je voyais assez Rei lui courir après, et Sasuke hurler comme un dément pour appeler des secours. Tripant ! Hilarant ! Pauvre petit Uchiwa ! Il me ferait presque de la peine.

 

 

 

-         Tournes-toi vers moi Sakura. Un peu plus.

Les directives du photographe se succédaient tandis que le flash m’éblouissait toutes les deux secondes. Je ne voyais même plus clair. Si certain pensent que poser pour des photos est un métier de paresseux, autant qu’ils se suicident tout de suite. Après deux heures à jouer à la mannequin, je fatiguais.

-         Oui très bien ! Ouvres un peu plus la bouche. Parfait.

Même si avant de faire ça, je pensais que ce serait une horreur, je pris très vite goût à cette ambiance. J’aimais jouer avec mon visage, être tantôt mystérieuse, tantôt réservée. Par contre, pas de sourire colgate au programme. Dommage…J’aurai bien voulu !

C’était les dernières prises. Et pour cela, je portais une robe de la création de Mokoto en personne et étais assise sur un pouf des années trentes. Noire comme mon fard à paupières, la robe bouffait dès la ceinture tandis que le haut était composé d’un bustier tout aussi sombre avec des bretelles roses en satin. J’étais pratiquement certaine que si je me relevais toute seule ainsi vêtue, je finirai par tomber en arrière à la Monsieur Culbuto (je sais je sais…j’ai des références assez médiocres.)

Alors que le photographe me mitraillait, j’aperçu Sasuke, négligemment appuyé sur l’une des colonnes de la salle. Il n’avait pas bougé depuis le début des photos. Non, il se contentait de me fixer, faisant ainsi bouillonner mon sang. Si à cet instant je croyais que la haine que je ressentais pour lui en était la cause, je sais à présent qu’il n’en était rien. En réalité, mes hormones se délectaient de ce sentiment. De savoir qu’il me fixait moi et personne d’autre.

Plongée dans mes pensées, je vis à peine Mokoto se tourner vers lui. Sans aucune arrière pensée mais quelque peu blasée, elle s’exclama :

-         Nom de nom Sasuke. Cette poutre tient très bien toute seule alors enlèves toi de là.

Si cette réplique n’avait pas pour but de faire rire, tout le monde s’y mit. En particulier quelqu’un. Cette personne riait, riait à n’en plus pouvoir, son rire se répercutant dans toute la pièce. Et c’est seulement après un instant que je compris que c’était moi (ma déduction m’impressionne parfois ! Pas vous ?)

Ce n’était pas prémédité, mais pourtant, tête rejetée en arrière, je riais comme la débile profonde que j’étais. Et le photographe aux anges se mit à me prendre en photo.

-         Magnifique Sakura ! Continue ! C’est splendide, s’écria t’il hystérique.

Je n’avais même pas besoin qu’il me le dise. Mon hilarité n’était vraiment pas prête de s’arrêter !

 

 

*

*    *

 

 

-         Eh bien finalement ce ne fut pas une perte de temps que de te prendre comme mannequin.

Un sourire entendu aux lèvres, Mokoto pencha la tête vers moi. Elle était ravie. Nous venions de revenir dans son bureau et apparemment, cette séance lui avait plu.

-         J’en ai parlé avec Rei. Si tu es d’accord, j’aimerai que tu deviennes notre mannequin vedette, ajouta-t-elle sérieuse. Tu as un énorme potentiel et il serait étrange de ne pas l’exploiter.

J’en restai muette, trop choquée pour parler. Moi ? Mannequin vedette de Dior ? Impossible. Il y avait une erreur quelque part !

-         Ecoutez. Je ne crois pas être faite pour ce genre de chose. En plus je ne suis pas du tout photogénique ! grommelai-je en tentant de paraître convaincante.

Elle haussa un sourcil.

-         Pas photogénique ? Pourtant tu seras sur tous les arrêts de bus, dans toutes les revues et affiches publicitaires dans moins d’un mois.

Je m’étranglai après que l’information soit parvenue à mon cerveau de larve. (L’autodérision me va tellement bien ! Avouons-le !) Attendez…qu’est-ce qu’elle venait de dire ?

-         Gneuh ? fut la seule chose que je pus formuler, passant ainsi pour une folle.

-         Tu ne croyais tout de même pas que j’allais simplement te donner ces photos ? Les plus réussies serviront pour la publicité de cette gamme de vêtement, rit-elle aussi légèrement que si elle parlait de choses futiles.

Oh mon dieu…je supposai que mon air ne devait pas sembler très intelligent car elle rit encore plus. Non mais euh…pouvais-je protester ?

    -    Tiens regarde, me dit-elle en affichant quelque chose sur l’écran plat de son bureau.

Se mirent à défiler toutes les photos faites pendant la séance. Et je ne sais pas quel miracle, mais j’étais assez jolie dessus. A croire que ce n’était pas moi.

-         Non, vraiment je suis très contente. Tu as bien joué le jeu et le résultat est impressionnant pour une première séance.

Je hochai difficilement du chef, regardant toujours les clichés.

-         Ecoutes, nous reparlerons de ce contrat plus tard. Je te laisse du temps, tu me contacteras lorsque tu auras une réponse, fit-elle. Ce n’est pas facile de conclure aujourd’hui. Parles-en avec tes parents.

 

 

J’étais choquée. Sonnée. Mrs Uchiwa venait de me proposer un travail de mannequin vedette. Tout allait décidément trop vite pour moi. Tandis qu’on me raccompagnait jusqu’à la sortie, je réfléchissais à ce que ça incluait. Je ne me sentais pas prête à faire ça. Comment aurais-je pu entrer dans une sphère pareille ? N’étais-je pas sensé rester la malheureuse fille de prolétaire ?

-         Tu as décidé de camper ? fit soudain une voix.

Je me rendis compter que j’étais dehors et levai aussitôt la tête.

-         Raaa c’est pas vrai, gémi-je désespérée. On peut savoir ce que tu fous encore là toi ?

Sasuke m’adressa un micro sourire de sa fabrication, nonchalamment appuyé sur une voiture de sport bleu. Ce n’était pas la même que celle de la dernière fois.

-         Ne commences pas, c’est ma mère qui m’a ordonné de te ramener à ton lycée, fit-il en lorgnant sur mes talons.

Je fulminai, les poings serrés. Quelle merveilleuse idée elle avait eu…

-         Je préfère rentrer à pied, sifflai-je en partant de mon coté.

-         Comme tu veux. Mais étant donné que nous sommes à Konoha et que l’école est à trente minutes d’ici je ne vois pas comment tu vas te débrouiller, me nargua t’il en ouvrant sa portière et en démarrant.

La voiture arriva à ma hauteur tandis que je marchais furieusement avec une tête à faire pâlir mes ancêtres.

-         Allez grouilles toi de monter. Tu n’as pas d’argent pour payer le taxi et il n’y a aucun bus menant là-bas.

-         Je ferais du stop. Et d’abord…comment tu sais que je n’ai pas pris d’argent ? m’horrifiai-je en m’arrêtant.

-         Simple déduction. T’es tellement douée faut dire…

Son sourire narquois manqua de me faire sortir de mes gonds. J’allai lui arracher les yeux. Comme si j’allais monter dans sa voiture en plus !!! L’espoir fait vivre !

 

 

-         Bah tu vois c’était pas difficile ! ricana t’il.

Je me retins à grande peine de le castrer alors qu’il filait le long de l’autoroute. J’avais finalement cédé, les pieds en compote et les nerfs dans un état similaire.

Pendant le voyage, je pris garde à ce qu’il n’ouvre pas la bouche. De toute manière il n’avait pas l’air très décidé et après tout, ce mec n’était pas causant. Malgré tout, il serait mentir que ne pas avouer le nombre de fois où je fus tenter de lui parler de notre match d’escrime.

 

Lorsqu’il s’arrêta sur le parking de Kunoichi’s school, il faisait presque nuit et ma montre indiquait 17h30. Sans un mot, je descendis, claquai la portière et montai les marches qui me menaient à la porte d’entrée. Quand je fus enfin à l’abri de son regard, dans le hall, je m’arrêtai et soupirai. C’est à cet instant que je sentis que mon cœur battait la chamade.

 

 

*

*    *

 

 

Nous allions nous faire tuer…nous allions nous faire exterminer, assassiner, lapider par Tsunade (oh…ça rime !) Enfin encore aurait-il fallu qu’elle nous découvre mais il faut aussi avouer que nous étions tellement douées...

Mes pieds touchèrent enfin la terre ferme et je levai les yeux vers Temari.

-         C’est bon, à ton tour ! chuchotai-je.

A mes cotés, Hinata tenait un sac à dos ainsi qu’une lampe de poche.

Si six heures avant je me trouvais dans une voiture de sport aux cotés d’un bel Uchiwa, à cet instant j’étais dans le jardin sous notre fenêtre de chambre et il faisait nuit noire. En cette soirée de début novembre, mes amies et moi étions en pleine évasion.

 

J’explique : comme nous avions descendu la réserve de Sake de notre directrice des semaines auparavant, nous n’avions plus rien à faire d’amusant, aussi avions nous décidé d’aller dans un bar à Oto. Il était interdit de sortir après vingt heures, c’est pourquoi nous nous trouvions en ce moment même en pleine tentative d’évasion genre Prison Break.

Tout d’abord il nous était impossible de passer par la porte, celle-ci étant surveillée par cette folle de Yoshizumi. Et c’était sans compter sur les caméras de surveillances postées un peu partout dans le bâtiment. C’est pour ces deux raisons que nous avions élaboré un plan qui quand j’y réfléchi bien était naze…Si certains d’entre vous n’auraient pas déduit en quoi il consistait, laissez-moi vous expliquer…

Sans doute avions nous regardé trop de films bidons car afin de sortir du dortoir, nous avions fabriqué une corde avec nos draps et l’avions accrochée en haut de la fenêtre.

Justement, Temari descendit à son tour à l’aide de notre corde de fortune et se laissa tomber à mes cotés.

-         Je sais pas vous, mais moi j’adore ça, ricana t’elle silencieusement en se frottant les mains. Ce petit coté violation de trente-cinq articles du règlement intérieur en moins de deux minutes.

-         Pareille ! Ca fait très mission impossible, approuvai-je.

Aussitôt nous nous mirent à chantonner la si connue bande originale de ce navet. « Tintin tintintin tin ! » Je sais je sais…pas très reconnaissable.

-         Allez Tenten grouilles toi ! On se les pèle à rien faire ! murmurai-je ensuite tout en levant la tête vers la dernière.

Mon amie m’adressa un regard lourd de sous-entendus depuis la fenêtre tandis qu’Hinata se frictionnait les bras. Il fallait bien avouer que même nos tenues chaudes laissaient le froid s’engouffrer dans nos vêtements. Il faisait nuit, il faisait froid. Bref…parfait.  

Finalement la macaronée passa par-dessus la rambarde et commença sa descente. Tout se passait très bien, après tout même Temari avait réussi à descendre (bah quoi…elle était du genre encore plus sous douée que moi ! Bouhaha j’en étais écroulée par terre.). Jusqu’à ce que…

 

Vous savez comment ça se passe lorsqu’un truc imprévisible arrive. Tout se déroule au ralenti, le héros affiche une sale tête qui fait rire les spectateurs et d’un coup on repart à la vitesse normale. Eh bien il se passa exactement la même chose au dessus de nos têtes. L’un des nœuds nouant nos draps se détacha. Comme ça. Sans crier gare. Pendant une seconde, Tenten resta là, comme une conne à fixer la corde se détacher. Et d’un coup elle tomba.

BOM.

Les yeux comme des litchis, je fixai la brunette qui venait de s’écraser juste devant nous. Elle était en position assise, les bras toujours autour des draps et regardait dans le vide, les yeux ronds et la bouche en cul de poule. Il y eu un big moment de blanc avant qu’elle n’arrive à dire d’une voix étouffée :

-         Les filles…j’suis sur le cul.

-         J’aurai pas dis mieux, affirma Hinata en s’empêchant visiblement de rire.

Il ne m’en fallut pas plus pour que j’en tombe à la renverse, écroulée de rire. Je devais tacher de ne pas faire de bruit, aussi en tentant d’être discrète je faillis m’étouffer. Temari était dans un état comparable au mien, des larmes de rire coulant le long de ses joues. Nan mais si vous aviez vu l’action en direct ! Mortel !  

 

Après ce moment d’hilarité qui faillit nous être fatale à cause du manque de discrétion de Temari, nous partîmes en suivant cette dernière (qui tanguait dangereusement, toujours aussi sujette à la crise de rire).

-         Où t’as mis ta voiture Tema ? demanda soudain Hinata alors que nous dépassions les écuries.

Nous nous engouffrâmes presque aussitôt dans la forêt.

-         Sur l’une des petites routes du domaine de l’école. T’inquiètes pas, je me rappelle exactement où ! affirma t’elle en allumant sa lampe de poche.

Parce que jusqu’à maintenant, les lampadaires du lycée nous avaient aidé à ne pas tomber dans la pénombre. Mais à peine avions nous fait deux pas dans le bois que la lumière avait disparu, nous obligeant à faire usage de nos lampes.

Tout en me disant que le sens d’orientation de Tema valait bien le mien (autrement dit, il frisait les pâquerettes), je frissonnai. Non sans être une trouillarde, l’atmosphère sombre et lugubre de l’endroit me foutait les jetons. Les trois autres boulettes qui me servaient d’amies semblaient d’ailleurs tout aussi mortifiées. 

Finalement nous nous retrouvâmes toutes les quatre accrochées les unes aux autres, tentant d’avancer parmi les fougères humides, les racines noueuses et glissantes, et les toiles d’araignées qui nous barraient la route. C’était très intéressant…si intéressant que Temari faillit avoir une crise cardiaque lorsqu’un hibou passa au dessus de nos têtes en poussant un hululement sinistre.

 

-         T’es sûre que c’est par là ? intervint soudain Tenten après dix minutes à marcher.

-         Mais oui ! grommela la blondinette. Je sais me repérer un minimum quand même !    

Ah…grande nouvelle, j’aurais jamais cru ! Me retenant d’exposer mon point de vu, je la vis entraîner Hinata devant, faussement vexée. Son comportement me fit glousser comme une dinde, tout comme Tenten. Nous nous retrouvâmes donc derrière elles, à l’abri des toiles d’araignées (ce que n’était pas si mal quand on y pense) qu’elles se prenaient en pleine face à notre place.

C’est à ce moment que je me rappelai n’avoir pas encore parlé à Tenten de ses adoraaables sentiments pour le si adoraaable cousin givré du cercle polaire arctique de Hinata chérie !

Un sourire sadique aux lèvres, je la pris par les épaules dans un fol élan de comportement maternel :

-         Tenten d’amour…maintenant que tu es une femme, il y a des choses que je dois te dire sur les hommes, proclamai-je avec une voix compréhensive.

-         Heiiin ? s’étrangla t’elle en me regardant d’une façon qui voulait dire « Mais ma pauvre fille, t’es complètement dégénérée du ciboulot interne ou quoi ? »

Mon sourire ne s’en agrandit que plus, allant d’une oreille à l’autre.

-         Mais oui chérie ! Tu sais, maintenant que ton petit cœur bat si vite pour quelqu’un, il faut que tu sois au courant quant aux vraies intentions des hommes. Ces vils serpents, affirmai-je en mimant une moue épouvantée.                       

-         Je vois vraiment pas de quoi tu parles Saku, avoua t’elle suspicieuse.

Je repris un visage normal (du moins autant que possible), et la prit par le bras en continuant d’avancer. Apparemment ce serait plus difficile de lui faire cracher le morceau que je ne l’avais cru. Mais j’avais le temps vu comment Temari nous avait perdu !

-         Ecoutes, je sais très bien que t’as un faible pour Neji-baby-phoque. Ca se voit comme les agrafes qui retiennent le lifting de Tsunade ! C’est pour dire, m’esclaffai-je.

Elle me fusilla du regard, se retenant visiblement de m’envoyer manger quelques fougères. Cependant, je vis nettement les petites rougeurs au niveau de ses joues. Un sourire de garce vint s’ajouter sur mon visage.

-         Ah…j’ai touché juste. Nan mais vraiment, je serais toujours impressionnée par mon sens de la déduction, soupirai-je en me parlant plus à moi-même qu’à Tenten.

J’adorais me lancer des roses en permanence. D’ailleurs…rappelez-moi pourquoi mes chevilles n’ont toujours pas atteint le diamètre de la Terre ? Reprenant finalement mon sérieux (alors que nous passions pour la sixième fois devant le même arbre depuis le début de notre folle aventure), je me tournai vers la brunette.

-         Alors ? T’as craqué pour le cousin d’Hinata depuis quand ?

Elle soupira, apparemment résignée à me répondre.

-         D’un point de vu physique, depuis la première fois, avoua t’elle en se détournant.

-         Whaa trop adorable ! Comme dans les films ! m’extasiai-je des étoiles plein les yeux.

-         Mais depuis qu’il a cloué le bec à Ino surtout, termina t’elle en levant les yeux au ciel face à mon comportement de gamine.      

Je me remémorai cet instant, souriant comme une barge en me rappelant la façon dont il s’était posté devant Ten-chérie. Mais c’est que ça pouvait peut-être marcher cette histoire ! Mon adorable Tenten avec Neji le grizzli ! Je la voyais déjà en mariée, ou avec plein de petits Tenten-Neji courants autour d’eux. Trop meugnooooooooooooon.

Complètement dans mon délire de psychopathe, je ne vis même pas Temari s’arrêter brusquement. Affichant un sourire sadique, elle se tourna vers nous, éteignit sa lampe et un instant plus tard se dressa à deux centimètres de nos visages, la lampe pointée sous son menton et grimaçant affreusement (comme quand quelqu’un veut faire peur aux autres quoi)…Ce qui marcha…

-         KKIIIIIIIIIIIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh !!!!!

Ce hurlement de Tenten et moi fit s’envoler une multitude d’oiseaux de nuits qui sans doute pensèrent à une nouvelle première guerre mondiale. N’empêche que j’avais cru mourir. M’agrippant à Tenten comme si ma survie en dépendait, je fixai Temari très fière d’elle. Fallait bien avouer qu’elle nous avait fait peur, avec ses yeux verts révulsés et ses couettes qui la faisaient plus ressembler à une chauve-souris qu’à autre chose.         

-         Mais t’es complètement barge !! s’égosilla Ten tout aussi effrayée que moi.

Pendant que nous tentions de la tuer par étranglement, la Sabaku était en proie à une nouvelle séance de rire qui la secouait dans tous les sens.

-         Dis Sakura…ton ventre fait un bruit bizarre. Tu veux une barre chocolatée ? intervint soudain Hinata.

Je me stoppai, interdite, vite suivie par les deux autres timbrées. Je n’avais pourtant pas faim, et d’après les dernières infos, je n’avais pas entendu mon estomac émettre une plainte depuis midi.

-         Nan ça va…, fis-je en fixant l’objet de notre conversation (mon ventre autrement dit ! Ralala faut tout vous répéter. C’est pas croyable ces petits jeunes ! )

-         Il m’a pourtant semblé entendre un grognement…

Tenten haussa les épaules quand soudain quelque chose brisa le silence inquiétant de la forêt. Un grognement. Non deux. Trois. Trois grognements qui me foutirent une peur bleue et qui paralysèrent notre groupe d’adolescentes délurées.

-         C’est quoi ce bruit ? s’alarma Tenten en regardant autour de nous.

-         Je sais pas mais j’ai peur ! gémit Temari en sautant dans ses bras.

Non sans l’avoir laisser tomber comme un sac, la brunette nous montra quelque chose dix mètre devant nous. A cette distance, nos torches ne pouvaient éclairer l’objet de nos craintes. Mais nous arrivâmes pourtant à distinguer quelque chose. Trois pairs d’yeux.

-         Oh mon Dieu c’est quoi ça ??? pleurnicha Tema en se relevant.

-         Pourquoi pas des loups-garous ? tenta Hinata.

Elle l’avait dit d’une manière si légère que nos trois regards glissèrent vers elle, absolument pas rassurés.

-         J’ai entendu dire que les loups-garous étaient du genre craquants, marmonna Tenten un doigt sur les lèvres.

-         TA GUEULE ET COURS !!! lui hurlai-je paniquée.

Comme des bombes et hurlants telles des hystériques (à présent, par notre faute la forêt devait être vidée de ses habitants animaux !), nous partîmes toutes les quatre à travers les bois. Derrière nous, les grognements sinistres se faisaient plus pressants, augmentant au passage le décibel de nos cris.

Il y avait aussi des aboiements. Sans même prendre le temps de regarder si nos poursuivants étaient des chiens, des lycanthropes ou même Yoshizumi (ça aurait pu ! Elle avait bien la tête d’un bouldog ayant avalé de travers ! ),  nous courûmes on ne sait où, oubliant que nous étions déjà perdues avant…

 

Après dix minutes de course je remarquai que les grognements s’étaient arrêtés depuis un moment déjà. Sans me stopper, je criai à Tenten, essoufflée :

-         Mais pourquoi on court encore ??

-         Bah parce que tu cours !

-         Mais…mais moi je cours parce que vous courez !!! m’égosillai-je dépassée par notre niveau de connerie.

Il y eu un moment de…flottement, avant que Hinata ne propose :

-         Bah on peut s’arrêter alors…

-         Nan j’ai pas confiance, beugla Temari en repartant de plus belle.  

Une minute passa encore, alors que je commençai à ressentir un beau point de coté. J’avais fait mon sport pour trois jours au moins là ! Alors que nous allions ralentir, nous aperçûmes une grille face à nous et sans même réfléchir, décidâmes toutes de la franchir (allez donc savoir pourquoi…)

 

Dans ce genre de situation assez étrange, il ressort deux catégories de personnes. Les gens intelligents…et les autres. Sans surprise, je vous annonce que Temari, Tenten et moi nous nous classions dans les autres (aurai-je cassé le mythe de certain ? Vous m’en voyez navrée).

Car pour franchir cette grille, chacune eut sa façon de faire :

-         Temari l’escalada, pour être finalement prise de vertige en haut et manquant au passage de s’empaler.

-         Tenten passa (enfin tenta de passer) par une minuscule brèche pleine d’orties et de ronces, finissant de l’autre coté aussi égratignée que si elle avait fait un câlin à un porc-épic.

-         Je découvris un trou sous la grille, et après un saut de l’ange plutôt réussi, restai coincé. La tête du bon coté de la grille, les fesses et jambes de l’autre, je me débattis comme une malade avant de réussir à passer (en ayant au passage goûter à la terre).

Lorsque toutes trois fûmes arrivées à bon port (et mystérieusement entières), nous vîmes Hinata passer le plus naturellement possible par une porte. Une porte…une porte.

Apercevant nos airs éberlués, elle sourit gentiment.

-         Aurais-je dû vous avertir pour la porte ? demanda t’elle en mimant une totale innocence.

Temari fit mine de bouder.

-         Non merci, je m’en suis très bien sortie, ajouta t’elle en relevant la tête.

-         Si bien sortie que tes habits sont entièrement déchirés dans ton dos, remarquai-je sarcastique.

En effet, derrière elle ses vêtements n’étaient plus que des loques. Alors qu’elle se mettait à jurer, aussi verte que Tsunade si elle avait appris que nous étions les voleuses de Sake, nous recommençâmes à marcher.

-         Vous savez où on est ? demanda Tenten.

-         Absolument pas, avouai-je.

-         Moi je pense que nous sommes arrivées sur le domaine de Shinoby’s Academy, intervint Hinata.

-         Sérieux ??? beugla Temari. Trop génial !!!! C’est de la bombe !

Je failli lui dire qu’au contraire ce n’était pas du tout de la bombe, mais me retint difficilement. Et d’abord…comment on allait rentrer ??? Cette soudaine interrogation me laissa complètement choquée. Comment allions-nous pouvoir rentrer ??? La corde s’était détachée !! Oui je sais…je réagissais tard mais bon… C’est déjà bien que d’y avoir pensé.

Sans vouloir mettre la panique parmi les rangs, je préférai les suivre à travers le bois en omettant de leur faire part de mes interrogations. Nous ne savions absolument pas où nous allions, nous avions froid, nous étions trempées… On aurait pas pu faire mieux !

Alors que Hinata tentait de nous diriger, et que Temari cherchait un semblant de réseau sur ses trois portables, j’entendis des voix. Assez proches.

-         Oh merde les gardiens !! murmurai-je.

-         Purée mais c’est notre journée aujourd’hui !!! s’étouffa Tenten en faisant la tête.

En moins de deux secondes, nous étions toutes les quatre montées dans un gros sapin plutôt touffu. Je sais, il est difficile de croire que nous avions toutes réussi à grimper là-haut. Assises sur une épaisse branche à cinq mètres au dessus du sol, nous attendîmes. Nos respirations saccadées et nos rythmes cardiaques endiablés n’arrangeaient rien à notre anxiété. Si nous étions découvertes, ça finirait en carnage.

D’autant que les voix se rapprochaient. On les entendait de plus en plus.

En moins de temps qu’il faut pour dire « ouf », ceux que je prenais pour des gardiens se trouvaient à deux mètres de notre arbre. Je commençai à me détendre lorsque contre toute attente, et nous prenant ainsi toutes au dépourvu…

CRAAAAACC

Ce bruit ô combien sinistre se fit lorsque la branche où nous étions perchées craqua.

BOOOOM

Ce bruit ô combien sourd se fit lorsque nous atterrîmes par terre.

Arrghhh !

Ce bruit ô combien étrange se fit lorsque nous gémîmes toutes en même temps, nos coccyx douloureux.

BAM

Ce bruit ô combien mystérieux se fit lorsqu’une seconde branche, plus petite, tomba en plein sur Temari, l’assommant au passage.

 

Une seconde plus tard, elle se redressa, l’air hagard, le nez en sang et dans un état comparable à quelqu’un venant de s’enfiler un joint.

-         Z’avez pas entendu comme un bruit ?? articula t’elle, la voix enrouée.

Il ne m’en fallut pas plus pour que j’explose de rire, remarquant au passage que les gardiens n’en étaient pas.  

-         Mais qu’est-ce que vous foutez là, vous quatre ?? s’écria Kankuro, les yeux comme deux billes.

Avec lui, Sasuke, Naruto, Neji, Kiba, Shikamaru et Gaara nous fixaient, visiblement paumés. Sans essayer de comprendre ce qu’ils fichaient là, en pleine nuit, je m’étranglai de rire avec Tenten, tandis que Temari se relevait. Apparemment elle avait du mal à tenir debout, zigzaguant comme une bourrée entre les racines.

-         Tu sais qu’je t’aime toiiiiii, roucoula t’elle en prenant Arielichou (ou Gaara) dans ses bras.

Je crus que le pauvre frérot allait faire une syncope, et je reparti aussitôt dans un éclat de rire. Franchement, elle avait pris un sacré coup sur la tête pour finir dans cet état.

Etat qui semblait dangereux pour ceux l’entourant car après avoir lâché le roux, elle se dirigea pantelante vers Shikamaru en manquant de se rétamer par terre.  

-         Tiens…c’est marrant tu ressembles à un ananas toi ! ricana t’elle comme une gamine.

Aussitôt elle se mise à rire comme une démente. Sans qu’on ait pu faire une geste, elle s’arrêta, sortit un briquet de sa poche, et dit :

-         Ca vous dit un ananas flambé ?

Les yeux vitreux, elle s’avança dangereusement vers le pauvre Shikamaru qui tirait une tête assez comique.

 

Oh mon dieu… finalement cette fille était vraiment barge !         

 

 

 

              

A suivre…

 

 

Et voilààà ^^ J’espère sincèrement qu’il vous aura plu ! J’attends vos impressions avec impatience.

Gros bisous à vous tous et merci de votre passage !!!           

 

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2020 / Mentions légales